Revenir en haut
Aller en bas


 

- Black Roses Red || PV Alessandro -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Zoo di Napoli
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Minerva Di Vicenzi
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t5501-minerva-love-does-not-delight- http://www.ciao-vecchio.com/t5502-minerva-let-all-that-you-do-be-done-with-love
Faceclaim : Jodie Whittaker (Chrysalis)
Messages : 89 - Points : 317
I'm lost
Âge : 36 ans
Métier : Pédiatre
Black Roses Red || PV Alessandro Empty
Sujet: Black Roses Red || PV Alessandro ( le Mer 21 Aoû - 5:06 )
Quand le numéro de l’ambassade italienne s’était affiché sur mon téléphone portable pendant mon quart de travail, j’avais figé comme paralysée par une peur qui prenait cette place de choix au creux de mon ventre. Ils m’avaient prévenue que si jamais il y avait un semblant de développement auprès du dossier de mon Clemente. J’avais décroché avec une nervosité indescriptible dans le creux de mon ventre. Au bout du fil, Elisa, l’agente de liaison qui suivait le dossier de mon conjoint depuis le début de cette crise, tenait à prendre de mes nouvelles et à m’informer de la progression de l’enquête.

Il y avait maintenant quatre mois d’absence que je côtoyais comme une triste réalité. Quatre mois que je m’étourdissais pour oublier la douleur que je ressentais à la simple idée de le voir disparaître sans jamais revenir à mes côtés. Il y avait certes ce petit ajout qui m’avait transformé en un navire à l’équipage minimal qui relevait tant bien que mal ce défi que la vie m’avait imposé. Quatre mois que j’avais décidé que le travail serait mon moyen pour m’empêcher de faire naufrage moi qui, dans ma courte vie, n’avait jamais connu de véritable tragédie avant d’en venir à pratiquement considérer ma bague de mariage comme le talisman qui marquerait une époque potentiellement révolue. Une bouée de sauvetage dans ces moments où mes croyances religieuses ne suffisaient pas à me faire croire qu’il ne pouvait pas être partie.

Tout ça pour en revenir à cet appel qui n’avait pas laissée dans ma bouche ce goût sucré que j’avais attendu. Il m’avait laissé le teint aussi blanc que du bicarbonate de soude plantée au beau milieu de la salle de repos des employés. Des informations leurs avaient été données comme quoi un petit groupe de rebelles accompagné avaient été repérés progressant dans la forêt. Cette petite vague d’espoir m’avait amené à constater cette fatigue que je ressentais, une fatigue puissante et profondément ancrée dans ma petite existence.

J’avais donc déboulé dans le bureau du chef du service pour demander quelques jours pour prendre soin de moi. J’avais bien conscience que je n’étais pas la seule du département de pédiatrie qui avait une brioche dans le four mais je n’avais demandé aucune journée de congé depuis mon arrivée. J’avais fait tombé chacun de mes examens sur mes journées de repos, accepté de prendre des quarts de travail d’autres collègues dans le besoin pour m’étourdir, pour ne plus rien ressentir. Mon travail faisait ouvertement partie des arbres qui cachent la forêt, ce prétexte pour que je ne sente pas la douleur de perdre mon conjoint comme une douleur perpétuelle. J’avais donc réussi à me placer cinq journées pour prendre du temps pour moi. En égoïste qui n’optait pas pour un projet de loi mais davantage pour un décret ministériel qui imposait ma volonté d’être libre.

Tout ça pour en venir à cette deuxième matinée de vacances (la première ayant été passée à rattraper les heures de sommeil que j’avais volontairement oubliée de prendre de peur que la nuit ne m’amène des cauchemars affreux). Quelques jours plus tôt, j’avais envoyé un petit message à Alessandro que j’avais rencontré quelques années pour lui proposer simplement d’aller au zoo. Dans le tumulte des derniers mois, j’avais évité accidentellement un bon nombre de mes amis mais ce petit plus un (actuellement à la forme de palmipède) qui avait pris mon ventre comme sa maison. Je lui avais donc simplement proposé une sortie au zoo pour parler, me dégourdir et me changer les idées. J’avais donc refait le tour de mes tiroirs le matin. Ma taille minuscule faisait automatiquement ressortir l’arrondi de mon ventre. J’avais fini par enfiler une paire de leggings noirs et une tunique rouge et noire… parmi les derniers morceaux qui acceptait encore de nous accommoder. Me promettant d’aller faire les boutiques pour plus que ce pantalon que j’avais acheté avec Ebba (et qui gisait sale dans le panier à linge), je constatais que l’œil attentif finirait par confirmer que j’avais définitivement un petit quelque chose de plus (ou eu beaucoup trop de gros repas)… J’attendais devant les grilles avec un bouquin à la main.



   
Love is patient, love is kind
♛ It does not envy, it does not boast, it is not proud. It does not dishonor others, it is not self-seeking, it is not easily angered, it keeps no record of wrongs. Love does not delight in evil but rejoices with the truth. It always protects, always trusts, always hopes, always perseveres. Love never fails.
Revenir en haut Aller en bas
 
- Black Roses Red || PV Alessandro -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Zoo di Napoli
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut