Revenir en haut
Aller en bas

-24%
Le deal à ne pas rater :
Grosse réduction sur la TV LG OLED77CX 77″ OLED 4K UHD (modèle ...
3799 € 4999 €
Voir le deal

 

- [terminé] Tiny Dancer || PV Satine -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Teatro San Carlo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Messages : 5026 - Points : 2256
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 58 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Sam 22 Juin 2019 - 9:30 )
Les papiers du divorce m’avaient officiellement été remis par Lucia hier soir quand elle était venue chercher les boîtes qui contenaient ses vêtements – ceux que j’avais empilé avec une envie certaine dans des boîtes : des couleurs vives, des paillettes, des robes de soirées. Malgré le fait que nous faisions chambre à part depuis des années, malgré le fait que j’avais depuis longtemps cessé d’agir comme un mari avec elle, nos vêtements cohabitaient encore dans la même penderie.

J’avais donc constaté avec un certain vague à l’âme que débarrasser des paillettes, des froufrous, des robes de ma femme la pièce était d’une tristesse indescriptible, presque autant que le paquet de feuille de papier qui se retrouvait sous la table de cuisine et que je n’avais pas nécessairement le courage de relire une dernière fois avant de signer. Nous avions beau nous séparer en de bons termes (considérant les circonstances) Lucia et moi, il n’en restait pas moins que les longues discussions avaient été chez moi le moteur d’un certain abattement. De voir les placards vides, dénués de l’ensemble de ses vêtements, me donnaient quand même cette impression de vide, me remplissait la bouche d’un goût amer parce que j’avais encore plus l’impression que ce style classique pour lequel j’avais opté manquait des couleurs que sa partie de la garde-robe amenait… Ces mêmes couleurs que je m’étais déjà surpris à envier mais que je m’étais forcé à rejeter parce que j’avais peur qu’elles ne trahissent ce que les gens qui m’entouraient ne savaient maintenant.

J’avais donc profité de ma matinée non pas pour m’occuper du jardin (ce qui avait normalement un don certain pour me remonter le moral) : de toute façon, les dernières semaines m’avaient tellement fait me cloîtrer chez moi que je m’étais acharné dessus au point où jamais aussi peu de mauvaises herbes ou d’entretient n’avait été nécessité par l’entretien de mes plants et de mes arbustes. Non, j’avais profité de la matinée pour aller faire un tour dans des boutiques et j’avais renouvelé ces teintes de couleurs qui manquaient définitivement dans ma garde-robe maintenant que je ne pouvais plus au moins regarder C’était peut-être justement le signe que cette idée que mes penchants homosexuels soient maintenant connu du public mais j’optais pour des motifs et des couleurs vives et je ne regarda as nécessairement le prix sur le montant de mes achats – il y avait un peu trop longtemps que je portais du beige, du noir et des teintes ternes.

Mon téléphone sonna pendant que je rentrais dans un café après avoir stationné ma voiture au coin d’un café. Le bureau de cette femme médecin française qui avait accepté de me prescrire le traitement que je prenais pour éviter que mes comportements à risques n’aient une funeste issue qui me rappelait pour me dire que mes résultats de tests passés quelques semaines plutôt étaient nickels. Néanmoins, cet appel prit un peu sur mon temps. Mon cerveau concentré ne remarqua pas à travers la porte du café l’homme qui avec une bombe de peinture s’approcha de ma bagnole. J’attrapais le café pour emporter sachant que j’avais une rencontre avec Satine Vasilis, une chorégraphe et metteure en scène pour laquelle j’avais un grand respect sans avoir eu la chance de côtoyer dans un cadre professionnel, afin de discuter des tenants et aboutissants de mon contrat et le début du texte qui serait le fruit du travail des prochains mois dans un peu moins de quinze minutes.

Mon regard s’accrocha sur le capot de ma voiture. En rose sur le fond blanc se trouvait définitivement écrit en grandes lettres visibles « ricchione ». Est-ce que c’était le fait que je portais une chemise rose ? Le simple fait que l’on m’avait reconnu ? Le fait qu’un mois après la parution de l’article je n’avais pas encore réagi sur les médias sociaux à l’accusation que j’étais homosexuel ? Je ne savais pas ce qui me méritait l’insulte de « pédé » mais je n’avais pas l’impression que je la méritais pour autant. Je déglutis lentement, mon pharynx opprimé par le mot. J’aurais voulu crier au point où la vieille dame qui me regardait en arrache sa prothèse auditive. Je ramassais mes miettes de fierté pour rentrer dans ma voiture en retenant de mon mieux des larmes de rage qui menaçait de couler.

Mon appel fut dirigé à mon agent pour lui demander si un stagiaire pouvait venir récupérer ma voiture pour la faire laver, pour effacer le mot qui était définitivement écrit avec de l’encre et déjà séché le temps que je ramasse mon sandwich et mon café. Après s’être assuré que j’allais bien, mon agent me confirma que quelqu’un me serait envoyer… en me demandant de confirmer si je me présentais quand même à la rencontre. J’étais en train de me rapprocher du studio de pratique dans lequel nous avions rendez-vous, ramassant ce qui n’avait pu être brisé, luttant contre le terrassement qu’un seul mot pouvait provoquer chez moi, j’affirmais que comme j’étais en train de me garer annuler n’était pas une bonne idée. Je ravalais mes larmes de frustration et je sortis la tête haute de ma voiture pour croiser le regard de Satine : « Bonjour, je crois que j’ai un peu de retard... J’ai dû contacté mon agent en urgence. Cela ne devrait pas se reproduire. » Oui, je n’avais pas l’intention de rajouter quoi que ce soit sur le mot bien clairement visible sur ma voiture. En plein jour. J’allais porter plainte à la police mais pour l’instant, il y avait du travail. « Comment allez-vous ? » demandais-je en lui tendant la main.



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
Satine Vasilis
https://www.ciao-vecchio.com/t5582-ca-fait-tellement-du-bien-dai https://www.ciao-vecchio.com/t5609-for-freedom-beauty-truth-and-love-satine
Faceclaim : Angelina Jolie © .Sandrine (vava) ASTRA (sign) ) Miaka, (crackship)
Messages : 1531 - Points : 2217
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Tumblr_nx4tmmr7jh1rsykxqo2_r1_500
Âge : 45 ans née le 02/06/1975 à Mytilène en Grèce.
Métier : Chorégraphe et metteur en scène au théâtre San Carlo quartier Spagnoli
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Mer 26 Juin 2019 - 16:38 )

Quand deux talents qui se respectent fusionnent.
CONSTELLO & SATINE
Travailler c'est souvent ce qui occupe le mieux ton esprit. Cela t'évite de penser à ta Bonnie et à ton Clyde. A eux ensemble laissant leurs corps librement s'exprimer, danser, s'enlacer, s'envouter. S'aimer. Alors que toi tu joues à l'amie présente qui ne laisse rien passer de ce qu'elle ressent. Pacte oblige. Même si ton regard parfois se fait plus insistant sur leurs gestes sensuels et amoureux. Jouer l'indifférence. C'est un jeu que tu maitrises depuis tant d'année, à la base pour le bonheur de ce couple qui pourrait faire rêver plus de gens que tu ne peux te l'imaginer. Et aussi pour cette amitié que tu partages entre l'un et l'autre. Et qui coule vers quelque chose de plus exquis quand tu as la chance de les voir séparément. Parfois l'attente est plus longue selon les impératifs de chacun. Et tu combles le manque comme tu peux. D'abord en te perdant dans d'autres bras. Qu'ils soient masculins ou féminins. Et puis dans le travail, ce qui la plus par du temps est le meilleur remède à ce mal être que ta solitude enclenche. Tu revois et revois tes mises en scène, calcule chaque pas des artistes que tu vas guider sur la scène. Tu revois tes chorégraphie avec rage. Une façon de fatiguer ton esprit et ton corps qui ainsi oublient l'envie de tenir ta Bonnie ou ton Clyde entre tes bras. Sentir leur lèvres bruler ta peau et leurs caresses l'incendier, est plus facile à gérer. Cela t'évite de t'enfoncer dans des rêves érotiques qui pourraient faire jouir plus d'un mâle ou une belle femme. Tu fais de ton mieux pour rester concentrer. Chose de temps en autre impossible.

En tout cas aujourd'hui tu n'auras surement pas le temps de penser à autre chose qu'au boulot. Et puis tu vas retrouver Constello Alma, un acteur que tu admires, que tu as vu travailler et avec qui tu rêves depuis pas mal d'année de collaborer. Donc une partie de ton esprit est déjà bien pris par ce qui concerne la carrière de Constello. Quand à l'autre partie est bien elle reste libre tout d'abord pour le projet que tu vas lui proposer; et puis toutes les diverses petites choses que tu ne dois pas oublier. Et dans une journée il y en a pas mal. Notamment faire le plein d'essence, tu recules tout le temps et là si tu ne fais rien c'est la panne sèche direct. Et le remorquage ce n'est pas donner. Oui tu en as fais l'amère expérience. Tu dois passer au pressing pour récupérer une de tes robes de soirée. Penser à prendre les cookies pour le théâtre. Et deux trois petits trucs en plus que tu verras au fur et à mesure de ta journée. Tu pars assez tôt pour mettre en place tout ce qui va tourner autour de la préparation de ton futur spectacle. Tu sais que tu ne croiseras pas ta Bonnie, ce qui au fond te rend autant triste qu'heureuse. Mais tu penseras voir ton couple préféré après ta journée. Sauf si tu décides de sortir et de faire la fête. Cela ne sert à rien de penser ce que tu ferras ce soir. Faut d'abord faire ta journée. Et c'est avec un grand sourire que tu montes dans ta voiture. Tu fais le plein, passe par le pressing.

Une fois au théâtre tu commences par te mettre à ton aise. Tu portes un pantalon large avec un chemisier, le tout dans un tissu léger. La première chose que tu fais après avoir déposé tes affaires et signaler que la recharge de cookies étaient arrivés, tu quittes tes chaussures. Tu les adores mais tu aimes encore plus marcher pieds nus et tu le fais dés que tu en as l'occasion. Tu passes quelques coups de fils professionnels et tu envoies un SMS à ta Bonnie et à ton Clyde. Pas une journée ne se passe sans qu'il y est des échanges. Coquins parfois sur une conversation privée que tu protèges par un code. Pas besoin que cela tombe entre de mauvaises mains. Tu fais un tour dans la salle de spectacle, tu aimes le calme qui y règne. Comme tu aimes l'agitation que le public et les artistes entrainent. Puis tu sors devant pour prendre l'air. C'est là que tu vois une voiture se garer, une voiture vilainement taguer. Les gens n'ont honte de rien. Comme s'ils ne pouvaient pas foutre la paix à ceux qui ne comment ils disent, ne rentrent pas dans la norme. Comme s'il pouvait y avoir une norme en amour. Alors que la plus part des petites filles veulent épouser leurs pères. Tu vois Constello en sortir et tu te doutes que cet horrible graffiti est du à l'article paru il y a quelques temps. « Bonjour Constello. Pas de souci. » Tu es du genre stricte dans le boulot mais bon il y a des cas exceptionnel. « Je comprends qu'il y est eu urgence dans cette situation. Les gens sont vraiment ecoeurants quand ils se livrent à ces débilités. »  Vu tes penchants sexuels tu ne peux pas approuver ce style de réaction. Tu n'as jamais eu de problème, remarque tu ne t'es jamais cachée sur tes gouts en matière de sexe. Pas sur que si l'histoire de l'idée d'un trio venait à se savoir cela passe aussi bien. Mais ce n'est pas le jour pour penser à la naissance d'un quelconque trio. « Je vais bien et vous ? Vraiment ravie que vous ayez accepté ce rendez vous et que l'idée du projet vous plaise. Je ne verrais personne d'autre que vous dans le rôle. » Tu souhaites depuis tellement longtemps travailler avec Constello Alma que inconsciemment tu fais le nécessaire pour que tout colle. Après il y aura surement quelques petits ajustements, de toute façon cela arrive avec presque 90% des artistes. Pas grand chose mais cela fait partir aussi du métier. « Vous voulez qu'on attente qu'il arrive pour donner vos clés, ou alors on entre et on les laisse au concierge. Je ne suis pas spécialement pressée donc c'est comme vous préférez. Je comprendrais que vous vouliez attendre pour être sur que se soit la bonne personne qui récupère votre voiture. » Même si tu es impatiente de parler avec ce grand artiste et de lui en dévoiler un peu sur le rôle que tu comptes lui confier.



(fiche) drvgns. / (ava)
Ealitya & LipsLikeAMorphine


bonnie clyde
L'irrésistible envie. L'amour interdit. La passion dévorante. La douleur indécente. L'insolence du désir. 

Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Messages : 5026 - Points : 2256
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 58 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Mar 2 Juil 2019 - 6:37 )
J’avais pris la décision, après près de trois semaines à me laisser absorber par les médias de me tenir la tête haute. Se faire ronger par les regrets ? Ce n’était pas nécessairement ma tasse de thé. Je m’étais trop longtemps tenu la tête baissée à fixer mes pieds. Je n’avais rien choisi dans cette situation : ni mon orientation sexuelle, ni la manière dont j’étais sorti bien involontairement de mon placard. La redoutable Licia s’était montrée Comme une pirate de mon plan de vie, comme une voleuse de mon droit de sortir quand j’en serais prêt du placard. Elle n’avait que précipiter de quelque semaines ou mois ce qui s’était imposé comme une évidence.

La colère des premières semaines avait cohabité ce fond sombre, mon malheureux petit monstre qui s’imposait dans un coin de ma tête bien contre mon gré. Mais quand j’étais venu pour parler avec ma fille, j’avais réalisé que je n’avais pas à m’excuser pour l’homme que j’étais. Pourquoi devrais-je m’excuser de quelque chose que malgré toute volonté de ma part je ne pouvais simplement pas contrôler. Ce n’était pas comme l’agencement d’un sandwich, comme l’épaisseur de ma tranche de pain aux bananes le matin… Je ne pouvais que m’excuser de la manière dont l’affaire avait été médiatisé. Parce qu’il faut dire que j’avais toujours fait particulièrement attention pour séparer ma vie personnelle d’une part et ma vie professionnelle d’une autre part.

Sauf que voilà qu’en dépit de toute ma volonté, les deux entraient brusquement en collision l’une avec l’autre sans que je le veuille, comme une symphonie écrite par ce musicien péruvien que j’avais un jour eu la chance de voir se produire à Naples. Et que je devais maintenant trouver le courage de sortir la tête haute de ma voiture avec le tag qui me visait bien personnellement et qui malgré tout me faisait mal. J’aurais voulu que mon orientation sexuelle ne change rien, mais je savais par la simple réaction de mes parents qu’elle changeait quelque chose dans ce bas monde. Et j’aurais préféré ne pas avoir de rencontre professionnelle après qui aurait fait en sorte que le regard d’un autre ne se porte pas sur mon véhicule et sur mon orgueil mâle drôlement atteint par quelque chose que je savais la vérité, par un mot que j’avais même utilisé pour me définir dans la colère que je ressentais le soir où tout avait éclaté au grand jour.

Ma vie était une penderie : je venais de remettre sur un cintre ce costume tourmenté et à mi-figue, mi-raisin d’un homme blessé. Pas question de jouer l’écrivain tourmenté. J’avais attendu ma chance pour travailler avec Satine et je n’étais pas pour la laisser passer simplement parce qu’un con avait choisi ma voiture comme cible de sa stupidité. J’avais enfilé en coupant le moteur de ma voiture ce masque de bonheur qui était sincère. Simplement parce que j’avais attendu ma chance et que je savais très bien, fort bien, que dans ce métier, tout était une question de chance. Tomber sur un script inspirant avec un réalisateur ou un metteur en scène qui nous motivait, une équipe intéressante… C’était un coup de chance. Percer et vivre de son art en était un encore plus grand.

Je suis donc heureux de ne pas avoir de remontrance pour les quelques petites minutes de retard que j’ai accumulée en raison de l’appel que j’ai du passé sur le main-libre de ma voiture pour m’assurer que l’on vienne récupérer ma voiture pour la faire nettoyer. Il y a, après tout, des gens tyranniques dans le milieu artistique et je sais que Satine a quand même la réputation de l’être mais son commentaire sur la bassesse des gens. « Je trouvais personnellement plus écœurant le comportement des journalistes qui sont allés jusqu’à harceler ma fille. Ça, c’est juste une preuve que les gens peuvent être bas. » Adelina était enceinte jusqu’aux yeux. Bien sûr que papa poule qui avait toujours tenté de la protéger de l’œil du public n’avait pas apprécié que l’on aille jusqu’à l’attendre chez elle alors qu’elle rentrait et lui causer tellement de stresse qu’elle en fasse un malaise. Je me contentais donc d’étouffer la tristesse que je ressentais face à ma voiture pour la minimiser face à ce que ma fille avait pu ressentir, face à ce que ma Lucia pouvait ressentir.

La conversation découle normalement très vite sur la pièce ce que je trouve positif. Je n’ai pas l’intention de m’accaparer le plus grand de la discussion pour analyser les tenants et aboutissants du graffiti. Je veux du travail pour me changer des idées et pour me convaincre que les gens m’aiment encore et toujours malgré le fait que l’on sache maintenant que je ne convienne pas à ce qui est entendu. « Je vais bien. » déclarais-je avec un sourire honnête. « Et sachez que c’est toujours excessivement flatteur de se faire dire que personne d’autres n’aurait pu être vu dans le rôle surtout quand je voulais travailler avec vous, Satine, depuis un certain temps. » rajoutais-je en rajoutant au compliment qu’elle venait de me faire. J’avais bien vu certaine de ses œuvres et j’en admirais le talent dans la mise en scène. La sensibilité que dégageait ses œuvres. Alors le compliment était facile tout comme la réponse que je pouvais postuler face à cette offre d’attendre que le stagiaire ne vienne récupérer ma voiture. Je répliquais à nouveau avec un sourire. « Sans vouloir nous priver du luxe de contempler l’œuvre d’art élaborée sur mon automobile, je préférerais peut-être que nous rentrions à l’intérieur. J’ai demandé qu’un SMS me soit envoyé par le stagiaire quand il viendra. Mon cellulaire sera fermé immédiatement après. Ce n’est pas que ça m’atteigne, ou quoi que ce soit… mais j’aurais préféré que ça ne se produise pas. » déclarais-je en montant les marches du théâtre et lui tenir galamment la porte.



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
Satine Vasilis
https://www.ciao-vecchio.com/t5582-ca-fait-tellement-du-bien-dai https://www.ciao-vecchio.com/t5609-for-freedom-beauty-truth-and-love-satine
Faceclaim : Angelina Jolie © .Sandrine (vava) ASTRA (sign) ) Miaka, (crackship)
Messages : 1531 - Points : 2217
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Tumblr_nx4tmmr7jh1rsykxqo2_r1_500
Âge : 45 ans née le 02/06/1975 à Mytilène en Grèce.
Métier : Chorégraphe et metteur en scène au théâtre San Carlo quartier Spagnoli
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Mar 9 Juil 2019 - 12:58 )

Quand deux talents qui se respectent fusionnent.
CONSTELLO & SATINE
Tu es parfaitement consciente que le monde dans lequel on vit est un monde de requins et de charognards. Tout le monde est prêt à défoncer l'autre, à l'attaquer sans se préoccuper des conséquences. Et tout y passe. La moindre faille dans la vie privée ou professionnelle ouvre la porte à des retombées souvent désastreuses. Pouvant faire de gros dégâts. Personne n'est à l'abri, et encore plus dans le monde du spectacle ou la jalousie donne un moteur de plus dans la recherche de coups tordus. Constello est en train d'en faire l'amère expérience. On a pas hésité à trainer son nom dans la boue juste parce qu'il a osé passer de l'autre côté de la barrière. On l'a stigmatisé. Sans se dire que l'on pouvait le blesser ou même le détruire. Alors que son talent ne change pas. Qu'importe où il pose ses préférences sexuelles. Mais ça personne ne le comprend. Une carrière peut être mise à mal avec ce genre de ramassis de connerie. Une carrière comme une vie. Combien se sont suicidés après de pareilles attaques ? Ou on tenté ? Mais c'est la vie et elle est loin d'être rose. Elle jette son dévolu et on subit. Ou on s'en sort, ou on coule et on périt. Tout le monde a droit à son combat à un moment ou à un autre. Petits ou grands. Pauvres ou puissants. Connus ou inconnus. Tout le monde passe à la trappe à un moment. C'est sur qu'en tant que personnage connu on est des cibles bien plus facile. Nos vies s'étalent dans les tabloïds et certains s'en donnent à cœur joie pour balancer, pour corrompre, pour traquer, ou inventer. Tu es bien placé pour le savoir, tu as été prise en grippe par un putain de journaliste Cesare Corso, il était même pas un critique et il se régalait de descendre tes spectacles. Jeter de l'huile sur le feu est son sport favori et le souci c'est de comment tout cela se finit à chaque fois entre vous. Enfin tu évites de penser à ce beau gosse sexy qui te donne autant envie de le tuer que de le dévorer. Oui la rage et la colère peuvent pousser au pire. Notamment au péché de la chair. Mais avec Cesare Corso ce pêché est des plus insolent mais tellement délicieux.

Enfin revenons à nos moutons et à la voiture du pauvre Constello qui est gêné en plus car toute cette histoire l'a fait arriver en retard. Mais tu le rassures, comment lui en vouloir. Tu trouves même ce geste indécent. Et quand il te parle des journalistes qui sont allés harceler sa fille, cela te renforce dans l'idée que ces mecs ne servent à rien à part à foutre la merde. De vrais déchets. Tu ne manqueras pas de titiller Corso à ce sujet, tant bien il a même pondu un article sur Constello. Et si c'est le cas tu te feras un plaisir de l'égratigner et de le remettre à sa place, avant surement de céder à son corps et ses courbes viriles. « Oui de vrais charognards ces types. Ils aiment venir nous ronger jusqu'à l'os ces pourris. Je tordrais bien le cou à certains. » Tu poses ta main sur son épaule comme un geste de soutien. Certaines que pas mal de personnes du monde des paillettes feraient bien un feu de joie en l'alimentant avec des journalistes. Bon il y en a des bons, faut pas tous les mettre dans le même panier mais c'est vrai qu'ils sont rares. « Je me doute que c'est difficile à vivre, j'espère que cette histoire se tassera rapidement. De toute manière avec votre futur rôle, vous allez vite leurs montrer que votre talent est bien plus grand que leurs attaques débiles. » Tu souris à ses mots et à son retour de compliment. Pas question de vous laissez abattre par ce tag sur la voiture. Une fois nettoyée cela ne se verra plus. Même si la blessure éprouvée restera gravée dans l'esprit de l'artiste. « Ravie de voir que vous vouliez aussi travailler avec moi. J'avoue que cette idée me titiller depuis un bout de temps. Mais nos emplois du temps ne nous l'avaient pas permis jusqu'à présent. Je me sens vraiment chanceuse de pouvoir enfin le faire. » Après cette échange de bons mots, tu demandes si Constello préfère attendre dehors qu'on vienne chercher sa voiture. Ou si il en laisse le concierge s'en occuper, cela qui vous permettra de fermer la parenthèse douloureuse et de passer à quelque chose de plus agréable. Une discussion qui vous passionnera bien plus que cette abomination.

Tu ne peux t'empêcher de rire quand Constello te répond, ce chef d’œuvre ne sera pas à mettre dans les anales. « Il est vrai que le coupable a manqué d'un réel talent en faisant son graffiti. Même pas d'harmonie dans les couleurs. » Tu dis cela sur le ton de la moquerie. « Il aurait pu signer ce qui aurait montrer qu'il assume son acte. Je pense que dans un cas pareil c'est quand même la moindre des choses. Trop facile sinon. Mais oublions tout cela et entrons pour nous préoccuper de choses bien plus intéressantes et enrichissantes. Et ne vous inquiétez pas pour votre téléphone. »  Même si tu es une personne à cheval sur pas mal de règle, tu sais aussi être souple quand l'occasion se présente. Et là l'occasion était assez exceptionnelle. Et Constello assez gêné par l'histoire, pas la peine d'en rajouter en te montrant fermée comme on te le reproche parfois. « Nous allons commencer par boire un café ou un thé tout en papotant de votre futur rôle. » Il se montre galant en te tenant la porte d'entré du théâtre. « Merci. Je suppose que vous êtes déjà venu dans ce lieu. Avez vous eu la chance d'y jouer ou cela va être votre première fois ? » Parce que si c'était le cas tu lui ferais faire le tour du propriétaire avant. Autant du côté de la salle que des coulisses.



(fiche) drvgns. / (ava)
Ealitya & LipsLikeAMorphine


bonnie clyde
L'irrésistible envie. L'amour interdit. La passion dévorante. La douleur indécente. L'insolence du désir. 

Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Messages : 5026 - Points : 2256
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 58 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Jeu 11 Juil 2019 - 23:52 )
Honnêtement, je savais que la porte de mon placard défoncée, je m’exposais nécessairement aux critiques que les autres pouvaient formuler sur ce « mode de vie » que j’avais choisi. Je savais très bien que les médias se régaleraient à analyser les tenants et aboutissants de mon choix de mes amants et que certains d’entres eux voudrons se présenter au front de ces petites révolutions pour expliquer qu’ils avaient plus d’importance qu’un autre dans ma place. Ce scandale interprétait la sainte trinité de tout ce qui faisait exploser les médias dans un geyser interminable rumeur qui nous saoulait. Il y avait sérieusement une raison pour laquelle je me répugnais à donner des entrevues. Ma vie personnelle, en mon humble opinion, ne concernait que moi. C’était assez dur d’élever des enfants quand l’on avait un horaire d’artiste pour ne pas rajouter le poids des médias qui se faisait un réel plaisir d’inspecter sous ses plus fines coutures chacun des éléments qui constituait en eux-mêmes un casse-tête pratiquement insoluble alors si l’on pouvait s’empêcher de rajouter l’œil scrutateur et méchant des médias j’avouerais plutôt honnêtement que je ne serais pas roulé en boule dans mon coin à m’apitoyer dans mon sort. Mais cet avis ne m’était pas unique dans le milieu artistique et je le savais très bien. C’était une chose de se faire reconnaître dans la file d’embarquement pour aller prendre l’avion par un fan. C’en était une autre que de retracer ma fille, enceinte de sept mois presque huit, de jumeaux pour aller lui rappeler qu’elle avait fait une tentative de suicide quand elle était adolescente. Les critiques se méritaient la pendaison et je rajoutais. « On pourrait également les fouetter sur la place publique parce que s’en prendre à une femme enceinte c’est inacceptable. Je peux les tolérer leurs insultes débiles, mais ma fille. C’est à ne pas toucher. Et j’espère sincèrement que le rôle saura prouver que je peux encore jouer même si je suis hors du placard. ».

Fondamentalement, je savais que mon talent n’avait pas changé simplement parce que les gens disaient maintenant à voix haute ce que tout le monde dans le milieu artistique savait depuis longtemps. Même si je m’étais efforcé pour le cacher en me noyant dans le travail pour inlassablement revenir comme un boomerang dans les galas, les soirées de célébration de fin de tournage pour me retrouver à chercher la chaleur des bras du premier venu quelque soit le lieu dans lequel on se trouvait. Donc le fait de savoir que cet avis n’avait pas changé auprès de certains de la communauté artistique. La preuve, c’était cette réjouissance avec laquelle nous étions en mesure de parler du plaisir d’enfin travailler ensemble. Moqueur, je rajoutais : « C’est que nous avons tous les deux des horaires de ministres. Au moins, nous siégerons sur le même gouvernement cette fois-ci. ». Il fallait dire que je m’autorisais très peu de vacances. J’avais des petites pauses entres les différents projets mais mes tendances à explorer dans les limites de l’art que j’aimais d’une passion renouvelée à chaque fois que je me faisais offrir un nouveau projet n’aidait pas. Refuser des œuvres me rendait toujours triste et je savais que certains scripts proposés se heurtait à mon véritable gladiateur d’agent qui limitait ce que je pouvais voir comme offre de travail.

Contemplant ma voiture, je ne pus retenir un grand éclat de rire lorsqu’elle le commenta comme une œuvre d’art traditionnelle. Pas signer et une harmonie des couleurs médiocres. L’adage ne disait pas : « il vaut mieux en rire que d’en pleurer » ? Bah, j’avais définitivement envie d’en rire plutôt que d’en pleurer. Remontant machinalement mes lunettes rondes sur mes yeux, j’observais l’œuvre et prenant l’allure de ces grands critiques qui se plaisait à prendre leur flèche pour la tirer dans une œuvre dans laquelle un artiste avait mis une partie de son cœur sans se préoccuper des dommages causés dans leur estime personnelle. « En effet, il est toujours mieux d’assumer son œuvre d’art. Sinon pourquoi produire. Cet artiste mérite de cette œuvre soit effacée et basta ! Allons produire quelque chose que nous n’aurons pas honte de signer nos noms dessus. » rigolais-je doucement en entrant dans le théâtre.

J’étais toujours étrangement satisfait d’entrer dans ce genre d’endroit. Il évoquait pour moi la même sainteté que les églises pour mes parents. C’était ici le lieu où j’avais vraiment grandi. Quel qu’il soit, du théâtre expérimental (j’avais déjà joué un polygone dans une pièce on-ne-peut-plus-douteuse qui se voulait une critique sociale probablement écrite par un auteur qui avait consommé un trop grand nombre de substances hallucinogènes) aux plus grands classiques en passant par la comédie musicale que j’adorais d’un amour enfantin, j’avais tout vécu ici. « Je préférais le thé puisque je viens de me prendre un café sur le chemin, mais ce serait avec plaisir si vous offrez si gentiment.. » C’était aussi parce que je me doutais que du lait de soya soit disponible en coulisse à moins que mon petit côté diva militante pour la cause animale ne m’ait déjà précédée dans le théâtre. J’aimais beaucoup le San Claro avec ses hauts plafonds et ces dorures qui trahissaient son histoire. Il y avait une raison que je trouvais qu’ils avaient un côté magnifique et féérique qui se dégageait. J’humais lentement l’odeur de ce lieu. Je préférais le théâtre à la télévision. Parce que le public y était visible, à deviné derrière la lumière des projecteurs. Fort d’une longue carrière artistique qui depuis le tournant des années 2000 abusait de la scène plus qu’avant, je souris à sa question. « J’ai déjà eu la chance d’y jouer en effet. Je crois qu’il s’agirait de ma huitième fois si je ne m’abuse. Et je crois avoir assisté à quelques-unes des premières de vos pièces ici. » J’avais eu des billets de saisons pendant des années parce que le théâtre avait pour moi ce côté libérateur. Le sourire qui illuminait mon visage avait ce petit coté enfantin. « Et ce rôle, nous en parlons. » demandais-je doucement.



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
Satine Vasilis
https://www.ciao-vecchio.com/t5582-ca-fait-tellement-du-bien-dai https://www.ciao-vecchio.com/t5609-for-freedom-beauty-truth-and-love-satine
Faceclaim : Angelina Jolie © .Sandrine (vava) ASTRA (sign) ) Miaka, (crackship)
Messages : 1531 - Points : 2217
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Tumblr_nx4tmmr7jh1rsykxqo2_r1_500
Âge : 45 ans née le 02/06/1975 à Mytilène en Grèce.
Métier : Chorégraphe et metteur en scène au théâtre San Carlo quartier Spagnoli
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Ven 19 Juil 2019 - 19:41 )

Quand deux talents qui se respectent fusionnent.
CONSTELLO & SATINE
Tu comprends parfaitement la colère de Constello. Les journalistes n'ont aucune pitié dés qu'on sort du moule, enfin celui qui les arrange. Le respect de la vie privée, ils ne connaissent pas et ils sont prêt à utiliser tous les coups bas pour vous mettre à mal. Planter un couteau dans le dos ne les dérangent en rien. Et même les proches ne sont pas épargnés. Même si là c'est vraiment pousser le bouchon un peu loin. En tant que personnalité connue, tu sais très bien que tout doit être cloisonné entre vie professionnelle et vie privée. Pas toujours facile à faire, mais tu t'en es toujours bien sortie. Personne ne sait les réels rapports que tu entretiens avec ton couple d'amis. A vrai dire tu serais plus blessée pour eux que pour toi. Si cette vérité éclatait au grand jour, tu ne sais pas comment réagirait Calliope, ni Friedrich. Parfois cette situation t'empêche de dormir, tout serait plus simple si tu leurs disais tout. Ou alors pire car tu pourrais tout perdre. D'où le respect de tes pactes. « Je vous comprends parfaitement et je suis d'accord avec vous. Qu'ils nous maltraitent mais qu'ils ne touchent pas à nos proches et encore moins à nos enfants. » Même si toi tu n'en as pas, d'ailleurs il y en a même pas dans ton entourage proche. Pas de neveu ou de nièce, le fait d'être fille unique facilite la tâche. Et ta meilleure amie n'est pas mère. Donc pas de souci de ce côté là. Mais vu qui est Friedrich si votre relation s'ébruiter cela aurait un impacte très important sur lui. Époux et amant de roturières, le pauvre son titre en prendrait un sacré coup. « J'espère surtout que vous êtes prêt à un truc un peu dingue. Rien de ridicule, mais plein de folie. Je suppose que vous savez que je sors des sentiers battus dans mes mises en scène. J'espère que vous n'allez pas prendre peur. » Tu lui souris, tu éveilles sa curiosité sans réellement la rassasier. Mais tu veux garder un peu le suspens. Et puis tu sais que Constello sera à la hauteur de tes attentes. Parce que cela fait un bout de temps que tu espères travailler avec ce grand artiste. Enfin le hasard de vos emplois du temps vous permet de collaborer. «  Et je pense que notre collaboration va faire des émules. Et montrer quels grands artistes nous sommes. » Tu ne cherches pas à te jeter des fleurs, mais de temps en temps cela fait du bien. Quoi que tu as toujours été assez préserver par les critiques, pas beaucoup de méchants et de blessante. Le premier qui avait osé vraiment mal parler d'un de tes spectacles étant Cesare Corso, mais bon vu votre relation tu te dis qu'au final c'est un mal pour un bien.

Tu as hâte de faire part de tes idées à Constello mais avant il y a le petit souci par rapport à sa voiture. Les gens n'ont honte de rien et ne savent pas à quel point leur connerie peut être fatigante et pesante. Enfin cela ne t'empêche pas de faire de l'humour à ce sujet, une façon de dédramatiser la situation. Tu vois bien que ce geste à toucher l'artiste, qui ne le sera pas. Mais tu espères que ta note légère apaisera un peu ce poids sur son estomac. « C'est tout à fait ce que j'étais en train de me dire. Ou je m'éprouverais aucune honte à signer mon nom au côté du votre et à revendiquer l’œuvre originale que je vais vous proposer. » Tu souris et vous prenez le parti d'entrer dans le théâtre une fois les choses mises en place pour que la voiture de Constello soit facilement récupérable. « Allons boire un petit thé et en plus il reste quelques cookies fait maison. J'en ai apporté une boite ce matin pour le personnel. C'est une petite routine que j'ai mise en place pour les répétitions et puis les spectacles. Et ne vous en faites pas je varie les plaisirs. » Vous vous dirigez directement vers la loge que tu occupes vu que Constello connait l'endroit. Tu t'en doutais un peu mais tu as préféré demander. Cette loge te sert également de bureau quand tu travailles sur les lieux. Parfois tu bosses aussi de ta villa. Mais tu aimes venir ici, parce que le théâtre est habité par tellement de souvenir. Et cela nourrit parfois ta fibre artistique. « J'ai fais pas mal de lieu de spectacle mais il est vrai que ce théâtre est cher à mon cœur. D'abord parce qu'il est sublime et puis l’acoustique est magique. Et il permet quand même pas mal de liberté au niveau mise en scène. » Tu ouvres la porte de la loge, tu sens dans les derniers mots de l'artiste son impatience. « Allez y.  Je vais tout vous dire.» Tu le laisses s'installer pendant ce temps tu prépares l'eau pour le thé, tu as apporté tout le nécessaire. Tu sors le petit assortiment de sachets, pour que Constello choisisse celui qui lui plait, ainsi que deux tasses et une assiette avec tes cookies noix de pécan. Une fois tout de prêt tu t'installes. Il est temps de lever le voile sur ce que tu veux proposer à l'acteur.

« Déjà seriez vous prêt à danser. Car je prévois un numéro musical. Rien de sorcier bien entendu. Mais très surprenant parce que le numéro arrivera à un moment dramatique et cela va surprendre le public. Si vous ne vous sentez pas de danser un artiste sera à vos côtés et vous agirez comme s'il était votre marionnette. » Tu as pensé à une autre éventualité si Constello ne se sentait pas de danser. Et qui rendrait aussi très bien dans ta mise en scène. « Sinon pour le rôle. Le personnage aura deux facettes. Une complètement enjouée qu'il montre aux gens qui l'entourent et une renfermée qui l'envahit qu'une fois chez lui. Personne ne se doute qu'au fond il est seul et morose et que sortir lui fait peur. Il ne le fait que par obligation pour aller travailler et faire ses courses. » Tu récupères ta tasse de thé pour en boire quelques gorgées. « Et puis un soir il va rentrer chez lui troquer son sourire contre un visage fermé quand on sonne à sa porte. » Temps de pause. « Tous ses amis débarquent pour lui souhaiter son anniversaire. Panique parce qu'il est chez lui et qu'il va devoir tenir un rôle donc il n'a pas l'habitude entre ses murs. » Tu guettes les réactions de Constello. « Et qui dit deux facettes dit aussi une grosse différence dans les tenues de scène pour votre personnage, dans les décors, comme dans le jeu d'acteur et le les décors.  Alors vous en pensez quoi ? Vous êtes prêt à relever le défi. » Tu espères que oui et encore plus avec ce qu'il traverse en ce moment.



(fiche) drvgns. / (ava)
Ealitya & LipsLikeAMorphine


bonnie clyde
L'irrésistible envie. L'amour interdit. La passion dévorante. La douleur indécente. L'insolence du désir. 

Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Messages : 5026 - Points : 2256
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 58 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Sam 3 Aoû 2019 - 4:52 )
La première fois que j’avais été exposé au théâtre, j’avais eu l’équivalent d’une illumination divine. Du théâtre de rue classique et vieillot. Des maquillages à l’ancienne. Des personnages colorés et vifs d’esprit dans leur jeu. J’avais su, d’instinct, sans l’ombre d’un doute : c’était ce que je voulais faire du restant de ma vie. Et mes parents ambitieux, qui me voyait déjà professeur de fac (alors que j’haïssais l’école comme d’autres haïssent le brocoli) avaient beau me répliquer que c’était un milieu difficile, qu’il y avait beaucoup d’appelés et peu d’élus dans le grand monde du spectacle. J’y avais cru. J’y avais cru parce que fondamentalement dans les masques, sans les maquillages, dans l’exubérance du milieu artistique j’avais trouvé un parfait miroir de la personnalité du jeune homme de dix ans qui avait assisté à sa première pièce. Et puis, si je suis honnête : le milieu artistique était justement plus ouvert. La preuve, c’était que Satine n’avait pas tout bonnement refusé de travailler avec moi sous le principe que j’étais maintenant hors du placard et qu’elle se montrait également moqueuse que ce que j’étais face à la bien triste situation dans laquelle je me retrouvais. Ce qui me plairait nécessairement. J’étais familier avec son travail artistique. Le bourreau de travail que j’étais était doublé d’un grand amoureux de la scène à la fois comme spectateur et qu’acteur si bien que n’ayant jamais travaillé avec la brune, je connaissais son travail et plus que par simple oreilles interposées. J’avais régulièrement assisté. Je ne fus donc pas plus étonné que cela lorsqu’elle me précisa qu’elle avait tendance à sortir des sentiers battus et que notre collaboration ferait sans doute des émules. « Ne vous inquiétez pas, Satine. Je suis familier avec votre univers scénique et n’ai littéralement que très peu de choses que je refuse sur une scène. Et ne peut que me contenter d’espérer exactement la même chose que ce que vous venez d’exprimer. » Kabuki ou expérimental, j’avais prouvé dans ma carrière artistique que je savais me mettre en danger. Kaléidoscope de productions diverses qui mêlaient danse, théâtre et chat, je savais me montrer versatile sur ma propre production théâtrale. Après tout, j’avais déjà même accepté ma propre nudité sur scène alors niveau expériences scéniques particulières, j’avais également donné mais avec un plaisir honnête et franc.

