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- Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Sujet: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le Mar 2 Juil 2019 - 11:34 )
Il y a des jours sombres comme aujourd’hui où  Cisco a l’impression de marcher avec une ombre émanant de lui. Un homme et un démon marchant côte à côte. Une seule et même identité : le mal et le bien. Le sale et le pur. L’horreur et l’innocence et le blond juste au milieu. Funambule qui penche d’un vide à l’autre, choisissant toujours les noirceurs car c’est ce qui l’a créé. Car c’est ce qu’il est. Car c’est tout ce qu’il est. A l’ouest, perdu dans les chemins de perdition de son esprit, Cisco laisse la braise de sa cigarette s’enfoncer dans la peau de son avant-bras. Ses sourcils se froncent sous la douleur mais aucun cri ne sort de sa bouche alors que la cigarette s’écrase peu à peu contre sa peau qui se cloque déjà. Un cri de haine contre lui-même, contre son existence, sa propre naissance. Il est la preuve d’un acte nauséabond, la création par l’horreur de son père et la souffrance de sa mère. Parfois, il voudrait juste en finir mais souvent, il ne sait pas comment et n’ose pas. Alors il continue comme un abruti, fait l’abruti : de toute façon, il n’est bon qu’à ça. La sonnerie de son téléphone le sort de sa léthargie morbide, il jette sa clope au loin et décroche. La voix de sa mère ne tarde pas à lui attaquer les tympans. L’abruti devine à sa voix que quelque chose ne va pas et la raison ne tarde pas à tomber. « Coco, Ishbel a été hospitalisée d’urgence » « Putain de merde ! quoi ?!! » Son corps se redresse sur ses pieds rapidement, quittant le muret où il traînait. « Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, je viens d’avoir l’information de l’hôpital » « Quel hôpital ? Quelle chambre ? » Les informations obtenue, Cisco tente de rassurer sa mère comme il peut mais est en panique lui aussi. L’ancien sportif se rend le plus rapidement possible à l’hôpital, aussi vite que sa jambe pétée le lui permet mais il serre les dents, ignore la douleur qui l’élance. Il s’en bat les couilles, tout ce qui compte à cet instant précis est de voir sa sœur, de savoir ce qui s’est passé, de la savoir saine et sauve. Comme un hystérique, il entre dans les couloirs de l’hôpital, bouscule les gens sur son passage, pour ce qu’il en a à foutre. Le numéro de la chambre de sa sœur apparaît enfin et le cœur en chamade, il pousse la porte doucement avant de glisser la tête. La silhouette sous les draps semble être sa sœur, la chevelure brune et dorée semble être la sienne alors il fait quelque pas en avant puis se paralyse sous la vue qui s’étend sous ses yeux. Une grande sœur alitée et inconsciente, le visage blessé et parsemé d’hématomes. Son cœur s’ankylose et se nécrose dans sa cage thoracique, cette vue lui est insupportable et le pousse à faire marche arrière pour sortir de la chambre. Appuyé contre le chambranle de la porte, la respiration en pagaille, Cisco se pince l’arête du nez et manque de vomir sur le sol de l’hosto. Cette vision l’écartèle de l’intérieur, lui fait mal et pendant un instant, il croit ne plus pouvoir entrer dans cette chambre et affronter cette vue. C’est tellement difficile, tellement crève-cœur que ce petit frère ne le supporte pas. Une infirmière vient à sa rencontre, interpellée par son état et l’abruti hésite entre l’envoyer chier ou la laisser parler. « Vous êtes de la famille ? » Un silence s’installe alors que le blond pose son regard sur l’infirmière qui attend sa réponse. Par habitude, Cisco a toujours présenté Ishbel comme une colocataire pète-couille du temps où ils vivaient sous le même toit ou simplement comme la belle-fille de sa mère ou alors comme juste sa demi-sœur corrigeant les gens qui disaient qu’Ishbel était sa soeur  rien que pour la heurter. Pourtant, il a toujours détesté ce terme. Demi-sœur. C’est moche. Il n’existe pas de sœur à moitié et ce n’est pas ce qu’il ressent envers Ishbel, il ne ressent pas un demi-amour, il l’aime point mais échoue à chaque fois pour le lui témoigner. « J’suis son p’tit frère » répond-t-il dans un souffle comme si c’était un secret enfoui qui voit le ciel pour la première fois. « Je vois. La vie de votre sœur n’est pas en danger mais nous devons la garder en observation. Elle a  une commotion cérébrale et a besoin de beaucoup de repos pour se rétablir » Cisco hoche la tête en silence, laisse les informations l’inonder quand la peur et l’angoisse imprègne ses cellules. « J’peux la voir ? » « Bien-sûr. Elle est juste sous sédatif pour que son cerveau se repose donc elle ne sera peut-être pas trop consciente mais vous pouvez aller la voir » L’homme qui redevient un gamin acquiesce puis se détourne de l’infirmière, une main sur la poignée de la porte. Il lui faut quelque minute pour pénétrer à nouveau la chambre et affronter la vue qui le meurtrit. Sa main tire une chaise et s’installe à ses côtés lentement pour ne faire aucun bruit. Du bout des doigts, il la recoiffe, caresse cette chevelure qu’il a souvent tirée gamin pour l’embêter, pour l’enrager. La gorge nouée, il observe chaque marque bleue sur son visage, sentant ces cils s’électriser. Son autre main se pose sur celle de sa sœur puis y dépose son front, les yeux clos. « Lo siento mucho, mi hermana » Souffle-t-il dans la langue maternelle d’Ishbel. Il a souvent utilisé cette langue pour insulter ses sœurs car elles prenaient bien plus mal les injures dans cette langue qu’en italien et ça l’amusait. Cisco a souvent fait ça : utiliser ce qui comptait le plus pour ses sœurs pour le retourner contre elles, c’était sa façon de leur montrer qu’il existait, c’était sa façon nulle de les aimer. « Lo siento mucho » Répète-t-il en déposant un baiser sur la main de sa sœur. Les instants de tendresse avec sa grande sœur sont rares du moins, quand Ishbel est consciente. La plupart du temps, le sale gosse attendait que sa sœur soit dans un sommeil lourd pour s’excuser d’avoir été vilain en lui embrassant le front, en lui faisant un câlin puis il dégageait vite fait bien en laissant des insectes morts au pied de son lit pour la faire hurler dès son réveil. « J’recommencerai plus, j’partirai plus » Lui promet-il comme à chaque fois qu’il faisait une bêtise pour recommencer le lendemain. Sauf qu’il est sincère aujourd’hui, qu’il le pense profondément de tout son cœur. Le blond s’accoude sur un bout du lit, posant sa tête sur la cuisse de sa sœur alors qu’il dépose sa main sur le sommet de son crâne comme si elle lui caressait les cheveux comme une sœur qui aimerait son petit frère, comme ce qu’ils ne sont pas. Comment pourrait-elle l’aimer après tout ? Lui qui souvent l’a malmené, insulté pour planquer sa tendresse, son affection. Lui qui est un être abjecte « J’suis de retour, CD rayé. J’suis là maintenant » Mais peut-être est-ce trop tard ? Mais peut-être de lui, elle n’en veut plus du tout ? Mais peut-être qu’il a tout foiré et que tout est fini cette fois-ci, dépassant les limites ? Son cœur se serre à ces idées. Il n’y a plus qu’à attendre la sentence qui tombera un jour et il redoute ce jour. Ce jour où Ishbel le reniera. Car c’est ce qu’elle fera un jour ou l’autre. Car c’est ce que tout le monde fera un jour … Un jour. Ishbel, Luana, Beatriz, Leonor, … Un jour, c’est ce qu’elles feront.


