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- Assied-toi sur ce banc [Rp Libre] -

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Octavia SolomosLa jeunesse dorée et éclatante
Octavia Solomos
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Sujet: Assied-toi sur ce banc [Rp Libre] ( le Dim 28 Juil 2019 - 16:04 )


Assied-toi sur ce banc

Peu importe les drogues que tu prends, rien ne pourra remplacer cette drogue, qui est l'amour...Ash'


Serait-ce une larme que je sentais perler sur ma joue ? Non, juste une goutte d’eau. Une pluie estivale. Moi, qui étais venu pour voir le regard comblé de bonheur de ma meilleure amie, moi, qui longtemps avais laissé les autres écrasés ce que j’étais. Mon cœur venait de louper un battement quand je voyais bien attachée au bras de ma meilleure amie, l’homme que j’aimais, sans aucun doute. Je m’arrêtais là, à quelques mètres d’eux, juste en face. Je les observais sans dire un mot. Je ne voulais pas réaliser cette vérité.

Ils ressemblaient à un véritable couple. C’était en pensant ce terme que ma colère montait. Chacun de ses mots me revenait en tête. Soudainement, je n’arrivais plus à respirer, sous la pluie estivale, je cherchais assez d’oxygène pour combler ce manque. Tout ça, n’était qu’une illusion. Toute ma relation avec Etiam, toute la force que Flora me donnait, je me voilais la face. Menteur. Putain d’enfoiré de menteur. Mais qu’est-ce que tu foutais planter là, Octavia ? Tu devrais courir, t’enfuir.

J’en avais marre de fuir. Je voulais affronter cette douleur, pour une fois, dans ma vie, faire ce qui me semblait juste pour moi. Je marchais vers eux. « Vasi. Regarde Flora et dis-lui. Dis-lui que toutes les fois où tu n'étais pas avec elle, tu étais avec moi ? DIS LUI QUE TU M’AS PROMIS QU’IL N’Y AURAIT JAMAIS RIEN AVEC CETTE INCONNUE DE L’HÔTEL ! » Mon poing se serrait si fort que je sentais mes ongles se plantaient dans ma main. Du sang perlait le long de mes doigts, il était chaud, presque apaisant au vue de la situation..

« Alors vasi, dis-lui que tu as baisé sa meilleure amie. Dis-lui que tu m’as menti droit dans les yeux en prétendant que j’étais folle ! » Un rire triste s’échappait d’entre mes lèvres. « Comment j’ai pu croire que j’étais importante pour toi ? Je n’ai jamais été plus qu’un plan secondaire. Même moi, je le vois, que tu l’aimes, elle et non, moi. Tu serais là, avec moi, si tu te souciais de moi… Mais la réalité, c’est que tu t’en tapes. Tu t’en tapes de savoir si je vais bien ou même si je me sens bien avec moi. Tu t’en tapes de savoir ce que moi, je veux. Parce que putain… Putain… Je voudrais qu’un jour,on me regarde comme tu la regardes, elle. »

Ce rire nerveux et triste ne me quittait pas. Je souriais alors que mes ongles lacéraient la peau de ma main. « Ne t’approche plus de moi, Etiam. Jamais. C’en est finis. J'en ai fini avec toi… Fini de tout ça. J’en ai marre, marre de courir après le vent. Après des sentiments inexistants… T’es pas différents des autres, t’es même pire qu’eux ! »Je me tournais vers Flora en prenant  quelques secondes. Allais-je regretter mes paroles ?

« Et toi, Flora, tu l’aimes ce type là ? Bien-sûr que tu l’aimes parce que putain, je te connais mieux que moi-même. Mais réveille-toi, RÉVEILLE TOI ! C’est toi qui te crées ce monde. Y A PAS DE PRINCE CHARMANT POUR TE SAUVER DE TES PARENTS ! ALORS BATS-TOI VRAIMENT ! Et arrête de te mentir… ARRÊTE DE CROIRE QUE TU N’AS PAS LE DROIT D’AIMER OU QUE TU NE LE DOIS PAS ! C’EST TA PUTAIN DE DÉCISION. ET TOI… Toi… Au moins, tu l’as cette décision. Tu as cette personne près à tout pour toi… Flora je… Je ne peux pas. Personne ne m’aimera comme je t’aime. Et putain ce que c’est malsain. T’es pas ma copine, t’es mon amie. Je peux plus me sacrifier pour toi. Je veux penser à moi… Je veux un avenir, en fait… Je veux m’en sortir. Je suis désolée… »

Les larmes bordaient mes yeux. C’était peut-être un adieu définitif. Je devais le faire. Pour mon bien. Pour une fois, je devais être vraiment égoïste. C’était la seule manière qu’il puisse créer leurs histoires et moi, la mienne… Alors, je m’échappais de leurs emprises. Je disparaissais de leurs vues. À jamais, sans doute.  



Dans ce parc, ce soir, il faisait vraiment moche, la pluie pénétrait mes os mais je m’en fichais bien. Ce calme olympien annonçant la venue d’Aphrodite pour me tendre la main, son humble main pour une vulgaire chose, la vulgaire fille que je représentais. Sur le chemin de mon retour, je repensais à ce qui m’avait décidé à prendre ce foutu parcours. Personne ne m’avait jamais obligé. Lorsque je voyais ses femmes dont le mascara avait coulé et dont le visage semblait forger dans la souffrance, qui vendaient leurs corps pour leurs survies, pour la drogue, pour les autres, je sentais ce goût amer de la culpabilité. Peut-être était-ce le goût de mon rail de cocaïne de vraiment mauvaise qualité.

Étais-je une de ses femmes qui, pour la drogue, faisaient des choses horribles ? La vérité, c’'était que je marchais sans vraiment trouver de but. Je marchais parce que c’était plus simple que de me laisser tomber et de me rendre compte qu’il n’y avait personne pour me rattraper. Je marchais alors que mes doigts étaient gelés par le souffle parce que je préférais avancer plutôt que de m’arrêter là, où ces femmes prenaient leurs maux en patience. Mon égoïsme, lui, me répugnait. C’était plus simple de vivre uniquement pour sa personne.

Penser aux autres, c’était m’infliger un stress qui ne se trouvait pas nécessaire. Puis, j’avais beau essayé d’être quelqu’un de bien, je ne l’étais pas. Je suis l’image que je veux être, la danseuse mystérieuse et c'était sacrément triste d’être réduite à ça. Mais pour une fille comme moi, ça suffisait n’est-ce pas ? C’était un peu ce que pensaient les autres de moi. C’était un peu ce que tout le monde pensait. J’avais oublié… Oublié qui j’étais. Je veux partir. Cette main que tu me tendais, n’était pas réelle. Tu ne m’as jamais aimé. Jamais entièrement. Jamais totalement.

Finalement, je n’étais qu’une gamine qui n'avait pas assez grandi pour affronter le monde d’adulte et qui, au lieu de se battre, à préférer se réconforter dans le domaine où elle se croyait douée. Alors, je vagabondais sur la voie qui me menait au bout, jusqu’à chez moi. La solitude me tenait par la main, dans ce gigantesque parc. Elle me permettait d’aligner ce sachet devant moi et de rouler une feuille assez fine pour la rentrer dans ma narine. Ca m’obligeait à tenir le coup, à souffler, respirer, revivre. J’hésitais à le faire, à respirer cette substance.

Finalement, je m’asseyais, je laissais ça à côté de moi. La tête vers les étoiles, je me questionnais sur mon avenir… Qu’allais-je faire, désormais ? Peut-être que je me détestais toujours autant depuis tout ce temps… La culpabilité me consumait un peu plus, plus vite que le bout allumé de ma cigarette. Ma main tremblait de manque… Putain. Je voulais juste respirer… Et le plus terrible, c’était de savoir que le seul truc dans ma vie qui me permettait de vivre, c’était ce sachet juste à côté de moi. Ne pleure pas, Octavia. Ne t'écroule pas... Mais putain comme je me sentais seule, ce soir-là... Perdue et seule.


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Saluuut ! :
 


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Même dans l'obscurité, je continuerai de courir. Ca ne sert à rien de ralentir, on apprend toujours en chutant. Personne ne peut mieux se relever qu'une personne trop de fois tomber.
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Ela Tresca10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Assied-toi sur ce banc [Rp Libre] ( le Mar 30 Juil 2019 - 19:28 )
Alors qu’elle bataillait sous cette pluie battante pour que son parapluie reste droit, des cris interpellèrent Ela qui avait décidé de passer par le parc pour gagner le bar ce soir. Un morceau de son parapluie cassé dans chaque main, elle s’arrêta un instant et leva la tête vers le ciel comme pour être sûre d’avoir bien entendue. Lorsque de l’eau la noya presque sur place, elle décida de faire au plus vite en ouvrant la seconde partie de son parapluie, pas grave pour la manche qu’elle remettrait plus tard. Avec beaucoup de mal, elle se couvrit avant de se décider à suivre les éclats de voix pour se rapprocher de la scène. Le regard curieux, elle observait autour d’elle à mesure qu’elle marchait avant de réaliser qu’à cette heure et avec une météo pareille, les gens avaient décidé de déserter. Pas elle visiblement. A pas lents et plus discrets que d’habitude, elle se plaça derrière un buisson où elle pu voir trois personnes se tenir sous la pluie battante. Pour affiner sa vue, elle fronça les yeux pour tenter de reconnaître les personnes mais de là où elle se tenait elle pouvait à peine vraiment les voir. Pareil pour les voix, elle n’en entendait qu’une et elle était entrecoupée à chaque fois qu’elle parvenait à entendre un morceau. Vraiment, la personne qui hurlait devrait parler plus fort. Elle ne faisait vraiment aucun effort pour qu’Ela puisse entendre. Dans un soupir, elle s’avança quand même de deux pas – juste assez pour comprendre mieux sans se faire remarquer – et réalisa qu’elle connaissait l’une des trois personnes présente. « Octavia ? » Lâcha la petite brune qui tenait toujours son parapluie de fortune au-dessus de sa tête, oubliant presque que l’objet la couvrait à peine. Plus concernée que jamais, elle se rapprocha encore d’un pas, prête à intervenir à tout moment sans pour autant le faire. Elle était téméraire mais pas folle. Elle ne voulait pas s’en prendre une. Même s’il y avait peu de chances pour que la Solomos lui en colle une, elle voulait éviter de prendre des risques.

A la fin de l’échange, Ela couru se recacher derrière son buisson pour éviter d’être remarquée et attendit deux minutes avant d’en sortir enfin. La pluie n’avait pas cessé de tomber et bien qu’elle soit presque trempée et sur le point de prendre froid, elle fut poussée par une inquiétude soudaine qui la força à faire un tour rapide des lieux à la recherche de son amie. Impatiente, elle voulait hurler son prénom dans le parc au bout de trente secondes mais décida de s’abstenir. De toute façon avec la pluie, personne ne pourrait l’entendre. Après plusieurs secondes à parcourir le parc à droite et à gauche, elle vit enfin une silhouette qui pouvait – comme ne pouvait pas – être son amie. Du même pas lent qui l’avait guidé jusqu’à son buisson, elle s’avança avec précaution jusqu’au banc où était assise une jeune femme. Plus elle s’avançait et plus elle arrivait à identifier la personne comme étant son amie. Elle s’arrêta à quelques mètres d’elle de peur de la déranger, et regarda même autour d’elle comme pour être certaine que personne n’allait se mettre entre elles, les interrompre ou même venir vérifier si elle allait bien avant Ela. « Octavia… ? » S’enquit la jeune femme d’une voix faible, presque inaudible. Se raclant la gorge, elle s’avança encore un peu plus comme pour se donner de l’assurance. « Tu vas bien ? » Tenta Ela. « … tu veux partager mon parapluie ? Tu vas prendre froid si tu restes sous cette pluie. »


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Etiam Galliano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Assied-toi sur ce banc [Rp Libre] ( le Sam 3 Aoû 2019 - 5:08 )
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Il a fallu des semaines, des mois même, avant que Flora ne s’ouvre à lui. Et autant de temps, avant qu’elle lui partage son adresse. Un appartement où elle ne vit plus, d’ailleurs, mais, ça, Etiam l’ignore... tout comme l’identité de cette amie qu’elle souhaite lui présenter. Elle semble nerveuse. Elle liste les qualités de son amie, et elle se répète. Etiam sourit. Il hoche la tête. Il est attentif à chacun de ses mots. Il est surtout sous le charme, Etiam. Alors, il lève les mains vers son visage qu’il attrape délicatement et embrasse son front. « J’crois que ça ira. J’sais me montrer charmant, parfois ! » qu’il lance, pour la rassurer.

Seulement, la tornade s’approche. Une voix s’élève. Et les mains masculines quittent le visage de Flora. Octavia arrive en lui hurlant dessus, et Etiam ne comprend pas. Il fronce les sourcils. Comment est-ce qu’elle connaît son prénom ? « Quoi ? Tu veux bien te calmer, s’il-te-plait ! » qu’il demande, déjà exaspéré, alors qu’elle, elle continue. « L’inconnu de l’hôtel ? Tavie, arrête ! J’ai jamais dit que t’étais folle, même si là, j’me le demande.... T’es carrément hystérique. » Un long soupire, une main dans ses cheveux. Etiam observe Flora, avant d’en revenir à Octavia, qui a ce rire jaune. « J’t’ai promis qu’il n’y avait jamais rien eu, Tavie. Et pas que ça te concerne, mais, si ça peut t’éviter de faire une autre scène, sache qu’on a jamais couché ensemble ! »

Encore une fois, ce qui devait calmer la furie, eut tout l’effet inverse. Elle se lance dans un monologue que l’italien ne comprend pas. « Ça fait pas de sens, c’que tu dis ! Pourquoi t’es si en colère ? Qu’est-ce que t’as a me reprocher ? Tu sais que je me soucis de toi, que j’m’inquiète chaque fois que t’en fais qu’à ta tête. Et tu fais toujours qu’à ta tête» qu’il ajoute. Vaine tentative de la faire sourire, de détendre l’atmosphère. « Ne t’approche plus de moi, Etiam. Jamais. C’en est finis. J'en ai fini avec toi… Fini de tout ça. J’en ai marre, marre de courir après le vent. Après des sentiments inexistants… T’es pas différents des autres, t’es même pire qu’eux !»

Des sentiments inexistants ? C’est bien tout ce qu’ils ne sont pas. Elle a cette place toute particulière dans sa vie, bien qu’elle ne semble pas le réaliser. Elle semble avoir tout oublié. Des cris, des reproches. Et Etiam, ça ne lui plait pas. Il tente de garder son calme. Et cela l’empêche probablement de digérer tout ce qu’elle sous-entend. Ils sont amis. Elles aussi. C’est elle, Octavia, qu’ils devaient rencontrer. Ça, il l’a compris. Mais, pourquoi est-elle dans cet état ? Et s’il a accepté qu’elle lève le ton avec lui, ça ne va plus, lorsqu’elle s’adresse à une Flora vulnérable. Muette, les yeux humides. « HEY ! Ça va pas ?! Arrête !» Il s’arrête. Il reprend son souffle, alors que son coeur se comprime à la vue de l’état de ces deux femmes qu’il aime, de manière différente.

Il se tourne vers le calme. « Flora ? » Un regard désolé, et sa main gauche qui rejoint celle de son amie. « Ça va ? Dis-moi quelque chose... » qu’il demande, bêtement. Incertain d’avoir tout compris. Encore sous le choc, alors que Tavie choisi ce moment pour s’éclipser. Lorsqu’il le réalise, il soupire et lève les yeux au ciel. « Elle peut jamais faire comme tout l’monde ! » Presque inaudible. Plus à lui-même qu’autre chose, comme pour se convaincre qu’il ne peut pas attendre à plus tard. « Excuse-moi. J’dois.... Il faut que... que j’lui parle. J’reviens ! » Une promesse. Sauf qu’avec Flora, on ne sait jamais, si elle, elle sera toujours là. Malgré tout, il porte sa main douce à ses lèvres. Il y dépose un baiser et rejoins Octavia, qui piétine tout sur son passage.

« Tavie. Attend ! Hey. OCTAVIA SOLOMOS ! Arrête-toi » qu’il hurle à son tour, alors qu’elle lui fait toujours dos. « C’est quoi ton problème ! Pourquoi t’agis comme une copine jalouse. T’as jamais réagi comme ça, avant. T’en a jamais rien eu à foutre de nos week end à deux. Juste Lilwenn et moi. En quoi c’est différent, maintenant ? »



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Octavia SolomosLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Assied-toi sur ce banc [Rp Libre] ( le Ven 9 Aoû 2019 - 14:25 )


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La colère me transcendait. Le saignement de mes mains à force de serrer mes mains le montraient bien. Cette rage me brûlait le ventre. Je serrais la mâchoire, bordel, j'étais tellement en colère de ses réponses. En fait, c'était le pire, qu'il s'était dit qu'il devait répondre à mes accusations... En pensant, en pensant que je l'écouterai sans doute dans mon état. Je n'écoutais plus personne et étais-je arrivée une fois dans ma vie ? Les gens parlaient beaucoup, sans doute trop pour être vraiment entendue, sans doute pour rien. A force, j'avais appris... Appris que la seule personne que je pouvais écouter c'était moi-même.

La défendre encore maintenant, c'était cela le pire aussi. La pire des erreurs étaient de croire que Flora ne pouvaient pas se défendre. Elle en était largement capable. C'était d'ailleurs pour cette raison que je levais les yeux aux ciels dans un soupir. Je m'en fichais. Il fallait toujours que je sois présente pour les autres, que je fasse des états de leurs âmes, que les gens peuvent se dévoiler, se décharger sur moi mais...

Bordel, qui se souciait de mes états d'âme ? De mes souffrances ? De mes inquiétudes ? Personne. C'était exactement ce que je reprochais, entre-autre à Etiam. Le fait que cela faisait longtemps qu'il ne me demandait plus comment j'allais. Il ne savait plus rien de ce qui se passait dans ma vie. Ni le meurtre de Jenna, ni ma rencontre avec ce Flic, ni ce besoin d'aller mieux, de retrouver ma liberté perdue dont il détenait une partie des chaînes. Il venait de m'interrompre, j'allais partir, apaiser mon coeur qui rentrait en ébullition. Non... Il hurlait mon prénom dans cette rue. Je m'arrêtais, un pas, bloquée.

Devrais-je me retourner ? Il ne le méritait pas, définitivement pas.  « Ferme-là, Etiam.» un soupire s'échappait d'entre mes lèvres. J'étais vraiment en colère maintenant. Et je savais ce qu'il allait se passer si je décidais de lui répondre. Je ne pris pas le temps de le regarder en face, je restais de dos en répondant avec cette chaleur écrasante qui était ma rage.  