Je fus ravi d’apprendre qu’il s’agissait d’une œuvre originale. C’était d’ailleurs ce que j’avais cru comprendre selon les mots que mon agent m’en avait glissé. J’aimais particulièrement assister à ce développement particulier d’une œuvre qui venait au monde. Aucune œuvre artistique n’était rien sans un auditoire pour l’écouter, sans un public pour l’applaudir. Parfois, il y avait de ces actes qui n’avaient pas le succès que méritait le texte. Mais je savais honnêtement que ce que me proposerait Satine ne serait pas dans cette catégorie. « Je n’ai qu’hâte de découvrir cette œuvre alors. » dis-je tout sourire. Je préférais tourner la page sur ce triste incident qui marquait ma voiture. Je n’avais pas choisi d’être ainsi exposé. Rien de ce que je pouvais dire ne changerait la triste réalité de mon sort. En passant la porte, je tendis mes mains à un concierge avec une brève explication de la situation.

L’offre de la brune était intéressante mais je savais très bien que je me contenterais du thé ce que je justifiais avec un petit sourire : « Je vais malheureusement décliner pour les cookies. Aucun produit animal. Il s’agit de mon petit côté diva. Et puis à mon âge, il semblerait que tous biscuits se trouve un peu trop aisément converti en graisse si on s’en fit à mon humble petit avis. ». J’étais fier de mes convictions, peut-être un peu moins de mon corps qui lui vieillissait irrévocablement. J’avais assisté à mes cheveux sombres se parsemer de gris petit à petit : j’avais exploré comme un champion les jeux de teintures comme pour repousser l’irrémédiable passage du temps. J’avais également appris à découvrir les pattes d’oies qui s’étaient creusées sur les côtés de mes yeux. Je savais que j’étais plus proche de la soixantaine que j’étais proche de ma cinquantaine ce qui ne m’empêchait pas nécessairement d’avoir un net besoin de traiter mon corps pour un temple. Je mangeais santé : végétarien depuis ma jeune vingtaine et vegan depuis ma vieille trentaine, je savais apprécier la bonne nourriture mais je restais à cheval sur mes principes d’environnement et de santé animale. C’était pour la même raison que je faisais pousser mes propres légumes avec un acharnement salvateur depuis des années (et une fierté renouvelée à chaque cueillette qui venait de mon acharnement typiquement acharné.

En l’entendant me parler de la pièce, je ne pus m’empêcher de sourire de bonne humeur. Danser ? Musical à quel point ? Elle n’avait pas autant besoin de me prendre par les sentiments pour m’avoir à signer. Déjà que l’idée de participer à une de ses productions savait me rendre de bonne humeur alors l’idée d’une partie danse : « Aucun problème et le niveau peut être relativement élevé. J’ai toujours eu un petit coup de cœur pour tout ce qui est comédies musicales alors je ne suis jamais vraiment récalcitrant. Je chante également d’une manière acceptable si jamais vous voulez l’intégrer. Et j’adore surprendre le public. » déclarais-je avec des étincelles dans les yeux en m’installant sur un fauteuil pour l’écouter attentivement me parler du rôle.

Le sérieux du rôle ne réussit pas à pleinement effacer l’immense parallèle que je faisais entre ma vie et celle du personnage. Mon image publique n’avait jamais rien laissé voir de cette dépression que mon placard m’avait amené à explorer de fin en comble me rendant littéralement par deux reprises sur les limites de la mort. Et un éclat de rire échappa mes lèvres, plus nerveux que soulagé. « Je… Je m’excuse. L’idée est brillante et me rappelle étrangement les quelques dix dernières années de mon mariage. Il ne s’agirait donc pas nécessairement d’un rôle de composition dans mon cas. » dis-je avant de reprendre le contrôle de mon petit fou rire. Rien, rien ne s’était vu à part pour la toute petite poignée de personne ne m’avait vu au plus sombre de ma noirceur. Reprenant le contrôle de mon fou rire. « Je suis en effet partant pour ce magnifique défi surtout s’il y a des changements de costumes fabuleux et de la danse. »



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
Satine Vasilis
https://www.ciao-vecchio.com/t5582-ca-fait-tellement-du-bien-dai https://www.ciao-vecchio.com/t5609-for-freedom-beauty-truth-and-love-satine
Faceclaim : Angelina Jolie © .Sandrine (vava) ASTRA (sign) ) Miaka, (crackship)
Messages : 1531 - Points : 2217
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Tumblr_nx4tmmr7jh1rsykxqo2_r1_500
Âge : 45 ans née le 02/06/1975 à Mytilène en Grèce.
Métier : Chorégraphe et metteur en scène au théâtre San Carlo quartier Spagnoli
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Lun 12 Aoû 2019 - 17:55 )

Quand deux talents qui se respectent fusionnent.
CONSTELLO & SATINE
Tu respectes le travail des autres même quand ce travail reste simplement terre à terre. Chacun a sa vision du monde. Toi la tienne est un peu plus folle, plus inter sidérale que la plupart de ses collègues. Ton métier de metteur en scène tout comme celui de chorégraphe te permettent de laisser ton imagination vagabonder bien au delà des limites du raisonnable. Et puis pourquoi vouloir te restreindre alors que tu peux voir plus grand. Bien entendu parfois cela pose problème, faut trouver l'équipe prête à te suivre, même si pour certains postes tu as les mêmes personnes qui reviennent. Il faut trouver ensuite le lieu et le propriétaire de théâtre qui te laissera faire sans vouloir te couper les ailes. Puis il te faut trouver des artistes capables de faire ressentir au public ce que toi tu imagines. Il faut donc que les artistes soient eux même hors norme. Presque aussi fous que toi, pour que l'alchimie fonctionne et se distille à chaque représentation. Et ce n'est pas donné à tout le monde ce don là, tout comme l'envie de le faire. Tu as pensé à quelques artistes, mais le nom de Constello Alma c'est imposé d'office à ton esprit. Tu l'as vu jouer plusieurs fois et tu sais qu'il est l'homme de la situation. Et même encore plus face à ce qui lui est arrivé dernièrement. Et il te rassure par ses paroles, tu as fais le bon choix. « J'aime les artistes qui sont prêts à se mouiller et à donner leurs tripes pour que tout soit magique une fois que le rideau se lève. » Tu sens son impatiente et sa fièvre face au suspens que tu mets un peu avant de tout lui dévoiler. Tu proposes du thé et des cookies, de quoi alimenter la discussion et la rendre encore plus légère. Constello accepte le thé mais décline les cookies, monsieur fait sa diva comme il se plait à le dire. Et puis il pense aussi à sa ligne qui avec l'âge aurait tendance à faire plus d'arrondi que de ligne droite. Le tout te fait rire, enfin c'est surtout la façon donc il présente la chose. Toi même tu fais attention à ta ligne, même si tu n'as jamais vraiment connu de problème de poids. Le métabolisme et ses secrets ce n'est pas demain qu'ils seront percés. « Je comprends dans ce cas la prochaine fois je prévoirais des fruits, je ne voudrais pas que votre estomac bave en voyant les autres manger mes cookies. » Et tu lui souris.