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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le Mer 3 Juil 2019 - 17:20 )
L’hôpital avait fini par appelé sa famille. Ishbel ne voulait pas, mais ils ne lui ont pas laissé le choix une fois la police partit. Ishbel avait supplié à Luana de ne rien dire à Cisco, ni même à ses sœurs. Il était hors de questions de les inquiéter. Ce n’était rien. Elle allait s’en sortir et la vie allait reprendre son court. Sergio était passé la voir plusieurs fois, le regard désolé et le cœur remplis de remords. Ishbel connaissait son époux et savait qu’il se sentait mal vis-à-vis de sa conduite qui l’avait mené dans le lit d’hôpital. Elle espérait avoir convaincu Erio quant à la véracité de ses propos alors qu’elle avait donné un hideux mensonge en raison officiel. Elle ne voulait pas avouer que son union avec le cousin d’Helmut était un échec. Elle ne voulait pas admettre qu’elle avait raté et passé la moitié de sa vie avec un homme incompatible avec elle. Cela serait remettre en question bien trop de choses, mais surtout mettre en avant ses erreurs. Il fut un temps où elle a délaissé son mari pour s’occuper de Cisco. Parce qu’il avait besoin d’elle, parce qu’elle l’aimait comme un frère. Cependant, en vu de son comportement, elle avait regretté de lui avoir tendu la main et sacrifié son mariage pour lui. Il était parti. Il était revenu que pour profiter des derniers instants de son père. Ishbel savait que ce n’était qu’une question de semaines avant qu’il reparte. Avant qu’il les laisse à nouveau. Alors, elle gardait ses distances et n’était point prête à accorder un quelconque pardon. Il allait devoir faire son possible pour le gagner. Elle avait déjà assez donné pour ce frère, devenu officiellement un Tejeiro.
En attendant, elle devait se remettre et son corps ankylosé lui rappelait les coups et blessures infligés par son mari. Chaque mouvement était douloureux et elle ne trouvait pas de repos à cause de sa migraine constante. Après avoir parlé avec l’infirmière, le docteur est venu et a décidé de la sédater le temps qu’elle aille un peu mieux. Ainsi, en l’espace de cinq secondes, elle était dans un repos forcé. Pour la première fois depuis des années, elle ne rêvait pas. Elle ne revivait pas l’accident. Elle ne voyait pas les yeux sans vie de sa mère, ni même le corps d’Helmut. Il n’avait que le noir et cette peur, celle de mourir. Ishbel n’avait pas peur de grand chose, mais la grande faucheuse restait sa phobie la plus tenace. Elle était terrorisée à l’idée de mourir. Elle ne croyait pas au paradis, ni à l’enfer. Elle ne mangeait pas de ce pain-là : étant bien trop pragmatique. En sentant une présence à ses côtés, elle tenta d’ouvrir ses yeux, mais son corps ne répondait à aucun ordre. En sentant une main dans ses cheveux, elle voudrait savoir l’identité de la personne puisque ce geste est quelque chose qui l’insupporte, mais encore une fois elle ne peut rien faire.

“Lo siento mucho, mi hermana.” Ishbel reconnaît immédiatement la voix de Cisco et son accent. Il était désolé hein…? Elle voulait serrer les dents et ses poings. L’engueuler. Lui hurler dessus en disant qu’il n’avait aucun droit d’être désolé. Qu’il ne méritait pas d’être pardonné. Quand il répète à nouveau qu’il est désolé, elle revient petit à petit à la réalité. Sa rancoeur, sa colère, mais également sa tristesse semblaient être plus fortes que le sédatif. Cisco mit de l’huile sur le feu en disant qu’il ne recommencerait plus. Combien de fois avait-elle entendu ce refrain ? Il l’avait encore et encore répété. Luana pardonnait, passait l’éponge, lui donnait une seconde chance, mais Ishbel était lasse de ce jeu. Au lieu de demander pardon et de promettre de ne plus recommencer : il ferait mieux de se taire et de garder son énergie pour justement ne plus répéter les erreurs du passé. L’aînée avait cependant compris que jamais son frère n’apprendrait la leçon. Quand il posa sa main dans ses propres cheveux, elle réussit à bouger ses doigts et à soupirer :

“Ne m’appelle pas CD rayé… Je te l’ai déjà dit bébé travelo.” Ses paupières tremblaient, tentaient de s’ouvrir, mais elle n’était pas en mesure de sortir complètement son corps du repos forcé. Être sous sédatif avait au moins l’effet d’enlever son bégaiement, elle ne le réalisa pas tout de suite d’ailleurs. “Tu es là… Pour combien de temps ?” Elle savait qu’il partirait. “Il faut qu’on meure ou soit à l’hôpital pour que tu rappliques.” Oui elle était dure, mais en même temps… N’était-ce pas la vérité. “Je ne vais pas mourir aujourd’hui. Tu peux repasser plus tard pour me dire ce que tu as sur le coeur.” Malgré la dureté de sa voix, pourtant faible, elle continuait de passer sa main dans les cheveux de Cisco. “J’arrive pas à croire que Luana ait cracher le morceau...”


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Sujet: Re: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le Dim 7 Juil 2019 - 12:38 )
Ses émotions, ses sentiments, Cisco n’a jamais été en phase avec. Tout est désordonné en lui. Son cœur peut ressentir une chose mais sa bouche et son corps exprimer tout le contraire. C’est une évidence que Cisco est son propre ennemi, qu’il se sabote lui-même. Peur d’avancer ? Peur de lâcher prise ? Peur de toucher la lumière et qu’elle se ravise, qu’elle lui confirme ce qu’il ressent depuis toujours : qu’il ne la mérite pas. Alors les ténèbres, toujours vers elles qu’il se retourne. Toujours se détourner de la lumière. C’est ajouter déception sur déception, peine sur peine à ses proches, il le sait bien mais justement, il ne sait pas faire autrement. Cisco, c’est le petit garçon qui crie au loup mais qui laisse des cadavres pour que le loup vienne. Sentant les doigts de sa sœur bouger dans sa chevelure, Cisco sursaute mais ne tourne pas le visage vers celui de sa sœur, restant planté, le front contre sa cuisse. « Qu’est ce que tu baves ? J’ai rien dit d’puis mon arrivé dans c’te pièce » Le voilà qui n’assumait rien du tout. Les beaux mots, ceux qui racontent ce que dit son cœur, il ne les assume pas, par contre, les mauvais mots, ceux qui blessent, ceux qui brûlent tout sur leurs passages. Ca, oui, il les assume. Les ténèbres, il les assume toujours, c’est son terrain. « J’suis là. Point » Pour combien de temps ? Aussi longtemps que sa mère et ses sœurs le laisseraient en vie. Cisco était revenu sans penser à repartir, il avait quitté le Brésil comme s’il n’y reviendrait pas mais plus le temps passe et plus les doutes s’installent en lui. Est-il toujours le bienvenu à Naples ? Y sera-t-il bien un jour ? Peut-être qu’il n’y a aucun endroit sur terre où il serait le bienvenu ? Le Brésil, oui, il y avait pansé ses blessures et son orgueil fissuré mais y avait-il été heureux ? Non. Sa dernière phrase lui fait l’effet d’un pieu en plein cœur, repensant à Juan et son décès il y a 2 mois. Ca lui fait mal, bien sûr que oui mais la vérité blesse. Sans ça, il serait encore au Brésil à se shooter au cannabis pour s’anesthésier de la douleur mais aussi de sa propre existence. « Ouais, apparemment » Laisse-t-il sortir d’un air las, comme s’il s’en foutait, comme si rien ne comptait. « Arrête d’divaguer dans tes délires. Je n’ai rien dit d’puis mon arrivé dans c’te chambre j’te dis » Réplique-t-il en se retenant de se redresser d’un coup sec. C’est que les doigts d’Ishbel se passent dans ses cheveux, c’est qu’il aime bien ce contact et qu’il voudrait en profiter encore un peu, le graver quelque part. Dans cette partie de son esprit où il stocke les beaux souvenirs, ceux qui se fanent toujours dans la noirceur de son âme. « Les beaux discours, c’pas mon genre, tu devrais l’savoir, CD rayé » Ishbel avait beau menacé, hurlé, ordonné de ne plus l’appeler comme ça mais elle parlait dans le vent pour Cisco. Pour ne plus entendre ce surnom, il n’y avait qu’une seule solution : qu’elle l’étrangle jusqu’à la mort. « Hey … Lui en veux pas s’te plaît ! J’suis sûr qu’elle voulait pas te trahir, m’man » Le voilà qui défendait sa mère pour que le courroux d’Ishbel ne se tourne pas vers sa chère et tendre mère. Qu’il lui parle mal, qu’il lui hurle parfois dessus, oui, certes mais les autres, non, n’avaient pas le droit. Il voulait la protéger, en tout cas, le plus possible et il était bien placé pour savoir que les colères d’Ishbel pouvaient durer et faire mal. Il était, après tout, en plein dans l’œil du cyclone. « T’sais, p’être bien qu’elle s’est dit que comme ça, moi, dans ta chambre, ca t’ferait chier et que tu te rétablirai vite vite pour m’foutre dehors à coup d’pieds au cul » Ca aussi, c’est une hypothèse tout à fait possible et ça serait du Ishbel tout craché. « Lui en veux pas, okay ? » quémande-t-il une dernière fois, demandant clémence pour sa pauvre mère. « Elle s’inquiète pour toi, c’tout … D’ailleurs, Cd rayé, t’es p’être trop dans les choux pour t’en rendre compte mais … tu bégaies pas » Depuis tout à l'heure, chaque phrase est limpide. La première l'a étonné mais là, aucun bégaiement ne sort de sa bouche.


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Sujet: Re: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le Dim 14 Juil 2019 - 19:15 )
Cisco était parti. Il avait pris l’issue de secours qu’Ishbel avait cru barricadé correctement. En partant, elle avait réalisé au combien, malgré tout ses efforts, les liens familiaux étaient précaires. En temps qu’aîné, elle avait toujours mis un point particulier à montrer l'exemple, à être là pour tout le monde même si cela voulait dire juste poser une main sur l’épaule ou ouvrir ses bras pour une étreinte. Elle n’avait jamais eu besoin de parler pour se faire comprendre dans la smala. Fut un temps où même un regard noir de sa part suffisait à faire taire. Si ses sœurs étaient bien plus sensibles à cette autorité naturelle, Cisco l’avait constamment défié : la repoussant sans arrêt dans ses retranchements. Ils étaient aussi différents que deux faces d’une même pièce et pourtant essentiel l’un pour l’autre. Ils fonctionnaient toujours mieux quand ils restaient assez proches. Bel avait compris amèrement cette situation. À un tel point que cela rendait la situation actuelle bien trop douloureuse. Au cours de ces mois de silence, elle avait appris à détester ce frère qui pourtant avait toujours reçu son pardon. Mais pas cette fois-ci. Bel ne pouvait pas l’accorder si facilement. Le nouveau Tejeiro devait comprendre que tous les choix avaient des conséquences et que si la famille pardonnait tout : il fallait mériter cela. Ishbel se doutait que Luana finisse par aller dire à son fils où était Ishbel. En revanche, elle ne s’attendait pas à entendre sa voix, ni à sentir son initiative de mettre sa main dans ses cheveux.

“J’espère que ton pantalon ne va pas prendre feu; menteur… Tu es dans un hôpital, je te sais débile : ne deviens pas piroman.” Ishbel avala sa salive, Sergio avait épargné sa mâchoire au moins. Assez tout du moins pour qu’elle puisse parler. “Ouais… Jusqu’à temps que tu nous jettes comme une vieille chaussette dans laquelle tu t’es branlée dedans.” Jamais elle n’utilisait des mots aussi crus avec les autres. Avec Cisco, elle se permettait tout car de toute manière il allait lui rendre aux centuples, il allait faire pire. Son frère confirma les paroles et elle referma ses yeux en soufflant longuement. “Je savais bien que tu étais un connard, mais tu deviens de plus en plus con avec les années mon pauvre.”

Ishbel continuait de passer sa main dans les cheveux de Cisco, incapable d’arrêter ce simple geste simple : se permettant cette complicité qui avait toujours sommeillé dans un coin de leur relation sans qu’ils n’aient le courage d’affronter cet attachement si particulier entre eux. Aucun des deux ne l’assumait pleinement. Comme si cela ferait d’eux des êtres faibles. Alors que pas du tout, au contraire.

“Non, c’est vrai. Tu es plus le genre à tout gâcher. C’est ça ta spécialité.”


La façon dont il prenait la défense de sa mère étira une petite risette sur le visage fatiguée et meurtris d’Ishbel. Luana devait se douter que la dernière personne qu’elle voulait voir était Cisco. Pourtant, elle avait cafté et elle ne manquerait pas de glisser une petite réflexion à l’occasion. C’est qu’elle était du genre rancunière et Cisco allait le comprendre rapidement s’il ne l’avait pas déjà fait.

“Peut-être.” Se grogna-t-elle de souffler. “Ou bien elle me connaît assez pour savoir que je commence à atteindre mes limites et qu’elle t’envoie pour me redonner la force de me battre et de ne pas me laisser mourir.” Elle rouvrit ses yeux pour regarder le plafond : “Ce n’est pas comme si mon absence serait remarquée.” Murmura-t-elle plus pour elle-même que pour Cisco.

Ishbel baissa la tête, étirant sa nuque qui craqua dans un son à glacer le sang. Elle serra les dents et remit correctement son cou :

“Toujours. Quand je suis sous calmant, je ne bégaie pas. Le docteur à constater ça aussi la dernière fois.” Lors de son dernier internement. “A croire que j'aime perdre mon temps à aller voir des professionnels alors que je pourrais parler normalement sans efforts et plus rapidement.”


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Sujet: Re: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le Mar 6 Aoû 2019 - 9:46 )
« Quel rapport entre le feu, mon pantalon et être menteur ? » Souffle Cisco en levant les yeux au ciel, se maudissant intérieurement d’avoir ouvert sa gueule. Quand on lui dit qu’il n’en rate pas une de se la fermer. Faut croire que les émotions, parfois, elles ont besoin de sortir, de courir hors de ce corps pourri que la vie lui a balancé en pleine gueule. Fruit de l’inceste. Vomis de l’humanité. Y’a les bons sentiments qu’il ressent, l’enfoiré, le connard. Ces bons sentiments qui vivent malgré lui en lui. Oh ! Ouais ! Il aurait préféré réussir à les noyer dans sa noirceur, à les étrangler et les envoyer valser, inertes et désarticulés dans un coin de son être. Mais si Cisco arrive à faire croire à tout le monde qu’il se fiche de tout, qu’il n’a pas de cœur, c’est bien à lui seul qu’il n’arrive pas à faire avaler la pilule. La douleur est là, celle de ressentir des choses mais de ne jamais les avouer : parce que c’est plus simple. Plus lâche aussi mais c’est mieux ainsi. « J’suis déjà pyroman » Et ca avait commencé avec les barbies de ses sœurs, puis avec les drapeaux de l’école puis avec chaque choses qu’il pouvait flamber. Tant que Luana pouvait crier, ça lui allait : parce qu’elle finirait bien par lui dire qu’elle le haït devant un beau feu de joie, non ? Non, jamais. Mais faut croire que Cisco s’y essaie encore et encore. Y’a que les cons qui ne changent pas d’avis et voilà la preuve que Cisco en est un, un vrai car depuis toute ses années, il n’a pas changé … Ni d’avis, ni de façon de procéder. « Branler … Chier … Moucher … Tout ce que t’veux. Le meilleur, j’vous le donne » Surenchère de l’insolence. Le bluff de celui qui rigole de tout et même de sa propre décadence. Feindre l’inatteignable quand tout a déjà été broyé, atteint jusqu’à l’essence. « Ouais ouais … bla bla … Change de CD un peu. Innoves » Râle-t-il en faisant tourner son index dans l’air dans s’il tournait un cd sur son doigt. Tu deviens de plus en plus con, c’est ce qu’on lui disait depuis qu’il était jeune : quel degré de conneries allait-il atteindre à ce rythme ? Peut-on crever de connerie ? Cisco serait la preuve que oui. T’es vraiment qu’un connard. Ca aussi, on le lui avait souvent dit. Il en était désolé ou presque mais il était obligé de continuer sur sa voie. Pas possible de faire marche arrière. C’est plus facile d’être un connard que de ressentir des choses et de les assumer.  Pourtant, dans les prémices d’une chamaillerie houleuse qui pointe son nez, à l’horizon se profile un instant de calme. Une accalmie entre deux ouragans : cette main dans les cheveux de Cisco et l’autre abruti qui se laisse faire, s’en délecte sans s’en donner l’air. « Oui, c’est ça ma spécialité » Avoue-t-il tranquillement comme une vérité nullement honteuse. Comme on dirait que le ciel est bleu. C’était son don et personne mieux que Cisco ne gâchait les choses. C'était sa seule réussite, yay ! Soudain, le temps s’arrête et les mots d’Ishbel tombent comme une sentence. C’est quoi, ça ? C’est quoi ces mots ? Là, tous ensemble, collés là ?! Il ne les aime pas, Cisco. Il a envie de les ramasser, de les péter en morceaux et de la forcer à les ravaler comme si elle n’avait rien dit. C’est quoi ce tissu de conneries ? C’est lui qui dit de la merde, c’est sa spécialité. « Tu vas pas mourir » Une affirmation, une phrase qu’il veut croire, un mantra pour se rassurer, pour se convaincre. Un ordre aussi un peu parce qu’elle ne peut pas, il ne veut pas. Dans sa tête, il s’affole, imagine un scénario lugubre où Ishbel ne serait pas des leurs et non. Non. Nope. Nope. Lui, il est le lâche, elle la guerrière. Lui, il sert à rien. Elle, elle porte leur monde à bout de bras. Lui il détruit tout, elle, elle reconstruit tout. Voit-elle pas tout ce qu’elle apporte ? Leur apporte ? Lui apporte à lui ? Mais ça, comment elle pourrait le voir ? Il ne le lui a jamais dit et ne sait pas comment de toute évidence. Puis, elle ne le croirait pas de toute façon. Ses mots jureront toujours avec ses actes. Toujours. « Arrête de dire d’la merde, p’tain ! Pourquoi tu dis ça ?! » Il souffle, s’éparpille dans la colère qui commence à pointer en lui, se reculant pour se redresser, quitte à rompre ce contact tendre qu’ils partageaient. Son corps sursaute au craquement flippant que fait le cou d’Ishbel et il sent rend compte de toute sa fragilité, que sa sœur n’est pas immortelle et cette pensée a quelque chose de tellement terrifiant. Pendant un instant, il devient ce gamin qui a peur de tout perdre mais qui sait pertinemment qu’il va tout perdre : parce que c’est sa destinée, ce qu’il mérite. « C’est pas perdre du temps. C’est important pour qu’t’ailles mieux. Si t’étais pas aussi butée, tu l’comprendrais » L’hôpital qui se fout de la charité. Cisco voudrait que sa sœur exorcise ses démons en parlant, en voyant des professionnels alors que lui, était tout bonnement incapable d’en faire de même. Il avait défié la morale et ce qui est juste pour qu’elle aille voir des professionnels, vrai que la façon de faire n’était pas bonne mais il ne le regrettait pas. Il avait fait ce qu’il fallait à sa façon, il avait essayé. « Que tu bégaies ou pas, qu’est ce qu’on s’en branle ! On s’en bat les couilles, Tejeiro-conne ! C’pas parce que tu bégaies que ta parole a moins d’valeur, que c’que tu dis n’a pas d’importance. Moi je t’écoute pas, j’écoute personne d’toute façon mais je t’entend. Que tu bégaies ou pas, j’t’entends. Je t’entends toujours » Il sait que les gens ont été cruels avec elle à cause de son bégaiement, il sait qu’elle en a souffert, qu’on l’a mise de côté parfois pour ça et dieu que ça l’énervait. Ca le foutait en rogne. Les plus belles histoires qu’on lui a raconté, c’était Ishbel qui les avait contés. Les sons s’entrechoquent parfois. Les trémolos se glissent entre les syllabes mais elle leur donnait vie. D’une façon que personne d’autre ne pouvait le faire. Personne d’autre. Ishbel, elle était unique ! Et il aurait aimé qu'elle puisse s'entendre comme il l'entendait lui. « Tu rap mieux que Tupac et Eminem » Ok, c’est une façon naze d’essayer de la consoler mais il s’y essayait, faisait de son mieux. Derrière cette comparaison peut-être dérisoire, qui pourrait sonner moqueuse, tout ce que Cisco voulait, c’était la rassurer. Essayer en tout cas. « Moi, j'aime bien ton flow, yo ! »


Until we bleed

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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le Mer 7 Aoû 2019 - 21:24 )
Ishbel souffla longuement lorsque Cisco lui demanda le rapport entre le feu, le pantalon et le menteur. Elle ne prit pas la peine de lui répondre, elle n’en avait pas la force. En temps normal, elle lui serait probablement tombée dessus. Mais pas aujourd’hui, probablement pas demain non plus. Elle avait juste envie qu’on lui laisse la paix. Le petit con, qui avait posé sa tête sur sa cuisse, ne l’entendait pas de cette oreille puisqu’il continuait de la titiller. Comme si elle n'en avait pas déjà assez dans son assiette.

“Tu as tellement de défauts, je t’ai tellement insulté de tous les noms que j’en ai oublié que pour certains cas : ce sont des faits avérés.” Comment oublier le jour traumatisant où sa Barbie équestre avait faillit subir le sort de Jeanne d’Arc ? Ishbel lui en voulait encore. Elle le blâmera de cette frayeur probablement jusqu’à son lit de mort. Que celui-ci soit celui de Cisco ou le sien, peu importait.

Un nouveau souffle sortit de sa gorge. Cisco faisait tout pour être détestable et la jeune femme n’était pas d’humeur pour jouer à la sœur patiente qui voulait l’aider. Elle n’en avait pas la volonté. Elle avait du mal à sortir du lit le matin, ce n’était pas pour perdre le peu d’énergie qu’elle avait avec son demi-frère. Ce n’est pas comme si elle n’avait pas déjà essayé. Il ne faisait aucun doute aujourd’hui que sa relation fusionnelle avec sa famille avait joué contre elle dans la balance de son mariage.

“Non.” Elle avala sa salive : “Je ne vais pas innover. Si tu n'es pas content, tu sais où est la porte. Personne ne te retient, surtout pas moi.” Qu’il parte, cela lui ferait une belle jambe. Elle voulait être seule. Parce qu’elle l’était de toute façon. Même quand elle était en public.

Malgré la dureté de ses mots, elle continuait de caresser ses cheveux bruns. Un geste doux, affectueux qui exprime tout l’amour qui lie les deux adultes de la chambre. Un moment de paix qui valait tous les discours. Ils n’étaient pas capables d’en faire, pas concernant leur relation tout du moins, alors ces moments complices aidaient à ce qu’ils ne se déchirent jamais réellement jusqu’au point de non-retour. Ishbel n’avait plus envie de jouer. Elle n’avait plus envie de prétendre. Luana l’avait compris et c’est probablement parce qu’elle avait peur pour sa fille adoptive que le petit con se trouvait à son chevet. La mère de famille avait probablement l’espoir qu’il lui redonnerait le souffle qui manquait à la vie de sa belle-fille. Comme elle se trompait.

“Tout le monde meurt.”
Répondit-elle du tac au tac. “Certains plus tôt que les autres. Mais c’est une route que tout le monde doit emprunter.” Et Ishbel était chaque jour tenté un peu plus de frapper à la porte de la faucheuse pour qu’elle l’accueil avant son heure. Il y avait tellement de personnes qui l'attendaient derrière.

Rapidement, Cisco s’emballa et elle se contenta de fermer ses yeux. Lasse de ces crises dignes d’un gamin de cinq ans. Normalement, elle lui aurait collé une claque derrière sa tête, ils se seraient même battus. Se seraient jetés des immondices à la figure avant de finir assis par terre dans la cuisine à manger un pot de crème glacé, mais pas aujourd’hui. Elle redressa sa nuque qui craqua dans un son lugubre. Son frère était debout, elle pouvait sentir s’éloigner d’elle. Dans tous les sens du terme. Il dérivait, serait bientôt hors d’atteinte si elle ne lançait pas la bouée de sauvetage, mais elle n’en faisait rien.

“Tu n’as pas de leçon à me donner. Dans cette catégorie je performe mieux que toi Du Con.” Elle rouvrit ses yeux et tourna sa tête en s’appuyant sur l’oreiller pour le regarder. “Cette insulte ne marche plus sombre crétin ! T’es un Tejeiro aussi !” Elle humidifia ses lèvres avec le bout de sa langue : “Tu entends, mais tu ne comprends pas… Tu n’écoutes pas. T’en fais qu’à ta tête. Je te dirais de ne pas sauter dans le vide que tu le ferais quand même.” Et qu’il ne dise pas le contraire.

Cisco, égale à lui-même trouve cependant les mots qui la font sourire puis rire quand il affirmait aimer son flow.

“T’es vraiment…!” Elle se redressa vivement pour attraper l’oreiller au pied du lit, mais son corps la rappela à l’ordre malgré les anti-douleurs. Elle grimaça donc et se rallongea en inspirant et expirant doucement. “T’attends rien pour attendre.” Elle lui mettrait une déculotter si elle le pouvait. “Profite que je sois encore là pour me dire ce que tu veux et pars. Va dire à Luana que je pète la forme : colporte un mensonge pour moi. Je ne t’ai jamais rien demandé.” Elle avait repris son sérieux : “Aide-moi à berner la famille que je vais bien. Tu sais si bien le faire.”


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Sujet: Re: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le Aujourd'hui à 9:59 )
Cisco hoche la tête, donnant crédit à ce que sa sœur lui dit. Il est vrai qu’il y a des insultes qui sont des faits confirmés, dont il n’a plus à en faire les preuves. Il est truffé de défauts, n’a que ça et c’est ainsi. Il aurait pu être de ces gens qui font tout pour évoluer, pour aller vers une meilleure version de soi-même mais Cisco ne s’y est jamais essayé. Si l’idée lui a effleuré l’esprit, il n’a jamais mis la pensée à l’action. A quoi bon ? Foutu pour foutu ? Ceux qui le font et qui y arrive peuvent être sauvés mais le blond s’est déjà condamné il y a bien longtemps. Il est un cas fini, désespéré qui mérite d’être seul, d’être abandonné et pourtant, le voilà ici, dans cette chambre. Ici avec sa sœur avec cette inquiétude qui lui mord le cœur. Malgré le rejet auquel il fait face, Cisco reste. Il restera, malheureusement pour Ishbel. « Je sais, je sais » dit-il en haussant les épaules. « Mais j’ai pas envie de la prendre la porte » s’entête-t-il, préférant rester quand sa sœur ne veut pas de lui et partant quand cette dernière voudrait qu’il reste. Pourtant l’adulte qui fait face à Ishbel redevient un gosse, un gosse apeuré par les mots qu’elle sort. La mort, la mort. Malgré ses mots, malgré ses actes, Cisco a peur de perdre les personnes auxquels il tient, combien même sa façon de montrer son attachement diffère du commun des mortels. Pendant un laps de temps, il voudrait la supplier de ne jamais mourir, de défier la faucheuse pour qu’elle lui donne autant de baffes qu’elle lui en a donné. « Y’en a qui mérite pas d’emprunter ce chemin plus tôt ! » s’exclame-t-il, parfaitement conscient qu’il n’a aucune main mise sur ça, que ce n’est pas lui qui le décide mais il le voudrait tellement. « Arrête de parler comme ça. Ferme ta gueule ! » Parce qu’il ne sait pas dire les choses correctement, parce qu’il pourrait le faire d’une autre manière, il pourrait exprimer ce qu’il ressent, parler de cette peur de tous les perdre mais il ne sait pas faire, le con. Il sait ne rien faire correctement et c’est d’un pathétique. « Quoi ? C’est un concours d’celui qui fait l’mieux la tête d’con maintenant ? » Le blond s’agace et faut croire qu’il faut toujours qu’il y aie une dispute sinon ça serait pas Ishbel et ça ne serait pas Cisco. « Ouais, j’suis un Tejeiro aussi et alors ? J’sais bien que ça t’fait chier que j’en porte l’nom aussi maint’nant » C’est sa croyance : qu’Ishbel n’a jamais aimé et accepté qu’il prenne son nom de famille, reliant leurs liens au-delà du sang. Après tout, ils se le sont toujours dit : je ne suis pas ton frère, je ne suis pas ta sœur. Comme un lion en cage, l’homme fait les cent pas dans la chambre, incapable de se tenir tranquille ou de se rasseoir pourtant, quand il reprend la parole, le ton est neutre, posé. « C’est vrai mais … Ish’, c’est p’être parce que l’vide me va si bien. Et que j’suis sûrement fait pour. Alors, oui, j’irai même si on m’dit de n’pas y aller » Explication bancale mais pourtant sincère. Cisco est toujours attiré par le vide, par les mauvais sentiers car vérité criante : c’est ceux qui lui vont bien et tout ce qu’il mérite. Contre tout attente et pensant qu’Ishbel l’enverrait sur les roses, cette dernière sourit et rigole. Rien que ce son qu’il connaît pourtant par cœur arrive à le dérider, à apaiser sa peur de perdre tous ceux qu’il aime. Ce son qu’il n’avait pas entendu depuis un an passé et qu’il était ravi de retrouver. Instinctivement, sans réfléchir, un sourire se niche sur ses lèvres, oubliant sa petite crise de gosse apeuré. « Con » Finit-il sa phrase pour elle, faisait un pas vers elle, prêt à recevoir l’oreiller qu’elle essaie d'attraper pour le lui envoyer mais cette fois-ci, son corps est brisé, fatigué et le geste meurt dans l’œuf. Le cœur serré, de la peine dans les iris, Cisco s’approche de sa sœur et reprend place sur sa chaise, la tête de nouveau sur le cuisse de sa sœur, à portée de main. « T’peux me tirer les cheveux… » Dit-il tout doucement. Sa sœur peut pas lui courir après pour le frapper alors il vient à elle, pour une fois. Pour une fois … Alors que l’aînée se recouche, le petit frère la recouvre du drap, formant un petit cocon comme elle faisait avec lui, petits quand il faisait des cauchemars. Mais elle le fait beaucoup mieux que lui, beaucoup mieux. Mais l’instant de complicité prend fin quand leur relation conflictuelle reprend le dessus. Cisco reste stoïque devant ses mots, le chassant mais il reste et penche la tête devant son discours. « C’est faux » Commente-t-il sans once de reproche dans la voix. Ishbel lui avait demandé plusieurs fois d’arrêter ses frasques, de bien se conduire, de rester quand il voulait prendre la fuite mais jamais il n’avait écouté, ou du moins que quelque jours pour redevenir le petit con de toujours. Mais cette fois-ci, il y avait quelque chose de différent et la demande n’avait rien de positif. Elle lui demandait de cacher quelque chose et ce quelque chose avait réveillé son inquiétude. Si bien qu’il hésitait sur la décision d’être son complice ou pas mais l’idée de la laisser seule à porter un fardeau trop lourd lui était douloureux. « Ishbel … Je sais bien l’faire comme tu l’dis et j’peux l’faire mais … » Le voilà qui arrivait avec sa condition, posant sa main sur la sienne. « Parle-moi ! Dis-moi c’que j’dois t’aider à cacher » Il insiste tout en sachant qu’il peut se faire envoyer sur les roses à la moindre seconde. « Qu’est ce qui s’passe ? » Il voudrait lui dire qu’il est là pour elle, qu’il prendra soin d’elle mais rien ne sort de sa bouche. Il sait que de lui, elle ne veut rien. Après tout, elle le lui a dit tellement de fois : il n’est pas son frère.


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Sujet: Re: Ishbel I No hay dolor que duela más que el dolor del alma ( le )
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