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- Le critique qui n'a rien produit est un lâche -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Cesare Corso10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Cesare Corso
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Sujet: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Dim 30 Juin 2019 - 22:45 )

" Le critique qui n'a rien produit
est un lâche "
- Théophile Gautier


Quarante quatre cure-dents agencés et empilés pour former une petite tour.

Cesare attrapa le quarante-cinquième et, avec des geste mesurés, se pencha en avant pour se rapprocher de la structure, faisant grincer son fauteuil. Tenant fermement le petit pic en bois entre son index et son pouce, il le posa au sommet de la tour, commençant ainsi un nouvel étage. Il allait se saisir du quarante-sixième pour continuer la périlleuse construction qui trônait au milieu de son bureau quand son rédacteur en chef ouvrit la porte et entra dans la pièce, provoquant un courant d'air qui fit trembler l’œuvre architecturale de son employé.

- "Corso ! Vous auriez pas vu-" Le chef s'interrompit, tenant toujours la poignée de porte en main et posant les yeux sur la petite tour en cure-dent. Il eut un silence avant de reprendre : "Vous avez rien d'autre à foutre ?"
- "J'aurais pas vu quoi ?" Demanda le journaliste, recentrant la conversation alors qu'il se redressait sur son fauteuil pour regarder son patron.
- "Boscorelli. Il devait aller au théâtre demain pour me faire une critique, et il m'a pas donné de nouvelles."
-"Il a des problèmes personnels en ce moment, je crois. Un membre de sa famille qui va pas bien."
- "Arh, c'est pas vrai, encore ? Il m'a pas prévenu !" Fit le patron, un homme dont le caractère ne s'améliorait pas avec l'age et dont on sentait qu'il avait hâte de tout envoyer balader.
- "Pas de pot. Il m'a dit qu'il vous appellerait pour vous tenir au courant, mais il a du oublier." Répondit Corso, qui se remit à l'ouvrage, quarante sixième cure dent toujours en main.

Le rédac chef ronchonna à voix basse, faisant frissonner sa moustache alors qu'il se parlait à lui même. Bon dieu qu'il avait hâte d'être à la retraite... Finalement, et sous le coup de l'agacement, il rendit la sentence :

- "C'est vous qui irez."
- "Moi ?" S'étonna Cesare, relevant la tête pour regarder l'homme avec un air dubitatif. "Vous êtes pas sérieux, j'y connais rien au théâtre. J'ai aucune légitimité."
- "J'en ai rien à faire. Apparemment vous êtes pas ingénieur en génie civil, et pourtant ça vous empêche pas de faire des p'tites tours à la con. En plus, je sais que vous avez déjà fait des piges ciné pour La Repubblica."
- "Certes, mais le théâtre et le cinéma, c'est pas pareil." Se défendit le journaliste, qui n'avait visiblement pas envie de s'y coller.
- "M'en fous. Vous le faites, c'est tout. Je vous envoie les détails par mail." Rétorqua enfin le patron, mettant le point final à sa tirade en claquant violemment la porte, faisant trembler les murs et provoquant la chute de la tour de son employé.

Corso lâcha un juron, rassembla les cure-dents, et recommença.

~ * ~

Cesare sortit de son portefeuille le billet de théâtre pour le présenter au guichetier avant d'être autorisé à rentrer dans le bâtiment. Dans le hall d'entrée, quelques ponctuels spectateurs comme lui étaient déjà là et discutaient entre eux. Puisque le journaliste était venu seul, il alla s'asseoir dans un des fauteuils d'attente. Il sortit le programme de la soirée pour le lire, histoire de s'occuper avant que la pièce ne commence.
La pièce de ce soir n'était pas un grand classique du théâtre. Il s'agissait plutôt d'une œuvre contemporaine écrite par un sud-africain, et qui explorait le sujet de l'apartheid. Un sacré programme qui annonçait une soirée remplie de joie, de fun, de rire et de magie, absolument... Cesare émit un lourd soupir audible alors qu'il poursuivait la lecture du programme.
Il y avait une femme connue à la mise en scène, Satine Vasilis. Ce nom fut familier aux oreilles de Cesare, il fut certain de l'avoir déjà entendu auparavant sans pouvoir y accrocher un visage. Il sortit son portable et googla la Dame en question afin d'afficher une recherche d'images qui lui permit de voir à quoi elle ressemblait. Oui, il l'avait déjà vue. Jamais en personne, mais au détour de quelques articles et certaines critiques lus dans les journaux. Elle était très jolie, et plutôt que de continuer à lire le programme de mauvais augure, il se perdit à contempler les photos de la recherche Google sur Mademoiselle Vasilis.

Bientôt, un employé vint ouvrit les portes qui menait au cœur du théâtre.

- "Allez Corso, au billot..." Soupira le cinéphile, levant ses fesses du fauteuil pour aller s'asseoir sur un autre, un des strapontins moelleux de ce luxueux théâtre. Au moins, si la pièce le faisait mourir d'ennui, il pourrait s'endormir confortablement.

Cesare ne sur jamais vraiment si c'est lui ou la pièce, mais il se fit en effet chier comme un gros rat mort. Il trouva que le symbolisme était tiré par les cheveux, les chorégraphies étaient obscures, les métaphores étaient farfelues, les répliques n'avaient rien à voir les unes avec les autres, et les acteurs avaient une intensité qui agacèrent le journaliste plutôt que de l'émerveiller.
Il n'était définitivement, résolument, absolument pas le bon public cible pour ce genre de démonstration artistique. Il n'avait quasiment jamais été au théâtre dans sa vie, et n'aimait cet art que bien trop peu pour voir un quelconque génie ou audace à la pièce de ce soir. Un critique plus chevronné (et moins salaud dans l'âme) aurait sans doute pu trouver au spectacle une certaine bravoure  et aurait pu mieux appréhender la manière dont était traités le thème abordé, mais Corso n'était pas ce critique là.

Il s'étira, se leva du strapontin et quitta le théâtre alors que le public en était au deuxième rappel. Il s'attira quelques regards assassins et "roooh !" de la part de spectateurs qu'il dut bousculer un brin pour sortir de la rangée, mais il ressentait un trop grand besoin de nicotine pour en avoir quelque chose à péter. Sa cigarette finie, il choppa un taxi pour rentrer chez lui et s'atteler immédiatement à l'écriture de la critique pour se débarrasser de cette corvée le plus vite possible.
Il s'assit à son bureau et alluma son ordinateur, fumant une autre clope alors qu'il fixait l'écran. Était-ce juste de faire ça ? Le critique avait un rôle important, celui de donner son avis de professionnel, et même si Cesare avait déjà écrit quelques critiques de films, il n'était pas un homme de théâtre. Comme il l'avait signalé à son boss, quelle légitimité avait-il ? Mais, d'un autre côté, la critique était basée sur la subjectivité, et les journalistes qui donnaient leur avis sur un livre, un film ou une pièce ne faisait que ça, après tout : donner leur avis, ce qui était un exercice que tout le monde sur terre savait faire avec plus ou moins de brio. De quel droit Corso n'aurait-il pas l'autorisation de donner son opinion sur cette pièce, tout comme le ferait n'importe quel spectateur qui la verrait ?
Certes non, il n'avait pas la compréhension complète du média qu'il aller critiquer. Il ne savait pas les enjeux et défis auxquels les metteurs en scène et acteurs de théâtre étaient confrontés. Mais par contre, il savait de source sûre qu'il s'était ennuyé comme pas permis et qu'il avait trouvé la pièce absolument ronflante. Et aux dernières nouvelles, il était assez intelligent pour expliquer pourquoi il n'avait pas aimé.

C'était ça, une critique, non ? Y avait pas à tortiller du cul plus longtemps.

Clope aux lèvres, verre de vin à portée de main, il rédigea son papier, n'y mettant pas forcément beaucoup d'effort. Ça restait une corvée qui le soulait presque autant que la pièce qu'il avait vu. Il allait boucler ça en 30 minutes, une heure grand max, et il irait se pieuter. Hop.

~ * ~

Cela faisait maintenant deux jours que la critique de Corso sur la pièce était parue dans l'Il Mattino, et le journaliste n'y pensait déjà plus. Son patron l'avait vaguement remercié, avait à peine lu le papier (il n’était pas un théâtreux non plus...), et l'avait envoyé en publication. C'était assez triste de penser qu'un compte-rendu acerbe écrit par quelqu'un qui n'y connaissait pas forcément grand chose et dont le patron n'en avait pas non plus grand chose à faire ait été publié, mais Corso ne s'en soucia pas. Mademoiselle Vasilis semblait avoir reçu  et recevait encore principalement des avis positifs pour les œuvres sur lesquelles elle travaillait. Ça n'allait pas être une critique négative qui allait la mettre à mal, quand même.

Cesare, débarrassé de la corvée, travaillait à présent sur un article autrement plus intéressant et nettement plus dans ses cordes. Il s'agissait simplement d'enquêter sur des soupçons de fraude fiscale d'une entreprise cotée en bourse, et le travail d'investigation grisait le journaliste et le mettait de bonne humeur. Il s'était offert un petit plaisir qu'il se permettait parfois : un dîner et une nuit dans une suite d'un hôtel de Naples qu'il aimait bien. Il arrivait parfois que son appartement, aussi agréable soit-il à vivre, lui sorte par les yeux de temps à autre et qu'il ressentait alors le besoin de changer d'air. Bon, bien entendu, ces petites escapades n'étaient pas données car l'hôtel était plutôt luxueux mais, en bon bourreau de travail, Cesare partait peu en vacances et aimait parfois se faire plaisir sans raison et claquer un peu son argent.
Ainsi était-il attablé, seul, au restaurant du palace où il boulottait une savoureuse pièce de bœuf saignante accompagnée d'une cavalcade de p'tits légumes en julienne. Le vin qu'il avait se choisit se mariait bien avec son repas, et il n'aurait pas pu être plus heureux. Son repas fini, il s'assit un peu plus confortablement sur sa chaise et, alors qu'il attendait qu'on lui apporte la carte des desserts, il laissa son regard balayer la salle pour finalement se poser sur une personne qu'il reconnut. La même qu'il avait googlée il y avait quelques jours. Satine Vasilis était là, et elle le fixa également. Quelle amusante coïncidence, quand même...

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Satine Vasilis
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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Mer 3 Juil 2019 - 20:07 )

Parure de mots. Drapage de maux.
CESARE & SATINE
Quand tu entres dans le restaurant du palace, tu comptes bien passer une bonne soirée. Même si tu as encore en travers de la gorge la critique de ce journaliste de pacotille. Tu as envie de t'amuser, parce que malgré les mots écrits dans "Il Mattino", les autres journaux ont salué ta performance et celle de tes artistes. Tu te dis que ce Corso n'a aucun goût, et qu'il n'a rien compris à ta mise en scène. Au choix des couleurs, des costumes, du décors, du maquillage même. Tu te demandes s'il a vu la pièce, un mec aussi lourd dans ses écrits, a du ronfler la plus part du temps. Pas parce que ton spectacle manquait d'intérêt, juste parce que lui n'en était pas digne. Ou bien la pièce était trop compliquée à comprendre pour son cerveau étriqué. De toute façon tu auras ta revanche, tu comptes bien lui parler du pays à ce Cesare Corso. Qui ferait bien de continuer à jouer les fouilles merde, en politique ou dans des enquêtes policières, plutôt que de salir de sa plume dégoulinante de bave ignoble l'univers artistique. Il ignore que le poids de ses mots peuvent avoir un impact important et qu'il va vous falloir être encore plus vigilants. Car il a ouvert la porte à d'autres idiots sans expérience qui pourraient bien suivre son exemple pour juste s'amuser un peu. Comme si faire du théâtre était un jeu. C'est tout un art. Corso ne joue surement pas dans la même cours que toi de ce domaine. Mais ce soir, tu ne comptes pas te laisser impacter par cette histoire. Même si cela te rend folle et te donne envie de crier, de tuer même.  Au point que si tu avais le journaliste en face de toi tu pourrais bien lui arracher les doigts, juste pour qu'il ne puisse plus se servir d'un clavier. Excellente idée. Douloureusement diabolique. Ce serait même jouissif comme torture. Après tu lui ferais avaler mot après mot son article jusqu'à ce qui s'en étouffe. Cette pensée te fait sourire alors que tu rejoins tes amis qui t'attendent à la table qui a été réservé. C'est une soirée sans prétention, juste un moyen de vous retrouver tous et de fêter, malgré l'article, le succès. Ton succès. Des accolades. Des embrassades. Des mots d'amitié sont échangés. Tu te sens bien. Prête à t'amuser. A partager. A rire. A boire et à manger. Tu vas pour t'installer. Tu commences même à quitter tes chaussures. Parce que c'est comme ça depuis que tu es gamine, les chaussures dés que tu le peux tu t'en débarrasses. Ta mère t'a souvent couru après pour te les faire mettre même quand tu partais à l'école. Cela t'a valu bon nombre de mots sur tes carnets et bon nombre d'heure de colle Pour toi avoir les pieds dans des chaussures c'était un peu vivre en enfer. Tu entames ton geste alors que le champagne arrive sur la table. Et que les rires résonnent.

Et puis .. Dans ton champs de vision .. Il est là .. Assis à table .. Savourant tu ne sais quoi ..  Lui .. Ce journaliste .. Cesare Corso ..

Il avait gâché ton lendemain de première, parce que même si tous les autres journaux étaient unanimes sur la qualité de la représentation. Il y avait eu son article, Même s'il y avait eu trois rappels étourdissants du public. Il y avait eu son article. Et là il allait te gâcher ta soirée. Non impensable. Impossible. Cesare Corso n'aillait pas faire d'autres dégâts. Pas ici et surtout pas ce soir. Mais tu n'es pas du genre à faire des esclandres. Et encore moins en société. Alors ni une ni deux tu le fixes. Sans aucune honte. Sans baisser le regard. Tu ne l'as vu que sur photo, celle que t'a gentiment montré ton attaché de presse quand il t'a porté tous les journaux le lendemain. La photo n'était pas spécialement flatteuse. Mais en le regardant bien il n'a rien non plus de flatteur. Enfin faut dire que là tu lui en veux à mort, alors tu ne vas pas lui jeter des fleurs. Tu demandes deux coupes de champagne, toujours en soutenant son regard. Cherchant à sonder son âme. Mais en a t-il une ? Cherchant à le déstabiliser. Ou à le faire culpabiliser. Après tout il doit quand même avoir pris conscience de la merde qu'il a pondu. Peut être pas. Il ne doit pas être le mec à se faire du souci pour les gens sur qui il écrit. Il les descend et puis il se fout de ce qui se passe ensuite. Tu récupères les coupes dans ta main droite et dans ta gauche tu gardes tes chaussures.

Et tu avances vers lui. D'un pas sur. Légèrement provocante. Sublime à souhait. Il faut dire que la robe de soirée que tu portes souligne tes courbes avec insolence. Mettant en valeur tes atouts. Mais tu ne vas pas vers lui pour qu'il puisse se délecter du spectacle. Pour ça il a loupé le coche quand il osé ébranlé ta mise en scène. Tu vas juste vers lui pour le narguer. Lui faire comprendre que ses mots ne t'ont pas abattu. Mais que par contre ils ont éveillé ta colère et qu'il va devoir subir ton courroux. Mais tu sais être douce même en colère. Dérangeante. Juste dans ton art de faire. Une fois prés de la table tu t'arrêtes au niveau de la chaise vide. Tu le regardes dans les yeux. Sans sourciller. « Bonsoir je crois qu'à mon grand regret nous n'avons pas été présenté monsieur Corso. » Sans demander ton reste tu t'assoies, laissant choir tes chaussures au sol avec grâce. Tu poses les coupes sur la table et tu lui tends ta main. « Si mon nom vous échappe je suis Satine Vasilis. Satine pour les intimes. Mais je pense que pour vous cela sera mademoiselle Vasilis. Parce que nous sommes loin d'être intime et vous êtes loin d'être une personne convenable. N'est ce pas Cesare ? » Tu insistes sur son prénom tout en lui faisant un sourire carnassier. Tu comptes bien le hacher menu juste par plaisir. Mais sans lui donner l'impression qu'il t'a blessé. « Je crois que j'ai en face de moi un homme qui manque clairement de goût. Et je ne parle pas de goût vestimentaire. De ce côté là vous semblez vous débrouillez seul. Enfin sauf si un majordome choisit chaque matin les tenues que vous allez porter durant la journée ? » Tu te fais acide tout en gardant un ton calme. Tu veux voir s'il est autant doué en parole qu'en écrit. Parce que peut être que là aussi il lui faut de l'aide. Genre un nègre juste pour ne pas faire de faute d'orthographe. C'est sur que tu risques fort de remettre en cause tous ses talents même les plus intimes. Ce qui pourrait être encore plus amusant. Le toucher dans son orgueil de mâle. Mais toujours en restant digne. Sans élever la voix. Puis tu lui tends une des coupes que tu as apporté. « Je pense que nous pouvons porter un toast à cette rencontre hasardeuse qui finalement fait mon bonheur. Je n'aurais pas besoin de perdre mon temps à venir à votre journal pour dire tout le bien que j'ai pensé de votre article. Très enrichissant en plus. Et le temps c'est de l'argent vous n'êtes pas d'accord Cesare ? » Tu te moques, et cela t'amuses. Après tout ce moment pourrait aussi être ton heure de gloire. Parce que tu comptes tout faire pour que cela ne soit pas la sienne. Pauvre Cesare Corso qui voulait peut être finir son repas en toute tranquillité et bien il est mal barré. Quoi que s'il commande une tarte à la crème, tu te feras un plaisir de la lui faire déguster en lui étalant sur le visage. A ce qui parait c'est bon pour la peau.



(fiche) drvgns. / (ava)
Schizophrenic & LipsLikeAMorphine


bonnie clyde
Il est ton premier amour, j'attendrai d'être ton dernier. Peu importe le temps que ça prendra.

   
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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Jeu 4 Juil 2019 - 10:42 )

" Le critique qui n'a rien produit
est un lâche "
- Théophile Gautier


Cesare soutint le regard de la metteuse en scène, haussant un brin les sourcils d'un air de dire "Eh bien, quoi ?", allant jusqu'à lui adresser un petit salut de la main plutôt polisson quand on savait l'article peu flatteur que cet homme avait pondu.
Il ne ressentit aucune forme de culpabilité. Tout artiste s'exposait un jour ou l'autre à la critique, et si l'on ne voulait pas se retrouver égratigné dans les journaux, alors on gardait son travail pour soi, voilà tout. Et puis merde. De nos jours, des milliers de petits cons, ados et jeunes adultes, avaient leur propre chaîne Youtube où ils jouaient les critiques sans forcément s'y connaître et n'avaient à s'excuser de rien. Tous les goûts étaient dans la nature, et le regard accusateur de Vasilis ne fit pas ployer celui de Corso.

Il finit par porter à nouveau les yeux sur son téléphone portable lorsque la Dame s'adressa à un serveur auprès de qui elle passa commande. A peine une minute passa, et un mouvement attira à nouveau l'attention du journaliste qui releva la tête. Mademoiselle Vasilis s'était levée, deux coupes de champagne aux mains. Corso la fixa à nouveau.
Son métier transpirait dans son attitude, tant tout chez elle avait une sorte de théâtralité, comme si chaque geste était une danse. Le balancement de ses hanches, métronome charmant, donnait à sa démarche une assurance qu'envièrent certaines clientes du restaurant, simples concubines regardant une reine. Ses yeux ne quittèrent jamais sa cible, ce pauvre homme si seul à la table 27, et qui la regardait approcher sans détourner le regard non plus, comme deux prédateurs qui se toisent. Elle avait le port altier d'une impératice, portant fièrement une couronne certes invisible, mais dont elle semblait savoir qu'elle était là et ne bougerait jamais, peu importe qu'on cherche à l'ébranler.

Quitte à ébranler, elle pouvait branler Corso, tiens, ça serait bien...

Enfin. L'instant n'était pas aux jeux de mots lestes. Le journaliste ne savait pas trop quoi à quoi s'attendre, mais après le regard accusateur qu'il avait essuyé plus tôt, il paria sur une bonne petite engueulade. Qu'elle vienne, il n'avait pas peur. Si l'une des coupes de champagne que tenaient ces mains graciles finissait jetée à sa figure, ce ne serait ni la première fois ni la dernière fois qu'il recevrait ce genre d'amabilité. Le champagne s'essuie du visage, les reproches s'essuient de l'âme, et on finit par les oublier.

Elle s'arrêta près de Corso, et ce dernier poussa de sa semelle un des pieds de la chaise libre pour l'éloigner un peu en une invitation à ce que la Dame prenne place à sa table.

« Bonsoir je crois qu'à mon grand regret nous n'avons pas été présenté monsieur Corso. » Fait-elle, le toisant de haut comme une déesse regarderait un mortel.
Mais ce mortel là ne courba pas l'échine, pourtant, et soutint le regard de l'impératrice en gardant à ses lèvres un sourire insolent. Elle s'assit, tendant une main que Corso serra, et continua :
- « Si mon nom vous échappe je suis Satine Vasilis. Satine pour les intimes. Mais je pense que pour vous cela sera mademoiselle Vasilis. Parce que nous sommes loin d'être intime et vous êtes loin d'être une personne convenable. N'est ce pas Cesare ? »
- « Roh, quel jugement hâtif, Mademoiselle Vasilis. » Répondit le journaliste, l'encourageant pourtant à continuer avec un geste évasif. « Mais je vous en prie, développez-donc, je sens que vous en mourez d'envie. »
- « Je crois que j'ai en face de moi un homme qui manque clairement de goût. » Entonna-t-elle sans se faire prier. « Et je ne parle pas de goût vestimentaire. De ce côté là vous semblez vous débrouiller seul. Enfin sauf si un majordome choisit chaque matin les tenues que vous allez porter durant la journée ? »
- « Oh non, Mademoiselle. Je suis un grand garçon qui sait s'habiller tout seul, et qui écrit aussi ses articles tout seul. » Répondit Corso, salaud qu'il était en rappelant de lui même l'objet du délit aux bons souvenirs de la demoiselle. Si c'était bien l'existence de ce papier qui avait poussé la jolie metteuse en scène à sa table, alors Cesare se dit qu'il devrait écrire des saloperies plus souvent, tiens.
« Malheureusement, j'ai l'impression qu'un article en particulier va m'attirer une fessée de votre part... »

Il prit la coupe qu'elle lui tendit et hocha légèrement la tête en un remerciement silencieux alors qu'elle reprenait la parole :

- « Je pense que nous pouvons porter un toast à cette rencontre hasardeuse qui finalement fait mon bonheur. Je n'aurais pas besoin de perdre mon temps à venir à votre journal pour dire tout le bien que j'ai pensé de votre article. Très enrichissant en plus. Et le temps c'est de l'argent vous n'êtes pas d'accord Cesare ? »
- « Absolument. » Répondit l'interessé, frappant doucement son verre contre celui de Satine en un tintement, comme une cloche d'arbitre annonçant un round qui avait déjà commencé. « Et quel gain de temps pour vous, en effet, venir me voir là plutôt que de chialer à mon bureau demain. Mais vous ne semblez pas du genre à geindre, vous êtes bien trop forte pour vous laisser abattre par un article incendiaire au milieu de tant d'autres qui louent vos talents, n'est-ce pas ? Si vous n'êtes pas là pour pleurer ou vous plaindre, alors j'en déduis donc que vous êtes venue à ma table juste pour mes beaux yeux. Merci, c'est gentil. »

Son sourire. Son insupportable sourire sûr de lui s'élargit. Quel sale con.

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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Mar 9 Juil 2019 - 20:29 )

Parure de mots. Drapage de maux.
CESARE & SATINE
Tu ne comptes pas laisser passer l'occasion quand ton regard percute celui de Cesare Corso. Tu aurais pu jouer l’indifférente et faire comme s'il n'était qu'un tas de poussière insignifiante mais non. Pourquoi ne pas aller le titiller et lui montrer à quel point il est un être sans aucune âme. Sans aucun goût. Un sans cœur même. Sans jouer à la star et sans faire d’esclandre. Juste pour le plaisir de lui prouver que la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, image plus que parfaite et qui convient à la situation. Vos regards ne se lâchent, tu ne comptes pas lui donner le loisir de te voir baisser les yeux. Même un cil se perdant dans ton iris ne fera pas broncher ton regard. Il reste fier tout comme ton allure alors que tu abandonnes tes amis. Tu reviendras surement dans quelques minutes. Parce que même si tu ne comptes pas d'énerver, tu ne comptes pas non plus perdre ton temps à blablater avec un homme dans son genre. Même si au fur et à mesure que tu le regardes tu ne peux nier le charme qu'il dégage. Ni son charisme tout comme sa sexe attitude alors qu'il est planté sur sa chaise pensant peut être que tu vas lui manger dans la main. C'est plutôt lui qui va manger dans la tienne. Tu le laisserais même bien manger certaines parties de ton corps et pas les plus visibles. Voyons Satine tu t'égares. Il n'est nullement heure pour penser au charnel. Quoi que cela pourrait être amusant de lui demander de se faire pardonner en te payant en nature. L'acte charnel te perdra la belle. Enfin tu es à sa table et monsieur se plait à pousser sa chaise. Invitation déguisée ou alors c'est juste qu'il manque de place pour ses jambes ? Toi tu prends cela pour une invitation et tu ne te fais pas prier pour te poser et mettre sur la table les deux coupes de champagne. Dommage que tu n'es pas un peu de cyanure sur toi. Tu te serais délectée de le voir s’étouffer dans son dessert. Se doute t-il seulement de toutes les pensées qui envahissent ton esprit à cet instant ? Des idées pas toujours catholiques. Parce qu'il semble vouloir sonder ton âme. A part que cela soit toi qui sonde la sienne. En tout cas l'échange promet vu la tension qui se dégage de vos deux êtres.

Tu restes calme. Corso répond à ton serrement de main. Poignée ferme. Doigts soignés. Peau douce. Mais tu ne t'attardes pas. Garder sa main trop longtemps prisonnière prêcherait du mauvais côté. Tu attaques tout de suite, pas besoin d'y aller par quatre chemins. Vous êtes des adultes. Des adultes consentants. « Jugement hâtif vous trouvez ? » Tu joues l'étonnée. Cela ne doit pas être la première fois qu'on lui dit qu'il est une personne peu convenable, voir même pas fréquentable. Et toi tu t’attables avec lui alors qu'il a incendié ton spectacle. « Je crois plutôt que c'est vous qui mourrez que je développe. » Ce que tu fais avec plaisir, le provocant un peu voir beaucoup. Cherchant à trouver son point faible. A le faire vaciller comme une flamme sous un vent léger. « Vous vous habillez tout seul ? » Ta voix marque la surprise. «  Vous avez au moins du goût côté vestimentaire. Enfin j’émets quelques doutes. Peut être que quelqu'un vous souffle ce que vous devez porter. Mais contente d'entendre que vous écrivez seul vos articles. Cela me donne une plus grande idée de l'homme que vous êtes. » Un inculte qui ne serait pas faire la différence entre une œuvre ancienne et un œuvre plus récente. Cela te confortes dans l'idée que ce monsieur croit tout savoir et tout comprendre. Alors que son cerveau est surement aussi vierge qu'un nouveau né. Et juste son cerveau parce que vu son corps pour le reste il doit être à la page. Faudra un jour que tu en juges pour voir si là aussi il n'y aurait pas de lacune. Tu t'égares encore Satine. Concentres toi sur le but de ce tête à tête. Et c'est le moment que choisit Corso pour le remettre sur le tapis ce fameux article. Fine la guêpe. « Ah bon c'est l'impression que vous avez. Je crois que vous vous surestimez. Et puis donner une fessée même en privée est interdit vous ne le savez pas. C'est un coup à se retrouver en prison. Vous avez du oublier de faire un article sur cette loi. » Tu te moques carrément et tu ne te gênes pas pour rire.

Avant de te décider à porter un toast au moins par rapport au fait qu'il t'évite de faire un déplacement inutile. Ton temps est précieux et le perdre pour un mec comme Corso cela te rendrait dingue. Même si là au final tu le perds un peu, vu que tu devrais être en train de trinquer avec tes amis. Et que là tu es train de trinquer avec un ennemi ? Et tu l'écoutes alors qu'il vante le pourquoi tu es venue à sa table. Ses beaux yeux ? Il se la pète un peu là. Toi tu croyais qu'il portait des lentilles. Quand à gendre c'est pas ton genre. « Il se trouve que le hasard a fait que vous mangiez dans le restaurant ou je devais rejoindre mes amis. Donc rien de prémédité de ce côté là. Après je voulais juste voir à quoi pouvez ressembler Cesare Corso. Vu les mots insipides que vous avez écrit je pensais voir un homme à l'image de l'article. Hors je suis désagréablement surprise. Parce qu'il y a désaccord pour moi entre le journaliste et l'homme que j'ai en fasse de moi. Et je voudrais comprendre. » Tu bois quelques gorgées de ton champagne. « Exquis à souhait. Et je parle du champagne. Je préfère préciser par peur que vous ne vous fassiez des idées. » Sur votre charme presque indécent. Mais tu évites de préciser plus. Puis tu replonges tes yeux dans les siens pour finir d'éclaircir tes dires. « Et n'allez pas croire que je vous fais un compliment en disant que votre image ne correspond pas à vos mots. C'est juste que je suis déçue de voir à quoi vous ressemblez. Franchement je m'attendais à voir un petit gros bedonnant avec des lunettes et peut être même une verrue sur le nez. » Une image peu flatteuse. Au moins toi tu ressembles à l'image des articles louant tes talents dégagent. Corso lui en est à mille lieux. Et tu aurais préféré avoir un petit gros tout moche en face, cela aurait été bien plus facile d'y rentrer dans le lard. Même si tu t'amuses quand même comme une petite folle alors que tu continues de boire ton champagne attendant les réactions du journaliste. Tu en oublierais tes amis qui font finir par commencer sans toi. A vrai dire tu préfères te perdre dans les yeux de Cesare tout en incendiant le beau gosse. Comme tu voudrais pouvoir le molester bien plus personnellement et surtout en privé. Non terrain glissant si tu t'engages sur cette pente.




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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Mer 10 Juil 2019 - 10:47 )

" Le critique qui n'a rien produit
est un lâche "
- Théophile Gautier


Elle gardait aux lèvres un sourire teinté d'ironie et d'une certaine supériorité, comme si elle savait très bien qu'elle valait mille fois mieux que l'homme assis en face d'elle. C'était peut-être vrai, c'était peut-être faux, peu importait que ce sourire semblait chargé de sarcasme, il lui allait bien et renforçait ses allures de reine. Et quand bien même Cesare aurait trouvé ce sourire insupportable (ce qui n'était pas le cas), il n'avait pas à juger : il arborait le même, ce prétentieux. Il trouvait la joute verbale intrigante dans le meilleur sens du terme, premièrement car il aimait bien les femmes qui vous assassinaient d'un trait d'esprit plutôt que de vous rendre sourd par des cris d'orfraie. Deuxièmement, il sentait qu'il y avait quelque chose de sous-jacent. Le mépris sincère, la haine réelle, le dédain assumé... Tout cela pouvait se lire plus ou moins clairement, et bien que les mots de Mademoiselle Vasilis soient, comme ceux de Monsieur Corso, trempés dans le vitriol, le journaliste ne ressentait pas une réelle animosité à son égard.
Peut-être se trompait-il et interprétait mal les intentions de la metteuse en scène... Cela arrivait, après tout : bien des hommes n'était pas maîtres en l'interprétation des signes et signaux qu'envoyaient la gent féminine, et l'on voyait souvent de pauvres garçons et hommes se faire sèchement rembarrer après avoir cru voir une ouverture dans une carapace à la froideur polaire.

Mais... Non, il était presque sûr qu'il avait raison. Elle ne semblait pas fermée, n'avait pas les bras croisés, n'était pas adossée à sa chaise pour mettre de la distance entre eux. Elle était penchée un brin vers l'avant, coudes sur la table, cœur ouvert. Il y avait un éclat de malice dans ses beaux yeux qui se plissaient très légèrement aux coins en de discrètes et charmantes pattes d'oies qui trahissaient la sincérité d'un sourire qui, même s'il était mâtiné d'ironie, n'avait rien de faux. D'un œil extérieur, ils devaient tout deux ressembler à de bons amis partageant un plaisant moment, car Cesare non plus n'exprimait aucun mépris, aucune haine, aucun dédain. A tort ou à raison, il prenait cet instant pour ce qu'il était : un amusant échange, une version adulte et lettrée d'un tirage de couette et d'un remontage de slip de gamins de maternelle.

Sauf que bon. Les gamins de maternelle ne se regardaient pas comme Vasilis et Corso commençaient à le faire.

Leurs yeux, leur attitude, le ton que prenaient leurs voix, il y avait quelque chose de latent qui s'installait. une tension tacite, une chaleur naissante. Satine confirma le tournant que prenait leur danse en tirant le premier coup de feu : un compliment qu'elle masqua derrière d'avantage de venin :

« Et n'allez pas croire que je vous fais un compliment en disant que votre image ne correspond pas à vos mots. C'est juste que je suis déçue de voir à quoi vous ressemblez. Franchement je m'attendais à voir un petit gros bedonnant avec des lunettes et peut être même une verrue sur le nez. »

Mais Cesare, prétentieux et aimant toujours plaire, ne choisit que de retenir ce qui l'arrangeait. Elle ne le trouvait pas désagréable à regarder. Oh Yeeeeaaah.
Remarque, ça ne le surprenait pas. Il savait bien qu'il était bogoss, cet idiot. Il fallait maintenant décider quoi faire. Rendre la pareille ou faire la sourde oreille ? Fallait-il briser là, et couper court aux ardeurs naissantes ? Et puis quoi encore ?? Le jeu était trop bon, trop doux. Et jusqu'où pouvait-il aller ?

Oeil pour oeil, dent pour dent, Cesare répondit d'une manière similaire et camoufla des louanges derrière un monticule de sarcasme. Il mentit un brin, puisqu'il  avait googlé Satine avant la représentation et savait très bien à quoi ressemblait la Dame avant de voir sa mise en scène qui l'avait si peu touché. Mais bon, ça, Mademoiselle Vasilis était pas obligé de le savoir :

« Ooh, rassurez-vous, on est deux à être déçus. Au vu de la mise en scène absolument ronflante que vous avez pondue, je m'attendais à ce que vous ayez l'air d'une emmerdeuse aux cheveux gras, aux doigts boudinés, et qui sent la pisse de ses quarante-cinq chats. Je suis agréablement surpris de voir quelque chose de plus... alléchant, on va dire. »

Il se pencha encore un peu plus en avant. Sous la table, son pied toucha celui, nu, de Satine.

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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Jeu 18 Juil 2019 - 14:18 )

Parure de mots. Drapage de maux.
CESARE & SATINE
Quand tu as lu l'article de Corso, la première chose qui t'est passée par la tête c'est une envie de l'étrangler. Ou de l'étriper. Ou les deux. En prenant ton temps pour qu'il savoure à quel point ses mots étaient bêtes, méchants, dénués de tout sens utile. Oui tu t'imaginais le torturant comme Mel Gibson dans Brave Heart quand il se trouve attaché sur la roue. Et qu'il tient dans sa main le mouchoir blanc brodé de sa femme assassinée, mouchoir qu'il ne lâche qu'en poussant sous dernier souffle de vie. Oui cette scène au moment de la lecture te paraissait parfaite pour un homme pareil, sans cœur et sans gout. Sauf que tu lui aurais surement arraché son mouchoir, gage d'un amour profond. Et là face à lui alors que tu gardes ton calme et que vos regards se livrent un combat de titan, à la fois sombre et passionné. Tu te demandes si tu serais encore prête pour lui faire endurer cette scène. Peut être que oui mais avec une autre saveur bien plus intense, au goût de souffre, au parfum de sulfure. Corso ne te désarçonne pas, il n'y a qu'à voir ton aisance lorsque tu lui parles. Lorsque tu lui souris. Une certaine complicité se glisse même, comme si un passé vous rattachez. Tu ne saurais l'expliquer mentalement, mais tu sais que ton corps lui délivre un message et il semble que le beau mâle soit des plus réceptifs. Tu vois suffisamment de personnes jouer la comédie pour faire la différence quand l'interprétation sonne faux ou sonne juste. Et là elle sonne particulièrement juste, une mélodie menée de main de maitre car oui il a été des plus odieux dans son écriture, mais il est des plus envoutant dans le rôle qu'il interprète à cet instant. Un rôle qui lui va comme un gant et qui transpire la réalité du moment. Tellement que tout ce qui vous entoure semble devenir dérisoire, invisible, inexistant. Tu peux même saisir les mouvements de ses lèvres quand son souffle les effleure. Saisir ce frémissement qui te fait frissonner comme s'il caressait ta peau ou moment ou il franchit la barrière de sa chair. Quel goût ont-elles ? Pourquoi cette question ? Parce qu'elle vient doucement bercer ton esprit au point que tu en oublierais presque la bienséance.

Le combat des mots reste intense, réservant des surprises à chaque phrase. Comme si vous vous retrouvez dans un labyrinthe, chacun ayant pris une entrée différente mais sachant qu'à un moment vous serez face à face. Et que pour en sortir il n'y aura qu'une seule issue. Et cette issue se dessine d'avantage, s'infiltre dans vos esprits. Prend forme dans vos entrailles. S'invite dans vos veines. Et se lit dans vos regards. Et cela te plait. Cette tension à la fois douce et sauvage. Avec un goût d'interdit mais une saveur suave et sensuelle. Mais retarder le moment est exquis. Alors tu continues sur ta lancée, jouant habillement des mots tout comme lui le fait. Tu le titilles comme tu le taquines et en retour il en fait de même. C'est troublant mais tellement enivrant mais plus que les bulles de champagnes qui viennent danser sur ta langue. Bien plus que la douceur du sol sous la plante de tes pieds. Un instant tu penses même à laisser ta jambe aller à la rencontre de son entre jambe. La nappe est assez longue pour que ton geste passe inaperçu. Et la tentation est grande. Tu restes sage du moins pour le moment, mais cette idée se fait grandissante car tu aimerais voir la réaction de monsieur Corso. D'abord tu fais le portrait enfin celui que tu t'imaginais avant de voir sa tête sur une photo. Et elle ne mettait pas du tout en valeur tout son potentiel. Et il est vrai qu'il t'aurait été plus facile de le descendre s'il avait ressemblé à un mec moche, gros, gras, sans aucun charme, et surtout pas autant sexy. Merde cela fait chier quand même parce que tu comptais bien avoir un ennemi en la personne de monsieur Corso, et tu ne penses qu'à ce que tu pourrais lui faire subir. Et cela ressemble de moins en moins à une torture en bon et du forme. Quoi que dans un sens tu peux faire virer l'expérience en une torture si tu te débrouilles pour mener la danse. Mais te laissera t-il faire ? Ou sera t-il plus du genre de ton Clyde ? Non évite de penser à Clyde, pas maintenant. Il a sa Bonnie et il lui donne toute sa tendresse.

Tu te reconcentres sur Corso qui répond à ta description en faisant la tienne. Tu souris à ses mots. Un autre tu l'aurais giflé faisant tout pour qu'elle claque et qu'elle laisse une belle trace rouge. Mais lui tu le mordrais plutôt pour le marquer comme une maitresse marque son amant. Tu laisserais la trace de tes quenottes blanches sur pas mal de partie de son corps, voir même les plus intimes. Peut être dans son cou aussi, des deux côtés. De quoi lui poser des problèmes s'il a une amante attitrée ou même par rapport à celles de passage. « J'ai bien compris que vous aviez trouvé ma mise en scène assez soporifique. Vous étiez je pense pas en état d'avaler mentalement un tel chef d’œuvre. » Tu devrais carrément lui dire qu'il aurait du aller se coucher au lieu de se forcer à regarder quelque chose donc il n'avez pas envie. De toute façon son article manquait d'une bonne dose de concentration et rien à voir avec ta mise en scène. « Vous deviez manquer de sommeil. Et pour la description je pensais que vous m'auriez vu avec une canne et des lunettes, cela finirait adorablement le tableau. » Et tu appuies tes mots d'un sourire des plus charmeur, presque provocateur. C'est à ce moment là que tu sens son pied contre le tien. Ou plutôt ta chaussure contre ta peau nue. « Peut être que vous auriez besoin d'une leçon approfondie et privée sur la mise en scène de ma pièce. » Ton pied vient frôler sa cheville avant de remonter contre son mollet. Ton geste est lent tout comme celui de ta langue qui glisse sur tes lèvres pour rattraper les perles de champagne qui se trouvent piégées. « Je pense que je suis la mieux placée pour éveiller les points engourdis de votre cerveau sur le mécanisme de ma façon de voir cette pièce. Et je pense que cela pourrait aussi vous ouvrir l'esprit et vous faire découvrir un univers qui vous est encore inconnu. » Ton pied remonte vers son genou et puis sur le début de sa cuisse. Un mouvement de plus et tu pourrais toucher sa masculinité mais tu le laisses redescendre. Comme une frustration. Si Corso en veut plus, et si tu veux lui donner, parce que filer en le laissant en plan, est aussi une idée. Enfin si Corso en veut plus il n'aura qu'à le demander. Même si son corps transpire l'envie d'une joute autrement faite que de mots. Et tu sais que tu en as envie aussi. C'est juste que l'impatiente et faire durer le moment, rend le tout plus délicieux. Et met d'avantage le feu à tes entrailles, voir à ton ente jambe. Tu pourrais lui demander de se glisser sous la table. Satine tu vas trop loin. Non tu as juste envie d'assouvir la rage que tu ressens pour Corso. Rage qui se mêle au désir de la chair. Enivrant. Envoutant. Électrisant.



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Dernière édition par Satine Vasilis le Mar 23 Juil 2019 - 17:58, édité 1 fois
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Cesare Corso10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Ven 19 Juil 2019 - 23:11 )

" Le critique qui n'a rien produit
est un lâche "
- Théophile Gautier


De ces mots acérés, elle continua d'assener des piques que Cesare n'avait pas prises au sérieux dès le départ, et la tournure que prenaient lentement les choses n'aidait pas à ce que la donne change. Mademoiselle Vasilis insistait sur l'état d'esprit qu'elle supposait que son critique avait eu le soir de la pièce, sans remettre une seule fois en question son travail, sans doute parce qu'elle aussi avait remarqué que la situation avait bifurqué vers le badinage plutôt que l'engueulade à couteaux tirés. Au lieu de monter comme lors de traditionnelles disputes, leur ton baissait de minute en minute et s'approchait d'avantage de susurrements suaves qui contrastait avec le venin de leurs mots.
Et là, encore, la conversation changea, commença à tirer vers le rose plaisant, le rose charmant : Satine lança une douce offensive lorsqu'elle laissa s'échapper le premier sous-entendu. Une phrase qui n'avait rien de spéciale en soi mais qui, couplée avec l'étrange ambiance qui planait entre eux, pouvait être comprise d'une autre façon.

Peut être que vous auriez besoin d'une leçon approfondie et privée sur la mise en scène de ma pièce.

Fallait pas avoir fait une licence en lettres modernes pour décrypter ce genre de missile. Corso le laissa le torpiller au cœur, ne chercha pas à faire l'innocent, ne chercha pas à faire celui qui n'avait pas compris.
Cesare ne disait jamais non aux jolies femmes, et elle lui disait rarement non non plus. Il savait qu'il était beau garçon, en jouait beaucoup, draguait souvent, aimait plaire. Très joueur, il aimait lorsque les conversations prenaient la tournure que celle qu'il avait en ce moment avec Mademoiselle Vasilis. Il trouvait l'instant absolument délicieux, et son interlocutrice était diablement belle de surcroît. Donc non, il ne désarma pas la bombe que la metteuse avait lancé. Il ne joua pas les imbéciles en feignant de ne pas comprendre où elle voulait en venir.

Non parce que, mettez-vous cinq minutes à sa place : vous torpillez une Grande Dame du Théâtre, tout en sachant très bien que vous avez aucune légitimité. Ladite demoiselle vous trouve au resto, vient à vous, et au lieu de vous coller ses cinq jolis doigts en travers la gueule en vous traitant de béotien, elle entame une danse avec vous. Pas une tarentelle à coup de tatane, non : un tango verbal, adjoint de regard complices et de sourires malicieux.

Vous feriez quoi, vous ? Vous joueriez le jeu, absolument. Faites pas l'innocent.e.

S'il y avait la possibilité, ce soir, pour Cesare Corso, de mettre Satine Vasilis dans son lit après son article bidon, il allait pas se gêner, tiens.

La langue de la metteuse en scène glissa sur ses lèvres, fruits charnels sous la rosée du champagne que Cesare avait de plus en plus envie de goûter. Et là, sous la table, un pied nu glissa le long de son pantalon. Le geste provoquant eu pour effet de teinter d'un brin de luxure le sourire du journaliste, et ses yeux prirent une intensité autre : la malice s'effaça un peu pour laisser place à un regard plus charmeur, plus entendu.

- « Je pense que je suis la mieux placée pour éveiller les points engourdis de votre cerveau sur le mécanisme de ma façon de voir cette pièce. » Fit-elle, poursuivant les insinuations à double-sens. « Et je pense que cela pourrait aussi vous ouvrir l'esprit et vous faire découvrir un univers qui vous est encore inconnu. »

Elle abaissa son pied. Pas si vite, petite chipie-

- « C'est tentant. Mais- » Commença le journaliste, qui glissa prestement une main sous la nappe et attrapa dans sa grande main la cheville gracile qui avait tenté de s'échapper. « Sachez que je suis un peu long à la détente, vous l'avez bien compris. J'ai bien envie que vous m'éduquiez, mais j'apprends lentement... j'aime bien découvrir à mon rythme, explorer à loisir... Et j'aime bien prendre mon temps. Tout mon temps. »

Puisque le jeu des allusions avait commencé, alors il y participa aussi, ya pas de raison. Verre de champagne en main gauche, cheville qu'il gardait captive en main droite, il conserva son sourire lourd de sous-entendu et remonta un brin le bras pour poser le talon de Satine sur sa cuisse. Sa main bougea pour entourer le pied de la metteuse en scène et son pouce vint doucement caresser et appuyer certains points de la plante du pied.

Un partout, balle au centre.


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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Mar 23 Juil 2019 - 18:02 )

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Les  mots sont lâchés. Ils ne tombent pas comme des couperets mais tu sais qu'ils vont faire leur petit effet. Proposer à Cesare une leçon approfondie et privée, même si tu parles de mise en scène,  peut parfaitement faire croire au journaliste qu'il a une ouverture. Et pourtant tu ne penses qu'à la rage que tu as ressenti en lisant ses mots odieux. Enfin là ta rage prend un autre chemin et se dessine sous un autre ciel. C'est plaisant parce que le partenaire que tu as en face joue parfaitement le jeu. Il est habille, subtil, charmeur, mystérieux, provocateur et sexy à point. Oui il a tout pour lui Cesare Corso et il le sait et il en use et en abuse. Mais tu es à sa hauteur et tu multiplies avec adresse toutes les possibilités. Une façon de le titiller, de le pousser, à la faute ou bien à oser. Tu lui ouvres la voie sans complexe parfaitement à ton aise avec ce jeu de mots ou des images érotiques se glissent à volonté. C'est discret mais tellement incendiaire. Indécent peut être pour une âme sensible. Mais tu es loin d'en être une, non toi tu mors et tu griffes. Laissant sur le corps des hommes que tu frôles une marque indélébile. Et tu sais que cela leurs plait. Comme cela te plait. Tu n'es pas leur chose, ni leur jouet ou leur poupée. Tu es juste Satine et un parfum de luxure se distille dés qu'on t'approche de trop prés. Bien entendu tu ne t'offres pas à tous ceux qui croisent ta route, non tu choisis habillement des proies. Tu ensorcelles autant que tu séduis. De toute manière tu n'as pas besoin d'artifice, ton naturel fait la plus part du boulot, il suffit juste que tu ajoutes les bons mots. Et surtout avoir quelqu'un en face de toi qui est du répondant. Et Cesare il en a, ce que te rend encore plus curieuse. Est ce qu'il en a autant sous le capot ? Ou l'emballe n'est pas à la hauteur du cadeau ? Satine reste concentrée sur la conversation. Mais tu préfères te concentrer sur le sujet à étudier. Parce que tu ne lâches pas le regard de Cesare guettant même les mouvements de ses yeux ou le plissement de ses lèvres quand il parle. Sa sex attitude te perdra.

Et tu espères qu'une chose que ta sex attitude le perde aussi. Alors pour donner au jeu une saveur plus sensuelle, un brin provocante et insolente tu joues avec ton pied. Et tu es douée parce que tu sais comment faire monter la température. Comment amener les frissons. Comment donner le goût d'un interdit avant de reprendre. Tu y vas doucement frôlant le tissu de ta peau nue. Cette sensation est agréable, elle te fait même frissonner. Tu imagines le tracé de ses muscles sous ta caresse. Tes yeux toujours perdu dans les siens qui se parent d'autres émotions, d'autres horizons. Ta langue coquine qui taquine tes lèvres tout en sachant l'effet qu'elle aura sur ses pensées. Tes gestes sont mûrement calculés et distillés. Habille diablesse. Divine sorcière. Mais tu n'as pas besoin de jeter de sort. Et une fois ton but atteint, tu t'éclipses ou du moins tu essaies. C'est sans compter de rencontrer au moment de la descente la main du journaliste ferme et douce à la fois. Son geste te fait mordre ta lèvre. Le salopard. Tu n'as pas vu venir son mouvement, rien détecter dans son regard. Suspendu à ses mots. A son c'est tentant mais  .. Le reste c'est effacé. Le geste te plait, d'une certaine manière tu as su le toucher. Le titiller et que comme toi il a envie de plus. Tu le laisses faire, appréciant sur ta peau le toucher de la sienne. Tu souris à sa tirade, digne de toutes celles qu'il t'a offertes avant. Tu le laisses jouer aussi avec ta jambe qui finit talon sur sa cuisse. Il t'honore même d'un massage des plus agréable, sensuel même. Tu bois quelques gorgées de plus de ton champagne, te délectant de ce mouvement contre ta plante de pied. Tu fais durer le moment, trainant pour répondre à sa dernière offensive. Tu veux le voir saliver, le voir bruler, le rendre impatient. Prêt à mordre dans le fruit que tu y tends. Tu fermes même les yeux laissant ta bouche entrouverte. Une posture des plus démonstrative de ce qui se passe en toi en cet instant. Il fait naitre un désir fou, comme une rage exquise qui vient te caresser les reins augmenté par les caresses de Cesare. « En effet j'ai parfaitement vu qu'il vous fallait du temps mais c'est souvent très agréable de prendre son temps. Cela permet de s'attarder sur des points importants. Cela permet d'étudier les points sensibles de bien des façons. » Avec les doigts, avec les lèvres avant de succomber avec le corps. Tu glisses un doigt sur tes lèvres. « Mais l'idée de vous éduquez à votre rythme me plait. Vous pourrait ainsi d'explorer à loisir et en profondeur toutes les facettes de ma mise en scène. Et je pourrais revoir votre critique en jugeant chaque courbe de vos voyelles et de vos consonnes. » Tu attires et captures son attention. Des mots sonnent avec douceur et se gorgent de promesses divines. Ton regard respire ce que ton corps transpire. L'envie de luxure. Tu profites de ce moment pour faire échapper ton pied et venir presser tout en souplesse sa virilité. Oups. Une de tes mains vient se glisser sur sa main gauche qui tient encore sa coupe de champagne. Pendant que de l'autre tu finis ton verre.

«  On peut même démarrer la leçon maintenant. »
Et tu lâches cela avec impertinence. Après tout vous êtes dans un hôtel, à part que monsieur Corso préfère avoir sa leçon à l'arrière d'une voiture ou dans les toilettes chic du lieu où il mange. Non la chambre serait bien plus amusante pour savourer sans vous presser. Il te la dit monsieur est lent et tu veux qu'il découvre tout ce que cache ta silhouette et en retour tu veux découvrir ce donc sa chemise et son pantalon te privent. « Vous avez fini de manger ? Vous pensez peut être à un dessert ? » Dessert auquel tu pourrais te substituer. C'est à ce moment là qu'un de tes amis vient voir ce que tu fais. Ils s'impatientent et ils ont faim. « Mangez sans moi. J'ai une leçon à donner et elle ne peut attendre d'être prise. Je veux éviter qu'il y est d'autre mots infondés. Et si on ne comprend pas ce que je fais c'est ce qu'il va arriver. Monsieur Corso est prêt à devenir un élève attentif et studieux. Du coup je lui accorde ma soirée. » Et ton ami repart ayant surement compris de quelle leçon il s'agissait. Mais ce n'est pas ce qui va te stopper. Et tu es sure que Corso ne fera pas cas de tes frasques vu qu'il va les partager avec toi. « Alors vous voulez prendre votre première leçon où ? » Parce que oui là il est temps de rentrer dans le but du sujet. Temps d'incendier le brasier qui est déjà bien enflammé. De plus tu veux vraiment voir s'il est autant doué avec sa langue pour parler que pour enivrer. Tout comme ses doigts. Sont-ils aussi agiles sur un clavier que sur des courbes féminines ? Oui là tu deviens impatiente. Et même si cela te rend dingue parce que oui tu aurais voulu le démonter verbalement et bien tu vas en profiter physiquement. Et sous toutes les coutures. Ce mec t'affame sur le coup. Putain de journaliste sexy. Des bombes pareilles habillent de leurs mots ne devraient pas être sur le marché. Trop tard Satine tu es piégée. Et cela te plait.



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Cesare Corso10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Cesare Corso
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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Mer 7 Aoû 2019 - 23:39 )

" Le critique qui n'a rien produit
est un lâche "
- Théophile Gautier


Satine, n'aie aucun regret. Oui, tu es piégée. Oui, tu t'emballes et te laisse séduire par un mufle qui t'a trainée dans la boue. Mais n'en sois pas trop abattue, car tu n'es pas la seule à tomber dans le piège : le mufle lui même se jette de plein gré et à corps perdu dans la gueule du loup...

Oui da, Corso lui aussi se laissait prendre, se faisait manipuler, se faisait conquérir. Il n'en prenait pas ombrage, n'éprouvait aucune gêne, n'était pas sur la défensive. Il ne cherchait pas à asseoir une position de mâle dominant car ce jeu se jouait à deux et les deux concurrents étaient tout à tout chasseur qui ne cherche pas à abattre, et proie qui ne tient pas à fuir.

Dans la main de Cesare, la cheville de Satine se déroba alors qu'elle continuait à susurrer des mots lourds de sous entendus. La plante de son pied vint presser l'entrejambe du journaliste en un geste dont l'érotisme résidait dans le fait que tout était caché, dissimulé par la nappe blanche de la table autour de laquelle ils étaient assis. Corso serra les dents, durcissant ses mâchoires et les rendant plus carrées alors qu'il étouffait un grognement d'approbation. La main de la metteuse en scène vint se poser sur la sienne, et le journaliste se mordit la lèvre inférieure très brièvement avant de retrouver un sourire prétentieux. S'il y avait encore un doute sur les intention de Mademoiselle Vasilis (et, soyons sérieux, il n'y en avait point), c'est là qu'ils auraient définitivement volé en éclat. Il n'y avait plus deux manières, deux  façons de voir les choses, une sage et l'autre coquine. Il ne restait plus que l'évidence flagrante et délicieuse que ces deux là se plaisaient et voulaient pousser le jeu plus loin encore, être plus proches encore.

« Vous avez fini de manger ? Vous pensez peut être à un dessert ? » Fit-elle, tentant sans succès de garder un air innocent alors qu'elle savait, tout autant que son critique, quelle était la nature exacte dudit dessert.
Cesare allait répondre avec une réplique tout aussi libertin lorsqu'un élément extérieur leur rappela qu'ils n'étaient pas seuls. Et pourtant, il avait vraiment semblé que le temps s'était arrêté rien que pour eux, que le restaurant était désert, que le monde s'était dépeuplé pour ne laisser qu'eux et les regards lourds de sens qu'ils s'étaient envoyés. Un ami de Mademoiselle Vasilis s'approcha de leur table et interrompit leur parade de séduction. L'homme s'enquit de la présence de Satine à leur table, si elle allait revenir pour finir sa soirée avec eux, mais la Dame répondit par la négative et encouragea ses compagnons à poursuivre leur repas sans elle. L'ami tourna les talons, ayant sans doute compris où la metteuse en scène voulait en venir. Elle se tourna à nouveau vers son compagnon de table et piqua dans le vif du sujet, désireuse de franchir l'étape suivante :

- « Alors vous voulez prendre votre première leçon où ? »
- « Je vous suggérerait bien la table à laquelle nous sommes assis, car j'avoue ne plus pouvoir attendre. Mais, restons sages, ne risquons pas un attentat à la pudeur et choisissons plutôt ma chambre. C'est certainement moins exotique mais tellement plus légal... »

Il leva son verre et finit son champagne d'une lampée hâtive avant de se lever de sa chaise. Il tendit le bras pour que la metteuse en scène le prenne et ils se dirigèrent vers l’ascenseur. C'était les derniers moments de décence, les dernières secondes durant lesquels les deux adultes se tinrent correctement. Dans l’ascenseur, Corso resta silencieux et garda ses mains pour lui, souhaitant prolonger encore quelques instants l'insupportable attente , se privant tous deux d'un contact physique qu'ils souhaitaient de plus en plus, à mesure qu'ils se désiraient d'avantage.
Cesare laissa sortir Satine de l’ascenseur la première, pour un motif qui n'avait rien de galant. Alors qu'elle marchait en tête dans le couloir, Le journaliste eut tout le loisir d'admirer sa chute de rein et son derrière qui se balançait au rythme d'une démarche qu'elle avait gardée féline. Elle ne se vexa pas et le laissa faire, bien sûr, appréciant sans doute d'être reluquée plutôt qu'admirée. Au diable la politesse, ils avaient passé le cap de l'admiration lorsqu'ils avaient quitté la table du restaurant. Leur joute verbale leur avait laissé le temps de se trouver beaux, sexys, et lettrés. Ces dernières secondes leur permettaient de se trouver baisables, puisque c'est ce qu'ils comptaient faire. Et bien faire.

Corso attrapa, dans la poche intérieur de sa veste, la carte qui lui permit d'ouvrir la porte de sa chambre.

Il laissa passer Satine et rentra après elle.

Il ferma la porte et la verrouilla.

Il attrapa Mademoiselle Vasilis par le bras et la tira tout contre lui avant de l'embrasser.

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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le Hier à 10:43 )

Parure de mots. Drapage de maux.
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Vos mots roulent et s'enroulent, caressant doucement votre épiderme. Tu sais que tu ne tiendras pas longtemps. Et tu n'as pas envie de résister. Mais ce qui est savoureux c'est la tournure que prend ce jeu. Tout se met en place à travers vos regards et vos gestes. Les gens autour de toi se gomment et tu ne vois que ses yeux avides d'un désir qui s'enlise au tien. Et il y a ses sourires conquérants, conquis, impatients surement, affamés peut être. Des sourires que tu rends sans aucune gêne. Parce que oui même si tu étais en colère contre lui, là c'est d'une autre manière que tu veux jouter. Une façon bien plus intime de faire connaissance avec Cesare Corso. Tu veux découvrir la douceur de sa peau, le parfum suave et masculin qui doit la parer. Tu veux gouter à ses lèvres qu'il pince parfois. Qu'il frôle de sa langue. Comme tu les imagines parcourant ta peau, l'incendiant d'avantage alors que ton pied s'échappe pour le titiller un peu plus. C'est bon de voir à quel point ton geste l'émoustille, mais tu l'es tout autant. Plus envie d'être sage. Juste un besoin d'indécence incontrôlée. Tu vibres dans tes tripes et au creux de tes reins. Mélange brulant et sensuel. Pourquoi attendre quand le dessert est à porté de main, posé sur un plateau ? Vous n'avez plus qu'à vous servir et vous délecter de ce met au parfum de peaux enflammées.

L'instant presque magique est interrompu quelques secondes, mais tu mets rapidement fin à cette coupure. La seule faim que tu es envie de combler c'est celle que déchaine Cesare Corso. Une faim que tu arrives de moins en moins à contrôler. Et puis pourquoi tu la contrôlerais ?  Vu qu'elle est autant évidente dans son regard. Les mots qu'il prononce face à ta proposition de première leçon font bondir ton cœur dans ta poitrine. Tout comme ils font gonfler tes seins et creuser tes reins. L'idée est des plus alléchante. Mais vous n'êtes pas seul. Et choquer dans le monde ne fait pas parti de tes priorités, surtout sur ce terrain là. Tu es une femme sulfureuse et la luxure tu la dévores de bien des façons. Mais il faut aussi savoir se tenir. « Il est vrai que l'idée de la table est tentante. Si j'avais su j'aurais fais privatiser la salle. J'y penserais la prochaine fois. »  Tu ne sais pas pourquoi tu parles de prochaine fois. Alors que tant bien il y aura juste cette fois. A part que Cesare soit assez tordu comme journaliste et t'allume dans ses futurs articles juste pour avoir le privilège de tes attentions. L'avenir te le dira. Là profite de l'instant. « Ta chambre sera parfaite. » Le champagne se finit et tu prends le bras qu'il te tend, après avoir récupérer tes chaussures. Rien à faire des regards qui doivent baver sur lui et sur toi. Certaines doivent t'en vouloir d'avoir séduit le plus beau mâle de la salle. Certains doivent lui en vouloir de t'entrainer dans son intimité. Ces pensées te font sourire. Vous prenez l’ascenseur et l'instant se fait plus brulant, pas de contact mais l'envie déverse son attraction sur vos corps impatient. Tu l'aurais bien bloqué contre la paroi pour lui donner un aperçu de la suite. Mais tu n'es pas à une seconde prés et cette attente renforce la flamme qui caresse ton entre jambe. Pourquoi faut-il que certains mecs de fassent chavirer de la sorte ?

Cesare te laisse sortir en premier de l’ascenseur, tu n'es pas née de la dernière pluie et tu te doutes où se porte son regard. Alors tu rends ta démarche plus féline, accentuant les mouvements tout en gardant la grâce qui te définit. Tu l'affames un peu plus, ouvrant d'avantage son appétit. Patience Cesare bientôt tu vas croquer dedans ce fruit que j'aurais pu t'interdire. Parce que tu es femme aussi à chauffer et puis à laisser sur sa faim. Mais le journaliste t'a chauffé en retour et pas question que l'incendie qu'il a déclenché au creux de ta féminité ne soit pas comblé. Tu le laisses ouvrir. Puis tu entres. La porte se ferme et en un rien de temps tu es dans ses bras. Corps contre corps. Lèvres contre lèvres. Tu enroules tes bras autour de son cou, tes doigts se perdent dans ses cheveux. Et le baiser se fait plus profond, sa langue à le goût du champagne et ses baisers le goût de la luxure. Tu frissonnes déjà à l'idée de sentir son corps peser sur le tien. A l'idée de sentir sa chair entrer dans la tienne. C'est le manque de souffle qui libère vos bouches. Mais tu en redemandes alors tu refais ses lèvres prisonnières. Tes mains descendent dans son et tu viens tirer son haut pour glisser tes doigts sur sa peau, tu caresses et puis tu griffes doucement. Tu comptes bien laisser tes traces sur ce corps qui affole tout ton être. Mais tu comptes bien passer par toutes les étapes avant l'abandon complet. Avant de lui donner le droit de glisser dans ton volcan humide et brulant de désir. La joute ne fait que commencer et comme vos mots ont distillé l'envie, vos baisers et vos caresses vont distiller le plaisir.



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Il est ton premier amour, j'attendrai d'être ton dernier. Peu importe le temps que ça prendra.

   
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Sujet: Re: Le critique qui n'a rien produit est un lâche ( le )
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