Revenir en haut
Aller en bas


 

- Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Octavia SolomosLa jeunesse dorée et éclatante
Octavia Solomos
http://www.ciao-vecchio.com/t4115-octavia-solomos-too-late-for-r http://www.ciao-vecchio.com/t4117-es-tu-completement-normal-octavia-solomos
Faceclaim : Blanca Suarez (©Scythe)
Messages : 471 - Points : 824
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] Tumblr_inline_o8paxfHTtg1qf0bzr_250
Âge : 26 ans
Métier : Stripteaseuse
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] Empty
Sujet: Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] ( le Lun 22 Juil 2019 - 21:56 )


Laisse la porte ouverte !

Au delà de notre amitié, promettons-nous de ne jamais abandonner et de toujours se protéger...Ash'


Mon regard se posait sur les cartons et sur Lily qui se plongeait déjà corps et âme. Ma vie semblait bouleverser ses derniers temps. J'essayais de toute affronter, même la dure vérité. Celle que tout ça, n'était pas ce que je voulais. Je me trouvais un peu plus pathétique. Tout devenait si compliqué. Même lorsque je me poussais au meilleur, je n'optais rien de plus qu'un passable. Lilween, ce petit rayon de soleil m'offrait plus qu'une possibilité d'être meilleur, elle me donnait un avenir, un moyen de réussir. Elle me donnait toutes les cartes en main pour m'en sortir. Alors, j'étais presque un peu émue de regarder ses cartons. C'était le signe de ma nouvelle vie, d'un nouveau moi. Un moi dont je serais vraiment fier. Peu importe ce qu'on s'imaginait de moi avant, je ferais changer tout les avis, toutes les visions mais surtout et avant tout, la mienne. « Tu es motivée à ce que je vois ? Avoue, tu as hâte de tomber sur mes jouets sexuels ? » J'en riais parce que par évidence, si j'en avais, je les aurais caché. Et même si j'en ai, je ne le dirais pas. Je regardais la porte, celle de la chambre de la belle blonde qui m'abritait sans même hésiter sous son toit. « Merci... De me sortir de là, Lily... D'être là ! » Octavia Solomos qui exprimait ses sentiments ? N'était-ce pas un exploit. Un remerciement était pourtant le minimum que je lui devais après ce qu'elle venait de faire pour moi. Je me sentais en sécurité dans cette maison et avec elle, souvent. Sauf quand elle prenait un cuter pour ouvrir les cartons, là, j'avais un peu moins confiance. Je remontai mes manches tout en me faisant un rapide chinions sur la tête, c'était partie. « On pourrait presqu'être en colocation, dis donc ? » Je riais de bon coeur en me m'asseyant en tailleur devant un carton. Je commençais à le déballer. Je souriais devant quelques objets de mon enfance. Une photo de ma fratrie et de moi par exemple. Je changeais. Archie serait sans doute fier de toi. « Tu crois qu'on peut changer ? Vraiment, je veux dire ? »


Code by Sleepy


Le souffle d'un renouveau
Même dans l'obscurité, je continuerai de courir. Ca ne sert à rien de ralentir, on apprend toujours en chutant. Personne ne peut mieux se relever qu'une personne trop de fois tomber.


Dernière édition par Octavia Solomos le Mar 15 Oct 2019 - 19:56, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lilwenn BoschettiToujours frais après un litre de café
En ligne
Lilwenn Boschetti
http://www.ciao-vecchio.com/t4992-lilwenn-boschetti-evitez-l-aig http://www.ciao-vecchio.com/t5756-lilwenn-boschetti-la-mort-est-prematuree-a-tout-age#182086
Faceclaim : Dakota JOHNSON + ©.cranberry
Messages : 1534 - Points : 1931
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] 1g4t
Âge : 30 ans + née à Paris le 18.06.1989
Métier : bibliothécaire
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] Empty
Sujet: Re: Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] ( le Ven 2 Aoû 2019 - 3:57 )
OCTAWENN ♔ Laisse la porte ouverte !
Je ne saurais décrire ce que je ressens à cet instant, alors que je me trouve devant un premier carton. Il ne s'agit pas de mon déménagement, mais plutôt de l'emménagement de ma meilleure amie, ma Octavia chérie. Lorsque je la regarde, se trouvant dans la même pièce que moi, je me dis que je dois veiller sur elle, comme je veille sur ma Barbara. Je dois l'aider, je dois lui tendre la main et c'est ce que j'ai fait, avec l'aide de mon « père », puisqu'il m'a répondu « oui », alors que je doutais qu'il accepte la venue de ma meilleure amie. Bien sûr, je ne lui ai pas fait tout un résumé de la vie de ma Octa chérie, mais il aurait accepté de toute façon, selon ses dires, puisque je tiens à elle. D'ailleurs, lorsque j'y pense, j'ai la sensation que cet instant que nous avons partagé avec mon « père » est irréel. Y réfléchissant à nouveau, je me dis qu'il a sans doute voulu faire un premier pas vers moi, pour que notre relation change et qu'il se comporte réellement comme un père avec moi. Peut-être suis-je stupide de le penser, seulement, je me permets d'y croire, bien que je ne l'évoque pas à haute voix, et cela, avec personne. Tenant un cutter pour défaire les quelques cartons de ma sœur de cœur, je ris à ses propos, levant même les yeux au ciel. « Tu as tout compris. Si je suis aussi impatiente, c'est pour trouver tes jouets ! » Je m'exclame, heureuse, comme je ne l'ai pas été depuis très longtemps. Trop longtemps. Me sentant légère comme une plume, j'écoute ma Octa chérie, qui me remercie pour une énième fois. « Arrête de me remercier, je vais prendre le melon ! » Je dis, plaisantant, avant de recouvrer mon sérieux. « Octavia, tu sais que je t'aime, je t'adore et c'est normal que je te tende la main. Tu es ma meilleure amie, jamais je ne t'abandonnerais, d'accord ? » Je lui demande, mon regard s'encrant dans le sien alors qu'il s'embrume, par des larmes. « Enfin bon, si tu as quelqu'un à remercier, c'est monsieur mon "père", mais il me semble que tu l'as déjà fait alors, ça suffit. » Lui offrant un doux sourire, je m'occupe du carton se trouvant devant moi. Sortant ses affaires, un léger rire s'extirpe d'entre mes lèvres, aux propos de mon amie. « Étant donné que nous avons l'étage uniquement pour nous deux, c'est vrai qu'on peut parler de colocation. » Je dis, mon sourire s'épanouissant sur mon visage. « Toujours pas de jouets sexuels. » J'ajoute, pour plaisanter, étouffant mon rire entre mes mains, puisqu'il est extrêmement bruyant. Quand Octavia reprend, alors que je m'attaque à son second carton, je me rapproche d'elle, laissant monsieur le cutter de côté. « Je crois qu'on peut changer, oui. J'ai changé. Tu as changé. » Postant l'une de mes mains sur l'une des siennes, je m'en empare afin de la presser tendrement. « On ne peut pas changer totalement et heureusement, des choses restent. Seulement, avec les années, les épreuves qui nous forgent, nous changeons et ce n'est pas un mal, du moins, pas tout le temps. » Lui offrant un doux sourire, je me veux rassurante. « Tu es sur le bon chemin, tu sais. Tu désires changer de vie et je t'aide à le faire. Tu vas y parvenir, crois-moi. » Lui offrant un clin d'œil complice, je finis par poster mes mains sur mes hanches, pour finalement clamer : « Nous avons du pain sur la planche ma belle. Il faut qu'on reprenne pour terminer avant que le soleil ne se couche ! » J'exagère bien entendu, je plaisante, parce que je désire que son premier jour ici se déroule bien, afin qu'elle reste sur cette lancée, qu'elle reprenne sa vie en main dans les meilleures conditions possibles.


@OCTAVIA SOLOMOS


Je sais la peine,
JE SAIS LES PLEURS & LES PENSÉES

que les mots ne peuvent apaiser. Je sais l'absence, je sais le manque et les regrets, les souvenirs qu'il faut revivre et partager. Je sais le temps, je sais les heures, les nuits passées. Je sais l'effort et le courage à retrouver, ce souvenir qu'il faudra vivre et continuer.



Revenir en haut Aller en bas
Octavia SolomosLa jeunesse dorée et éclatante
Octavia Solomos
http://www.ciao-vecchio.com/t4115-octavia-solomos-too-late-for-r http://www.ciao-vecchio.com/t4117-es-tu-completement-normal-octavia-solomos
Faceclaim : Blanca Suarez (©Scythe)
Messages : 471 - Points : 824
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] Tumblr_inline_o8paxfHTtg1qf0bzr_250
Âge : 26 ans
Métier : Stripteaseuse
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] Empty
Sujet: Re: Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] ( le Mar 15 Oct 2019 - 20:31 )


Laisse la porte ouverte !

Au delà de notre amitié, promettons-nous de ne jamais abandonner et de toujours se protéger...Ash'


Ma vie entière avait été bouleversé ses dernières semaines. Les déceptions, les regrets, la tristesse, l'abandon, le manque, la haine, l'absence...Un monde entier venait de s'écrouler et j'étais là, à m'accrocher à la dernière brique du mur que j'avais construit autour de moi, comme si elle pouvait me sauver de ma désastreuse vie. Pourtant, alors que la sensation d'être seule se voyait gangrenante, Lily s'était proposée comme Bunker, le temps que les tirs ennemis s'arrêtent. C'était d'ailleurs l'unique endroit où je me sentais chez moi. C'était quand elle était là. J'aimais encore profondèment Flora, comme une meilleure amie, malgré ses erreurs et les miennes surtout.

Néanmoins, Lily prenait une place toute particulière dans mon coeur, celui  d'un membre de ma famille, celui d'un rempart, d'un dragon qui protégeait mon coeur et mon corps de toutes les attaques. Je n'étais pas au princesse en détresse mais si Lilween était le chevalier, je le deviendrais bien. Je lui vouais une loyauté hors norme, tout comme elle me vouait un respect. C'était cela, la base de tout, notre rencontre, notre enfance, nous... Et un jour, j'espérai être à la hauteur pour ne plus me battre dans l'ombre mais me battre à la lumière avec elle.

Je riais à sa réponse, c'était simple, drôle, elle.  « Je le savais ! Perverse ! Tu joues la petite femme innocente mais t'es pire que moi ! » Et ce n'était pas peu dire. La légèreté qu'elle ressentait en ma présence se trouvait être extrêmement apaisante et reposante. Mon sourire ne me quittait pas une seconde. J'étais heureuse de partager cela avec elle, de vivre avec elle. « Tu fais erreur, ma pauvre Lilwenn. Tu devrais fuir pendant que tu le peux encore ! » Je disais ça en riant même si au fond, je le pensais vraiment. Je brisais tout ce que j'avais de beau et en ce moment, Lilween était sans doute la personne la plus belle de ma vie : Dans son coeur, son attitude, son sourire.

« Tu sais ce qui est dingue ? Qu'on ne se soit jamais perdue de vue depuis qu'on se connait... Ca commence à faire un sacré bout !  » Et c'était vrai. On se protégeait les arrières mutuellement. Il y avait peu d'amitié comme celui-ci et je voulais la conserver autant que possible de tout les tempêtes que j'affrontais en ce moment. « Hum... C'était vraiment généreux de sa part d'accepter. Même si je suis presque sûre que tu ne lui as pas laissé le choix ! » Je posais une main sur ma bouche, regard moqueuse.

Il était vrai qu'elle ne menait pas la vie facile à son père mais je la comprenais. Au fond, c'était aussi une âme esseulée. Une colocation... Ca pourrait être une idée après tout. Si un jour, je gagnais aussi pour nous donner un confort acceptable. On pourrait vivre ensemble avec 2 chiens et 5 chats. « Un étage entier pour nous, c'est vraiment des problèmes de riche, ça ! » Je ricanais, parce que Lilwenn le savait bien, j'avais beau me moquer, je n'avais pas grandis dans la misère.

Mon père était un homme influant et plutôt riche. Je ne manquais de rien. J'éclatais de rire à sa réflexion. « Ils sont dans un carton bien caché !  » En réalité, je ne savais même pas où est-ce que je les avais mis. En espérant qu'aucun animal passera par là pour les bouffer. Soudainement, avec une pensée intérieure, je venais à demander à Lily si on pouvait changer. Je ne parlais pas forcément de moi mais... Des autres. Savoir si j'avais la force de changer, c'était ça la vraie question à laquelle j'essayais de répondre depuis plusieurs semaines. Elle éveillait tout mes doutes avec son air rassurant, apaisant. Ca me rappelait au combien elle était merveilleuse. Tout en appuyant sur le fait que j'étais bien loin d'être celle que je voulais.

« Et si la seule chose qui reste de moi c'est mes choix stupides et même le fait que je ne supporte aucune autorité ? » Parce que c'était les raisons qui me poussaient ici, en ce jour, dans cette situation merdique avec un tas d'emmerdes. Je ne pouvais exprimer ce sentiment de vide, ces derniers temps. Un vide qui peinait à se combler. « Ouais, tu as sans doute raison ! Qu'est ce que je ferais sans toi ? » Je lâchais un petit soupir transformé à un rire en voyant son clin d’œil foireux. A sa proposition, je reprenais mon cutter en glissant un autre carton à ses pieds. Histoire qu'on reste l'une à côté de l'autre pour discuter un peu.

« J'ai pas tant d'affaire que ça, hein... Finalement, je me rends compte que je ne suis pas autant une diva que je l'imaginais ! » En disant ça, je lançais théâtralement mes cheveux en arrière, une main sur mon front, un fin sourire au coin des lèvres, c'était une simplicité unique, le genre qui calmait mes angoisses, juste le temps de quelques heures. Je sortais des affaires de lycée d'un carton. Je fixais la belle en explosant de rire pour lui montrer la photo horrible de nous à cette époque. « Regarde notre tête ! On est horrible ! » Je m’esclaffais, essuyant une larme de rire au coin de mon oeil. Ça faisait du bien d'être juste toute les deux, à discuter de vieux souvenirs et de cartons.  


Code by Sleepy


Le souffle d'un renouveau
Même dans l'obscurité, je continuerai de courir. Ca ne sert à rien de ralentir, on apprend toujours en chutant. Personne ne peut mieux se relever qu'une personne trop de fois tomber.
Revenir en haut Aller en bas
Lilwenn BoschettiToujours frais après un litre de café
En ligne
Lilwenn Boschetti
http://www.ciao-vecchio.com/t4992-lilwenn-boschetti-evitez-l-aig http://www.ciao-vecchio.com/t5756-lilwenn-boschetti-la-mort-est-prematuree-a-tout-age#182086
Faceclaim : Dakota JOHNSON + ©.cranberry
Messages : 1534 - Points : 1931
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] 1g4t
Âge : 30 ans + née à Paris le 18.06.1989
Métier : bibliothécaire
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] Empty
Sujet: Re: Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] ( le Lun 28 Oct 2019 - 18:12 )
Mon bonheur est palpable. Il faut dire que vivre seule dans un si grand étage est « déprimant » du moins, à mon sens. Je ne me suis jamais sentie heureuse chez moi, ici, malgré les années passées. Pour être franche, je ne me suis sentie chez moi nul part, même à Paris, sur la fin, puisque je ne cessais d'aller chez des amies, ne pouvant plus rentrer à l'appartement. Petite, j'ai du m'y sentir chez moi, seulement, j'en ai eu assez de voir ma mère dans un état quasi « comateux » chaque fois que je rentrais, après une longue journée de cours. À l'époque, je ne savais pas comment l'aider, je me sentais impuissante et je détestais cela. Devoir nourrir sa génitrice n'est pas plaisant, comme devoir la laver, lui changer ses vêtements, puisqu'elle ne cessait de se piquer. Baissant le regard à ses pensées, je me persuade que c'est du passé et que mon présent se trouve ici, avec ma Octavia qui emménage. Lorsqu'elle plaisante sur ses « jouets coquins », je réponds que c'est ce que je désire trouver, pour plaisanter, vidant ainsi ma tête de toutes ses pensées. « Tu me connais, je suis très coquine. » Je souffle, dans un sourire, alors que mon regard scintille de mille feux, par notre conversation. « Pire que toi… Sans doute. » J'ajoute, souriant encore, malgré mes tristes pensées. « Comment veux-tu que je fuie ? Je vis ici. » Je prononce, étouffant un petit rire, pour reprendre : « C'est toi qui devrais fuir cette villa ! Ou plutôt, l'étage, vu que j'y réside. » Cette fois, je ne peux m'empêcher de rire. Posant une main sur ma poitrine, recouvrant mon souffle, j'ajoute ces quelques mots, puisque je connais ma OCTA chérie par cœur, depuis le temps. « Je ne veux pas fuir. Puis, je sais que je ne fais pas d'erreur. J'ai confiance en toi, je te connais, tu es tout pour moi. Ne pense pas que tu ne mérites aucune aide Octavia. » Mon regard planté dans le sien alors que je me montre sérieuse, j'offre un sourire à ma sœur de cœur, prenant l'une de ses mains pour la presser tendrement dans l'une des miennes avant de la laisser, puisque nous devons défaire ses cartons.

« Non, c'est quoi ? » Je prononce, me tournant les pouces plus qu'autre chose, lui prêtant ainsi une oreille attentive. « C'est vrai, on ne s'est jamais perdu de vue. » Y songeant, je me rends véritablement compte qu'elle a raison, puisque nous sommes amies depuis mon arrivée ici, à quelques mois près, ou semaines. « En fait, on s'est trouvée quelques semaines après mon emménagement ici. » Je me remémore notre passé, un sourire indéfectible présent sur mon visage. « Qu'est-ce qu'on s'amusait n'empêche. Une fine équipe. » Je prononce, lui offrant un clin d'œil complice, avant ses remerciements. « Mouais. C'est vrai qu'il peut se montrer généreux de temps en temps. Je suppose. » Haussant les épaules, faisant comme si cela m'est égale, je baisse le regard avant de sourire. « Tu as raison. Il n'aurait pas eu le choix de toute manière. Sa seule réponse devait être oui et c'est ce qu'il a dit. » Mon amie me connaît par cœur et elle sait que tout sujet concernant mon « père » est délicat, d'où cette pointe d'humour de sa part. La remerciant dans un sourire, je lui explique que l'étage entier est à nous, puisque mon géniteur n'y a pas sa chambre, ni même son bureau, préférant vivre au rez-de-chaussée. « Ouais, des soucis de riche. » Je m'esclaffe, ne m'y faisant toujours pas malgré les années qui défilent, puisque j'ai vécu dans un minuscule appartement où le strict minimum était présent, n'ayant pas franchement les moyens, bien que l'on vivait à la capitale française. « Tu vas réussir à réaliser que nous avons tout un étage pour nous ? » Je plaisante, bien qu'au fond, je ne ris pas. Je suis malheureuse en vérité, à cause du décès de ma mère, puis à cause de mon géniteur aussi, sans parler de l'état de Barbara, ma jeune sœur. « Comment ça ? Tu ne les as toujours pas trouvés ? » Je demande à ma meilleure-amie, faisant mine d'être en rogne, ce qui n'est évidemment pas le cas. « Tu vas jouer avec quoi, si tu t'ennuies ? » Je demande, postant mes mains sur mes hanches pour rire à nouveau. « J'ai une grande carrière de comédienne devant moi, avoue ! » Je continue à plaisanter, réalisant à quel point j'avais besoin de ne plus être la seule résidente de cet immense étage.

Songeant à sa question, je réponds avec sérieux à Octavia, qui doute sur le fait que l'on peut changer. Me voulant rassurante en pensant chaque mot que j'emploie, je ne parviens pas réellement à apaiser ses doutes. Poussant un soupire, regardant mes mains, je ne sais pas comment m'expliquer afin qu'elle me comprenne, ou plutôt, qu'elle comprenne qu'elle n'est pas une mauvaise personne qui mérite ce qui lui arrive, loin de là. « OCTA. Tes choix ne sont pas stupides puis, ce n'est pas que tu ne supportes aucune autorité. Tu as du caractère, tu sais te défendre, voilà tout. » À cet instant précis, je voudrais avoir le pouvoir de panser ses peines, puis je voudrais aussi avoir le don de pouvoir faire disparaître ses craintes, tous ses tourments. « Octavia. Écoute moi. Tu es une bonne personne. Tout le monde fait des erreurs, c'est humain, puis, personne n'est parfait. Ce qui compte aujourd'hui, c'est que tu désires changer. Tu veux t'améliorer, avoir une belle vie. Tu mérites tout ça. Tu mérites le bonheur. Je voudrais tant que tu comprennes mes mots, tu sais. » Je prononce, pour sourire franchement. « J'imagine que tu rirais moins sans ton clown sur pattes qui se tient devant toi. » Je m'exclame en souriant plus franchement, pour reprendre l'ouverture de ses cartons, alors qu'elle m'en envoie un, que je réceptionne sans mal. Levant les yeux au ciel à ses propos alors que nous continuons à défaire ses affaires, je ris encore, la regardant lancer ses cheveux dans son dos, à l'image d'une mannequin dans une publicité pour une marque de cosmétique. « Octavia ! » Je m'exclame, une main se posant sur mon ventre tant je ris. « Tu seras toujours ma diva. Est-ce que ça te convient ? » Je la questionne, pour plaisanter, testant encore mon pouvoir de comédienne. « Octavia ! » Je la regarde un instant, ayant mis une main sur ma bouche. « Je viens de trouver ta panoplie de jouets ! » Faisant mine d'être sous le choc, mes énormes billes grandes ouvertes, je passe mon regard de ma sœur de cœur au carton, à plusieurs reprises. Après quelques minutes d'acteur studio, je me laisse rire, pour lui révéler ma supercherie. « Il faut bien que je te bizute gentiment vu que tu t'installes ici. » Je dis, amusée, avant qu'elle ne tombe sur un pan de notre passé ensemble, alors que nous étions au lycée. « NON ! » Je prononce, sous le choc, fixant la photographie qu'elle me présente. « On n'est pas horrible ! Toi peut-être, mais moi non. » Je plaisante, me rendant bien compte que mon front est immense, d'où ma frange présente devant celui-ci. « On aurait dû s'installer ensemble bien avant. » Je dis, surtout pour moi-même, nous imaginant avec Babou durant un bref instant. « L'essentiel, c'est que cela est le cas maintenant. » Je termine, toujours aussi heureuse, ainsi que prête à blaguer toute la journée, puisque ma Octavia me rend heureuse, me faisant ainsi oublier tous mes tracas, puis elle a un pouvoir indéniable sur mon envie de bouger, de vivre, d'être heureuse, tout simplement.


Je sais la peine,
JE SAIS LES PLEURS & LES PENSÉES

que les mots ne peuvent apaiser. Je sais l'absence, je sais le manque et les regrets, les souvenirs qu'il faut revivre et partager. Je sais le temps, je sais les heures, les nuits passées. Je sais l'effort et le courage à retrouver, ce souvenir qu'il faudra vivre et continuer.



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] Empty
Sujet: Re: Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Laisse la porte ouverte ! [Octawenn] -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut