Revenir en haut
Aller en bas


 

- Marie x Gabriel | Bonjour, papa. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Marie LeroyLa jeunesse dorée et éclatante
Marie Leroy
Voir le profil de l'utilisateur
Faceclaim : Millie Bobby Brown x diamond heart
Messages : 18 - Points : 22
Marie x Gabriel | Bonjour, papa. Df9d5ee6d31c2d6f7e084a22935060eb
Âge : 18 ans
Métier : Étudiante en cursus bilingue franco-italien et vendeuse dans une petite boutique de vinyles
Marie x Gabriel | Bonjour, papa. Empty
Sujet: Marie x Gabriel | Bonjour, papa. ( le Dim 28 Juil 2019 - 21:39 )
Profondément endormie, Marie ne semblait pas prête à émerger. La nuit avait été longue. Il y avait eu une bagarre pile devant l'immeuble et celle-ci avait semblait durer des heures avant que les autorités n'arrivent pour mettre fin à cette altercation. Pourtant, il n'était pas imaginable pour Marie de faire une grasse matinée et de dormir jusqu'à 12:00. Elle avait une horloge interne qui la faisait se réveiller tous les jours à 8:30 voire 9:00 grand maximum puis elle devait aller travailler, aujourd'hui. Marie était vraiment contente d'avoir eu la place dans la boutique de vinyles à quelques rues de son studio. Elle se sentait vraiment dans son élément et pouvait passer des heures à éplucher les bacs dans lesquels se trouvait les pochettes.

Marie alla ouvrir la fenêtre puis elle replia son divan lit, disposant les coussins et sa couverture sous l'assise. Son téléphone se mit à sonner et elle décrocha en voyant qu'il s'agissait de sa mère. Cette dernière avait particulièrement mal vécu le départ de sa fille pour l'Italie, ayant du mal à comprendre pourquoi elle voulait partir à l'étranger pour étudier alors qu'elle aurait pu le faire en France. Marie s'était toujours gardé de lui dire l'entière vérité quant à son envie d'évasion. « Salut, maman ! » S'en suivit une longue discussion où Marie lui expliqua tout ce qu'elle avait fait de la semaine. Elle raccrocha rapidement, prétextant avoir un bon nombre de choses à faire. En soi, ce n'était pas réellement un mensonge. La jeune femme se dirigea vers son bureau et posa les yeux sur le tableau en liège accroché au mur. Il y avait quelques notes dessus, quelques plans et une photo, ancienne. Une photo qu'elle avait chipé à sa mère lorsqu'elle avait fouillée dans les boîtes à souvenirs qu'elle n'avait jamais voulu lui montrer. Mais Marie est une fille curieuse et si vous lui dites de ne pas faire quelque chose, vous pouvez être certain qu'elle le fera. La française était alors tombé sur une photo de sa mère avec un homme. L'image était abîmée, on voyait qu'elle traînait là depuis plusieurs années. A l'arrière, était inscrit une date et un nom. Fermingo. Marie avait fait des recherches. Elle était d'abord tombé sur l'historique de la fabrique de savon portant le même nom mais elle avait décidé de chercher plus loin et elle était maintenant sûre et certaine que cet homme, celui de la photo, était son géniteur. Puis, il y avait une ressemblance, Marie en était persuadée. Elle misait tout sur cet homme et, peut-être finirait-elle déçue mais au moins, elle essayait. Elle avait apprit qu'il habitait Naples et c'était l'une des raisons qui l'avait poussée à venir étudier ici. Pas l'unique raison mais elle ne pouvait pas nier que ça avait joué dans la prise de décision. Cependant, malgré ses recherches, elle n'était pas encore parvenue à le trouver.


Marie arriva à la boutique avait un petit peu d'avance. Ça lui permettait de fouiller tranquillement sans être interrompu et risquer de se faire voler une bonne affaire. L'endroit était rarement bondé, c'était plutôt tranquille et on y voyait plus souvent des collectionneurs que des touristes.

La clochette au dessus de la porte émit un joli petit son, signe qu'un client venait d'entrer et que c'était maintenant ouvert. Elle entama le rangement des pochettes par ordre alphabétique. C'était l'une de ses principales tâches ici. Les autres n'aimait pas le faire et donc, c'est la petite nouvelle qui devait s'y coller. Non pas que ça lui déplaise, cependant.

Marie se tourna lorsqu'elle entendit sa collègue discuter avec un client qui ne semblait pas des plus agréables. Mila était une jeune femme très gentille et toujours prête à renseigner la clientèle. Elle aimait beaucoup discuter, aussi et ce n'était apparemment pas ce que cet homme recherchait en venant ici. Et ce fut le choc. Il était là, à quelques mètres d'elle. Devait-elle aller le voir, là, tout de suite ? Ce n'était sûrement pas une bonne idée. Elle ne lui rendit même pas son signe de tête lorsqu'il quitta la boutique tant le choc était immense. « Mila, j'ai une urgence, je suis désolée ! » Et sur ces mots, elle quitta la boutique pour partir à la poursuite de son père. En tout cas, elle l'espérait.

L'hésitation prit possession d'elle, alors qu'elle était debout devant la porte de son habitation. Elle était courageuse, non ? Donc elle avait juste à sonner et à lui annoncer qu'elle était sa fille. Ou alors, elle pouvait très bien faire demi-tour et retourner à la boutique pour continuer sa journée de travail, comme si rien de tout ça n'était arrivé. Elle avait attendu ça toute sa vie, tous ses efforts, toutes ses recherches tomberaient à l'eau si elle décidé de rebrousser chemin maintenant. Alors elle sonna.

La porte s'ouvrit rapidement et, à nouveau, elle ne put s'empêcher de le fixer longuement sans rien dire. Elle sentit quelque chose se passer en elle. L'émotion, peut-être ? Quoi qu'il en soit, elle sentait fermement que c'était lui. « Je... » Que dire ? Elle ne pouvait pas lui lâcher cette bombe, là, comme !a, si ? « Désolé, je n’ai rien à t’acheter, au revoir. » Marie haussa les sourcils. Ressemblait-elle à une scout vendant des cookies dans tout le voisinage pour payer son voyage ou quelque chose ? Elle posa sa main sur la porte lorsqu'elle vit celle ci se refermer. Un peu de courage ! « Attendez ! Je n'ai rien à vendre. En réalité, ça.. ça fait très longtemps que je vous cherche. » Il ne devait pas se douter de ce qu'elle allait lui annoncer, ça non. Peut-être qu'il avait déjà une famille ; une femme, des enfants, et elle, elle s'apprêtait à venir mettre le bazar dans sa petite vie sûrement rangée. « Je crois que… En fait non je suis sûre. » C'était maintenant. Sa réaction allait en dire long sur ce qu'il allait se passer ensuite, c'était certain. « Sûre de quoi ? » Et étrangement, Marie ne sentait pas la joie pointer le bout de son nez. « Que vous êtes mon père. » 

@Gabriel Fermingo
Revenir en haut Aller en bas
 
- Marie x Gabriel | Bonjour, papa. -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut