Revenir en haut
Aller en bas

-47%
Le deal à ne pas rater :
Souris Razer Lancehead Wireless (version 2019)
79 € 150 €
Voir le deal

 

- Aisha | Visite imprévue [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
http://www.ciao-vecchio.com/t5675-erio-o-i-don-t-want-to-live-wi http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
Faceclaim : Jesse Soffer ©Ally Bee
Messages : 1088 - Points : 3977
Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Jeu 8 Aoû 2019 - 0:37 )
Sa réponse manque de clarté, mais il s’en contente. Néanmoins, il sait qu’il n’en restera pas là. Les questions fusent, se bousculent dans son esprit ; Erio souhaiterait savoir si, depuis son agression, elle est rentrée chez elle, ou si des choses ont bougé, si des gens ont pénétré à l’intérieur de son appartement depuis l’irruption de cet homme. Au fond de lui, il espère que ce ne soit pas le cas, que l’insécurité du lieu et les mauvais souvenirs l’ont poussée à se faire héberger par des amis et à garder porte close. Peut-être pourrait-il y trouver des éléments qui lui en diront plus sur ce type recherché depuis tant d’années et qui, pour la première fois, a vu son plan tomber à l’eau. Une « chance » pour cette jeune femme qui a dû voir la mort de près. Elle en a d’ailleurs pleinement conscience. D’un signe de tête, il acquiesce sans détour, ne cherchant pas à lui cacher cette douloureuse vérité. Si ses proches ne lui avaient pas rendu visite, aujourd’hui, Aisha ne serait ni là pour lui parler de ce soir macabre, ni pour l’insulter avec des mots dont la définition lui échappe. « Hm. » Pensif, il détourne les yeux des siens pour les poser sur un pan du mur. Si l’étrangère ignore la raison de sa visite, lui s’en doute un peu. C’est une aide qu’elle est venue chercher, même si elle n’a pas l’air de savoir comment on peut lui tendre la main. Il la sent paumée. Lorsqu’elle reprend la parole, Erio observe son cou auquel il manque un bijou. Un collier de famille ayant une valeur sentimentale. Financière, aussi ? Jusque-là, il n’a jamais été question pour eux de songer à une attirance pour les objets précieux. Le fait est que derrière son passage, il délaissait tout. L’argent, les bijoux luxueux. Chez une, il y avait même de l’argenterie qui coûtait un bras, mais ce n’est pas ce qui l’intéressait. Garderait-il des trophées pour se rappeler ses victimes ? A moins que ce soit dû à la surprise des pas qui se rapprochaient d’eux ? Cette réflexion s’installe, mais s’efface bien vite pour se focaliser sur l’invitée qui panique. Sa souffrance se fait ressentir dans l’intonation de sa voix, dans ses gestes presque brutaux contre son cou vide. A sa dernière phrase, il ne lui en faut pas plus pour abandonner l’accoudoir et se rapprocher d’elle, en s’asseyant à quelques centimètres d’elle sur le canapé. « Nan. C’est pas mieux pour tout le monde. Mais qu’est-ce qui s’passe dans ta tête pour dire des trucs comme ça, sérieux ? » lâche-t-il, durement, le cœur lourd par la scène. Comment est-ce qu’une personne peut arriver à se souhaiter elle-même sa propre mort ? « T’as pas échappé au pire pour dire ça, putain. Tu peux pas dire ça, bordel. » s’emporte-t-il, ne supportant pas de l’entendre prononcer de telles choses. Il ne la connait pas, ne sait pas d’où elle vient, ce qu’elle fait dans la vie, ou son passif. Il ignore si elle a fait de mauvaises ou bonnes choses, mais qu’importe. Aucune femme ne mérite ce que ce tueur leur inflige. Enervé, il se lève, fait quelques pas dans le salon, avant de poser ses mains sur la table. Il est en colère, contre toutes ces horreurs qui se passent sous son nez, qu’il ne peut empêcher, mais surtout contre lui. Sur le coup depuis si longtemps, il culpabilise, ne cesse de se dire que ces agressions auraient peut-être pu éviter. Erio se tourne, lui fait face et après avoir gardé une bonne minute le silence à la dévisager, pose la main sur son cou, à lui, pour désigner le sien. « On va faire c’qu’on peut. » Pas de promesse, juste de l’espoir. C’est tout ce qu’il peut lui donner. Il aimerait tellement faire plus, lui assurer que tout s’arrangera, mais la vérité, c’est qu’il n’en sait rien. C’est un cauchemar qui n’en finit plus, auquel il est plongé depuis le début. Il récupère sur la table basse un paquet de cigarettes, puis s'avance vers la fenêtre qu'il ouvre. « Tu fais comment depuis ? Tu squattes chez des gens ? » Peu certain qu’elle comprenne le sens de sa phrase, il ajoute : « Squatter… Quelqu’un t’héberge ? » précise-t-il. Bien sûr, c'est obligé. On ne peut pas la laisser reprendre le fil de sa vie comme si cet événement n'avait aucune importance.


Erio Mazzei
Don't make it bad, take sad song and make it better. Remember to let her into your heart, then you can start to make it better. And anytime you feel the pain, refrain. Don't carry the world upon your shoulders, by making his world a little colder.
Revenir en haut Aller en bas
Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Aisha Njoya
http://www.ciao-vecchio.com/t5857-aisha-emancipate-yourself-from http://www.ciao-vecchio.com/t5868-aisha-bigger-than-the-picture-they-framed-us-to-see
Faceclaim : Berta Vazquez : ealitya
Messages : 386 - Points : 736
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Giphy
Âge : 29 ans
Métier : Femme à tout faire
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Jeu 8 Aoû 2019 - 1:15 )
Au regard d’Erio, elle voyait bien qu’il devait la prendre pour une folle pour donner autant d’importance à un tel objet. Pourtant pour Aisha, c’était littéralement tout ce qu’il lui restait de son passé. A plusieurs reprises, elle s’était répétée qu’elle ne voulait rien garder de cette ancienne vie qu’elle fuyait, mais la réalité était toute autre. C’était un cadeau de sa mère. Le seul qu’elle lui ait jamais fait et qui avait bien plus de valeur que tout ce que l’argent pourrait acheter dans ce monde. Pendant de longues années, ce collier avec au bout une partie de son pays avait su rappeler à la jeune d’où elle venait, une réminiscence de son parcours qui faisait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui. Depuis son agression, elle n’avait pas cessé de le chercher dans tous les recoins de son moindre studio, les couloirs de son immeuble et s’était même mise à fouiller la maison de ses patrons dans l’espoir stupide qu’elle l’ait perdu là-bas. Une partie d’elle lui avait été enlevée le soir où elle avait failli perdre la vie. Les yeux dans le vide, elle leva doucement la tête en entendant les pas du lieutenant se rapprocher pour s’asseoir à côté d’elle sur le canapé. Mais pour éviter qu’il ne lise toute la tristesse dans son regard, elle détourna aussitôt la tête avec une expression de souffrance qui lui tirait les traits. En entendant les paroles du jeune homme, elle ne pu que souffler comme pour éviter de répondre. De toute façon elle n’avait rien à lui dire. Il ne comprenait pas pourquoi elle tenait ce genre de propos parce qu’il ignorait tout d’elle. Elle n’avait commencé à compter et à exister qu’après avoir failli mourir. Avant ça il aurait pu lui arriver n’importe quoi, que personne ne s’en serait souciée. Quelque part, Aisha gardait cet espoir stupide que juste parce qu’elle plaçait le collier de sa mère juste au-dessus de son cœur, que cette dernière était capable de sentir ses peines et sa douleur même à distance. Qu’elle était importante dans le cœur de celle qui lui avait donné la vie, et ça même si elle ne l’avait pas vu depuis bientôt dix ans. Elle comptait pour quelqu’un. Sentant l’énervement dans la voix d’Erio, elle sursauta presque lorsqu’il reprit la parole. Tassée dans son coin, elle n’avait pas besoin de comprendre la langue pour saisir le sens de sa phrase. Crispée, presque figée face à la colère de l’Italien, Aisha ferma les yeux quelques secondes en sentant son cœur se mettre à battre avec ferveur dans sa poitrine. « Il ne te fera pas de mal. » Souffla Aisha à voix basse, en arabe alors que sa main droite tapait doucement contre sa cuisse comme pour essayer de réguler les battements de son cœur. « Il ne te frappera pas. » Essayait-elle de se convaincre, toujours à voix basse. Comme à chaque fois, elle eut le réflexe stupide de tendre la main pour se saisir de la pierre qu’elle aurait fait tourner mais une fois de plus, le vide. En plus de battre à toute vitesse, son cœur se serra dans sa poitrine avec plus d’intensité que les fois précédentes. Et aussi étrange que cela puisse paraître, la douleur qu’elle ressentait à chaque fois que son cœur se brisait, était plus douloureuse que celle que l’agresseur lui avait infligé avec la lame de son couteau, ou que tous les coups de fouets qu’elle pu recevoir jusque-là. A chaque fois, c’était comme si on piétinait son cœur avant de l’arracher à mains nues pour le remettre ensuite à sa place. Et qu’on recommençait l’opération une vingtaine de fois en l’espace de quelques secondes seulement.

Elle s’arrêta de taper sur sa cuisse lorsqu’Erio reprit la parole. « On peut ? » Répéta l’Ethiopienne avec la même voix tremblante qu’elle avait utilisée quelques minutes plus tôt. « Merci. » Souffla-t-elle dans un murmure presque inaudible, peu certaine qu’il l’ai entendu. « Comment je quoi ? » Les sourcils froncés, elle l’observait toujours en étant assise, peu certaine de comprendre le sens de sa question. « Moi travailler, nettoyer maison… » Elle n’était pas sûre que c’était le sens de sa question mais au moins elle essayait. « Qu-… que-qu’un ? » Le mot eut du mal à sortir mais même là, elle n’était pas certaine de comprendre. « Studio, mien. » Elle se désigna elle-même comme si c’était nécessaire. « Vivre là… » Elle baissa un instant la tête confuse, cherchant des mots qui se bousculaient dans sa tête alors qu’elle essayait de former une phrase compréhensible. « Personne. Moi, toute seule. » Sans trop réfléchir à ce qu’elle faisait, elle se redressa sur le canapé et glissa une main sous son foulard pour y sortir la lame de rasoir qui ne la quittait jamais. « Aisha protégée comme ça. » Elle-même confuse de ce qu’elle faisait, ce fut avec un regard à la fois apeuré et perdu qu’elle lui montra de loin l’arme qu’elle avait subtilisé au mari de sa patronne. Puisque personne ne la protégeait, elle le faisait elle-même.  



Step out your estimate
If you feel insignificant, you better think again. You better wake up cause you're part of something way bigger. Not just a speck in the universe, not just some words in the Bible verse. You are the living word. Bigger than you, bigger than me. Bigger than the picture they framed us to see.   ~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
http://www.ciao-vecchio.com/t5675-erio-o-i-don-t-want-to-live-wi http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
Faceclaim : Jesse Soffer ©Ally Bee
Messages : 1088 - Points : 3977
Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Ven 9 Aoû 2019 - 0:57 )
En jaugeant ses doigts effrayés qui s’écrasent frénétiquement sur sa cuisse, Erio écoute d’une oreille distraite les mots prononcés et indéchiffrables. Sans doute sa langue natale, celle utilisée au quotidien, mais il est incapable de la comprendre. L’arabe est bien loin de tout ce qu’on lui a appris. Lors de ses études, il s’est longuement attardé sur l’anglais, l’a perfectionné au mieux et grâce à ses parents qui se sont impliqués dans son éducation, il parle également le gaélique ainsi que le napolitain. Ils désiraient que ses origines le suivent, qu’il en soit fier. C’était aussi une façon pour sa mère de ne pas oublier d’où elle venait, un moyen d’échanger avec son garçon dans un langage qui se perd un peu en Irlande. Peu sûr que ça lui soit utile avec Aisha. Il va devoir se faire à l’idée de poser une définition ou trouver un synonyme pour chaque phrase qui lui posera problème. « Faire c’qu’on peut. » rectifie-t-il. « Ca veut dire… Faire notre possible. De notre mieux. » explique l’italien, les yeux plissés, essayant de lire dans ses pensées ; saisit-elle où il veut en venir ou doit-il encore se creuser les méninges ? « C’est clair ou pas ? » questionne-t-il, alors qu’il balaye son remerciement d’un revers de main. C’est son boulot et ils n’ont pas encore retrouvé son objet précieux. Si un jour, ils arrivent à remettre la main dessus, alors elle réitérera sa reconnaissance, mais en attendant, inutile de s’avancer. Tandis qu’il allume sa cigarette, la jeune femme lui en dit plus sur elle, répondant à une interrogation qu’il n’avait pas posée. Au moins, elle est de sortie et évite de se retrouver seule dans un lieu où elle pourrait être encore en danger. Qui leur dit qu’il ne reviendra pas à la charge ? Qu’il ne tentera pas de finir son travail ? Il est si perfectionniste que ça ne l’étonnerait pas, mais Erio s’interdit de la laisser une nouvelle fois entre ses mains. Elle lui a échappé, ce n’est pas pour voir ses derniers moments défiler entre ses mains. « Quelqu’un. Une personne si tu préfères. » précise-t-il, en enchaînant aussitôt : « OK. Et ces gens-là, chez qui tu bosses, ils peuvent pas t’héberger ? » Ce n’est pas comme si la situation n’était pas grave. Elle l’est. C’est une mesure exceptionnelle qu’ils peuvent bien comprendre. « Ou des potes. Amis. » Il se corrige une nouvelle fois, en soufflant, ayant des difficultés à tenir le rythme. Alors qu’il coince entre ses lèvres sa cigarette pour prendre une taffe, Erio reste bloqué sur l’arme qu’elle sort de son foulard. Sans quitter la lame, il expire la fumée en secouant la tête. « D’où tu sors. Tu crois que ça suffit à t'protèger, ça. » Ce n’est pas une question. La réponse, il l’a déjà et pour lui, elle est négative. Il y a tellement de choses qu’elle ne prend pas en compte, comme la surprise, ou le fait que son agresseur pourrait l’immobiliser. Pour le lui montrer, il s’avance, se penche vers la table basse et délaisse sa clope sur le cendrier, avant de saisir son poignet et le tordre, de sorte à lui faire lâcher prise. « S’il veut te crever, il le fera. C’est pas ça qui va t’sauver. » D’autant qu’il la sent fragile. Sa voix tremblante, son regard apeuré, perdu. C’est une chose d’avoir un objet tranchant pour se défendre, c’en est une autre de savoir s’en servir au bon moment. Il suffit d’une seconde d’inattention pour que ça vire au drame. « T’es rentrée chez toi depuis ? T’as bougé des trucs ? » Là, il lâche enfin sa main. Le but n’étant pas qu’elle se renferme comme une huître. « J’pourrais y aller ? Tu pourrais me montrer comment ça s’est passé. » C’est lui en demander beaucoup. Revivre un cauchemar éveillé, rassembler ses souvenirs pour lui donner tous les détails, mais Erio ne peut pas faire l’autruche, ou laisser de côté sous prétexte que c’est encore trop frais dans sa tête. C’est maintenant. Si ça se trouve, il pourrait même trouver une empreinte, ou un détail sur l’identité de l’homme.


Erio Mazzei
Don't make it bad, take sad song and make it better. Remember to let her into your heart, then you can start to make it better. And anytime you feel the pain, refrain. Don't carry the world upon your shoulders, by making his world a little colder.
Revenir en haut Aller en bas
Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Aisha Njoya
http://www.ciao-vecchio.com/t5857-aisha-emancipate-yourself-from http://www.ciao-vecchio.com/t5868-aisha-bigger-than-the-picture-they-framed-us-to-see
Faceclaim : Berta Vazquez : ealitya
Messages : 386 - Points : 736
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Giphy
Âge : 29 ans
Métier : Femme à tout faire
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Ven 9 Aoû 2019 - 2:22 )
Faire ce qu’on peut. Ca voulait dire qu’il y avait de fortes chances pour qu’il ne retrouve pas son collier. Le regard légèrement baissé, Aisha décida de se contenter de ça. Déjà parce que c’était la seule chose qu’elle savait faire, mais aussi parce qu’au moins il essayait de lui venir en aide. C’était bien la seule chose qu’elle demandait. Elle se fichait bien de savoir si son agresseur finirait ses jours derrière les barreaux ou dans un caniveau, elle voulait juste retrouver son bien. « Clair. » Répondit la jeune femme, la voix peu assurée. Le regard à nouveau perdu, elle essayait à nouveau de comprendre où il voulait en venir. Quelqu’un. Une personne. Quelle personne ? Elle ne connaissait personne dans cette ville voire ce pays. Les seules personnes que connaissait Aisha étaient ses patrons qui l’avaient eux-mêmes placés dans ce studio dans lequel elle vivait encore aujourd’hui. Malgré son agression, l’Ethiopienne savait qu’elle ne devait rien attendre d’eux. Ils avaient toujours été si méchants avec elle, ils se fichaient bien de savoir ce qu’il pouvait lui arriver. Qu’elle vive ou qu’elle crève, qui se soucierait réellement de son sort ? Erio. Non, même pas lui. Il s’intéressait à elle uniquement parce qu’elle représentait une avancée dans une enquête qui semblait stagner, autrement elle n’aurait été qu’un autre nom rajouté à la longue liste de victimes. « Amis… ? » Un mot qui lui était bien étranger alors qu’elle n’avait de cesse de l’entendre. Les rares fois où elle avait regardé la télé, elle avait bien vu ces « amis » en question, mais elle ignorait ce que ça faisait que d’en avoir au moins une. Dans le village où elle grandit, très peu de filles la fréquentaient à cause de sa couleur de peau trop claire qui la différenciait des autres. Les autres femmes mariées qu’elle a fréquenté pendant un moment l’ont accepté uniquement parce qu’elles étaient forcées, mais jamais elles n’ont vraiment eu d’estime pour Aisha. « Maman être amie de moi. » Lâcha naïvement la femme à tout faire qui s’était plongée dans une courte réflexion. A bien y réfléchir, sa mère avait toujours été cette personne présente pour elle, qui arrivait à la rassurer lorsqu’elle en avait besoin, et qui l’aimait sans rien attendre en retour. Même si physiquement elle n’était pas présente auprès d’elle, Aisha avait toujours son collier qui… n’était plus là maintenant. Le regard grave sans même prendre la peine de réfléchir à ce qu’il se passerait ensuite, elle glissa sa main sous son foulard bien serré et exposa son arme de prédilection pour ses futurs agresseurs. « Aisha protégée comme ça. » Répéta la jeune femme sans trop de conviction mais qui essayait de se rassurer comme elle pouvait. Les sourcils froncés, le regard confus, elle le vit s’avancer dans sa direction mais n’eut même pas le temps de réagir qu’il avait déjà bloqué son poignet sur lequel il refermait avec force ses doigts pour l’obliger à lâcher sa lame. Si dans les premières secondes elle se débattit, elle sentit la panique la gagner à nouveau. Ses doigts lâchèrent la fine lame qu’elle tenait entre ses doigts tandis que tout son corps se mis à trembler comme si elle revivait cette nuit de violence. Le cœur battant à plein régime dans sa poitrine, presque pas un son ne sortait de sa bouche. La seule chose qui indiquait qu’elle essayait de s’en sortir c’était sa façon de se tortiller sur le canapé. Avec les années passées en Ethiopie, s’il y a bien une chose qu’Aisha a appris, c’était que plus elle hurlerait et plus on en profiterait pour lui faire du mal. Hurler ou même pleurer, c’était exposer sa faiblesse. Les dents serrées, le regard aussi dur qu’elle le pouvait, elle vivait chaque seconde comme un coup de fouet qu’on faisait pleuvoir sur sa peau. Sous ses vêtements alors qu’elle essayait de rester stoïque le plus possible, elle avait presque l’impression que le tissu s’effritait sous les coups qui transperçaient sa chair jusqu’à ne laisser plus que l’os de visible. C’était exactement de cette façon qu’elle avait vécu la nuit où elle avait faillit perdre la vie. Et c’était exactement ce qu’elle vivait à chaque fois qu’un homme la touchait ou lui faisait mal; comme ici.

Lorsqu’elle récupéra enfin son poignet, Aisha se rendit compte à quel point la superposition de ces deux événements était ridicule. Elle n’était plus en Ethiopie. Elle était en Italie. Là où personne n’était en droit de la fouetter juste parce qu’elle était une femme. Pourtant alors qu’elle massait doucement là où les doigts d’Erio avaient été quelques secondes plus tôt, elle se sentait à nouveau comme cette petite fille qui ne savait pas se défendre et qui pensait mériter tous les coups qu’elle se prenait. Est-ce qu’elle le méritait ici de se faire tordre le poignet de la sorte ? Oui. Sûrement. Elle n’avait qu’à pas être aussi stupide. Elle devait apprendre. « Bougé trucs ? » Reprit Aisha qui n’avait pas cessé ses mouvements de massage. « Chercher collier partout. Tout bougé mais tout remis en place. » Expliqua la jeune femme. « Montrer agression ? » Il n’y avait ni horreur, ni surprise dans sa voix. Juste de la curiosité. « Toi retrouver collier si montre agression ? » Aussi stupide que ça puisse paraître, son collier était vraiment sa seule source de préoccupation. « Ok. » Elle haussa les épaules et se mit debout avant de s’allonger à même le sol. « Lumière, va éteindre. Sac en plastique tu avoir pour ma tête ? » Elle n’était pas certaine de comprendre la demande mais elle voulait bien faire une reconstitution de la scène si ça pouvait l’aider à retrouver son collier. « Pas trop serrer par contre. »



Step out your estimate
If you feel insignificant, you better think again. You better wake up cause you're part of something way bigger. Not just a speck in the universe, not just some words in the Bible verse. You are the living word. Bigger than you, bigger than me. Bigger than the picture they framed us to see.   ~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
http://www.ciao-vecchio.com/t5675-erio-o-i-don-t-want-to-live-wi http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
Faceclaim : Jesse Soffer ©Ally Bee
Messages : 1088 - Points : 3977
Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Dim 11 Aoû 2019 - 2:00 )
Doit-il comprendre qu’elle n’a aucun ami vers qui se tourner ? Pas même une tortue à qui parler. Et dans toute cette histoire, ses patrons ne se sentent pas assez concernés par son sort pour lui ouvrir temporairement la porte de leur logement ? Bien qu’il soit grognon et qu’il ait de nombreux défauts, pas des plus agréables, Erio ne partirait pas sans la pousser vers un endroit rassurant, loin de son appartement où l’on peut aisément la retrouver et finir le travail, quitte à payer une chambre d’hôtel en attendant de trouver une solution plus convenable. Pourtant, ce n’est pas le genre à sauver tous ceux qu’il croise ; les sans domicile fixe qui traînent dans la rue en mendiant, ou qui entrent dans les restaurants, provoquant un malaise chez les clients… Oui, c’est triste, mais il considère qu’il ne peut pas aider tout le monde. Il se sent suffisamment mal au quotidien, face à toutes ces femmes qu’il croise, qui lui racontent de terribles anecdotes et qu’il tente d’aider au mieux. Sa priorité est là, même si à l’instant, le policier le montre d’une manière étrange, bien à lui. S’il sait pertinemment que son comportement l’effraie, Erio ne s’arrête pas avant d’être certain qu’elle n’ait plus aucune arme pour se défendre. Lorsqu’il la relâche, il s’attend à ce qu’elle lui hurle dessus, comme elle l’a fait précédemment, mais aucun son ne sort. Pas une seule remarque sur ses agissements, juste une réponse à ses questions. C’est surprenant. « Ouais, bouger des choses quoi. » Et alors qu’il s’apprête à poser d’autres mots sur ce qu’il veut dire, à lui demander plus précisément si elle a déplacé des objets, Aisha semble comprendre d’elle-même. Ca ne l’arrange pas, lais Erio est curieux et garde espoir de trouver ne serait-ce qu’un détail qu’il aurait abandonné à la va-vite en abandonnant sa victime. Il a été pris au dépourvu, alors il aurait très bien pu faire une erreur. Les bras croisés, il détourne son regard en soupirant. Son collier, la chose la plus précieuse au monde, mais il ne peut définitivement pas lui promettre ce qu’il ignore. « J’t’ai dit qu’on allait faire de notre mieux. » s’agace-t-il. Alors qu’elle se lève, Erio pense qu’elle souhaite le mener à son appartement dans la foulée et tend le bras vers les clés déposées sur la table qu’il ne saisit pas, interloqué par le spectacle. « Tu fous quoi ? » Pourquoi s’allonge-t-elle ? Par automatisme, l’italien pose son attention sur l’interrupteur, avant de revenir sur elle, les sourcils froncés. « Quoi ? » lâche-t-il. A-t-il bien entendu ? Elle désire un sac plastique ? Pis encore, souhaite le mettre sur sa tête et qu’il le serre ? « Mais ça va bien dans ta tête ! » s’exclame Erio, en s’approchant vivement d’elle pour saisir sa main et l’inciter à se relever. Il est furieux, après elle, pas seulement pour cette proposition morbide, mais aussi et surtout parce qu’elle laisse sa vie entre les mains d’un type qu’elle ne connait pas. Il aurait très bien pu être un psychopathe qui aurait profité de la situation pour lui faire mal. « C’est pas ce que j’t’ai demandé putain. Juste, me mener à ton appart’, que tu m’expliques là-bas c’qui s’est passé. Pas que de remettre un sac sur ta tronche, encore moins le serrer merde ! » Déstabilisé, il glisse ses mains sur son visage en parcourant le salon de quelques pas, tournant en rond pour calmer ses nerfs. « Tu débarques d’où toi. » Cette question n’appelle aucune réponse. Erio s’appuie sur la grande table, les bras tendus sur le bord de celle-ci et après quelques secondes passées sous silence, il le brise : « Bon. » Ce n’est pas comme si elle faisait preuve de mauvaise volonté. Sa démarche partait d’un bon sentiment, même si ça le choque. Les yeux baissés sur le parquet, il imagine la scène avec le peu d’éléments qu’il a en sa possession. Il voit la jeune femme allongée et vivre un enfer avec le plastique l’empêchant de respirer. « Le canapé est plutôt confortable. Ca te va pour la nuit ? Il se déplie. » A défaut d’avoir des gens pour l’accueillir, il veut bien faire une exception. « Pizza, c’est bon pour toi ? » Il cherche le numéro dans son téléphone, tout en lui désignant la brochure sous la table basse afin qu’elle puisse jeter un coup d’œil aux pizzas proposées, preuve qu’il fait souvent appel à leur service. Le fait est qu’il ne cuisine pas très bien, qu’il est plus doué à cramer ses plats et surtout, c’est un flemmard.


Erio Mazzei
Don't make it bad, take sad song and make it better. Remember to let her into your heart, then you can start to make it better. And anytime you feel the pain, refrain. Don't carry the world upon your shoulders, by making his world a little colder.
Revenir en haut Aller en bas
Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Aisha Njoya
http://www.ciao-vecchio.com/t5857-aisha-emancipate-yourself-from http://www.ciao-vecchio.com/t5868-aisha-bigger-than-the-picture-they-framed-us-to-see
Faceclaim : Berta Vazquez : ealitya
Messages : 386 - Points : 736
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Giphy
Âge : 29 ans
Métier : Femme à tout faire
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Dim 11 Aoû 2019 - 18:40 )
Aisha avait envie d’en finir au plus vite, alors sans attendre une réaction de sa place, elle prit place sur le sol. Elle ignorait en quoi cette reconstitution aiderait les choses, mais elle était prête à le faire si ça pouvait aider à ce qu’on retrouve son collier. Alors qu’elle était sur le point de se mettre bien sur le dos, une pensée traversa l’esprit de la jeune femme ; peut-être avait-il voulu dire qu’elle devait refaire la scène une fois chez elle. Oh peu importe, ici ou là-bas, ça ne changerait rien. De toute façon elle n’avait rien vu. Elle avait juste senti des mains l’attraper et la plaquer au sol, pendant toute la période de torture elle n’avait rien vu. Même pas une ombre. Il devrait le savoir pourtant, elle avait déjà tout dit à la police. « Pas trop serrer j’ai dit ! » Son doigt menaçant pointant vers Erio, elle répétait cette consigne exprès au cas où il pousserait l’expérience trop loin en voulant voir ce qu’il s’était vraiment passé. La réaction du jeune homme ne se fit pas attendre. Assise par terre avec les jambes croisées, elle avait les sourcils froncés, perdue. Il voulait qu’elle lui montre ou pas ? Il fallait savoir. Il était si indécis lui aussi. « Si, demande Aisha de… » Elle avait commencé à essayer de se défendre mais préféra se taire face à l’agacement du lieutenant, à la place, elle préféra se saisir de la main qu’il lui tendait pour l’aider à se relever. Comme pour enlever les traces de poussières, elle passa ses mains sur son uniforme comme pour le nettoyer et le défroisser à la fois. « Aisha dit pas trop serrer. » Elle haussa les épaules, le regard baissé avec un air détaché qu’elle essayait de se donner. Toujours à râler celui-là. Elle avait bien cerné le spécimen, il était du type gros cochon. Pendant qu’il redescendait en pression, Aisha arrangeait son foulard autour de sa tête en replaçant quelques mèches qui eurent le malheur de se glisser hors du tissu. « Ethiopie ! » Répondit fièrement Aisha comme si elle venait de répondre à la question qui valait un million d’euros. Un sourire fendait son visage tant elle était contente d’avoir répondu à la question en plus d’avoir compris le sens de la phrase. S’il y avait bien une chose qu’on ne pouvait pas enlever à la servante, c’était bien la fierté de ses racines. Elle évitait de le crier sur tous les toits parce qu’elle se doutait bien que tout le monde se fichait de savoir d’où la noire était originaire, mais puisqu’il posait la question. Elle aurait pu lui retourner la question, mais au vu de son caractère elle se doutait qu’il venait des Enfers avec une telle attitude. Lorsqu’il reprit la parole, Aisha l’observa longuement la mine toujours aussi confuse. « Nuit ? Déplie ? » Elle était repartie dans ses questions parce qu’elle n’était pas certaine de saisir ce qu’il disait. S’il voulait juste lui indiquer qu’il avait un canapé magique qui pouvait se déplier, elle était ravie pour lui mais elle ne voyait pas très bien ce qu’elle avait à voir là-dedans. Et s’il était confortable en plus, c’était encore mieux pour Erio. Félicitation. Les oreilles de l’Ethiopienne se dressèrent en entendant le mot pizza. Aussi bête que ça puisse paraître, elle n’en a jamais mangé alors qu’elle était en Italie depuis bientôt dix ans. Elle ne pouvait pas se permettre de s’en acheter avec son salaire de misère, et ses patrons n’étaient pas le genre à en consommer. Ils étaient surtout fans de grande cuisine. Ils n’en ont mangé que deux fois depuis qu’Aisha était à leur service et à chaque fois, elle ne récupérait que les croûtes qu’elle mangeait en cachette dans sa chambre une fois tout le monde endormie. Sans se faire prier, elle récupéra la brochure sous la table basse. Il y avait tellement de choix qu’elle ne savait même plus où donner de la tête. « Aisha choisir ? » Elle voulait juste une confirmation d’avoir bien compris. « Beaucoup couleurs ! » Son ton était celui d’une enfant à qui on donnait l’autorisation pour la première fois de se faire plaisir. Les étoiles plein les yeux, elle regardait les images plutôt que les composants parce que de toute façon, elle ne savait pas lire. « Oh pas porc. » Dit la jeune femme à voix haute plutôt à elle-même comme pour se rappeler qu’elle devait faire attention à ça. Après avoir choisi, elle se leva de sa place pour s’avancer vers Erio, et au lieu de parler, elle pointa du doigt une simple image d’une pizza qui semblait jolie. Elle ignorait de quoi elle était faite ni même si elle était bonne, elle était juste… « Couleurs jolies. » Et avec le sourire.



Step out your estimate
If you feel insignificant, you better think again. You better wake up cause you're part of something way bigger. Not just a speck in the universe, not just some words in the Bible verse. You are the living word. Bigger than you, bigger than me. Bigger than the picture they framed us to see.   ~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
http://www.ciao-vecchio.com/t5675-erio-o-i-don-t-want-to-live-wi http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
Faceclaim : Jesse Soffer ©Ally Bee
Messages : 1088 - Points : 3977
Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Ven 16 Aoû 2019 - 1:03 )
Pas trop serrer… Cette phrase, Aisha ne cesse de la répéter comme s’il avait vraiment l’intention de se prêter au jeu, comme s’il était capable de pousser le bouchon aussi loin. Las, il humecte ses lèvres avec sa langue et à leur nouvelle incompréhension, roule des yeux en lâchant un soupir. Il a conscience qu’elle fait de son mieux pour comprendre ses interrogations, est pleine de bonne volonté, alors l’italien prend sur lui, ravale son envie de râler et durant quelques secondes, laisse de côté les derniers événements pour se focaliser sur sa faim qu’elle partage sans doute. « Oui. Tu choisis. Ce que tu veux. Petite, moyenne, grande, avec la garniture que tu préfères. » La décision lui appartient. Un sourcil arqué, Erio acquiesce de la tête ; les couleurs sont nombreuses sur cette brochure, même s’il n’y a jamais fait attention avant qu’elle le mentionne. Contrairement à l’éthiopienne qui ne semble pas en avoir l’habitude, ce sont des choses courantes chez lui. Aussi, on ne peut pas dire qu’il ait manqué de quelque chose. Bien que son père ait fait beaucoup de mal autour de lui, avant de connaître la vérité, c’était un enfant heureux, qui recevait beaucoup d’amour. Ses parents étaient présents, disponibles, lui donnaient de l’attention. Ce qui explique aujourd’hui qu’il soit confronté au cœur et à la raison concernant cet homme qui l’a élevé. Même après sa rupture avec Lana, dû à ce qu’il a fait subir à sa mère, une part de lui est rancunière, furieuse, quand l’autre se rappelle d’un père toujours là pour lui. Erio est persuadé que personne ne pourrait le comprendre, se sent parfois coupable, ce pourquoi il préfère garder les choses au fond de lui, plutôt que de les partager à quelqu’un.

La tête penchée sur le côté, il jette un coup d’œil à la pizza désignée. Sans viande, avec des légumes, de la salade, des tomates et des épices. Des poivrons, des piments rouges, verts. Il tique un instant, peu attiré par son choix, surtout parce qu’il est carnivore et que ça ne lui suffirait pas. « Ouais, couleurs jolies. » Et elle n’a que ça de bien. « Sûre ? » Après tout, c’est ce qu’elle désire, alors il ne cherche pas à la dissuader de prendre autre chose. Erio contacte la pizzeria pour commander deux pizzas. Une petite pour Aisha, certain qu’elle ne la mangera pas en entier et une grande pour lui, convaincu qu’elle en mangera avec lui. Il prend soin d’échanger le porc par du poulet. Lorsqu’il raccroche, il s’approche de la table basse qu’il éloigne du sofa. « Depuis quand t’es à Naples ? T'es venue ici pour quoi faire ? » Pour le tourisme, la saison ? Ou pour une autre raison ? Il ne connait rien d’elle, alors il tente d’en savoir davantage. Il soulève le canapé, de sorte à sortir une couverture dans son tiroir, ainsi qu’un oreiller et le déplie enfin. « Le canapé se déplie, là, tu captes mieux ? » Il a bien remarqué qu’elle n’avait rien compris de ce qu’il disait, ce pourquoi il préfère lui faire une démonstration. Erio pose le nécessaire à son confort dessus et se tourne vers Aisha. « Tu vas passer ta nuit ici. C’est bon pour toi ? Tu comprends c’que je dis ? » Il n’est pas question de la laisser sortir d’ici, rentrer chez elle, puisqu’elle ne semble avoir personne vers qui se tourner. Est-ce que ses patrons sont assez égoïstes et sans cœur pour ne pas lui suggérer un endroit où se loger temporairement ? Payer une chambre d’hôtel ? Peu importe. Tout ce qu’il sait, lui, c’est que maintenant qu’elle est là, il ne compte pas lui demander de prendre la porte et revenir le lendemain quand il aura des heures de sommeil à son actif pour mieux tenir une conversation sans être constamment sur les nerfs. Bien que, se connaissant, Erio sait pertinemment qu’il risque de râler pour un rien, principalement parce qu’il manque de patience et qu’il est ronchon. On ne le connait pas sans son caractère de cochon. Même Aisha qui ne le connait pas a pu poser le mot sur ce qu’il est. « T'as besoin d'un t-shirt, de quelque chose ? »


Erio Mazzei
Don't make it bad, take sad song and make it better. Remember to let her into your heart, then you can start to make it better. And anytime you feel the pain, refrain. Don't carry the world upon your shoulders, by making his world a little colder.
Revenir en haut Aller en bas
Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Aisha Njoya
http://www.ciao-vecchio.com/t5857-aisha-emancipate-yourself-from http://www.ciao-vecchio.com/t5868-aisha-bigger-than-the-picture-they-framed-us-to-see
Faceclaim : Berta Vazquez : ealitya
Messages : 386 - Points : 736
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Giphy
Âge : 29 ans
Métier : Femme à tout faire
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Sam 17 Aoû 2019 - 1:26 )
Erio ne faisait qu’enchaîner des mots qu’elle ne comprenait pas mais elle avait tout de même saisi l’essentielle. Ce soir, c’était elle qui choisissait la pizza. Pendant de longues minutes alors qu’elle s’attardait sur les images, elle se sentit investie d’une mission qu’elle ne voulait absolument pas rater. Certes elle avait carte blanche, mais elle voulait bien faire les choses. Une fois la pizza sélectionnée, elle se leva d’un bond avant de s’avancer vers l’Italien pour lui montrer sur quoi se porterait son choix. Les yeux pétillants alors qu’elle tenait juste la brochure entre les mains, elle avait hâte de voir la pizza avec toutes les couleurs. Elle n’avait pas tellement hâte de la goûter,  n’ayant jamais vraiment eu l’occasion d’en manger mise à part les croutes, Aisha voulait juste la voir se matérialiser sous ses yeux. Lorsqu’Erio demanda si elle était sûre de son choix, comme l’enfant qu’elle était toujours, elle hocha la tête frénétiquement avec un sourire innocent qui la caractérisait tant. Bien sûr qu’elle était sûre. Elle voulait voir les jolies couleurs. La jeune femme le laissa appeler la pizzéria tandis qu’elle regardait à nouveau les photos des pizzas pour être certaine d’avoir fait le bon choix mais oui, elle avait fait le bon. Les autres étaient moches, sans couleurs et devaient avoir un goût de carton. Elle attendit qu’Erio finisse de raccrocher avant de lui tendre la brochure, ne sachant pas quoi faire avec. Le regard confus en le voyant déplacer la table, elle le regarda faire en fronçant des sourcils, elle arriva à peine à comprendre qu’il lui parlait tant elle était concentrée sur ses gestes plutôt que ses paroles. « Quoi faire ? » Elle buta sur ces deux mots qu’elle répéta, peu certaine de la réponse qu’elle devait fournir. Elle n’était pas à Naples depuis longtemps et la raison pour laquelle elle était là, c’est parce qu’elle n’avait pas le choix. Les gens pour qui elle travaillait encore aujourd’hui retenaient en otage ses papiers et lorsqu’ils quittèrent Rome, elle n’eut d’autres choix que de les suivre sous peine de retourner en Ethiopie. Mais elle ne pouvait pas lui dire ça, si ? En plus de ne pas le connaître assez pour se confier de la sorte, elle n’oubliait pas qu’il était lieutenant de police. A comprendre, la personne qu’elle aurait dû fuir au vue de sa situation irrégulière. Pourtant elle était là. Et elle se sentait en sécurité alors que ça aurait dû être le contraire. Le pire, était qu’à bien y réfléchir, c’était probablement la première fois qu’elle ne sentait pas en danger auprès de quelqu’un, en dix ans qu’elle avait quitté son Afrique natale. « Travailler pour patrons. Naples depuis juillet.» Répondit la jeune femme d’une voix blanche qui ne laissait pas vraiment de place à plus amples de questions. C’était la vérité. En partie. Elle n’avait pas envie de parler des raisons de sa venue à Naples. Ni même de celle de venue en Italie.

Toujours attentive à ses moindres gestes, elle le regarda déplier le canapé, et sans mentir, Aisha lâcha un « oh » d’émerveillement parce que c’était la première fois qu’elle voyait une chose pareille. Effectivement, elle captait mieux. De la même façon que pour la pizza, elle hocha la tête pour toute réponse. « Nuit ici ? » Elle pointa du doigt le sol comme pour être certaine qu’il parlait bien de cet endroit. Le regard confus, elle essayait de réfléchir à quoi dire. Il n’était tout de même pas question qu’elle passe la nuit ici. Elle n’avait pas envie de s’imposer chez quelqu’un d’autre. Elle avait bien vu que sa présence gênait déjà celle de ses employeurs… Et de toute façon, Aisha n’était pas venue ici pour ça. Même si la vérité était qu’elle ne savait pas bien pourquoi elle était là de toute façon… elle était juste perdue. Les bras croisés sur sa poitrine comme pour se protéger d’un danger qui n’existait pas, la jeune femme balaya à nouveau la pièce du regard avant de s’attarder sur le canapé qui se dépliait. Comme par réflexe stupide alors qu’elle essayait de réfléchir, elle porta une nouvelle fois une main à son cou pour attraper son collier mais n’y rencontra que le vide. Son cœur se serra dans sa poitrine au même titre que son poing qu’elle laissa retomber aussi vite. A chaque fois qu’elle faisait ce geste, le vide qu’avait laissé son pendentif perdu ne faisait que s’agrandir. « Oui. » Elle leva les yeux dans la direction d’Erio pour accepter qu’il lui prête un t-shirt. Elle était lasse et capitulait. Si elle n’avait pas prévue passer la nuit ici en venant chez lui, la perspective de quitter la chaleur de l’appartement la dérangeait plus que ça ne le devrait. « T-Shirt. » Cru bon de préciser la jeune femme. Elle n’avait pas besoin de plus. En réalité, il lui offrait déjà plus que ce qu’elle pensait mériter, et plus que ce que lui a offert dans toute une vie. « Mal nettoyé. » Lâcha-t-elle en pointant le sol du doigt. De là où elle se tenait elle pouvait encore voir la saleté, pas certaine que ce soit dû uniquement au verre qu’elle avait laissé tomber au sol. « Moi pouvoir… » Le visage sérieux, elle essayait vraiment de formuler une phrase complète mais préféra laisser tomber. Secouant doucement  la tête, elle prit juste l’initiative de récupérer de quoi nettoyer en empruntant le chemin qu’elle avait vu Erio prendre, et récupéra le nécessaire pour nettoyer vraiment le sol. « Pour ça. » Elle pointa timidement le canapé du doigt avant de se remettre à nettoyer. C’était sa façon à elle de montrer sa gratitude sans arriver  à le dire pour autant.



Step out your estimate
If you feel insignificant, you better think again. You better wake up cause you're part of something way bigger. Not just a speck in the universe, not just some words in the Bible verse. You are the living word. Bigger than you, bigger than me. Bigger than the picture they framed us to see.   ~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
http://www.ciao-vecchio.com/t5675-erio-o-i-don-t-want-to-live-wi http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
Faceclaim : Jesse Soffer ©Ally Bee
Messages : 1088 - Points : 3977
Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le Mar 3 Sep 2019 - 23:25 )
Travailler pour patrons. Cette simple phrase ne suffit pas à nourrir sa curiosité, mais il sent au ton de sa voix qu’elle n’ira pas plus loin dans les explications, alors il se contente d’acquiescer. Pas parce qu’il n’est pas prêt à se battre – qu’elle le veuille ou non, le sujet sera remis sur le tapis, considérant qu’il ne s’agit pas d’un secret d’Etat –, mais uniquement parce qu’il aimerait que la journée se termine plus rapidement et qu’il n’a pas de temps à perdre. Une nouvelle fois, il hoche la tête. « Bah ouais. J’vais pas te foutre dehors, hein. » Il est con, débile, mais dans une telle situation, il ne se voit pas lui ouvrir la porte en grand et lui demander de retourner dans son logement qui lui rappellera forcément de mauvais souvenirs et dans lequel il ne la sent pas en sécurité. Maintenant qu’elle a fait un pas vers lui, Erio compte faire en sorte qu’elle ne recule pas de deux pas, dans la mesure du possible. Ca reste un râleur, quelqu’un d’imprévisible, qui ne contrôle ni ses vannes, ni sa connerie de sortir. Comme ce fameux piment dans sa pizza qu’il aurait pu retirer, mais parce qu’il a envie de savoir comment elle gère le goût, l’épice, il préfère ne rien préciser du tout et la voir gonfler des joues, surprise par le feu dans sa bouche. « OK. » Alors qu’il s’apprête à s’éloigner, pour aller récupérer le vêtement qui la couvrira pour la nuit, l’italien s’immobilise, le regard plongé sur le sol pointé du doigt. « Tu te fous de moi ? » C’est tout ce dont elle se soucie ? D’autant qu’il n’est pas si mal son sol. Il y a un peu de poussière et peut-être qu’il ne se risquerait pas à marcher pieds nus, mais ce n’est pas le gros bordel. Seulement, ce qu’il pensait être une critique ressemble à autre chose. Un échange de bons procédés. « Tu veux jouer la bonniche, c’est ça ? » Que dire. Ca, c’est compliqué. Il souffle, en secouant la tête, ne s'attendant pas à une telle transaction. Lui, il est sans gêne. Si on lui propose de crécher quelque part, il ne lui viendrait pas à l'idée de se mettre aux fourneaux pour bien se faire voir, ou passer la serpillière. « C’est bon, t’as pas besoin. J’te demande rien. » Elle a pourtant l’air d’y tenir. Il balaye la proposition d’un revers de la main. « On en reparle demain. » dit-il, alors qu'il s'éclipse enfin pour préparer la salle de bain, afin qu'elle ait le nécessaire pour se nettoyer, puis ensuite récupérer le t-shirt qu'il place sur le canapé. Le déroulement de la soirée se passe étrangement, mais il ne va pas s'en plaindre : le contact avec Aisha est établi. Un peu.

Fin du sujet


Erio Mazzei
Don't make it bad, take sad song and make it better. Remember to let her into your heart, then you can start to make it better. And anytime you feel the pain, refrain. Don't carry the world upon your shoulders, by making his world a little colder.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Aisha | Visite imprévue [Terminé] - Page 2 Empty
Sujet: Re: Aisha | Visite imprévue [Terminé] ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Aisha | Visite imprévue [Terminé] -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2