« T'es pas en position pour réclamer des explications. Tu as perdu, voilà ce qui s'est passé, si tu veux savoir. Je m'en tape que tu la baises ou pas. Mais franchement, ça doit être fatiguant de se mentir tout le temps ? Tu comptes le faire encore combien de temps ? Tu comptes être faux avec combien de personnes avant d’accéder le connard que tu es ? Tsss... C'est minable. Ne m'appelle plus, ne me parle plus, casse-toi. J'ai pas besoin des gens comme toi dans ma vie.  »

Je le balayais avec un coup de main dans mes cheveux et je poursuivais mon chemin. Peut-être l'avais-je enfin clouer sur place. Allait-il enfin me laisser ? Il le devait. Si, il pensait vraiment m'aimer, il me laissera partir.

Dans ce parc, tout était bien plus silencieux, même mon esprit commençait à s'apaiser. La douleur s'effaçait, sans doute par le biais de la drogue que j'avais pris avant de m'installer sur ce banc. Désormais, le doute se posait. Le doute de savoir si... Si j'étais assez forte pour ne pas reprendre une dose de ce produit.

Une voix venait troubler les voix perturbaient de mon esprit, de ce débat intérieur. Dans un sens, je remerciais cette intervention, de m'échapper de ce combat pour le moment. Je le savais, je n'étais pas encore assez forte pour en sortir vainqueur. Elle connaissait mon prénom, j'ouvrais les yeux, assise sur le banc en dirigeant mon regard vers la provenance de cela. Je fronçais les sourcils, un peu troublé. Je la connaissais. Mais bien-sûr... Mon regard était pourtant un peu floue.

« Ela ? C'est toi ? » On entendait la surprise dans ma voix. Pourtant, j'étais heureuse de la voir. Cette question banale, "tu vas bien" me paraissait si... Apaisante. Elle allait écoutée ma réponse. Quelqu'un se souciait de mon état et ce n'était pas n'importe qui... Ela, mon amie conflictuelle de mon enfance... « Oh euh... Ha bah... » Je me frottais la tête un peu gênée. Parce que si elle me posait la question c'était sans doute qu'elle connaissait ma réponse, ma vraie réponse. Je ne voulais pas lui mentir.

« Non... Pas tellement. Mais ça va passer, comme d'habitude, hein ? » Je souriais légèrement. Court et presque invisible mais un sourire. Elle venait de me décrocher un sourire, c'était déjà énorme au vue de cette peine qui m'étouffait en ce moment même. Sa proposition m'obligeait à la regarder, dans une surprise. Je baissais la tête, dans un petit rire. Je hochais la tête pour lui répondre. « Ouais... Merci ! » Un silence après celui-ci... Un long silence pour trouver les mots pour lui parler sans vraiment parler.

« C'est une journée, n'est-ce-pas ? Et puis... J'ai froid maintenant. » J'étais surtout stupide de croire qu'un jour quelqu'un m'aimera autant que ce que je l’espérais chaque fois que je dansais par les autres, chaque fois je me levais et même à mon réveil... « Ca faisait longtemps... Je suis contente de revoir Ela ! Comment tu vas ? » Ouais... C'était mieux d'éviter de parler de moi si je ne voulais pas m'effondrer dans ce parc.




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Sujet: Re: Assied-toi sur ce banc [Rp Libre] ( le Dim 11 Aoû 2019 - 19:26 )
En entendant son propre prénom, Ela sourit pour toute réponse avant de réaliser qu’elle ferait peut-être mieux de parler pour qu’Octavia sache qu’il s’agisse bien d’elle. « Oui, c’est moi. » Sa voix essayait d’être le plus calme possible alors qu’elle essayait de ne pas trahir son inquiétude. En même temps qu’elle lui proposait de partager son parapluie, elle osa demander comment elle allait. C’était une question stupide, elle voyait bien qu’elle allait mal. Assise sur ce banc sous la pluie qui n’avait pas l’air de vouloir se calmer, elle se doutait bien qu’elle ne le faisait par pur plaisir, pourtant ces mots étaient sortis de sa bouche sans même qu’elle ne puisse le contrôler. Timidement, elle fit un pas dans sa direction pour réduire la distance entre elles, mettant en avant son parapluie cassée qu’elle tenait toujours  deux mains comme pour indiquer que sa proposition tenait toujours. Une moue tracassée traversa le visage de la jeune femme en entendant la réponse d’Octavia, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Même le sourire qu’elle lui adressait ne suffit pas à rassurer Ela. Le souci ici, était qu’elle ne savait pas comment réagir. Une partie d’elle aurait voulu qu’Octavia lui mente en lui disant qu’elle allait bien, parce que c’était ce que tout le monde lui répondait lorsqu’elle s’inquiétait pour ne pas qu’elle se mêle de leurs histoires. A cause de son âge plus jeune que celui des autres, les membres de sa famille avaient cette tendance à voir en Ela cette enfant qui n’avait pas grandit. Elle était donc toujours la dernière à être au courant des malheurs qui se passaient dans cette famille. Mais ici c’était différent parce qu’Octavia avait choisi de répondre honnêtement à sa question.

