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- [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Minerva Di Vicenzi
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Sujet: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Dim 23 Juin 2019 - 12:48 )
J’avais finalement pris mon courage (et ma clé) à deux mains. J’avais trouvé le courage de passer dans la maison dont j’étais l’heureuse propriétaire avec des sacs de courses portés par le conjoint de Matilda, ma sœur la plus proche. Parce qu’un appel à mes parents d’une personne chez qui j’avais créché avait déclenché une intervention haute en couleur sous la thématique « Les Esposito contre-attaquent ». Je m’étais retrouvé avec ma mère qui était venue me chercher à l’hôpital à la fin de mon quart de travail du jeudi avec de la nourriture pour nourrir douze « moi » pendant environ quatre ans. Elle m’avait alors annoncé comme une évidence qu’elle venait de passer huit heures avec mon père pour s’assurer de tout nettoyer pour que ça soit impeccable dans la maison – exactement comme nous l’avions laissé quelques mois plus tôt. Mais la simple optique d’y mettre les pieds me terrorisait presque autant que ce qui se passait. Ma mère m’avait donc abandonné chez ma sœur qui m’avait amené faire les courses (parce que de la lasagne ça ne se mange pas comme petit déjeuner selon ma mère).

J’avais beau aimé ma famille. Quand une fois qu’ils étaient partis je m’étais retrouvée seule dans la maison que nous avions achetée ensemble Clemente et moi, j’avais eu l’impression que les murs s’étaient refermé brusquement sur moi. J’étouffais dans une pièce. J’avais fouillé dans les boîtes pour en ressortir cet ours en peluche géant que mon mari m’avait offert au tout début de notre relation. Une lumière allumée dans la chambre, je m’étais retrouvée à me blottir contre la peluche mais je n’avais pas nécessairement réussi à m’endormir.

À la place, mon cerveau s’était emballé. J’avais pensé à ma mère qui avait fait le chemin de Rome avec mon père (qui aurait probablement grogné parce que ce genre d’intervention l’obligeait à manquer des journées de cliniques) juste pour venir s’assurer que je dormais non pas sur le sofa d’un inconnu mais bien dans le lit conjugal (même s’il était sans mon conjoint) avec des draps propres, un frigo astiqué et les sols faits. J’aurais sans doute dû lui glisser un mot sur l’échographie que j’avais le lendemain… Mais je n’arrivais simplement pas à regarder ma mère dans les yeux pour lui dire que j’étais enceinte : d’un, c’était assuré qu’un tel aveu aurait comme directe conséquence que ma mère mettrait sur pause l’exploitation de son vignoble pour s’occuper de me materner et de deux, ça ne calmerait pas cette angoisse que j’avais de voir ma grossesse se terminer avant le terme. Ça ne ferait que l’envenimer cette peur que je le vois disparaitre mon petit moustique.

Je me retournais doucement dans le lit. J’avais sans doute bien fait de contacter Ebba, la maman d’un patient (devenu trop grand pour mes soins) avec qui j’avais fini par tisser une relation d’amitié au fil des années. J’aurais peut-être dû lui dire que c’était pour une échographie de grossesse, ma première officielle en plus. Mais je n’en étais pas capable de le mentionner directement même si c’était sensé me rendre heureuse. Le souvenir encore présent de six fausses-couches me laissait un souvenir trop amer pour qu’avant le résultat de tous les tests possibles je puisse être en mesure de l’annoncer à qui que ce soit… sauf Clemente qui avait prié avec moi toutes les fois avant que cette fois-ci serait la bonne.

Au matin, en sortant de la douche, je réalisais que le petit renflement commençait à se voir entre mes hanches. Ce n’était pas nécessairement un progrès extraordinaire – j’appartenais à la sous-espèce des super-mini. Vous voyez quand la fée qui distribuait la poussée de croissance à l’adolescence était passée, je n’étais pas à la maison. Et j’avais hérité d’un petit poids plume en bonus. Les nausées des dernières semaines m’avaient pratiquement fait perdre un kilo. J’avais enfilé un t-shirt arc-en-ciel (trop grand qui cachait cette minuscule preuve de l’existence d’un petit moustique) et une vieille paire de jeans avec des baskets avant d’aller jouer du bout de la cuillère dans le bol de yaourt, muesli et petits fruits que je m’étais préparé avec la bonne intention du monde de manger. Mais le stress de l’échographie et le bon fond de résidu de nausées ne me convainquait pas de mener ma cuillère vers ma bouche pour l’avaler. À la place, j’avalais des longues gorgées du jus d’orange. En entendant une voiture de garer dans l’allée, je débarrassais doucement mon assiette. J’attrapais ma bouteille d’eau et mon sac à main pour me retrouver sur le pas de la porte avant qu’Ebba ne le soit. « Hey ! Ça fait trop longtemps que je ne t'ai pas vu ! Tu vas bien ? » demandais-je en me lançant pratiquement dans ses bras pour lui faire la bise. Rien de mon stress ne se voyait... du moins j'espérais.



   
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Ebba JacobsenToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Lun 24 Juin 2019 - 17:59 )

Ce qui compte, c’est pas la force des coups que tu donnes, c’est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d’avancer. Ce que tu arrives à endurer tout en marchant la tête haute.

Minerva & Ebba
Ma vie se déroule tranquille, même si l'approche des vacances scolaires me fait un peu vriller. Andrew n'est pas sur de prendre les enfants, n'étant pas certain de rester à Naples. Ce genre de chose me fout en rogne car impossible de prévoir quoi que ce soit. Pourtant je devrais en avoir l'habitude à force, mais à croire que j'espère toujours qu'il va se stabiliser. Même sans se mettre avec une femme, juste arrêter de déconner et prendre vraiment sa vie en main. Stopper l'alcool lui permettrait de vraiment écrire, parce qu'il a du talent. Mais il le gaspille bêtement dans les vapeurs des bouteilles qu'il descend. J'en perds parfois mon sang froid quand on se retrouve face à face et qu'il me dit que les plans ont changé, qu'il ne peut pas prendre les gamins cette semaine ou un truc dans le genre. Mais je fais avec, je gère mon boulot, ma vie de mère, ma vie de femme, et puis ce côté obscur que je garde secret pour pas mal de personne. Notamment ma famille et mes gosses. Andrew l'a découvert par hasard, et il aime le mettre sur le tapis. Mais ce genre de discussion se retourne vite contre lui.

