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- Harcelée par un flic... [Erio] -

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Octavia SolomosLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Harcelée par un flic... [Erio] ( le Lun 22 Juil - 7:00 )


Harcelée par un flic...

Et même lorsque tu te sens en danger, il y a toujours quelqu'un pour te rappeler que tu n'es pas seul... Ash'


Je marchais, mon portable dans les mains, un joint entre les lèvres. Je me préparais moralement à affronter cet pseudo entretien avec mon patron. Légalement, il était obligé de faire ça. En réalité, on ne faisait pas grand chose. Nous étions donc en pleine journée, il faisait terriblement doux. Je portais un croc-top assez simple et un short en jean avec des petites baskets basses discrètes et féminines. Jenna et cet affaire retournait dans mon esprit régulièrement. Si j'y étais allée à sa place... Peut-être aurais-je pu lui échapper ? Peut-être que si je l'avais accompagné, j'aurai pu la sauver de ce moment. Je me sentais d'autant plus coupable en me sentant soulager... Soulager de ne pas y être aller. Soulager de ne pas avoir été à sa place. C'était même la raison de ma principale culpabilité. Je me sentais coupable rien que par le fait de ressentir ce soulagement de ne pas avoir été ce soir-là... Je n'étais pas courageuse. C'était pour cette raison, d'ailleurs, que je refusais de revoir ce flic. Une seule fois avait suffit pour me faire comprendre que je ne valais pas grand chose. Je ne souhaitais pas lui dire ce que je savais, ni même lui expliquer les éléments qui lui manquaient. Ca me retomberait ça pour sûr. Je le méritais après tout. Tant que je pouvais m'échapper d'un second interrogateur avec ce flic désagréable... Je continuerai. Je mènerai ma propre enquête. Il finira bien par m'avoir, de toute manière...  « Cette chaleur... J'aurais du emmener ma crème solaire... » Parce que si je n'avais pas une peau nickel, je risquais de mettre vraiment en colère notre patron. Depuis la mort de Jenna, il se reposait beaucoup sur mes capacités... J'écrivais alors un sms à Flora pour lui expliquer, pour lui dire tout ce que je ressentais. Elle, qui rassurait mon âme torturée. J'avais ce profond mauvais pressentiment, comme quelque chose m'arrivera bientôt et que j'en serais aucune la meneuse. Tout en continuant à écrire ce sms, un frisson me parcourait le dos. Merde. J'avais peur. Peur de marcher seule dans la rue même en pleine journée... Et si... Si il s'en prenait à moi ? « Fais chier... »


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Sujet: Re: Harcelée par un flic... [Erio] ( le Mar 30 Juil - 17:28 )
« Te fatigue pas. » La voix de son collègue Dario résonne dans le téléphone, accompagné d’un soupir qui témoigne de sa lassitude. Il ne peut que comprendre ce ton blasé, seulement, ce n’est pas dans ses habitudes de baisser les bras après quelques refus. Son ami sait mieux que personne qu’Erio est buté, déterminé, surtout dans une telle affaire sensible, alors s’il doit redoubler d’efforts pour obtenir les informations qu’il recherche, il le fera. Cette femme qui l’évite comme la peste semble être la plus proche de sa victime. C’est avec elle qu’elle échangeait avant son rendez-vous et les nombreuses photos sur son Smartphone ne trompent pas. Un jour, elle devra bien lui faire face, lui parler et il espère que ce sera aujourd’hui. « M’fatigue pas, toi. » lâche-t-il, en râlant, supportant mal qu’on lui dise ce qu’il a à faire. C’est alors qu’à quelques mètres de là, il la voit enfin. « J’te laisse. » dit-il, en raccrochant, alors qu’il sort de sa voiture. Ca fait bien une heure qu’il attend qu’elle se pointe, avec l’espoir de la toper avant qu’elle n’entre dans son club et il compte bien sauter sur l’occasion. Il s’approche vivement, saisit son poignet pour l’inciter à se retourner. « Faut qu’on s’cause. » Son ton est affirmé, son regard sûr de lui, ferme. « Au lieu de m’balader, peut-être qu’on pourrait en finir ? » C’est brusque comme méthode, mais ça va avec sa personnalité. Il a été patient, beaucoup trop à son goût et ce, juste pour obtenir quelques malheureuses réponses qui, si ça se trouve, ne le feront même pas avancer, mais il n’est pas prêt à prendre le risque de les laisser filer sous prétexte que madame n’a pas envie de parler à un flic. « C’est quoi ton problème au juste ? T’as pas envie qu’on coffre ce type ? » Si Dario était là, il lèverait les yeux au ciel, avant de tempérer la situation. Lui est son contraire, parle bien moins sèchement, essaie d’être compatissant. Ce qui pourrait être son cas, mais agacé par la façon dont elle le fait tourner en bourrique, le rend bien moins agréable. Ce n’est pas écrit crétin sur son front.