Puis tu prends place à ses côtés et tu attaques à lui parler du projet. Lui livrant les diverses facettes que tu veux exploiter. Tu as envie de jouer sur tous les arts, la danse, le théâtre, le mine peut être, le chant, la poésie. Mélanger le tout pour donner une autre ampleur au message que tu veux faire passer. Tu es consciente que cela va demander beaucoup de travail et faire sortir certains artistes de leurs zones de confort. Mais où serait le plaisir s'il n'y avait pas de risque, si tout était facile. C'est bien plus plaisant et amusant quand la surprise arrive et qu'elle n'était pas attendu. Bien entendu l'artiste sur scène le sait lui mais le public le découvre. Et c'est là que la magie opère car tu veux que les spectateurs aient la sensation que tout s'écrit au fur et à mesure. Qu'ils peuvent même peut être changer la donne d'un simple battement de cils. « C'est exactement ce que je veux surprendre le public. Que même le spectateur qui viendra plusieurs fois se dise mince je n'avais pas vu cela la dernière fois. Je ne dis pas d'improviser chaque soir, mais que cela soit tellement intense qu'ils en redemandent. Et le chant pourrait parfaitement s'ajouter, j'y ai pensé. La trame sera l'amour. Mais je le veux sous toutes ces facettes. Autant celui qu'on éprouve pour sa famille, que pour ses amis, et puis je veux qu'il est mille couleurs.  Parce que l'amour est universel et que pour moi il n'a pas de genre. » Tu aimes d'un même amour un homme et une femme alors tu es bien placée pour te rendre compte que l'amour a bien des couleurs et bien des saveurs. Et tu veux pleinement exploiter ce genre de possibilité. Tu veux lui donner les ailes que souvent on y coupe. Et tu es heureuse que Constello soit emballé par l'idée que tu lui présentes. « Carrément je tiens à vous rassurer je n'ai pas fais une enquête sur vous avant de vous parler de cette idée. »

Tu te mets à rire aussi. « Je veux surtout que vous vous sentiez à l'aise et que vous laissiez parler l'artiste qui est en vous, sachant que cet artiste offre bien des talents. Ce donc je me réjouis. J'ai même l'idée d'une scène ou les changements se feront directement devant le public derrière un paravent. Au départ le personnage sera parfait dans ses changements montrant la facette qu'il doit montrer à la bonne personne. Puis au bout d'un temps perdu et pris dans le jeu, il montrera le côté pile là où il devait montrer le côté face et inversement. Bien entendu j'aimerais que pour cette scène le changement n'arrive jamais au même moment. Pour surprendre le public. Et là vous pourriez être le maitre du jeu du début à la fin. On pourrait même étudier les musiques ensemble. Je voudrais impliquer l'équipe d'avantage. Quitte à faire intervenir un maquilleur ou une costumière sur scène. Je sais cela paraît fou, mais je veux que cela soit fou, déganté même. Irréel, fantastique. J'espère que je ne vous fais pas peur. » Ta voix marque à quel point tu es débordante d'idée pour ce futur spectacle. Et d'impatience aussi dans le fait de le voir naitre peu à peu. « J'ai fais quelques croquis pour donner des idées des couleurs, pour les costumes je travaille avec mon amie Calliope je peux vous montrer aussi ce qu'elle fait. » Tu sors les divers supports dessins pour que Constello puisse se faire une idée bien plus grande. Parce que la palette de couleurs ressemble plus à un arc en ciel qu'à autre chose. Mais tu as envie de quelque chose de coloré, d'enjoué, un hymne à la vie ou bien entendu la part sombre trouverait sa place, parce que la vie ce n'est pas toujours gai. Le noir et le gris auront leur place aussi. Mais tu veux que les spectateurs sortent avec des étoiles dans les yeux, même si des larmes s'y glisseront aussi.



(fiche) drvgns. / (ava)
Ealitya & LipsLikeAMorphine


bonnie clyde
L'irrésistible envie. L'amour interdit. La passion dévorante. La douleur indécente. L'insolence du désir. 

Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Messages : 5026 - Points : 2256
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 58 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Ven 30 Aoû 2019 - 3:08 )
Je n’avais pas réellement choisi mon métier. Du moins pas consciemment. Enfant, j’avais tendance à déplacer de l’air dans une classe. Les cours de sport, du karaté à la natation, n’avaient pas su me contrôler. Ce n’était pas que je bougeais constamment. C’était davantage que j’avais cet irrépressible besoin de parler, de m’exprimer, de demander aux autres d’ajuster les lumières pour que je sois en plein centre de la scène. Il y avait un professeur qui l’avait compris. Un peu comme Panoramix, il avait plongé sa louche dans son chaudron pour me donner une première gorgée de potion magique. Et tel Obélix, je n’avais pas vu le stop : c’est tête première que je suis tombé dans la potion magique.

Il n’a pas créé un monstre. Il a simplement su me montrer que ce métier existait et que je pourrais être moi. Voir mon nom s’afficher en grandes lettres juste à côté du titre de la plus récente création d’une autre personne. Je n’avais rien oublié. Il avait planté une graine dans mon cœur qui était devenue une dévorante passion.

Sur scène, je n’avais peur de rien. Je me donnais corps et âme depuis maintenant si longtemps pour mon art avec une passion qui ne se tarissait pas. J’espérais que ma passion agissait comme une flèche qui touchant les autres au cœur saurait les allumer de la même ferveur. C’était cette même ferveur qui m’avait poussé à retarder des vacances pour prendre parfois cet autre contrat qui me plaisait. Je me laissais séduire de trois fois rien. La scène avait pour moi ce petit côté addictif comme l’avait peut-être un jour été la nourriture.

Ceci nous ramenait à la brunette qui me proposait avec un sourire de me préparer des fruits pour la prochaine fois. La simple idée du goût sucré ou suret (l’acide citrique est toujours un petit plaisir à découvrir) dans un bon fruit me rendrait heureux. C’était parfois difficile d’avoir des gens qui ne comprenaient pas seulement que je faisais attention à ma ligne mais que j’avais mes convictions et que je m’y tiendrais. « Excellente option je dois l’avouer. Il serait bien affreux que je recouvre le sol de bave telle une limace effarouchée. » Ce n’était peut-être pas le bon mot mais là n’était pas le débat. La simple image que je venais de lancer me faisait rire doucement. Je faisais attention à cette image même si mon écart de conduite dans un bar prouvait que je l’avais quelque peu envoyé valser. Mais ce n’était pas comme si l’on m’avait pris à m’empiffrer jusqu’à satiété dépassé (quoi que d’être pris en mangeant de la viande aurait sans doute plu à mon boucher (retraité certes) de père).

L’écoutant me parler du rôle de l’amour dans la pièce qui était en création, je ne pus m’empêcher d’hocher la tête avec une assurance nouvelle. Je m’étais caché. J’avais eu peur d’aimer et d’abaisser ma garde pour laisser les autres voir ce que je ressentais. J’avais attendu que je ne sois plus capable de cacher. Certains hommes auraient pu nier une partie comme si l’étiquette de bisexuel collé était moins lourde à porter. Mais je ne m’étais pas défendu. Mon agent avait émis quelques communiqués de presses visant à satisfaire les vautours médiatiques. Mais je lui avais demandé de ne pas tenter de me dépeindre comme autre chose qu’homosexuel. L’étiquette m’irait, puis qu’elle était appropriée. « Cela ne peut que me réjouir comme descriptif. Surtout considérant ma présente situation. L’amour ne devrait point être une raison de juger les autres. Il s’agit donc du genre de message auquel je me ferais plaisir de m’associer ne serait-ce que pour faire un pied de nez aux obtus qui prétendront mieux savoir ce qui est bien ou non. Qu’il n’en ait pas ou qu’il n’en aille qu’un seul ce n’est pas important. » Je n’avais peut-être pas encore un amoureux, je ne savais même pas si j’allais tenter de construire quelque chose de stable avec un même homme dans les prochaines années (même si honnêtement, je l’aimerais). J’avais attendu ma chance de goûter au bonheur.

Je l’abordais brièvement en mentionnant à Satine que je me reconnaissais dans le personnage qu’elle me proposait. Elle se montra rassurante ce qui me fit quand même avoir un petit sourire triste qui tarit le rire qui avait été si franc. « Trop peu de gens étaient au courant de mon… disons côté sombre pour que vous ayez eu vent de ma situation. » Cinq pour être précis. Mon psychiatre, l’urgentiste, mon agent, ma femme et Salvatore. Seul un n’était pas lié par une clause de confidentialité. Néanmoins, elle savait me prendre dans le sens du poil et le commentaire sur mes multiples talents ne pouvait pas m’amener à autre chose qu’à un grand sourire. « De tels compliments font finir par me faire rougir… ou pire me faire avoir la grosse tête.» dis-je avec modestie avant de poursuivre « Je n’ai également aucun complexe quant à des changements de costume sur scène. Une intervention sur scène d’un maquilleur ou d’une costumière sur scène pourrait également être très intéressant et sortir de la norme. Je trouve qu’il s’agit d’idées brillantes. Il y aurait également possibilité de jouer avec la dualité des musique les deux façades du personnage : Le côté sombre peut s’associer avec du jazz et du classique ; le côté gai avec du pop récent et moderne. Ce qui rajouterait sur ce côté un peu déluré que vous semblez vouloir amener.» Sourire aux lèvres, je me penchais doucement vers les croquis tendus avec une impatience d’aider à faire naitre un nouveau personnage qui contribuerait à faire naître des souvenirs dans pour un auditoire captif. Je me retiens de sautiller lorsqu’elle mentionna Calliope avec qui j’avais déjà eu affaire. « J’ai déjà eu la chance de collaborer avec Calliope. Je suis donc au courant de son univers. Néanmoins je dois avouer que j’aime bien ce costume et qu’il s’agit du genre d’ouvrage que je me plairais à porter. Une petite touche d’Elton John ma foi dans ce mélange de plume et de strass. » rajoutais-je en désignant un des croquis



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
Satine Vasilis
https://www.ciao-vecchio.com/t5582-ca-fait-tellement-du-bien-dai https://www.ciao-vecchio.com/t5609-for-freedom-beauty-truth-and-love-satine
Faceclaim : Angelina Jolie © .Sandrine (vava) ASTRA (sign) ) Miaka, (crackship)
Messages : 1531 - Points : 2217
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Tumblr_nx4tmmr7jh1rsykxqo2_r1_500
Âge : 45 ans née le 02/06/1975 à Mytilène en Grèce.
Métier : Chorégraphe et metteur en scène au théâtre San Carlo quartier Spagnoli
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le Ven 6 Sep 2019 - 10:51 )

Quand deux talents qui se respectent fusionnent.
CONSTELLO & SATINE
Niveau scénique tu as une imagination débordante. A vrai dire tu aimerais faire un spectacle qui surprenne tous les soirs le public. Garder l'essence de ta création et puis l'entourer de différentes choses qui changent. Cela demanderait un travail de titan, tu en es consciente. Et pas toujours évident de mettre en place ce genre de défi. D'abord il faut trouver le théâtre qui accepte, les fonds nécessaires, et puis l'équipe, artiste compris. Que tout le monde soit solidaire et avance dans le même sens que toi. Tu sais parfaite que tu aurais ta Bonnie à tes côtés, mais pour le reste faudrait des gens motivés et prêt à se mouiller. Le théâtre de Naples t'offre cette opportunité et il semble de Constello Alma soit prêt à suivre ton délire que tu détailles au fil de la discussion. La somme de travail que cela va imposer si tu pars dans cette optique ne te fait nullement peur. A vrai dire dans ton métier, les peurs tu les laisses aux vestiaires, dans ta vie privée aussi, mais c'est parfois plus compliqué. En tout cas tu présentes tes idées sans aucune gêne sentant l'artiste très intéressé, alors cela te motive d'avantage. Tout ce que tu présentes ne se fera peut être pas. Mais tu veux que le résultat s'en approche au plus prés. Surtout que le thème choisi est l'amour et qu'avec ce thème un tas de combinaisons plus folles les unes que les autres peuvent se mettre en place. Alors tu détailles, tu parles des gens que tu vois sur scène, ceux qui souvent rester dans l'ombre mais tu souhaites mettre en lumière. Les changements de costume qui vont demander rapidité et expérience. Du chant, de la danse, du mime, toutes les formes d'art qui pourraient avoir leurs places sur scène. Un kaléidoscope du monde du spectacle réuni devant les yeux ébahis des spectateurs. Cela serait sublime, tu en es certaine, tu bosses sur cette idée depuis des années, tu l'améliores, la rendant plus forte, plus intense à chaque modification que tu fais. C'est un bébé, ton bébé tu as vu naitre et que tu vois grandir. Le voir sur scène serait la plus belle des récompenses. Et si en plus en tête d'affiche tu as Constello Alma, un artiste que tu aimes et que tu respectes alors là cela sera la cerise sur le gâteau. Et peu importe ses frasques, elles seront pour toi un atout dans cet arc en ciel pailleté de talent.

Bien entendu tu l'écoutes en retour, si vous partez sur ce genre de collaboration tu veux que tes artistes, tout comme ton équipe soient libres de te dire ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent. Tu imposeras le fil conducteur, mais ils tisseront la toile avec toi. « Le côté sombre peut avoir sa part de succès. Et si en plus on peut l'exploiter en public pour montrer à la face du monde que ce qui fait un homme est un tout. Pas qu'un état de choix de sexualité dévoilée ou non. Mettre dans des cases cela ne sert à rien. Au contraire cela entrave la liberté. Je suis sure que même si cet aveu a été compliqué, et vous cause des soucis vous vous sentez libéré d'un poids. » Tu ne t'ai jamais caché de fait que tu sois attirée par les hommes et les femmes, mais tu comprends parfaitement la situation. Toi même en assumant tu as parfois été mise de côté. Tu souris quand il te dit que tes compliments vont finir par lui faire prendre la grosse tête. « Ils sont largement mérités. » Et puis il revient sur ce que tu souhaites faire sur scène. Constello a même ses petites idées, et certaines pourraient bien te plaire. « De toute façon il y a des choses que nous construirons ensemble. Je fournis l’ossature. Mais tout le reste va se construire avec les idées de chacun. Même si je vais donner le fil conducteur en l’occurrence l'amour. Et j'adore ce que vous proposez vous êtes un puits d'inspiration. » Tu es vraiment heureuse de voir que cela plait et enthousiasme Constello de se joindre à toi pour voir naitre ce rêve.

Tu sais que tu auras le soutient de ta Bonnie, d'ailleurs elle bosse déjà sur des idées de costumes que tu t'empresses de montrer. Fière du travail de ton amie. « C'est vraiment génial que vous ayez déjà bossé avec Calliope. Elle aime retravailler avec les artistes qu'elle a déjà habillé. Alors elle va être aux anges de vous retrouver. » Tu regardes plus attentivement le modèle quand il parle de petite touche d'Elton John. « En effet c'est vrai que niveau costume de scène, il est quand même un grand. En tout cas je suis ravie de voir que vous êtes partant pour cette folle aventure. Je suis consciente que cela va demander du travail, un énorme travail, mais le résultat va bousculer le monde du spectacle je le sens. Et j'aime bousculer les codes, je trouve que parfois on met trop de barrière à notre monde de paillettes. On est là pour faire rêver le public, c'est notre priorité. » Et tu trouves parfois que les créateurs hésitent tout comme les artistes, bon il faut le budget. De ce côté là tu es prête à mettre de ta poche si besoin. Après faut que cela soit rentable. Mais tu es sure de faire un carton. Sure que ce que tu vas créer et monter à Naples va faire le tour du monde. « Du coup vous êtes libre à partir de fin septembre, début octobre pour commencer. Et rencontrer le reste de la troupe, il me manque encore quelques réponses mais je pense qu'elles seront positives. De toute façon on va rester en contact et je vais tout vous envoyer par mail. Le contrat, les idées, les personnes qui seront à nos côtés. Et je vous donnerais les dates aussi quand vont passer les musiciens et les danseurs pour les dernières sélections et les mises au point. Comme ça vous aurez aussi une idée de l'ensemble. Même si ce n'est qu'un brouillon. Mais ce brouillon pourrait bien devenir le centre nerveux de la composition. » Voilà tu as tout dis. Il est vrai que cela fait beaucoup d'information mais tu vas laisser à Constello le temps de les revoir au calme et à tête reposée. « Vous avez des questions ? Ou quelque chose ne vous semble pas clair ? Une fois que je vous aurez envoyé le mail n'hésitez surtout pas à revenir vers moi si quelque chose vous chagrine, ou ne semble pas cohérente. Je suis ouverte à toutes suggestions et à toutes les idées nouvelles. » Tu n'es pas du genre c'est comme ça et pas autrement. Tu sais que parfois tes idées remodelées par une tierce personne sont encore plus géniales. Alors si Constello te fait des remarques tu ne les prendras pas mal. Au contraire. Ton objectif étant le bien de ta création.  


(fiche) vmicorum. / (ava)
Ealitya & LipsLikeAMorphine


bonnie clyde
L'irrésistible envie. L'amour interdit. La passion dévorante. La douleur indécente. L'insolence du désir. 

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
[terminé] Tiny Dancer || PV Satine Empty
Sujet: Re: [terminé] Tiny Dancer || PV Satine ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [terminé] Tiny Dancer || PV Satine -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Teatro San Carlo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant