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- Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Bodega
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Ela Tresca10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ela Tresca
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Sujet: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Jeu 4 Juil 2019 - 0:54 )
A peine était-elle entrée dans le bar qu’elle salua quelques têtes qu’elle commençait à reconnaître et se fraya un chemin parmi le monde déjà présent. Les beaux jours étant de retours, elle constatait qu’elle n’était pas la seule de sortie ce soir, et tant mieux. Plus il y avait de monde et plus elle risquait de faire des rencontres intéressantes. C’était ce qu’elle disait pour se rassurer alors qu’elle passait la porte des toilettes après avoir commandé un verre, pour se rafraîchir un peu. La réalité n’était pas tout à fait exacte. La raison pour laquelle elle espérait qu’il y ait du monde ce soir, était parce qu’elle avait quelqu’un dans le coin de la tête qu’elle espérait croiser au détour d’un verre. La raison pour laquelle elle avait directement foncé aux toilettes n’était pas seulement pour se rafraîchir, mais parce qu’elle voulait être présentable et apporter des retouches à son maquillage qui n’avait résisté ni à la chaleur, ni aux larmes qu’elle avait versé à cause de son supérieur. Encore et toujours lui. Il ne cessait de la martyriser depuis l’incident de l’ascenseur et peu importe ce qu’elle pouvait faire, ce n’était pas assez bien pour lui. Tous les matins avant de sortir de chez elle, elle se faisait un discours encourageant dans le miroir pour se convaincre qu’elle pourrait prendre sur elle. Tous les soirs avant de quitter son bureau, elle faisait un passage aux toilettes et y pleurait pendant un quart d’heure. Et étrangement, c’est tous les soirs à la même heure. Ses collègues finiront par penser que son transit l’oblige à se rentre aux toilettes comme si elle était réglée comme une horloge Suisse. Mais c’était ça, ou s’effondrer devant eux. Alors qu’elle se passait de l’eau sur le visage, Ela décida de retirer ses lentilles le temps de quelques secondes, sentant qu’elles commençaient à la gêner. Sauf que sa maladresse ne tarda pas à pointer le bout de son nez. Dans un geste gauche, elle renversa la petite boîte adaptée aux lentilles. Et comme un malheur n’arrive jamais tout seul lorsqu’il s’agit de la brunette, les lentilles coulèrent au fond du lavabo, la laissant perplexe sur ce qu’il venait de se passer. « Non, non, non, non, non… » Les deux mains plongées dans le lavabo, elle commença à toucher partout sur les parois comme si ça allait vraiment changer la situation. La panique se faisant sentir, elle s’observa un court instant dans le miroir qui lui renvoyait une grosse tache flou qui avait l’air hystérique. Après avoir fait les cent pas en ne faisant même pas attention aux filles qui entraient et qui la regardaient mal, elle décida que ce n’était pas non plus la pire des choses qui puisse lui arriver. Elle n’était pas aveugle non plus. Elle pouvait voir. Elle avait juste quelques problèmes d’ajustement mais sinon, elle n’était pas Stevie Wonder. Elle essuya les larmes qui s’étaient mise à couler parce qu’elle ne faisait qu’apporter un plus sur la mauvaise journée qu’elle venait de passer, et elle décida de ranger ses affaires en les fourrant dans son sac. A l’aide de ses bras qu’elle avait tendu devant elle, Ela arriva à sortir des toilettes sans se heurter à personne. Une en salle ce fut une autre histoire. Elle bouscula certaines personnes, se cogna à plusieurs tabourets auprès desquels elle s’excusa et une fois assise, elle lâcha son meilleur Je vous salue Marie pour la protéger de cette soirée de merde en perspective. Le verre entre ses mains qu’elle devina facilement, elle ne le bu pas immédiatement, comme si elle attendait quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Au loin, elle vit une silhouette qui lui semblait familière. Alors elle se redressa aussitôt sur son tabouret pour prendre un air sûr et détaché. Un sourire commençait même à naître à la commissure de ses lèvres lorsqu’elle vit la silhouette – toujours flou du coup – s’approcher d’elle avec ce qu’elle devinait être un air intéressé. C’est uniquement lorsqu’il prit la parole qu’elle se rendit compte que ce n’était pas lui. Son sourire s’évanouit aussitôt. « Berk, non pas vous. » Lâcha-t-elle avec un petit signe de la main comme pour lui faire signe de dégager, déçue. Pour se donner de la contenance, elle n’accorda pas plus d’attention à la tache floue, et porta son verre à sa bouche pour prendre une gorgée de son verre. Elle n’avait peut-être plus la vue, mais au moins le goût n’était pas altéré.


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Dernière édition par Ela Tresca le Ven 12 Juil 2019 - 1:25, édité 1 fois
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Paco LlèresToujours frais après un litre de café
Paco Llères
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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Lun 8 Juil 2019 - 2:10 )
Son cœur palpite, son souffle s’accélère, tandis qu’il essaie désespérément de retrouver son calme en tapotant de ses doigts sur le canapé, donnant le rythme désiré pour inciter les battements de cet organe fou à se régulariser. Une méthode qui a fait ses preuves, qui l’aide souvent à apaiser ses crises d’angoisse, ou à les éviter lorsqu’elles sont proches d’arriver. Seulement, ça fait bien trop longtemps qu’il est enfermé dans cet appartement. Si sa sœur n’a aucun mal à rester cloitrée entre quatre murs et s’il s’agit d’un refuge pour sa mère qui préfère son confort et la sécurité de son cocon, plutôt que la vie extérieure et les gens qui s’y trouvent, pour Paco, c’est tout le contraire. Les lieux clos l’oppresse, si bien qu’il s’arrange toujours pour ne pas rester très longtemps, ou prend l’air une dizaine de minutes avant de revenir, lorsqu’il n’a aucun autre choix qui s’offre à lui. L’enfer d’une vie passée, le souvenir d’une cave pour le punir de ses périodes de rébellion et toute la fureur d’un homme désirant le convaincre de ne plus se mettre en travers de son chemin, avec des coups de ceinture à répétition venant s’écraser sur son dos qui souffre encore dès lors qu’on le touche. La simple sensation de doigts sur sa peau l’effraie parfois, alors qu’il n’y a aucune raison, que c’est fait avec tendresse, mais par moment, il n’a pas toute sa tête, est emprisonné par un vécu qui le hante jusqu’à la moelle et qui l’empêche d’avancer correctement, mais on ne peut pas dire qu’il ait fait du surplace. C’est juste qu’il ne pourra jamais effacer le négatif qui sommeille en lui, ces événements traumatisants qui font de lui ce qu’il est devenu. Ca lui appartient et pas seulement à lui, mais également aux deux femmes qui partagent la même pièce que lui en ce moment et qui peuvent le comprendre en un seul regard. C’est ce qui pousse Iksha a poser sa main sur la sienne et sa mère à placer la sienne sur sa joue, cessant aussitôt la conversation qu’il ne suivait plus. « Bois un peu. » dit doucement sa sœur, tandis qu’Asha glisse un verre entre ses mains qu’il boit d’une seule traite. Il aimerait partager un repas normalement, sans être pris par ses coups de stress, mais lorsqu’il se force trop, ça ne donne rien de bon. C’est pour ça qu’il se sent si bien sur son bateau. Même s’il est parfois enfermé, il sait qu’il peut à tout moment rejoindre l’air frais, profiter de la liberté en observant le large, respirer l’odeur de cette mer qu’il chérit tant et qui lui manque dès lors qu’elle est trop loin de lui. Ce n’est pas la même vie que dans cet appartement. C’est vrai que ça n’a rien de normal, que c’est trop atypique pour certains qui ne comprennent pas son mode de vie, mais c’est celui qu’il a choisi, celui qui l’apaise. « J’ai assez tardé. » Pas qu’il s’ennuie, mais rester une minute de plus serait de la folie et elles le comprennent. C’est même un exploit qu’il reste aussi longtemps. « Ca tombe bien, je commençais à me les cailler. » dit Iksha, faisant référence aux fenêtres ouvertes. En général, elles sont fermées, mais dès lors que Paco est dans les parages, que ce soit en été ou en hiver, elles sont toutes ouvertes, sans aucune exception, si bien qu’il y a parfois besoin de maintenir les portes ouvertes avec des chaises pour éviter les courants d’air. Paco se lève, embrasse le front de sa sœur et dépose un baiser sur la joue de sa mère qu’il caresse avec tendresse. Geste qu’elle lui rend, qui lui signifie tout l’amour qu’elle peut éprouver à son égard et qu’elle est incapable de prononcer avec des mots. Ils fonctionnent comme ça. Des attentions plus que des paroles. « A demain vous deux. » Il s’avance vers la porte d’entrée et en ouvrant celle-ci, souffle quelques mots qui sont devenus une habitude, même s’il sait pertinemment que ce sera fait. « Vous fermez derrière moi. » Qu’importe que les voisins soient bienveillants, il n’a jamais été question de prendre le moindre risque. Paco attend le bruit du verrou et de la clé qui tourne pour enfin partir.

Les mains dans les poches, il accueille avec soulagement la brise qui caresse son visage. Il reste là de longues secondes, les yeux fermés, la tête penchée en arrière pour mieux en profiter et s’élance ensuite en direction de sa moto garée quelques mètres plus loin, bien content de retrouver cette liberté qu’il aime tant. Il a besoin de quelques minutes avant que ses battements se calment pour de bon. Après un court trajet, l’espagnol se gare près du bar qu’il côtoie de temps à autre, de par l’ambiance, mais aussi parce qu’il y trouve son fournisseur. Et ce soir, c’est ce qu’il cherche. Juste se détendre, oublier un instant toutes ses mauvaises pensées pour aller un peu mieux. Il pousse la porte, déterminé à trouver son bien, lorsqu’après avoir regardé dans le fond du bar, une silhouette attire son attention. Cette femme sans prénom qu’il a rencontrée par pur hasard et qu’il a revue de la même manière à plusieurs reprises, avec qui il a partagé plus d’une nuit, sans la revoir au petit matin. Un rituel qui semble se répéter. Un jeu auquel il accroche. D’autant qu’elle est mignonne. Il s’avance, puis s’arrête à quelques mètres de là, la tête penchée sur le côté pour mieux observer l’homme non loin d’elle qui s’adresse à elle, qu’elle semblait accueillir avec enthousiasme, mais qu’elle rejette avec une telle spontanéité que ça étonne le type qui bafouille quelques mots à son adresse pour se venger. « Tu te crois irrésistible ? » Mauvais perdant. Scène amusante. Paco s’appuie de sa main sur le comptoir, derrière elle et montre sa tête par-dessus l’épaule de la petite brune. « Tu ne le trouves donc pas à ton goût ? » dit-il, en soufflant sur son visage, faisant voler quelques mèches de cheveux, puis vient en balayer certaines de son épaule pour accéder à celui-ci, l'effleurant de ses doigts. De toute façon, il n’avait aucune chance, parce qu’il est dans les parages et lorsqu’il se trouve dans la même pièce qu’elle, Paco a tendance à l’embarquer avec lui dans ses conneries.



Comme un ange un peu blessé, mon auréole est tâchée, arrachée. Quand mes démons se déploient, je donne un sourire, juste un sourire, qu'on attend de moi. Est-ce qu'on peut subir à plein temps, en gardant son éclat ? J'avoue, j'avance écorché, j'arrive plus à me forcer. Tout me blesse. Et mon envie m'a laissé...
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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Lun 8 Juil 2019 - 23:24 )
Le verre au creux de sa main qu’elle faisait tourner comme pour passer le temps, Ela sentait la nervosité la gagner alors qu’elle essayait de s’occuper l’esprit le temps que quelque chose n’arrive. Mais l’idée que rien ne se passe ce soir la rendait de moins en moins sereine. Elle était venue dans ce bar avec un but précis. Comme tous les autres soirs où elle avait poussé la porte de cet endroit en fait. Si le premier soir ça avait été pour se changer les idées le temps de quelques verres, à mesure que ses pas la guidaient au milieu de ses gens, c’était cette déconnection d’avec son quotidien qu’Ela recherchait. Le premier soir où elle était revenue avant de se rendre compte qu’il n’était pas là, elle avait essayé de recréer les mêmes sensations qu’elle avait connu avec en usant de l’alcool plus que de raison. Mais mis à part une gueule de bois et un estomac retourné, elle n’obtint rien de plus. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, Ela arrivait parfois à apprendre de ses erreurs et décida de ne plus jamais réitérer l’expérience. Ce qu’elle cherchait elle, c’était cette adrénaline qui l’avait prise aux tripes la première fois où elle avait goûté à cette substance qui lui retourna les entrailles et le cerveau. Elle avait envie de flirter avec ce danger qui la poussait dans ses retranchements au point de lui faire oublier son quotidien minable. Elle avait envie de ces bras dans lesquels qu’elle avait apprécié se lover parce que toutes ces soirées se terminaient ainsi. Un sourire étira doucement ses lèvres lorsque dans sa tête se rejouait leur dernière rencontre tandis qu’une bouffée de chaleur la força à prendre une rasade de son verre pour se souvenir de comment on respirait. Mais Ela n’était pas stupide. Elle avait fait ses recherches quant à l’abus de substances illicites et de l’alcool. Certes, elle avait laissé tomber ses lectures au bout de deux minutes parce que ça l’ennuyait, mais elle se considérait encore maîtresse de sa vie. Ce n’était pas parce qu’elle en prenait de temps en temps que ça faisait d’elle une accroc. De plus, elle aimait faire comme dans les films quand ils se faisaient une ligne de coke. C’était toujours ça de gagné.

Avec sa vision mal ajustée, elle se fit un faux espoir toute seule. D’un geste de la main pour éviter que l’autre inconnu ne s’approche trop d’elle, elle décida de le congédier immédiatement. Ce n’était pas très poli, elle le savait. Mais elle n’était pas là pour faire de nouvelles rencontres et encore moins faire preuve de politesse ce soir. Elle était fatiguée. Elle était là pour une chose – et pour une personne – et rien d’autre. Elle avait détourné le regard aussitôt pour éviter de croiser celui qu’elle venait d’envoyer bouler, et replongea le nez dans son verre avant d’entendre voler une réflexion qu’elle ne voulait pas laisser passer. Offusquée, elle avait dressé le majeur dans une direction au hasard, pensant viser la bonne personne. Peu importe la personne qui verrait ce geste, elle n’aurait qu’à prendre ça comme un premier avertissement. Avertissement de quoi elle ne savait pas, mais ils avaient tous interdictions de l’approcher ce soir. Concentrée sur son verre qu’elle avait recommencé à faire tourner entre ses mains, le cœur de la jeune femme rata un battement lorsqu’une voix la sortit de ses pensées. Comme la dramaqueen qu’elle était, elle porta une main à son cœur qui battait à toute vitesse dans sa poitrine. En voyant ses traits – flous, mais traits quand même – un sourire fendit les lèvres de la jeune qui ne tarda pas à réprimer un frisson qui lui remontait le long de l’échine en sentant ses doigts lui effleurer sa peau. Un soupir de soulagement s’échappa d’elle alors qu’elle gratifiait le ciel d’un merci bien mérité, avant de se tourner pour lui faire. « Pas mon type. » Elle haussa les épaules avant de se pencher en arrière pour appuyer son dos contre son torse. « Qu’est-ce que tu bois ? J’offre la première tournée. » Lâcha Ela qui avait légèrement penchée sa tête en arrière pour essayer de le voir malgré la position dans laquelle elle se trouvait. C’était peut-être rien comme ça, mais c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour être sûre de l’avoir identifié à 100%. Sa vie de myope ne lui rendait pas toujours service. Mais tant qu’il resterait près d’elle, elle n’aurait pas à se pencher sur tous les hommes du bar pour le retrouver.


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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Mer 10 Juil 2019 - 0:13 )
« Maintenant, il est au courant. » dit-il, d’un ton léger, en désignant d’un signe de l’index le type qui se trouve en face deux et qui la dévisage en chuchotant des mots trop lointains pour les entendre de là où ils sont, mais Paco se doute bien que le client ne souffle pas de belles paroles à l’égard de celle qui vient de l’insulter avec la gestuelle, sans savoir à qui elle s’adressait vraiment visiblement, ou alors peut-être a-t-elle voulu se venger de l’insolence du dragueur en manquant de respect au premier qui passait devant ses yeux. « Lui aussi. » Son sourcil arqué et son air malicieux gravé sur le visage témoignent de son amusement. Sentant son dos se cogner contre lui, l’espagnol pose une main sur son bras qu’il caresse, la glisse jusqu’à sa hanche à laquelle il s’accroche du bout des doigts. Cette femme lui est totalement inconnue. Ce qu’il sait d’elle est ce qu’ils ont partagé ensemble. Des moments simples, sans aucune prise de tête, si on oublie la drogue qui s’ajoute à l’équation. Il devrait peut-être s’interroger, se dire que son comportement n’est pas adapté, qu’il ferait mieux d’arrêter de l’enfoncer en même temps que lui, mais ça semble être sous contrôle. Elle n’a pas l’air de savoir ce qu’elle fait, contrairement à lui qui sait pertinemment ce qu’il recherche à travers la poudre blanche qui l’aide à oublier ses moments de pression, son angoisse qui revient dès lors qu’il se sent oppresser pour des tonnes de raisons. L’enferment, la foule, des regards, ou parfois un simple toucher. Mais elle a l’air d’avoir suffisamment de caractère pour s’arrêter et refuser une prise le jour où elle sentira que ça part trop à la dérive. Paco penche la tête en avant, faisant la moitié du parcours afin de capturer ses yeux et reste silencieux de longues secondes. A la base, il n’avait pas prévu de s’éterniser, souhaitait simplement prendre son bien et repartir pour ne plus ressentir cet étouffement, mais le plan suggéré est alléchant, le tente bien. Coude appuyé contre le bar, main retenant sa tête, sans jamais quitter ses prunelles, il répond : « Ok. » Il pose son index sous son visage et son pouce sur le bout de son nez sur lequel il donne une très légère pression. « Je paie la deuxième et après que tu te sois mise la tête à l’envers, on déguerpit d’ici. Deal ? » Même si elle l’ignore, même s’il n’a pas donné un très bon exemple en la guidant vers des zones d’ombre, Paco est incapable de lui faire le moindre mal. C’est évident qu’elle serait bien mieux à fricoter avec un autre gars, bien plus sain, avec les idées plus claires et une stabilité qu’il n’a absolument pas, mais à force de se voir, il a compris que sa compagnie ne lui était pas désagréable. Et pourtant, en ne la voyant plus le premier matin, il pensait sincèrement qu’elle s’était rendue compte de son erreur et qu’il ne croiserait plus jamais sa route, ne s’attendait pas à renouveler l’expérience. C’est d’ailleurs une première pour lui aussi qui est sans attache et qui a pour habitude de ne jamais coucher une nouvelle fois avec la même femme, sauf s’il sent vraiment que cette dernière a envie de s’amuser, tout ça pour éviter les complications. Mais il apprécie la folie de leur lien et ne plus être seul pendant qu’il s’envole dans les étoiles. Paco ne se prend tout simplement pas la tête, ne se pose aucune question, se contente de vivre les choses comme elles viennent. « Une pression. » commande-t-il, à l’adresse du barman qui acquiesce d’un signe de tête, tandis qu’il tourne le tabouret afin qu’elle soit face à lui. De son pouce, Paco entrouvre les lèvres de la brune. « Ouvre ta bouche. » Le grand verre de bière arrivé, il s’en saisit et boit d’abord une gorgée du liquide amer, peu certains qu’elle puisse l’apprécier. L’index sur ses lèvres, il y réfléchit deux courtes secondes, puis en reprend une deuxième gorgée avant de s’approcher d’elle. Son nez caresse le sien, sa bouche effleure la sienne, lui donnant un avant-goût avec l’humidité de la bière, et attend patiemment, qu’elle fasse ce qu’il lui a demandé.



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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Jeu 11 Juil 2019 - 1:40 )
Un sourcil levé, elle hésita un moment avant de relever ses paroles. A sa connaissance, elle n’avait fait de doigt d’honneur à une personne. Mais ne sachant pas exactement à qui elle s’était adressée à cause d’une vue approximative, peut-être s’était-elle trompée de cible. Peu importe, si elle se reçoit un verre en pleine tête dans les cinq minutes, elle comprendra que son geste a mal été dirigé. Pour l’instant ça ne l’intéressait pas de s’attarder sur ça, elle avait mieux à faire. Prenant ses aises, elle se pencha en arrière pour prendre appuie sur son inconnu sur lequel elle s’allongea presque. Pendant de courtes secondes où elle cherchait une position plus confortable, elle sentit ses lèvres s’étirer un peu plus alors qu’elle sentait les doigts du jeune homme contre sa peau qu’il effleurait avec douceur, avant d’aller se perdre au niveau de sa taille comme pour sécuriser cette étreinte maladroite. A travers la couche de tissus qui séparait Ela de son inconnu, elle arrivait à sentir la chaleur que dégageait sa peau qui avait sûrement été baigné par le soleil, et malgré la chaleur qu’il faisait déjà, elle profitait de chaque secondes. Même de ce parfum si particulier qu’elle ne saurait décrire et qu’elle arrivait à sentir, la tête levée le nez presque niché dans son cou ; elle s’en délectait. Une fois le stade des formalités passées, la jeune femme fit une proposition qui invitait à passer une soirée en sa compagnie avec une assurance qu’elle ne se connaissait pas. Sa voix n’avait pas tressaillit, elle n’avait pas bégayé sur ses mots. Sa phrase était sortie avec tant de naturel qu’on aurait presque pu penser que c’était quelque chose qu’elle avait l’habitude de faire. Pendant de longues secondes, elle planta son regard dans le sien – dans ce qu’elle pensait l’être en tout cas – et détailla son visage. Si ses yeux lui renvoyaient une image floue de l’homme qu’elle avait en face d’elle, sa mémoire elle ne la trahissait pas. Et c’était de ça dont elle se servait. A chaque fois que ses yeux glissaient sur une partie de son visage, son cerveau arrivait à  enlever le brouillard qui recouvrait sa vue pour que dans sa tête, elle ait une image beaucoup plus nette que ce qu’elle voyait en réalité. Elle partit de son front qu’elle dessina sans mal, avant de passer au nez qui se dessinait à mesure qu’elle descendait le regard. Une fois arrivée à ces lèvres qu’elle avait déjà goûtées, elle eut l’agréable surprise de voir les traits de dresser peu à peu à mesure qu’elle les fixait. Le sourire d’Ela s’agrandit face à sa réponse positive, un rire s’échappant de ses lèvres en sentant ses doigts presser légèrement contre sa peau. Elle posa une main sur celle qui retenait son visage, envoyant des signaux contradictoire. Elle avait juste glissé ses doigts sur les siens sans enlever les siens, mais sans l’encourager pour autant. « Deal. » L’accord scellé, elle reprit sa main et le laissa la tourner pour qu’elle se retrouve face à elle, un sourire au coin des lèvres. Pour garder un minimum de contenance, elle passa une main dans ses cheveux avant de deviner que sa commande était arrivée. La vue lui faisant défaut, Ela décida de se concentrer sur ce qu’elle entendait. Mais avant même qu’elle ne puisse essayer de se servir de son ouïe, elle sentit des doigts contre sa bouche, la faisant légèrement sursauter. Son cœur rata presque un battement dans sa poitrine avant de reprendre un rythme normal. En sentant ce qu’elle devinait être son pouce entre ses lèvres, Ela se sentit joueuse et usa de ses dents pour retenir son doigt. La demande était étrange, mais au lieu de poser des questions dont elle obtiendrait les réponses bien assez vite, elle prit la décision de gagner un peu de temps, curieuse de voir la suite. Le regard imperturbable, elle avait les mains qu’elle avait remontées sur la taille de son inconnu pour être sûre qu’il n’aille nulle part. Lorsqu’elle libéra enfin sa main, elle le tira légèrement vers elle pour réduire la distance entre eux, un sourire menaçant de ses lèvres. En le sentant s’approcher de plus en plus, elle perdit toute trace de cet amusement, sentant cette tension presque palpable, cette connexion qui s’opérait à chaque fois qu’il s’approchait d’elle de façon aussi dangereuse. Les yeux fermés, elle frissonna lorsque le nez de l’inconnu frôla le sien. La distance était si mince qu’ils n’étaient plus qu’à un souffle l’un de l’autre. Lorsqu’elle osa enfin ouvrir les yeux, Ela approcha un peu plus son visage de celui du jeune homme et ouvrit la bouche comme demandée. Cependant, ses yeux fixés sur la bouche de ce dernier, elle laissa passer sa langue qui chatouilla juste assez ses lèvres pour récupérer quelques gouttelettes de ce liquide amer. Comme pour ne rien perdre, elle ramena son pouce qu’elle fit glisser à la commissure de ses lèvres avant de le porter à sa bouche à elle. Elle fit un mouvement d’épaule détaché comme pour indiquer que ce n’était pas mauvais mais qu’elle avait connu mieux, avant de s’exécuter et d’ouvrir la bouche comme demandée.


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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Ven 12 Juil 2019 - 0:03 )
Ca semble être le bon compromis pour tous les deux ; la brune passera une dizaine de minutes dans cet endroit aux allures branchées, bien fréquenté, dans lequel les clients viennent parfois seuls, mais repartent toujours accompagnés, grâce à l’alcool qu’ils consomment, et ce jeu de boire le plus possible de vin blanc fruité dans un porrón. Et lui, il évitera de s’y éterniser. Bien qu’il aime se noyer dans cette ambiance qui lui rappelle des origines dans lesquelles il a baigné depuis son plus jeune âge, il est trop oppressé pour bien s’en réjouir. Paco se détend peu à peu en se focalisant uniquement sur elle et toute l’assurance dont elle peut faire preuve. Cette mine amusée qui lui paraît parfois provocante et qui lui donne envie de jouer, d’en profiter toujours plus, pour mieux explorer de nouveaux lieux. Il a beau avoir ses repères, ces derniers ne lui sont pas vraiment utiles lorsqu’elle est dans les parages. Le fait est que s’il a le contrôle de soi, la jeune femme, elle, est imprévisible et alors qu’il pense tenir les rênes, son inconnue le lui démontre encore une fois, comme pour insister sur le fait qu’il n’est maître de rien et qu’il pourrait être surpris par son tempérament. Ce qu’il est. A leur rencontre, il se souvient de ses yeux ronds, parfois fuyants, mais également de sa détermination. Il n’a pas réussi à la cerner, mais se plaît à se laisser aller, à prendre les choses comme elles viennent, comme il a l’habitude de faire, plutôt qu’à se poser dix milles questions. Il s’en pose suffisamment dans son quotidien pour venir se pourrir volontairement durant un instant qui est supposé lui faire du bien. Ses lèvres scellées s’étirent dans un sourire, à la fois amusé et séduit par sa prise d’initiative. Il a encore la sensation de sa langue caressant sa bouche pour récupérer quelques gouttes de sa boisson et s’il n’était pas prisonnier de sa pression, il passerait bien sa langue dessus pour se remémorer le goût de l’inconnue. Paco la contemple, attend une réaction autre que ce mouvement d’épaules, un feu vert qu’il obtient avec sa bouche qui s’entrouvre. Il s’avance, se faufile entre ses jambes et glisse une main au creux de ses reins pour la maintenir tout contre lui, tandis qu’il verse le liquide blond dans sa bouche, saisissant ensuite sa lèvre supérieure pour la manger avec une infime sensualité. Jeu de charme, flirt grandement assumé qui se transforme très souvent en moment charnel, mais il ne se lasse pas de cette consommation, pourrait la consumer encore et encore. Ses doigts effleurent sa joue, se faufilent dans ses cheveux, comme s’il cherchait à les dénouer avec douceur, sans la lâcher du regard, cherchant à l’enflammer davantage, ou à lire dans ses pensées, espérant deviner ce qui s’y passe. « Trop amer ? C’est une boisson de bonhomme. » lâche-t-il, se doutant bien que cette pique ne restera pas sans réponse, mais il le sait bien : les femmes n’aiment pas la bière, ou lorsqu’elles sont aromatisées, ou plus soft, comme le panaché dont la limonade se fait bien plus ressentir que la bière. Pourtant, elles ratent quelque chose et lui est bien décidé à le lui montrer. « Si tu veux boire, autant boire bien. » Paco se tourne vers le barman, sachant pertinemment que sa demande sera sans doute excessive pour un petit corps comme le sien, mais il aime l’idée de la pousser à faire de nouvelles expériences. Si elle veut s’amuser, se détendre, autant le faire correctement. « Sers-lui un mètre. Reste raisonnable sur les mélanges. » C’est-à-dire, ne pas servir un alcool différent dans chaque shooter, mais ne pas l’habituer à un seul type d’alcool pour autant. Il sait très bien qu’après ça, il est possible qu’elle titube et ne tienne plus sur ses deux jambes, mais c’est bien ce qu’il était question ; qu’elle ait la tête à l’envers en partant. Tandis que le barman installe les dix shooters en face de la demoiselle et commence à les remplier, Paco approche son visage pour murmurer : « Tu veux recommencer ? » Les dernières fois, il a eu son accord et même s’il est convaincu qu’il l’aura encore ce soir, il cherche à avoir son approbation dans un moment où elle a toute sa tête. Ne jamais aller à l’encontre de ses désirs.



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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Ven 12 Juil 2019 - 1:22 )
Elle nota l’amusement dans ses yeux après son tour avec sa langue. Un sourire au coin des lèvres d’Ela trahit la satisfaction qu’elle pouvait ressentir. Docile, elle ouvrit la bouche comme demandée et ne bougea pas d’un poil même lorsqu’il se faufila entre ses jambes pour approcher un peu plus son corps du sien. La main au creux de ses reins l’obligea à se redresser sur son tabouret pour s’asseoir de façon plus droite, un frisson remontant l’échine à ce simple contact. Les yeux plantés dans les siens, elle accueillit le liquide chaud et ambré non sans grimacer. Elle n’était pas fan de bières. Ela restait tout de même un cliché. Elle n’aimait pas les alcools trop forts et encore moins ceux qui n’avaient pas un joli nom. Ce qu’elle voulait elle, c’était du sucré. Mais ici, elle préféra ne pas faire de commentaire. Elle n’eut de toute façon pas le temps. A peine avait-elle terminé d’avaler sa gorgée que son inconnu joua de ses dents en capturant sa lèvre inférieure, ce qui provoqua un rire chez la jeune femme qui sentait une vague de chaleur la gagner peu à peu. Il y avait ce jeu s’était établi très vite entre eux et qui laissait place à cette spontanéité qu’Ela recherchait. A chaque fois qu’ils se rencontraient, elle n’était jamais certaine de la tournure que prendrait la soirée, et c’était cet imprévu qui lui plaisait. C’était cette liberté qu’elle arrivait à trouver à ses côtés, et cette part d’elle qu’elle pouvait découvrir sans avoir peur du regard des autres. Dans ce bar, avec lui à ses côtés, elle pouvait être qui elle voulait. Elle avait choisi d’être la femme affirmée, spontanée et sans limites que sa vie quotidienne ne lui permettait pas d’être. Et au fil des rencontres, elle réalisait qu’elle n’aurait pas pu trouver meilleure personne avec qui explorer cet aspect de sa personnalité. Il ne la connaissait pas assez pour être choqué par son comportement. Pourtant, il y avait cette connexion qui assurait à Ela qu’il ne lui ferait jamais de mal, peu importe ce qu’elle entreprendrait il serait là pour veiller sur elle. Même si cette sécurité ne durait que le temps d’une nuit. C’était sans doute pour cette raison qu’ils clôturaient chacune de leurs rencontres dans un lit à l’abri dans des regards, dans une intimité propre à eux au milieu de cette bulle dans laquelle ils s’enfermaient. Parce qu’ils ignoraient quand ils se reverraient. Pour Ela, chaque baiser échangé était comme le dernier. Chaque caresse lui paraissait être l’ultime. Et chaque parole ressemblait à un au revoir non assumé.  

Un rire traversa les lèvres de la jeune femme lors du commentaire de son inconnu. Elle jeta un coup d’œil à la pinte toujours présente sur le bar avant de reporter son regard sur lui. « Non. Ca veut juste dire que ton palet est altéré. Personne ne peut aimer ça, vous faites juste semblants. » Comme si la proximité qu’ils partageaient ne suffisait pas, elle enroula une de ses jambes autour de celles du jeune homme pour assurer sa prise autour de lui, tandis qu’une de ses mains caressait doucement son dos de façon distraite et maladroite à travers la couche de tissu. « Qu’est-ce que tu me conseilles ? » Un sourcil levé, elle le laissa prendre une commande à sa place sans trop savoir où regarder. Des ombres continuaient à bouger autour d’elle mais au moins, elle avait son inconnu qui lui servait de repère. Sa main avait suspendue son geste dans le creux de son dos pour tomber dans l’air. Un mètre. Il allait la mesurer ? Si ce n’était que ça, elle pouvait lui donner sa taille, elle n’était pas très grande et ça se voyait. Alors qu’elle allait enfin oser poser sa question, elle se tut et eut bien raison. Le barman disposa ce qui ressemblait à des shooters en face d’elle, qu’il remplissait d’alcool qu’elle ne saurait identifier malgré toute sa bonne volonté. Malgré sa vision obstruée par le brouillard qu’elle n’arrivait pas à dégager sans lentilles ou lunettes, elle pu voir se remplir le mètre en question un à un. Difficilement, elle déglutit en réalisant qu’elle allait devoir boire tout ça. L’espace de quelques secondes, elle envisagea de se dégonfler. Faire marche arrière et rester raisonnable. Mais très vite elle entendit une voix dans sa tête se moquer d’elle ; sage Ela. C’était la Ela qui l’empêchait de faire tout ce qu’elle avait toujours voulu, par peur de sortir de sa zone de confort. Celle qu’elle voulait absolument faire taire. En entendant une voix au creux de son oreille, elle sursauta alors qu’elle avait presque oubliée la présence du jeune homme à ses côtés. L’air perdu, elle tourna la tête là d’où provenait la voix et aussitôt elle se sentit apaisée en croisant ce regard qu’elle trouvait rassurant. Elle approcha son visage pour déposer un baiser sur les lèvres de son inconnu et garda son front collé au sien quelques secondes. « Si j’arrive à tout descendre et que j’arrive encore à marcher droite, tu dois enlever un vêtement. » Souffla la brunette tout contre son visage. Il faisait chaud, personne n’allait faire de réflexions s’il faisait tomber le haut. Au contraire, ça ne ferait qu’encourager un bon nombre de personnes à en faire de même. Comme pour sceller cet accord avant même qu’il n’ait pu répondre, elle l’embrassa à nouveau avant de se défaire de son étreinte pour se placer face à ses shooters.  


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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Dim 14 Juil 2019 - 1:00 )
Si l’argument démontre sa mauvaise foi, il a au moins le mérite d’exister. Elle ose, lui tient tête, décidée à ce que le dernier mot lui revienne, mais c’était sans compter sur son souhait de l’obtenir également. Paco hoche la tête, donnant l’impression de partir en retraite, avant de répliquer : « Ou que vous ne savez pas apprécier les bonnes choses. » Sur un point, elle n’a pas tout à fait tort ; certains, pour se donner un air viril, prennent des boissons fortes qu’ils détestent et qu’ils aimeraient recracher immédiatement, mais le supportent pour ne pas admettre qu’ils préfèrent les cocktails soft. Et c’est stupide. De un, c’est jeter son argent par les fenêtres et de deux, c’est s’obliger à boire quelque chose de « mauvais » au détriment de leur propre plaisir. Tout ça pour l’apparence. Lui ne connait pas ça, pour ne pas avoir été élevé avec les bonnes normes. Homme trop décalé de la vie qui arrive à être surpris des réactions d’autrui. Sa réflexion a ses prises de tête, mais pas les mêmes. Lui se focalise sur sa liberté et sur ce qui pourrait lui apporter de bien pour qu’il se sente en paix avec lui-même. Il se fiche bien des qu’en dira-t-on, de son comportement parfois imprévisible, ou encore de son allure, ainsi que son mode de vie qui n’en est pas un pour ceux qui préfèrent vivre confortablement dans un appartement, plutôt que sur l’eau. Son histoire a défini ce qu’il est et bien qu’il aimerait oublier les trois-quarts de son existence, ça fait partie intégrante de lui, de sa personnalité impossible à renier. Si Paco en a bavé, s’il se sent souvent à l’écart des autres, il ne peut se reprocher d’être vrai, ne se dissimule pas derrière des sourires ou un costard de mille euros. Même s’il est introverti sur certains sujets, l’espagnol est expressif. Son corps entier réagi à chacune de ses tensions, préoccupations. Quant à ses joies, il n’a pas appris à ouvrir en grand les bras et battre de ces derniers dans tous les sens, mais ses yeux rieurs et ses lèvres qui s’étirent donnent une très bonne indication sur son état. On ne peut pas en dire autant des personnes qui les entourent et qui agitent un masque, s’inventent des vies qu’ils oublieront une fois la porte franchie. Une façon de mettre entre parenthèses ce qu’ils sont, la vie qu’il mène. La sienne, de façon, c’est la drogue et l’alcool. Ce n’est pas plus fameux, mais ça lui est nécessaire pour survivre et il semblerait qu’il ne soit pas seul à trouver cette solution satisfaisante, à défaut d’être excellente.

Ses yeux se ferment quelques secondes, le temps du baiser, puis se rouvrent pour fixer cette bouche attirante, et se noyer ensuite dans ses prunelles. Son front contre le sien, il accueille avec une surprise qu’il dévoile en arquant un sourcil, avant de s’en amuser. A-t-elle vraiment besoin de sa réponse ? Avec ce dernier baiser, la brune semble avoir décidé qu’il n’avait pas son mot à dire, que c’était acté. Ce n’est pas comme s’il était pudique et que ça le dérangeait. Ce n’est pas le cas. Paco se fiche bien de retirer son t-shirt, surtout dans ce bar où la plupart des gens ne se prennent pas au sérieux. « Ok. » souffle-t-il, prêt à jouer le jeu. « Mais ça, c’est dans l’optique où toi tu gagnes. » Elle-même a laissé sous-entendre qu’elle pourrait ne pas en être capable en commençant sa phrase par un « si ». Et lui est convaincu qu’un si petit corps ne peut pas contenir autant d’alcool, avec des mélanges, et marcher droit, la tête haute, comme si ça ne lui faisait rien. Peut-être a-t-il tort. Après tout, ils ne se connaissent pas et durant ses jours de repos, peut bien finir ses soirées dans les bars, assez pour s’être habituée à ça, mais une petite voix lui souffle qu’il pourrait avoir ses chances, alors autant bien la défier. « Dans le cas où tu perds… » Paco tourne son index dans l’air, réfléchissant vivement. Il n’est pas question de lui demander la même chose. Ses vêtements, il les lui retirera par la suite, dans l’intimité ; égoïstement, et parce qu’il est trop respectueux des femmes, il n’est pas question de la laisser s’exhiber aux yeux des affamés dans la salle. Qui sait ce qui pourrait se passer une fois qu’elle y reviendra seule ? Si ce risque, Paco n’est pas prêt à le prendre, en revanche, l’idée même qu’elle se lâche un peu ne le dérange pas. « Tu devras te déhancher sur le bar. » Il se lève de son tabouret et se place derrière elle. Ses mains sur ses bras glissent jusqu’à sa taille qu’il agrippe fermement. « Et pour la récompense supplémentaire, tu repartiras demain matin sans l’une de tes fringues. » Peu importe laquelle. Pour sceller l’accord, de la même manière que son inconnue, il dépose un baiser sur sa joue, puis au creux de son cou.



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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Dim 14 Juil 2019 - 16:20 )
De ses lèvres, elle scella un accord entre eux sans même attendre une réponse de sa part. Il pouvait toujours se dégonfler et décider de ne pas le faire, mais du peu qu’Ela savait à son sujet, son inconnu n’avait pas l’air de reculer face à ce genre de chose. Ce qui était une bonne chose pour la jeune femme qui se sentait libre d’en faire de même en sa présence. Lorsque la réponse tomba, elle ne fit que confirmer ce que pensait la brunette dont le sourire s’étira pour fendre son visage avant de se détacher pour se tourner vers le mètre disposé sur le comptoir. Hochant doucement la tête, un regard en coin dans sa direction, elle attendait la suite de ses paroles. Elle se sentait peut-être poussée des ailes à chaque fois qu’il était dans les parages, mais elle restait tout de même réaliste. Malgré toute la bonne foi qu’elle y mettait, elle savait qu’il y avait de grandes chances pour qu’elle perde l’équilibre au moment où elle se descendrait de son tabouret après avoir fait descendre tout ça. Mais Ela, c’est quelqu’un elle adore le risque. Un regard moqueur glissa sur le jeune homme qui semblait réfléchir au gage que la brune devrait faire si elle ne parvenait pas à marcher droit. Il avait l’air de prendre ça très au sérieux vu toute l’intensité dans son regard tandis que ses méninges s’activaient pour trouver quelque chose. Au moins il s’investissait, pensa Ela dont la pensée l’amusait. « Oh ? » Fut la seule réponse qu’elle fut en mesure de donner. Elle allait devoir danser sur le bar si elle perdait. Un sourcil levé, elle regarda d’abord en direction du comptoir qu’elle tata comme pour tester de la solidité. Puis elle balaya la pièce du regard pour sonder la clientèle présente. Principalement des hommes qui s’alcoolisaient et qui ne seraient sûrement pas contre un spectacle dans la mesure où elle devrait se déhancher. Occupée à penser à tous les risques d’un tel gage, elle ne vit même pas le jeune homme se lever de son tabouret et ne remarqua sa présence dans son dos que lorsqu’elle sentit ses mains se poser contre son corps, ses lèvres dans son cou. Naturellement, les mains d’Ela allèrent se loger dans la nuque de son inconnu pour le garder un instant dans cette position. « Très bien. » Lâcha la jeune femme les yeux clos pour profiter de cette proximité. Elle était prête à honorer sa part du marché si jamais elle perdait. Cependant, elle voulait juste pointer du doigt que son gage était plus dangereux que ce qu’elle avait proposé elle. Si elle n’arrivait déjà pas à marcher droit, est-ce que la faire monter sur un bar avec un risque de s’étaler par terre n’était pas dangereux ? Peut-être bien. Mais ce soir elle avait décidé de vivre dans le danger. Et si elle devait monter sur ce bar bourrée et aveugle, alors soit.

Au bout de longues secondes où elle laissa trainer ses mains qui étaient allées chercher des mèches avec lesquelles jouer, elle se tortilla sur son tabouret pour déposer un baiser sur la joue du jeune homme. « Allons-y. » Lança-t-elle surtout à elle-même. Elle prit une profonde respiration et réarrangea même les shooters en face d’elle comme si ça pouvait l’aider à les descendre plus rapidement. Un dernier regard en direction de son inconnu, une dernière prière, et elle était partie. Elle vida le premier shot et grimaça lorsque l’alcool descendit le long de gorge en brûlant au passage tous ses organes. Elle aurait voulu s’arrêter quelques secondes pour profiter de ce qu’elle était en train de boire, mais elle n’avait pas le temps. Elle descendit le second, puis le troisième. Au bout du cinquième ses organes commencèrent à s’immuniser au point de ne presque plus sentir ce qu’elle avait dans la bouche. Des mélanges opéraient mais elle n’avait pas le temps de tous les analyser et de toute façon, ce n’était pas le but. Au neuvième, elle tourna la tête en direction de son inconnu et leva le verre dans sa direction pour trinquer dans les airs l’air victorieux, avant de le descendre. Avec une douce violente, elle tapa le verre sur le bar pour le déposer et grimaça à nouveau. Son foie allait être en PLS et ses entrailles n’allaient pas la remercier pour ça, mais ça en valait la peine. « Maintenant, on marche ! » Dit-elle un peu trop fort, commençant déjà à avoir du mal à régler le volume de sa voix. Elle se tourna sur son tabouret pour se mettre dos au bar et leva les deux bras en l’air comme pour s’assurer de son équilibre alors qu’elle était encore assise. Elle n’était plus très sûre de savoir comment marcher à ce stade de la soirée qui ne faisait que commencer, mais elle ne pouvait pas gagner du temps comme ça. Trop facile sinon. Sa vision : toujours floue. Ses jambes : du coton sur lesquels elle allait devoir tenir. Son cœur : au bout de sa vie. Un hôtel : Trivago. Une nouvelle prière de faite à voix basse, et elle sauta presque sur ses talons mais manqua presque de se manger le sol. De justesse, elle pu se raccrocher à son inconnu sur lequel elle s’allongea presque au lieu d’essayer de se redresser. « Coucou. » Souffla-t-elle le regard planté dans le sien. « Tu m’aides à monter sur le bar ? » Sur cette question, elle se redressa finalement et entreprit de monter elle-même dans un premier temps. Elle enleva ses chaussures qui risquaient de la gêner, puis entreprit de monter sur le tabouret qui l’aiderait à monter sur le bar, et tout ça sans que sa robe ne se relève trop. Mais tout ce qu’elle arriva à faire, c’était de taper son genou contre le comptoir, ce qui lui ferait sûrement un bleu vu le bruit que ça a fait.   


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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Mar 16 Juil 2019 - 1:46 )
Cette affection dont elle fait preuve est si spontanée. Les femmes qu’il côtoie au quotidien sont généralement plus distantes, mettent en avant leurs atouts afin d’être sûres de lui faire tourner la tête. Elles le séduisent avec leur charme ; un petit sourire, un regard, ou des mots soufflés avec une telle sensualité qu’il ne peut être insensible, mais là… C’est une attitude tout entière qui lui plaît, l’attire. Elle ne cherche pas à se montrer dans son meilleur jour pour éviter son jugement et semble encore moins s’interroger sur sa possible fuite comme pourraient le faire certaines qui ont bien conscience que les hommes sont parfois de grands trouillards. Lui n’en a jamais eu l’occasion. Il sait se poser des limites et a sa langue pour les fixer, mais avec elle, il ignore vraiment où elles sont. La petite brune est nature et il apprécie. Ca et ses nombreux baisers qu’elle dépose sur sa peau. Paco est tactile, recherche souvent le contact humain sans même s’en apercevoir tant c’est naturel, mais à l’instant, il a l’impression qu’elle l’est bien plus que lui et ça lui va très bien. D’un signe de tête, il acquiesce, l’encourage à se lancer. Le barman affiche un air amusé, comprenant d’office qu’elle ne tiendra pas la route, que le pari n’en est pas vraiment un puisque le résultat est déjà déterminé, tandis que Paco reste curieux et attend de voir qu’elle s’obstine, ravi de voir qu’elle prenne des risques. Ses lèvres s’étirent dans un sourire, alors qu’il mord doucement l’inférieure en la voyant déplacer les shooters. Et la voilà qui débute, les descendant un à un, sans s’arrêter. Au bout du cinquième, l’espagnol penche la tête sur le côté afin de voir les dégâts sur son joli minois. Au suivant, il s’appuie avec son coude sur le bar et place sa main sur le bas de son dos, convaincu qu’elle ne tiendra pas longtemps sur ses deux jambes. Au septième, il fait un mouvement d’épaules, puis gratte son nez. Un couple d’amis s’est arrêté de boire, visualise la scène, scrute l’inconnue descendre les deux derniers verres en commentant le spectacle offert gratuitement, mais le bruit autour d’eux est si intense qu’il lui est impossible de les entendre et de toute façon, il est bien trop focalisé par la petite brune à ses côtés. L’alcool a bien fait son travail, lui monte à la tête, mais pas assez pour baisser les bras. Paco se recule d’un pas, ouvre un bras en grand afin de la réceptionner dès qu’elle aura franchi quelques mètres. Il ne retient pas un rire lorsqu’elle s’effondre presque sur lui, resserre son étreinte autour d’elle. « Hola. » répond-il, les yeux ancrés dans les siens, avant qu’elle ne s’éloigne pour une tentative ratée de réaliser son gage. Il frotte son front avec son index ; c’est un massacre et ça le fait rire. Paco agrippe sa taille, l’obligeant à se tourner vers lui. « Ca va ton genou ? » D’abord, il joue avec quelques mèches de ses cheveux, puis embrasse sa tempe, sa joue et termine sa course au creux de son cou qu’il dévore. Il soulève la plume légère sur le tabouret, pose ses mains sur ses cuisses qu’il écarte légèrement, de sorte à pouvoir se placer entre elles et s'empresse de jeter un oeil sur son genou où il y a une légère rougeur. « Tu vas arriver à tenir debout sans tomber ? » demande-t-il, le pouce appuyé sur son menton, l’index sous celui-ci. Paco saisit ses mains qu’il glisse du haut de son torse vers le bas, puis les remonte sous son vêtement qu’il fait finalement passer au-dessus de sa tête. Elle a perdu, il n’y est pas obligé, mais ce qu’il aime encore plus que de s’exhiber devant tout le monde, c’est sentir son corps proche du sien. Il appuie sa main sur son dos, la ramène tout contre lui, qu’il n’y ait plus aucun centimètre qui ne les sépare. Il la désire et c’est plutôt déroutant, parce qu’il est bien plus soft qu’elle, qu’il a la sensation d’en profiter un peu. Paco souffle sur son visage et la soulève une nouvelle fois pour l’asseoir enfin le comptoir. Il est quasi sûr qu’elle se cassera la figure, alors il se hisse à son tour dessus, embrasse ses cuisses, ses hanches, ses bras, épaules, puis se lève en tendant sa main vers la sienne pour l’aider à se lever. « J'attends ma récompense. » dit-il, en se penchant vers sa pinte qu’il récupère pour en boire une gorgée, tandis que de son autre main, il effleure sa cuisse. Ses doigts passent sous le tissu, mais cessent de bouger, se crispent sur sa peau ; s’il est frustré, il s’interdit également d’aller plus loin, ne répond pas à ses envies à cause de ce beau monde qu’ils ont autour d’eux. Il y a des choses qu’il ne souhaite pas partager avec les yeux pervers autour d'eux.



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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le )
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