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Sujet: Re: Harcelée par un flic... [Erio] ( le Mer 31 Juil - 6:52 )


Harcelée par un flic...

Et même lorsque tu te sens en danger, il y a toujours quelqu'un pour te rappeler que tu n'es pas seul... Ash'


La scène tournait dans ma tête, son enterrement aussi. Les larmes et cris de désespoir de sa mère me fendaient un peu plus le cœur lorsque j'y pensais. Mon regard s'arrêtait sur mon écran, tout me semblait vide ce dernier temps malgré les likes que je recevais encore sur Instagram de ma dernière photo. Cela se limitait à ça, un faux qui paraissait beau. Ce faux qui finissait par me faire mourir, ce faux qui me coûtait un passage à l'hôpital ou encore cette peur au ventre que cet enfoiré revienne pour moi, pour me tuer... Peut-être que c'était son but, au final, de tuer toutes les femmes qui ne se respectaient plus.

Jenna... Jenna n'était pas comme moi. Elle souhaitait se sortir de là... Injustice. Une main vint se saisir de mon poignet, mon corps était tant sous tension depuis... Depuis que je craignais pour ma vie, qu'un petit cri de peur filait d'entre mes lèvres. Je me retournais avec ce regard effrayé, une larme bordant mon œil. C'était rapide et brutal, la brutalité de sa saisie voulait ce que je retenais, la pression de sa main contre mon poignet, je plaquais ma main contre son cou. Je ne mourrais pas.

Et si je devais me battre pour ça, je n'hésiterais pas. Je devais lui faire honneur. Mon rythme cardiaque avait augmenté, j'étais déjà essoufflée rien que par la peur. « Bordel de... » Je suffoquais presque en remarquant que je venais de plaquer ma main sur la gorge d'un flic, celui qui me suivait tels un prédateur sexuel depuis plusieurs temps. Il semblait avoir compris ma proximité avec la victime... Une amie, pas une victime. Mon amie.

« Mais pour tout les diables, tu sors d'où, toi ? » Je ne pouvais m'empêcher de rouler des yeux en laissant ma main desserrée son emprise, la laissant ballotter le long de mon corps. J'avais eu peur... Si peur que je pouvais sans doute en pleurer. J'essuyais du dos de ma main libre, la larme qui menaçait de couler le long de ma joue. Je me penchais en avant, appuyais sur mes genoux afin de reprendre mon souffle et calmer mon corps tremblant. « Je te trouve bien tactile pour un flic. Tu comptes me lâcher ou tu as peur que je coure plus vite que toi ? » C'était uniquement à la fin de ma phrase que je relevais la tête vers lui, retrouvant l'éclair de malice dans mon regard.

Je l'écoutais sans trop rien dire. Mon problème ? Mon problème était que si vous vouliez l'arrêter ce gars-là.. Il sera déjà mort. Si.. Si vous pouviez vraiment nous sauver, la sauver, elle ne serait pas morte, ce soir-là. Et si je n'étais pas capable de tous ça, si je ne l'avais pas conduit jusqu'à là... Rien de tout cela ne se serait passé. Rien. C'était ma propre culpabilité qui me rendait coupable de ce crime. « Si vous pouviez vraiment le coffrer, tu ne serais pas en train de harceler une strip-teaseuse et mon amie ne serait pas morte. » Merde.

Je venais de lui dire par moi-même que j'étais liée à Jenna. Je regrettais un peu plus chacune de mes paroles. « Combien de victimes il va encore faire avant que la police bouge son cul ? » C'était méchant. Je n'avais jamais menti sur ma nature, malgré l'espoir qu'on mettait encore en moi, j'étais méchante. Foncièrement et simplement méchante, peu importait les efforts que j'investissais à être quelqu'un de bien, je ne l'étais pas. « Qu'est-ce que tu me veux au juste ? » Je soupirais, bien sûr que je savais ce qu'il souhaitait obtenir. La vérité de ce soir-là.

« Je ne vois pas trop comment je pourrais t'aider à le faire coffrer. Je suis autant coupable que lui. » Je regardais autour de moi. Peut-être qu'il nous regardait en ce moment-même. Je sentais cette tension et cette paranoïa constante. « Laisse tomber. Je ne suis pas obligée de te parler, je connais mes droits. Et tu ne comprendrais pas. »

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Sujet: Re: Harcelée par un flic... [Erio] ( le Dim 4 Aoû - 16:31 )
La main de la brune autour de son cou lui fait froncer les sourcils un peu plus, alors qu’elle défait son emprise. Par peur, elle a serré un peu fort, au point d’y avoir mis un peu de pression, mais pas au point de lui avoir fait le moindre mal. Par automatisme, il passe ses doigts sur sa gorge, tandis qu’il balaye sa question d’un revers de main. Elle n’a aucune importance. Erio est juste là, ne compte pas s’en aller, même si elle le lui demandait en hurlant des choses désagréables et qui ne l’effraient pas. Lui-même a un sale caractère et en répondant par des jurons ou avec un ton sec, il est habitué à recevoir un retour de bâton. « Fais pas genre t’es surprise. » Octavia devait bien se douter qu’à force de l’éviter et sa détermination, à lui, qu’ils se parleraient un jour pour mettre sur le tapis les liens qui l’unissent à Jenna, ainsi que tout ce qu’elle connait sur cette fille. Il a besoin de comprendre. Et si ça ne vient pas d’elle, alors il fouinera ailleurs. C’est son job et il le fait correctement. Quitte à reprendre contact avec la famille qui ne semble pas avoir eu de nouvelles d’elle depuis si longtemps, ou à fouiller dans la vie de chaque client.

A sa remarque, il lâche un soupir et râle dans sa barbe en la lâchant. Il a bien compris qu’elle était déjà dans un sale état. Ses larmes en sont la preuve, mais il n’est pas là pour faire des sentiments. S’il ne compte pas la malmener, il est bien décidé à la bousculer un peu pour qu’elle crache ce qu’il ignore. « Et pour ça, il m’faut tous les éléments, mais t’es tellement débile que tu t’casses à chaque fois que j’essaie de te causer. » Il faut donc bien qu’il la harcèle. Qui serait-il pour baisser les bras parce que mademoiselle préfère tourner le dos à la police ? Erio resserre la mâchoire, se sentant attaqué. C’est lui et son équipe qui travaillent sur cette enquête et le problème est que les indices se font si faibles, si pauvres, qu’il n’y a aucun moyen de tomber le bon gars. Ils ont pourtant vu énormément de types, reçus des témoignages, ont pris des choses au sérieux, dont certaines pistes qui n’étaient que de simples blagues. « Que tu m’répondes, au lieu d’jouer ta connasse bornée, ce s’rait déjà un bon point. » Il serre les points et ajoute, agacé : « J’te demande juste de me répondre putain ! Pas d’faire mon taf ! » C’est à lui de trouver de qui il s’agit, pas quelqu’un d’autre, mais si elle pouvait l’aiguiller avec ce qu’elle détient, ça l’aiderait sans doute beaucoup. Il souffle, exaspéré, passe sa main sur sa nuque, tandis qu’elle parle de culpabilité et alors qu’il s’apprête à lui demander pourquoi, elle se renferme. « T’es vraiment une chieuse, hein. » lâche-t-il, en prenant sur lui. « T’as peur de quoi ? » Parce qu’il s’agit de peur, n’est-ce pas ? Elle est effrayée. Pourquoi ?


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Sujet: Re: Harcelée par un flic... [Erio] ( le Dim 29 Sep - 15:55 )


Harcelée par un flic...

Et même lorsque tu te sens en danger, il y a toujours quelqu'un pour te rappeler que tu n'es pas seul... Ash'


Déboussolée, je tentais de lutter contre le flic qui venait de me terroriser. Je menais une guerre profonde contre mes émotions qui commençaient à me submerger et pour cette raison, j'en avais versé une larme, juste une seule, que j'avais essuyé, rageuse. Sa détermination était sans faille à ce flic. J'espérais justement par un manque d'acharnement pour qu'on finisse par me lâcher. Les flics n'étaient pas bien vue dans le lieu où je travaillais et encore moins par les habitués. Sa réponse m'obligeait à grogner d'agacement. Je n'aimais pas son attitude. Il se prenait pour qui, au juste ?

 « C'est pas habituel de se faire harceler par un flic, ouais. C'est plutôt les camés ou les obsessionnels qui nous collent au cul, comme quoi... Hein, même dans les institutions nationales, y'a des malades ! » J'étais sarcastique. Je ne pouvais que l'être au vue de la situation. Je peinais à parler à quiconque de ce que je ressentais. Flora était au courant pour le meurtre de la belle Jenna mais rien d'autre. Juste l'impact psychologique potentiel de sa mort, personne ne pouvait imaginer la culpabilité qui me rongeait. Rien n'allait. Rien. Bordel. J'allais m'effondrer et j'avais peur de ma chute. Malgré tout, il lâchait mon poignet. Il n'avait peur de rien ce gars, même pas de la loi qu'il défendait par son insigne.

« De me causer ? » répétais-je désabusée. Je levais le bras, visiblement agacée. « Tu as vraiment un problème toi. On parle pas aux gens en les insultant. Tu m'agresses, tu me parles pas ! » Dans un soupir, je serais le poing en regardant autour de moi, exaspérée. Je voulais vraiment partir, arrêter d'y penser. L'image de son cadavre me revenait constamment dans l'esprit, à tel point que je retenais un relan amer qui ressemblait presque à du vomi. Il venait de m'insulter, encore une fois. Je serrais à mon tour la mâchoire, en le bousculant ouvertement. Je commençais à hausser la voix. « Alors fais-le ton putain de staff et arrête-le cet enculé ! » Parce qu'il avait tué Jenna. Et au fond, il devait se sentir autant que moi coupable de cette histoire. Peut-être qu'il travaillait sur le dossier depuis longtemps, cela arrivait fréquemment.

Je détournais le regard,croisant les bras en le laissant ainsi. Boudeuse, j'avais l'impression d'être une petite fille qu'on venait de gronder parce qu'elle avait essayé d'attraper son chocolat. Sauf que, désormais, je n'étais plus une petite fille et on parlait d'un meurtre. « Et toi, un flic en carton... » répondis-je d'une faible voix. Je baissais les yeux comme pour savoir si je devais lui dire ce que je savais ou non. « De lui. De ce qu'il pourrait me faire quand je vois ce qu'il a fait à Jenna, je... » Merde. J'allais pleurer si je continuais. C'était exactement à ce moment précis que je me rendais compte au combien je venais d'atteindre mes limites. « Tu sais rien de mon monde... T'es un bon petit flic, t'as un boulot rangé, dans un monde rangé. Dans mon monde, personne n'est honnête. Les gens sont des enfoirés, ils profitent des autres pour s'en sortir. Jenna... Elle voulait partir de cet endroit, arrêter le strip. Elle en pouvait plus de vivre comme ça. Elle voulait partir, prendre son envol. Elle avait le courage qui me manquait. »

Je lui parlais, je ne savais pas tellement pourquoi mais je me sentais obligée de le faire. Tellement obligée que je reculais pour m'appuyer sur le mur, les bras toujours croisées sur ma poitrine. « Le gérant nous drogue. Elle voulait tout arrêter, se ranger dans un lieu tranquille, loin de la violence, loin de la drogue, loin de ce... Fais chier. Elle aurait pas du mourir, ce soir-là... C'était son dernier soir avant son départ. Sa démission était signée et la thune de côté... » Je soupirais longuement en détournant le regard. Je ne savais pas par où commencer. Ce flic était un con mais tout ce qu'il voulait c'était arrêté ce type-là. Pour une fois, il serait peut-être bien de faire les choses correctement. « J'étais là, au parc, ce soir-là... »

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Sujet: Re: Harcelée par un flic... [Erio] ( le Dim 6 Oct - 17:51 )
Un flic en carton. Erio souffle, agacé et roule des yeux avant de les reposer sur elle. Il sait qu’il peut obtenir des informations de sa part sur Jenna. Il n’est pas certain qu’elle puisse l’avancer réellement dans son enquête, tant il connaît le procédé du tueur en série qu’il poursuit depuis des années. Ce dernier est trop intelligent, méticuleux pour laisser passer des indices. Pourtant, intérieurement, il espère que ce soit le cas. Cette fille, il ne l’a pas seulement violée et tuée comme il le fait habituellement… Il s’est acharné sur elle, comme s’il lui tenait rigueur de quelque chose. Toute sa rage est sortie, à tel point qu’ils ont eu des difficultés à trouver son identité. Peu importe sa profession, qu’elle soit valorisante ou non, elle n’aurait pas dû subir toutes ces horreurs. Lorsqu’Octavia reprend la parole, exprimant ses peurs, Erio se calme aussitôt et acquiesce d’un signe de tête. Il comprend qu’elle ait peur, qu’elle ne soit pas rassurée, surtout si ses activités sont aussi tardives, surtout si elle rentre le soir seule, dans son appartement. Elle n’est à l’abri de rien. L’italien aimerait pouvoir la rassurer, mais il n’est même pas sûr que ses mots suffisent et ce n’est pas son job de lui dire que tout ira bien et qu’il ne lui arrivera rien. Il n’en sait rien et ce serait faire des promesses dans le vent, ce qui n’est pas son genre.

Octavia a l’air de croire que tout est beau, tout est rose, mais il n’est pas derrière un bureau à user de son crayon pour remplir de la paperasse. Il n’a cependant pas à se justifier et ne souhaite pas s’attarder sur son cas, préfère de loin se focaliser sur ce qu’elle dit sur Jenna. « C’était une fille bien, oui. Elle ne méritait pas ce qui lui est arrivée. Personne. » Ca, il n’en démord pas. Il se fiche de savoir qu’elle danse pour les autres, qu’elle se prostitue ou tout autre métier de la nuit. Tout ce qu’il sait, c’est qu’aucune femme ne mérite de finir comme Jenna et les autres. Il aimerait que tout s’arrête, mettre la main sur celui qu’il cherche depuis trop longtemps et de manière acharnée, jusqu’à placarder les murs de sa chambre en affichant des photos des victimes, des notes. Il s’en rend malade. Erio fourre une main dans la poche de son jean et l’écoute avec attention, sans la couper une seule fois. Il entend son quotidien, comprend également qu’elle aimerait s’en éloigner également, mais n’a pas les clés pour le faire. « Il vous drogue… Il vous force ? » demande-t-il, les yeux plissés, essayant de comprendre. Lui ne travaille absolument pas sur ce qui se passe sur son lieu de travail, mais il aimerait être en mesure de lui tendre la main. « Quand on l’a retrouvée. » affirme-t-il, le cœur lourd, en faisant quelques pas, avant de se poster de nouveau vers elle. « Est-ce que tu sais quelque chose ? Vous gardez une trace des clients ? » Même s’il imagine qu’il a été plus malin que ça.


Erio Mazzei
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Sujet: Re: Harcelée par un flic... [Erio] ( le Lun 11 Nov - 12:04 )


Harcelée par un flic...

Et même lorsque tu te sens en danger, il y a toujours quelqu'un pour te rappeler que tu n'es pas seul... Ash'


L'agacement que je remarquais face à ma réaction presque timide aurait pu me faire rire dans une autre situation. Mais ce n'était ni le moment, ni le lieu pour rire d'une situation aussi... Inattendue que celle-ci. J'invoquais ma peur à cet inconnu et étrangement, il se calmait immédiatement. Ca me déstabilisait complètement. Il se souciait soudainement de ce que je pensais et ressentais. Il était pas commun comme flic, sur beaucoup de points mais... Je ne comprenais pas pourquoi il écoutait sans rien ajouter.

