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- Black Roses Red || PV Alessandro -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Zoo di Napoli
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Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Minerva Di Vicenzi
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Sujet: Black Roses Red || PV Alessandro ( le Mer 21 Aoû 2019 - 5:06 )
Quand le numéro de l’ambassade italienne s’était affiché sur mon téléphone portable pendant mon quart de travail, j’avais figé comme paralysée par une peur qui prenait cette place de choix au creux de mon ventre. Ils m’avaient prévenue que si jamais il y avait un semblant de développement auprès du dossier de mon Clemente. J’avais décroché avec une nervosité indescriptible dans le creux de mon ventre. Au bout du fil, Elisa, l’agente de liaison qui suivait le dossier de mon conjoint depuis le début de cette crise, tenait à prendre de mes nouvelles et à m’informer de la progression de l’enquête.

Il y avait maintenant quatre mois d’absence que je côtoyais comme une triste réalité. Quatre mois que je m’étourdissais pour oublier la douleur que je ressentais à la simple idée de le voir disparaître sans jamais revenir à mes côtés. Il y avait certes ce petit ajout qui m’avait transformé en un navire à l’équipage minimal qui relevait tant bien que mal ce défi que la vie m’avait imposé. Quatre mois que j’avais décidé que le travail serait mon moyen pour m’empêcher de faire naufrage moi qui, dans ma courte vie, n’avait jamais connu de véritable tragédie avant d’en venir à pratiquement considérer ma bague de mariage comme le talisman qui marquerait une époque potentiellement révolue. Une bouée de sauvetage dans ces moments où mes croyances religieuses ne suffisaient pas à me faire croire qu’il ne pouvait pas être partie.

Tout ça pour en revenir à cet appel qui n’avait pas laissée dans ma bouche ce goût sucré que j’avais attendu. Il m’avait laissé le teint aussi blanc que du bicarbonate de soude plantée au beau milieu de la salle de repos des employés. Des informations leurs avaient été données comme quoi un petit groupe de rebelles accompagné avaient été repérés progressant dans la forêt. Cette petite vague d’espoir m’avait amené à constater cette fatigue que je ressentais, une fatigue puissante et profondément ancrée dans ma petite existence.

J’avais donc déboulé dans le bureau du chef du service pour demander quelques jours pour prendre soin de moi. J’avais bien conscience que je n’étais pas la seule du département de pédiatrie qui avait une brioche dans le four mais je n’avais demandé aucune journée de congé depuis mon arrivée. J’avais fait tombé chacun de mes examens sur mes journées de repos, accepté de prendre des quarts de travail d’autres collègues dans le besoin pour m’étourdir, pour ne plus rien ressentir. Mon travail faisait ouvertement partie des arbres qui cachent la forêt, ce prétexte pour que je ne sente pas la douleur de perdre mon conjoint comme une douleur perpétuelle. J’avais donc réussi à me placer cinq journées pour prendre du temps pour moi. En égoïste qui n’optait pas pour un projet de loi mais davantage pour un décret ministériel qui imposait ma volonté d’être libre.

Tout ça pour en venir à cette deuxième matinée de vacances (la première ayant été passée à rattraper les heures de sommeil que j’avais volontairement oubliée de prendre de peur que la nuit ne m’amène des cauchemars affreux). Quelques jours plus tôt, j’avais envoyé un petit message à Alessandro que j’avais rencontré quelques années pour lui proposer simplement d’aller au zoo. Dans le tumulte des derniers mois, j’avais évité accidentellement un bon nombre de mes amis mais ce petit plus un (actuellement à la forme de palmipède) qui avait pris mon ventre comme sa maison. Je lui avais donc simplement proposé une sortie au zoo pour parler, me dégourdir et me changer les idées. J’avais donc refait le tour de mes tiroirs le matin. Ma taille minuscule faisait automatiquement ressortir l’arrondi de mon ventre. J’avais fini par enfiler une paire de leggings noirs et une tunique rouge et noire… parmi les derniers morceaux qui acceptait encore de nous accommoder. Me promettant d’aller faire les boutiques pour plus que ce pantalon que j’avais acheté avec Ebba (et qui gisait sale dans le panier à linge), je constatais que l’œil attentif finirait par confirmer que j’avais définitivement un petit quelque chose de plus (ou eu beaucoup trop de gros repas)… J’attendais devant les grilles avec un bouquin à la main.



   
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Alessandro GianniottiToujours frais après un litre de café
Alessandro Gianniotti
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Sujet: Re: Black Roses Red || PV Alessandro ( le Mer 9 Oct 2019 - 11:00 )
Les journées de repos, Alessandro pouvait les compter sur les doigts d’une main. Il ne comptait pas ses heures et surtout, il ne prenait quasiment pas de temps pour lui. Il avait des responsabilités, avoir repris les rênes du café de son ex patron impliquait de la rigueur et donc de l’assiduité au travail. Il avait pourtant des employés et il leur faisait confiance. Mais en même temps, il ne se voyait pas passer une journée en dehors de l’établissement pendant que ses subalternes sont au charbon. Non, c’était tout simplement impensable pour le grand brun. Le barman savait très bien qu’on ne lui donnerait pas une médaille mais c’était sa façon de voir les choses, sa philosophie. Malgré tout, il savait également faire la part des choses. Et puis, le bar n’était pas toujours ouvert. Il arrivait qu’il soit fermé la journée pour cause d’inventaire. C’était d’ailleurs le cas pour cette semaine. Cela tombait à pic puisqu’une très bonne amie à lui l’avait contacté pour se voir. Cela faisait un petit moment qu’ils ne s’étaient pas vus. Il ne lui en voulait pas, elle avait très certainement eu beaucoup de boulot et il n’allait pas lui jeter la pierre. A dire vrai, il avait été débordé lui aussi et du coup, il n’avait pas pu prendre autant de nouvelles qu’il aurait voulu. Par chance, ils étaient des adultes intelligents et la rancune n’était donc pas de rigueur.

Elle avait donc une journée de repos et lui avait proposé de passer la journée tous les deux. Sandro avait accepté. Il avait prévenu ses employés qu’il ne serait pas là pour l’inventaire mais qu’après tout, ils en étaient largement capables. Il leur faisait amplement confiance. Il avait hâte de retrouver Minerva, il avait énormément de chose à lui dire. Depuis leur dernière entrevue, il avait retrouvé Alexis et ils vivaient à présent en colocation. Bien entendu, il n’y avait rien entre eux, mais les sentiments du barman lui étaient revenus en pleine face tel un boomerang. Il fallait qu’il fasse avec parce que ce n’était clairement pas quelque chose à faire. Non, il ne pouvait pas se laisser aller et tomber dans les filets de Cupidon. Il ne pouvait pas et surtout, il se l’interdisait. Bref, il y avait des choses à dire et il espérait que son amie également. Il s’était levé assez tôt pour ne pas avoir à la faire trop attendre. Une fois son petit-déjeuner pris et propre, il s’était habillé pour l’occasion. Ils allaient passer la journée au zoo, pas besoin d’être sur son trente-et-un. Un jean, une chemise et son perfecto en cuir feront l’affaire. Il avait également pris des chaussures confortables.

Une fois prêt, il prit son casque et enfourcha sa moto pour se rendre sur le lieu de rendez-vous. Il espérait que Minerva n’allait pas trop attendre. En tout cas, il n’avait pas l’air d’être en retard. Une fois arrivé, il laissa sa moto sur le parking et se dirigea vers l’entrée du zoo. Elle était déjà là, un livre à la main. Alessandro accéléra donc le pas pour arriver à sa hauteur le sourire aux lèvres. Il vint lui faire la bise avant de démarrer la conversation.

« - Salut ma belle ! Comment tu vas ? Je suis ravi de passer la journée avec toi ! »

Le barman était impatient d’entrer dans le vif du sujet et de passer la journée avec la jeune femme.
Spoiler:
 



       
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Sujet: Re: Black Roses Red || PV Alessandro ( le Mar 15 Oct 2019 - 5:38 )
Je faisais partie de ces gens qui aiment leur métier. Avec un amour passionné qui fait en sorte que de s’accorder des pauses est parfois difficile. Il m’offrait la chance d’apporter ma petite pierre sur ce grand édifice de la vie : un enfant à la fois je pouvais voir les pas de géants que l’on faisait. C’était peut-être un piège que la médecine me tendait à bras ouverts. Je pouvais très bien sauter dedans à pieds joints. Pour ne rien ressentir de la douleur de l’absence de mon conjoint, j’avais enfermé mon cœur dans un petit compartiment et je m’étais noyée dans le travail. Ce n’était pas la première fois que je me laissais prendre dans ce genre de valse. Quand j’avais eu ma deuxième fausse-couche, j’étais de retour au travail à peine cinq jours après l’interruption de ma grossesse. Présente comme un petit gladiateur.

Sauf que cette fois-ci, c’était différent, vous voyez ? Avec ce petit passager clandestin que j’avais ramené et dont je n’avais pas encore parlé à beaucoup de mes proches, je savais très bien que j’avais besoin de prendre du temps pour moi. Sauf que c’était difficile d’imposer un filtre, de m’obliger à passer en premier, de me forcer à dormir parce qu’encore et toujours me revenait en tête la séparation de Clemente. Cette journée avait une volonté thérapeutique. Parce que je savais que qu’il pourrait me distraire de l’absence et de la solitude qui normalement m’accompagnait.

Adossée à la clôture, je me plongeais dans mon bouquin en l’attendant. N’ayant toujours pas mon permis de conduire, j’étais arrivée d’avance… D’où la présence de ce bouquin sur la vie d’un pirate anglais à la recherche de la pièce maudite d’un trésor. Tout pour passer le temps. Mais mon esprit se laissa distraire par quelque chose de bien plus concret que des mots inscrits à l’encre noire sur des feuilles blanches : quelque chose que j’avais déjà senti des années plus tôt mais que j’avais presque fini par oublier. Comme un battement d’aile dans mon ventre. Mon regard s’était figé dans le vide… Beaucoup trop emballé par l’idée que mon bébé puisse avoir bougé. La même espèce d’euphorie qui m’avait envahi à ma première échographie m’envahissait encore. Presque au même moment que Sandro se rapprocha de moi d’un pas décidé pour me faire la bise.

Je ne voulais pas tout déballer d’un coup sauf que je n’avais qu’une seule et unique envie c’était de lui sauter au cou pour lui annoncer la bonne nouvelle et tant pis s’il apprenait ma grossesse comme ça. « Salut mon beau ! C’est une magnifique journée et en plus, tu as amené le soleil avec toi ! Comment ne pas aller bien ? » et bonus…. Je suis parfaitement certaine que je viens de sentir mon bébé bougé pour la première fois de ma vie. « Et toi ? Tu vas bien ? » demandais-je avec un beau petit sourire sur le visage. Je rangeais mon livre dans mon sac après avoir machinalement plié le coin de la page où j’étais rendue. « Il y a un bail que l’on ne s’est pas vu. As-tu des petites nouveautés dans ta vie depuis que je suis revenue ? » rajoutais-je avec une petite curiosité sincère dans le regard. Certes, j’étais toujours discrète et d’une timidité non-négociable mais j’avais sincèrement envie de savoir ce qui s’était passée dans sa vie et que j’avais pu manqué en tentant de disparaitre en prenant soin des enfants des autres.



   
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Sujet: Re: Black Roses Red || PV Alessandro ( le Lun 28 Oct 2019 - 10:41 )
Recevoir cet appel et retrouver la jeune femme allait faire un bien fou à Alessandro. Il appréciait particulièrement cette blondinette. Il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait pas vu et cette sonnerie de téléphone avait raisonné comme le gong qui tombait à pic. Le barman avait pris ses dispositions, laissant son bar à ses employés en qui il avait pleinement confiance. Ensuite, il s’était préparé et avait été le plus rapide possible pour pouvoir la retrouver. Elle était là avant lui, bien évidemment. Et comme à son habitude, elle était en train de lire un livre. Cette jeune femme était tellement douce et gentille que Sandro avait toujours trouvé attendrissant de la voir avec un livre à la main. Une fois à sa hauteur, il l’avait salué et tous les deux avaient pris le chemin du zoo. Il était ravi de passer la journée avec elle et il ne savait pas encore s’il allait lui parler d’Alexis. Elle était au courant de l’existence d’un homme qui lui faisait tourner la tête mais en même temps, il ne lui avait jamais dit de qui il s’agissait et du pourquoi il l’avait connu. Non, les détails de cette rencontre et bien c’était la vie du jeune homme et surtout c’était sa vie privée. Mais en tout cas, il pourrait très bien lui dire qu’il l’avait revu et qu’il avait pu se rendre compte qu’il était tout simplement encore sous son charme. Peut-être qu’elle serait de bons conseils pour lui. Les salutations étaient chaleureuses. Minerva avait cette aura et cette beauté singulière qui la rendait irrésistible. Elle parlait du beau temps et du fait que ce soit Sandro qui l’avait amené avec lui. Elle avait cette douceur que ce soit dans la voix mais aussi dans sa façon d’être.

« - Ne dit pas n’importe quoi ma jolie. C’est grâce à toi si le beau temps est parmi nous. Tu es magnifique. Le soleil sur ta peau te va magnifiquement bien. »

Elle lui indiqua qu’elle allait bien tout en marchant vers l’entrée. Elle lui avait bien évidemment retourné la question. Il n’y avait pas à mentir en prétendant qu’il allait bien puisqu’il était en plein forme et surtout heureux de partager cette journée avec elle.

« - Je vais très bien aussi. »

Ils étaient à présent devant l’entrée du zoo. Ils ne mirent pas longtemps avant de prendre les billets et d’entrée dans le parc. Il aimait bien ce genre d’endroit. Bien entendu, c’était toujours mieux de voir les animaux en liberté. Mais en même temps, il n’était pas toujours simple pour ce genre d’animaux de vivre en liberté avec les atrocités que pouvaient faire les hommes. Du coup, c’était peut-être leur seul salut de se trouver dans un parc zoologique. En tout cas, c’était comme ça que Sandro voyait les choses. La jolie blonde ne mit pas longtemps avant de lui demander des nouvelles, prétextant que cela faisait bien longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus et que par conséquent, il avait très certainement des choses à lui révéler, croustillantes ou non.

« - Et bien tu sais, la routine. Je m’occupe toujours de mon bar qui fonctionne plutôt pas mal, je suis content. Sinon, je suis toujours célibataire mais tu sais bien à quel point j’ai peur de l’engagement. Pourtant, un certain jeune homme qui fout tout en l’air sur son passage est réapparu dans ma vie. Je ne sais pas vraiment quoi faire… Voilà, je pense que c’est tout pour l’instant. Enfin, je pourrais te donner plus de détails après. Et toi ? Quoi de neuf depuis tout ce temps ? »

Voilà, c’était dit, à voir comment elle réagirait face à cette révélation…



       
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