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- [terminé] When he loved me. // Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ishbel Tejeiro
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Sujet: [terminé] When he loved me. // Erio ( le Dim 30 Juin - 0:17 )
La soirée avait commencé d’une façon banale par une Ishbel seule à table. Comme tous les soirs depuis maintenant des années. À un tel point qu’elle ne faisait même plus attention. Cependant, cette fois-ci :Sergio lui fit honneur de sa présence enfin, la version ivre de son époux. Ishbel avait immédiatement compris l’état de son mari en l’entendant trébucher sur la petite marche à l’entrée. Comme une femme parfaite, elle essuya soigneusement sa bouche et se leva : interrompant son repas pour aller prendre soin de celui qui était aux yeux de la loi son mari. Depuis la fête au circuit, celle-la même où Michelangelo l'avait accaparé : il était rongé par la jalousie. A peine dans le champ de vision de se dernier, qu’il la prit à partit:

“Tu en as mis du temps ? Tu étais où hein ?” Grogna-t-il en Allemand. Ce à quoi elle répondit d’une voix calme : “Je mange-ais.” Elle aida Sergio à enlever sa veste et alla l’accrocher à un cintre. “Tu m’as préparé une assiette ?” Ishbel, dos à l’homme qui partageait sa vie, prit une longue inspiration : “Non… Je ne sav-ais pas que tu rentr-ais…” Il ne la prévenait jamais après tout. “Je ne devrais pas à te le dire. Tu devrais toujours me préparer une assiette.” Sergio savait-il seulement que c’est ce qu’elle avait fait pendant des années. “J’y penser-ais.” Même si elle ne le ferait pas.

Ishbel fit à nouveau face à son mari en sursautant lorsqu’elle remarqua qu’il était juste derrière elle. Il leva sa main et caressa sa joue :

“Je t’aime tu sais…?” La violoniste hocha la tête : “Je sais…”

Elle posa sa main sur la sienne. Quand il se pencha pour l’embrasser, elle ouvrit grands ses yeux et ne répondit pas tout de suite. Elle ne s’attendait pas à ça non. Il n’avait pas été aussi tactile depuis… Des mois. Elle glissa ses mains autour de ses hanches et accentua le geste.

Quand il s’éloigna pour glisser : “Tu es tellement mieux qu’elles…” Son sang ne fit qu’un tour et elle se recula : se défaisant de son emprise. Cela enragea Sergio : “Reviens-ici tout de suite !” Beugla-t-il. “Tu n’as qu’-à aller les retr-ouver ! Tu pa-sses ton te-mps avec elle de tou-te façon ! Tu n’en as ri-en à fai-re de moi !” Sergio leva sa main et l’abatta sur le visage d’Ishbel.

Quand elle se réveilla, elle était dans une salle blanche. Les tambourinements dans sa tête la rendaient sourde à toute autre chose. Elle entrouvrit ses yeux et croisa le regard doux d’une jeune femme qui articulait des mots sans pour autant que la femme au foyer les comprenne. Au bout de quelques minutes, elle fut en mesure de comprendre :

“Signora Tejeiro…? Vous êtes à l’hôpital de Naples. Vous êtes en sécurité. Le docteur a dit de vous garder un ou deux jours à cause de votre commotion cérébrale.”

Ishbel se redressa difficilement et remarqua la perfusion et les machines autour d’elle. Elle posa sa tête sur sa tempe et sentit un pansement.

“Je suis tombé-e dans l’esca-lier.” L’infirmière poussa un long soupire : “Ce n’est pas à moi d’en décider. La police ne devrait pas tarder.” Immédiatement, la victime paniqua : “Pou-rqu-oi ? Ce n’est ri-en. Je sui tombé-e dans l’esca-lier. Point. Fin de l’hist-oire.” La jeune femme posa sa main sur la sienne : “Ca va aller Signora.” Quand on frappa, elle se leva et salua le policier qui venait de rentrer. “Je suis à côté si vous avez besoin.” Puis elle sortit.

Ishbel se rallongea, elle ne regarda même pas l’homme qui s’approchait d’elle. Elle ne savait pas pourquoi il avait été appelé, mais il n’avait rien à faire là. Ce qu’elle n’avait pas conscience, ce qu’elle ne savait pas : c’est que les voisins avaient appelé la police et les ambulances en entendant les bruits de disputes et les cris de détresse qu’elle a poussé.


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Dernière édition par Ishbel Tejeiro le Sam 10 Aoû - 14:25, édité 2 fois
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
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Sujet: Re: [terminé] When he loved me. // Erio ( le Sam 6 Juil - 22:54 )
« Comment va ta voisine ? » La main posée sur le volant, Erio hausse les épaules. La petite sœur, avec qui il couchait, a été retrouvée morte et depuis, il a la sensation que l’emmerdeuse qui lui a rayé sa voiture est au bord du gouffre. Les hostilités sont toujours de sortie et ce n’est pas parce qu’elle se trouve dans une situation terrible qu’il prend des gants, ou qu’il étouffe sa franchise pour la ménager, mais il lui ouvre sa porte de temps en temps, comprenant qu’elle ne souhaite pas passer la nuit seule. « Toujours aussi chiante. » Dario affiche un sourire amusé. « Elle squatte parfois le canap’. » ajoute-t-il, alors que son ami et binôme arque un sourcil. Ce n’est pas la première fois qu’il invite une femme chez lui. C’est même la première chose qu’il ait faite après sa rupture avec Lana, par besoin d’oublier dans les bras d’une autre les sentiments qu’il éprouvait pour son ancienne colocataire. Ca lui a fait un mal de chien. Encore aujourd’hui. Quand il y pense, il a cette petite boule au ventre qui s’installe au creux de son estomac, qui le tiraille de l’intérieur. Il a fait des pas en arrière, se retrouve de nouveau dans la situation du type qui n’a plus la moindre envie de se stabiliser et qui s’amuse avec les paires de jambes qui lui font de l’œil, mais c’est sa manière d’avancer. De la sorte, il se préserve d’une déception, doit déjà se sortir de celle-ci ; s’il pensera toujours du bien de son ex-petite amie qui mérite de trouver chaussure à son pied, une part de lui l’a mauvaise et la personne à qui il en tient rigueur, c’est son père. On le punit de ses actes. Pour autant, il n’a jamais été question d’abandonner son nom de famille ou de renier totalement ce qu’il est. Personne ne peut comprendre, parce que l’image de Monsieur Mazzei, c’est celle d’un tueur en série torturant des femmes, prenant plaisir à les voir souffrir, contrairement à Erio qui a vécu avec lui et qui l’a connu en tant que bon père de famille. C’est compliqué, difficile pour lui qui est pris entre l’amour d’un fils pour son père et son dégoût pour l’Homme qu’il ne veut pas voir. Il a cru être prêt, mais il ne l’est finalement pas et ignore s’il sera prêt un jour. C’est sans doute la réponse à ses cauchemars qui sont bien plus présents qu’avant ; probablement parce qu’il n’a plus des doigts fins pour l’apaiser la nuit. « Je ne sais pas si c’est très bon pour toi d’avoir un lien si étroit avec la sœur de la victime. » Il soupire, puis reprend : « Enfin, tu en avais un également avec la victime. » Ca lui a fait un choc et il a été pris d’une rage lorsque son regard a croisé celui de celle avec qui il partageait des moments éphémères. Aujourd’hui encore, il est profondément peiné, furieux. Il culpabilise. « Je gère. » dit-il, pour conclure, alors qu’il se gare face à l’hôpital.

