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- It's a date. // La Louve -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Jack Delaney
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Sujet: It's a date. // La Louve ( le Mer 12 Juin 2019 - 22:15 )
Ma chère Mia,

Ce soir, tes oncles et moi on va jouer au bar. Tu ne te souviens probablement pas d’eux, mais ils sont des amis d’université. Je ne suis pas certain que les habitants et habitués du Black Penny vont aimer la musique country, mais on verra bien hein ? Tu te souviens comment tu aimais m’écouter jouer ou bien étais-tu trop petite ? Je te composerais des chansons, tu les trouveras pitoyables probablement, mais ce n’est pas grave. Je prendrais cela comme un compliment car cela viendra de toi.

J’espère que tu as passé une bonne journée, que tu as rit jusqu’à ne plus pouvoir respirer et que part ce beau temps tu as mangé une glace. À la fraise, cela va de sois.

Je t’aime Mia, maintenant et jusqu’à mon dernier souffle.

Ton papa qui ne vie que pour te retrouver.


Jack plia le papier et le glissa dans l’enveloppe qu’il scella du bout de sa langue. Il retourna cette dernière et écrivit le prénom de Mia, puis en haut à droite la date du jour. Un long soupire traversa ses lèvres. Il avait remis sur son bureau la photo de sa fille et lui, la veille de sa disparition. Ils étaient si heureux qu’on pouvait presque entendre leurs rires s'échapper du papier. Mélancoliquement, il passa son doigt sur le visage de Mia avant de se lever. Suivant le rituel quotidien, il alla ranger la lettre dans une boîte, la referma et alla se préparer pour son rendez-vous galant.

Jack avait finalement eu son fameux dîner pour célébrer sa victoire sur la Louve.. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas invité une femme. Depuis la disparition de Mia et son divorce avec Amelia : il ne s’était pas réellement octroyé de moment de repos. Ce n’était pas les femmes qui manquaient. Juste l’envie et il ne faisait pas partit de ces hommes qui se forçaient. Non. Lui il marchait au feeling. Et La Louve avait toute son attention depuis des mois maintenant. En dehors de sa combinaison en cuir qui lui faisait un corps de rêve, John Doe est tombé sous le charme de son esprit piquant, de sa façon de conduire et de flirter sauvagement avec l’asphalte. Il est admiratif de cette femme qui se fait une place dans un monde complètement masculin. Jack avait toujours pris le parti de la femme, encore plus quand il a été père d’une fille. Il voulait que Mia ait les mêmes droits que les hommes. Et c’était encore quelque chose qu’il désirait même si sa fille n’était pas à ses côtés pour l’instant.
Son jean enfilé, sa chemise boutonnée, il se parfuma de l’Homme par Jean-Paul Gauthier et enfila sa veste. Un peu de cire pour dompter ses cheveux bouclés et dans sa barbe et le voilà prêt. Il attrapa son étui de guitare et sortit de l’appartement. Sachant pertinemment qu’il allait boire, il ne prit pas sa chère et tendre voiture. Hors de questions de prendre le risque d’abîmer son bolide. Jack arriva pile à l’heure au Penny Black. Ses amis étaient déjà en train de s’installer. Le patron le salua de loin et le docteur répondit à son geste avant de se faire alpaguer par Paul :

“On ne savait pas si tu allais venir Johnny Boy.”
Jack rigola : “Je vous ai promis de chanter quelques chansons et tu sais que je suis un homme de parole.” Pete fit quelques accords avec son violon : “T’es juste venu pour qu’on te paye une Guinness en guise de remerciement.” Le docteur réfléchit, avant de hocher la tête : “Je suis certain qu’il y a un enfer réservé à ceux qui refusent un verre gratuit.” En dehors des Orphelins, ces cinq Américains étaient ses amis. Des vrai. Le genre qu’ils viennent immédiatement en cas de pépin.

(...)

Durant le solo de violon, Jack prit le temps de regarder l’audience. Le bar s’était petit à petit remplis et étrangement : il y avait du monde. Plus que d’habitude pour un mercredi soir. Jack jeta un regard à l’horloge, La Louve n’allait pas tarder. Bingo. La blonde passa la porte du bar pile au moment où il reprit la chanson :

I'm free and ready
So we can go steady
How's about savin' all your time for me?
No more lookin'
I know I've been tooken
How's about keepin' steady company?
I'm gonna throw my date-book over the fence
And find me one for five or ten cents
I'll keep it 'til it's covered with age
'Cause I'm writin' your name down on every page
Say, hey, good lookin'
Whatcha got cookin'?
How's about cookin' somethin' up with me?


Laissant les dernières notes mourir, il laissa les clients les applaudirent. Il se racla la gorge et dans un accent parfaitement Américain et en anglais il s’exprima :

“Pour la petite histoire, cette chanson a effectivement permis qu’on puisse acheter non pas des haricots et des biscuits comme Hank Williams Senior, mais plutôt des burgers et des bières.”
Quelques acclamations dans la salle : “Avant de vous quitter et de vous laisser en charmante compagnie des messieurs derrière moi, nous allons jouer une autre chanson du célèbre parolier : Why Don't You Love Me Like You Used To Do.”

Et naturellement, c’est bien La Louve qui regardait en cet instant et non les femmes du premier rang. Sans plus de cérémonie, il commença en faisant de temps en temps des clins d’œil à la belle. La chanson terminée, il descendit de l’estrade pour aller la rejoindre. Sa bière à la main, il s’accouda au bar.

“Je pensais que tu n’allais pas venir tu sais, mais tu étais pile à l’heure.” Il sourit, prit une gorgée et demanda : “Est-ce que je vais savoir ce soir quel est ton prénom au moins ? À moins que La Louve soit ta vraie identité.” Jack ne pouvait pas s’empêcher de la regarder, de se plonger dans ses grands yeux bleus. Elle était si belle… Et encore plus en cet instant où il n’était pas question de faire la course. Ils avaient le temps.


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le deuil encore plus.
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Âge : Née en Norvège (Trondheim) le 1er mars. 40 ans à bruler mes ailes à l'adrénaline de l'ivresse de la vitesse.
Métier : Psychologue à la prison de Poggioreale. / Occasionnellement pilote dans des courses illégales de quoi bien arrondir les fins de mois.
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Sujet: Re: It's a date. // La Louve ( le Ven 14 Juin 2019 - 18:46 )

Nous sommes tous à la recherche de cette personne unique qui nous apportera ce qui nous manque dans notre vie. Et si on ne parvient pas à la trouver on n’a plus qu’a prier pour que ce soit elle qui nous trouve...  

John Doe & La Louve
Ma journée me parait interminable. J'ai beau me dire que cette soirée n'a rien de spécial. Et bien je ne réussis pas en m'en convaincre. Un peu logique vu que j'accorde un tête à tête à John Doe. Si seulement je n'avais pas perdu cette course. Si seulement il n'avait pas croisé ma route au supermarché. Enfin c'est fait et pas question de revenir en arrière. Je ne peux pas dire que je sois terrorisée d'affronter dans d'autre circonstance le beau gosse. Mais je ne peux pas ignorer dans quel état sont mes entrailles depuis que j'ai posé mon pied au sol ce matin. J'ai pratiquement rien mangé de la journée. Je me sens comme une adolescente à son premier rencard. Ce qui est complètement débile vu que cette soirée n'est pas un rencard. C'est juste un diner pour payer une dette et en rien un rendez vous galant. Enfin cela ne m'empêche pas de penser à l'heure ou je pourrais enfin rentrer chez moi. Me jeter dans un bain brulant parfumé à J'adore de Dior. Un moment de détente qui me mettra en forme pour cette soirée qui risque d'être très intéressante. Vu que l'un comme l'autre nous ignorons notre véritable identité. D'ailleurs la question va t-elle être posée ? Ou bien John Doe va t-il garder le mystère ? Vais-je vouloir garder le mystère ? Pour le moment je l'ignore, je verrais surement le moment venu. En fonction de l'ambiance. De l'environnement. En fonction du pilote tout simplement.

Enfin chez moi je peux souffler, mon bain est ma priorité même si j'ai l'esprit torturé par la tenue que je vais porter. Pas trop sexy, tout en étant féminine. Rien à voir avec ma combinaison noire, ni la tenue que j'avais aux courses. Je me dis que parfois je devrais refaire ma garde robe. Non je vais finir par trouver dans ce que j'ai, quelque chose de simple et qui va coller parfaitement à la femme que je suis. Ou à celle que John Doe voit quand ses yeux se posent sur moi. Mais ce n'est pas le moment de penser à ses yeux sinon je ne vais pas m'en sortir. De toute manière si je pense trop à lui je ne vais pas m'en sortir tout court. Quel est le dernier mec qui a mis le bordel dans mon être de cette façon avec insolence, désinvolture et aplomb. Le père de mes gosses, les autres hommes qui ont croisé ma vie m'ont pas fait autant d'effet. Je suis perdue. Je sens que cette soirée va être un autre combat, mais au lieu de se passer sur l'asphalte il va se passer autour d'une table. Difficile d'éviter les traits de son visage. La douceur de ses lèvres quand elles sourient. La profondeur de son regard. Je me plonge dans l'eau et oublie durant quelques minutes tout. Enfin presque tout. Une fois sortie du bain j'accentue l'odeur de mon parfum en ajoutant quelques touches savamment déposé au creux de ma peau. Puis après hésitation je choisis ma tenue, un pantalon taille haute évasé en crepe noir auquel j'assortis un chemise légèrement masculine saumon. Je remonte mes cheveux, laissant quelques mèches s'échapper sur mes tempes. Un peu de maquillage pour souligner mon regard et mes lèvres. Une paire de talon, un spencer noir assorti au pantalon et mon sac à main finissent ma tenue. Après un dernier coup d’œil dans le miroir je file en direction du Penny Black le bar dans lequel je dois retrouver John Doe. Légèrement nerveuse et surtout prévoyante je commande un taxi. Sage ce soir La Louve sur la vitesse.

Lorsque je pousse la porte du lieu de rendez vous, il y a du monde et une chanson résonne. Mon regard se porte vers la voix et je le vois. Sur scène guitare à la main. Agréablement surprise par son grain de voix et son aisance. John Doe est décidément un homme plein de talent. Lequel me cache t-il encore ? Je me mets sur le côté pour l'observer plus facilement. Charmée. Comme la plus part des gens présent j'écoute. Je ne peux que sourire quand il s'exprime après des applaudissements bien mérités. L'italien lui va à ravir, mais l'anglais lui donne encore plus .. de classe. Et voilà qu'il enchaine sur une autre mélodie, jouant de ses clins d’œil. Clins d’œil qui ont fortement l'air de mettre destiné. Je suis plus que charmer, d'ailleurs je ne le lâche pas des yeux. Il est captivant, envoutant. Un vrai danger pour la femme que je suis. Parce que John Doe dégage à cet instant, bien au delà de tout ce que j'ai pu m'imaginer, fantasmer, un charme irrésistible. Va falloir que je calme rapidement les battements de mon cœur. Surtout que la chanson s'arrête et que le beau gosse bière à la main se dirige vers moi. Il a tout compris "au comment faire vaciller une femme". Sur ce coup là il est carrément royal. « Je suis de ces femmes qui aiment se faire attendre. » Une façon de se faire désirer. « Sauf dans certaines circonstances. Et j'avoue qu'il aurait été dommage que je loupe John Doe dans un autre de ses talents. Tu déchires sur scène. » Je plonge mon regard dans le sien. « Tu as d'autres talents en réserve ?  Parce que face à celui là ce n'est pas moi que tu trouveras en adversaire. » En groupie peut être ? Je souris, taquine ou séductrice. Sentir ses yeux sur moi me donne chaud. Pas question qu'il me désarme et pourtant cela me plairait bien. A part que je ne le désarme avant. Ce qui me plairait bien aussi. Avant de répondre sur la question que j'attendais je commande une bière blonde. « Et tu en penses quoi John Doe ? La Louve est ce ma véritable identité ou pas ? De toute manière je peux te retourner la question ? John Doe est-ce ta véritable identité? » Qui de nous deux donnera la réponse en premier ? A part qu'on ne choisisse de faire durer le suspens un peu plus. Nous avons toute la soirée. Et personnellement je compte bien en profiter, même si je sais que je risque de me perdre au fond de ses yeux bien plus que je ne le voudrais. Mais je crois que dans ce jeu de la perdition, je ne serais pas la seule.


drvgns.


“ La pensée voyage à la vitesse du désir.”
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: It's a date. // La Louve ( le Ven 21 Juin 2019 - 23:29 )
Jack aurait pu emmener la belle dans un restaurant immédiatement, mais il n’avait pas envie. Quitte à passer une soirée avec elle, autant qu’elle découvre quelque chose sur lui. Qui sait… Peut-être qu’ils trouveraient un moyen de rendre leur rivalité encore plus intéressante. Tôt ou tard, ils allaient finir par percer le mystère de l’un et de l’autre, autant savoir tout de suite s’il pouvait continuer de laisser son cœur s’emballer à toute allure en la voyant ou bien s’il devait faire taire ses sentiments et l'a muselé au rang de némesis. John Doe n’était pas insensible aux charmes de La Louve et ce depuis le premier regard échangé. Cependant, il était hors de questions de montrer une quelconque attirance pour la belle sur l’asphalte. Hors de questions, non plus, de passer pour un faible devant ces grands yeux clairs et cette combinaison mettant en valeur son corps de déesse. C’est probablement pour cela qu’il mettait toujours de l’ardeur à vouloir la battre. Au moins, il n’avait pas de regret à avoir quand il perdait : il avait donné le maximum. Ce soir, il ne serait pas question de flirter avec l’adrénaline. Jack, qui pourtant aimait la vitesse, comptait bien prendre son temps pour savourer chaque seconde. Vitesse croisière donc pour cette soirée qui allait commencer en territoire conquis : le Penny Black.
Sur scène, le docteur retrouvait une certaine joie de vivre. Il aimait performer devant les gens. Il aimait jouer de la musique avec ses amis. Cela lui rappelait les années à l’Université, les années où sa femme et lui étaient inséparables. Jack faisait son possible pour garder les bons moments de sa relation, puis de son mariage avec son ex-femme. Et chanter, gratter sa guitare faisait partie de ces petits moments. En voyant La Louve rentrer, cependant, ce n’était plus à elle qui pensait, mais bien à la blonde dans sa chemise saumon. Ne pouvant s’empêcher de sourire, rapidement il lui adressa des coups d’œil aguicheur : bien trop heureux de savoir qu’elle était belle et bien là. Elle ne s’était donc pas dégonflée. Joie. La chanson terminée, il attrapa sa bière et alla rejoindre La Louve alors que le groupe recommençait déjà à jouer. Jack n’était plus intéressé par la musique en cet instant. Elle avait toute son attention.

“Et moi ce genre d’hommes qui est prêt à attendre toute une nuit.” Il sourit et prit une gorgée de son verre. “Merci.” Il était sincère. “Je ne sais pas si c’est un talent caché, mais cela permettait d’arrondir des fins de mois et m’évitait de demander de l’argent à mes parents.” Il se retenait de dire adoptif. Il n’avait pas envie de ramener son passé sur la table. “Patron, mets sa commande sur ma note.”

Il continuait de la regarder, il avait à peine bougé ses yeux. Il posa son coude sur le zinc, ferma son poing et posa sa tempe :

“Il se pourrait… La soirée est encore jeune.” Il ne pouvait pas s’empêcher de sourire. Il était heureux en cet instant.

Quel était son prénom. Il plissa ses yeux, pinça ses lèvres avant de les faire bouger de droite à gauche : réfléchissant au prénom de la belle.

“Tu n’as pas la tête à porter un nom banal, commun genre Linda ou Marie.” Il se redressa et prit une nouvelle gorgée de bière : “Je ne sais pas pourquoi, mais je te vois plus porter un prénom nordique, un prénom de guerrière.” Mais il se trompait probablement. Il leva son verre pour trinquer avec elle : “À cette soirée qui ne fait que commencer.” Il fit claquer son verre au sien et bu sa boisson. “Dis-moi… À part être une pilote hors pair, qu’est-ce que tu fais dans la vie ?”


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Sujet: Re: It's a date. // La Louve ( le Dim 23 Juin 2019 - 19:09 )

Nous sommes tous à la recherche de cette personne unique qui nous apportera ce qui nous manque dans notre vie. Et si on ne parvient pas à la trouver on n’a plus qu’a prier pour que ce soit elle qui nous trouve...  

John Doe & La Louve
Attentive. Curieuse. J'écoute John Doe interpréter ses chansons. En plus il joue de la guitare. Décidément il est vraiment plein de surprise le sexy pilote. Je reste en retrait mais je fais ce qu'il faut pour qu'il me remarque. Chose peut être plus délicate que lorsqu'on est au départ d'une course. Nos regards se kidnappent parfois et je vois de la douceur dans le sien. Il semble heureux, là devant le public donc il a toute l'attention. Tout comme la mienne. Je pourrais dire que je suis subjuguée par son timbre de voix, par ce qu'il dégage. Cette aisance naturelle, terriblement sensuelle. Il semble différent, plus posé, plus serein, je ne sais pas trop. Ou c'est tout simplement moi qui le voit d'une autre façon. Avec un regard de femme au lieu du regard de La Louve. Lorsque le hasard nous a fait rencontrer aux courses je me suis mise un peu sur la défensive. Difficile d'affronter le beau gosse dans un autre endroit que celui de la course. Mais là je découvre sa sensibilité qui s'exprime dans sa manière de chanter et même de me regarder. C'est presque envoutant, enivrant. Cela me rend impatiente de la suite. Fébrile. Troublée. Comment allons-nous affronter le fait de ne pas connaître notre véritable identité ? Allons nous garder le mystère ? Ou le dévoiler peu à peu ? Allons nous prendre le temps ou bien jouer avec la vitesse de l'instant. Comme lorsque nos bolides s’affrontent. Des chevaux fous lancés au galop dans des plaines sauvages. Ivre de la liberté qu'apporte l'adrénaline de la vitesse. Une fois terminée le beau gosse me rejoint. Je suis heureuse de retrouver son sourire, comme son regard posé avec plus d'insistance sur moi. Mais en même temps l'entendre chanter encore m'aurait plus que charmer. Il pourrait bien me faire tomber dans ses filets s'il cherche à les jeter.

Je souris à sa réponse qu'engendre ma remarque. Je ne réponds pas, mais ce qu'il me dit me plait et mon sourire doit largement traduire l'effet que cela me fait. La Louve baisse la garde pour laisser place à celle que je suis. Mais donc John Doe ne connait rien. Est ce réellement prudent ? Je le félicite ensuite pour sa performance, je suis sincère parce qu'il m'a vraiment épaté. Comme si durant ce moment j'avais vu toute ses faiblesses, même si elles restent secrètes. Je ne saurais expliquer mais c'est le ressenti que j'en ai. Comme s'il avait ouvert une porte sur un autre horizon, plus personnel, plus intime. « De rien et je n'aurais pas dis non à une autre. » Et mon sourire s'agrandit alors que mon regard se perd dans le sien. Attention à ne pas couler. « Je comprends, et puis on veut leur montrer qu'on est capable d'y arriver seul. En tout cas je me dis que j'aurais du trainer dans le coin bien plus tôt. » Puis je passe commande et bien entendu John Doe la fait mettre sur sa note. « Merci. » C'est à mon tour de le remercier. Je le taquine ensuite sur son talent caché. En aurait-il d'autres ? Et il rebondit avec aisance et audace. « Du coup je dois m'attendre à d'autre surprise. La soirée risque d'être vraiment très très intéressante. » Elle le sera sans surprise, j'en suis sure. Mais il ne faut pas aller trop vite. Même si je me dis en voyant son sourire que ses lèvres doivent être douce comme une caresse légère. Pourquoi je pense à ça ? Pense que La Louve face à lui montre plus souvent les dents que son côté femme fébrile.

Et comme je m'en doutais la question des identités vient dans la conversation. Mais je n'ai pas envie d'y répondre tout de suite. Et puis il pourrait deviner, comme je pourrais deviner. Un jeu qui pimenterait cette soirée déjà bien exquise alors qu'elle vient juste de commencer. Et voilà que John Doe part dans une analyse. Encore une fois je le regarde, le détaillant avec douceur. La lumière du lieu jouant allégrement dans ses yeux, sur ses traits. Ce qui le rend plus beau. Je me mordille la lèvre inférieure alors qu'il me dit que mon prénom ne doit pas être banal. Je souris au mot nordique, au mot guerrière. Ma chevelure blonde ou ma rage de vaincre donneraient-elles des indices ? « Tu penses que mes ancêtres étaient des vikings  ou bien des amazones ? » Je lève à mon tour mon verre pour trinquer avec lui. « A cette soirée et aux talents cachés que j'espère pouvoir découvrir un peu plus. » Mon regard se fait plus charmeur, tout comme mon sourire. Il me plait et si je ne fais pas attention il pourrait bien s'en rendre compte. Mais n'est ce pas ce que je désire au fond ? « Je travaille tout comme toi je suppose ? » Tourner mes réponses en question pour retarder le moment du levé du voile. « Et puis je suis aussi maman à plein temps. » Je sais qu'en lançant cet indice je mets également en doute le fait que je sois une femme libre. Mais une femme prise aurait-elle accepter d'être là ce soir ? Parce que j'ai bien des défauts, mais l'infidélité n'en a jamais fait parti. Quand j'étais en couple avec Andrew il n'y avait aucun autre homme dans ma vie et mon lit. « Et derrière John Doe quel homme se cache ? Parce que cette identité elle est souvent réservé à des personnes qui ont perdu la leur. Ou bien est ce voulu pour augmenter le mystère autour de ta personne ? » Je ne lâche pas son regard, parfois mes yeux glissent sur sa silhouette. Profitant de l'occasion pour découvrir ses courbes. Pour saisir l'essence que dégage sa silhouette et comprendre tout le mystère qui l'entoure. Oui il m'attire, m'électrise, me rend curieuse, et toutes ses sensations m'enivrent comme un verre de bon vin.  


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Sujet: Re: It's a date. // La Louve ( le Dim 30 Juin 2019 - 1:01 )
Jack ne s’était pas senti aussi bien depuis des jours. Il ne savait pas si cela était dû à la présence de ses amis ou bien s’il cela était simplement dû à une belle blonde qui flirtait sans vergogne avec l’asphalte. Probablement les deux… Toujours ait-il que monter sur scène et chanter lui avait permis de déstresser. Cela faisait des années qu’il n’avait pas eu un rendez-vous galant alors il avait peur d’être rouillé et de se ridiculiser. Il n’était pas question de perdre la face devant la belle-dame. Non. Il en était hors de question. Il voulait lui plaire, il voulait la séduire et pourquoi pas lui montrer d’autres facettes de sa personnalité. Son regard fut immédiatement attiré, malgré ses efforts pour rester indifférent, lorsque la louve rentra dans le bar qui commençait à être bombé. Les femmes qui minaudaient au premier plan n’avaient aucune chance. Il était pieds et poings liés à une folle qui savait mieux conduire que la plupart des pilotes professionnelles. Elle avait manqué sa carrière, Jack en était certain. Il manquait des femmes dans le monde des courses, s’il le pouvait : il ferait son possible pour donner une chance à la blonde. Laissant les notes mourir, il était temps pour lui de rentrer sur le circuit. La soirée ne faisait que commencer et elle était pour l’instant sous les meilleurs hospices comme le confirma La Louve alors qu’elle le félicitation de sa performance.

“Si tu es sage, je te ferai un concert privé.” Il lui fit un clin d’œil et prit une gorgée d’alcool. Son regard se planta à nouveau dans le sien, il pourrait s’y noyer que cela ne serait pas un problème. “Il n’est jamais trop tard. Ce n'est pas facile si tu me cherches, tu me trouveras probablement affaler au zinc.” Parce que même s’il ne buvait pas à chaque fois, être au contact des autres lui permettait de ne pas succomber aux petites voix qui le tiraient vers le bas. “Évidemment, la soirée est encore jeune, et même si tu dois payer pour le repas : ça n’empêche pas que je vais faire mon possible pour que tu passes un bon moment.” Pourquoi après tout ? On disait bien qu’il fallait garder nos amis proches, mais nos ennemis encore plus n’est-ce pas ? La frontière entre adversaire et ami voir plus était si fine que Jack la traverserait bien si l’occasion se présentait. Qu’est-ce qu’ils avaient à perdre ? Rien.

Demandant plus d’informations sur la belle, il rigola en l’entendant émettre l’idée qu’ils allaient devoir tous les deux ce mouillé. Oui. Probablement. Pourtant, Jack savait que son homonyme était bien plus mystérieux, agréable que la réalité. Détaillant le visage parfait de La Louve, il était certain à ses yeux que son nom devait représenter tout le caractère flamboyant de cette femme qui n’avait pas froid aux yeux. Alors, il ne mit pas de temps à émettre l’origine de son prénom.

“Valkyrie je dirais, un savant mélange entre les vikings et les amazones tu ne crois pas ? Et puis… Elles montent des chevaux ailés et mènent les hommes morts sur le champ de bataille à la baguette. Je suis certain que tu dois en mener plus d’un à la baguette.” Il n’en serait absolument pas étonné.

Trinquant avec entrain, il hocha la tête : “On est bien partit pour écoute.” Jack ne manqua pas le regard ainsi que le sourire aguicheur de La Louve. Son regard se posa sur les lèvres qui étaient posées sur le verre. Comme ce dernier était chanceux.

“La vieille technique de répondre avec une question hein ? Pas folle la guêpe.”
Il rigola sincèrement. Elle était maline la blonde. Il allait devoir faire attention s’il ne voulait pas tomber dans sa toile. “Une maman hein ?” Il hocha brièvement la tête : “Cela est tout à ton honneur.” Lui ne pourrait pas se présenter comme papa. Cela allait soulever trop de questions.

Réfléchissant aux informations qu’il allait donner, il prit le temps de boire sa boisson pour bien remettre en place ses idées.

“Peut-être que c’est le cas. Peut-être que j’ai perdu mon identité.” Il n’était certainement pas le petit garçon que sa catin de mère à élever. Il sourit en coin. Prenant appui sur le comptoir, il regarda l’assistance qui écoutait le groupe. “C’est mieux et plus facile que de se faire appeler : nomen nescio.” Il tourna sa tête pour le regarder : “J’ai passé la moitié de ma vie en Amérique, j’en ai écrit des étiquettes avec ces deux mots : John Doe. Quand je travaillais aux urgences les victimes n’avaient pas toujours leurs papiers sur elles et parfois on ne les trouvait pas dans le système alors tant que personne ne les déclarait : on parlait des cas John ou Jane Doe.” Il sourit : “Ici, on utilise nomen nescio. De toi à moi ? Je trouve que John Doe à plus de classe.” Il tira un tabouret qui venait de se libérer et le poussa vers La Louve : “Tiens, tu seras plus confortable.” Jack était prévenant, comme toujours et pas seulement parce qu’elle était une femme. “Et toi alors, pourquoi La Louve ? Tu manges les hommes pour ton quatre-heures ? À moins que le père de ton, tes enfants soit autour…” Une façon subtile de demander si elle était célibataire.


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Métier : Psychologue à la prison de Poggioreale. / Occasionnellement pilote dans des courses illégales de quoi bien arrondir les fins de mois.
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Sujet: Re: It's a date. // La Louve ( le Mer 3 Juil 2019 - 12:29 )

Nous sommes tous à la recherche de cette personne unique qui nous apportera ce qui nous manque dans notre vie. Et si on ne parvient pas à la trouver on n’a plus qu’a prier pour que ce soit elle qui nous trouve...  

John Doe & La Louve
Cette soirée pouvait être à double tranchant, j'en étais parfaitement consciente. Je ne devais pas baisser ma garde pour éviter de dévoiler ce que John Doe éveille en moi. Une chose bien différente que l'envie de gagner une course contre lui. Mais dés que je l'ai entendu chanter, dés que je l'ai vu sur scène j'ai su que la situation allait être encore plus complexe à maitriser. D'une certaine manière monsieur le pilote se dévoilait un peu plus à mon regard. Et il y aurait surement en retour une demande de découverte sur ma personne. Un risque à prendre. En valait-il le coup ? Je l'ignorais pour le moment. Et je finirais par l'apprendre à mes dépends peut être. Ou pas. En tout cas je ne pouvais nier une chose c'est qu'il avait du talent et pas que derrière un volant. Tout ce que j'avais à faire c'était de rester La Louve, d'éviter qu'il entre dans mon cercle et ne voit la femme derrière le masque. Mais est ce ce que je voulais vraiment ? Est ce ce que j'attendais de cette rencontre ? Que la distance reste et que chacun garde son mystère ? Je ne crois pas. En savoir plus sur le beau gosse me titillait l'esprit. Et la soirée m'apportera peut être des réponses sans que réellement je ne pose les questions. Peut être que de voir cette facette tendre et touchante de John Doe allait me donner envie de le laisse entrer dans mon cercle. Peut être qu'au fond La Louve pouvait être juste Ebba ce soir même face à John Doe.

D'abord les mots d'usage. Ceux qui sont logiques d'employer pour saluer et féliciter une personne. Ceux sur lequel il rebondit avec délice me faisant sourire. « Un concert privé. J'en prends note. » Ne pas le regarder est compliqué et puis faut se l'avouer cela reste très tentant de plonger dans ses yeux. Alors pourquoi m'en priver. Tant pis si je coule, je suis certaine de ne pas couler seule. Parce que les yeux de John Doe parlent aussi. Même si je ne cherche pas à réellement analyser ce qui se passe. Par peur de voir autre chose que ce que je  voudrais voir. « Et je prends note aussi que si je m'ennuie ou si j'ai envie d'entendre une belle voix je peux passer ici. » Après j'ignore si cela serait raisonnable. Non cela ne le serait pas sachant très bien que je finirais pas succomber. « C'est parti pour passer un bon moment. Après j'ai perdu donc pas question que tu paies la note au restaurant. Cette dette elle m'incombe. Tu n'auras qu'à perdre la prochaine course si tu veux me payer un autre restau. » Je le fixe presque avec défi. Aurait-il le cran ? Surement, John Doe ne semble pas être homme à refuser un défi et encore plus face à La Louve. Parfois j'ai la sensation d'être un peu comme le moteur qui le fait avancer. Je parle au niveau des courses illégales. En tout cas il l'est pour moi. Les courses perdent un peu de leurs attraits quand il n'est pas à mes côtés sur l'asphalte. Même si son absence ne m'empêche pas de participer, il donne bien plus de saveur à l'enjeu quand il est présent.

Comme je m'y attendais cette rencontre ouvre le jeu du questionnement sur qui se cache derrière notre identité mystère. J'aurais du prendre des cours au prés de James Bond, il est doué dans son domaine, même si je n'ai rien à voir avec un agent secret. Une Valkyrie l'idée qui se fait de moi me plait, je mets des images sur ses mots. Et cela rend plutôt bien. Même si l'idée de l'amazone était tentante, le problème c'est qu'elles ne gardent les hommes que pour le plaisir et assurer leurs descendances. Et moi j'aime aussi être en compagnie d'un homme. Comme là juste pour papoter et boire un verre sans se prendre la tête. « Va pour une Valkyrie. De plus je trouve cette image très flatteuse. Quand aux hommes il y en a eu quelques un en effet. Mais si tu es tentée par l'expérience ... » Je laisse ma phrase en suspens, lui laissant de choix de réfléchir à l'expérience. Parce qu'elle pourrait aussi bien toucher le domaine de la course illégale que nous pratiquons déjà. Ou s'adapter à un autre domaine. Libre à John Doe d'imaginer vers lequel je pencherais. Sachant que je ne le mène pas à la baguette dans le monde de la course, sinon ce serait lui qui payerait la note de ce soir. On trinque à la soirée, et je bois quelques gorgées. Je sens les yeux de  mon partenaire se poser sur moi avec plus de gourmandise. Je le laisse s'alanguir sur mes traits. Sur mes lèvres que je pince légèrement une fois la gorgée avalée. Pour que le jeu entre nous se fasse plus subtil je ne réponds pas directement. Ou serait le plaisir si toutes mes réponses tombaient comme un cadeaux prêt à être déballé ? Nulle part. Alors je détourne, prenant plutôt la route nationale que l'autoroute. Même si j'aime la vitesse, ce soir je compte prendre mon temps. Et dévorer le sien. J'en dis juste un peu. Pour éveiller sa curiosité. Pour lui faire poser d'autres questions, même si elles restent dans sa tête par peur des réponses. « Je ne l'applique pas avec tout le monde mais je me suis dis que pour toi se serait la meilleure. » Je souris quand à la suite de ses mots. « Merci. C'est un titre donc je suis fière. Et qui m'a rendu plus forte. » Il n'y a pas de notice pour le rôle de mère, on l'apprend sur le tas. On fait avec ce qu'on sait et avec ce que la vie nous offre. Pour le reste on improvise parfois. Voir souvent.

C'est à mon tour d'en apprendre plus sur le beau gosse au regard azur. De plus John Doe a une signification bien particulière. Je l'écoute tout en observant ses expressions comme pour saisir la faille dans ses dires. Ou tout simplement pour voir l'homme vrai. Celui qui n’apparaît surement que dans l'intimité d'une pièce. Quand il se sait seul. Tout comme moi. Parce que même si je ne suis pas une femme blessée, La Louve me permet d'être plus forte et de faire face quand j'ai la sensation que mon monde s'écroule. Est ce la même chose pour John Doe ? Est ce que cette identité secrète lui permet de soulever des montagnes et d'affronter les horreurs de la vie ? « Tu es donc médecin ? » Un médecin qui a choisi de perdre son identité comme s'il était devenu un fantôme, un oublié par la vie. Cela me serre le cœur de l'entendre parler ainsi. Avant de m'installer sur le tabouret qu'il m'avance je passe ma main sur sa joue. Un geste doux sans arrière pensée juste parce que ce qu'il a dit m'a touché. « John Doe est en effet plus classe. Et la vie a du sérieusement te meurtrir pour vouloir oublier qui tu es. » Même si c'est juste derrière un volant qu'il le fait. « A vrai dire ce n'est pas moi qui l'ait choisi. On me l'a donné après ma vraie première course. Ma première victoire. Il y avait un pilote qu'on appelait Le Chasseur. Il avait un talent  dingue et peur de rien. Pas mal le défier mais personne ne le battait. Et puis je suis arrivée et je l'ai défié. Bien entendu il m'a envoyé chier. Me traitant de gamine inconsciente. J'avais à peine vingt ans. Mais j'ai rien lâché et quand il a eu éliminé toute sa meute comme il aimait dire. Et bien je me suis mise face à lui. Le provocant d'avantage. Et tous les autres ont commencé à le narguer en lui balançant qu'il n'avait pas peur des loups mais qu'une louve lui filait la frousse. Et il a fini par accepter. » Je souris d'avantage en repensant à ce moment. A ce que j'avais ressenti, à cette adrénaline folle qu'à partir de ce jour je n'ai plus voulu laisser fuir. Je reprends tout en continuant de kidnapper le regard de John Doe. « La course a été rude, La Chasseur m'a mal mené, il m'a souvent fait sortir de la route mais j'ai rien lâché. Je me suis accrochée et j'ai gagné. Quand il est sorti de sa voiture il avait les larmes aux yeux. Et il a dit en regardant ceux qu'il venait de battre que La Louve portait à présent le flambeau et qu'il fallait la respecter pour ce qu'elle est. » Je marque un temps de pause pour avaler les dernières gorgées de ma bière. « Il m'a laissé sa voiture et il est parti. On ne l'a plus jamais revu. Certains disent qu'il c'est tué dans une autre course. D'autre qu'il est parti vivre comme un ermite. J'ai jamais su. Mais à partir de ce jour là plus personne n'a douté de mon talent. Voilà comment je suis devenue La Louve. » Petit sourire en coin appuyé d'un regard de velours. « Le père de mes enfants a appris ce que je faisais par hasard un jour en tombant sur ma combinaison. Il n'a jamais compris. Mais je n'ai jamais compris son amour pour la bouteille. Il vit à présent sa vie et je vis la mienne. C'est bien mieux ainsi. La Louve a juste deux mômes dans sa meute. Et toi une Jane Doe dans ton sillage ? » Comme ça on sera l'un et l'autre si on peut s'aventurer plus loin. Jouer sur un autre terrain. Parce que plus je le regarde et plus cela me tente de voir l'autre facette de John Doe. Celle plus intime. Celle qui peut rendre fragile et fébrile.


drvgns.


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Sujet: Re: It's a date. // La Louve ( le Jeu 4 Juil 2019 - 10:02 )
L’idée d’offrir un concert privé à la femme qui lui faisait face était tout à fait exquise. Non seulement, parce que Jack aimait jouer de la musique et chanter, mais également parce que cela voulait dire que si tout se passait bien durant le rendez-vous : alors ils se reverraient et pas seulement pour une course. Pour un autre moment passé en tête-à-tête.

“Les gars repartent demain si je me souviens bien, alors je ne serais plus sur scène, mais je serais heureux de te tenir compagnie si jamais tu t’ennuies. Une femme comme toi, cependant, je suis certain que tu n’as pas le temps de te tourner les pouces.”

La Louve semblait être du genre à rester les bras croisés. Sans quoi, elle ne participerait pas aux courses. Elle devait y trouver probablement quelque chose que le quotidien ne pouvait procurer. Il hocha la tête :

“Je n’ai pas oublié que je t’ai battu, Madame, et je te laisserais payer comme un parfait connard en souriant et en te rappelant ma victoire.” Il sourit en coin, ce n’était pas son genre, mais un deal était un deal. “Je ne peux pas m’empêcher de penser que tu me mets au défi de perdre pour que je puisse t’inviter au restaurant. Je me trompe ?”

À les regarder, personne n’aurait cru qu’ils se sont rencontrés sur l’asphalte, qu’elle est son Némésis : la femme à battre. Ils parlaient comme deux personnes normales autour d’une bière bien fraîche. Il ne restait plus qu’à savoir le nom de cette grande Dame qui lui faisait face, qu’il prenait un immense plaisir à regarder. Bon sang… Ces yeux. Pensa-t-il en continuant de sourire.

“Mon nom n’est pas Icare, je ne me brûlerais pas les ailes en m’approchant trop près du soleil.” Un clin d’œil avisé et il prit une gorgée de sa bière. “Tu ne m’as toujours pas dit ton nom cependant… Ne crois pas que tu vas t’en tirer comme ça hein ?”

Jack n’allait pas la laisser s’en tirer non, elle savait le sien : il était temps qu’elle se dévoile. Il serait capable, à contre coeur, de sortir du bar et d’annuler cette soirée. Après tout ce soir, il n’avait pas à être un gentleman ? Son regard est accaparé par de nouveaux détails et en trinquant avec la belle : son regard ne peut se détourner d’elle. Sorcière. Il aurait dû l'a surnommé ainsi car il était sous le charme et se rendait compte que cela n’était pas nouveau. La Louve était une féroce adversaire et une femme fatale comme on n’en fait plus. Jack était condamné. Il le savait.

“Les enfants… Ca nous change en bien ou en mal, que l’on le souhaite ou non.” Jack l’avait compris à ses dépens avec Mia. “Cela reste cependant la plus belle création que l’on puisse faire et la plus gratifiante.” Même s’il n’avait pas eu la chance de la voir grandir.

Le sujet n’alla pas en s’arrangeant. Elle voulait savoir pourquoi il se faisait surnommer John Doe. Ce n’était pas une histoire joyeuse et il prit plusieurs gorgées de sa bière pour se donner du courage et tenter d’organiser ses pensées. Il ne voulait pas plomber l’ambiance. Quand il trouva finalement les mots à aligner : il déballa son sac.

“J’ai toujours voulu faire un métier qui aide la société et prouver qu’une enfance ne définit par un avenir. Montrer la voix en quelque sorte pour les autres.”


Sans trop en dire. Juste assez pour assouvir la curiosité de la belle dont le geste le surprit. À peine le tabouret avancé qu’elle passa sa main sur sa joue. Il frissonna en sentant la caresse sur sa pommette et son cœur bondit dans sa poitrine. Quand elle affirma que la vie l’avait meurtri, il se contenta d’hocher la tête pour ne pas épiloguer plus que nécessaire sur le sujet. Ce fut au tour d’Ebba de parler de son histoire. Pendus à ses lèvres, il ne perdit pas une seule miette de cela et hocha la tête de temps à autre pour montrer qu’il l’écoutait attentivement.

“J’en ai entendu parler ouais. Je ne l’ai jamais affronté, mais il paraît que c’était un dieu sur le circuit.” Il réfléchit. “Il n’est pas mort, il est encore bien vivant et coule ses jours à Monaco.” Il sourit : “C’était un pilote de F1 pour Ferrari qui ne pouvait plus concourir à cause de ses yeux. Une maladie dégénérescente qui le rends aveugle un peu plus chaque jours.” Il fit tourner le liquide dans son verre : “Frank Amaretti qu’il s’appelle. Je suis certain que je peux te trouver son numéro de téléphone si tu veux.” Michelangelo devait bien avoir le contact de l’ancien pilote de Ferrari. Il savait déjà que cette proposition allait donner envie à la Louve de poser des questions. Elle saurait rapidement en entendant le nom de la réservation qu'il est de toute façon. Autant garder un peu l'anonymat.

Son regard velours lui fit terminer sa bière. Il venait après tout, de demander implicitement si elle était célibataire. Le père de ses enfants n’était plus dans le tableau. Tant mieux. Un bon point pour lui. Il ne s’aventurerait pas sur un territoire conquis. Fierté masculine et respect également pour la vie de la Louve.

“Aucune Jane Doe. Je n’ai jamais pardonné son erreur qu’elle à commise. Elle est tombée dans la drogue et à non seulement détruit sa vie, mais la mienne aussi. Sa carrière, ses idées scientifiques étaient plus importantes que notre famille. Elle a fait son choix et encore aujourd’hui je ramasse les pots cassés.”
Il repoussa sa pinte et fit signe au barman de ne pas la remplir. “Elle est restée aux Etats-Unis et moi je suis revenu dans la ville qui m’a vu grandir.” Il sourit à Ebba : “Dis moi quand tu es prête et on y va.”


Les larmes empêchent de voir,
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Sujet: Re: It's a date. // La Louve ( le Mar 9 Juil 2019 - 11:03 )

Nous sommes tous à la recherche de cette personne unique qui nous apportera ce qui nous manque dans notre vie. Et si on ne parvient pas à la trouver on n’a plus qu’a prier pour que ce soit elle qui nous trouve...  

John Doe & La Louve
Je prends note de ce que John Doe me dit. De cette invitation à le rejoindre si je m'ennuie. Je dirais plus que je viendrais le rejoindre par envie que par ennuie. Mais j'évite d'évoquer cette situation, pas la peine de partir sur une route plus sinueuse. En tout cas pour le moment vu que la soirée vient à peine de commencer. Et si elle continue dans la lancé c'est sur qu'elle va être des plus agréable. Teinté de diverses saveurs aux quelles j'ai envie de gouter. Mais sans précipiter les choses. Envie de ralentit sur ce terrain là, y aller tout en douceur, pas à pas pour en apprécier chaque seconde. « J'ai une vie bien remplie en effet. » Je sais m'accorder du temps et ce temps c'est souvent aux courses illégales que je le donne. Toujours en quête d'une nouvelle dose d'adrénaline, qu'il y ait victoire ou non. « Mais je suppose que tu es également un connard bien occupé. » J'utilise le mot donc il c'est qualifié, mais sans lui donner sa réelle sonorité, car pour moi il n'est pas un connard, même si cette soirée va le faire jubiler. Vu qu'il la passe en vainqueur. Ce qu'il n'oublie pas de me rappeler. « Attention que cette victoire ne se retourne pas contre toi, j'ai d'autres atouts. » Ma voix change légèrement jouant plus sur la sensualité. « Moi te mettre au défi je n'oserais même pas. » Petit regard de velours pour le déstabiliser. « J'en aurais pas besoin tu viendras de toi même provoquer La Louve pour une autre course. » Une affirmation non une simple provocation en bon et du forme. Pour lui montrer que je suis toujours prête à mordre même quand je me fais plus douce. On se joue l'un de l'autre, la tension est palpable mais elle est agréable. Il n'y a rien d'incorrect, rien de méchant, juste une envie de séduire ou de conquérir. Cette envie elle a toujours été là, elle c'est mise en place au cours des divers affrontements sur l'asphalte et là elle mène encore le jeu. Mais elle se fait déroutante parce que c'est plus difficile quand le défi se fait les yeux dans les yeux. Difficile d'éviter ou d’éluder les questions. D'ailleurs John Doe revient sur mon identité après m'avoir dit qu'il n'était pas le fils d'Icare. « Et c'est qui ce soleil qui pourrait bruler tes ailes ? » Mon regard frôle d'avantage le sien, avec un brin d'insolence. Comme pour lui dire que se bruler peut être aussi plaisant que dangereux. « La soirée ne fait que commencer tu l'as toi même dis. Tu le sauras en temps voulu. Si tu es sage. » Prolonger le mystère me paraît bien plus enivrant que de me livrer tout de suite. John Doe savourera d'avantage la réponse s'il s'impatiente de l'entendre.

Puis on parle d'enfant, je ne lui donne pas mon identité mais je dévoile certaines pages de ma vie. Je les feuillete en ma compagnie, tout en gardant la distance. Même si parfois je la ferais bien fondre pour m'approcher de lui, l'effleurer un peu plus. Sentir sa chaleur avec plus d'ardeur. A croire que c'est moi le fils d'Icare et que bruler mes ailes me tente de plus en plus. « Je suis d'accord avec toi. C'est un beau cadeau que la vie nous offre, il est parfois empoissonné mais il vaut le coup. » Il parle comme un père pourtant je sens que quelque chose ne colle pas. Mais je ne m'enfonce pas plus dans cette voie. Parfois il faut attendre pour lever le voile et sur ce terrain là et bien je préfère prendre mon temps ou plutôt lui laisser du temps. Nous avançons pas à pas, donnant un peu plus de nos vies à cet instant. Chacun délivre son message, notamment sur le pourquoi de nos pseudos. Chacun y met son âme et son cœur et les blessures se ressentent. Je vois la sienne sans la saisir, et elle me happe m'entrainant dans un geste plus intime tout en restant discret. Juste un toucher comme pour capturer sa douleur et la faire disparaître dans mon histoire. Même si je sais qu'elle est toujours là, je l'ai vu dans son regard. Une ombre qu'il garde comme une croix. Il m'écoute en retour. Je reste abasourdi quand il me parle du Chasseur. Je n'ai jamais su son vrai nom et voilà qu'il me raconte son histoire et qu'en plus il me dit qu'il est en vie. « Quand j'ai dis que tu cachais d'autres talents, encore une preuve à cet instant. Et je serais ravie de pouvoir lui parler au moins une fois, lui dire que ce qu'il m'a offert ce soir là a été une chose magnifique et que je lui suis reconnaissante. » J'ai presque les larmes aux yeux en parlant. Moment émotion ou ma faiblesse prend le pas sur la force de La Louve. Ce qui montre que je ne suis qu'une femme. Nous finissons nos bières, le moment de changer de lieu approche. Avant une dernière petite mise au point. Après tout ce beau gosse pourrait bien avoir une belle qui l'attend quelque part. Pas la peine de se lancer dans un jeu de séduction si c'est pour se faire éconduire à la fin du repas. Il y a eu une Jane Doe, mais tout comme moi leurs chemins se sont séparés. Je ne relève pas quand il parle de famille, mais ses mots me font penser que peut être il en a une. Un enfant resté au prés de sa mère. « Nous sommes donc deux âmes solitaires à la recherche d'un monde meilleur .. Enfin s'il y en existe un. » Je soupire. « On peut y aller. Et je te suis vu que c'est toi qui a réservé. » Peut être qu'arrivé au restaurant je vais avoir un temps d'avance. Sa réelle identité.

Vu que nous n'avons pas nos voitures c'est en taxi que nous allons au restaurant. « Tu as joué la prudence toi aussi sur ce coup là. » Petit regard avisé. L'alcool et la conduite ne font pas bon ménage, et même si je ne compte pas trop boire, je compte bien m'amuser. C'est une drôle de sensation d'être assise à côté de John Doe en tant que passagère. Nos corps ne se frôlent pas mais ils le pourraient. Il file l'adresse du restaurant. Un lieu chic et élégant mais je ne m'attendais pas moins de sa part. « Si j'avais choisi le lieu j'aurais pris le même. Comme quoi nous aimons tous les deux les bonnes choses. » Et les belles aussi. Je lui souris alors que le taxi s'engage. Me faire conduire n'est pas spécialement une chose que j'apprécie, mais là le fait d'être à côté du beau gosse change toute la donne. Une fois sur place, nous nous arrêtons à la réception et John Doe donne le nom de la réservation. Une réservation pour deux au nom de Delaney. Un instant je reste interloquée car je connais ce nom de famille, j'ai même eu l'occasion de croiser plusieurs fois un Delaney Michelangelo. Aurait-il un lieu de parenté ? Ou pur hasard ? Je ne dis rien sur le coup vu qu'on nous amène  à notre table. On s'installe. Et une fois assise alors que mon regard plonge une nouvelle fois dans le sien. « Tu as un rapport avec la famille de Michelangelo Delaney ou c'est juste une coïncidence ? » Ce qui serait assez énorme je dois dire, mais bon tout peut arriver.


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