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- Tu n'es pas seule. // Lilween -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ishbel Tejeiro
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Sujet: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Jeu 15 Aoû - 20:40 )
Après avoir fait sa ronde auprès des personnes âgées, Ishbel était allée récupérer ses affaires dans son casier. Trois fois par semaine, elle venait voir ces adultes oubliés de tous, mais surtout : incompris. Beaucoup n’entendaient plus, ne pouvaient plus communiquer. Sachant parler le langage des signes : Ishbel aimait parler avec eux ou bien leur apprendre à s’exprimer avec des gestes. Si des bébés pouvaient signer, alors les vieux aussi en étaient capables. C’était ce qu’elle répétait à certaines infirmières qui lui demandait constamment pourquoi elle s’acharnait à passer du temps avec eux. Côtoyés, ces résidents à l’article de la mort lui permettaient également de faire face à une de ses plus grosses frayeurs. La mort. Tant de fois la faucheuse avait laissé son empreinte dans sa vie, qu’aujourd’hui, Ishbel voulait prendre le taureau par les cornes et ne plus se laisser intimider par elle. Qu’elle le veuille ou non, elle avait vu deux facettes de la mort. Celle violente, avec le visage sans vie de sa mère et le visage plus calme comme celui d’Helmut ou bien de son père avant leur mise en terre. Alors… Pourquoi ne pas aider ces gens jusqu’à leur dernier instant pour qu’ils aient également un visage paisible en s’endormant ? Il valait mieux ça plutôt que leurs traits soient déformés par la peur et la douleur. Son service terminé, elle s’arrêta à la pharmacie proche de la maison de retraite. Elle allait bien mieux, son corps s’était parfaitement remis des coups portés par Segio, mais elle n’avait pas pour autant chercher à arrêter la prise des médicaments. Parce que les anti-douleurs lui permettaient de parler normalement. Jamais encore elle n’avait parlé aussi longuement sans bégayer. Et cela était… Jouissif. Elle pouvait s’exprimer librement, sans avoir à buter sur les mots. Durant son séjour à l’hôpital, un psychiatre était venu la voir : avait tenté d’ouvrir les portes fermées à triple tour de son esprit. Puisqu’il lui avait semblé bien aimable, elle avait accepté de le revoir aujourd’hui : pour tenter de définir ce qui se passait dans sa tête. Qu’est-ce qu’elle avait à perdre ? Rien probablement. C’était un fait indéniable. Au pire, elle passera une heure à le regarder dans le blanc des yeux comme elle l’avait tant de fois fait avec ses prédécesseurs. Ishbel le savait. Elle savait que tant qu’elle ne parlerait pas elle ne pourrait pas guérir. Revivre sans arrêt l’accident l’épuisait et elle arrivait doucement, mais sûrement, à la fin du chemin. Bientôt, elle était consciente qu’elle allait craquer. Accepter cependant de se faire accepter, de définir le mal qui la rongeait était une toute autre histoire et malgré l’urgence de sa situation : cela n’était pas encore concevable. La vérité étant qu’elle avait déjà vu des spécialistes, essayer des traitements, mais qu’aucun n’avait réussit à apaiser son esprit. Alors, pourquoi s’acharner ?
Elle appuya sur le bouton pour changer les feux tricolores de couleur quand elle vit de l’autre côté de la rue une jeune femme : accroupie au milieu du trottoir. Fronçant les sourcils, remarquant que personne ne s’arrêtait : elle souffla longuement et traversa quand le bonhomme fut verre. Doucement, elle se mit à la hauteur de la jeune demoiselle et posa sa main dans son dos.

“Signora ?” Elle tenta de capter son regard, sourit doucement : “Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez besoin d’aide ?” Oui, Ishbel prenait des risques. Peut-être que cette jeunette était une droguée, allait l’attaquer ou bien l’insulter. Pourtant, elle restait près d’elle, sans bouger. Même si cette personne décidait de l’attaquer, de la blesser voir de la tuer : qu’est-ce qu’elle avait à perdre ? Au moins, elle serait en paix avec elle-même : elle aurait tenté d’aider une autre personne. A défaut de s’aider soi-même.


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Lilwenn Boschetti
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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Sam 14 Sep - 16:20 )


Tu n'es pas seule.

ISHBEL ET LILWENN

Aujourd'hui, je m'en vais rendre visite à ma tendre Barbara, un panier garni dans mes bras, puisque j'ai accepté d'acheter des tickets de tombola à un gamin la veille. Il me faisait de la peine alors qu'il essuyait de nombreux refus et c'est pour cela que j'en ai pris plusieurs, ce qui nous a fait plaisir à tous les deux, puisqu'un sourire ornait son visage tandis que mon cœur se gonflait d'une joie véritable. Ayant attendu, j'ai été surprise lorsque je me suis rendu compte que j'avais gagné et c'est en rejoignant l'hôpital que je me promène avec le dit panier, m'étant dit que je pourrais l'offrir aux infirmières et médecins qui s'occupent de ma Babou. Émergeant dans le service oncologie, je trouve rapidement le chemin du bureau des infirmières, toquant à leur porte. « Bonjour mesdames. » Je souffle, mon regard pétillant, heureuse de leur fait ce présent. « C'est pour vous. » J'ajoute, cédant volontiers le dit panier à la première qui se présente, une de celle qui s'occupe de ma Babou, ce qui me fait d'autant plus plaisir. « Je vais voir ma Babou et je vous en prie, ce n'est rien. » Je réponds, m'empourprant légèrement pour les quitter, me rendant à sa chambre. « Mademoiselle Boschetti. » L'oncologue de Barbara quitte sa chambre, alors que je lui offre un franc sourire. « Vous tombez bien. Hier, j'ai acheté des billets de tombola à un gamin et j'ai gagné un panier garni. Il est au bureau des infirmières. » Je prononce, ayant hâte de voir ma « demie » sœur quand il me regarde avec sérieux, voulant me parler de son état et mon monde s'effondre.  

« Non. Non. Non. » Je ne cesse de répéter, tandis que j'essaye d'appeler notre père, se trouvant en voyage d'affaires. « Décroche, je t'en supplie décroche. » Je souffle, mes mains tremblantes, ne sachant pas comment je parviens à tenir debout, ne sachant pas comment je parviens à ne rentrer dans personne, puisque je suis littéralement perdue, marchant sans regarder devant moi, mon regard étant trop empli de larmes. « Décroche BORDEL DE MERDE ! » Je hurle, impuissante, pour finalement laisser un message vocal. « Papa, c'est… Papa, c'est Lily. Je t'en supplie, je t'en conjure, appelle-moi. Il faut que tu m'appelles. Il faut que tu rentres papa, je… Babou... » J'éclate en sanglots. « Babou… Elle va partir. Elle va partir, elle va… » À l'aide de ma main libre, j'essuie de nombreuses larmes du revers de cette main qui tremble. « Je ne peux pas. Je n'arriverais pas papa à le vivre seule. J'ai besoin de toi. » Je termine, raccrochant pour enfoncer mes mains dans mes poches. Continuant à marcher sans ne savoir réellement où je vais, entendant en boucle les propos de son médecin, je ne fais que pleurer en silence, tête baissée, les poings serrés alors que j'en veux à la vie, j'en veux à Dieu, puisque ma jeune sœur ne mérite pas de partir, pas comme ça, pas en souffrant comme elle a toujours souffert à l'hôpital, sans jamais se plaindre. « Mon Dieu, non. » Je prononce, des trémolos perceptible dans ma voix lorsqu'un passant me rentre dedans, m'insultant au passage tandis que je n'en peux plus, me laissant basculer, me laissant chuter. « Barbara. » Je prononce pour moi-même, dans un murmure, restant un instant ainsi, sur le trottoir, me moquant de gêner les passants, me moquant que l'on me marche dessus, puisque j'ai tout perdu. Mon cœur se trouvant brisé, je souffre, j'ai mal, je voudrais hurler ma détresse, seulement, je n'y parviens pas. Me laissant pleurer, m'effondrer, je reste ainsi sur le trottoir, occultant toutes personnes présentes autour de moi, puisque je me fiche de ses passants qui me regardent ou qui m'ignorent. « Ne me touchez pas. » Je dis à une femme, je crois, qui voudrait m'aider à me relever. « LAISSEZ-MOI ! » Je hurle cette fois-ci, ne sachant pas où je trouve la force afin de m'accroupir. « Laissez-moi me relever seule ! » J'ajoute, à je ne sais qui, ou peut-être à personne. « Laissez-moi. » Je répète sans cesse, lorsqu'une main se pose sur mon dos, avec douceur et délicatesse. « Laissez-moi. » Je réponds dans un sanglot à son « Signora », sans m'énerver, ayant la sensation que la voix et le geste de cette personne inconnue sont emprunt d'une réelle douceur qui m'apaise. « Je… Non… Je… Oui. Je ne sais pas. » Je réponds, confuse, perdue, ne sachant pas si j'ai la force de me relever ou si je vais à nouveau m'effondrer.

(c) oxymort
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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Lun 23 Sep - 21:11 )
Elle aurait très pu passer son chemin et laisser cette personne au sol, mais Ishbel n’était pas ce genre de personnes. Tendre la main aux autres était une véritable passion dans son cas. Elle aimait aider, elle aimait redonner le sourire aux gens et leur redonner la force de continuer d’avancer. L’ironie même d’une personne qui souffrait silencieusement le martyr. La jeune femme lui hurla dessus alors qu’elle allait poser sa main dans son dos. Ishbel se ravisa donc et la laissa hurler : sans pour autant bouger. Cela faisait bien parfois de vider son sac, surtout envers un inconnu car cette personne ne connaissait rien de vous. Pas besoin donc de tenir la bienséance : sauf quand on s’appelle Ishbel Tejeiro. La demoiselle se redressa, l’ancienne avocate s’éloigna pour lui laisser de l’espace. Elle ne rajouta rien à la détermination de l’inconnue à vouloir se lever toute seule. Finalement, elle posa sa main dans son dos et l’appela à nouveau : avec calme et douceur.

“Et si on allait prendre un café ? Ou bien un thé ?” Elle lui sourit doucement : “Pour y voir plus clair, pour voir si je peux vous aider.” Ishbel avait toujours trouvé du réconfort dans les boissons chaudes. Surtout celles que son père lui préparait quand rien ne semblait aller. “C’est juste ce qu’il nous faut parfois pour continuer d’avancer.” Hypocrite, comme elle l’était en cet instant car elle-même perdait petit à petit ses forces pour continuer de marcher.


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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Mar 1 Oct - 18:26 )


Tu n'es pas seule.

Ne parvenant pas à cesser de pleurer, je repose toujours sur le trottoir. Vais-je parvenir à me relever seule comme je le prétends ? Rien n'est moins sûr. Je ne sais pas si je parviendrais à trouver la force nécessaire pour ne tenir que sur mes pieds, d'autant que je reste effondrer, par ce que j'ai appris concernant ma Babou chérie. Bien sûr, avec le temps qui passe et les années, j'ai dû me faire à l'idée qu'elle serait toujours malade et que son état de santé ne s'arrangerait sans doute pas, seulement, j'ai préféré m'enfermer dans l'idée qu'elle resterait à vie à l'hôpital, réfutant une réalité : celle qu'elle puisse disparaître à cause de sa maladie. Alors, à présent que son médecin m'en a parlé, je prie, je me questionne, je questionne Dieu, puis je songe à notre père, qui n'est pas présent. Je veux bien comprendre qu'il m'ait abandonné, mais je refuse qu'il fasse de même avec Barbara. Serrant l'un de mes poings, je songe à elle, au fait qu'il passe tout son temps à son travail, bien qu'une fois, nous nous sommes retrouvés pour pleurer ensemble, pour nous soutenir, ce qui me semble à présent n'avoir été qu'un songe, comme si le simple fait qu'il ne soit pas là aujourd'hui rendait ce que nous avons vécu tous les deux « d'irréel », puis comme s'il avait feint d'être affreusement malheureux, ou bien encore, comme s'il n'avait pas réellement envie de me soutenir, me racontant des bobards pour avoir bonne conscience. « Non... Non... C'est impossible. » Je me souffle, sachant qu'il y a cette femme proche de moi, celle qui, en un geste a su apaiser considérablement ma peine, comme si sa douceur et ses mots avaient un pouvoir divin. Ayant toutefois pris de la distance, elle me laisse faire sans agir, ayant sans nul doute la crainte que je puisse lui asséner un coup, bien qu'elle n'ait visiblement pas envie de me laisser seule à mon triste sort. Reniflant, mon corps étant pris de légers tremblements, la voix de cette femme qui parvient à m'apaiser seulement par son intonation, me propose de prendre un café ou un thé, tandis que je pense davantage à un chocolat chaud. « Je… D'accord. » Je réponds dans un souffle, non pas pour profiter d'une boisson chaude à l'œil, mais simplement parce qu'elle m'apaise. Positionnant mes deux mains sur le trottoir, j'essaye de me redresser, avec mal. « Je ne vais pas y arriver. » Je me souffle pour moi-même, tandis que sa voix s'élève à nouveau, alors que mes sourcils se froncent. Comment pourrait-elle m'aider ? Elle ne pourra pas guérir ma Barbara, c'est certain. Le fait est qu'elle ne sait pas dans quel état elle se trouve, elle ne sait pas ce que cache ma douleur criante, puis elle ne doit pas connaître ma Barbara non plus, ce qui fait que je ne peux pas me permettre de m'énerver contre elle, malgré sa phrase qui n'a strictement aucun sens à mon oreille, à moins qu'elle ait le pouvoir de guérir les personnes mourantes. « Vous… Vous ne pouvez pas m'aider. » Je prononce donc, posant un genou au sol, afin de m'aider à me relever. « Personne ne le peut. » J'ajoute, quand elle reprend, ne semblant pas mesurer ma douleur, mon désespoir, puisqu'un café ou encore un chocolat ou un thé n'y fera rien, puisqu'aucune de ses boissons ne me permettra de vivre dans un monde où ma Barbara ne sera plus. Rien que l'idée de ne plus pouvoir entendre le son de sa voix me crève le cœur, alors, posant mon second genou sur le sol, je m'effondre à nouveau, postant mon visage dans mes mains, étouffant ainsi un cri de douleur, mes prunelles closent, ne pouvant cesser de pleurer.



@ISHBEL TEJEIRO
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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Lun 7 Oct - 21:26 )
Ishbel ne brusquait pas la malheureuse, elle la laissat reprendre ses esprits. Quelque chose devait la secouer, assez pour que ses jambes soient coton. Elle ne connaissait pas cette personne, mais des drames qui vous coupent l’énergie : elle en avait vécu plus d’un. Alors, elle attendait patiemment. Comme elle aurait aimé que quelqu’un le fasse quand elle en avait eu besoin. Elle aimait aider les gens, cela lui permettait de ne pas s’aider soi-même. Tendre la main aux autres est plus facile que de s’épauler. Ishbel l’avait compris et suivait le rythme imposé par son cerveau depuis la mort de mère. La demoiselle balbutia quelques mots dans un souffle. Ce que la femme au foyer proposa n’était pas en rapport avec des larmes. Il était question de mettre un peu de baume sur le cœur meurtris de cette personne. Il n’y avait rien qu’une boisson chaude ne pouvait faire. Aider à aller mieux étaient la fonction principale du thé, café ou bien du chocolat. Quand la jeune femme accepta, elle lui offrit son plus beau sourire : mettant de côté ses propres problèmes. Elle se redressa et veilla à ce que la brunette n’est pas besoin d’aide. Mais elle ne semblait pas avoir besoin. Ou plutôt, ne pensait pas qu’Ishbel pouvait aider.

“Pour le savoir, il faudra voir ce que la suite nous réserve.” Sa voix douce montrait qu’elle n’était pas offusquée : “Et je comprends parfaitement votre scepticisme. Moi non plus, je ne voulais pas qu’on m’aide.” Quand son monde s’est écroulé par trois fois. Elle n’acceptait encore pas d’ailleurs qu’on l’aide. Alors pourquoi la proposer aux autres ? Car certains étaient plus intelligents et moins butés qu’elle.

La demoiselle retomba au sol, Ishbel s’accroupit à nouveau et sortit de sa poche un mouchoir en tissus qu’elle tendit. Puis, elle posa sa main dans son dos pour le frotter doucement. Ne bougeant pas. Ne disant rien de plus. Elle était juste là. Quand elle serait prête à se lever. En sentant un vent froid se lever, elle enleva son écharpe et l'enroula autour de la jeune femme. Quand on pleurait, on avait toujours froid. Elle se souvenait des longues heures passées dehors sous le regard désespéré de son père. Des heures, seule dans le jardin, elle en avait passé et cela lui avait causé plusieurs grippes dans le passé. Elle regarda autour d'elles et vit un café. Parfait.

“Je reviens.” Puis elle se leva et alla rapidement commander deux chocolats chauds puis elle retourna à sa place avec les deux boissons. Elle s'installa à même le trottoir cette fois-ci : "Tenez, buvez, ça ne peut vous faire que du bien."

Spoiler:
 


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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Lun 28 Oct - 17:27 )
Je ne vais pas y arriver. Toute l'aide du monde ne parviendrait pas à me faire me relever, je le sais. Le choc a été trop rude, la douleur est trop puissante, elle me terrasse, et même avec toute la volonté du monde, je sais que je n'arriverais pas à me tenir sur mes jambes pour rentrer ou me rendre je ne sais où. Pourquoi rentrer d'ailleurs ? Je ne veux pas voir le visage de ce géniteur qui avait promis de répondre présent et qui ne l'est pas, bien évidemment. Il est non seulement un lâcheur, mais il n'est pas non plus un homme de paroles, puisqu'il préfère rester en sa maudite entreprise plutôt que d'être présent pour ses filles, enfin, surtout pour Barbara. Après tout, je suis habituée à ses absences alors que ce n'est pas le cas de ma jeune sœur. Comment peut-il être je ne sais où alors que son état se dégrade ? Comment peut-il ne pas être présent alors qu'il lui reste si peu de temps à vivre ? Y songeant, je ne parviens même pas à m'énerver, tant la souffrance qui m'accable est puissante, jusqu'au point de faire taire colère et mouvements, me laissant ainsi, sur ce trottoir où certaines personnes se moquent de me « donner des coups », puisque je ne suis pas parvenue à chuter par hasard, du moins, je crois. Me trouvant littéralement perdue, n'ayant plus la moindre once de force, je ne fais que souffrir, à chaque geste, à chaque respiration. Je souffre de tout mon être et à chaque seconde qui s'écoule, je m'enfonce un peu plus, mais jusqu'à quoi ? Jusqu'à quand ? Que vais-je faire si je reste ainsi ? Ses questions me chamboulent lorsque je réalise que cette femme est toujours présente, près de moi. Me parlant, je l'écoute, sans pour autant prononcer quoi que ce soit. Qu'est-ce que la suite nous réserve ? Je n'en sais rien du tout. À vrai dire, je ne sais plus rien. Je ne suis même plus certaine de savoir comment je me nomme, puisque je ne fais que de songer à ma Barbara qui ne sera plus des nôtres dans quelques semaines.

Après m'être essayé à me redresser, je chute, lamentablement. Quand est-ce que ce supplice, va-t-il prendre fin ? J'aimerais mourir sur le champ, d'une rupture d'anévrisme ou autre, que sais-je, tant que la douleur disparaît. Je donnerais tout pour que cela s'arrête, quitte à ce qu'il n'y est rien après la vie, me moquant de n'être que dans le noir, jusqu'à la fin des temps. L'une de mes mains parvenant à essuyer mon nez, je suis surprise lorsque je suis prise de frissons, tandis que les larmes ne cessent de couler. Hoquetant, je réalise que la jeune femme qui est restée près de moi m'offre son écharpe après quelques secondes, me trouvant en décalage alors que je reste sur le trottoir, impuissante, ne pouvant rien faire d'autre que pleurer. « Que… Quoi ? » Je prononce, parvenant à relever ma tête pour la voir, ou plutôt, l'apercevoir, tandis qu'elle s'éloigne et que ma main en mouvement serre l'écharpe qu'elle m'a passé, afin que je ne souffre pas du vent qui se lève, n'étant pas à l'abris par quoi que ce soit, puisque je repose toujours sur le trottoir. Perdue, pensive, je réalise que la jeune femme m'ayant parlé, ayant fait attention à moi se trouve à mes côtés. Me parlant avec douceur et lenteur, elle m'offre un chocolat chaud dont je m'empare, alors qu'elle s'est installée à même le trottoir, tout comme moi. « Merci. » Je souffle, mes deux mains tenant mon gobelet de chocolat bien chaud. « Merci beaucoup. » J'ajoute, mes larmes s'étant taries. Avalant quelques gorgées de ma boisson chaude, je sens mon corps se réchauffer, s'animer, quand, jetant un coup d'œil en biais à la femme qui me tient compagnie, je prends la parole. « Ma jeune sœur va… Elle… Il ne lui reste pas beaucoup de temps. » Mon regard se charge de nouveau en larmes. « Je ne sais pas ce que je vais devenir sans elle. Je… Je ne sais pas si ça vaut le coup de se battre, de vivre, quand elle ne sera plus là. » Sur mes mots, je prends du courage avec mon chocolat chaud. « Pourquoi est-ce qu'on doit perdre les personnes que l'on aime ? Quel est le but, de faire souffrir les autres, ceux qui restent ? » Je demande, la regardant ce coup-ci, m'accrochant à son regard comme à une bouée de sauvetage, l'une de mes mains ayant attrapé l'une des siennes, m'accrochant ainsi à elle, plutôt que de me laisser sombrer. C'est ce que l'on appelle « s'accrocher à la vie », je crois.


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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Mar 5 Nov - 21:15 )
Ishbel ne pouvait pas rester insensible à cette personne en détresse. Elle n’était pas ce genre de femme et ne le saurait jamais. Probablement parce qu’elle avait trop souffert pour laisser quelqu’un d’autre être dans la même situation. La vie l’avait tellement malmené que si elle pouvait aider les autres : elle le ferait. Même si cela était de rester assis par terre à réconforter la pauvre femme qu’une douleur silencieuse et lourde maintenaient fermement au sol. Qu’importent les raisons de cet effondrement, elle ne devait pas rester seule. Alors elle attendrait. Aussi longtemps qu’elle le devrait. Ce n’est pas comme si on l’attendait chez elle de toute façon. En sentant un zéphyr glacer ses os, elle enleva son écharpe pour la mettre autour du cou de l’inconnue avant de se lever. Elle allait lui chercher un chocolat chaud, cela pouvait lui faire du bien. Ni une, ni deux, la voilà parti en quête de ce breuvage. Armée de deux gobelets de boissons cacaotés, elle se réinstalla par terre et lui en tendit un.

“Inutile, tout le monde à besoin d’un moment où on peut tout lâcher. Buvez, ça va vous faire du bien.” Du sucre et quelque chose de chaud dans l’estomac résolvaient bien souvent des soucis. Tout du moins, les rendait plus supportables. Elle chercha dans sa poche et en sortit en mouchoir avant de lui tendre : au cas où elle voudrait se moucher le nez ou s’essuyer les yeux. Et puis, l’inconnue parla de la raison qui la maintenant à terre. Ishbel glissa doucement sa main dans son dos pour avoir un geste réconfortant. “Je ne peux pas dire que ça sera facile, après plus de trois décennies, je ne sais pas encore vivre sans ma maman.” Elle était sincère : “Mais je sais que la plus belle chose que je peux faire c’est de continuer à vivre et à me battre. Je ne connais pas votre sœur… Je pense qu’elle voudrait savoir que vous allez continuer de vivre, de vous battre. Pour elle, pour que par vous elle ne meurt jamais.” Ishbel ne savait pas si ces paroles allaient faire écho dans le cœur de la jeune femme, mais elle tentait. “Il faudra essayer au moins…” Et puis elle ne réussit pas, elle pourra partir à son tour sans avoir de regrets. La plus âgée des deux femmes pensaient un peu trop souvent ces derniers temps à baisser définitivement les bras, mais on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir essayé.

Laissant la femme brisée se plonger dans son regard, elle sortit un nouveau mouchoir pour lui essuyer les joues avant que sa main ne soit attrapée par celle de l’inconnue. Sa question était pertinente et Ishbel se l’était posée :

“J’aimerais pouvoir vous répondre… Vous dire qu’il y a une raison, mais la vie m’a juste appris que c’est une belle fille de joie qui se moque de tout détruire sur son passage. Je ne peux pas dire que la situation va s’arranger, ni promettre que la douleur partira, mais vous allez apprendre à vivre avec. Petit à petit. Pas à pas. Et un jour, cela ne sera plus aussi lourd à porter.” Elle serra un peu plus sa main pour lui montrer qu’elle était là. Avec elle et qu’elle ne comptait pas bouger.


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Lilwenn Boschetti
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Tu n'es pas seule. // Lilween Lyst
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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Ven 15 Nov - 18:32 )
J'ai mal pour ma Babou. J'ai la terrible sensation de ne pas avoir su la sauver, comme je n'ai pu sauver ma mère. À cet instant, je me sens comme une moins-que-rien. J'aurais tout donner pour partir à la place de ma jeune sœur, mais c'est impossible. On ne peut pas substituer une pathologie, on ne peut pas échanger sa vie. Il n'y a aucun moyen pour cela et il n'y en aura sans doute jamais. J'aurais pu la sauver d'une voiture arrivant à toute vitesse en prenant sa place après avoir couru, la poussant, mais je ne peux pas me mettre dans son lit d'hôpital pour dire que je prends son cancer. Me sentant de plus en plus mal en y songeant, en voulant à Dieu, à la vie, je ne m'étais pas attendue à ce qu'une personne s'arrête pour moi. Quand j'y pense, je me dis que j'imaginais plutôt que je resterais seule, les passant me jetant un regard pour tout faire afin d'éviter le mien, mais il y a cette femme qui a ôté son écharpe pour me couvrir avec celle-ci, avant d'aller nous chercher des chocolats chauds. La remerciant à deux reprises, je suis surprise par sa réponse. Se rend-elle compte qu'il n'y a qu'une poignée de personnes qui agit comme elle à cet instant ? Enfin, une poignée… Je dirais plutôt que cela ne se compte que sur une seule main. La dévisageant, ne comprenant pas, j'avale quelques gorgées de la boisson chaude que m'a offerte cette jeune femme. Me sentant déjà mieux, n'arrivant pas à réaliser qu'elle se trouve à mes côtés, qu'elle est réelle, je me saisis du mouchoir qu'elle m'offre. Le serrant dans l'une de mes mains, reprenant une gorgée de chocolat, j'ose me lancer. Je prends la parole et je lui parle de ma Barbara. La raison ? Je me dis que cela pourra peut-être m'aider en lui révélant ce qui se passe, comme pour ôter un poids de mon cœur. Non pas que je désire le mettre sur le sien, j'ai seulement le besoin d'en parler, puisque – bien sûr – notre paternel ne répond pas. Je lui en veux pour Barbara, mais pas pour moi. Je sais qu'il m'a amené ici parce que ma mère était décédée et que je n'étais pas majeur. Je ne me voile pas la face sur ses intentions à mon égard, je ne suis pas franchement du genre à me faire berner, du moins, je crois. Ne lui parlant pas de sa pathologie à proprement parler pour le moment, mon cœur se serre quand elle me parle du décès de sa mère. Après plus de trois décennies elle ne sait pas encore comment vivre sans elle, ce que je ne peux que comprendre. Ma mère est décédée alors que j'avais seize ans et aujourd'hui encore, je me réveille par un cauchemar puisque je découvre son corps sans vie, froid. C'est ce que j'ai vécu et je ne cesse de le vivre chaque jour que Dieu fait. « Je suis désolée. » Je souffle pour toute réponse à ses mots, comprenant ce qu'elle a vécu, bien que je ne sache pas comment elle l'a perdu, sa maman. Alors qu'elle continue, je comprends ce qu'elle me dit, mais pour le moment, je ne sais pas comment faire pour vivre et me battre, dans un monde où elle n'existera plus. Ne pipant mot, portant mon gobelet à mes lèvres, j'ose porter mon regard sur elle lorsqu'elle me dit qu'il va falloir que j'essaye de vivre pour elle, en sa mémoire si je comprends bien, puisqu'elle ne voudrait pas me voir décliner avec le temps, la douleur, pour partir bêtement à cause de ma seule et unique faute. Poussant un soupire à cette pensée, mes prunelles bouffies par les larmes qui ont coulé, sans penser à celles qui couleront, je suis davantage surprise encore par sa douceur, le fait qu'elle essuie mes larmes, alors que nous ne nous connaissons pas. Me sentant ainsi plus en confiance, je m'empare de l'une de ses mains que je serre sans lui faire mal, avec une certaine tendresse, mais également avec une certaine urgence, à l'image d'une bouée de sauvetage à qui je m'accroche pour ne pas couler, pour ne pas dériver et ainsi disparaître dans des eaux où personne n'osera plus venir m'extirper. Écoutant sa réponse à ma question, réalisant qu'elle se trouve véritablement à mes côtés, que je ne suis pas perdue dans une sorte de délire, j'essuie quelques larmes silencieuses du revers de ma main libre, ayant posé sur le bitume ma boisson chaude. « Je ne sais pas si je parviendrais à… » Je me stoppe, ne trouvant pas les mots. « Est-ce que ça compte si j'essaye tout en sachant que je n'y parviendrais pas ? » Je souffle, lui demande, mon regard plongé dans le sien. « Je veux dire… J'ai… J'ai essayé lorsque ma mère est… » Vais-je parvenir à parler d'elle ? Rien n'est moins sûr. « Il n'est resté que de la colère en moi, lorsque j'ai perdu ma maman. » Ses derniers mots achèvent ma phrase dans un murmure. Baissant mon regard de nouveau chargé de larmes, je continue, fixant nos mains liées. « C'est un cancer qui va emporter ma jeune sœur. C'est une overdose qui a emporté ma… Maman. » Esquissant un sourire emprunt d'une colère sourde, je trouve son visage, son regard, pour souffler : « J'aurais préféré que ce soit notre père à ma Babou et moi. Je veux dire, il se moque de nous. C'est lui qui devrait être allongé sur son lit, à sa place. C'est lui qui devrait souffrir. » Ma colère est évidemment perceptible dans ma voix. « Je… Pardon. » Je souffle donc, ne désirant pas qu'elle pense être en danger à mes côtés, puisque je ne veux pas qu'elle me laisse, qu'elle s'en aille. « C'est tellement injuste. J'imagine que vous comprenez mon ressenti. » Je dis à présent, essuyant de nouveau des larmes du revers de ma main pour me moucher ensuite, avec le mouchoir qu'elle m'a tendu. « Il paraît qu'il y a un but à tout ça. Peut-être une sorte de morale, j'en sais rien. Tout ce que je ressens, c'est une douleur déchirante. Une douleur qui me tord les tripes, qui me donne envie de vomir, qui me rend nauséeuse et qui… Qui, me donne des vertiges. » Je souffle à présent, pour retrouver son regard : « Ça fera encore plus mal, n'est-ce pas ? Quand elle ne sera plus là, je veux dire. » Je demande, pour me moucher encore, puis dire : « Merci. Merci de m'avoir vu. D'avoir compris ma... Détresse. Pour ce que vous avez dit, c'est vrai. La vie est une pute qui se moque de savoir si les pertes vont faire mal ou non. C'est une sacrée connasse. » Je termine, mon regard se perdant je ne sais où devant moi, puisque je réalise un peu plus encore la portée de mes mots, les entendant résonner en échos dans ma tête.


JE SAIS TON COURAGE
TU ES MON SOUFFLE
LES BATTEMENTS DE MON CŒUR. SANS TOI, JE NE SUIS PLUS PERSONNE. JE NE SUIS RIEN.


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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Dim 1 Déc - 20:45 )
Ishbel leva sa main lorsqu’elle s’excusa pour lui dire que ce n’était pas la peine. Elle ne supportait pas ce genre de politesse. Ce n’était pas de la faute de cette femme si sa mère était décédée alors elle n’avait pas à présenter des excuses. La vie avait toujours une façon bien à elle de pourrir le quotidien et Isbhel - comme tant d’autres - n’a pas échappé à cette règle. Elle laissa l’inconnue boire le chocolat chaud en lui disant qu’elle devrait au moins essayer quand le moment sera venu de marcher toute seule sur le chemin qui lui restait avant de la retrouver. Enfin, si la jeune femme croyait en Dieu. Si ce n’était pas le cas, alors elle devrait quand même vivre pour que le souvenir de sa sœur perdure même quand elle aura expié son dernier souffle. Serrant doucement sa main pour tenter de l’aider et la soutenir. Elle la laissa parler, elle lui laissa le temps de chercher ses mots.

“Tu ne sais pas si tu y arriveras ou non. Tu ne pourras savoir ça que le moment venu. Il ne sert à rien de penser à l’après. Pense au présent et au temps qui te reste avec elle. Tu auras tout le loisir de réfléchir à ce qui va se passer une fois qu’elle sera partie.” Ishbel aurait profité de chaque seconde avant l’accident si elle avait su que plus jamais elle ne parlerait à sa maman.

L’inconnue continue, parlant à son tour de sa mère qu’elle semblait avoir perdu. Il ne fallait pas avoir inventé l’eau chaude pour comprendre qu’elle aussi était orpheline de sa génitrice. Elle parla à nouveau de sa sœur et du mal qui la rongeait, puis expliqua ce qui avait causé la mort de sa mère. Plongeant son regard dans le sien, Ishbel laissa la blonde déverser son venin sur elle sans s’en offusquer. Il était toujours bon de pouvoir parler librement. Même si cela était à un inconnu.

“Ne t’excuse pas.” Souffla-t-elle en esquissant un triste sourire. “C’est normal de ressentir de la colère, cela fait partie des étapes du deuil.” Et elle en savait quelque chose, c’était sa matière de prédilection malheureusement. “Qu’importe ce que votre père à fait… Il ne faut jamais souhaiter du mal des gens.” Puis elle ajouta rapidement : “Je veux dire… Certains le méritent très probablement, mais la famille… C’est ce qu’il reste à la fin de toute chose.” Et elle en savait un rayon également sur ce sujet.

Hochant négativement la tête, Ishbel ne pouvait pas laisser la demoiselle penser que tout ceci était pour un but précis.

“Il ne paraît rien du tout. C’est la vie malheureusement et parfois c’est comme jouer au loto : on ne sait pas ce qui va nous tomber dessus. Ce n’est pas comme si on avait notre mot à dire de toute façon.” Ishbel sentit le regard de la jolie blonde alors qu’elle lui posait une question légitime, mais dont la réponse était difficile à formuler. Si seulement elle savait mentir. “Oui.” Elle ne pouvait pas voiler la face de cette personne qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. “Mais c’est comme des montagnes russes : il y aura du mieux pour aider et contre balancer tous les moments qui sont tellement difficile qu’on en oublie de respirer.”

Lui offrant un triste sourire, Ishbel savait qu’elle ne pouvait rien faire de plus. Le travail, c’est la jeune femme qui devait le faire. Prendre sur elle-même en espérant que demain réservait de meilleures nouvelles.

“Pas la peine de me remercier, j’ai été à votre place bien trop souvent.” Elle remit une mèche de cheveux derrière l’oreille de la jeune femme : “Il suffit parfois d’un rien pour pouvoir se relever et continuer d’avancer pour ceux qui ne le peuvent plus, qui ne sont plus là.” Ishbel regarda autour, puis elle reporta son attention sur la blonde : “Est-ce que je peux vous raccompagner quelque part ? Marcher vous fera du bien : je resterais avec vous quoi que vous décidiez.”


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Sujet: Re: Tu n'es pas seule. // Lilween ( le Mer 4 Déc - 18:46 )
TU N'ES PAS SEULE.
@ISHBEL TEJEIRO ET LILWENN
Je me sens mal lorsque la jeune femme présente à mes côtés lève l'une de ses mains lorsque je lui souffle que je suis désolée pour la perte de sa mère. Par son geste, je comprends qu'elle n'en a pas besoin, mais surtout qu'elle ne veut pas de cette phrase toute faite. Il faut dire que c'est généralement ce que le commun des mortels souffle lorsqu'une personne disparaît et qu'on l'apprend, avec bien évidemment cette autre phrase ; « toutes mes condoléances », que j'ai failli prononcer. Est-ce que cela aide de l'entendre ? À vrai dire, je ne sais pas. Cela doit dépendre des jours, de l'humeur, de ce qu'on ressent rapport à la disparition de la personne. Cela dépend de nombreuses choses et à l'évidence, ce n'est pas le moment pour cette très belle femme. Préférant regarder mon gobelet de chocolat chaud, je me décide à reprendre la parole parce que j'ai besoin de parler. Il faut que je pose des mots sur ce qui se passe. Le médecin spécialiste qui s'occupe du cas de ma sœur m'a annoncé qu'elle allait partir et au lieu d'être présente à ses côtés, je suis partie pour m'effondrer sur un trottoir. Alors, lorsqu'elle m'assure qu'il ne faut pas penser au « après » puisqu'elle est toujours là, je pousse un soupir. Je sais qu'elle a raison par ce qu'elle dit, seulement, je viens seulement de l'apprendre et je pense avoir le droit à m'effondrer, au moins, pour les prochaines heures. Par contre, pour les questions que je me pose en demandant si je peux essayer de penser que je vais faire mon deuil tout en sachant que je n'y parviendrais pas, je me rends compte du ridicule de mes propos. Cela m'arrache même un rire, quand j'acquiesce dans un signe de tête. Je songerais à ce qui va se passer lorsqu'elle ne sera plus là. De toute manière, je serais au pied du mur puisque je ne pourrais pas la ramener à la vie. Personne ne le peut. Je me demande seulement si je la reverrais un jour. Après tout, personne ne peut confirmer qu'on retrouve nos proches lorsque l'on tire nous-même notre révérence. On l'espère souvent, du moins, je l'espère. Ma gorge nouée alors que je pense à cela, j'ose aborder un sujet dont je ne parle jamais : le décès de ma maman. C'était une droguée, je devais m'occuper d'elle et pourtant, malgré ce qu'elle m'a fait vivre : je l'aime toujours. Nous avons vécu ensemble durant seize ans, et même si je suis en colère contre elle parfois à cause de mon géniteur, je ne peux pas rester fâcher contre elle bien longtemps. Il faut dire que nous avons partagé de nombreuses galères ensemble, à cause de cet homme qui faisait des promesses en l'air en permanence pour ne plus mentir après de nombreuses années. Il a refait sa vie avec quelques femmes depuis que je vis ici, chez lui, puisque sa dernière poule en date n'est pas la mère de Barbara. Comme ma mère, elle l'a aimé cet homme qui semblait parfait au début de leur relation. Il ne l'a pas quitté lorsqu'il a appris sa grossesse, il a préféré changer ses habitudes pour la tromper avec la moindre femme qui le séduisait. Un rictus déformant mon visage à cette simple pensée, j'écoute cette jeune femme que je considère un peu comme « mon ange gardien », alors qu'elle m'assure qu'il ne faut pas souhaiter du mal aux autres. L'interrogeant du regard, elle ajoute rapidement que la famille est le plus important dans le fond, mais ça dépend des histoires, des personnes. « Vous ne connaissez pas mon géniteur. » Je souffle dans un premier temps. « C'est paradoxal parce que je vis chez lui, je profite en quelque sorte de l'endroit qu'il m'offre chez lui, mais je ne peux pas dire du bien de lui. Il a abandonné ma mère quand il a su qu'elle était enceinte de moi. Puis il a trompé la mère de ma sœur Barbara quand elle était enceinte et il a continué par la suite. Il l'a fait fuir et elle lui a laissé Babou. Si elle ne l'avait pas… Elle aurait eu la même vie que moi. » Je termine dans un murmure, mon regard s'étant perdu je ne sais où sur le trottoir où nous sommes assises. Ma phrase n'est pas achevée, elle ne doit sans doute pas avoir le moindre sens sur la fin, mais tant pis. Je sais ce que j'ai voulu dire, puis je suis toujours en rogne contre cet homme qui n'est pas là alors que nous avons besoin de lui. Mon cœur se serrant davantage, je retrouve son regard lorsqu'elle reprend. Contrairement à elle, je ne crois pas au hasard des choses. Si on gagne au loto, c'est que c'était écrit. Il y a des personnes qui ne vivent que des galères dans leur vie et ils l'acceptent, parce que c'est ainsi. Ils ne peuvent rien y changer. « Je. Pardon, mais je ne crois pas au hasard. » Je souffle, mon regard encré dans le sien. Lorsque je l'interroge pour savoir si j'aurais toujours mal, elle répond « oui » pour mettre de l'eau dans son vin. Je suppose qu'elle a raison lorsqu'elle dit que parfois ça ira mieux, pour « contrebalancer » comme elle le prononce si bien, ce qui me fait presser tendrement sa main dans la mienne. « Oublier de respirer. C'est ce qui m'est arrivé pour tomber ici. » Je souffle, des larmes embrumant de nouveau mon regard. Répondant à son sourire triste avec un des miens de la même teneur, je comprends par ses nouveaux mots qu'elle n'a pas eu une vie facile et que cela ne s'arrange pas, à l'évidence. Alors, me préférant rien dire, je l'écoute pour me pincer les lèvres, quand je me rends compte qu'il y a des personnes autour de nous. J'étais dans une sorte de bulle avec cette femme et elle vient d'éclater. J'entends les coups de Klaxons, j'entends les voix s'élever autour de nous, les cris des enfants, alors que je ne percevais rien d'autre que la voix de mon inconnue avant qu'elle ne me demande si elle peut me raccompagner. Où devrais-je aller ? Peut-être au chevet de ma Babou. Le fait est que je voudrais aller quelque part où je me sens bien et là, à cet instant, je ne vois pas où. Je pourrais rentrer à la villa, dans ma chambre, mais je n'en ai pas vraiment envie. Cet endroit, je ne l'ai jamais considéré comme mon chez moi. Le fait est que je serais sans doute seule, puis au chaud. « Je… Je vis au quartier Posillipo. » Je souffle, pour regarder autour de nous, gardant ma prise sur sa main. « Marcher. Vous avez raison. » J'ajoute, quand je me demande si mes jambes vont bien vouloir que je me redresse pour tenir sur celles-ci, sans que je ne trébuche pour me retrouver au sol encore une fois. « Je… » Libérant sa main, je m'appuie sur les miennes. J'y vais par étapes, pour me trouver sur mes genoux. Puis, je poste de nouveau mes mains sur le trottoir pour essayer de me redresser. Jetant un coup d'œil à mon inconnue, je me demande si je ne devrais pas lui demander de me donner un coup de main. « S'il vous plaît. » Je commence, lui tendant une main, mon regard étant semblable à celui du chat Potté. « Merci. » Je souffle alors qu'elle comprend que j'ai besoin d'elle, quand je me trouve sur mes pieds, enfin debout, bien qu'encore légèrement chancelante. M'emparant de sa seconde main, j'ai l'impression d'être Bambi alors qu'il essaye de se lever. Cela fait naître un mince sourire sur mon visage, puisque j'adore les faons. « Je me répète, mais merci encore. » Je sais que sans elle, je ne serais pas parvenu à me relever. « Vous… Vous voulez manger quelque chose ? » Je l'interroge, ne pouvant délaisser l'une de ses mains, puisque je suis littéralement perdue. Je ne sais pas où je suis, je ne trouve aucun repère alors que j'ai parcouru en long et large ses trottoirs qui mènent à l'hôpital. J'adore marcher, j'aime découvrir Naples et je sais que je connais la ville depuis un certain temps à présent. C'est sans doute le contre-coup de l'annonce qui me fait me sentir ainsi. Il est évident que je ne peux pas rester seule, puisque je me perdrais ou je chuterais de nouveau : j'en ai la certitude.


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