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- Back to work. // Gaspare -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Vittoria Martinelli
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Sujet: Back to work. // Gaspare ( le Dim 14 Juil - 18:41 )
Vicky avait décidé de se donner un bon coup de pied dans l’arrière-train et de se remettre en selle. Elle ne pouvait pas constamment rester en bas de l’échelle, elle ne mangeait pas de ce pain-là de toute façon. Pas à pas, elle allait retrouver sa confidence d’antan. Elle voulait redevenir celle qu’elle était avant James. Une femme forte et indépendante qui n’avait besoin de rien - surtout pas d’un pénis - dans sa vie. Elle allait retrouver cette confiance qui lui manquait cruellement ces derniers jours. James avait fait bien plus qu'arracher son cœur, il avait pris soin de tout détruire en elle. Au commissariat, elle les avait entendu parler de son chagrin d’amour. Elle s’était pris une claque en entendant qu’il mettait sa sensibilité à son statut de femme alors qu’il y a quelques mois : un des leurs s’était fait quitté par sa femme et ils lui avaient laissé le temps de tourner la page. Il était dans un état pire qu’elle, alors pourquoi ils la diminuaient de la sorte à cause de son sexe ? Il serait mentir de dire que cela n’était pas une des raisons principales à ce revirement de situation et à cette prise de conscience. Vicky avait bien travaillé trop dur pour se laisser marcher sur les pieds de la sorte. Il était temps de montrer à ces cons de quel bois elle se chauffait ! Seth était derrière elle, elle savait son soutien inconditionnel et Miles également était un allié de poids. Un partenaire de crime qui l’avait soutenu au moment où elle baissait les bras. Elle ne l'oublierait pas. Jamais. Et c’est probablement parce qu’elle avait décidé de faire quelques choses de ses dix doigts qu’elle avait pris la décision par la même occasion d’aller sortir Gaspare de son deuil. Elle connaissait sa douleur. Elle connaissait sa peine. Bryan était encore un souvenir gravé dans sa rétine.
Dossier dans son sac, elle informa Miles qu’elle allait parler au juge sur les derniers dossiers et partit en lui souriant. Pour aller mieux, elle devait montrer quelques gestes. Sa grand-mère disait que cela aidait… Vicky voulait bien la croire. Elle avait une confiance aveugle en son aîné de toute façon. Elle monta dans sa voiture et mit le gps en route pour aller à l’appartement du juge. Elle se gara à quelques mètres de l’entrée et sortit en attrapant sa besace qu’elle jeta sur son épaule en claquant la porte de sa vieille automobile. Gravissant les quelques marches, elle frappa à porte de Gaspare :

“Juge Cerullo ? C’est l’inspecteur Martinelli. Je viens vous briefer sur le prochain dossier sur lequel vous devez travailler.” Pas de réponse, elle prit une longue inspiration puis avala sa salive et frappa à nouveau : il n’y avait plus qu’à attendre que ce dernier ouvre. “Gaspare, je sais que tu es là. Je peux voir la lumière derrière les rideaux.” Sa secrétaire l’avait mise en garde, mais elle était bien décidée à l’aider à se sortir de cette mauvaise passade et travailler restait un excellent remède.



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.



Dernière édition par Vittoria Martinelli le Sam 20 Juil - 10:35, édité 2 fois
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Gaspare Cerullo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Lun 15 Juil - 17:37 )
Son souvenir était présent partout. Son odeur embaumait encore les lieux alors que son chien me regardait. La maison portait son empreinte et lorsque je sortais de mon brouillard fait de médicaments et d’alcool, je me surprenais à la voir partout. Elle me hantait comme un fantôme. Me poursuivait comme si elle ne voulait pas trouver la paix tant que je n’avais pas élucidé le mystère. Je n’avais pas osé me débarrasser de ses affaires. Je sais que j’aurai dû vendre la maison, me prendre une garçonnière et me perdre dans les bras de celle qui représentait ma tentation ultime mais ça ne serait pas leur rendre justice. Autant à Elle qu’à Vittoria. Je savais par le biais de mes contacts qu’elle avait traversé une mauvaise passe. Mais j’étais trop égocentrique et focalisé sur mon chagrin pour m’occuper d’elle. pour aller me perdre dans ses yeux bleus, être tenté de passer ma main dans sa tignasse faite d’or, de son visage de poupée et d’admirer la naissance de sa poitrine généreuse. Elle m’attirait. Et si j’étais honnête, j’ai ressenti ce magnétisme dès que je l’ai vu au commissariat alors que je venais de poser un genou à terre. Disputes, jalousie, tout était avéré. Alors que je venais de prendre ma douche pour dessaouler. Comme hanté par ces deux femmes, je pouvais entendre la voix de l’une d’entre elle. Véritable succube, Lilith m’appelait d’en bas pour que je vienne la cueillir. Nouant une serviette autour de ma taille, cheveux humides, barbe de trois jours, je me mis derrière la porte d’entrée. Sa voix était claire, magnétique. Sirène aux courbes tentatrices. Je fermai les yeux. j’étais encore bourré de la veille ou du jour d’avant. Je n’en avais aucune idée. et je m’en foutais. alors, j’ouvris la porte. conscient que ce n’était pas comme ça qu’on devait se présenter à un officier de police. Je plongeai mon regard dans le sombre. « J’en ai rien à foutre de ton dossier. Barre-toi. » Mes yeux disaient pourtant le contraire. Le désir autrefois éprouvé pour cette femme parut me saisir. Je fis un pas vers elle. Je devais la surplomber d’une vingtaine de centimètres. Mes doigts furent tentés d’agripper sa taille fine et de la faire mienne sur le pas de cette porte. Mais je n’en fis rien. Je pris une profonde inspiration. « Je suis sérieux, Vittoria. Pour ton bien, tu devrais t’en aller. Je n’ai aucune envie qu’il t’arrive la même chose qu’à Elle. » Prononcer son prénom était trop douloureux. Le chien s’échappa pour aller dans le jardin, m’interdisant désormais de condamner l’accès à ma succube. Je m’effaçai donc dans le noir pour attraper la bouteille la plus proche sans me soucier de l’alcool contenu. D’ôter le capuchon et de boire à même le goulot. Brisé, éparpillé, en miettes, il ne restait plus rien de celui que je fus. Et je ne pouvais lui imposer ça. elle qui tentait de se remettre, elle qui me la rappelait jusqu’à dans sa voix fluette.
Elle tout simplement.



TOMBÉ

POUR ELLE

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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Ven 19 Juil - 21:55 )
Vittoria n'aurait probablement pas dû venir le voir. Pourtant, elle savait que s'il ne se ressaisissait alors pas : il allait définitivement sombrer. Elle le savait pour avoir été dans ses baskets à la mort de Bryan. Elle estimait être la personne la mieux placée pour l'aider. Elle ne le lâcherait pas. Au fils des mois, il était devenu un ami. Un qu'elle ne souhaitait pas perdre : elle qui n'en avait qu'une poignée. Au-delà du point de vu affectif, ils avaient besoin d'un juge comme lui de leur côté. Les Changretta ne pouvaient pas gagner, ni les autres malfrats de la ville. Ils allaient devoir se battre contre eux et elle souhaitait Gaspare dans son équipe. Frappant une fois, puis deux à la porte : elle ne partirait pas tant qu'il n'aurait pas ouvert la porte. Mais ça, il devait le savoir. La preuve, son air d'ours mal léché alcoolisé à l'hydromel apparut. Ainsi que d'autres de ses atouts bien agréables à regarder. Vicky ne se gênait pas d'ailleurs pour détailler ses muscles, penchant légèrement sa tête pour deviner ce que cachait la serviette. Elle était célibataire, elle avait décidé de croquer la vie à pleines dents et oublier James par tous les moyens nécessaires. Il y a deux jours de cela, elle avait mis ces nouvelles résolutions à l'œuvre. Gaspare parle, ou plutôt grogne, mais Vicky connaissait bien ce langage.

"Heureusement que quand tu es sobres tu sais mieux mentir que cela Cerullo." Il était connu pour être un bouledogue dans le monde la justice ? Elle était connue pour ne pas lâcher le bout de gras non plus. La surplombant de toute sa hauteur, Vicky ne fut nullement intimidée. "Si tu veux te faire menaçant, que je te prenne au sérieux, va t'habiller." Elle pinça ses lèvres. "Je n'ai jamais eu besoin de quelqu'un pour me mettre dans la merde. Encore moins d'un homme. La liste de ceux qui souhaitent me voir morte est déjà longue. En rajouter n'est pas un problème. Un de plus, un de moins, je connais les risques de mon métier et j'en emmènerais en enfer avec moi."

Une boule de poil sortit dans le jardin, Gaspare attrapa une bouteille et sortit pour aller le chercher. Ni une, ni deux, Vicky rentra dans la maison du juge. Elle passa sa main dans ses cheveux, prit un sac-poubelle et mit les bouteilles qu'elle voyait dedans Un rapide coup d'oeil dans la cuisine et elle attrapa les dernières bouteilles visibles. Elle ouvrit la porte du jardin, le jeta dehors avant de refermer à clé cette dernière. Le précieux objet pour ouvrir le jardin trouva sa place dans son soutien-gorge. Geste qu'elle fit devant Gaspare.

"Tu veux boire ? Alors tu vas devoir travailler. Seulement je te redonnerai la clé."



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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Sam 20 Juil - 9:51 )
Tout le monde me l’avait déconseillé. De revenir vivre dans cette maison. C’était même un miracle que mon père ne l’ait pas vendu après le décès de Mère. Après son suicide. Les murs étaient comme hantés, les draps, les objets, tout me rappelait un passé que je voulais oublier. Au départ, j’avais bien tenté de résister. Résister à cet alcool qui avait eu raison de mon père. A force de le voir boire. Retirer le bouchon, vider la bouteille d’un trait. C’était ce qui avait tué ma sœur. L’indifférence de mon père et cette souffrance de soupçonner que ta mère s’est donné la mort sans pour autant le savoir. Puis j’avais cédé. Une fois, deux fois, douze s’il le fallait. Seul. Il y avait eu des appels, des messages vocaux. Cette voix, sa voix. J’avais fermé les yeux à chaque message, ne pouvant me résoudre à les effacer. Et j’avais fini par exploser le répondeur. Ma fiancée était en terre depuis trois mois et j’avais déjà envie d’un autre femme. Monstre. Mais des fois les pulsions sont tellement fortes. Je pouvais la voir près de moi, je pouvais entendre sa voix caresser mon corps comme une chimère. Bon nombre de fois, je m’étais retrouvé dans une pièce, seul dans un coin à espérer qu’elle me laisse tranquille. Mais jamais elle ne le ferait. Elle était morte par ma faute. Elles étaient toutes les deux mortes par ma faute. Et je n’avais rien pu faire. Me retrouver en face de cette vile tentatrice, de cette succube avec qui j’avais mis volontairement de la distance, me poussait au supplice. « Je ne mens jamais. » Faux et encore faux. Je mentais tout le temps. J’avais commencé à l’âge de quinze ans quand j’avais dit que Mère avait fait un arrêt cardiaque. En accord avec mon père. Et je mentais encore maintenant. Parce que dans le fond, je la voulais ma vengeance. Mais je voulais pas les mettre en prison. Je voulais qu’ils meurent. Je voulais à tous leur mettre une balle en pleine tête. en plein cœur comme avec Aurelia. « Je suis chez moi. si je veux me balader à poil, je le ferai. » Ma voix n’avait plus rien de chaleureuse. Tout comme les sourires se faisaient rares. Alors que cette sale bête se faufila dehors, je ne pus m’empêcher de la rattraper pour la rentrer à l’intérieur. Il ne manquerait plus que son chat ne vienne à se faire écraser. « Qui te dis que tu iras en Enfer, Martinelli ? » Je me maintenais à bonne distance d’elle avant de la voir mettre cette foutue clé dans son décolleté. Je pouvais le sentir à nouveau. le désir vriller mes tempes et mon membre devenir soudainement dur. Je pourrais passer pour un fou. Une femme est mise en terre, une autre vous pompe l’air. Je savais qu’elle voyait quelqu’un en plus. et lui aussi, je voulais qu’il y passe. Jaloux, possessif, tous ces attraits qui n’étaient jamais ressortis auparavant. Je fis donc un pas en avant pour me retrouver près d’elle. Mes doigts se perdirent un instant dans sa chevelure d’or, jouant avec cette queue de cheval. Doucement, je tirai sur l’élastique qui les retenait pour le laisser choir au sol. « Je préfère quand tu as les cheveux détachés, murmurai-je. » Céder ? Résister ? Je n’en avais aucune foutre idée. Ma conscience me hurlait de résister par égard pour Aurelia mais une autre de me laisser aller. Que ça me ferait du bien pour oublier. Je laissais mes doigts entremêlés avant de prendre une profonde inspiration pour m’écarter. Puis d’un geste, je mis un coup de pied dans la porte, envoyant voler cette maudite serviette par la même occasion. Je lui lançai un regard, complètement nu. Avant de me pincer l’arête du nez. « Putain, tu fais chier Vicky. Faut que je déménage à l’autre bout du monde pour que tu arrêtes de me tourmenter. C’est déjà difficile de résister en temps normal mais tu fais ce genre de choses. » Avec une rapidité qui tendait vers la sobriété, je fus sur elle. Mes mains se saisirent de ses jambes pour la rehausser. « ça fait des mois que j’ai envie de toi. Ne me dis pas que tu ne t’en es jamais rendu compte ? » J’avais murmuré ses mots avant d’enfouir mon visage dans ses cheveux. « Comment puis-je faire pour travailler à tes côtés alors que rien que ton parfum m’est douloureux… ? » Une simple question. Elle pouvait m’envoyer paître à tout moment. C’est d’ailleurs ce qu’elle ferait. Et sans doute pourrais-je passer à autre chose et faire mon deuil convenablement.