Mais ce n'est pas ce qui me préoccupe le plus. Si je suis honnête avec moi même c'est John Doe qui s'impose dans ma tête. Bien trop souvent depuis notre soirée. Il reste un adversaire que je me régale de battre à chaque fois que je le peux. Je m'en délecte même savourant après l'instant d'adrénaline son regard bleuté et charmeur. Ayant même envie d'en savourer plus. Il me trouble trop et cela m'agace parce que je sais très bien ou tout ce trouble risque de m'embarquer. La course sera tout autant délicieuse que celle que nous partageons sur l'asphalte avec ce petit truc en plus. Mais arrêtons de penser à Andrew. A John Doe. En plus je dois retrouver Minerva pour un rendez médical dans deux heures, et avant je dois finir de préparer les gamins pour l'école. Une fois qu'ils ont déjeuné et qu'ils ont leurs petites fesses dans le bus, je m'occupe de moi. J'ai pris mon déjeuner en même tant que mon fils et ma fille. Du coup c'est direct dans la salle de bain pour une bonne douche revigorante. Je ne traine pas car l'heure passe trop vite. Puis je m'habille, une tenue correcte mais simple. Pas de tailleur pantalon ou jupe comme quand je vais travailler à la prison. J'opte pour une jupe et un chemisier dans un coloris clair et assorti. Je me sens à mon aise et je n'aurais pas trop chaud. Un peu de maquillage, j'attache mes cheveux. Quelques gouttes de parfum. Je récupère mon sac et les clés de ma voiture et je file pour rejoindre Minerva qui doit m'attendre.

J'ai à peine le temps de me garer que je vois la belle sur le palier de sa maison. « Tu me guettais ? » Je m'avance vers Minerva sourire aux lèvres, et on tombe dans les bras l'une de l'autre pour s'embrasser. « Tu as l'air en forme. » Question ou constatation ? Même si elle semble pâle et qu'elle a les yeux cernés. Mais vu son boulot et l'histoire de la disparition de Clemente un peu logique. J'évite de lui faire la remarque, et puis elle n'a pas été bien durant quelques jours. Et elle va faire un examen ils verront bien à l'hôpital s'il y a un souci, ce que j'espère pas. « Aller monte on y va. Il n'y a pas trop de circulation mais je préfère être un peu large. En plus c'est toujours un bordel pour ce garer à l'hôpital. » Et nous montons en voiture, je profite du trajet pour papoter. « Sinon tu racontes quoi de neuf ? Tu sais ce qu'ils vont te faire, ce n'est pas trop contraignant ? Je suppose que tu vas avoir droit à un bilan sanguin ? » Les hôpitaux personne n'aiment trop les fréquenter même quand c'est juste pour une visite de routine. « Et tu as bien fais de m'appeler pour que je t'accompagne c'est jamais amusant de faire ce genre de chose tout seul. Et puis faut voir le positif de la situation. Cela nous permet de passer du temps ensemble. » Ce qui n'est pas évident avec nos emploies du temps respectif et ma passion pour les courses illégales qui prennent certaines de mes soirées. Et ce moment finira par être agréable une fois que Minerva aura fait ses examens médicaux.


drvgns.


“ La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour.”


Dernière édition par Ebba Jacobsen le Sam 29 Juin 2019 - 18:16, édité 1 fois
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Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Lun 24 Juin 2019 - 20:22 )
Je ne me serais pas vu aller seule à une échographie. Je savais que la théorie voulait qu’une grossesse soit une situation heureuse : le genre qui nous remplissait d’un certain bonheur et qui marquait le nouveau départ dans une relation de couple. Une des rares situations où un plus un n’égalait pas deux mais bien trois. Mais le problème profond, c’était que je n’étais pas en mesure de pleinement et aveuglément profiter de cet heureux événement. Mon cœur de mère avait déjà trop souffert pour s’imaginer que toutes les grossesses se terminaient en heureuses situations. Mon cœur de femme ne se remettait pas de cette dernière échographie – dix mois plus tôt où le médecin m’avait doucement annoncé qu’il ne trouvait plus le cœur. Mon cœur d’épouse me semblait pleinement aseptisé par l’absence de l’être qui m’était probablement le plus cher.

Quand Ebba avait accepté, aveuglément, de m’accompagner, je m’étais sentie soulagée de savoir que j’avais au moins une amie sur qui je pouvais compter. J’aurais sans doute pu aussi demander à Rosa ou à certaines des personnes avec qui j’avais fait ma médecine… Mais Ebba me semblait mieux peut-être simplement parce qu’elle tenait à bout de bras sa petite cellule familiale avec ses enfants maintenant devenus beaucoup plus grands. Et puis, le fait qu’elle avait une voiture contrairement à moi était certainement un avantage notable ce matin parce que je ne me sentais pas nécessairement d’humeur à enchainer les transports en commun.

Elle était jolie, la blondinette et gentille de l’avoir fait sans me poser de questions. Je rigolais lorsqu’elle me demandait si je la guettais : « Comme un petit tigre avec toutes ses griffes sorties » dis-je en pouffant de rire. Ma nervosité s’était un peu retrouvée par être amenuie par la simple présente à côté de moi. Et je souris doucement lorsqu’elle me rajouta que j’avais une bonne mine. Je savais que c’était faux, j’étais cernée et avec un teint déjà clair qui ne trahissait simplement pas que j’avais passé sept mois à l’étranger sur les dix derniers mois dans un pays où la personne qui mettait les bûches dans le soleil était pas mal plus énergique que celui qui les mettaient ici. Néanmoins c’était flatteur qu’elle opte pour le mensonge blanc. « C’est très honnêtement toi la plus jolie des deux. » dis-je avec un petit sourire franc.

Après qu’elle m’eut incité à monter du côté passager, je fis un petit salut de militaire. « À vos ordres caporale Ebba. » rajoutais-je en me glissant sur le siège passager. Je ne tenais pas nécessairement à arriver en retard parce que je savais justement qu’un retard en entrainait nécessairement un autre et qu’une série de retard se terminait par un demi-apocalypse de retard qui exaspérait les médecins, les radiologues, les infirmières et les préposés qui œuvraient dans le milieu familial. « Par contre, pour le stationnement, la place de stationnement du docteur Di Vicenzi devrait normalement être vide. » Je m’abstiens de dire que la place était au nom de C. Di Vicenzi. Mais oui, en réactivant mes privilèges, j’avais également regagné la place de stationnement qui était réservée à mon conjoint. Elle serait au moins utile cette fois-ci.

Au détour de la conversation, la blonde me demanda ce qui se passait de neuf dans ma vie. Un sourire au visage, j’hésitais à ce que je voulais lui dire. Elle saurait de toute façon se qui se passait que ce soit positif ou non. « Pas grand choses. Le métro-boulot-dodo a repris sa place qui lui venait de droit. Mes parents m’ont forcé à me réinstaller dans la maison et je dois avoir mon poids en plats préparés par ma mère. Toi ? » rigolais-je doucement en repoussant autant que faire se pouvait les questions sur ce qui nous menait. « Non, j’ai déjà eu le bilan sanguin il y a quelques jours. C’est juste une petite échographie de rien du tout. » rajoutais-je en faisant doucement tourner mon alliance sur mon doigt comme un tic. Une échographie de routine qui me tétanisait au plus profond de mon âme parce que je n’étais pas certaine que j’avais encore la force d’entendre que ça ne se passait pas bien. Mais je cachais cette petite moue d’inquiétude en passant doucement ma main sur son bras : « Tu ne peux même pas t’imaginer combien ça me fait du bien que tu aies accepté de m’accompagner pour y aller. Comment vont tes enfants ? » demandais-je gentiment avec un petit sourire pour combler ce petit silence.



   
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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Sam 29 Juin 2019 - 18:24 )

Ce qui compte, c’est pas la force des coups que tu donnes, c’est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d’avancer. Ce que tu arrives à endurer tout en marchant la tête haute.

Minerva & Ebba
Je n'ai pas hésité une seule seconde quand Minerva m'a demandé de l'accompagner à l'hôpital. Entre amie je trouve ce genre de coup de main normal. Surtout que la belle doit affronter sa solitude. Je ne lui ai rien demandé sur les examens qu'elle devait passer. Si elle veut m'en parler, elle sait qu'elle pourra le faire en toute tranquillité et en toute confiance au moment opportun. J 'espère juste qu'il n'y a rien d'alarmant. Que c'est simplement un examen de routine. En tout cas je suis heureuse de la retrouver et de passer du temps avec elle. Et puis vu que j'ai pris ma journée, on pourra après les examens profiter de notre complicité. Du coup je la retrouve devant chez elle car je joue les chauffeurs pour la journée. Minerva a l'air en forme, d'ailleurs elle me taquine alors que nous échangeons des embrassades. Sa comparaison me fait sourire. « Heureusement que je sais que ce petit tigre n'a pas ses griffes bien affûtées. » Je la complimente sur sa bonne mine, gardant pour moi le fait que je la trouve un peu fatiguée. Elle a peut être passée une nuit agitée, ou les premières chaleurs l'ont plus fatigué que la normale. Elle est souriante c'est déjà un bon point. « Tu as quelque chose à te faire pardonner avant même de commencer notre escapade. » Je plaisante et fais mine de la regarder en m'interrogeant sur ce petit compliment. Sans chercher à aller plus loin dans ma petite enquête. Et aller ouste tout le monde en voiture, sinon on risque d'arriver en retard. Et là encore Minerva joue de la situation. « Vas y fais la maline. Tu vas voir comme la caporale Ebba va te botter les fesses si on arrive en retard à ton rendez vous. » Bon je peux toujours appuyer sur le champignon, mais si je peux éviter l’excès de vitesse ce sera plus cool. Même si dans certaines occasions ce n'est pas le genre de chose qui me dérange.

Et nous voilà partie, Minerva me rassure quand elle me parle de la place libre de stationnement. Cela me lève une épine du pied. « Parfait au moins je ne tournerais pas trois heures dans le parking. Tu auras juste à m'indiquer où sont les places réservées aux médecins. » Au final cela sert de servir de chauffeur. Et j'engage la conversation autant mettre à profit au maximum cette journée entre amie. « Et le métro-dodo-boulot passe bien ou quelques petites choses coincent ? » Ce qui serait très logique vu que la belle se retrouve seule sans savoir si elle va retrouver sa moitié. Et même si je ne peux pas me mettre réellement à sa place, je me doute que les nuits comme les journées doivent avoir leurs lots de questions sans réponses. « Ils se font du souci comme tous bons parents et ils veillent à ce que tu ne manques de rien durant cette épreuve. » Je ne rajoute pas qu'en tant que mère je comprends parfaitement leurs réactions. Je ne supporte pas de voir mes enfants malheureux et je résous parfois leurs petits bobos à coup de chocolat chaud et de gâteaux. Et de câlins bien tendre. « Moi aussi le train train. Andrew parfois joue avec le danger, ce qui me fait péter des câbles. Mais bon on est plus ensemble et je ne peux pas veiller éternellement sur lui j'ai aussi ma vie. » Les courses illégales et le beau John Doe. Pourquoi je pense à lui à cet instant ? Je ne veux pas spécialement me montrer curieuse mais je demande à Minerva à quoi consiste ses examens. Une façon aussi de me rassurer sur sa santé car elle reste pâle. Je tourne mon visage quelques secondes vers elle quand elle parle d’échographie. Je remarque son geste. Cela me serre le cœur de la voir faire tourner son alliance. « Je suis là tu sais si tu veux en parler. » Bien entendu je parle de l'absence, du vide que la perte de son mari laisse. Enfin il n'est pour le moment que porté disparu et je me demande comment cette histoire va finir. Minerva se prépare t-elle au pire ? Ou garde t-elle l'espoir que le futur lui ramène l'homme de sa vie ? Tout cela doit être très compliqué à gérer. Je la rassure du mieux que je peux. Me doutant que dans sa tête cela doit être un vrai bordel. « C'est normal d'être là pour ses amis. Et j'ai senti que tu devais être soutenue et épaulée dans ce moment. » Je ne saurais l'expliquer mais dans notre échange SMS quelque chose clochait. Ou sonnait faux, j'en aurais surement le cœur net tout à l'heure après les examens. « Les enfants et bien ils grandissent trop vites. Quand je pense que Matthis vient d'avoir 14 ans et que Lisa s'avance doucement vers ses 12. Bon je n'ai pas trop de souci avec elle, elle bosse bien à l'école. Matthis est plus dur. Plus bête aussi et il joue avec facilité sur les deux tables. Maman veut pas et bien je vois avec papa. Donc pas toujours évident. Mais je n'ai pas trop à me plaindre, certains gosses sont pires. » Et je souris.

Nous sommes presque arrivées à l'hôpital quand un con passe comme un fou en brulant un stop. Heureusement que j'ai des reflex, je freine direct. « Mais quel con. Je te jure les mecs au volant ce sont de vrais dangers publics. » Bon ils disent la même chose de nous. C'est vrai que le monde est assez misogyne, et dans l'univers de la conduite encore plus. Je vois comment j'ai ramé pour me faire ma place dans les courses illégales. Même en gagnant ils osaient remettre en doute mes talents. Il a fallut que je montre les crocs et les griffes d'où mon surnom de La Louve. Quelques secondes plus tard nous sommes dans le parking. « Du coup Min je prends quelle direction ? Parking réservé aux médecins. » Et je m'engage. Jetant de temps à autre des coups d’œil à mon amie. Qui semble de plus en plus stressée alors que je trouve enfin la place. « Aller dans une demi heure on devrait être sortie. Une heure grand max. » Je l'attrape par le bras pour lui apporter mon soutien et nous nous dirigeons vers l'entré.


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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Mar 2 Juil 2019 - 22:14 )
Je savais que c’était bien de pouvoir compter sur les gens qui étaient proches de moi. Mon réseau et mon église devait sans doute m’aider à tenir ma tête hors de l’eau. Mais j’avais quand même peur de montrer cette fragilité que je savais existante. Amener un des membres de ma famille à cette visite, c’était d’être prête à tolérer les questions quand il aurait su que ce n’était pas la troisième fois, mais la septième fois que j’étais confrontée à une petite croix bleue. Et j’étais chanceuse de pouvoir compter sur la blonde dont je m’étais occupé de ses enfants. Dans l’automobile, je me retrouvais d’autant plus petite (dans ma tête, pas physiquement).

Il était minuit moins une et bientôt elle saurait ce que je cachais. Ce petit plus un qui me grugeait le peu d’énergie que j’avais l’impression d’avoir et qui était nécessaire pour que je sois à la bonne hauteur. Je voulais me montrer dynamique et enjouée mais je savais que le masque tendait aisément à se fracturer si je m’immobilisais. C’était ce que ce trajet faisait en un certain sens. N’ayant pas le permis, j’étais en quelque sorte prisonnière de mon chauffeur – une prisonnière bien volontaire parce que je n’aurais jamais eu le courage d’affronter seule une échographie et encore moins la possible mauvaise nouvelle. J’étais quand même heureuse qu’elle m’entraine dans une discussion qui m’enlèverait la tête de cette inquiétude profonde qui se trouvait au creux de mon ventre. La conversation nous amena sur mon travail en un premier temps : « L’équipe de travail sur laquelle je suis est formidable, mais j’avoue que c’est… difficile de me retrouver seule… Je le cherche parfois à la cafétéria ou quand je suis appelée aux urgences. » Je dérapais. Je savais que ce n’était pas raisonnable de le chercher. Mais nous avions fait notre résidence ensemble dans ces mêmes murs. « Je comprends mes parents de s’inquiéter. » avouais-je doucement. Après tout, ma mère avait donné naissance à une équipe de foot réduite (et à forte majorité féminine), elle savait quand un de ses enfants n’allait pas bien et ce silence fuyant que j’avais en était un certain signe. Mais je savais que mon mari me reviendrait. Je pouvais la sentir encore ici la radiation de son énergie jusqu’ici. Il n’était pas mort. Il ne pouvait pas être mort. Je le savais.

J’étais quand même un peu peinée d’apprendre qu’elle s’était séparé d’Andrew mais comme son maintenant ex n’était pas des plus responsable, je pensais honnêtement qu’elle méritait quelqu’un qui saurait prendre soin d’elle. Nous avons tous besoin d’une personne sur qui compter. « En même temps, tu mérites un prince charmant un peu plus mature. C’est un grand garçon. Laisse-le faire ses erreurs. » La blonde avait ce côté naturellement maternelle, celle que j’aimais et qui l’amenait même à voir devant mon demi-silence à dire que c’était normal comme geste. C’était peut-être parce que j’étais médecin parce que si une amie m’avait demandé de l’accompagner à un test médical, je l’aurais sans doute bombardé de question pour savoir le pourquoi, le comment et le quand. Même si ce n’était pas mon champ d’expertise. Je me contentais de la remercier doucement mais sans savoir quoi rajouter de plus. Elle voulait que je parle puisque c’était normal que l’on soit présent pour moi.

Je me contentais de me distraire doucement en amenant sur le sujet de ses enfants qui naturellement avait poussé depuis la dernière fois que j’avais pu les avoir dans mon bureau. En même temps, avec mon statut de super-spécialisée dans un petit domaine (celui des tout-tout-petits, des bébés tout neufs) je savais que j’avais peu de chance de les revoir comme patient. « Oh ! Mais c’est qu’ils ont poussés les deux petits loulous et qu’ils sont devenus des jeunes adolescents. Tu sais que tu n’auras pas le choix de me montrer des photos. Au moins, tu n’as pas hérité de deux petits rebelles de l’autorité maternelle ce qui aurait sans doute été pire. » dis-je avec un petit sourire qui fondit automatiquement lorsqu’elle appuya brusquement sur le frein. Automatiquement, une de mes mains se plaqua contre mon bas-ventre comme pour le protéger lui. J’étouffais la panique qui venait de m’aplatir dans mon siège comme un poids de plusieurs milliers de kilos Je ne sais pas vraiment comment je réussis à reprendre le contrôle sur ma tête pour me jouer doucement d’humour et la diriger malgré la peur qui m’étranglais la gorge pourtant, je retirais ma main presque aussi vite et d’une voix qui me sonnait faux accompagné d’un rire sans joie, je déclarais : « Oui ! Mais ça pourrait être pire, je pourrais être au volant. Tourne à gauche, ma place est sur la dernière rangée du fond au fond. »

Mon seul objectif était de me retrouver les pieds au sol après cette frayeur qui faisait que mon cœur battait encore dans mes oreilles. Reprenant la formule qu’elle m’avait dit un peu plus tôt dans la voiture : « Allez, je ne voudrais pas que la caporale Ebba me botte les fesses si on arrive en retard à mon rendez-vous. ». Je lui tirais la langue en remontant doucement mon sac à main sur mon épaule. Je ne parlais pas à travers les dédales de l’hôpital mis à part quelques petites indication de rien du tout. En moins d’une minute nous étions rendues sur place et j’échangeais un rapide sourire avec la secrétaire du département. Nous fûmes dirigées vers la salle trois quelques secondes plus tard. « Tout ira bien... » murmurais-je doucement en allant doucement chercher le bout de ses doigts.

En entrant dans la salle blanche, je ne savais même pas où poser les yeux. J’hésitais en fixant doucement Ebba. « Tu… Tu ne diras rien hein ? » demandais-je comme une enfant effrayée devant la petite réalité de la salle. Je montais doucement sur la table d’examen pour m’y assoir avant de remonter mon chandail et de défaire mon pantalon pour que se voit le renflement. J’avais un petit sourire en coin timide. « C’est la première écho, celle de datation. » rajoutais-je doucement en un murmure à peine audible.



   
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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Lun 8 Juil 2019 - 19:10 )

Ce qui compte, c’est pas la force des coups que tu donnes, c’est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d’avancer. Ce que tu arrives à endurer tout en marchant la tête haute.

Minerva & Ebba
Je me doute que ce que traverse Minerva est compliqué. Se retrouver seule sans savoir ce qui est réellement arriver à son mari. Sans savoir s'il est encore en vie. Si elle va le revoir un jour et avoir la chance de le serrer à nouveau dans ses bras. Les journées doivent paraître bien longues dans ce tourbillon ou le manque d'information tue à petit feu. Même si elle reste une femme active et occupée, une façon aussi de ne pas penser au pire, de ne pas couler. Je l'admire pour ça, ne sachant pas comment je surmonterais ce genre d'épreuve. Même si je sais que parfois dans ces situations on trouve des forces alors qu'on ne s'y attend pas. Des forces pour faire face et ne pas se laisser entrainer au fond. Mais toute force peut finir par céder si on est pas bien entouré, bien soutenu. Le poids de l'angoisse prend vite le dessus. Alors je suis là quand elle a besoin de moi. J'essaie à ma manière de lui changer les idées, parce qu'un examen médical reste un examen médical. Et que même s'il est bénin il peut être source de stress et de questionnement. Je veux la rassurer et je pense que ma présence lui évite le fait de sombrer dans des pensées négatives. Je la taquine un peu tout en comprenant son angoisse et celle de ses parents. Angoisse légitime. Tout comme les réactions de Minerva qui cherche son mari dans chacune de ses tâches. « Y croire est la meilleure chose. » Même si cela peut finir par être destructeur, selon le résultat. Mais pour le moment autant rester positif et parler d'autre chose.

Comme de ma vie privée et de mes soucis avec Andrew. Enfin j'ai un peu l'habitude parce qu'entre nous cela a toujours été en dent de scie. On est comme des aimants qui ne peuvent pas lutter contre l'attraction. Mais c'est tellement puissant qu'on a besoin de souffler en s'éloignant. Et puis là avec l'alcool ce n'était plus possible, plus vivable. Vivre avec Andrew dans des conditions pareilles je ne peux plus l'envisager. « Tu crois que ça existe le Prince Charmant. Moi je pense plutôt qu'il c'est changé en crapaud et qu'il c'est trouvé une mare tranquille qu'il ne veut plus quitter. » Je me mets à rire. « Après je suis d'accord Andrew doit un peu se débrouiller seul à gérer sa vie. Il est temps qu'il sache ce qu'il veut vraiment. » Il sait s'il le souhaite comment me reconquérir, reste à savoir si j'en ai réellement envie ou si je veux partir sur une autre relation toute à découvrir et à écrire. Qui dit parler d'Andrew dit également parler des mômes. Minerva les a suivi enfants mais c'étaient de beaux adolescents à présent avec tout ce qui va avec. « Je n'oublie pas de les arroser tous les soirs avant qu'ils ne se couchent. Et le matin boum quelques centimètres en plus. Pas de souci j'en ai plein mon téléphone des photos de mes loustics. Je monte des dossiers au cas ou, histoire d'avoir des moyens de pression s'ils rechignent à faire les choses. » Je souris à la bêtise que j'allais dire. « Tu sais du genre si tu ne ranges pas ta chambre je balance sur Face Book la photo ou tu suces ton pouce ou celle ou tu as les cheveux en pétards. Je te jure que la méthode marche super bien. » Bon je le fais rarement, c'est plus pour leur faire peur. Je ne voudrais pas qu'après leurs amis leurs cherchent des poux. Et la conversation comme la tranquillité qui règnent dans sont sérieusement mis à mal par un chauffard qui grille un stop. Minerva semble vraiment avoir peur sur le coup. Mais bon question maitrise du volant je gère. Son geste sur son bas ventre m'interpelle, mais je ne relève. Idiot de penser ça, c'est juste la peur qui l'a fait agir ainsi. « Je te donnerais des cours tu verras. » Et je suis les explications de mon amie pour arriver jusqu'à la place et me garer. Je regarde l'heure on devrait être bon pour le rendez vous de la belle.

« Oui il vaut mieux éviter de mettre en boule la caporale Ebba. » Minerva en profite pour me tirer la langue. « Attention la prochaine fois je te la coupe. » Et nous voilà parti côte à côte, je suis Minerva sans spécialement regarder dans quel service on va. En quelques minutes on arrive devant la secrétaire qui nous dirige vers la bonne salle, je sens les doigts de mon amie chercher les miens. Et puis il y a ses mots qui comme son geste m'interpellent. Que ne m'a t-elle pas dit ? « Oui tout ira bien. » Je serre ses doigts des miens alors que mon cœur s'emballe un peu, ayant d'un coup peur du pire. Puis on rentre dans la salle. Et je me retrouve face à une salle d’échographie. Pourquoi devrais-je rien dire ? « Je ne dirais rien .. » Même si je ne sais pas trop dans quoi je m'engage. Dire rien sur quoi ? Loin de me douter de l'examen qu'elle vient passer. Même si je sais pourquoi en tant que femme, on passe des échographies. Mais cet examen peut autant partir sur du positif et donc une bonne nouvelle, que du négatif et donc une mauvaise nouvelle. Et merde dans quoi tu m'as entrainé Min. Et puis j'ai ma réponse et je reste muette comme une carpe sur le coup. Datation de quoi ? De grossesse ? Je n'arrive pas à y croire. Je m'approche juste d'elle et lui prend la main tout en souriant, ne voulant pas l’inquiéter d'avantage. Elle doit déjà être assez stressée par l'examen et l'attente du résultat. « Tout va bien se passer. » J'arrive juste à répéter cette phrase en voyant son petit ventre. Mais ma voix se veut rassurante. Je comprends mieux son geste au moment ou j'ai freiné. Je ne sais pas si je dois pleurer de joie suite à cette nouvelle. Connaissant les antécédents de Minerva. J'évite. Espérant que le fruit de son amour pour Clemente poussait au creux de ses entrailles. Émue qu'elle n'est choisi pour l'accompagner. A vrai dire à cet instant un tas d'émotion me traversent et je ne suis pas la seule à éprouver ce tourbillon de sensation. « Garde espoir Min. » Et le médecin entre alors que je tiens toujours sa main dans la mienne.


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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Jeu 11 Juil 2019 - 21:58 )
En janvier, Clemente et moi avions célébré nos noces d’étain. Dix années de mariage. En même temps, nous avions pris le temps de nous connaître, de nous apprivoiser comme il le fallait avant de sauter le pas, avant de nous retrouver à prêter une attention à l’autre sans se soucier de la sexualité. J’avais eu un vrai mariage blanc. Sans même le premier baiser. Mais je ne m’en étais pas nécessairement vanté. Je savais que ce n’était pas courant que le premier baiser échangé soit celui qui soit échangé devant l’autel. Donc me demander si je croyais que le prince charmant existait, c’était un peu ironique. Il existait et c’était le mien. Celui avec qui je me voyais fonder une famille et vieillir. Je voulais voir ses cheveux chocolat devenir progressivement poivre et sel.

À travers cette grande aventure qu’était le mariage, nous avions eu cette bataille à mener pour avoir des enfants. Une jungle dense contenant tant de lianes que nous n’arrivions pas à voir la lumière du jour passer à travers la forêt. Chacune des six graines d’amour sensé devenir ce plus beau miracle avait fini par disparaitre emportant avec elle une petite partie de moi. Je n’avais annoncé aucune de mes grossesses depuis la deuxième à mes proches parce que cette troisième échographie qui m’avait confirmé qu’il n’y avait plus de cœur qui battait alors que j’étais enceinte de plus de vingt-cinq semaine m’avait broyé le cœur.

Voilà pourquoi je ne voulais pas qu’Ebba ne le dise… à personne ! Le dire, ça rendait le petit plus un réel. Ça rendait sa perte publique si jamais l’échographie agirait comme une guillotine sur mes plans de maternité. Les tests sanguins laissaient croire qu’il n’était pas atteint de la mutation génétique. Mais tant, tant que je n’avais pas entendu de cœur battre, tant que je n’aurais pas l’échographie morphologique en main qui me confirmerait que ce petit cœur était normal, qu’il allait survivre, je n’arriverais pas à le dire à mes proches. Tous les épinards du monde n’aurait pas su me rendre assez forte pour le faire.

Pourtant, je le voyais dans les yeux d’Ebba, dans son sourire rassurant. Elle me répéta que tout allait bien se passer et que je devais garder espoir.et j’hochais doucement la tête… ce que je répétais également comme un petit écho comme pour me rassurer. « tout va bien se passer. » C’était presque pour me rassurer parce que je devais avouer que si j’avais vraiment été responsable de faire le choix de partir ou de rester, je pense que je me serais enfuie en courant juste parce que j’avais peur que le médecin vienne m’enlever la petite pépite d’espoir qui bien au chaud dans mon ventre me disait que Clemente serait toujours là si le petit bout s’était bien accroché et qu’il était bien. Si Dieu voulait m’accorder cette chance. Je resserrais doucement ma main sur celle d’Ebba quand le médecin entra dans la pièce.

Comme je travaillais en pédiatrie et que j’étais spécialisée en néonatalité, je connaissais la plupart des collègues du département d’obstétrique – quand leur travail se finissait, j’intervenais lorsque c’était le tout petit qui était à risque. Je fus donc soulagée de voir le docteur Giacomo entré comme je l’avais demandé. Soixante-dix ans passés, des cheveux blancs qui trahissaient l’expérience, des yeux noirs et assez de pli pour compétitionner avec un éventail en papier. Mais je savais qu’il était compétent, dans le sens chef-du-département-d’obstétrique-depuis-vingt-ans. Compétent comme le seul médecin qui m’avait examiné pendant une de mes grossesses en sol italien (les trois). Par le fait que j’étais une collègue et qu’on se suivant depuis presque dix ans, il n’employa pas le nom de famille mais se contenta d’un «  Bonjour Minerva. On va aller voir si tout se passe bien là-dedans, d’accord ? »

J’hochais lentement la tête en le voyant doucement prendre la sonde et la gelée tiède pour la mettre sur mon ventre. « Je… Je peux demander d’entendre son cœur avant… avant que vous me dites je suis à combien de semaines ? » demandais-je en m’en voulant presque que ma voix tremble autant et ait l’air aussi enfantine. Il n’avait même pas encore mis la sonde sur mon ventre que je le demandais d’une voix d’enfant tétanisée qui bégayait. Il sourit doucement et hocha la tête. Je tournais ma tête vers Ebba évitant soigneusement de regarder l’écran. Je ne voulais pas le voir s’il n’y avait pas de cœur qui battait. « Mais c’est que ça bouge déjà. » Ma main qui ne serrait pas les doigts d’Ebba s’était mise sur mes yeux et j’osais un petit regard entre mes doigts comme une enfant lorsqu’il partit le doppler.

poc, poc, poc, poc, poc le cœur d’un embryon en santé est sensé battre à 170 battements par minutes. Le son rapide et tout doux du battement me fait quand même sursauter. Si j’avais eu l’intention de garder mon visage sec c’était fini, des larmes de joie coulèrent doucement le long de mes joues alors que je tassais ma main. C’était rapide. Il battait vite et fort. Donc pour le moment, il était bien. Je tournais mon regard vers l’écran noir et blanc. Une petite crevette de rien du tout. Mais ma petite crevette. Je me mordis doucement la lèvre inférieure en savourant ce moment : « Il est sensé battre aussi vite son petit cœur. Mais j’avais oublié combien c’était rapide. C’est normal hein ? » Il hocha doucement la tête. Doucement, il commença à bouger autour et je m’illumunais comme la première fois que j’en avais performé une sur une patiente. Je regardais avec ce grand sourire : « Regarde Ebba… Tu vois là, c’est sa tête et son cou… » c’était la huitième merveille du monde. Je me figeais pour l’observer. « Nous allons faire la clarté nucale ». J’hochais la tête en figeant pour l’observer en clignant des yeux doucement. Ça devait être la première fois depuis des semaines que je souriais en ayant l’impression que c’était vrai. Peu n’importe où j’allais, je n’étais pas vraiment seule. Parce que ce petit moustique était là. Il descendit doucement le long de la colonne vertébrale du petit et je m’illuminais à nouveau en parlant vite. « et là ce sont deux bras… Et la petite tache un peu plus blanche, c’est son estomac… juste à côté du truc qui bouge tellement vite… Et si tu descends un peu plus bas tu vois sa vessie et… et ses deux jambes et… Il est tout normal. » dis-je en pointant sur l’écran les parties pendant que je les montrais. Je sentais le regard amusé du docteur Giacomo sur moi qui procédais toute seule à une partie de l’examen. Mais je m’en foutais parce que c’était le mien. « Félicitations. Tu sembles être à onze semaines de grossesse et avoir un niveau de liquide amiotique suffisant. » Tout était normal. Complètement et entièrement normal. Les yeux pétillants de malice, je murmurais en regardant Ebba. « J'ai un bébé avec un petit coeur qui bat dans mon ventre. »



   
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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Lun 22 Juil 2019 - 10:59 )

Ce qui compte, c’est pas la force des coups que tu donnes, c’est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d’avancer. Ce que tu arrives à endurer tout en marchant la tête haute.

Minerva & Ebba
Je n'ai pas tout de suite compris quand Minerva m'a demandé de l'amener à l'hôpital pour une visite de routine. Mais j'ai dis oui sans hésiter, sans me poser de question, parce qu'elle est mon amie. Et que je sais qu'elle en ferait de même pour moi si je lui demandais. Je n'ai pas non plus saisi le pourquoi de son teint pâle qui reflétait son angoisse durant le trajet. Je n'ai pas vu les signes, mais j'ai fais de mon mieux pour la faire sourire et la rassurer. Lui disant que tout aller bien se passer, sans me douter à quel point mes mots étaient précieux à cet instant précis, vu l'examen qu'elle allait passer. Rien ne m'a mis sur la piste, pourtant j'ai vu son geste quand j'ai freiné brutalement pour éviter un con grillant un feu. J'ai vu sa main sur son ventre comme pour protéger le bien précieux d'une future mère. Cette idée ne pas effleuré l'esprit. Peut être à cause de son passé. Mais une fois à l'hôpital, dans la salle d'examen. Et surtout avec cette demande de ne rien dire, de garder cette visite secrète pour sa famille. J'ai compris. Alors je lui ai promis de me taire. Et j'ai fais de mon mieux pour l'aider moralement dans ce moment qui pour elle est des plus angoissant. Je ne peux me mettre à sa place mais j'imagine très bien sa souffrance et ses peurs. Vu les circonstances et l'absence de son mari cette simple échographie doit ressembler à l’ascension de l'Everest.

Ma main se met à serrer la sienne et le silence se fait alors que le médecin entre dans la salle. Je m'installe à ses côtés dans un coin pour ne pas gêner l'examen. Les yeux posés sur mon amie comme pour la protéger de ce qui pourrait bien arriver une fois que la sonde sera posée sur son ventre dénudé. Je suis là. J'écoute l'échange entre Minerva et le docteur, ils se connaissent ce qui est des plus logique. Je me doute que lui aussi doit être un peu angoissé à l'idée de voir ce qui se passe dans le nid douillet qu'un mère fait pour accueillir son enfant. Je reste en retrait et avale avec difficulté ma salive quand elle demande d'écouter le cœur du bébé, avant toute autre chose. Je lui serre la main un peu plus. Mon cœur se fige sur cet instant comme s'il pouvait perturber le silence qui va permettre d'entendre le cœur du bébé. Je sais l'effet que procure ce bruit magique, signe que la vie grandit en nous, quand on l'entend. Et ce moment semble durer une éternité, Minerva se cache les yeux. Tout semble se jouer à cet instant. Quelques secondes et le verdict donnera des rires ou des larmes. Et puis il y a les mots du médecin et ce bruit qui résonne comme un chant d'hirondelle qui attend le printemps. Comme une pluie d'étoile dans un ciel argenté. Je sens les larmes monter dans mes yeux . Des larmes de joie que je ne peux retenir tout comme mon amie qui regarde l'écran entre ses doigts, osant enfin y croire. Et d'un coup la salle semble se tapisser d'une aura. L'aura du bonheur alors que Minerva s'émerveille devant ce petit être, une petite crevette, qui pousse en elle. Elle s'inquiète pour la vitesse du cœur, mais chez les bébés c'est tout à fait normal. Et la voilà qui se met à tout me détailler, la voix enjouée, le regard rieur. Le cœur plein de bonheur. Et ses réactions me touchent. Je suis sur l'écran de moniteur, découvrant en même temps que la future maman, cet être plein de vie qui s'agite dans ce nid douillet. Tout y passe et je redécouvre cette joie immense que j'ai déjà par deux fois vécu et partagé avec Andrew. Guidée par la joie de mon amie. Je suis heureuse pour elle, elle mérite tellement de devenir mère. « Il est tout petit mais on voit très bien chacun de ses membres. C'est toujours autant magique de vivre ce moment. Cet instant ou on prend conscience que la vie est en nous. » Je regarde Minerva, puis à nouveau l'écran.

Le bébé est parfait, le plus beau fruit que l'amour est pu faire naitre. Et puis nos regards se retrouvent des regards humides et brillants. Les mots qu'elle prononce me font chaud au cœur. « Oui un merveilleux bébé en parfaite santé. Je suis tellement heureuse pour toi. » Je porte sa main, que je tiens toujours, à mes lèvres pour l'embrasser. Une fois que tout sera terminé, je la serrerais dans mes bras. J'en embrasserais même le docteur tellement je suis heureuse pour elle. Mais avant je lui laisse le temps de se remettre de ses émotions, de se nettoyer du gel et de rhabiller. Je la laisse aussi profiter pleinement de cet instant baigné d'allégresse et d'émotion. Émotions que je suis fière de partager. « Tu vois je t'avais dis que tout aller bien se passer. »  Je la regarde remarquant alors que son visage est beaucoup lumineux que lorsque je l'ai récupéré. Elle est radieuse et rayonne de bonheur. La bonne nouvelle a renversé la donne et cela saute aux yeux. « Tu es resplendissante en future maman. » Je me doute aussi que ce bonheur est un peu terni par l'absence de Clemente chose tout à fait logique. Alors je pose ma main sur la sienne, encore un geste rassurant pour le futur à venir et les épreuves à traverser. Même si j'espère au fond de moi que cette histoire connaitra une fin heureuse. « Et je serais toujours là pour toi. A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Tu peux compter sur moi .. » Pas question que je la laisse seule, même si je sais qu'elle va être entourée.


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Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Mer 7 Aoû 2019 - 1:43 )
Le dicton dit que la mémoire est une faculté qui oublie : la vérité n’est pas nécessairement telle. Il y a des choses que l’on finit irrémédiablement par oublier. Parfois pour des raisons biologiques, le cerveau n’est pas conçu pour se rappeler de ces premiers moments de vie qui agissent pourtant comme des piliers de notre petite existence. Parfois, pour des raisons psychologiques, l’esprit cherchant à se protéger choisit d’effacer certains événements traumatisants qu’il n’est pas nécessairement prêt à affronter seul.

Je sais, par contre, que certains souvenirs sont ancrés profondément dans cette mémoire habituelle. Impossible de ne pas les sauvegarder au plus profond de notre identité. Ils aident à nous former comme individu, à faire de nous la personne que je suis. Le fait d’avoir grandi dans une famille tissée serrée où les neuf enfants, six filles et trois garçons, faisaient de leur mieux pour se soutenir dans les différentes épreuves de la vie avait participé à mon éducation. J’avais appris par l’exemple, par les histoires de mes plus grandes sœurs… mais je n’avais pas partagé toutes mes histoires. Parce que certains souvenirs n’étaient jamais devenus assez indolore pour que je puisse les aborder. Ma deuxième fausse couche était la dernière que j’avais annoncé. Quatre autres avaient pourtant une place de choix dans ma vie, m’apprenant des choses que personne à l’université n’aurait pu m’apprendre. Je ne tombais jamais dans le piège de sous-estimer la détresse d’une jeune mère dont l’enfant atterrissait dans mon service de néonatalité ou de pédiatrie. Parce que je savais mieux que beaucoup de mes collègues cette peur sans description qui nous prenait au ventre lorsque l’on prenait brusquement conscience que cette petite vie fragile était en danger. J’étais le genre à jouer à l’avocat des besoins de mes patients justement parce que je pouvais me mettre dans la place des parents.

C’était peut-être ce qui me permettait de me différencier des autres. Mais c’était également ce qui m’empêchait de profiter vraiment pleinement de ce moment. Tant que je n’aurais pas les résultats des tests sanguins qui me prouveraient que l’enfant n’était pas atteint de la même pathologie génétique qui avait emporté dans un clin d’œil mes six autres petits anges, je ne pourrais pas y croire. Il serait mon miracle à moi, mon petit trésor qui m’emmènerait à avoir espoir en jouant avec des cubes de bois sur un tapis, en faisant ses premiers pas dans le jardin derrière notre petite résidence.

Je pris donc une décision. Celle de me permettre de croire que les jours futurs me réservent un peu de bonheur. Cette joie immense que j’espère depuis si longtemps : devenir une mère, porter une vie, élever tendrement un petit bout de notre histoire qui possède des bouts de Clemente, l’homme qui sut trouver les mots pour me donner les moyens de m’exprimer et des bouts de celle que je suis devenue en raison de lui.

Je passerais voir lundi au laboratoire si les résultats étaient disponibles. Probablement que cette petite entorse au règlement me serait pardonnée par le médecin qui suivant mon dossier parce qu’il savait combien j’avais peur pour cette vie qui m’habitait, vie qui était si fragile et particulièrement importante pour moi en ce moment précis. Les mots d’Ebba qui affirmait que l’on prenait conscience de la vie qui nous habitait en ce moment résumait à la perfection combien je me sentais. C’était réel. J’aurais voulu que mon mari soit à mes côtés. Qu’il puisse partager cette joie indescriptible qui m’habitait en ne me retenant même pas de penser que ce n’était pas que moi qui allais devenir parent. C’était nous qui allions l’être. Nous avions été deux à le tricoter ce petit. Le tricoter encore et encore. Alors que l’examen tirait à sa fin, je n’arrivais pas à retirer ce sourire qui se cachait derrière des larmes de joie alors que les lèvres d’Ebba effleurèrent. « Merci beaucoup d’être heureuse pour moi. » dis-je en essuyant doucement la gelée qui se trouvait sur mon ventre avant de refermer mon pantalon et de m’assurer que rien ne se voyait malgré tout. Mais je les sentais mes joues rougies par cette fierté que je ne savais pas étouffée. Les quatre dernières fois, cette échographie avait soit confirmé une fausse couche soit identifié un enfant qu’il fallait évacuer. Je sautais presque dans les bras de la blonde avec une allure radieuse. « Cette fois-ci va être la bonne, je le sens dans mes tripes. » Je le sentais parce que Dieu ne pouvait pas m’envoyer cette épreuve de plus, pas dans les conditions. Et parce que Clemente et moi avions décidé que ma tête ne supporterait pas une autre fausse couche. Il y avait d’autres moyens de devenir parents si ça n’était pas le cas.

La blonde qui m’affirma qu’elle sera toujours là pour moi me fit doucement sourire encore. « Ta présence sera grandement appréciée… Je ne veux juste pas le dire à ma famille avant d’être certaine que notre miracle va se produire. » oui. Miracle. C’était le bon mot. Le seul mot pour décrire cette chance que j’avais encore une fois. Mes yeux pétillaient de malice et de joie malgré la lourdeur de mon propos. Si j’avais tord. Si Clemente n’était plus de ce monde, il survivrait pas ce coup de hasard qui m’avait suivi jusqu’ici. « Tu… Tu penses que l’on pourrait aller déjeuner et peut-être faire les boutiques un peu. » demandais-je.
Spoiler:
 



   
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Sujet: Re: [terminé] Every little thing is gonna be alright || PV Ebba ( le Ven 23 Aoû 2019 - 18:43 )

Ce qui compte, c’est pas la force des coups que tu donnes, c’est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d’avancer. Ce que tu arrives à endurer tout en marchant la tête haute.

Minerva & Ebba
Je regarde émerveillée les images de l’échographie. Je suis touchée et heureuse pour mon amie Minerva. Je me sens même bouleversée à voir ce petit être bouger dans son ventre. Il abrite la vie, et c'est magique. Je sais combien devenir mère est précieux pour elle, et combien cela a été compliqué d'arriver à cette grossesse. En écoutant toutes les explications de Minerva, je me rappelle de mes propres échographies. Cette sensation qui vient enlacer le cœur et l'âme quand on découvre pour la première fois son enfant bien au chaud. Toutes les émotions viennent me caresser alors que je sens mon amie fébrile. Je la rassure, lui serre la main. Elle sait qu'elle peut compter pour sur moi. Pas question de la lâcher à présent, surtout qu'il va falloir qu'elle se ménage et qu'elle prenne encore plus soin d'elle maintenant qu'elle garde en son sein ce bien précieux. Je me doute que l'absence du Clemente doit, à cet instant, être compliqué à gérer. Quelle femme ne souhaite pas annoncer cette nouvelle au futur père. La partager même. Le stress s'efface un peu et le bonheur prend doucement sa place dans la salle d'examen. Je suis vraiment contente d'avoir pu partager ce moment avec Minerva, cela prouve combien je suis importante pour elle. Et je vais l'épauler du mieux que je le pourrais. Sachant que le chemin vers la maternité vient juste de commencer et que la route jusqu'au bout est longue, surtout quand on est seule. Même si je sais qu'elle pourra compter sur sa famille au moment ou elle annoncera la nouvelle.

Je lui laisse ensuite le temps de s'essuyer son ventre du gel posé pour passer l'examen. Je la serre contre moi et embrasse ses joues. « Oui Min c'est la bonne je le sens aussi. » J'y crois autant qu'elle. Ce petit bout de vie est en pleine forme et bien présent. Bientôt son ventre s'arrondira et elle sera la plus belle des mamans. J'avoue que je n'en reviens pas encore. Je n'aurais jamais pensé ce matin en me levant, que ma journée se terminerait dans une explosion d'émotions plus intenses les unes que les autres. « Promis je ne dirais rien et si tu as besoin de quoi que se soit faudra surtout pas que tu hésites. Autant pour aller à une visite médicale, que des courses, ou bien un coup de blues chez toi. Tu as besoin de prendre soin de toi et de rester positive. Alors pas d'imprudence. » Je la regarde en souriant. « Je vais te chouchouter. » Et je ne dis pas cela en l'air. Bon je ne vais pas non plus coller Minerva, parce que je sais qu'elle aura besoin de son espace et de respirer. Mais je veux être certaine qu'affronter au départ cette nouvelle toute seule, ne soit pas trop lourd à porter. Elle finit de s'habiller et puis on sort de la salle d'examen, avec chacune un sourire immense. « Oui bien sur avec plaisir même j'ai ma journée de toute façon alors autant la mettre à profit et se faire un truc entre filles. » On sort de l'hôpital et son se dirige vers ma voiture. On s'y installe. « Tu veux qu'on aille au centre ville. Comme ça on a tout sous la main. A part que tu veuilles aller dans un magasin spécial. » Je ne parle pas de magasin en rapport avec les bébés trop tôt pour acheter des choses. Remarque on peut toujours jeter un coup d’œil sur les tendances de la mode niveau maternité. « C'est comme tu veux. Tu choisis le programme. » Je veux que Minerva se fasse plaisir. La voir heureuse me rend heureuse de toute façon.  


drvgns.


“ La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour.”
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