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Eros PetrenkoToujours frais après un litre de café
Eros Petrenko
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Sujet: bleeding out ▸ wayland ( le Ven 14 Juin 2019 - 2:56 )
« Comment il va ? »

Il s'inquiète un peu, Eros, alors qu'il fronce légèrement les sourcils et qu'il s'intéresse sincèrement à la réponse. Les dangers du métier qu'ils pratiquent sont bien réels, dissimulés derrière un contrat qui stipule que le Ruby leur offre une bonne protection. Dans les faits, le soutien n'est jamais garanti et trop de fois déjà ont-ils eu affaire à des clients violents qui ont eu le temps de causer bien des dommages avant d'être foutus à la porte. C'est comme ça. Personne ne vient à la rescousse des putes étant donné que les clients sont rois dans des établissements comme le Ruby. Ils payent, ils décident.

Il va bien, qu'on lui répond. Il doit reprendre des forces, mais il va bien.

Nerveux, Eros fait distraitement tourner l'alcool dans le fond de son verre alors qu'il hoche silencieusement la tête. C'est facile à dire, qu'il se porte bien. Ce n'est pas comme si le gamin s'était pris un coup de poing dans la gueule et qu'il avait le nez pété. Non, il s'est fait tabasser. Eros aurait aimé aller le voir avant, mais il n'a pas osé et il a conservé ses distances, se contentant de prendre des nouvelles au cours des dernières heures. Il plisse le nez alors qu'il tape un peu du pied contre son tabouret, visiblement agité. Dans sa tête, plusieurs scénarios se bousculent alors qu'il meurt d'envie d'aller le retrouver, qu'il meurt d'envie de vérifier par lui-même qu'il n'est pas mort et qu'on ne lui a pas menti. L'ukrainien pourrait se contenter des informations qu'on lui donne, mais l'attente se veut insurmontable, douloureuse même.

D'un geste brusque, il se relève, termine d'une traite le whisky qui se trouve au fond de son verre avant de le poser sur la table et de tourner rapidement les talons. Les étages sont rapidement avalés et Eros se retrouve devant la porte de la chambre de Wayland, les jambes tremblantes, la tête lourde et le coeur en arythmie. Il ne cogne pas avant de pousser doucement le bois pour jeter un coup d'oeil derrière, soulagé de constater que Wayland s'est endormi. Plus il s'avance dans la pièce, néanmoins, plus les blessures du brun lui semblent importantes et lorsqu'il pose ses fesses sur le rebord du lit, les hématomes le heurtent dans ses convictions, dans sa sensibilité inavouée. Il a peur, Eros. Il a peur de lui faire mal alors qu'il avance doucement la main pour effleurer le bras du bout des doigts. Il a un bandage sur le flanc gauche, un autre au poignet droit. Ses lèvres sont enflées, éclatées, et il peut deviner les hématomes qui prendront une jolie teinte violette au cours des prochaines heures.

Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour qu'il se retrouve dans cet état, bordel ?

Les prunelles azurées s'attardent sur les lèvres craquelées, sur la joue bleutée et sur les paupières closes. Ses doigts glissent sur son thorax afin d'y deviner les battements du coeur dans la cage thoracique alors qu'il se penche un peu sur le corps allongé. Les lèvres d'Eros s'avancent, effleurent la peau de son cou alors que l'odeur du gamin éveille ses sens. La courbe de sa mâchoire et le creux de sa nuque ont un goût d'interdit alors qu'il y glisse les lèvres, que ses doigts se faufilent jusqu'à la base des boucles sombres. Les battements de son coeur se font plus erratiques alors qu'il ferme les yeux et qu'il enfouit son nez dans le cou du gamin.

Il reste là quelques secondes, sans bouger, jusqu'à ce qu'il se redresse légèrement avec un soupir. Il s'apprête à quitter la chambre, d'ailleurs, lorsque Wayland ouvre enfin un oeil. 

« Pardon. Je voulais pas te réveiller. » souffle-t-il alors qu'un maigre sourire étire ses lèvres.


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Wayland JonesLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Jones
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Sujet: Re: bleeding out ▸ wayland ( le Ven 14 Juin 2019 - 22:15 )
Tu ne te réveilles pas quand il entre et s’approche. Pas plus quand il glisse son nez dans ton cou pour respirer cette odeur qui n’appartient qu’à toi, même si celle un peu chimique de l’anti-douleur s’y mêle ce soir. D’habitude, tu aurais sauté debout dans ton lit, prêt à te défendre : vieille habitude acquise à trop fréquenter des salopards qui ne voyaient en toi qu’une distraction, alors qu’ils auraient dû voir le gosse paumé que tu étais. C’est mauvais signe que tu ne réagisses pas aussi promptement que d’habitude : quelque chose cloche. Quelque chose t’a mis suffisamment KO ce soir pour que tu sois allongé là, épuisé par la douleur et anéanti par la tournure des évènements.

Tu détestes quand le destin s’acharne, quand Monsieur passe en te regardant de haut avec ce dégoût palpable dans les yeux…. Et cette lueur presque satisfaite – odieuse, terrible et inhumaine – de voir que tu en as pris plein la tronche. Il s’en est réjoui, sans dire un mot, sans même demander comment tu allais : te voir dans cet état lui a suffi et toi, tu as senti un gouffre s’ouvrir une nouvelle fois sous tes pieds alors que son regard te détaillait lentement. T’as été de nouveau ce môme de 6 ans, terrifié et solitaire, qui espérait tant de cette seule figure paternelle qu’il avait, et qui n’apportait pourtant que déception et peur. Il est l’un des rares à réussir à te mettre plus bas que terre et ce, sans même lever la main sur toi. Alors après sa visite, la couette a été ton refuge, le lit le seul antre susceptible de te protéger de la folie des autres.

Amalia avait pris soin de toi comme une mère…. Comme la sœur que tu aurais tant espéré avoir, mais elle avait fini par être rappelée par le boulot, comme tous ici. Elle t’avait quitté à contrecoeur et tu sentais encore le goût salé de ses larmes quand elle t’avait trouvé dans le lit, le corps marqué par un client devenu fou. Tu ne voulais plus y penser, tu te refusais à te laisser engloutir par l’horreur et pourtant, elle avait eu raison de toi et de tes forces. Tu t’étais effondré, endormi, et t’étais parti dans un monde où t’avais enfin une famille qui t’aimait et te protégeait… Une mère qui te souriait et un père qui t’aidait à faire du vélo… Malgré ta chute et la cicatrice sur ton genou…
Tu t’agites en dormant, tu fronces les sourcils…

Mais son entrée à lui ne te réveille pas. Pas plus que sa proximité. C’est son absence qui finit par t’extirper de tes songes, la sensation confuse d’avoir perdu une chaleur essentielle… Tu entrouvres un œil et aperçut une silhouette : maigre. Trop grande. Trop dégingandée. Trop sylphide pour ne pas être un peu sirène, à t’enivrer de fausses promesses et t’ouvrir les abymes d’espoirs à jamais inaccessibles.

Il semble remarquer ton réveil et en temps normal, tu lui jetterais au visage une remarque assassine, une de celle qui vous sépare toujours et mets le feu aux poudres. Il n’est pas assez résistant pour ta sauvagerie, ou trop peut-être face à tes caprices puérils. Et son beau visage réveille aussitôt ton caractère bien trempé, qui se tait pourtant alors que la douleur se rappelle à ton bon souvenir. Une légère grimace alors que tu te redresses doit le renseigner sur l’état dans lequel tu es, en plus de ton silence inhabituel : il est peu probable qu’il s’en inquiète, mais tu guettes ses réactions un peu puérilement, espérant.
Comme un con, espérant.

Mais rien ne vient et tu lèves la main pour la passer sur ton visage, soupirant de déception : tu aurais bien aimé continuer à dormir, là au moins tu n’avais plus mal. Ni peur. Et il n’était pas là, à te regarder comme un chat observe la souris, ou comme la gazelle se méfie du lion.

Et puis, ce sourire… Non. Décidément, non. Il aura ta peau ce soir. Alors tu décides de l’affronter comme toi seul sait le faire : en dardant ton regard sur lui, en le fixant avec cette intensité brutale qui te rend presque aussi agressif que les mots que tu tais mais qui flottent entre vous.
- T’es venu voir si j’allais survivre. Pas de bol, celui-là ne frappait pas assez fort.


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Eros PetrenkoToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: bleeding out ▸ wayland ( le Sam 15 Juin 2019 - 5:33 )
Un peu mal à l'aise alors qu'il ne sait plus quoi faire de ses mains, les fesses toujours appuyées sur le côté du lit, Eros grimace un peu. Il n'a pas l'habitude de se trouver aux côtés d'un Wayland aussi silencieux, aussi calme. La douleur et les blessures le rendent un peu amorphe alors qu'il tente pourtant de se redresser malgré le petit rictus de souffrance qui se glisse au coin de ses lèvres. Eros aurait probablement pu l'aider, mais il ne fait rien, se contente de l'observer quelques secondes alors que le bandage de son torse glisse un peu vers le bas, libère quelques hématomes bleutés. Il a envie de vomir, Eros, lorsqu'il voit ce qu'on lui a fait. Une colère monstrueuse grimpe rapidement, s'insinue dans ses veines alors qu'il ne peut pas comprendre ce qui peut mener quelqu'un à frapper autant. Il aurait pu le tuer, sûrement, s'il avait continué à cogner. Il aurait pu le tuer et le coeur d'Eros se serait mis à saigner, lui aussi.

Les paroles du gamin le font relever les yeux vers le ciel alors qu'il secoue sérieusement la tête, un peu désespéré.

« Arrête de parler, ça te fait mal. » Est-ce que c'est vraiment ce qu'il croit, Wayland ? Qu'Eros attend qu'il crève et qu'il serait mieux sans lui ? L'aîné soutient son regard quelques secondes alors que le plus jeune semble le défier.

Lentement, il laisse ses prunelles effleurer la nuque qu'il meurt d'envie de retrouver, le haut de son torse dénudé et couvert de bandages. « C'est qui ? » demande-t-il d'une voix rauque, rongée par l'amertume et la colère, alors qu'il tente néanmoins de mesurer ses propos, ses réactions. Le gars peut se compter chanceux de ne pas avoir été surpris par Eros alors qu'il se plaisait à tabasser Wayland puisque l'ukrainien n'aurait pas été aussi doux. Wayland serait probablement dans le même état, mais l'autre reposerait dix pieds sous terre. Son poing se ferme alors qu'il s'oblige à prendre une grande respiration. Il veut savoir qui c'est parce qu'il n'a pas l'intention de laisser cet acte impuni. Au Ruby, Wayland et lui ne sont que des pantins, mais en dehors de l'établissement, ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent. Il s'est battu plusieurs fois, Eros. Pour sauver un frère ou une soeur des griffes d'un connard lorsqu'il était plus jeune ou bien pour sauver sa propre peau dans l'une des chambres du bâtiment. Il sait comment faire.

Lentement, ses doigts se posent sur le bandage pour le replacer, mais ses mains appuient un peu trop sur la peau bleutée sans le faire exprès, soutirent un sursaut de douleur instinctif au brun. Eros retire aussitôt ses mains, lui offre même un léger sourire d'excuse. « Je vais te laisser te reposer. » S'il savait comment prendre soin de quelqu'un, jadis, le brun a perdu cette capacité avec les années. « Tu as besoin de quelque chose ? » souffle-t-il en un murmure alors qu'il s'apprête à se lever du lit, qu'il s'apprête à quitter pour de bon cette chambre qui le met pourtant dans tous ces états. Il met son malaise sur le dos de cette habitude qu'il a perdue, se dit que le rôle sied mieux à Wayland. Il est jeune, mais il a déjà compris comment s'occuper de lui. Il a déjà compris qu'Eros a besoin qu'on le surveille.


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Sujet: Re: bleeding out ▸ wayland ( le Hier à 13:50 )
Oui ça te fait mal de parler. Pas comme il le croit cependant : ça te bousille le cœur de devoir l’affronter alors que tu n’y étais pas préparé, à le subir ici dans ta chambre alors que tu espérais l’accalmie. Eros réveille toujours le pire en toi, sans que tu comprennes comment : il te dézingue par sa seule présence, te rend furieux et désespéré l’instant d’après, comme un moulin incessant qui te donne le tournis.
Juste en étant là.
Alors toi, bercé par ta stupidité de gamin qui a grandi trop vite mais n’y entend finalement rien aux choses de la vie, tu ne sais que l’agresser pour te protéger de tes propres réactions. L’attaquer pour mieux survivre face à lui.
T’espère secrètement qu’il se réjouissait de te voir dans cet état : cela aurait au moins justifié tes mots terribles. Mais il a ce calme qui te déstabilise et te fait encore plus enrager, teinté parfois d’un agacement palpable à devoir te faire face. Et ça le rend encore plus beau, cet Eros maudit. Encore plus aimanté, toi qui redevient métal en sa présence.
Un ricanement t’échappe quand il te demande qui t’a fait ça : ta poitrine se soulève légèrement et la douleur revient, brûlante et omniprésente. Mais tu y survis, comme à chaque fois : ce n’est pas le premier passage à tabac que tu connais, même si cette fois-ci…. Sans Amalia, tu ne serais peut-être pas là cette fois. Tu te rappelles encore de son regard hanté par une haine viscérale, une haine à côté de laquelle la tienne faisait pâle figure. Tu ne sais pas vraiment haïr Eros comme il le faudrait pour être sincère et crédible, tu en as bien conscience. T’es même pas capable de haïr Monsieur, cette figure paternelle auprès de laquelle tu finis toujours par baisser la tête comme un gamin penaud.
Non, ce client-là n’était que rage, toute entière tournée vers toi qui incarnait un fantôme d’ailleurs : était-ce son amant qu’il voyait en toi ? Un homme qu’il aimait ? Un mort à jamais perdu ? En tout cas, t’avais failli y perdre quelques plumes cette fois-ci et la peur revenait par à-coups, se rappelant soudain à ton bon souvenir alors que l’image de ses yeux haineux restait imprimée sur ta rétine. Elle ne fait trembler légèrement tes mains que tu viens serrer bêtement entre elles pour le dissimuler à ton ami. Ton mirage à toi…
Il tend la main vers toi, tu le regardes comme s’il allait te frapper, prêt à répondre… Mais tu ne bouges pas et quand il relève ce bandage, la douleur revient. Tu sursautes et ce seul geste rompt toute tentative de sa part, te mettant au supplice de le voir quitter ta chambre.
T’es qu’un adolescent en plein émoi avec lui : tu voudrais qu’il parte, qu’il reste, qu’il te regarde, qu’il t’ignore. T’en perds tout bon sens.
Mais pas celui des priorités, alors ta main se tend, tu attrapes son poignet et le retient. Ce poignet si fin que tu attrapais autrefois pour l’empêcher de replonger et faire des conneries. Ce poignet qui doit probablement avoir l’empreinte de tes doigts gravée à vie à même sa chair.
- Reste.
Tu ne le regardes pas en disant cela mais tu sais – à ton grand désespoir – que ta voix s’est faite suppliante Tu quémandes, tu demandes, toi qui as l’habitude d’ordonner avec lui. Mais le voir partir là tout de suite, c’est trop pour ton âme écorchée.
Et sans le regarder, les mots viennent, glissent. Se perdre alors que ce lien entre ta main et son poignet ne se relâche pas et que tu le gardes captif de tes caprices :
- Je crois qu’il voyait quelqu’un à travers moi. Et j’avais un suçon… Juste ça, mais ça l’a mis en rogne. Il a dû oublier que je suis qu’une pute et que ces putains de marques, c’est comme des bijoux à même la peau pour nous. Pour une fois…
Tu ricanes, ce qui réveille ta douleur mais ne t’empêche pas de continuer :
- … pour une fois que rien n’est de ma faute… J’m’étais tenu à carreaux.
Et ce petit sourire amusé, ce rictus d’une émotion sans joie, se teinte soudain d’un désespoir terrible et si puissant qu’il te ravage un court instant, étreignant tout espoir en toi. Tu te trahis, l’espace d’un moment, d’une seconde infinitésimale qui met en vrac ton masque habituel.  
- Si j’avais joué au dernier des cons, j’comprendrais que Monsieur soit heureux de me voir puni, mais là… Là, y avait pas de raison.


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Sujet: Re: bleeding out ▸ wayland ( le Aujourd'hui à 4:03 )
Reste.

Reste. Reste. Reste.

Les mots résonnent dans sa tête alors qu'Eros pose les yeux sur les doigts de Wayland qui entourent son poignet, sur la main qui resserre son emprise sur l'épiderme déjà frissonnant. Il aimerait pouvoir s'éloigner sans se sentir coupable, il aimerait pouvoir hausser les épaules et disparaître dans le couloir, mais le cadet l'attire bien malgré lui, le retient alors qu'il est bien incapable de faire un geste en direction de la porte. Ce serait facile, pourtant, puisque le gamin n'a plus toutes ses forces et qu'il n'aurait qu'à agripper sa main pour le faire lâcher prise. Eros ne parvient pas à s'y résoudre et de toute façon, la décision n'aurait jamais été aussi difficile à prendre. Sa tête a cette envie irrépressible qu'il rejoigne sa chambre alors que son coeur panique à l'idée de le laisser seul ici, à l'idée de s'éloigner de lui pour de bon. 

Wayland ne semble pas vouloir lâcher le nom de son agresseur, mais il essaie au moins d'expliquer ce qui a bien pu se passer pour que son client s'en prenne à lui aussi violemment. Ce n'est pas la première fois qu'on le tabasse et ce ne sera probablement pas la dernière, mais la colère qui gagne le coeur d'Eros à cet instant n'a d'égale que la gravité des blessures du brun. Eros est furieux. Furieux de ne pas avoir été là, furieux de ne pas être en mesure de le venger, furieux de ne pas avoir pris les coups à sa place. Furieux.

Le gamin rigole un peu et la douleur est bien réelle, s'installe sur chacun de ses traits.

« Calme-toi, Way'. » ordonne-t-il alors qu'il pose une main sur le torse masculin et qu'il essaie tant bien que mal de l'inciter à ne pas trop en faire. Souvent, le cadet cherche la merde et Eros est bien placé pour savoir qu'il la trouve, la plupart du temps. Or, il affirme désormais qu'il s'est tenu tranquille, qu'il n'a pas essayé de le provoquer et que l'autre a simplement pété les plombs. Ça arrive, bien sûr, puisque les hommes qui viennent chercher une parcelle de réconfort entre leurs cuisses ont généralement de gros problèmes d'estime et que c'est sûrement la seule façon qu'ils ont trouvée de se sentir virils, importants. Trop de fois, Eros aurait eu envie de leur dire que ce n'était pas comme ça que ça marchait, que la violence n'était pas gage de virilité, mais trop de fois, il s'était tu.

Alors, doucement, les doigts d'Eros agrippent les phalanges de Wayland pour le forcer à lâcher prise, mais l'aîné ne part pas, se contente de redresser un peu le bandage pour mieux couvrir les hématomes.

« Tu n'aurais rien pu faire. Tu l'as pas provoqué, t'es sûr ? Je te connais, je sais que tu t'en rends même pas compte. » Il grimace un peu alors que ses prunelles azurées se plongent dans les iris sombres du gamin. « Il a fait quoi, le patron ? » demande-t-il d'un ton rude alors qu'il fronce les sourcils et qu'il se demande à quel point Monsieur est en mesure de soutenir ses employés dans ce genre d'histoires. Il ne l'est pas, bien sûr, puisque sa main d'oeuvre n'est pas irremplaçable, qu'ils ne sont qu'un numéro de plus sur sa longue liste de salariés.


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Sujet: Re: bleeding out ▸ wayland ( le )
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