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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Dim 21 Juil - 11:36 )
Vicky était loyale en amitié, envers les gens qu’elle portait en estime et Gaspare faisait partie de ces derniers. Elle avait été présente lors de son mariage, elle avait vu la douleur dans ses yeux, dans ses cris : elle s’était revue devant le corps de Bryan. Il ne pouvait plus être sur le dossier, mais ils avaient trouvé un moyen de les faire tomber et cela n’était maintenant qu’une question de jours. Le moment si précieux, tant attendu par les Martinelli allait arriver, même si elle savait que le coup serait dur pour Esme. Elle n’avait pas le choix. Ils s’en étaient pris à Gaspare et cela n’était qu’une question de temps avant que Vicky soit sur la liste. Ils avaient trop d’influence sur Naples et une fois tombés : elle espérait que les divers commerces qui empoisonnaient la ville baisseront par la même occasion. Elle n’était pas là cependant ce soir. Oui, elle avait un dossier à la main, mais principalement car elle pensait que cela était la meilleure chose à faire. Combattre le feu par le feu. Gaspare et elle se ressemblaient. C’est pour cela qu’elle lui proposait de travailler. Devant sa porte, elle ne savait pas s’il allait ouvrir. Elle n’avait que d’autres solutions que de faire le guet : affirmant qu’elle savait qu’il était chez lui. Vicky était assez forte, s’était remise de la trahison et déception de James : il était temps de tendre la main vers celui qui depuis un an était devenu un ami et bien plus encore. Elle se sentait bien en sa compagnie, comme si elle n’avait pas besoin d’être forte et de montrer les crocs à chaque attaque. Comme beaucoup de fois, cependant, elle était bien maladroite à montrer cela : elle qui mettait un point d’honneur à ne jamais apparaître faible. Parce que dans son milieu : les femmes avaient tout à prouvé même si certains de ses collègues comme Miles prenait férocement sa défense.
Le juge affirmait qu’il ne mentait pas, mais Vicky ne mangeait pas de ce pain-là, elle savait qu’il pouvait très bien être le roi du mensonge quand il le voulait, mais pas ce soir. Elle lisait comme un livre ouvert dans cette peine bien trop familière.

“Et cela est tout à ton honneur.” Elle se garda bien de dire que le spectacle était agréable. Vicky avait toujours fait son possible pour rester professionnel avec lui. Par respect pour lui, sa fiancée et puis parce que par la suite elle était avec James. Le chat sortit, mais elle était bien trop occupée à regarder dans les yeux Gaspare : “Ma grand-mère et mon frère.” Ils répétaient en effet que Vicky devait prendre soin de son âme, elle devait se confesser et aller à l’église comme il était de mise chez les Martinelli.

Rentrant dans la maison de son ami, elle entreprit de nettoyer un peu : tout du moins de s’occuper des bouteilles qui s’étaient accumulées un peu partout au rez-de-chaussée. Ce n’était pas poli, elle n’était pas chez elle, mais Vicky n’était pas connue pour sa grande douceur. Elle était plus du genre à être un éléphant dans un magasin de porcelaine. Notamment, quand il était question de venir en aide à une âme en peine. On disait que cela la rendait froide, mais son entourage savait que cela était la preuve d’une affection à l’épreuve de tout. Mettant la clé dans son soutien gorge, une fois le sac dans le jardin et la porte fenêtre fermée à double tour, elle prit le taureau par les cornes. Mais la suite la laissa sans voix. Sans bouger, le cœur battant à tout rompt, elle le laissa passer sa main dans ses cheveux. Elle le laissa également les défaire. Le rouge lui monta aux joues. Elle avait été avec quelques conquêtes depuis sa séparation avec James, pour oublier, mais cela n’était que physique. Gaspare, en revanche, jouait dans une autre catégorie. Une bien plus dangereuse. Il jouait avec le feu. Vicky avala sa salive en l’entendant murmurer. Incapable de bouger, de le repousser ou bien de parler, elle était comme une idiote : plantée comme un piquet au milieu de la pièce. La porte claqua et la serviette glissa par la même occasion. Les yeux de Vicky se baissèrent une seconde à peine avant de se relever : non. Cela n’était pas décent de regarder.

“Si tu pensais que je te laisserais sombrer, foutre en l’air ta carrière et bien plus encore : c’est que tu ne me connais pas.” Souffla-t-elle finalement, plus rapidement qu’elle ne le pensait. Sa respiration se faisait courte. Encore plus quand il s’approcha d’elle. Elle sentit immédiatement la virilité de Gaspare contre elle et par la même occasion : déclenché un brasier ardent dans le creux de ses reins.

Vicky ne résista pas plus longtemps à glisser ses mains dans son dos pour le laisser se blottir contre elle. Elle prenait sur elle pour ne pas laisser le désir la gagner et aveugler son jugement. Sa dextre trouva le chemin de ses cheveux alors qu’il lui demandait comment il pouvait travailler à ses côtés alors qu’elle avait autant d’emprise sur lui.

“Je ne m’avance jamais sur ce que je ne suis pas sûre…” Répondit-elle d’abord. Elle ferma les yeux et savoura cette étreinte, déplacée, mais délicieusement agréable. “Je ne sais pas…” Elle le serra un peu plus : “Mais je ne peux pas te laisser couler.” Vicky avala sa salive : “On va trouver un moyen… Je ne veux juste pas que tu abandonnes. Tu dois te battre. Des jours meilleurs viendront, je te le promets. La douleur ne disparaît pas, elle sera toujours dans un coin de ton cerveau, mais tu apprends à vivre avec.” Elle en avait trop dit, ou pas assez. “Je sais ce qui te ronge, je connais cette souffrance. J’ai moi-même expérimenté la mort violente de mon fiancé quand j’étais en Sicile.” Elle n’en parlait pas, jamais. Seul Seth et sa famille étaient au courant. “On trouve la force de mettre un pied devant l’autre, il n’y a pas de petites victoires dans notre cas. Chaque jour où l’on respire est un exploit.” Elle s’écarta pour le regarder dans les yeux et caressa sa joue : “Je ne te laisserais pas trouver ta nouvelle balance sans que tu es la possibilité de te reposer sur moi. Je serais là. Même de loin si c’est ce que tu veux.”



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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Dim 21 Juil - 12:32 )
« Je n’insulte pas les membres de la famille à voix haute, mais sache que tout bas, ils ont reçu les pires noms d’oiseau. » Tout le monde à Naples nous connaissait. Les Cerullo. Avec une sœur croque-mort et un frère écrivain, il était difficile d’ignorer cette famille. Heureusement pour moi, le vilain petit canard ne savait rien de la mort de Mère. Et je me félicitai presque 35 ans après de garder encore le secret. Certes, ça avait réussi à tuer ma petite sœur mais il ne fallait jamais que les autres sachent. Je pouvais des fois, dans ma folie, voir son spectre qui me murmurait que ça serait facile. Que les rejoindre serait facile. Mais je ne pouvais pas laisser tomber. Et j’avais encore Aurelia. Aurelia avec ses yeux si bleus et ses cheveux blonds comme les blés. Son sourire communicatif qui dans le fond cachait une grande dépressive et une paranoïaque avertie. Son nom ne parvenait pas à franchir mes lèvres. Pas encore. il était trop tôt. Mais il ne quittait pas mes pensées. L’alcool m’aide à oublier. A oublier les trois fantômes de ma vie. Je suivis donc Vittoria avec ce stupide chat entre les mains avant de le laisser tomber au sol. Son geste ne m’échappa et je me fis plus doux, plus proche d’elle. ses cheveux d’or. Qu’elle attachait tout le temps. Cette mine austère qu’elle arborait bien trop souvent. Si elle se laissait aller, elle pourrait être tellement magnifique. Mes doigts parcoururent sa tignasse si douce que je pourrais les y laisser pendant une éternité. Puis, je mis fin au contact. Rompant la bulle dans laquelle je nous avais volontairement enfermés avant d’ouvrir la porte d’un coup de pied. La maison n’était qu’une ruine de toute manière. Acquise il y a des générations par les Cerullo, elle renfermait tellement de malheurs que ça risquerait de rendre le plus sain des hommes, fou. Sauf que je ne suis pas sain de nature. Et encore moins d’esprit. « Tu ne peux rien faire pour moi, Vittoria, murmurai-je plus pour moi-même que pour elle, mes ténèbres sont trop grandes pour que tu ne puisse m’en sortir. » J’ai essayé de résister comme je pouvais durant les années. j’ai essayé de repousser le fantôme de ma mère. Elle qui hantait mes cauchemars depuis toujours. J’ai tenté de repousser la culpabilité qui m’étreignait dès que je posai mon regard sur la photo de Giulia. Otto avait compris et il était parti. Il avait compris que nous étions toxiques. Je me rapprochai donc de la seule source de chaleur dont je disposais. Je voulais qu’elle me délivre de cette emprise surnaturelle qu’elle avait sur moi. Sirène, succube, tentatrice. Mes doigts se perdirent sur sa peau alors qu’elle passa ses mains autour de ma taille dépourvue de serviette. Je pourrais si facilement goûter ses lèvres, je pourrais si facilement la faire mienne. je sentais son désir au travers de ses vêtements, au travers de ses yeux dont les pupilles se dilataient. « Je n’y arrive plus, murmurai-je d’une voix emplie de douleur, je n’y arrive plus. » Elle me parla de son fiancé disparu. Elle aussi était passée par là mais elle avait encore ses parents, sa famille non ? « Non tu ne sais pas. » Comment faire face à tant de pertes ? Je la laissai s’écarter et rompre à son tour l’échange avant de me murer dans le silence. Je pris sur moi avant d’attraper sa main si délicate et qui pourtant était d’une poigne à faire peur. J’embrassai sa paume avant de la conduire à l’étage. Toujours aussi nu. Toujours aussi dépourvu de vêtements comme de raison. Sur l’espèce de balcon, je lui montrai la poutre. « Elle se tenait là. » Je ne savais pas pourquoi j’en parlais. Personne à part père n’en avait jamais rien su. « Ma mère se tenait là, accrochée à cette poutre quand je suis rentré du lycée. Elle s’est donnée la mort et en accord avec mon père, nous n’avons rien dit aux autres. » Sans laisser le temps à Vittoria de répondre, je poursuivais mon chemin pour arriver devant une porte. Elle qui était toujours fermée. Je passais la main au-dessus du porche pour en découvrir la clé que père maintenait hors de portée. Puis, j’en tournai la serrure. « Et ma sœur cadette était ici. Sur ce lit. » La chambre était restée en état. De sa tapisserie rose avec des papillons, jusqu’au lit que nous n’avions pas touché. « j’étais à Harvard quand elle a fait son overdose. Elle avait quinze ans. » Ma voix se fêla alors que mes yeux se posèrent sur la dernière photo où tout le monde était uni. Mon corps se brisa et je tombai au sol, à genoux, pathétique. « Je suis maudit. Condamné à garder un secret trop lourd qui a précipité ma… ma petite sœur dans l’abysse. » Les larmes sortirent malgré elle. alors que je demeurai la tête baissée. « Et je peux encore sentir son corps chaud, sa vie s’échapper d’entre mes bras. » Je ne pouvais pas la regarder. « Cette femme à qui j’avais promis fidélité, à qui j’allais promettre fidélité alors qu’en vérité… » Mes doigts s’ouvrirent comme pour faire partir le mirage. Comme pour le disperser dans cette chambre macabre. « … je n’ai toujours désiré que toi et depuis je me sens comme un monstre d’égoïsme. Ça fait trop mal. Etre auprès de toi, savoir que tu as un… que tu as quelqu’un. Ça m’est insupportable. » Je passais une main dans mes cheveux, les larmes toujours présentes. Et sur le coup, je ne savais plus trop quoi faire car dans le fond, je ne lui reprochai rien. Même pas sa présence. Mais ça me coûtait tellement que dans le fond…
Je pouvais sentir mon cœur s’étioler.



