Revenir en haut
Aller en bas

Le Deal du moment :
HETP [Noire et Rouge HX-Y8] Batterie Externe 25800mah
Voir le deal
20.95 €

 

- (terminé) It's a little bit funny || PV Stella -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
Poppy Skyes
http://www.ciao-vecchio.com/t5903-poppy-keep-busy-and-aim-to-mak http://www.ciao-vecchio.com/t5907-poppy-you-step-onto-the-road-and-if-you-dont-keep-your-feet-theres-no-telling-where-you-might-be-swept-off-to
Faceclaim : Bojana Novakovic [avatar de Dante : merci)
Messages : 337 - Points : 735
tadam
Âge : 38 ans (03.03.82)
Métier : hippie à temps plein // Propriétaire (presque) responsable d'un café-littéraire
(terminé) It's a little bit funny || PV Stella - Page 3 Empty
Sujet: Re: (terminé) It's a little bit funny || PV Stella ( le Lun 3 Fév 2020 - 3:03 )
Ce voyage dans le passé me ramenait dans des souvenirs avec un odeur particulière : je n’avais jamais pensé qu’un jour je deviendrais réellement adulte avec toutes les responsabilités et les tracas que cela amenait. Et je ne pensais pas non plus que je l’étais réellement devenue. J’avais choisi de partir sans prononcer le moindre mot dans une réaction que je savais fort bien enfantine. J’avais déserté croyant m’élever au titre de mirage sans réaliser que j’avais attaché des gens autour de moi. J’avais choisi de partir égoïstement parce que je le sentais bien que quelque chose en moi clochait. J’avais six journées sur mon cycle menstruel où la douleur m’empêchait de bouger, mais la douleur était rendue présente constamment : parfois à un degré moins fort mais trop souvent j’avais poussé. Et la douleur revenait à la même intensité qu’avant. J’avais donc vaguement conscience que les souvenirs ne pouvaient pas redevenir réalité. Mais je préférais enfouir ce fait dans un coin profond de mon cortex cérébral et me contenter de sourire doucement lorsque la rouquine me dit qu’elle savait que cette pause n’était que temporaire.

C’était aussi mon cas. Je n’étais pas faite pour me poser sur un site trop longtemps. Les journées où j’allais bien je courais comme si je cherchais à fuir ma vie.  « Je t’aiderais peut-être à t’évader et te suivrais si ce n’est que je doive avant mettre un peu d’ordre dans ma pagaille. L’idée me botte »  mais il me faudrait faire le ménage dans ma vie, dans mon corps. Ça ne serait sans doute pas demain que je prendrais mes jambes à mon coup pour découvrir ce qu’un pays cousin de l’Italie avait à nous offrir.

Mes mains doucement réchauffées par le mug, je sentais quand même la frustration de Stella. Elle s’était sentie trahie et abandonnée par ceux qui avaient déserté le cirque pendant qu’il faisait naufrage. Et ce n’était pas logique qu’elle aie à porter sur ses frêles épaules le poids tout entier de la réalité fiscale de l’échec de son rêve. Sauf que je me doutais que l’homme devait avoir ses raisons – la vie m’avait appris que les justifications des actions de chaque personne étaient parfois profondément« Je n’essaie pas d’excuser Esperenza, mais moi aussi, je vous ai abandonné… et je peux comprendre que son geste puisse sembler impardonnable. Mais il avait peut-être sa raison. Et je m’excuse encore de n’avoir pas pu être là au moment où tu avais probablement besoin de moi. »… Je savais qu’égoistement, j’en revenais à moi, mais je savais que la rouquine n’aimait pas l’abandon. Je l’avais compris (parce que je n’était fort probablement pas aussi conne que ce que je croyais bien. Même si je manquais de tact et de précision en disant que Vogue n’était pas le genre d’employeur pour laquelle je la voyais travailler : « Mais ce n’était pas une critique ma belle. Je ne te vois simplement pas finir tes jours dans ce genre de bureau à faire la promotion d’une mode – il y a quand même rumeur d’un numéro sur la fourrure. Ce qui est impensable en 2019. » dis-je avec une moue clairement dégoutée. J’espérais honnêtement que la réalité n’étais pas ce qui circulait dans les groupes environnementalistes et de protection des animaux, mais mes sources étaient assez fiable pour que je l’affirme avant de prendre une longue gorgée de thé.

Un sourire illumina mon visage lorsqu’elle parla de l’idée de relancer le cirque même si ce qu’elle listait était davantage les obstacles. « Je ne suis pas la mieux placée pour parler : mais je crois que le monde aura toujours besoin du cirque dans sa vie. C’est bien beau toute cette technologie qui nous amène à consommer encore et toujours. Plus de matériel, plus de besoins créés… Mais parfois la simplicité peut aussi séduire. Le Cirque du Soleil était révolutionnaire en enlevant les animaux. La magie du cirque vient d’un paquet de facteur qui le distingue. Même si c’est vrai que la compétition serait rude. Mais si quelqu’un peut faire renaître un cirque de ses cendres, je sais que c’est une magnifique rouquine prénommé Stella. » dis-je avec un autre beau grand sourire.

La conversation dériva sur moi et sur ce qui occupait mes journées maintenant. Je rigolais doucement lorsqu’elle me demanda si j’avais un album sur le cirque : « Merci beaucoup. C’est un horaire atypique mais j’ai trouvé comment m’expliquer… Et bien sur, il y en a même deux et un troisième en préparation comme je retrace un peu son histoire à travers. Je ne voulais pas faire des livres bêtes et stupides. Les enfants ont tant à apprendre. » C’était étonnant que je dise autant de positif sur les enfants des autres sans avoir la moindre envie d’avoir des enfants à moi. J’admirais leur curiosité et leur manière d’apprendre. Si… spontanée si humaine.

Néanmoins, je redeviens un peu plus sérieuse en abordant mes ennuis de santé par la bande. « Et puis, oui… ne pas avoir à se répéter est bien. Mais c’est surtout que mon état de santé demandait des spécialistes. J’ai une très bonne gynécologue, même si elle veut donner des chances à des solutions moins drastiques que celles que je suis prête à prendre. Mais quand ça va être régler, je suis certaine que je vais faire comme toi et trouver le moyen de tout réaliser de ce rêve. Parce que je crois autant en tes capacités que tu crois aux miennes. » ma main frôla doucement la sienne qui s’était posé sur mon bras.



 
Don't seek happiness
♛ Happiness is like an orgasm: if you think about it too much, it goes away. Keep busy and aim to make someone else happy, and you might find you get some as a side effect. We didn’t evolve to be constantly content. Contented Australopithecus Afarensis got eaten before passing on their genes
Revenir en haut Aller en bas
Stella SpinelliToujours frais après un litre de café
Stella Spinelli
http://www.ciao-vecchio.com/t4897-un-jour-je-serai-le-meilleur-d http://www.ciao-vecchio.com/t4901-mieux-vaut-peter-en-compagnie-que-mourir-seul-stella
Faceclaim : Rose Leslie Queen @Ealitya.
Messages : 521 - Points : 1321
(terminé) It's a little bit funny || PV Stella - Page 3 Source
Âge : 33 ans
Métier : Agent animalier au zoo Di Napoli
(terminé) It's a little bit funny || PV Stella - Page 3 Empty
Sujet: Re: (terminé) It's a little bit funny || PV Stella ( le Dim 9 Fév 2020 - 13:11 )
L’idée de partir à l’aventure, sur les routes avec Poppy, comme au bon vieux temps plaisait réellement à Stella. Partir pour ne plus jamais revenir dans cette ville qui lui avait tout prit. Elle se sentait bien, malgré la présence du reste de la troupe autour d’elle. Elle savait l’origine de ce mal, de cet ennui croissant : le train-train quotidien. Elle n’avait jamais aimé quand ses journées se ressemblaient et même si elle faisait son possible pour que cela ne soit pas le cas : force était de constater qu’elle n’avait pas beaucoup de marche de manœuvre ce qui la rendait parfois incroyablement triste. Alors, face à la proposition de son amie : Stella hocha la tête en souriant doucement pour accepter ce pacte dit à demi-mot. Le sujet qui venait était un peu plus délicat puisqu’elle demandait où étaient tout le monde. Il était facile de parler de la bande, sauf d’Esperenza. Elle haussa les épaules :

“Tu étais partie bien avant, pas quand ça commençait à sentir le roussit pour nous. Ce n’est pas la même chose.” Non, cela ne l’était pas aux yeux de Stella et elle était encore amère de cet abandon. “Je suis trop fatiguée pour en vouloir à trop de personnes à la fois.” Son ami avait les foudres, Poppy avait eu aussi le droit à sa colère, mais il y a bien longtemps.

Stella serra son mug un peu plus pour s’imprégner de la chaleur, elle le porta à sa lèvre pour en boire quelques gorgées et se laisser submerger par ce sentiment confortant.

“Mon CV n’est pas si intéressant que ça… Pour quiconque.” Elle regarda l’affiche sur le mur en face d’elle : “Signer dans un autre cirque pourrait être une possibilité, mais ça ne sera pas pareil, je le sais.” Elle tourna sa tête : “Et pourtant, c’est notre cirque qu’on a visé hein ?” Dit-elle avec un triste sourire. “Je me suis mise en congé quand j’ai appris pour le numéro : je ne me suis pas mêlée à ça.” Même si elle avait un peu perdu d’argent à cause de cela.

Pour repartir sur une note plus joyeuse, elle exprima son désir de remonter le cirque : de se concentrer sur des acrobates de talents et de retrouver une gloire passée en faisant un beau fuck off aux détracteurs qui l’ont plongé plus bas que terre. Pour cela, elle devait payer les dettes de son père, mais Stella voyait le verre à moitié plein le plus souvent.

“Merci de croire en moi Poppy.” L’artiste avait besoin d’entendre ses mots car bien souvent elle baissait les bras et se laissait malmener par la vie et des pensées noires. “Qui sait… Un jour on trouvera un compromis entre cirque et sédentarité… Je sais déjà que beaucoup d’artistes répondraient présent. Mais pour cela, il faut de l’argent et cela ne pousse pas sur les arbres.”

Décidant qu’elles avaient assez parlé d’elle, il était temps de poser des questions pour savoir ce qui se passait dans la vie de Poppy. La rousse ne perdit pas une seule miette de ce que lui disait la belle. C’était important pour elle de combler les trous dans la chronologie.

“Alors si tu as trouvé une façon de t’exprimer, tu ne peux pas demander plus hein ? C’est important de faire quelque chose qu’on aime. Damn je suis bien placée pour dire ça.” Parce que se lever tous les matins avec l’envie de rester au lit plutôt que de travailler n’était franchement pas des plus agréables. “Si jamais tu as des copies, je serais ravie de les lires : je ne suis pas un enfant, mais je crois que même les adultes ont besoin de rêver et de retombées dans ces années heureuses.” Stella sourit : “Les enfants sont moins cons que les gens pensent.” Et cela l’insupportait de voir des adultes parlés niaisement à leurs enfants.

Le sujet reprit une teinte plus sérieuse quand elle parla de ses problèmes de santé. L’acrobate appris avec douleurs les soucis de Poppy et cela lui brisa le cœur. Sincèrement.

“Si jamais des solutions drastiques doivent être prises, sache que je serais là pour toi. Je ne suis pas douée avec les smartphones, mais je sais répondre à un appel.” Elle sourit en sentant la main de Poppy sur la sienne. Elle posa son mug pour libérer sa main et remettre une mèche de cheveux blonds derrière l’oreille de l’écrivain. “Et quand tout cela sera derrière nous, on s’aidera à réaliser nos rêves.” Cela semblait être la meilleure chose à faire : espérer et croire que des jours meilleurs viendront pour elles.

Ainsi proche de Poppy, son cœur se gonflait d’une certaine nostalgie. Elle n’était pas gênante, juste grisante. C’est probablement pour cela qu’elle demanda :

“Et au niveau de tes amours, comment ça se passe ?” Elle rigola doucement : “Des histoires intéressantes à me raconter ?”


“We are all

mad here”
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
Poppy Skyes
http://www.ciao-vecchio.com/t5903-poppy-keep-busy-and-aim-to-mak http://www.ciao-vecchio.com/t5907-poppy-you-step-onto-the-road-and-if-you-dont-keep-your-feet-theres-no-telling-where-you-might-be-swept-off-to
Faceclaim : Bojana Novakovic [avatar de Dante : merci)
Messages : 337 - Points : 735
tadam
Âge : 38 ans (03.03.82)
Métier : hippie à temps plein // Propriétaire (presque) responsable d'un café-littéraire
(terminé) It's a little bit funny || PV Stella - Page 3 Empty
Sujet: Re: (terminé) It's a little bit funny || PV Stella ( le Dim 22 Mar 2020 - 19:39 )
Il ne servait à rien de mettre une trop grande insistances sur le passé, tout comme il ne servait à rien de continuer à me confondre en excuses pour des erreurs vieilles de plus de cinq ans. Je pouvais comprendre sa colère à l’égard d’Esperenza tout comme je pouvais comprendre celle qu’elle avait pu avoir à mon égard quand je m’étais fait la malle. Il ne fallait pas regarder sous un microscope pour voir que la carapace de la rouquine avait subi des coups dans les dernières années et qu’elle avait le droit d’être en colère parce que l’effondrement de nos rêves quand l’on se trouve à être simplement un cœur pur soumis aux différents aléas de la vie ça peut être plus difficile à gérer que ce que l’on croit. Elle avait toujours eu des petites tendances soupe au lait, bouillant rapidement d’une colère noire. Stella avait un bon fond, joyeux et juste, et la colère ne pouvait la guider indéfiniment. Mais je ne croyais pas pour autant que son CV était inintéressant : elle avait plus que juste artiste, elle avait aidé à gérer la crise, l’écroulement d’une famille différente [une de cœur, une d’artistes] dans un débat public alors que d’autres, semblables, n’avaient pas le même sens de l’éthique que celui qui avait été victime de la tempête médiatique.

J’avais d’ailleurs doucement souri tristement lorsqu’elle l’avait constaté que c’était notre cirque qui avait été visé. « Les médias ont préféré utilisé un verre focal pour constater le problème juste chez nous plutôt que de prendre un miroir convexe afin de faire un panorama de l’industrie. C’était plus facile de s’en prendre à une seule entreprise qui agissait de manière responsable. » dis-je avec philosophie. Nos animaux n’avaient jamais été réduits à des cages aux allures de cellules de prison comme c’était dans le cas dans un zoo – même si ce dernier faisait de son mieux pour s’assurer du plus grand respect des animaux qui s’y trouvait captifs, tous comme un poisson rouge dans son bocal.

Cette discussion nous amenait sur ce rêve qu’un jour peut-être, on puisse tout plaquer pour reprendre la route vers ces ailleurs qui saurait étonné nos sens : de cet aliment au goût curieux à cette foule qui se trouvait transporter par la magie du cirque (comme si nous avions dégagé autant de radiation qu’un soleil brûlant). Elle me remerciait de croire en elle. « Il y a des options que l’on pourrait regarder. On en parlera si tu le veux, un jour. Il y a du sociofinancement et des mécènes qui croit encore que le rêve peut être possible. Je n’aurais jamais pu me payer la location de la caserne si je n’avais pas eu des gens derrière moi, des artistes qui croyaient à mon entreprise aux apparences fantasques. Mais ce n’est pas ce soir que nous pourrions trouver une solution à ce problème en apparence insoluble. » dis-je avec un magnifique petit sourire. J’étais prête à l’aider à trouver une manière d’avancer vers l’avant et peut-être même de me permettre de reprendre la route, même si j’étais consciente que pour l’instant ce n’était pas vraiment possible : parce qu’elle avait des obligation financière et que j’avais mes propres obligations de mon côté. Mais rien n’empêchait de rêver et c’était ce qui était magique quand on contemplait les possibilités que l’avenir nous offrait.

Je souris lorsqu’elle me dit que le plus important, c’était de faire quelque chose que l’on aimait dans la vie et qu’elle voulait lire ce que j’écrivais : « J’ai pleinement conscience de la chance que j’ai. Avec le niveau d’éducation que j’ai, ne pas être tombé sur les bonnes personnes au bon moment aurait sans doute fait que j’aurais bossé toute ma vie dans un boulot de merde pour un salaire de crève-misère. » Parce que ça… je l’avais déjà fait. J’avais vécu dans ma bagnole en panne au coin de deux rues jusqu’à ce que des gens réalisent le potentiel de ce qui était devenu mon café. J’aurais pu tombé sur un flic collant qui m’aurait demandé des permis pour exploiter mon café ou des justificatifs pour cette panne qui s’était éternisée parce que je n’avais pas le fric pour la réparer, et que le peu que j’avais passait en médicament pour contrôler la douleur qui me coupait le souffle. Tout, dans la vie, était une question de chance. Je souris doucement devant son envie de les lire « C’est avec plaisir que je te les ferais parvenir. Je trouve en effet que c’est magique d’écrire pour des enfants… Même si mon militantisme transparait ardemment à travers les différentes pages. C’est à petite dose que nous ferons la révolution et en partant des plus petits. ».

J’abordais encore quand même brièvement le fait que j’étais atteinte plus que je ne le voulais. Mais elle trouva quand même le moyen de me faire rigoler doucement en me disant qu’elle n’était pas douée avec les smartphones et qu’elle serait présente si jamais la solution plus drastique était prise. « Ça fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule trentenaire qui regarde son portable comme si c’était un machin déposé par les aliens dans mes mains… Mais je sais aussi répondre à un texto depuis peu. » dis-je avec une fierté qui devait me faire avoir l’air d’une ville sexagénaire. La main de Stella avait doucement replacé une de mes mèches folles derrières mes oreilles. Le simple fait qu’elle me laisse croire à des jours meilleurs savait me faire sourire. « Je pense que c’est un plan magnifique ce que tu m’offres, et dès que j’aurais trouvé si c’est en serbo-croate qu’il faut que je dise à mon docteur que je ne veux pas d’enfant, je te ferais signe pour que l’on se permette de rêver. » Je n’avais jamais eu l’appel maternel, me voir en vache à lait pour un rejeton dépendant n’avait jamais été dans les plans et ma féminité ne tenait pas à la présence ou non d’ovaires dans mon corps. Si jamais mon horloge biologique de femme de bientôt 38 ans se réveillait, je pouvais adopter.

Je déposais doucement ma tasse maintenant vide à côté de la sienne et j’allais doucement chercher sa main en répondant à sa question. Il y avait la question de mes amours. « Rien de très sérieux depuis toi. J’ai eu besoin de me concentrer sur moi. Il y a eu quelques demoiselles mais davantage des histoires de passages. Et toi ? Du croustillant ? » demandais-je doucement.



 
Don't seek happiness
♛ Happiness is like an orgasm: if you think about it too much, it goes away. Keep busy and aim to make someone else happy, and you might find you get some as a side effect. We didn’t evolve to be constantly content. Contented Australopithecus Afarensis got eaten before passing on their genes
Revenir en haut Aller en bas
Stella SpinelliToujours frais après un litre de café
Stella Spinelli
http://www.ciao-vecchio.com/t4897-un-jour-je-serai-le-meilleur-d http://www.ciao-vecchio.com/t4901-mieux-vaut-peter-en-compagnie-que-mourir-seul-stella
Faceclaim : Rose Leslie Queen @Ealitya.
Messages : 521 - Points : 1321
(terminé) It's a little bit funny || PV Stella - Page 3 Source
Âge : 33 ans
Métier : Agent animalier au zoo Di Napoli
(terminé) It's a little bit funny || PV Stella - Page 3 Empty
Sujet: Re: (terminé) It's a little bit funny || PV Stella ( le Sam 28 Mar 2020 - 0:09 )
La colère finirait par ronger Stella si jamais elle n’apprenait pas à pardonner. Était-elle seulement capable ? Ce coup de poignard reçu avait laissé une plaie béante qui n’avait jamais été en mesure de guérir. Son ami, son frère de cœur avait été si importants, si essentiels pour elle que le fait qu’il ne soit pas là à réellement été un coup dur. Peut-être même qu’elle ne sera jamais capable de lui pardonner cet abandon qu’elle ne comprenait pas. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de lui trouver des excuses en tout genre. Elle avait retourné la question plusieurs fois dans sa tête, mais aucune réponse n’avait apporté un quelconque confort alors elle avait arrêté et l’avait placé dans la catégorie des connards décevants. C’était du Stella tout cracher. Une fois que vous êtes dans une catégorie, boy oh boy, il est difficile d’en sortir. Il y avait beaucoup de choses qu’elle ne digérait pas. Le fait que leur cirque est été la cible des mauvaises langues avait profondément blessé la belle qui n’en était toujours pas remise. Dans une société où les abus sur les animaux sont partout, appréciés, pour ne pas dire applaudit : on venait faire chier les cirques qui faisaient leur possible pour rendre la vie des animaux agréables. Non, Stella n’démordait pas : son père avait donné sa vie pour ses fauves et quand on les a arraché cela a été la fin pour lui.

“Peut-être… Mais cette injustice à eu un prix élevé. Pas pour eux, mais pour ma famille.” Elle se corrigea rapidement : “Notre famille.”

C’est en parlant ainsi que Stella émit la folle idée qu’un jour ils pourraient tous remonter le cirque et faire comme si rien ne s’était passé. Ils pourraient tous se produire sur scène, sous les yeux des spectateurs et des enfants qui retiennent leur respiration. La vie serait si douce… La rouquine n’a aucun mal à se dessiner cette vie dans sa tête : retournant le tout comme une douce ritournelle. Une danse qui lui permettait de garder les pieds sur terre au fond : de survivre à un quotidien morose et à des jours qui passent en la tirant de plus en plus vers le bas. Oui, Poppy avait raison, il y avait des possibilités et des façons de remonter une sorte de cirque. Le fait qu’elle parle d’une autre rencontre fit sourire de toutes ses dents l’artiste :

“Tu m’as convaincue quand tu as expliqué qu’on allait se revoir.” Répondit Stella le plus sincèrement possible.

Apprenant que son amie était un écrivain, il n’en faut pas plus pour Stella qui se jette sur l’occasion pour lui dire qu’elle souhaite lire ses œuvres. Elle était une adulte, certes, mais qui avait gardé un esprit d’enfant. Probablement à cause du cirque et des paillettes qui ont fait tourné sa tête.

“C’est le karma, tu te souviens de ce que mon père disait : de bonnes choses arrivent aux personnes qui sont bienveillantes.” Et elle voulait croire en ce moto. Elle avait besoin de s’accrocher à quelque chose dans ce monde de fou. “Il n’y a pas de mal à mettre du plomb dans la tête de certains gosses qui n’auront pas de modèle parental tu sais. Cela ne me choque pas.”

Avouant sans honte que la technologie et elle n’étaient pas compatibles, elle rigola de bon coeur avec son ami. Au moins, elle n’était pas seule. C’était une bonne chose. Doucement, elle remit une mèche de cheveux derrière l’oreille de Poppy :

“Montre lui de quel bois on se chauffe dans la famille hein ? Et si jamais faut lui faire comprendre par force et brute.” Elle leva son poing droit : “Voici force.” Puis le gauche : “Et brute.” Puis elle rigola à nouveau : “Ce n’est pas un homme qui va dicter notre vie non de diou !”

Vient alors la question du cœur, Stella sourit, haussa les épaules en serrant la main de Poppy.

“Guère mieux, même s’il y en a bien une qui sort du lot… Je ne peux pas dire que cela soit sérieux. Pourtant, j’aimerais qu’un jour, ce soit officiel elle et moi. Abandonnera-t-elle les courbes masculines pour autant ? Je ne pense pas. Au fond, je suis mieux seule.” C’était vrai et faux, mais elle ne voulait pas élucider.

Elle regarda Poppy tendrement et posa sa tête sur son épaule dans un élan de tendresse qui n’était pas inconnu aux deux jeunes femmes.

“Je suis contente de t’avoir retrouvé.” Dit Stella en fermant les yeux, et la soirée continua comme si elles ne s’étaient jamais quitté.


“We are all

mad here”
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
(terminé) It's a little bit funny || PV Stella - Page 3 Empty
Sujet: Re: (terminé) It's a little bit funny || PV Stella ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- (terminé) It's a little bit funny || PV Stella -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3