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- Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Bodega
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Ela Tresca10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ela Tresca
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Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding  - Page 2 Empty
Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Mer 17 Juil - 2:25 )
Dans l’état dans lequel se trouvait Ela, elle se trouvait bien trop sereine et surtout, trop ambitieuse sur ses capacités. Après plusieurs tentatives à vouloir se hisser sur le bar comme une grande, elle laissa tomber au moment où son genou alla taper violemment contre la paroi du comptoir. Même si elle avait mal elle avait envie de le garder pour elle, sauf que la grimace qu’elle afficha ne trompait personne. Pendant de longues secondes alors qu’elle essayait d’évaluer si elle avait vraiment mal ou si elle faisait juste semblant parce qu’elle avait senti son genou se cogner, elle décida qu’elle avait mal. Et comme l’abrutie qu’elle était, elle s’amusa à appuyer à l’endroit même où se trouvait la douleur. « J’ai mal. » Lâcha la jeune femme d’une voix presque plaintive, ressemblant plus à celui d’une enfant que d’une adulte. Mais elle avait envie qu’on s’occupe d’elle. Non, rectification. Elle avait envie que son inconnu s’occupe d’elle comme il l’avait fait les fois précédentes. En sentant les baisers qu’il parsemait ici et là contre sa peau, un sourire étira les lèvres de la brune qui était satisfaite de son stratagème. Elle avait mal mais pas à ce point, mais ça il ne le saura jamais. La main d’Ela trouva aussitôt l’emplacement de la taille du jeune homme, alors qu’il se plaçait discrètement entre ses cuisses pour l’examiner de plus près. Comme par automatisme, elle lâcha un soupir et se pencha en avant pour appuyer sa tête contre son torse, au niveau de son cœur qu’elle pouvait sentir battre à travers la poitrine. C’était sûrement l’alcool qui glissait cette pensée dans son esprit, mais c’était sûrement le bruit le plus pur et doux qu’elle ait jamais entendu. Le menton saisit par les doigts fermes de son compagnon de soirée, elle se redressa pour planter son regard dans le sien, une moue presque triste sur le visage parce qu’elle quittait le confort de son torse. « Mais oui pas de souci ! » Assura Ela qui fit un signe de la main dans l’air comme si elle était sûre d’elle. Pour info : elle ne l’était pas. Elle n’avait même pas envie de se tenir droite. Elle avait juste envie de se blottir contre lui et d’écouter son cœur battre tandis que son esprit s’imaginerait qu’il battrait pour elle. Sans émettre aucune opposition, elle laissa le jeune homme se saisir de ses mains qui glissèrent le long de ce torse qu’elle redessinait du bout de ses doigts à travers le tissu, les yeux toujours planté dans les siens. Elle ne cacha ni sa surprise, ni sa satisfaction de voir le vêtement s’envoler, et le récupéra aussitôt pour l’enrouler autour de son poignet comme un bracelet de fortune. Il était si beau, pensa Ela. Quelques regards s’étaient retournés sur eux, mais personne ne fit de réel commentaire tant ce genre de chose était normal. Le corps collé contre le sien, elle passa ses bras autour de sa taille pour profiter de cette étreinte et huma son parfum tout en déposant ses lèvres au creux de son cou. Joueuse, elle mordilla doucement la peau avant de pouffer doucement de rire contre lui, sentant cette chaleur remonter en elle de plus en plus. En même temps qu’il l’installait sur le comptoir, Ela en profita pour lui voler un baiser, oubliant complètement la foule autour d’eux. A mesure que les lèvres de son inconnu parcouraient sa peau, elle sentait toute raison la quitter peu à peu, devant fermer les yeux plusieurs secondes pour contrôler ne serait-ce que sa respiration. Mais là encore, son cœur aussi têtu que sa tête, décida de ne pas l’écouter et redoubla d’intensité en un temps record. Toujours assise, elle en oublia presque la récompense. Dans sa tête, elle se demandait combien est-ce qu’elle devrait débourser à l’instant T, pour faire sortir tout le monde du bar pour qu’elle puisse profiter des lieux seule avec son inconnu. C’est la main tendue vers elle qui la sortit de ses pensées qui faisaient déjà des transactions mentales. Elle accusa le coup en glissant sa main dans la sienne, peu certaine d’arriver à tenir debout mais elle voulait bien essayer. Avant même qu’elle ne parvienne à se redresser complètement, c’est sa main qui quitta la sienne pour se balader sur sa cuisse qui la mis en alerte. Qu’il lui accorde deux minutes et elle fait dégager tout le monde.

Un sifflement au fond de la salle la ramena à la réalité. Bourrée et aveugle, elle entreprit tout de même d’essayer de retrouver l’individu et eut même la brillante idée de mettre sa main en visière comme si ça changerait quelque chose, mais non. D’autres bruits parvinrent aux oreilles d’Ela qui réalisa qu’il était trop tard pour reculer de toute façon alors autant donner à son public le spectacle qu’il attendait d’elle. Elle avait l’habitude de ce genre de représentation. Elle le faisait très souvent. Enfin, elle le faisait en peignoir dans sa salle de bain avec elle toute seule comme public, mais ça devait être pareil non ? Elle n’avait qu’à faire comme s’ils n’existaient. Elle ne les voyait pas, ça devait être pareil. « C’est bon, ça vient ! » Hurla-t-elle à l’attention des autres qui s’impatientaient. Elle prit une profonde respiration avant de fermer les yeux pour écouter la musique par-dessus le brouhaha qui continuait. Au bout de longues secondes, elle arriva à comprendre le rythme de la musique qui se jouait et dans sa tête, une chorégraphie élaborée se mis en place. Ela n’ayant peur de rien, elle s’empressa de faire ses meilleurs déhanchés, prête à danser comme si sa vie en dépendait. Mais alors qu’elle entreprit de faire un tour sur elle-même comme pour démarrer son spectacle, elle emmêla les pieds et tomba du comptoir en un fracas si lourd que la musique se coupa. Ou alors, le coup fut si violent qu’elle avait perdu l’audition. « J’ai bien dansé ? C’est bon ? » Hurla Ela, ne contrôlant même plus le volume de sa voix. « Tu veux récupérer ma cu-… aïe. » Elle se coupa elle-même au milieu de sa phrase lorsqu’elle essaya de se redresser et qu’elle eut du mal, une douleur l’obligeant à se rallonger au sol collant et sale. Cette fois elle avait vraiment mal. Du moins elle croyait. « Je me suis fais bobo. » Une vraie enfant. Bon, c’était pas tout, mais qu’il vienne vite l’aider maintenant. Elle avait une autre part de son marché à honorer.   


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Paco LlèresToujours frais après un litre de café
Paco Llères
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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Ven 19 Juil - 1:33 )
Au bruit qui semble être un encouragement, Paco tourne la tête vers le client impatient et aux airs plaintifs. Ce dernier se fiche bien des états d’âme de sa partenaire, ou de ce qu’ils peuvent bien se dire. Tout ce qui l’intéresse, c’est d’assister au spectacle gratuit et d’observer les jolies courbes se déhancher au rythme de la musique. Qu’il en profite bien, parce que ses yeux seront l’unique moyen de la consommer. Dans son état, il ne laissera personne s’en approcher, même pour lui dire quelques mots. Ce que l’on peut considérer comme étant de la possessivité est en réalité de la surprotection. Le fait est qu’elle ne contrôle plus ses faits et gestes lui donne une responsabilité supplémentaire. S’il avait dans l’idée de se mettre la tête à l’envers, il sait pertinemment qu’il le fera une fois qu’ils seront dans l’intimité et qu’il n’y aura plus aucun corbeau capable du pire. Avec un pote, ça ne lui aurait même pas effleuré l’esprit et il ne se serait pas gêné pour manquer de sérieux, mais avec son histoire, il a bien conscience que les femmes sont des proies faciles. Les plus tenaces s’offusqueraient de sa pensée, mais bien que certaines savent se défendre, se battre, elles ne changeront pas son opinion sur le sujet. A ses yeux, ça n’a rien de péjoratif, c’est une réalité à laquelle il a été confronté. Le poing sur la taille, Paco repose son attention sur la petite brune qui cherche la provenance des sifflements, mais en est loin, est probablement trop ivre pour s’en rendre compte, ce qui l’amuse. Un sourire se dessine, tandis qu’il referme ses bras sur son torse. L’espagnol ne rate rien de la danse improvisée, la détaille de haut en bas, penche la tête sur le côté, appréciant mieux la vue sur ses jambes qui bougent et qu’il aimerait pouvoir effleurer de nouveau. Si ses gestes sont un peu brusques, ou maladroits, ça ne retire rien au charme qu’il lui trouve. Elle est belle. Son exploration cesse néanmoins soudainement et c’est avec surprise qu’il la voit tomber du comptoir. Une ou deux secondes s’écoulent avant qu’il ne réagisse. Il prend appuie sur le bar qu’il quitte pour rejoindre le sol à pieds joints et s’accroupit aussitôt près d’elle. Là, il pose sa main sur sa joue, et l’autre derrière sa tête. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée de l’embarquer dans une danse endiablée, alors qu’elle peinait déjà à tenir debout. « On dirait une enfant. » dit-il, en tirant sur sa joue, alors qu’il l’examine en glissant sa main sur son bras, sa jambe. Une chance qu’elle n’ait rien de grave, bien qu’il ne soit pas encore tout à fait convaincu. Cette chute l’inquiète. « Pour ce qui est de la danse… On va dire que t’as bien rempli ta part du marché. » Là, il la soulève dans ses bras, un bras autour de son dos, l’autre sous ses cuisses pour la maintenir tout contre lui et la pose sur le tabouret. Les yeux plissés, comme si ça l’aiderait à déceler la moindre blessure, Paco observe son visage sous toutes les coutures, le touche du bout des doigts, s’attarde sur son front et termine sa course sur son cou. « T’es une vraie casse-cou. T’es toujours aussi maladroite ? » La prochaine fois, il sera plus à l’affût, même s’il est persuadé qu’elle pourrait le surprendre et se blesser malencontreusement. Des bobos inutiles, que l’on peut s’éviter. Sauf elle. « Ta tête, ça va ? » Paco appuie sa main sur l’arrière de sa tête qu’il masse tendrement et embrasse le dessus de son crâne, cherchant à adoucir la douleur à sa manière, puis un autre sur son front, comme pour la préserver d’un énième malheur. « Où est-ce que tu as mal ? » Tactile, il descend ses mains sur ses cuisses et fait un pas en arrière pour mieux la regarder. Rien n’est visible. Demain, il est fort possible qu’elle ait plusieurs bleus, mais sur le moment, il ne voit rien se dessiner sur son corps, ou alors il ne les voit pas, peu aidé par l’éclairage de la salle. « T’as vraiment pas froid aux yeux… » souffle-t-il, en secouant la tête. Cette pensée lui déclenche un rire qui s’estompe dès lors que ses prunelles croisent celles de l’ami qu’il cherchait depuis le début. « Je reviens. J'en ai pour une minute, après on bouge. On va regarder tout ça de plus près. Je vais m'occuper de toi. » Et de lui soigner ses blessures. Il lâche sa compagne du soir, mais alors qu’il s’éloigne de quelques pas, Paco revient vers elle et se place de nouveau entre ses jambes. Le front collé contre le sien, les yeux plantés dans les siens, il murmure d’une voix ferme : « Tu m’attends ici et tu parles pas aux inconnus. » Un comble quand lui-même l’est, mais ça l’importe beaucoup. « Tu m’entends ? Tu parles à personne d’autre qu’à moi, ici. Promets-moi. » insiste-t-il. C’est sans doute oppressant, mais lui a ses justifications qu’elle ignore. Son cœur qui bat fort, vite, et son esprit qui manque de rationalité ont besoin de sa parole.



Comme un ange un peu blessé, mon auréole est tâchée, arrachée. Quand mes démons se déploient, je donne un sourire, juste un sourire, qu'on attend de moi. Est-ce qu'on peut subir à plein temps, en gardant son éclat ? J'avoue, j'avance écorché, j'arrive plus à me forcer. Tout me blesse. Et mon envie m'a laissé...
Paco & Ela
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Ela Tresca10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Ven 19 Juil - 21:58 )
Pendant ses pas de danses, Ela se sentait comme un pantin désarticulé, mais elle s’en fichait. Elle n’avait d’yeux que pour son inconnu qu’elle essayait d’épater. Pendant un court instant, elle se félicita même mentalement d’être encore debout. Elle n’aurait peut-être pas dû. Au moment même où son visage se fendit en un sourire qu’elle voulait adresser au jeune homme debout sur le bar avec elle. Sans comprendre comment, elle se retrouva aussitôt au sol avec une douleur qui la plaqua au sol pour de bon. Elle essaya de se relever avec le peu de grâce et dignité qu’il devait lui rester, mais même eux avaient décidé de se faire la malle. Et elle avait mal. Comme pour rassurer les gens qui avaient tout arrêté pour l’observer, elle leva un pouce en l’air pour leur signaler qu’elle allait bien. Même si ce simple geste lui valut une grimace qu’elle eut du mal à gagner. Elle avait beau être en piteux état, la préoccupation première d’Ela était de savoir si elle avait rempli sa part du marché. En sentant une légère vibration sous son corps, elle devina que son état inquiétant avait obligé à son inconnu de descendre la rejoindre. Oups. « Coucou, t’es venu me rejoindre ici bas ? » Sa dignité partie, il ne restait à la jeune femme que son humour qu’elle comptait bien user plus que de raison pour qu’il continue à s’intéresser à elle. De plus, il lui devait bien un minimum d’attention, c’était pour lui qu’elle était tombée. En sentant sa main relever sa tête, elle ne montra aucune résistance et essaya de se redresser avant de grimacer à nouveau ; elle ne s’était pas ratée. Elle laissa échapper un petit rire à son commentaire alors qu’il tirait doucement sur sa joue. Comme pour se dégager, elle fit semblant d’essayer de le mordre avant de laisser sa tête retomber sur sa main et de se laisser examiner. « Bien, parce que faire un second round sera compliqué. » A nouveau, elle essaya de se relever mais son corps refusant de voir au-delà de la douleur, l’obligeait à rester au sol comme une serpillère. Son inconnu qui dû voir la détresse dans ses yeux, l’aida à se relever en la prenant dans ses bras comme la princesse que l’alcool l’aidait à s’imaginer qu’elle était. Elle profita de cette étreinte pour serrer le jeune homme près d’elle et brava la douleur uniquement pour déposer un baiser sur sa joue. Assise sur le tabouret, elle senti une douleur au niveau des côtes mais décida de ne pas faire attention à ça pour le moment, l’alcool qu’elle avait imbibé à une vitesse folle aidait Ela à faire impasse sur les choses importantes. Elle n’avait à nouveau d’yeux que pour lui. Un sourire stupide sur le visage, elle se laissait faire comme l’enfant qu’elle était, toujours prête à exagérer pour qu’il prenne soin d’elle. « Non, j’ai juste une jambe plus courte que l’autre. » Elle étendit ses jambes devant elle comme pour prouver ce qu’elle disait. Avec la vision qu’elle avait, elle voyait vraiment qu’il lui manquait des centimètres au niveau de la jambe droite, et l’alcool confirmait cette pensée. Par automatisme, elle toucha sa tête pour s’assurer qu’elle était toujours en place lorsqu’il demanda des nouvelles. Le visage sérieux, elle tâta chaque angle pour être certaine qu’il ne lui manquait rien. Lorsqu’elle en fut sûre, son visage se défroissa pour se fendre en un sourire. « Ca va. » Lâcha Ela d’un ton un peu trop enjoué pour la question posée. « J’ai mal aux lèvres. » Elle tapota sa lèvre pour lui indiquer que c’était à cet endroit qu’il devrait déposer un bisou magique s’il comptait lui en faire un, avant que son attention ne soit retenue ailleurs par un homme qui passait avec des verres de toutes les couleurs sur un plateau. Elle revint au moment présent en sentant une main remonter le long de sa cuisse, envoyant une vague de chaleur lui chatouiller les entrailles, un éclair de lucidité gagnant son esprit. Sa main remonta le long du bras de son inconnu tandis que l’autre gagna sa taille qu’elle rapprocha d’elle pour réduire la distance entre eux. Alors qu’elle écoutait le rire sortir de sa gorge, le visage d’Ela resta sérieux tandis que son esprit noyé par l’alcool observait son inconnu sous tous les angles. Il était si beau. Est-ce qu’il l’était autant en temps normal ? L’alcool lui donnait une seconde vision ? Est-ce qu’elle venait d’ouvrir son troisième œil sans le savoir ? Aucune importance, elle voulait juste qu’il l’embrasse et fasse vibrer chaque fibre de son corps comme à chaque fois que ses lèvres rencontraient les siennes. Ou qu’il la touchait. Ou qu’il posait juste un regard sur eux. Du coin des lèvres, un sourire s’étira pour joindre ses rires aux siens, mais elle n’eut même pas le temps qu’il annonçait déjà qu’il s’éloignait. Elle aurait dû jouer les malades plus longtemps. « Fais vite alors. » Répondit simplement Ela avec une petite moue. Les bras croisés, le visage tordu par la douleur qui se réveilla à cause de ce simple geste, elle le regarda s’éloigner avant de se figer sur place en le voyant revenir vers elle. Les sourcils levés, elle l’écouta, surprise. Même avec tout l’alcool qu’elle avait bu, elle n’avait pas de mal à voir l’inquiétude dans ses yeux. Fermant doucement les siens, une main au creux de la nuque de son inconnu pour maintenir cette proximité, elle frotta doucement son nez contre le sien avant de fondre sur ses lèvres. « Je t’appartiens pour ce soir. Comme ces autres soirs. » Sa voix raisonna d’une sincérité qui l’étonna elle-même, mais elle arriva à garder sa contenance. « Plus vite tu pars… » Soufflant ces mots pour que lui seul puisse les entendre, elle ne quitta pas son regard bloqué dans le sien. Sa main allant chercher la sienne, elle la fit glisser doucement le long de sa cuisse et la fit passer sous le pan de sa robe jusqu’à arriver au dernier pan de tissus qu’il s’appliquerait à lui enlever au cours de la soirée. « … plus vite tu reviens pour que j’honore la seconde partie de mon contrat. » La malice au fond de ses yeux, Ela s’amusa à attraper la lèvre de son inconnu entre ses dents avant de la libérer en lâchant un petit rire.  


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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Mer 31 Juil - 23:25 )
D’un signe de tête, Paco confirme qu’un deuxième round n’aurait pu être envisageable. Si là, elle a eu une chance folle de ne s’être rien cassé, il ne donne pas cher de sa peau au prochain mouvement brusque. D’autant qu’elle est loin d’avoir toute sa tête et pourrait facilement se blesser. Avec l’alcool dans le sang, c’est bien le genre à tomber malencontreusement sur une punaise qui traîne sur le comptoir, ou à se cogner contre un mur en fuyant une silhouette qui, en réalité, ne serait rien de plus que son ombre. Les yeux plissés, l’espagnol ne cache pas son air perplexe face à sa certitude d’avoir une jambe plus courte que l’autre et alors qu’il aurait très bien pu la rassurer en lui affirmant que tout ceci n’est que dans sa tête, il penche la tête sur le côté en observant longuement ses deux pattes. S’il y a un centimètre en moins, c’est bien caché, mais ça, elle n’est pas obligée de le savoir. « C’est vrai. Je comprends mieux pourquoi tu t’es emmêlée les pieds. Tu devrais peut-être acheter une canne pour marcher droit. » Aucune honte à la balader. Il ne fait que rentrer dans son jeu en confirmant une vérité qui n’est pas réelle. Peu sûr qu’elle s’en souvienne le lendemain et si c’est le cas, Paco trouverait dingue qu’elle le croit sur parole et se ramène avec une béquille pour éviter de tomber d’un trottoir. Un sourire amusé plaqué sur le visage, il prend part à son inspection en glissant ses doigts sur le sien. De sa joue, à son menton, avant de poser son index sur ses lèvres, endroit qui, visiblement, est douloureux. Un message caché qu’il comprend très bien, qu’il trouve même adorable. Une enfant à qui il ne souhaite pas tout donner. « Là. » Il approche sa bouche, souffle en douceur sur la sienne, imposant une distance de quelques millimètres seulement, de sorte à la faire mariner. « Dommage. J’en aurais fait mon quatre heures. » A la place, il les caresse avec son index qui les effleure. Il sait d’ores et déjà qu’il ne résistera pas bien longtemps à l’appel de la tentation et que ses menaces n’en sont pas. Paco s’amuse juste de la situation et du fait qu’elle soit réceptive à ses bêtises qu’il interrompt temporairement, attiré par l’objet initial de sa présence ici ce soir.

Se sentant néanmoins responsable, et inquiet de ce qui pourrait se passer en quelques courtes secondes, Paco tente de poser des bases. Aucun mot adressé aux autres clients, dont certains n’hésiteraient pas à sauter sur l’occasion pour discuter avec la déjantée de la soirée. Les mecs ont tendance à croire que ces filles-là sont les proies les plus faciles et ils ont raison de le penser ; qu’importe qu’elles soient conscientes qu’un événement grave est en train de se passer, dès lors que la drogue ou l’alcool entre en jeu beaucoup n’ont pas la force suffisante de se débattre. C’est comme ça qu’il arrive des accidents qui traumatisent une vie. Il ose tout de même croire qu’à la moindre insistance d’un type lourd, elle saura le remettre à sa place. Faut dire que son inconnue n’a pas sa langue dans sa poche. Paco ferme les yeux au contact de son nez contre le sien, puis répond à ce baiser qui lui donne un goût de trop peu, avant d’être rattrapé par ce terme, ce sentiment d’appartenance. Il a bien des défauts, mais n’a jamais été possessif, avec personne, ni même avec sa famille qu’il aime pourtant par-dessus tout. Toutes ses années, il n’a eu de cesse de rechercher sa liberté, ainsi qu’un moyen de quitter cette oppression qui l’accompagne chaque jour, dès lors qu’il se trouve trop longtemps dans un endroit clos. Si ses relations n’ont jamais été plus loin que des aventures, s’il a mis un terme avec certaines amitiés qui l’emprisonnaient, c’est parce qu’il sentait que ça empiétait sur son territoire, qu’on entrait trop dans sa bulle. « Seulement ces soirs. » Et il n’est donc pas apte à étouffer quelqu’un, mais là, c’est différent. Il sait pertinemment qu’elle ressent le même besoin que lui de s’évader en se shootant avec des addictions qui l’aident à s’envoler et qu’avec lui, elle ne craint aucun danger. Il ne profitera pas d’elle s’il la sent réticente, ou pas consentante, contrairement à d’autres qui seraient frustrés avec un refus. Et il doit bien admettre qu’il accroche avec cette particularité qui les lie. Paco baisse son regard sur sa main qu’elle remonte, sentant son cœur battre plus vite. « Trois minutes. » Sa tension monde, son désir pour elle également et son impatience le gagne lorsqu’il saisit son menton. « Deux minutes. » murmure-t-il, les doigts resserrés sur sa lingerie qu’il aimerait retirer. Elle lui fait tourner la tête, sait comment s’y prendre. Paco reste pendu à ses lèvres, attendant qu’elle ne fasse pas que la dévorer, mais elle la libère, ce qui l’oblige à faire un pas en arrière. Il montre deux doigts, confirmant les minutes d’absence et s’éloigne rapidement, tirant sur le bras de son dealer occasionnel qui devient plus régulier. Aucun mot n’est nécessaire ; discrètement, ils s’éclipsent vers un coin calme de la pièce où ils échangent monnaie et poudre blanche qu’il cache dans sa poche.

Lorsqu’il revient enfin près du comptoir, Paco saisit la main de la brune pour l’aider à se hisser hors du tabouret et passe son bras autour de ses épaules, de sorte à l’orienter dans le bar. Il embrasse sa tempe, puis pousse la porte qui les mène à l’extérieur, lui donnant aussitôt l’impression de mieux respirer. Il penche la tête en arrière, les yeux clos, profite un instant de l’air frais et récupère ensuite un deuxième casque dans le coffre de sa moto qu’il lui tend, avant de le ramener vers lui. « Tu ne vas pas dégobiller ? » Si l’air frais peut lui faire du bien, le trajet sur des routes qui peuvent secouer à certains endroits pourrait bien la rendre malade. Seulement, l’idée qu’elle lui vomisse dessus n’est pas vraiment séduisante. Il pose son index sur son nez sur lequel il appuie doucement et saisit sa main afin de la guider vers l’engin contre lequel il la bloque. Un regard à gauche lui signifie qu’il y a encore du passage, alors discrètement, il glisse sa main sur sa cuisse, sous sa robe pour tirer sur sa lingerie qui craque sous la pression. Paco caresse le vêtement, puis l’enfouit dans la poche arrière de son jean. « Ca c'est à moi. » susurre-t-il, en la soulevant de sorte à ce qu'elle soit bien installée sur la bécane.



Comme un ange un peu blessé, mon auréole est tâchée, arrachée. Quand mes démons se déploient, je donne un sourire, juste un sourire, qu'on attend de moi. Est-ce qu'on peut subir à plein temps, en gardant son éclat ? J'avoue, j'avance écorché, j'arrive plus à me forcer. Tout me blesse. Et mon envie m'a laissé...
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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Ven 2 Aoû - 0:42 )
Sa stratégie pour un baiser n’avait pas fonctionné. Pourtant dans sa tête c’était clair. Elle avait mal aux lèvres, il aurait dû y déposer un baiser magique pour qu’elle se sente mieux. Là en plus de ne pas se sentir mieux, elle n’avait qu’une seule envie : lui sauter dessus. La bouche entrouverte alors qu’il soufflait doucement là où elle avait mis son doigt, la jeune femme ferma les yeux pour profiter de ce souffle chaud qui n’appelait qu’à un baiser. Son doigt effleurant les lèvres d’Ela, elle dû se retenir pour ne pas l’attraper à nouveau entre ses dents, un soupir de frustration remontant le long de sa gorge lorsque son inconnu mit fin au contact.

Son nez jouant doucement avec le sien, elle se rapprocha un peu plus de sur son tabouret pour réduire encore plus la distance entre eux, et abattit sa dernière carte en faisant glisser une main le long de sa cuisse. Dans sa poitrine, le cœur d’Ela s’était remis à battre à tout rompre tandis que des frissons parcouraient sa peau alors que c’était elle qui avait initié ce contact. « Trois minutes… ? » Répéta la brunette dans un murmure presque inaudible, comme une question dans la voix pour lui demander s’il était certain que ça ne prendrait que trois minutes. Comme pour avoir une confirmation, elle fit glisser encore un peu plus sa main sur sa cuisse jusqu’à sentir ses doigts autour de sa lingerie. « Deux minutes. » Un sourire dans la voix, c’était une réponse qui convenait déjà plus à Ela. La même malice qui l’avait poussé à faire glisser sa main sur sa cuisse, poussa la jeune femme à attraper la lèvre du jeune homme entre les dents avec laquelle elle joua plusieurs secondes. Les yeux levés vers son inconnu, elle leva un sourcil en serrant juste assez pour empêcher qu’il ne lui échappe mais pas assez pour lui faire mal. Lorsqu’elle le lâcha enfin, elle se cala à nouveau au fond de son tabouret pour le laisser partir afin de lui revenir au plus vite. Un rire s’échappa de ses lèvres en voyant son regard troublé et ses doigts levés pour lui reconfirmer que ça ne prendrait que deux minutes. Même si la visibilité de la jeune femme était brouillée ce soir, ça au moins elle l’avait vu. Elle hocha doucement la tête avant de regarder sa silhouette floue s’éloigner et repassa les pans de sa robe avec le plat de sa main, les jambes à nouveau croisées. Elle ne voyait toujours rien mais devinait facilement que le bar ne s’était pas désempli, au contraire, il avait l’air encore plus bondé que lorsqu’elle était arrivée. Vivement qu’ils partent. Elle avait envie la chaleur que lui offraient ses bras à chaque fois qu’elle s’y mouvait, ainsi que de cette liberté qu’il était le seul à pouvoir lui offrir. Les jours qui suivirent leur rencontre, elle avait essayé de combler le vide que lui avait laissé cette nuit avec lui en se disant qu’elle n’avait besoin ni de lui, ni de cette poudre blanche qui l’avait fait décoller dès les premières minutes. Mais peu importe l’adrénaline qu’elle y mettait, rien n’égalait la bouffée d’oxygène qu’il avait réussit à insuffler à sa vie en l’espace de quelques heures. Il était ce danger avec lequel elle flirtait et qui ne faisait qu’attiser sa curiosité dans un monde qui lui était encore inconnu. Si elle arrivait à se passer de cette drogue qui mettait le feu à son organisme et à sa raison à chaque fois qu’elle en consommait, elle ressentait ce manque secondaire de ses baisers à chaque fois qu’elle se retrouvait à proximité de lui. Tactile de nature, elle se surprenait à vouloir le toucher plus que de coutume à chaque fois qu’elle sent sa présence.

Le regard dans le vide, elle sursauta presque en le sentant à côté d’elle au bout de deux minutes exactement. Un sourire au coin des lèvres, elle plongea une main dans son sac pour régler la note sans même regarder ce qu’elle déposait sur le comptoir, ils n’auraient qu’à garder la monnaie. Sa main dans la sienne en sentant ses pieds toucher à nouveau le sol, elle se pencha difficilement à cause de la douleur qu’elle ressentait au niveau des côtes, et récupéra ses chaussures qu’elle garda dans une main. Son bras autour de sa taille, c’est sans dire un mot qu’elle se laisse guider à l’extérieur du bar tandis que son sourire s’agrandit en sentant ses lèvres au niveau de sa tempe. L’air frais fouetta doucement le visage d’Ela qui prit une profonde respiration en se détachant doucement de son inconnu. « Je sais pas, je te redis ça dans une heure. » Elle essaya d’hausser les épaules mais son geste fut interrompue par la douleur que ce geste lui infligeait. Sans voir ce qu’il lui tendait exactement, elle tendit son bras à son tour et récupéra ce qu’elle devinait être un casque à tâtons. Ah donc ils allaient encore tester son équilibre ce soir. Comme l’enfant qu’elle était, elle secoua la tête frénétiquement en sentant son doigt appuyer sur le bout de son nez, un sourire toujours aux lèvres. Il s’évanouit doucement en sentant son dos entrer en contact avec une surface qu’elle n’arrivait pas à identifier, devinant facilement la proximité de son compagnon de soirée à un souffle d’elle. Si la main qu’il glissa le long de sa cuisse la surprit, elle ne l’arrêta pas pour autant, baissant même les yeux pour suivre ses moindres gestes. La respiration moins régulière, elle eut à peine le temps de lever les yeux pour croiser son regard qu’elle sentit quelque chose craquer sous sa robe. Les sourcils froncés, elle se dérida en remarquant ce qu’il tenait dans les mains. « Comme promis. » Lâcha Ela qui s’installait sur la moto avec l’aide du jeune homme. Le casque vissé sur la tête, elle attendit qu’il prenne place à son tour avant de passer ses bras autour de sa taille. Comme pour montrer son impatience, elle parsema le dos de son inconnu de baisers qu’elle déposait ici et là en pouffant doucement de rire à cause de l’alcool qui faisait toujours effet. Comme poussée par sa bêtise, elle essaya un moment de se hisser doucement mais ses côtes lui firent lâcher un petit cri de douleur. « Merde. » Jura Ela qui se réinstalla à sa place. « J’ai toujours bobo. » Souffla la jeune femme d’une petite voix plaintive, la tête collée au dos du jeune homme comme pour s’y reposer. « On y va ? Je commence à avoir froid à des zones non couvertes.»    


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Paco Llères
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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Lun 12 Aoû - 2:12 )
Autrement dit, elle n’est pas certaine de tenir le trajet sans vouloir rejeter tout l’alcool ingurgité, mais il s’estime heureux ; n’importe quelle femme qui n’aurait pas l’habitude de boire autant de mélange, sans s’arrêter, ne ferait pas plus d’un mètre devant elle et se pencherait en avant, regrettant les écarts. Paco plisse les yeux, sans prononcer un mot de plus, sa priorité étant à présent ailleurs. Sur ce sous-vêtement qui n’émet aucune résistance. Il se connait joueur, capable de bien des choses, sans craindre le ridicule de la situation, ose là où d’autres reculeraient par appréhension et il vient encore de le prouver… Mais ça à un goût différent. Sa partenaire le pousse à faire preuve de sensualité, à s’engouffrer toujours plus dans un jeu dangereux auquel il prend un peu plus plaisir à chaque fois et il espère juste qu’elle ne fera pas marche arrière et qu’il la verra toujours de manière hasardeuse, que son chemin croisera de nouveau sa route. Pourquoi se priver de ce qui marche bien ? Il s’installe à son tour sur sa moto, place son casque sur sa tête, un sourire au coin des lèvres en sentant l’étrangère embrasser sn dos. « Tu vas finir par vraiment te faire mal. » lance-t-il, sur un ton léger, en tournant la tête pour l’apercevoir du coin de l’œil. Il est amusé par les mots enfantins employés et pour toute réponse, se contente de caresser son bras, avant de se concentrer sur la route. Alors qu’il déclenche le moteur, Paco glisse sa main sur sa cuisse, sous sa robe. « Pas pour très longtemps. » Parce qu’il est évident qu’il compte la réchauffer de toutes les manières. Son corps collé contre lui appelle le sien. Son désir est indéniable. Il démarre enfin, plus d’impatience que de réelle envie ; s’il s’était écouté, il se serait contenté d’une ruelle sombre pour prendre possession d’elle, mais son besoin d’intimité est plus fort que le reste.

Le chemin du retour ne dure pas plus de dix minutes. Les voitures se font rares et les quais sur le port sont calmes. Paco se gare non loin du ponton et après avoir aidé la demoiselle à quitter son deux roues, sécurise son véhicule avec un antivol. Là, il entoure ses épaules de son bras et la guide vers son bateau, sa fierté, là où il se sent bien plus livre que dans n’importe quel endroit. C’est son outil de travail, mais c’est aussi la chose la plus précieuse et personnelle qu’il ait dans sa vie. Ca fait écho avec son besoin de liberté, de ne jamais être enfermé. Si un jour, on le prive, ou si on le force à s’en séparer, Paco serait le plus malheureux du monde. Depuis qu’il a mis le pied hors de la maison, de cet enfer, il n’a eu de cesse de se battre pour vivre à sa manière, pour que la vie ne soit pas seulement un fardeau et il a plus ou moins réussi. Sur ce bateau, il a la sensation d’être comme un poisson dans l’eau et d’avoir enfin trouvé une raison de se lever le matin sans vouloir se fracasser la tête contre les murs. Ce qui arrive tout de même, mais moins souvent qu’avant. La drogue, son addiction, en est d’ailleurs une preuve, mais encore faudrait-il qu’il le réalise. A ses yeux, il s’agit uniquement d’une chose pour s’évader de temps en temps, mais il est convaincu d’être dans le contrôle. Tout va bien. L’espagnol monte, tend la main afin de récupérer la sienne et la ramène tout contre lui. Tandis qu’il l’incite à marcher à reculons, Paco capture ses lèvres avec envie. « ‘tention à la poignée. » dit-il, en la plaquant contre la porte menant à son intérieur. Il fouille sa poche et en ressort ses clés pour l’ouvrir, tout en glissant sa bouche le long de son cou, jusqu’à son épaule sur laquelle elle s’échoue. Elle a la peau sucrée, mêlée à l’odeur de l’ivresse. Un parfum différent de l’original, mais pas désagréable pour autant. Il caresse son visage avec tendresse, perd ses doigts dans sa chevelure, puis reprend ses droits sur sa chair qu’il embrasse. Ses mains accrochées à sa taille l’obligent à marcher jusqu’au canapé sur lequel il l’incite à s’asseoir. Debout face à elle, Paco saisit son visage entre ses mains et tout contre ses lèvres, murmure : « Est-ce que tu veux recommencer ? » Comme la dernière fois. Sans doute aurait-il dû insister avant qu’elle ne soit pas consciente de tout ce qu’elle s’apprête à dire ou à faire, pour être certain qu’elle accepte de son plein gré. Pour être sûr de se faire comprendre, il sort de sa poche un petit sachet qu’il n’a pas l’intention de consommer sans elle. « Est-ce que tu en as envie ? » questionne Paco, en mordillant son oreille.



Comme un ange un peu blessé, mon auréole est tâchée, arrachée. Quand mes démons se déploient, je donne un sourire, juste un sourire, qu'on attend de moi. Est-ce qu'on peut subir à plein temps, en gardant son éclat ? J'avoue, j'avance écorché, j'arrive plus à me forcer. Tout me blesse. Et mon envie m'a laissé...
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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le Mar 13 Aoû - 23:24 )
Pendant tout le temps du trajet, Ela garda son corps collé à celui de son inconnu. Les bras autour de sa taille à laquelle elle s’accrochait, elle avait fermé doucement les yeux pour profiter du vent qui lui fouettait doucement le visage alors que cette envie d’aventure qu’elle essayait d’assouvir, se  nourrissait de cette sensation de liberté que lui offrait les mouvements fluides de la moto sur laquelle elle était. Encore un peu et elle ouvrait grand les bras pour avoir l’impression de voler. Vu l’alcool qu’elle avait imbibé ce soir, c’était même un miracle qu’elle n’avait rien fait. C’était juste la douleur persistante au niveau de ses côtes qui déconseille à Ela de faire quoi que ce soit de trop dangereux. En temps normal, elle se ficherait de risquer de se retrouver sur le bitume comme un déchet à cette heure de la nuit. Mais pas ce soir. Elle avait plus important à faire.

Ela ignorait depuis combien de temps elle roulait. En les sentant ralentir, elle ce petit soupir de frustration qui aurait voulu que ça ne s’arrête jamais, qui se contredisait avec cette hâte qu’elle avait de retrouver l’intérieur du bateau de l’Espagnol. Avec son aide, elle descendit de l’engin sans émettre un son, une grimace lui déformant doucement le visage lorsqu’elle posa les deux pieds à terre. Pendant qu’il installait l’antivol, elle lui rendit son casque avant de se passer une main rapide dans les cheveux pour les remettre en place mais très vite elle se retrouva prisonnière des bras de son inconnu qui captura ses lèvres au passage. A reculons, elle se mit à marcher en se laissant guider uniquement par les directives corporelles du jeune homme, se fichant bien de tomber à cause de sa maladresse. Au moins cette fois elle ne tomberait pas seule, c’était sa seule consolation à ce stade. Contre ses lèvres elle pouffa doucement de rire en sentant son dos se plaquer contre la porte, ses mains se faisant de plus en plus pressantes contre ce corps dont elle avait tant envie. La douleur qui l’empêchait de faire de grands mouvements ne fut cependant pas assez forte pour dissuader Ela de faire quoi que ce soit ce soir, au contraire. Sous le coup de ses baisers, il arrivait à la soulager à sa façon. Pendant de courtes secondes, elle se perdit dans le regard du batelier qui arriva à lui arracher un petit sourire. Elle ignorait si c’était l’alcool qui continuait à faire effet ou les iris dans lesquels elle se plongeait, mais Ela pouvait sentir ses joues s’empourprer. Même sous la lumière peu flatteuse de l’intérieur il était beau. D’une main presque timide qu’elle porta au visage de son inconnu, elle effleura à peine sa barbe avant de se perdre dans son cou pour rapprocher son visage du sien et échanger un baiser qui traduisait à la fois son assurance et l’urgence qu’elle avait de sentir son corps contre le sien. A nouveau, elle se laissa guider sur le canapé contre lequel elle se laissa tomber, ce qui lui valut une nouvelle grimace arrachée. Une main sur l’endroit où elle ressentait la douleur comme si ce simple geste arriverait à l’apaiser, Ela se forçait à ne pas y prêter attention. Le visage à moins d’un souffle du sien, le regard encore plus trouble qu’à l’accoutumée, elle sentit son cœur rater un battement face à sa question. Elle comprenait le sens de sa phrase. Elle savait également à quoi il faisait allusion. Mais comme à chaque fois elle avait cette angoisse de vouloir bien faire alors que ce n’était pas ce qu’on lui demandait. Cependant, c’était Ela. Même en voulant lâcher complètement prise elle voulait bien faire et avait peur de décevoir cet homme à qui elle ne devait pourtant rien. Sans réfléchir à deux fois, elle fit abstraction de tous ses doutes et même des frissons provoqués par ses dents contre son oreille, et se saisit du petit sachet qu’elle fit tourner quelques secondes entre ses mains. Elle devait mettre un terme à toutes ces pensées qui tournaient dans sa tête, plus elle attendrait et moins elle risquait de le faire. Comme il lui avait la première fois, elle l’ouvrit avec précaution et s’envoya une dose avant de lâcher un rire qui témoignait de sa nervosité. Mais peu importe, d’ici quelques minutes voire secondes elle ne sentirait plus rien de tout ça. Soudainement joueuse, elle garda le sachet avec cette malice dans les yeux qui lui était propre. Un regard vers son inconnu, et elle se détacha de lui pour allonger le haut de son corps complètement sur le canapé. A l’aide de l’ongle de son petit doigt, elle dosa la poudre qu’elle étendit sur la peau de cou après avoir dégagé des mèches de ses cheveux. « A ton tour. » Annonça la jeune femme sans même se soucier de si lui en avait envie. « Si tu veux consommer, autant bien le faire. » Ajouta la brunette sur un ton enjoué. Jeu de mots. Elle sentait sa bonne humeur reprendre le dessus, c’était le signe d’une bonne soirée.  


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Sujet: Re: Paco <6 || And all the lights that lead us there are blinding ( le )
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