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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Mer 24 Juil - 22:05 )
Vittoria avait appris à ne plus s’offusquer de ce que disaient sa grand-mère et son frère sur le salut de son âme. Elle se savait perdue et au fond, cela ne la dérangeait pas. Elle avait toujours préféré la chaleur et le feu. Une vie sans vice n’en ai pas une. Elle respectait son jumeau pour sa ferveur, mais elle ne le suivrait pas sur la voie de la lumière. Il le savait et il était en paix avec cela, pourtant, cela ne l’empêchait pas de la taquiner. Le fait que Gaspare ne souhaite pas insulter sa famille la fit sourire en soin. Tentant d’aider le juge autant que possible, Vicky ne savait pas réellement quelle solution allait marcher avec lui. Elle devait se plonger dans le travail pour tout oublier, mais lui ? Il semblait avoir un attrait pour la bouteille comme elle depuis sa séparation avec James. Si elle commençait à sortir la tête hors de l’alcool, son ami y était encore dedans. Cacher les munitions semblait alors la chose la plus juste. Ce qu’elle n’avait pas prévu est probablement la réaction de Gaspare qui passa sa main dans ses cheveux avant d’exprimer son opinion sur ses cheveux. Elle le laissa faire, incapable de bouger, de dire quoique ce soit. La bouche sèche et la gorge serrer : elle avait peur qu’il puisse entendre son cœur battre à tout rompre.

“Si tu penses que je vais baisser les bras, cela est mal me connaître, sussura-t-elle pour toute réponse, tu sais que je suis tenace.”
Abandonner ne faisait pas partie de son vocabulaire non.

Gaspare se rapprochait de plus en plus d’elle, mais Vicky ne bougeait pas. Elle continuait de le regarder dans les yeux et non sur ses parties intimes maintenant à l’air.

“Tu n’as pas le choix. Si tu es encore en vie aujourd’hui, c’est qu’une part de toi souhaite se battre. Laisse-lui une nouvelle chance de te prouver que tu es plus fort que tu ne veux le croire.” Ils étaient des survivants. Il trouverait la force de donner un coup-de-poing dans la vie.

Elle le laissa prendre sa main et embrasser sa paume, ses joues déjà rosies prirent une tournure encore plus rouge. Elle mettait sur cela sur le coup de la fatigue, il ne serait pas décent de ressentir ce genre de sentiments envers quelqu’un qui venait de perdre sa fiancée. Elle suivit Gaspare dans le plus grand des silences. Elle n’osait pas le briser, le juge devait en avoir besoin. Le regard haut et droit, elle monta une à une les marches avant de se retrouver dans le couloir. Son ami prit la parole, elle fronça les sourcils en serrant sa main quand elle comprit de qui il voulait parler. Sa salive passa difficilement dans sa gorge. A peine cette information lancée que Gaspare l’attira dans une pièce de la maison. Une fermée à clé. Une fine couche de poussière était dans l’air. Les objets et meubles quant à eux en étaient couverts. Elle n’osait pas rentrer dans ce qui semblait être un reliquaire de cette sœur disparue trop tôt. Pourtant, quand Gaspare tomba au sol, elle s’approcha doucement et glissa sa main dans son dos.

“Tu as raison, je ne savais pas ce que tu as vécu. Ta peine… Je ne peux pas la comprendre, je ne peux que l’imaginer.” Elle caressait tendrement la peau nue du juge : “Mais maintenant que tu t’es confié à moi, je veux t’aider à porter ce secret. Tu n’as pas à faire face seul à ces démons.”

Gaspare continue, parle cette fois-ci de sa défunte promise. Vicky comprit alors que le mal était bien plus vicieux qu’il n’y paraissait. Il avait donc des sentiments pour elle ? Elle n’avait jamais voulu accepter les signes qui étaient pourtant criants de vérité. L’inspecteur se leva pour lui faire face. À son tour, elle passa une main dans ses cheveux ébène pour relever son visage. Avec son autre main, elle essuya le visage de son ami :

“Je n’ai personne dans ma vie Gaspare.” Plus maintenant. Elle encercla son visage de ses deux mains et s’approcha de son visage : “Et une chose est certaine, je resterais à tes côtés jusqu’à temps que tu n’es plus besoin de moi.” Elle passa son pouce sur ses lèvres : “Laisse-moi t’aider. Laisse-moi au moins essayer d’accord ?” Vicky lui sourit. Si elle avait envie de l’embrasser, elle ne le ferait pas. Elle voulait qu’il soit certain de ses sentiments et non perdus dans les fantômes de sa vie. Ils avaient tout le temps pour apprendre à découvrir leurs chairs si tel était leur choix. “On va trouver un moyen de te sortir de cette malédiction.”



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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Mar 30 Juil - 13:25 )
Des fois, la peine est trop vive. Le poids sur les épaules est trop lourd et on chancelle. Je marchai en plein brouillard depuis qu’elle avait rendu son dernier souffle entre mes bras. Que j’avais tenu son corps chétif, drapé dans sa belle robe et qu’elle m’avait regardé avec ses grands yeux pour ne plus avoir aucun signe de vie. Son visage me hantait, son odeur, sa façon de vivre. Cette maison portait son odeur. Une mort de plus. Je me tenais près de Vittoria et je ne savais plus comment réagir. Je n’aurai pas dû lui ouvrir la porte. Ça semblait si simple de tourner la clé dans la serrure et de m’éloigner en douceur. Sur la pointe des pieds. Mais je voulais la voir, j’en avais besoin. J’avais besoin de passer mes doigts dans ses cheveux d’or, j’avais besoin de sentir sa peau sous mes doigts. Je pourrais. Mais je ne devrais pas. « Je ne suis pas fort. Je suis un être faible au contraire. Maudit. » Je restai près d’elle pour plonger mon regard sombre dans le sien. Je nouai sa main avec la mienne pour l’emmener dans ce mausolée qu’était cette maison. Je lui exposai la pendaison de ma mère. Elle aussi avait les yeux ouverts. Elle aussi avait les yeux vitreux, rivés sur moi. De la même couleur. Je déglutis alors que j’exposai les faits. Ma main tremblait toujours. Et j’essayai de rester calme. J’en avais vu des morts. Mais fort heureusement et malheureusement, je n’étais pas là quand ma petite sœur avait poussé son dernier soupir. Devant cette porte, je me rappelai les dires d’Aurelia qui me demandaient de changer la pièce mais j’avais toujours refusé. Mes jambes cédèrent sous mon poids et ma bouche s’assécha subitement alors que je baissai la tête. Mes cheveux graisseux me chatouillaient le nez alors que je tentai de cacher mes larmes. De cacher ma faiblesse. « Je ne peux pas te demander une telle chose. C’est inhumain. » et j’avais raison. Tôt ou tard, j’allais devoir affronter mes démons. J’allais devoir faire face à mes frères et sœurs. Je continuai de lui parler d’Aurelia. De nos problèmes. De ce mariage qui n’était pas une bonne idée. De tout. J’ouvrais mon sac et je le déballais par terre. Je l’écout ai me parler, fermant les yeux au contact de ses mains douces sur mon visage. Lorsqu’elle passa sa main sur mes lèvres, je sentis mon cœur basculer un instant et je déglutis. Puis sans réellement réfléchir, je posai mes lèvres sur les siennes. Mon baiser n’avait rien de tendre, n’avait rien de doux. Au contraire, il était passionné, il était empli de frustration, de crainte et de douleur. Je me retirai avant de la regarder fixement. « Navré. Je n’ai pas pu me retenir. » Je passai mes mains dans ses cheveux que j’avais détaché. « Je devrais aller m’habiller. Je commence à avoir froid. » mensonge. Faites qu’elle ne baisse pas les yeux, faites qu’elle ne baisse pas les yeux.



TOMBÉ

POUR ELLE

Tu es tombée du ciel. Moi qui voyais le mal partout.   


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Sujet: Re: Back to work. // Gaspare ( le Dim 4 Aoû - 14:59 )
Gaspare touchait le fond. Elle le voyait bien et Vittoria se sentait impuissante. Quelque chose d’insupportable pour une femme de sa trempe. Elle devait faire quelque chose. Même si cela était tenir compagnie : rester assise dans le silence et faire office de présence. Cela lui conviendrait. Tant qu’elle pouvait aider cet homme que la vie à briser. Elle ne s’attendait pas, cependant pas, à se trouver si proche de lui en simple tenue d’Adam. Elle n’avait pas prévu également de sentir son cœur au bord de ses lèvres à cause de la force de ses tambourinements. Vicky était prise dans une spirale de douceur et de noirceur. Mille et une question assaillaient son esprit sans qu’elle ne soit en mesure de les réfréner.

“Tu es fort car tu es encore en vie, Gaspare. Ne minimise pas tes efforts jusque là.” Elle le serra un peu plus contre elle : comme si elle pouvait aspirer le mal-être qui s’était emparé de lui. Elle voulait le revoir sourire, elle souhaitait qu’il remette sa veste de juge incapable de laisser les malfrats s’en tirer. Elle avait tout simplement envie qu’il puisse remonter en selle.

Gaspare la guida à l’étage sans avoir à la tirer. Elle serra sa main, leva sa tête pour ne pas se retrouver face à une autre facette du juge. Il commença à s’ouvrir, à lister les cadavres qui jonchaient son passé : empoisonnant le présent. Arriver dans la chambre de sa soeur, elle le vit tomber au sol : comme si le poids de son mal-être était soudainement trop lourd à porter. Il n’en fallu pas plus à Vittoria pour se mettre à sa hauteur et tenter de le faire revenir dans le monde des vivants.

“Je ne te demande pas ton avis.” Elle sourit doucement : “Je serais là. Quoiqu’il arrive. Aux dernières nouvelles : je fais ce que je veux de ma vie.” Et Vicky ne comptait pas laisser quiconque lui dire quoi faire.

Attrapant son visage entre ses mains pour qu’il ne puisse pas faire autre chose que la regarder, elle tenta à nouveau de trouver les mots qui le feraient réagir. Gaspare était sur le point de craquer et l’inspecteur ne pouvait pas le laisser ruiner sa vie, sa carrière à cause de son passé. Il avait besoin d’aide, elle allait lui apporter. Quand il l’embrassa, elle répondit presque automatiquement à cet échange. Elle sentit sans peine un brasier prendre possession de son bas-ventre et raffermit le baiser en l’attirant à elle. Quand il arrêta le baiser, elle garda ses yeux fermés en posant son front contre le sien :

“Ne le sois pas…” Elle sourit et avala sa salive. Vittoria devait se ressaisir. “Ne le sois pas.” Parce qu’elle ne l’était pas. Elle s’écarta, rouvrit ses yeux : “Va t’habiller.” Elle caressa sa joue avec son pouce : “Tu as besoin de sortir de cette maison un peu. Pourquoi tu ne viendrais pas chez moi ? Ma grand-mère à fait des lasagnes maison.” Elle se leva : “Viens passer la soirée avec moi, dans un environnement neutre.” Cela était le premier pas vers la guérison non ?



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