Sa phrase fit résonance dans mon corps. Je peinais à remplir un petit sanglot étouffé. L'entendre de sa bouche... Que c'était une fille bien, d'une personne qui ne la connait, rendait cette réalité, ce fait encore plus douloureux. Alors, je continuais à lui expliquer comment ça fonctionnait, chez nous. Comment les gens vivaient pour eux-même sans soucier des conséquences pour les autres. Et c'était d'une hypocrisie de ma part... J'étais comme eux. Je me souciais de mon bonheur sans prendre en compte la peine que je pouvais créer chez d'autres.

Sa question m'arrêtait quelques secondes. Juste le temps d'y réflechir. Il nous forçait pas à le faire. Dans un sens, on choisissait de la prendre, c'était tout aussi pathétique. « Honnêtement, on est obligé de rien mais on n'a pas tellement la volonté de choisir autre chose que de prendre le sachet. C'est le seul truc qui nous permet de tenir le coup. Il profite de nos faiblesses, c'est tout. » Et la mienne se trouvait absolument dans l'addiction à la drogue et ce besoin désespéré de m'échapper de ce quotidien.

Je me rappelais de ce soir où Jenna m'avait dit avec son grand sourire qu'il prendrait mes clients parce que je ne voulais pas faire ça, je ne voulais pas marchander mon corps. C'était sans doute ce qui lui avait coûté la vie. A son affirmation, je baissais la tête. Les images de ce soir-là me torturait, même dans mon sommeil. « On a quasi aucune trace de nos clients. Des numéros de téléphone ou des pseudos. Ce sont des téléphones préparés en général, ce sont des gars qui assument rarement d'aller voir des femmes comme... Bref ! »

Ce n'était pas nécessaire de dégrader un peu plus la mémoire de Jenna. Elle n'avait pas honte d'être ce qu'elle était mais si elle le pouvait, elle aurait arrêté cela depuis longtemps. C'était sans doute pour cette raison qu'on s'entendait si bien. Elle voulait partir, s'enfuir. Et pour cela, elle avait besoin de frics. « Je... » Un temps d'hésitation pour lui expliquer la suite. Comment allais-je pouvoir lui dire cela avec... Un minimum de décence. « Je ne faisais rien d'autre que de danser. J'avais essayé de faire plus mais... Ce n'était pas vraiment pour moi.. » Pour ne pas dire que j'avais affronté un petit vieux, plus vicieux que n'importe qui et j'étais heureuse d'avoir été plus souple que lui pour lui échapper.

« Jenna c'était proposé pour prendre mes "clients" si jamais je recevais des messages ou des appels pour un rendez-vous, c'était Jenna qui y allait à ma place ! Elle gagnait de l'argent et moi, ça m'arrangeait de ne pas être obligée de changer de numéro pour... Enfin, tu vois ? » Serait-ce un peu de honte que je ressentais à cet instant ? Je soupirais longuement pour répondre mon roman. « Je n'avais pas eu d'appels depuis quelques mois. Peu de personnes avait mon numéro et je ne le transmettais pas. Alors... On avait trouvé ça étrange qu'un gars m'appelle pour me donner mes services. Et c'était un service tellement précis. » Je prenais une grande inspiration pour me donner un peu de courage.

« Cette fois-ci, comme toutes les autres fois, Jenna a pris ma place. J'ai donné rendez-vous à ce gars par sms. Il a voulu changé le lieu. C'était étrange mais on a quand même l'habitude aux types un peu chelou. Le soir, Jenna y est allé. Mais le type, il s'attendait à... » Je déglutissais avec difficulté. Le dire au haute voix me semblait encore plus terrible. « Il s'attendait à me voir, moi. Il connait mon prénom. Il savait qui j'étais quand il m'a appelé, il m'a nommé par mon prénom. Comme un fidèle client ou je ne sais quoi... Il pensait que ça serait moi. Et non Jenna ! » Je soufflais d'un coup comme si j'essayais d'évacuer ce poids qui se formait dans ma poitrine.

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