Les deux hommes errent dans les couloirs du bâtiment, jusqu’à la chambre. Erio frappe, alors que l’infirmière sort pour les saluer en leur indiquant les choses à savoir. Il l’écoute un peu, puis laisse son collègue prendre note pour retrouver l’inconnue. Son visage est marqué, ses bras aussi. Il voit ça souvent, mais ne s’habitue toujours pas. A chaque fois, il aurait envie de fracasser la tête des types qui s’en prennent à elles. « Salut. » dit-il, doucement, essayant de ne pas l’effrayer. S’il y a bien des gens avec qui il fait des efforts de communication, ce sont les victimes. « J’suis Erio, la police. » se présente-t-il, afin qu’elle sache exactement qui l’ennuie. Il s’approche, pose une main sur le lit et observe les traces délaissées sur sa peau. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Qui est-ce qui vous a fait ça ? » Dans le meilleur des cas, il obtiendra un nom. Dans le pire, il n’aura absolument rien.


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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] When he loved me. // Erio ( le Dim 14 Juil - 18:10 )
Ishbel ne savait pas vraiment comment elle avait atterri ici et ne cherchait pas à me savoir. Sa mémoire était bien trop pointue et il ne lui suffirait que de quelques secondes probablement pour retrouver les images de la dispute. La dernière dont elle se souvenait était le baiser échangé avec son époux. Était-ce seulement vrai ? Elle en doutait maintenant. Les paroles de l'infirmière entraient par une oreille et sortaient immédiatement par l’autre. Elle était tombée dans l’escalier. Tout simplement. Sergio n’aurait jamais osé lever la main sur elle, certes, il avait parfois eu un comportement violent à son égard après quelques verres, mais de là à la frapper ? Non. Ishbel se refusait d’accepter ces travers tout comme elle niait l’échec de son mariage. L’infirmière sortit lorsque le policier rentra. La concernée regardait partout, mais certainement pas en direction de l’homme qui venait de rentrer. Un bip significatif résonna dans la chambre avant que le policier ne la salue. Une dose de calmant pour éviter qu’elle est mal : voilà qui allait faire l’affaire pour faire face à l’homme qui venait de rentrer.

“Bonsoir.” Sa voix est monotone. Elle se décida finalement à tourner son visage vers lui. “Votre badge, je veux le voir.” Elle était sérieuse. Elle connaissait ses droits. “Qu’est-ce que vous pensez qu’il s’est passé ?” Ishbel tenta de se redresser, ne supportant pas d’être alité de la sorte : encore moins face à un inconnu, mais son corps ne répondait pas. “Si vous êtes là, c’est que vous avez déjà une idée non ?” Elle soutenait le regard du dénommé Erio : “Je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle vous avez été appelé. Je suis désolée que vous ayez perdu votre temps.”


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Sujet: Re: [terminé] When he loved me. // Erio ( le Lun 29 Juil - 13:45 )
Sans émettre de résistance, Erio sort son badge officiel, signifiant qu’il fait bien partie de la police et le lui montre longuement, afin de lui laisser le temps de l’observer ou même le détailler sous toutes les coutures si elle en ressent le besoin, avant de le ranger dans sa poche. Il comprend qu’elle soit méfiante. Ce n’est pas la première fois qu’il devra, en plus de se justifier, poser de bonnes bases rassurantes, de sorte à ce que la victime soit moins sur la défensive. Parfois ça marche du premier coup, d’autres fois, il a besoin d’instaurer un climat de confiance en plusieurs rencontres. Qu’importe quelle sera la catégorie qu’elle rejoindra, il peut se montrer patient, comportement bien différent de ce qu’il est dans la vie de tous les jours. Ici, ça n’a pas le même impact.

A sa première question, il acquiesce d’un signe de tête. Bien sûr qu’il a une idée. Elle aussi ? Au fond d’elle, certainement, mais en face de lui, elle est incapable de poser des mots sur les événements graves qui se sont déroulés. « Il arrive très souvent que les victimes de violence ne sont pas prêtes à le reconnaître. La peur des représailles, la crainte des jugements… » commence-t-il, en posant un regard doux sur son visage qui le peine intérieurement. Elle est dans un état… « Mais vous n’avez pas à avoir honte. Je suis là pour vous aider. » Il ne s’attend évidemment pas à ce qu’elle lui tombe dans les bras en hurlant qu’il a raison et qu’elle ignore comment s’en sortir. Erio s’appuie sur le rebord du lit, sans détourner son regard du sien, perçant. « Des personnes comme lui ne méritent pas qu’on les protège. Encore moins que vous mettiez votre vie en danger pour ça. » Parce qu’il recommencera. Ils recommencent toujours.


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Sujet: Re: [terminé] When he loved me. // Erio ( le Dim 4 Aoû - 14:58 )
Ishbel regarda le badge attentivement avant de hocher le tête comme pour approuver silencieusement son identité. Un moyen comme un autre de retarder l’échéance des questions car elle savait que ce n’était pas pour parler de la pluie et du beau temps que le lieutenant était dans sa chambre. Poser la question avant l’homme qui lui faisait face. Ishbel voulait être maître de la situation et non être dans la position de celle interrogée, pourtant, elle sait que tôt ou tard les rôles allaient s’échanger.

“Je suppose que vous avez raison, malheureusement, je n’ai pas été victime de violences à moins que je puisse porter plainte contre mon escalier.” Une petite risette s’étira même sur son visage amochée. Qui tentait-elle de convaincre ? Le policier ou bien sa propre personne ? Probablement les deux. Pourquoi choisir ? “Je suis cependant réellement touchée que vous ayez pris le temps de venir jusqu’à moi.”

Erio reprit la parole, Ishbel avala sa salive et son sourire se fit encore plus faux qu’avant. Garder les apparences, ne pas voir la réalité : elle devrait avoir une médaille tant elle était parfaite dans ce rôle de faux-semblants.

“Sergio est un homme bon, qui travaille beaucoup certes, mais cela permet d’avoir un train de vie agréable et satisfaisant. Je suis chanceuse d’avoir épousé un homme qui est capable de subvenir au besoin du foyer.”

Le monologue de la femme parfait, comme celles des années 50 avant que la femme ne réalise qu’elle pouvait avoir son mot à dire et devait parler.

“Il n’est qu’un homme qui peut parfois perdre son tempérament, mais ne sommes nous pas tous sujets à ce genre de choses ? La nature humaine est imparfaite. Cependant, il n’a pas levé la main sur moi, je vous l’assure.”


Pourtant, elle se souvenait parfaitement que c’était un mensonge. L’admettre était impossible. Un jour, peut-être. Quand elle sera prête à avouer son manque de jugement et sa stupidité à vouloir préserver un mariage qui continuait de sombrer avec les années.


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Sujet: Re: [terminé] When he loved me. // Erio ( le Dim 4 Aoû - 21:58 )
L’escalier, le fameux. Quand il ne s’agit pas de ça, c’est le mur, ou la porte. Des excuses, il en a entendues des nombreuses, parfois même très crédibles, mais depuis le temps qu’il fait ce job, il sait les reconnaître avec une facilité déconcertante. Son travail l’a également rendu paranoïaque. Parfois, alors qu’il voit un hématome autour d’un œil d’une amie, il ne peut s’empêcher de se demander où est-ce qu’elle a pu avoir ça, alors qu’il ne s’agit que d’une blessure dû à un geste maladroit. Mais là, il ne voit pas le mal où il n’est pas. Il existe bien. Il le sait, elle aussi, mais n’est néanmoins pas apte à en prendre conscience. Ca voudrait dire beaucoup de trop de choses. Sans doute a-t-elle peur des conséquences, de l’après, des représailles s’il apprend qu’elle a bavé sur son compte, plutôt que de le défendre. Ce qu’elle fait à la perfection en décrivant le portrait parfait du bon mari, mais seulement en apparence. Dans le domaine privé, en intimité, le visage de la jeune femme montre à quel point il peut user de sa force et faire mal là où il frappe. « Se mettre en colère, ouais. » Lui aussi. Il est impulsif, susceptible. « J’suis un gars sanguin. » Ca n’a rien à faire ici, mais il se prend lui-même comme exemple pour exprimer le fond de sa pensée. « Mais ça s’arrête à la parole. » Des mots durs, blessants, qui ne font pas toujours plaisir. « Aucun homme n’est en droit d’lever la main sur une femme. Aucun. L’tempérament, c’pas une excuse. » Au contraire. Il devrait même savoir se contrôler un minimum. Mais étant donné qu’elle ne souhaite pas l’admettre, il sera compliqué pour lui d’avoir une conversation plus sérieuse à ce sujet, ou de l’aider. Il penche son visage, comme s’il cherchait à lui faire une confidence. « J'sais ce qu’il vous a fait. C’est pas normal. » dit-il, en sortant une carte où il y a son numéro de téléphone professionnel. Il la glisse sur le lit. « Si vous vous souvenez de quelque chose… Si l’escalier n’en est pas un. Ou si ça recommence, parce que ça recommencera. Vous pouvez appeler. » Il en a rencontré beaucoup, mais s’il y en a qu’il peut aider, il reste impuissant face aux autres victimes qui ne souhaitent ni porter plainte, ni se retourner contre leur bourreau.


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Sujet: Re: [terminé] When he loved me. // Erio ( le Sam 10 Aoû - 14:25 )
Le policier prit son cas en exemple pour faire un contre-argument. En l’entendant affirmer qu’il était un gars sanguin, elle fronça les sourcils, mais ne l’interrompit pas tout de suite. Elle avait appris à ne pas couper les gens quand ils commençaient à parler.

“Si vous êtes sanguin, est-ce que cela n'est pas difficile de prendre du recul sur une situation au lieu d’agir ?” Une simple question. “Les mots peuvent être plus douloureux qu’un coup ou qu’une lame.”

Ishbel le savait. C’est pour ça que son handicap dû au traumatisme de son enfance la laissait bien souvent inapte à se défendre. Mais ça, Erio ne le savait pas. Les calmants lui permettaient de parler comme tout le monde.

“A vous entendre… Seulement les hommes font du mal à leur femme, mais je sais que l’inverse existe aussi.”
Était-ce tout aussi condamnable ? Ou bien moins important car moins courant ? “Aucun être vivant : animal ou humain ne devraient pas subir les foudres d’un autre. Dans un monde idéal, cela pourrait être le cas.”

Mais les hommes sont moins à même de parler de ce genre de problème, probablement encore plus que les femmes d’ailleurs. Ce n’est pas pour rien que le taux de suicide chez les hommes de 25 ans à 60 ans est plus élevé que celui des femmes. Quant aux animaux, la plupart ne peuvent rien faire si ce n’est subir. Comme les hommes et les femmes d’ailleurs. Ishbel n’avait aucun mal à parler de ce sujet, tant qu’on ne la mettait pas dans le même panier. Nier était tellement plus simple que de se confronter à la piquante vérité. Un jour, elle ouvrirait les yeux. Pour l’instant, elle voulait qu’on la laisse seule.
En voyant Erio s’approcher pour faire une confidence, Ishbel le regarda avec une certaine pointe d’inquiétude. Elle ne voulait pas que Sergio ait des problèmes. Elle ne voulait pas que leur quotidien de couple parfait vole en éclats. Elle ne voulait tout simplement pas que cet épisode exceptionnel définisse sa vie. Des jours meilleurs viendront entre eux. Elle devait juste attendre patiemment que le vent tourne en sa faveur. Elle ne répondit pas. Se contenta de se redresser légèrement pour prendre la carte et tenter de la lire. Mais son esprit fatigué ne fut pas en mesure de déchiffrer ce qu’elle lisait.

“Merci beaucoup Lieutenant …” Elle plissa ses yeux et se concentra le plus possible : “Mazzei.” Elle avala sa salive : “Je n’y manquerais pas.” Ishbel ne le ferait probablement pas, mais il ne fallait pas dire jamais. “Je vous le promets.” Si cela pouvait le rassurer.

L'infirmière rentra, sourit à Erio : “Signora Tejeiro à besoin de se reposer, vous pourrez repasser plus tard si vous voulez.” Elle escorta le policier hors de la chambre et laissa Ishbel seul. À peine la porte refermée que la trentenaire s'allongea et se mit en position fœtale pour pleurer toutes les larmes de son corps.


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Sujet: Re: [terminé] When he loved me. // Erio ( le )
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