Revenir en haut
Aller en bas


 

- It's a little bit funny || PV Stella -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
Poppy Skyes
http://www.ciao-vecchio.com/t5903-poppy-keep-busy-and-aim-to-mak http://www.ciao-vecchio.com/t5907-poppy-you-step-onto-the-road-and-if-you-dont-keep-your-feet-theres-no-telling-where-you-might-be-swept-off-to
Faceclaim : Bojana Novakovic [avatar de Dante : merci)
Je suis absent-e : 17 août au 20 août
Messages : 285 - Points : 500
tadam
Âge : 37 ans (03.03.82)
Métier : hippie à temps plein // Propriétaire (presque) responsable d'un café-littéraire
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 Empty
Sujet: Re: It's a little bit funny || PV Stella ( le Jeu 10 Oct 2019 - 5:04 )
Stella était un ange de me corriger pour me dire que j’étais encore membre de la belle grande famille du cirque, de me reprendre pour me dire que ma famille n’hésiterait pas à me tendre de nouveaux les bras. Je savais que j’avais filé à l’anglaise sans explication et que l’on aurait pu m’en vouloir mais à la place, je me retrouvais à la ravoir dans mes bras avec l’odeur sucrée de son parfum qui me chatouillait les narines. Des souvenirs anciens remontaient à la surface comme une inévitable réalité. Un temps jadis que je croyais à jamais disparu sous l’effet de l’eau qui avait coulé sous les ponts.

L’amour avait un rôle curieux dans ma vie. Je m’attachais davantage à l’intellect d’une personne, à ces passions curieuses qui l’habitaient, à cette lumière qui brillait dans ses yeux. Le corps venait toujours après. Mes amants étaient moins fréquents que mes amantes. Je n’offrais pas nécessairement mon corps au premier venu… même si j’avais eu des amants au fil des ans. Si je prenais un pas de recul, ma condition avait dicter une partie de ma vie : parce que ma sexualité était plus ardue avec un homme, je tendais à établir ce genre de lien plus aisément avec une femme pour des raisons psychologiques et aussi un peu physiologique.

Mais ça ne changeait pas que la rouquine avait un rôle particulier dans mes histoires d’amour : elle avait été une de mes plus importantes relations après presque trois ans si mes souvenirs en étaient exacts. Parce qu’elle avait cette passion qui l’animait et qu’elle avait cette douce folie qui savait me faire basculer dans ses bras avec une aisance désarmante. Et j’avais cette envie d’aller doucement passer mes doigts dans ses cheveux, de redécouvrir son corps comme on redécouvre un de nos livres favoris dont on a oublié l’existence puisqu’il s’est perdu dans cette douce marée que représente notre propre bibliothèque (du moins la mienne qui est à l’instar de mon appartement, dans un fouillis qui témoigne peut-être que les esprits créatifs trouvent un petit je-ne-sais-quoi au chaos).

Je savais pourtant qu’il me fallait retourner m’occuper des autres clients jusqu’à ce que ma gérante, Caterina, vienne prendre la relève, mais je n’avais pas envie de quitter ses bras, consciente de cette douce tension qu’élevait chez moi sa main douce déposée sur ma joue pendant qu’elle m’affirmait que j’avais une place spéciale dans son cœur. « Je peux t’affirmer que tu as encore une place particulière dans mon cœur et que tu viens de faire ma journée en recroisant mon chemin, Stella. » dis-je avec un sourire honnête qui trahissait ma joie sincère. Je n’avais jamais vraiment été bonne pour cacher mes émotions : elles étaient vives comme les couleurs des toiles que peignait ma mère.

Et la conversation dériva sur la vie telle qu’elle était devenue, comment elle se retrouvait dans cette situation qui l’avait fait quitter en un certain sens sa plus grande passion, son amour. Je ne pouvais m’empêcher de caresser doucement son bras remontant lentement vers son dos. Je savais combien quitter le cirque était difficile, c’était exactement ça : Icare ayant ses ailes brulées par le soleil. Sa tension et sa tristesse, je les reçus toutes les deux, même si je murmurais doucement : « L’argent est une bien triste raison pour faire un métier. » mais comme Stella savait mes penchants vers le communisme, elle ne devrait sans doute pas s’en étonner outre mesure. Certes, dans l’absolu, je comprenais qu’il fallait payer pour manger mais je trouvais injuste que nous ne puissions pas tous vivre de nos passions. Que le zoo se retrouve à accueillir les animaux, que ma famille d’adoption se retrouve à tirer le diable par la queue parce que des banques mercantiles prenaient le dessus sur les vies de ces gens, ça me broyait le cœur… Passant finalement doucement une main dans les cheveux de la rouquine, j’éclatais d’un petit éclat de rire lorsqu’elle me rappela Georgio le clown à la main un peu forte sur la bouteille, même si le restant du propos était sérieux. « Je trouve dommage que tu ne fasses que survivre parce que je sais que tu es la plus forte et que tel un phénix tu trouveras le moyen de renaître de tes cendres ma belle… » peut-être pas dans un cirque comme celui qu’elle avait connu mais je savais que Stella avait la force nécessaire pour déplacer des montagnes. Je laissais doucement ma main sortir de ses cheveux. « Il ne reste normalement qu’une trentaine de minutes avant que ma gérante vienne prendre le relais… veux-tu m’attendre pour que l’on parle plus longuement du temps qui a passé ? » finis-je par lui demander.



 
Don't seek happiness
♛ Happiness is like an orgasm: if you think about it too much, it goes away. Keep busy and aim to make someone else happy, and you might find you get some as a side effect. We didn’t evolve to be constantly content. Contented Australopithecus Afarensis got eaten before passing on their genes
Revenir en haut Aller en bas
Stella SpinelliToujours frais après un litre de café
Stella Spinelli
http://www.ciao-vecchio.com/t4897-un-jour-je-serai-le-meilleur-d http://www.ciao-vecchio.com/t4901-mieux-vaut-peter-en-compagnie-que-mourir-seul-stella
Faceclaim : Rose Leslie ©lux aeterna
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 08 Décembre, je m'excuse auprès de mes partenaires... Je vous réponds au plus vite.
Messages : 347 - Points : 707
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 16322485
Âge : 32 ans
Métier : Assistante en création chez Vogue
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 Empty
Sujet: Re: It's a little bit funny || PV Stella ( le Mar 15 Oct 2019 - 20:15 )
Il n’y avait pas beaucoup de choses de certaines dans la vie, mais l’appartenance de la belle blonde derrière le comptoir à sa famille l’était. Elle ne laisserait jamais rien, ni personne, remettre ce fait en question. Stella n’était pas d’une nature rancunière envers les personnes qu’elle a aimé et Poppy faisait partie de ces individus. Elle avait réussi à la chambouler de tout son être, de toute son âme et elle avait marqué au fer rouge son prénom dans son cœur. Serrant l’ancienne artiste dans ses bras, elle s’éloigna juste assez pour caresser doucement sa joue. La couvant du regard, elle détaillait les traits de son visage à la recherche de ce qui à changer, mais au fond : elle était toujours aussi belle. Comme au premier jour.

“Je suis heureuse de servir à quelque chose…”
Elle laissa mourir son geste et remit son bras le long de son corps. Poppy devait retourner au travail, Stella en était consciente.

Avant cela, elle parla à demi-mot de ce qui s’était passé ces derniers mois. Il y avait tellement de choses à rattraper. Elle laissa la belle caresser son dos : un geste qui se voulait réconfortant et qui l’était. Stella ressentait la chaleur de sa main dans toutes les fibres de son être.

“Je sais… Mais la société ne nous laisse pas le choix.”
Combien de fois elles avaient refait le monde à leur image ? Bien trop. Si seulement l’art pouvait faire vivre : elle ne devrait pas être une assistance de création chez Vogue.

Poppy passa sa main dans ses cheveux indomptés et indomptables. Une attention innocente, mais qui étira un sourire sur son visage. Et puis, il faut dire, la discussion avait pris une tournure des plus rigolote alors forcément… Stella ne pouvait que montrer son meilleur jour sous les yeux flamboyants de son ancienne compagne.

“Je l’espère… Seul le temps me dira si j’arriverai à faire renaître le cirque de ses cendres. Si un jour je ferai à nouveau rêver petits et grands aux rythmes des tambours et de la musique.” Un rêve qu’elle ne désespérait pas de voir se réaliser. Stella avait rencontré pire… Alors pourquoi est-ce que l’espoir se faisait de plus en plus fin ?

Stella hocha la tête pour accepter de l’attendre et alla retrouver son rendez-vous qui après quelques mots glissés doucement partit dès son café bu : laissant la rouquine seule à la table à attendre Poppy. Les deux amis devaient rattraper le temps perdu et elle n’avait nullement envie de le faire alors qu’une tierce personne était prêt d’elles. Se levant avec sa tasse, elle fit le tour des livres et en attrapa un avant d’aller s’asseoir dans un coin du café : au calme. Perdue dans ses pensées et la lecture d’un conte d’Andersen. Un, que son père, lui racontait petite et qu’elle connaissait par coeur. Pourtant, ses yeux caressaient le papier comme s’ils découvraient les mots pour la première fois. Il n’y avait pas un jour qui se passait sans qu’elle se souvienne du sourire de son père. De sa voix grave et de sa moustache toujours parfaitement coupée. Il n’y avait pas un jour qui se passait sans qu’il ne lui manque cruellement. Le temps n’effaçait pas la douleur, ni ne rebouchait le trou qu’avait laissé sa mort dans son cœur. Un vide qu’elle arrivait à combler que dans les bras de Moira, mais sitôt la belle partie qu’elle se retrouvait à nouveau seule. Comme un militaire qui a quitté de force son unité, son baraquement : elle supportait difficilement la solitude. Sa vie avait pris un tournant drastique et elle ne s’y faisait toujours pas. Stella avait compris depuis quelques mois que jamais elle ne s’habituerait. Jamais elle ne le pourrait. Elle faisait partie de ces personnes qui avaient besoin d’avoir un entourage familier autour d’elles. Une présence au quotidien.


“We are all

mad here”
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
Poppy Skyes
http://www.ciao-vecchio.com/t5903-poppy-keep-busy-and-aim-to-mak http://www.ciao-vecchio.com/t5907-poppy-you-step-onto-the-road-and-if-you-dont-keep-your-feet-theres-no-telling-where-you-might-be-swept-off-to
Faceclaim : Bojana Novakovic [avatar de Dante : merci)
Je suis absent-e : 17 août au 20 août
Messages : 285 - Points : 500
tadam
Âge : 37 ans (03.03.82)
Métier : hippie à temps plein // Propriétaire (presque) responsable d'un café-littéraire
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 Empty
Sujet: Re: It's a little bit funny || PV Stella ( le Lun 21 Oct 2019 - 2:33 )
Des années plus tôt, l’enchevêtrement de nos corps dans l’arrière de ma fidèle bagnole avait vu naître et renaître milles et une révolutions : certains aux teintes de l’arc-en-ciel, d’autres rouges comme mon idéologie politique. Nous avions retourné sous tous les angles possibles le monde pour en faire un million de révolution possibles. Nous étions trop vieilles pour jouer aux cowboys et aux indiens ou pour sauter d’un sofa à l’autre en hurlant que le sol se transforme en lave sous l’impact doux de notre imagination. Mais cela ne nous avait pas empêcher de rêver. Loin du pot d’échappement, nous avions navigué dans des eaux parfois calmes, parfois tumultueuses. Bien sur que la revoir me remplissait d’une vague curieuse d’émotions. Et à mes yeux, des utilités, elle en avait dix milles.

Certes, j’étais du genre papillon, un électron libre qui n’était pas à se servir à plusieurs reprises dans la fidélité. Mais elle m’avait marqué assez pour que ça me serre le cœur que de devoir m’éloigner d’elle ne serait-ce que pour travailler. Il en fallait peu, depuis que j’étais sortie de mon berceau pour que ma tête ne se permette plus d’éclater dans milles et un sens. Mon attention défaillante et ce besoin viscéral de bouger tendait à me faire me transformer en un feu de Bengale et j’en avais conscience. Conscience quand je la laissais le temps de finir mes tâches pour la journée.

La rouquine se plongea dans une lecture sur une des tables : j’aurais davantage pensé qu’elle aurait préféré un des poufs. Et je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’elle avait ce petit côté familier : un petit je-ne-sais-quoi qui faisait en sorte que je n’avais pas nécessairement envie de m’enfuir et d’aller vers ce ailleurs que je connaissais si bien. Le même élément qui m’avait aidé à me calmer quand ma voiture était tombé en panne à Naples plutôt qu’ailleurs. C’était le milieu de mon enfance. C’était un territoire connu qui pouvait facilement me contenir parce que la ville était assez ample et assez artistiques pour que je puisse m’y poser.

Je ne savais pas ce qui m’attendait au bout du chemin et j’étais davantage le genre de femme qui faisait confiance à la vie : trop était imprévu et en visant trop loin dans le futur, nécessairement que nous passions à côté d’expériences formidables mais diablement inconnues dont nous n’aurions pu soupçonner les ramifications. Tout ce que je pouvais savoir c’est que de voir Stella m’avait fait le même effet qu’une seringue de bonheur pur. Et disons que je ne me fis pas nécessairement prié pour quitter mon tablier lorsque ma gérante arriva. Un bref échange avec Cat et je partis ranger mon tablier dans le bureau pour en ressortir vers la salle, mon unicycle sous le bras (il ne manquait plus que la perruque multicolore pour compléter ce paysage à saveur de souvenir que l’on n’oublie jamais réellement). Certes, je n’avais jamais été un clown mais j’avais gardé cette âme d’enfant qui m’avait toujours caractérisé.  

Je passais lentement ma main dans le dos de la rouquine dans un geste délicat, presque tendre, des doigts volants presque. « Tu as choisi de lire quoi? Et puis-je te tirer hors de ta lecture? » demandais-je curieuse avec un petit sourire au coin des lèvres. Un petit pas dans cette valse à vingt milles temps. « Je peux te proposer que l’on s’oriente soit vers chez toi ou vers chez moi…? On sera peut-être plus confortable pour parler de ce qui s’est passé depuis la dernière fois que nous nous sommes vues? » dis-je doucement. J’avais conscience que nous avions beaucoup à rattraper toutes les deux. J’étais en un certain sens soulager de voir que la brunette avec qui elle était entrée n’était pas restée.



 
Don't seek happiness
♛ Happiness is like an orgasm: if you think about it too much, it goes away. Keep busy and aim to make someone else happy, and you might find you get some as a side effect. We didn’t evolve to be constantly content. Contented Australopithecus Afarensis got eaten before passing on their genes
Revenir en haut Aller en bas
Stella SpinelliToujours frais après un litre de café
Stella Spinelli
http://www.ciao-vecchio.com/t4897-un-jour-je-serai-le-meilleur-d http://www.ciao-vecchio.com/t4901-mieux-vaut-peter-en-compagnie-que-mourir-seul-stella
Faceclaim : Rose Leslie ©lux aeterna
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 08 Décembre, je m'excuse auprès de mes partenaires... Je vous réponds au plus vite.
Messages : 347 - Points : 707
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 16322485
Âge : 32 ans
Métier : Assistante en création chez Vogue
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 Empty
Sujet: Re: It's a little bit funny || PV Stella ( le Lun 28 Oct 2019 - 20:57 )
Stella se souvenait de ces moments où - allongée dans la voiture de Poppy, son corps nu contre celui de la blonde - elles avaient rêvé de ce que serait leur vie plus tard. La rouquine lui parlait de ces villes où elle voulait aller avec le cirque sans compter les ajouts qu’elle souhaitait faire à son numéro. Combien de fois son rire avait remplis l’habitacle du bolide qui prenait maintenant la poussière à quelques pas d’elle ? Comme ces instants d’insouciances lui manquaient. Ceux où son père était mort de peur en vue de l’imagination débordante de sa fille qui ne semblait jamais avoir froid aux yeux. Depuis son plus jeune âge, elle avait toujours cherché activement même ces sensations fortes qui retournaient son estomac. Que cela soit par des figures ou bien à force de rencontrer des personnes. Comme Poppy que la vie avait remit sur son chemin bien malgré elle. Attrapant un livre au hasard, elle se plongea dans la lecture. Ces cinq dernières années loin du cirque, loin de la piste aux étoiles lui avaient permis de rattraper le retard dans les livres qui s’étaient entassés avec les années dans sa caravane qui elle aussi prenait la poussière dans un garage perdu de la campagne Italienne. À défaut de pouvoir la mettre autre part : elle avait décidé de la mettre en sécurité avec les autres trésors que regorgaient son passé. Des pépites sentimentales qui ne brilleraient probablement plus de mille fois sous les acclamations d’un public, mais qui restait tout de même très important pour Stella.

La rousse entendit à peine Poppy arriver, ce n’est qu’au contact de sa main qu’un frisson l’arracha de sa lecture alors qu’elle releva ses yeux vers la patronne. L’unicycle sous son bras la fit sourire de toutes ses dents :

“Je n’y crois pas que tu l'es encore…”
Évidemment qu’elle se souvenait de ce moment de transport. Puis elle ferma le livre pour montrer la couverture : “Le Seigneur des Anneaux, un classique dans le genre, un que je n’ai jamais terminé.” Elle se leva et remit correctement la chaise. “Oui bien sûr, je n’ai rien de prévu aujourd’hui alors je suis libre.” Stella alla ranger l’ouvrage à sa place et remit son manteau. “Si cela ne te dérange pas d’être dans un cagibi : alors on peut aller chez moi.” Elle haussa les épaules : “Tu me connais, je ne suis pas matérialiste pour un sou alors… C’est simple, mais c’est ce qui se rapproche le plus de la maison.” Pas besoin de préciser que sa maison était le cirque. Stella attrapa l’unicycle, offrit un immense sourire à son amie : “Allons-y !” Avant de sortir et de monter dessus : “Je veux voir si j’ai pas oublié tes leçons…” La langue tirée, le visage concentré, elle se mit à pédaler avant de rire : “Eh tu as vu ! Je me souviens encore ! C’est bel et bien comme le vélo !” Et son rire continua de sortir de ses poumons, une façon de retarder l’échéance de devoir parler de ce qui fâche.


“We are all

mad here”
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
Poppy Skyes
http://www.ciao-vecchio.com/t5903-poppy-keep-busy-and-aim-to-mak http://www.ciao-vecchio.com/t5907-poppy-you-step-onto-the-road-and-if-you-dont-keep-your-feet-theres-no-telling-where-you-might-be-swept-off-to
Faceclaim : Bojana Novakovic [avatar de Dante : merci)
Je suis absent-e : 17 août au 20 août
Messages : 285 - Points : 500
tadam
Âge : 37 ans (03.03.82)
Métier : hippie à temps plein // Propriétaire (presque) responsable d'un café-littéraire
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 Empty
Sujet: Re: It's a little bit funny || PV Stella ( le Dim 17 Nov 2019 - 1:22 )
La définition même de la normalité est « ce qui se conforme à ce dont on a l’habitude, ce qui ne surprend pas, ne dérange pas, n’attire pas la curiosité des autres ». Nous avons tous notre niveau de normalité Et même si mon quotidien potentiellement irrépressiblement anticonformiste, il était mon normal, mes habitudes à tendance fossile qui ne bougeaient pas. Aller courir le matin, venir bosser, plancher sur mes bouquins… Là où le bât blessait un peu plus c’était dans cet étrange collision qui venait de se produire entre ma vie de maintenant et celle d’avance. Oh! Ce n’était pas que je n’était pas heureuse de revoir Stella, mais c’était davantage qu’en revoyant la rousse, je ne pouvais m’empêcher de repenser à la beauté de nos souvenirs, à ce lent tissage d’un lien qui avait été fort. Je n’avais pas une forte propension aux histoires d’amour sur le long terme. Un petit pas à la fois et je laissais le temps faire la sélection de mon avenir avec une personne.

Pourtant, même si je disais que les histoires qui se finissaient avaient une raison, qu’il ne fallait pas tenir le mauvais bout du bâton de peur de voir le présent des souvenirs heureux se transformer en charbon de la froide colère, si je réfléchissais, la Rousse faisait partie de ces gens que j’avais quitté en laissant une partie de moi à l’arrière. Je me surprenais vraiment à ne pas savoir comme agir : parce que cette situation était loin de ma normalité et que je ne cherchais pas les problèmes simplement les plaisirs dans ces belles petites choses comme la soie de ses cheveux ou la beauté de son sourire lorsqu’elle aperçut mon unicycle. Je pouffais de rire lorsqu’elle s’étonna que j’ai encore en ma possession mon fidèle moyen de transport. « Comment diable se débarrasse-t-on d’un unicycle? C’es le meilleur vélo au monde.» rigolais-je doucement. Il y avait peu d’objets dont je peinais à me départir (même si en voyant le bazar qui régnait en maître dans mon appartement on pouvait se poser la question). Et mon unicycle avait survécu à bien des épreuves. Plus facile à entretenir qu’un vélo : une seule roue = moins de problèmes et moins de maintenance.

Toujours tout sourire, je l’écoutais me parler du livre et nerveusement j’y greffais ma petite critique personnelle : « Un excellent choix de livre. Même si je comprends de ne pas nécessairement se rendre à la fin. Tolkien fait des descriptions parfois IN-TER-MI-NA-BLE! » Je n’avais jamais vraiment été un récipient à patience. J’avais gardé ce côté enfant bien criant et vivant au fond de moi. Ce qui faisait que dans des bons jours, je pouvais me passionner pendant des heures sur des traitées difficiles mais que je me perdais parfois dans des livres aux descriptions alambiquées.

Elle m’expliqua alors que son appartement n’était pas très grand mais que ça pouvait être une option. Rigolant doucement, je précisais : « Nous avons donc le choix entre ton cagibi et mon petit appartement dans lequel une tornade aurait pu y passer que l’on ne verrait pas plus les dommages. Je ne suis toujours pas une folle du ménage. Je te laisse le choix. Puisque tu me connais et que je suis aussi très peu matérialiste... et ton domaine doit être plus vaste que ma bagnole. » dis-je à demi-moqueuse.

En sortant à l’extérieur du café, l’air nous frôla toutes les deux avant qu’elle ne s’empare de mon unicycle m’arrachant un petit éclat de rire alors qu’elle monta sans hésitation sur mon bolide pour avancer avec un visage concentrer en s’éloignant doucement. Je partis à courir lentement pour la rattraper. « Attends-moi! » dis-je en finissant par jogguer à sa hauteur avec un sourire sur mon visage en réaction au son magnifique de son rire. Je sais qu’elle était sécuritaire mais j’avais quand même peur qu’elle ne tombe. « Il faut dire que tu as eu une professeure plutôt potable, si je me rappelle bien.»



 
Don't seek happiness
♛ Happiness is like an orgasm: if you think about it too much, it goes away. Keep busy and aim to make someone else happy, and you might find you get some as a side effect. We didn’t evolve to be constantly content. Contented Australopithecus Afarensis got eaten before passing on their genes
Revenir en haut Aller en bas
Stella SpinelliToujours frais après un litre de café
Stella Spinelli
http://www.ciao-vecchio.com/t4897-un-jour-je-serai-le-meilleur-d http://www.ciao-vecchio.com/t4901-mieux-vaut-peter-en-compagnie-que-mourir-seul-stella
Faceclaim : Rose Leslie ©lux aeterna
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 08 Décembre, je m'excuse auprès de mes partenaires... Je vous réponds au plus vite.
Messages : 347 - Points : 707
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 16322485
Âge : 32 ans
Métier : Assistante en création chez Vogue
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 Empty
Sujet: Re: It's a little bit funny || PV Stella ( le Dim 1 Déc 2019 - 21:37 )
Laissant ses yeux parcourir les lignes du livre, elle les relevait de temps en temps pour regarder du coin de l’oeil Poppy qui semblait dans son élément. Il ne suffirait que de quelques détails pour qu’elle replonge dans le passé. Ajouter quelques objets du cirque par-ci et par-là et cela serait suffisant. Est-ce que Stella pourrait un jour renouer avec ce passé ? Est-ce qu’elle serait un jour en mesure de pouvoir faire la paix avec ces moments qui la hante encore ? En la voyant se diriger vers elle armée de son monocycle : il allait de soit que Stella ne pouvait pas se retenir de faire un petit commentaire. Il n’y avait rien de méchant, jamais. Elle était juste sincèrement surprise que Poppy ait encore ce moyen de transport. Et en même temps, l’étonnement n’avait été que de courte durée, car on ne parlait pas de n’importe qui, mais bien d’une personne qui n’avait jamais eu peur des regards sur elle. Regardant la couverture de son livre, elle sourit au commentaire de son amie.

“C’est ce qui me plaît le plus personnellement. Pouvoir fermer les yeux et juste voir la scène se dérouler devant moi.” Il faut dire que Stella avait toujours eu une imagination débordante qui lui avait permis de monter rapidement son propre spectacle pour le présenter à son père avant de performer devant des centaines de personnes.

Elles devaient maintenant se décider où aller, Stella mit tout de suite en garde Poppy que son chez elle n’avait rien de sensationnelle, mais la blonde devait bien se souvenir que l’acrobate n’avait pas besoin de grandes choses dans sa vie. Encore moins sur le lieu où elle ne faisait que dormir et manger. “Allons chez moi alors.” Et sur ces mots, Stella s’empara de le monocycle de son amie.

La rousse ne mit pas de temps à monter dessus et après quelques tentatives : elle trouva finalement son équilibre en rigolant à pleins poumons. Elle connaissait les risques du métier, mais elle avait appris à tomber avec les années pour mieux se relever. Elle tourna sa tête en entendant Poppy lui répondre :

“La meilleure.” Corrigea-t-elle en levant son doigt avant de continuer de rire : “Oh Poppy… Cela me rappelle tellement de bons souvenirs.” Et Stella se laissa volontiers happer par cette vague de bonheur.

Descendant au milieu du chemin pour que son amie fasse l’autre moitié jusqu’à chez elle, Stella glissa ses mains dans ses poches en décidant de savoir chaque instant avec son ancienne amante. Devant son immeuble, elle monta les quelques marches et ouvrit la porte d’entrée. Son studio, au rez-de-chaussée fut rapidement ouvert.

“Voilà mon humble chez moi…” Elle avait tenté de recréer l’esprit de sa caravane en mettant des loupiottes au murs de toutes les couleurs. Au plafond, elle avait collé des étoiles fluorescentes qui donnait l’impression d’avoir un ciel d’été au-dessus d’elle. Il y avait des posters aux murs de leurs tournées dans le monde entier, dans sa penderie, il y avait encore ses costumes qu’elle ne s’était pas résignés à ranger définitivement dans les grandes malles. Le canapé-lit ouvert dévoilait un lit qui n’était pas fait. Stella s’approcha vivement et referma ce dernier en rigolant : “Je ne suis pas non plus fortiche pour le ménage.” Même si le studio était propre. “Je t’offre une tasse de thé ?” Demanda-t-elle en mettant déjà de l’eau à bouillir avant d’enlever manteau et écharpe. “Fais comme chez-toi.”


“We are all

mad here”
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
It's a little bit funny || PV Stella - Page 2 Empty
Sujet: Re: It's a little bit funny || PV Stella ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- It's a little bit funny || PV Stella -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2