Le temps pour elle de trouver quoi répondre à son amie, un silence assez gênant s’installa entre elles sans qu’Ela n’ose le briser de peur de dire une bêtise. Elle se contenta de regarder son parapluie qu’elle faisait semblant d’arranger pour pouvoir les abriter toutes les deux. Ce fut Octavia qui prit les devants, ce qui valut un soupir de soulagement de la part de l’Italienne. « Oh. Viens, on va aller se mettre à l’abri. » Répondit timidement la jeune femme qui réalisait qu’elles étaient toujours sous la pluie. Elle ne savait pas où elles iraient. Elle n’avait pas envie de l’emmener chez elle parce qu’elles étaient beaucoup trop loin et qu’elle ne voulait pas faire marcher Octavia sous la pluie, et elle ne voulait pas non plus lui faire traverser tout le parc pour en sortir et trouver un café. Elle opta pour l’option la plus simple et ouvrit la marche vers une sorte de kiosque où les gens allaient s’installer lorsqu’il faisait beau pour avoir une assez belle vue du parc. Alors qu’elle allait énoncer son idée, elle fut surprise par les paroles d’Octavia qui n’avaient pourtant rien de surprenantes. Ca faisait effectivement longtemps qu’elles ne s’étaient pas vues. « Je vais bien. » Répondit la brunette. En même temps, elle ne pouvait pas aller plus mal que son amie. On va aller là-bas sous le petit kiosque le temps que la pluie passe, ce sera plus simple. » Voilà, elle avait dit à voix haute le plan d’action et ressentait une légère fierté à l’avoir fait. Alors qu’elles firent à peine deux pas, Ela s’arrêta brusquement, les sourcils froncés avant de se retourner vers Octavia. Sans même lui adresser une parole, elle lâcha son parapluie et la prit dans ses bras, se fichant bien qu’elle soit trempée. Ela était bête. C’était quelque chose qu’elle aurait dû faire dès les premières secondes où elle s’était approchée du banc. C’était ce qu’elle aurait voulu qu’on lui fasse lorsqu’elle se sentait mal, au lieu de minimiser ses peines et ses malheurs. « Voilà c’était tout, on peut reprendre la marche maintenant. » Lâcha la jeune femme, un sourire dans la voix alors qu’elle était sur le point de récupérer son parapluie. « Ah non attends. » Consciente de l’état dans lequel se trouvait Octavia, elle enleva la veste qu’elle avait sur le dos et la passa autour des épaules de son amie. « T’auras moins froid comme ça. » Ca aussi, elle aurait aimé qu’on lui fasse si elle s’était retrouvée dans la situation d’Octavia. En soit, elle aurait juste voulu qu’on s’occupe d’elle et qu’on la rassure, qu’on lui fasse sentir que tout finirait par s’arranger et qu’elle n’était pas seule, même si les choses étaient beaucoup plus compliquées que ça.


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Sujet: Re: Assied-toi sur ce banc [Rp Libre] ( le )
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