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- L'agression homophobe, un classique | Constello -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Dim 1 Sep 2019 - 3:41 )
C'était un de ces soirs qui appelait un vent de rébellion dans sa vie si sage et si rangée. Un soir d'ivresse où il ressentait le besoin de se noyer autant dans l'alcool que dans le bruit d'une musique hurlant à ses tympans, et jusque dans les bras d'un corps ferme et solide contre le sien. Même s'il avait bien conscience que cette dernière option restait pour le moins hypothétique.
Mais c'était de toute façon un soir à sortir, à se mélanger -de loin- aux autres et à s'oublier.

Il avait d'ailleurs troqué ses lunettes pour des lentilles de contact avant de se diriger vers le San Calisto, véritable temple de la musique même s'il se moquait totalement de la programmation du soir. Il ne s'y connaissait de toute façon pas assez pour définir le style qui se jouait sur scène à son arrivée mais il pouvait au moins dire que c'était de la pop, et plutôt sympa avec ça même si le look du chanteur aurait eu de quoi faire peur à un mort... S'étant pris un Whisky au bar, il se chercha une table libre qu'il se trouva dans un coin à l'écart. De là, il ne porta plus vraiment attention à rien, si ce n'est au son qui emplissait ses oreilles et à la brûlure de l'alcool qu'il buvait à petites gorgées perdant peu à peu toute notion de temps.

Spoiler:
 

Et là, il sut que les coups allaient pleuvoir... Les videurs allaient bien finir par se rendre compte qu'il se passait quelque chose, non ?
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Jeu 5 Sep 2019 - 3:28 )
Avec les répétitions qui allaient de bon train pour la pièce et les quelques scripts sur lesquels je devais jeter un coup d’œil, je savais que les prochains mois seraient occupés. Alors pourquoi ne pas en profiter n’est-ce pas ? Quand une petite partie de l’équipe m’avait proposé de sortir, j’avais automatiquement sauté sur l’occasion en espérant qu’ils optent pour un des bars gay-friendly de la ville (et que je puisse ainsi avoir espoir de ne pas rentrer dans mon chez-moi désert le soir venu). Non seulement, ils avaient opté pour un établissement qui n’était pas nécessairement le plus tolérant mais en plus, ajoutant l’insulte à l’injustice… Ils avaient opté pour un bar et non pas un club : hurlant à la publicité mensongère, je profitais quand même de la soirée en échangeant gaiement avec mes collègues avec énergie.

J’avais beau avoir cinquante piges passées, je n’avais pas vraiment eu une adolescence. Et il semblerait que ma récente sortie du placard me permettait, à juste titre de profiter de ces privilèges d’ado dont ma fille m’avait malheureusement privé. Et la soirée aurait pu se débrouiller sans encombre si ce n’avait pas été d’un remue-ménage à quelque pas de nous. Les mots frappèrent mon tympan avec la force d’un coup de canon. Kali, mon agente, m’aurait probablement dit de ne pas m’en préoccuper. Il y avait des videurs pour ce genre de situation. Sauf que voilà, ils étaient deux à s’en prendre à un jeune homme qui n’avait visiblement rien fait à coup de poing et d’insulte qui me laissait à penser qu’il devait avoir eu un rabais pour les neurones.

Et à voir ma forme physique disons que j’avais peu de chance d’être d’une quelconque utilité dans un corps à corps de ce type. Fort de l’alcool de ma première consommation (un pina colada), armé de ma deuxième (un sex on the beach), je me défis de l’emprise de mon collègue qui avait visiblement vu la petite bulle qui avait éclaté dans ma tête. « Non mais c’est très courageux de s’en prendre en deux contre un dans un bar contre quelqu’un qui boit sagement dans son coin. Vous devez être des vrais hommes pour avoir besoin d’affirmer autant votre masculinté. C’en est presque sexy. » ricanais-je en sentant presque aussi tôt leur attention se tourner vers moi : « C’est pas l’acteur tapette ? » déclara un des deux sous mon roulement d’yeux exaspéré. C’était beau de voir des sans-génies s’imaginer que j’étais le seul qui avait mes penchants dans le milieu artistique vraiment. « Lui-même en personne… » grommelais-je en les regardant amer. « et je vous déconseille de retenter d’utiliser de ce genre de vocabulaire pour me définir ou pour qui que ce soit dans ce bar. » déclarais-je avec un ton sévère qui faisait penser. « Sinon quoi, pédé… » demanda le même gorille avec provocation. L’attention collective était maintenant porté sur les deux idiots. Mais elle n’empêcha pas nécessairement le mouvement de mon verre qui vida son contenu sur l’agresseur. Pas nécessairement le meilleur des plans possibles.

Je remercierais sincèrement la sécurité d’être intervenue à ce moment par que la situation aurait définitivement pu s’envenimer. Mon attention se porta sur le jeune homme agressé pour reconnaître Milo, un jeune photographe avec qui j’avais déjà contribué par le passé. Ramassant des serviettes de tables, je l’observais doucement : « Tu saignes… Prends ça… ça va aller ? » dis-je avec un petit air préoccupé en lui tendant doucement les serviettes en papier. « Si tu veux mon avis, il y a un peu trop de cons sur cette terre qui n’ont pas eu l’éducation demandée. » Il y a des baffes qui se perdent.



   
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Sam 7 Sep 2019 - 6:40 )
Bon sang, il aurait bien voulu ne jamais avoir à vérifier cette légende urbaine-là ! D'autant qu'il n'avait jamais douté de son existence. Il savait qu'il y avait des types prêt à casser de l'homo, il n'avait donc pas besoin d'être passé à tabac pour cela. Mais visiblement, aujourd'hui semblait être son tour... Ou pas.

Parce qu'un type était intervenu, comme ça. Sans aucune autre raison que celle de... l'aider ? Visiblement... oui. Et c'était tellement bizarre de voir quelqu'un se lever pour s'opposer à ce qui se passait alors même que cela ne le concernait en rien, qu'il fit comme ses agresseurs. Il le regarda les yeux ronds et attendit la suite, oubliant quelque peu sa propre situation.

D'autant qu'il le connaissait. Quant à savoir ce que Constello faisait ici à venir le défendre tel un preux chevalier... Il n'en avait aucune idée mais il n'allait pas s'en plaindre ! Même s'il eut très vite de quoi s'inquiéter autant pour son intégrité physique que pour son état d'ébriété. Parce que s'il y avait bien une chose dont il était sûr, c'est que balancer son verre d'alcool sur ces types n'était juste pas la chose à faire si on voulait rester un minimum vivant...
Et clairement, Constello n'aurait pas survécu bien longtemps vu comment ce type s'était approché de lui pour l'empoigner, si la sécurité n'était arrivée à ce moment-là. Et comme si rien ne s'était passé, chacun retourna à sa conversation et à son verre alors qu'il restait planté là devant Constello ne sachant ni quoi dire, ni quoi faire. Le genre de moment donc bien gênant où l'on voudrait que le sol s'ouvre sous vos pieds pour vous engouffrer tout entier.

Et puis soudainement, la délivrance avec les quelques mots plein de gentillesse de Constello. Parce qu'il pouvait dire au goût ferreux qu'il avait dans sa bouche qu'il saignait bel et bien. Les serviettes furent donc plus que bienvenues alors qu'il tentait un petit sourire de remerciement gêné avant de rapidement grimacer. Étirer ses lèvres était juste la dernière chose à faire lorsque celles-ci se trouvaient coupées... "Merci... Et merci d'être intervenu. Le temps que la sécurité arrive, j'aurai été... Laminé, je crois."
Le Je crois n'étant là que pour la tournure de phrase. Il ne fallait pas se leurrer, ce n'était pas avec la course à pied qu'on gagnait du muscle. Ni même d'ailleurs la moindre technique de combat au corps à corps.

Épongeant le sang qui s'écoulait de sa lèvre, il évoqua celle pour le moins particulière de Constello. "Mais le coup du verre jeté à la figure, c'était un peu suicidaire, non ?" Dans un réflexe, il en sourit ce qui fit craquer une nouvelle fois sa plaie à la lèvre... Et en fait, grimacer n'aidait pas plus que sourire. Il sentait les bords se distendre de la même façon, ce qui n'arrangeait pas son saignement.
Ce fut donc en maintenant la serviette collée à la lèvre qu'il lui fit part de ce qu'il en pensait. "L'éducation ou des gars qui ont des problèmes avec leur propre sexualité pour s'en prendre ainsi à celle des autres..."

Ils avaient pu parler un peu lors des photos prises dans les loges après celles sur scène. Mais pas de ça. Jamais. Alors qu'ils avaient certainement conscience tous les deux qu'au milieu de ses photos publiées dans les revues, la "sortie du placard" de Constello serait forcément évoquée. Constello était un comédien qui commençait à bien faire parler de lui autant pour la qualité de son jeu que par ses "frasques". Selon le terme employé par ces mêmes revues... Et dont faisait partie son homosexualité.

C'était donc un peu déroutant de se trouver là face à ce qu'il avait jusqu'ici soigneusement évité. Il lui fallait donc trouver très vite quelque chose à dire pour rebondir sur un tout autre sujet, avant de se voir danser d'un pied sur l'autre ce qui serait juste la honte. "...Je vais te payer un autre verre du coup." Voilà, c'était juste parfait ! Et c'était la moindre des choses qu'il pouvait faire même si ce n'était pas dans son habitude d'offrir ainsi à boire à quelqu'un. Mais là, ça faisait un petit moment qu'il avait quitté sa zone de confort...
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Dim 15 Sep 2019 - 0:10 )
J’avais beau aimé mon pays (presque autant que j’aimais mon métier), je n’allais pas mentir en disant qu’il était le plus ouvert face à la diversité sexuelle. Ce n’était pas parce que l’homosexualité était décriminalisée depuis le début des années 1880 que le machisme n’occupait pas une place de choix dans l’imaginaire collectif : être un homme, agir en homme semblait pour plusieurs être pleinement incompatible avec le fait de désirer un homme. Pendant trop longtemps, j’avais endossé une partie du cliché de l’homme marié : bien habillé dans des complets aux teintes sombres, des coupes classiques, une véritable opération de camouflage parce qu’il ne fallait pas se demander combien je sortais de la norme, combien mes préférences n’étaient pas dans l’hétéronormativité latente. Pourtant, je savais d’expérience que le milieu artistique était un tant soi peu plus ouvert. Mon premier agent avait su même s’il avait poussé vers ces couleurs ternes qui ne me ressemblaient pas pour que je puisse me fondre dans cette masse. Je n’avais pas nécessairement été le meilleur de tous les caméléons… et j’avais l’intention de ne plus porter le moindre ornement qui ne me plairait pas. Jusqu’à la moindre chaussette j’allais me battre dans la vie de tous les jours pour ne pas me laisser imposer ce que les autres s’attendaient de moi. Parce que j’avais compris dans la tornade qui avait secoué ma vie que je ne pouvais strictement rien changé. Qu’ils soient dix, cent ou milles à s’en prendre à moi, ça ne changerait pas.

C’était ce qui m’avait poussé à intervenir avant même de reconnaître Milo. On ne choisissait pas de diverger de la norme. Mais les deux attaquants ce soir avaient eux fait le choix de s’en prendre à quelqu’un qui était différent mais qui n’avait pas demandé pour sa différence. Je croyais sincèrement que mon intervention était la meilleur chose possible parce qu’on aurait bien pu contacter les agents de sécurité par fax tellement ils avaient jugé pertinent d’agir avec vitesse dans cette situation. Je me retrouvais donc mon verre vide à la main à côté du jeune homme qui me remerciait d’être intervenu. « C’était… normal. Si j’avais été celui qui recevait les coups, j’aurais aimé que quelqu’un intervienne. » dis-je avec un petit sourire.

L’avantage de jouir d’une certaine célébrité c’était qu’elle venait avec une petite impunité ou une réaction de recul. J’avais un avocat pour me seconder dans le cas de crise judiciaire. Comme un grand musicien ou un grand artiste, j’avais une équipe qui m’entourait pour m’empêcher de merder… Ce qui ne rendait pas ma technique de combat moins déplorable. Milo sourit doucement en se moquant de ma technique. « Probablement… » rigolais-je doucement. « … mais dans mes temps libres, je ne fais pas de boxe. Je plante des légumes bio dans mon potager géant, je fais du yoga, de la course et de la musculation… alors je t’avouerais qu’on n’aurait pas été plus avancé si j’avais tenté de me joindre au corps à corps. Nous aurions été deux à saigner. » rajoutais-je quelque peu moqueur. Je me tenais en forme, mais je n’avais jamais vraiment été un grand sportif personnellement. Sauf que la gravité n’était pas sage passer un certain âge et je commençais à ressembler davantage à la tour penchée de Pise qu’à la tour Eiffel où mon besoin de me maintenir en forme en faisant des sports qui me plaisait.

Selon lui, c’était des gens qui n’arrivaient pas à s’accepter. J’avais passé assez d’année dans le placard pour savoir ce que ça faisait de ne pas s’accepter et jamais il ne m’était venu en tête de m’en prendre à quelqu’un qui avait les mêmes tendances qu’eux. « S’ils ont des problèmes à s’accepter, ce n’est pas tentant de battre l’homosexualité hors d’un autre ou en vandalisant sa bagnole qu’ils vont réussir à le faire. » Non, je n’avais pas oublié l’insulte homophobe peinte en belles lettres roses sur ma voiture. Dieu merci qu’un quelconque stagiaire du bureau de Kalisha était venu s’occuper d’amener ma voiture chez un carrossier parce que j’avoue que je n’aurais pas nécessairement su garder la tête haute devant l’action stupide. J’avais eu peur trop longtemps pour ne pas savoir comment m’assumer.

Lorsqu’il me proposa de me payer un nouveau verre, j’envisageais de refuser malgré tout. J’avais déjà assez d’une consommation. Néanmoins, je souris délicatement moqueur : « Tu encouragerais mon penchant pour la bouteille face à cette technique de combat méprisable ? Ciel, je devrais balancer plus de verres à des têtes des gens. » rigolais-je doucement en m’assoyant à côté de lui. Je n’avais pas l’intention de le laisser seul ce soir, ne serait-ce que comme un ami même si nous n’étions pas particulièrement proche tous les deux.



   
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Jeu 19 Sep 2019 - 4:50 )
Est-ce qu'il serait intervenu si les rôles avaient été échangés ? Une telle situation ne s'était encore jamais présentée à lui mais il voulait croire qu'il serait en effet intervenu. Même si ça aurait tout eu du suicide et qu'il n'aurait sans doute rien pu faire. Parce qu'il doutait qu'il puisse oser jeter son verre à la figure de qui que ce soit ! "Et moi, je m'estime chanceux parce qu'à part toi, il n'y a pas eu foule pour intervenir..." Même les vigiles avaient d'ailleurs pris tout leur temps pour venir jusqu'à eux. "J'espère juste que la sécurité est plus prompt à réagir si c'est une jeune femme qui se trouve ennuyée..." Et avec un peu cynique, il aurait facile de rajouter que tout devait certainement dépendre de son tour de taille et de son tour de poitrine... "Quelle que soit cette jeune femme, et même si elle n'a rien d'un top-modèle." Cynique mais surtout assez réaliste pour un pays aussi machiste que l'Italie.

Il se retrouva d'ailleurs à préciser ses dires parce qu'il ne pensait pas ces types comme des homosexuels refoulés, pas une seconde !
"Oh, je pensais plus au genre de types qui se vantent à qui veut l'entendre qu'il font tomber toutes les femmes qu'il veulent pour se retrouver en fait, très seuls avec sa main droite une fois chez eux. Bref, ce genre de frustration qui fait qu'ils ont besoin de se défouler sur ce qui est différent d'eux, histoire de se croire au moins supérieur à quelque chose..." Pour grimacer alors qu'il relativisait sa grande théorie. "Avoir une maman psychologue n'est peut-être pas l'idéal..." Mais qu'est-ce qu'il lui prenait de raconter tout cela ?!

Mais il pouvait tout de même pas regarder droit devant lui en silence et sans faire un minimum de conversation... Il sauta donc sur le sujet des loisirs comme un noyé sur sa bouée. "Eh bien, je courre aussi pas mal en ce moment. Il y a... un restaurant qui a ouvert en bas de chez moi, un kebab, et c'est un peu le foutoir tous les soirs. Entre le restaurant, la circulation bouchée, les coups de klaxons et les voisins qui hurlent à la fenêtre, c'est... Se délier les jambes, et surtout ailleurs, c'est la vie !"

Ça faisait bizarre de parler, réellement parler, à Constello alors qu'il avait généralement plutôt l'habitude de parler à son objectif. Bien que ça, les gens qu'il photographiait ne le savaient pas, mais c'était bien plus facile pour lui de dire les choses comme s'il s'adressait à son appareil et non à eux. Et là, il parlait non pas à un total inconnu, ni même à quelqu'un de sa famille mais à cet entre-deux, une connaissance de travail, de celles qu'il n'approchait jamais véritablement.
Rien que par le fait que les personnes qu'il photographiait dans son travail, à l'instar de Constello, étaient des personnalités plus ou moins connues. Ou au choix, des choses totalement inertes comme des voiliers sur la mer ou des pizzas jambon-ananas ! Et si Constello était quelqu'un d'agréable à photographier pour les quelques fois où il avait eu à le faire, il s'avérait être aussi très abordable dans la sphère privée. Ce qui était une belle surprise.

Assez en tout cas pour le détendre un minimum, et se laisser aller à rire un peu de sa plaisanterie sur le lancé de verres d'alcool.

"Pas méprisable, suicidaire ! Mais efficace puisque pendant qu'ils t'auraient battu à mort, j'aurai eu le temps de m'enfuir..." Ce qu'il n'aurait certainement jamais fait, comme le prouvait son ton amusé. Ils se seraient en fait retrouvés tous les deux à l'hôpital dans un sale état sans qu'ils n'aient obtenus grande aide de la part des autres clients. "Les Écossais ont un concours de lancer de troncs d'arbre, je trouve que c'est se donner beaucoup de mal alors qu'on pourrait le faire avec des verres d'alcool finalement..." Bon, il racontait n'importe quoi ! Mais l'histoire du concours du lancé de tronc d'arbre était vrai, il avait des photos de ces hommes tout en muscles... Forcément. Parfois son travail avait du bon. "Mais le rendu au niveau musculaire serait sans doute pas le même... Un Whisky pour moi, s'il-vous-plait."

"...Un concours de lancer de troncs d'arbre ?!" Au moins avait-il attiré l'attention du serveur avec son histoire. Bien que celui-ci semblait le regarder comme un dément qui se serait enfui de l'asile du coin... Oh joie ! Gêné, il sourit un peu à la ronde alors qu'il répétait histoire de bien préciser les choses, et que non ça ne se passait pas ici chez eux. "Mouais... Les Écossais... En kilt."
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Dim 29 Sep 2019 - 4:25 )
Je n’allais pas me joindre aveuglément à ce que pensait Milo : quelque soit la victime d’un acte violent, elle méritait l’intervention des personnes engagées pour maintenir l’ordre dans ce genre d’endroits. Je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir la réflexion que si Kalisha en venait à savoir que je venais de balancer un verre à la tronche d’un mec agressif, je me serais sans doute fait taper sur les doigts et j’aurais répliqué avec une fougue presque adolescente qui ne m’avait presque jamais caractérisée. La même qui transparaissait lorsque je répliquais presque sèchement : « Je m’excuse mais personnellement, que ce soit un homme, une femme ou un alien tout droit venu de Jupiter, je m’attends qu’ils réagissent plus promptement, les vigiles. » Justement parce que c’était logique.

Dans cette société, nous méritions tous la sécurité et la protection dont nous avions légitimement besoin. Pourtant, ce n’était pas tout le monde qui semblait persuadé que nous jouions la partie à armes égales… comme le prouvais la lèvre fendue du jeune homme qui me corrigeait sur l’homosexualité refoulé. Mais sa théorie ne semblait pas venir de Mars. « C’est, en effet une piste de solution qui peut être intéressante… On remerciera ta mère psychologue pour le tuyau. Il y a aussi que ce genre de différence dérange encore trop souvent, ici. Ce n’est pas tout le monde qui considère que l’ouverture d’esprit n’est pas qu’une fracture du crâne. » Je le savais, parce que j’avais le modèle de parents qui aurait presque été heureux de me gifler en apprenant à travers les branches que je jouais du mauvais côté de l’arc-en-ciel. Sur ce joli spectre de divergence, j’avais choisi selon mes proches, la pire place… Mais je savais que je ne pouvais pas lutter contre celui que j’étais parce que même les plus grands efforts ne me permettaient plus de me mentir comme à vingt-ans.

Ce qui nous amena sur les loisirs que nous avions en un certain sens. J’aimais l’explication qu’il avait sur pourquoi il courait. Je me revoyais en un certain sens plus jeune. Quand Lucia et moi étions rentré dans notre appartement après la naissance d’Adelina. J’eus un petit sourire en rajoutant honnête. « Je compatis… Mon premier appart était plutôt dans le genre mais en rajoutant un bébé qui pleurait à des heures pas possibles. Maintenant, j’ai plutôt le contraire depuis que Lucia a décidé de me laisser la maison. C’est grand et désertique… Donc je cours, ce qui me fait également me sentir vivant… et je dois avoir les plus beaux plans de tomates de tout Naples, ce qui est probablement pathétique. ». Elle m’avait également laissé des tonnes de souvenir, mais je n’étais pas le genre à prendre un vieil album de photo de famille pour le feuilleté. Parce que souvent, je pouvais remarquer mes sourires faussées par la caméra et que je ressentais ce vague-à-l’âme que mon mariage seul savait m’évoquer.

Je n’avais jamais été le genre à penser que mon métier d’artiste voulait dire que je me devais de m’isoler en haut de ma tour d’ivoire ou au fond d’un bunker souterrain pour éviter les contacts avec autrui. C’était peut-être pour ça que tout naturellement, j’en étais venu à me glisser sur un tabouret à côté du jeune homme qui m’arracha un petit fou rire en me disant que ma technique suicidaire de combat aurait sans doute pu lui sauver la vie parce qu’il aurait pu prendre ses jambes à son cou et que ma technique devrait remplacé les épreuves de lancées de troncs d’arbres d’Écosse. Réussissant à regagner le contrôle sur mon éclat, j’enfilais avec un faux air offensé (beaucoup plus dramatique pour les caméras – mais juste assez pour uns scène : « Même pas de solidarité entre mecs ? Je suis outré… » en oubliant presque le pauvre serveur qui assistait à la scène et à qui le jeune venait de commander sa propre boisson. « Un Cosmopolitain pour ma part… et nu sous leur kilt si jamais vous voulez l’info. » dis-je avant de pouffer de rire à mon tour devant le serveur qui s’éloigna en haussant un sourcil.

Ça ne devait sans doute pas être très désagréable à regarder que ce genre d’activités culturelles. « N’empêche que même si c’est moins mon genre les mecs type tas de muscles, je ne dirais pas nécessairement non à les voir lancer un tronc d’arbres. » Je n’aimais pas les hommes fort baraqués à l’odeur de macis ou de muscs… quoi que… Disons que j’aimais les hommes sous beaucoup de leur forme. Mais qu’est-ce qui me prenait de dire des trucs du genre. J’avais définitivement déjà trop bu et l’alcool avait cette fâcheuse tendance à me rendre plus volubile (moi qui déjà à la base n’était pas avare de mots...)



   
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Mar 1 Oct 2019 - 9:58 )
Ce qu'il considérait lui comme un fait établi auquel il fallait juste s’accommoder s'avérait apparemment être pour Constello un sujet d'importance. Et suffisamment pour qu'il le reprenne de façon plus marquée. Il en sourit avec douceur alors qu'il admettait bien volontiers la logique de son raisonnement, tout en déplorant que ce ne soit dans les faits absolument pas le cas."Dans un monde idéal, oui sans doute... Le seul problème étant que nous ne sommes pas dans un monde idéal." Loin de là même ! Et ils en avaient eu encore la preuve ce soir avec cette agression gratuite.
Quant à connaitre les causes d'une telle homophobie, lui se limitait généralement au basique ! "Mais quelles qu'en soient leurs raisons, ça reste surtout des abrutis."

Pour regretter aussitôt son avis si tranché lorsque Constello évoquant son propre appartement parla de sa fille et donc une vie de famille qui avait été somme toute parfaitement normale, et hétéro. Il n'était pas sans savoir que sa sortie du placard avait fait grand bruit et il était facile de deviner que rien n'avait dû être simple pour lui.
Bien loin de sa propre situation donc puisque Moira n'avait jamais caché sa bisexualité et que sa mère... finirait bien par s'y faire ? Avec peut-être même le risque qu'elle lui arrange des repas de famille avec des hommes à lui présenter en lieu et place des jeunes femmes auxquelles il avait régulièrement droit. Et si ce n'était le fait que sa mère pourrait être vexée de n'apprendre l'orientation de son fils que maintenant, après s'être tant cassé la tête à tenter de lui trouver la femme idéale, il ne risquait pas grand drame...

"Ça n'a pas dû être simple... Et je ne peux qu'essayer d'imaginer parce qu'il est certain que je n'aurais jamais d'enfant au grand désespoir de ma mère qui cherche toujours à ma caser avec une gentille fille. Et je me dis à chaque fois qu'il faudrait que je leur parle à ma mère et à ma sœur, mais ça fait quelque chose comme dix ans que je me dis ça... Alors je suppose que je ne suis plus maintenant à quelques années près." Et en vérité, plus le temps passait, plus ça devenait compliqué d'aborder le sujet. Chose qui faisait qu'il le repoussait sans cesse.

"Donc je n'en suis pas encore à planter des tomates ou des salades, mais ça pourrait bien arriver un jour..." Pour regarder Constello de façon très sérieuse. "Je reconnais que ça fait un peu peur..." Avant de tout bonnement pouffer de rire à ses propres bêtises. "Des légumes bio sur son balcon, c'est le rêve de beaucoup tu sais !" Même s'il n'avait absolument pas la main verte et qu'il aurait certainement passé bien plus de temps à photographier ses tomates sous toutes les coutures plutôt qu'à les faire pousser.

Ce fut donc en restant sur le même ton amusé qu'il répliqua à son soi-disant manque de solidarité masculine. "Oh, j'aurais compatis ! Tu peux en être sûr, même si ça t'aurais pas apporté grand chose sinon un soutien moral. Et j'aurai même pu t'apporter des oranges à l'hôpital pour les vitamines... Par contre, je ne sais pas si elles auraient été bio les oranges."

Lui qui avait pensé passer une soirée à se morfondre tout seul dans son coin se retrouvait finalement à plaisanter tranquillement au bar. Et il ne le regrettait absolument pas ! Pas qu'il aurait voulu se faire agresser à chaque fois qu'il sortait mais il devait bien avouer que ça l'avait pas mal aidé ce soir. Et vraiment, même s'il ne l'aurait jamais dit à Constello, il le remerciait pour cela.
Et tout cela sous les yeux du barman qui semblait quelque peu halluciner devant leur conversation, alors qu'il en rajoutait une couche au sujet des fameux kilts écossais. "Ah ça, je ne sais pas ! Je n'ai pas pu vérifier, on ne voit pas sur les photos..."  Et clairement, il semblait bien le regretter ! Tout en étant cependant quelque peu embarrassé de l'avouer...

Il passa d'ailleurs très rapidement sur l'autre partie de la question histoire de faire oublier ce qu'il venait de dire. "Quant à avoir un genre c'est quelque part mettre les personnes dans des "cases". J'aurai plutôt tendance à m'attacher à la personnalité mais c'est sans doute mon métier de photographe qui veut ça. On prend l'habitude de chercher au-delà de la plastique... Mais sinon, il y a quand même des pratiques sportives qui peuvent être en effet, très intéressantes à regarder !" Et pas que pour les performances sportives.
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Sam 5 Oct 2019 - 16:56 )
Être une personnalité publique, c’était quelque sorte signer un contrat pour que notre vie privée puisse être exposée au grand jour. J’avais pourtant réussi à m’assurer que ma fille connaisse l’enfance relativement normale à laquelle elle avait droit. Dès mes premières entrevue dans le cadre de la promotion de Dolce Vita, j’avais toujours dit que je considérais la vie familiale et de couple comme quelque chose de difficile et qui n’avait pas besoin d’être soumis aux médias. Et l’on avait appris dans le milieu à respecter en quelque sorte ce mystère que je jugeais pertinent d’entretenir autour de mon noyau familial.

Une partie de cela provenait du fait que j’étais devenu père trop tôt, que j’avais parfois regretté de l’être devenu aussi tôt. Ce qui me fit sourire quand le jeune homme avoua que sa mère lui mettait la pression pour qu’il devienne père. « Il ne faut jamais dire jamais. J’ai espoir sincèrement qu’un jour, les gens comme nous pourrons se marier et adopter si jamais telle est notre volonté. » commençais-je par dire. Parce que même si je regrettais l’âge, j’avais aimé mon expérience parentale. J’avais aimé voir pousser ce petit bout d’être humain qui était devenue mère à son tour… « Moi, c’était au plus grand désespoir de mes parents que je suis devenu père. J’avais dix-neuf ans quand nous avons eu Adelina… Elle était un accident en un certain sens. Et je peux t’assurer que si c’était à refaire aujourd’hui… je n’aurais pas d’enfants. Ce n’est pas que je regrette. Elle est ma plus grande fierté. Mais, j’ai été malheureux longtemps de ne pas pouvoir me tenir droit devant les autres et d’affirmer celui que je suis. » J’avais payé largement le prix de mon silence ce qui me fit doucement froncer les sourcils. Il n’était pas sorti auprès de sa mère et affirmait que l’on n’était plus à une année près. Sauf que moi aussi, j’avais été dans cette situation. J’avais attendu qu’Adelina soit assez grande pour comprendre, qu’elle parte de la maison, que la promotion de ce film soit passé… et je m’étais surpris presque à attendre que mes parents ne meurent avant de pouvoir enfin être l’homme que j’étais au grand jour et pas seulement en cachette et à la sauvette. « Et… je ne suis qu’un vieux singe, mais j’ai été trente-huit ans dans mon placard… à craindre que mes parents ne le découvrent… Quelques années de plus peuvent faire du dommage que l’on ne soupçonne pas. ». Je pensais à mes deux tentatives de suicide, à cette association forte entre l’alcool et ma propre sexualité. J’allais mieux… mais je me savais fragile et je ne pense pas que j’aurais eu la même fragilité en jouant toute suite carte sur table.

La discussion sur mon jardin me fit doucement sourire lorsqu’après avoir fait semblant d’être terrorisée par l’idée de faire pousser ses propres légumes sur son balcon il avoua que c’était sans doute un rêve pour beaucoup. « Un rêve pour beaucoup et la raison pour laquelle je me suis battu pour conserver la maison dans le divorce. J’ai une bonne partie de ce que j’ai besoin qui est toujours à porter de main. C’est une petite fierté, je l’avoue même si je m’occupais plus de mes légumes que de ma femme. » Je pouffais à nouveau de rire d’une bonne humeur.

Ce début de soirée tordue et cette bataille allait déboucher sur quelque chose d’intéressant qui me laisserait probablement les zygomatiques courbaturés mais cela ne m’importait pas. J’avais simplement envie de passer une bonne soirée en bonne compagnie et après un petit geste de la main, je vis partir les trois personnes avec qui j’étais venu dans ce bar à la base et auquel je répondis avant de m’offusquer faussement à nouveau : « J’aurais pu pardonner si elles avaient été biologiques dans cette dimension parallèle ou ma technique d’élite n’aurait pas été efficace. Il aurait probablement fallu que tu me les presses pour que je puisse les consommer puisque j’aurais été à la diète liquide. ».

Le serveur tourna les talons après avoir pris nos commandes probablement horripilés par la conversation mais je me promettais de lui laisser un pourboire conséquent qui lui ferait peut-être oublier cette absence totale de filtre que j’avais déjà après deux consommations et qui n’allait sans doute pas s’améliorer avec une nouvelle addition à ma consommation qu’il me ramènerait. Et même si le jeune homme voulait pousser la conversation vers autre part, je le regardais avec un sourire taquin en disant rieur : « Mais c’est que l’on a un connaisseur… J’ai pu avoir une discussion très intéressante avec un Écossais au festival Fringe d’Édimbourg il y a quelques années et disons que je sais… d’expérience. » dis-je doucement avant de continuer sur la deuxième partie de cette conversation. « Je peux comprendre que de mettre dans des cases n’est pas la meilleure des solutions possibles. Disons que je sais le genre de personnalité avec laquelle j’aimerais m’attacher mais que jusqu’à très récemment je n’avais pas nécessairement le luxe de pouvoir dépasser la nuit ou deux avec un partenaire. Mais je trouve simplement que certains physiques donnent plus envie de découvrir la marchandise que d’autres. »



   
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Lun 7 Oct 2019 - 2:58 )
Se marier et adopter des enfants... S'il savait que c'était le rêve de nombreux homosexuels, il n'avait quant à lui pas ce genre de désirs. Sans doute parce qu'il était célibataire et sans attache sentimentale, et que la photo occupait toute la place ? Ou plus sûrement parce qu'il ne se sentait pas de reproduire un schéma familial qu'il n'avait pas eu. Il ne savait même pas ce que c'était que d'avoir un père, alors en être un lui-même ? Ça lui semblait juste totalement improbable.

"Je ne pense pas que je serais un bon père. Le mien a quitté ma mère, et ma sœur du coup, lorsqu'il a su qu'elle m'attendait. Je suppose... qu'il pouvait faire avec une petite fille mais pas avec une petite fille et un petit garçon. En fait, je sais pas pourquoi mais... Je l'ai fait fuir. Alors je préfère ne pas reproduire le schéma familial et ne pas me reproduire tout court."

Ce n'était pas si souvent qu'il en parlait si ouvertement. Mais après toutes les confidences de Constello, il pouvait difficilement faire autrement. Et puis, il s'était juste arrêté aux faits, sans s'appesantir sur son ressenti et le fait que ça faisait des années qu'il recherchait ce père inconnu. Tout cela faisait déjà assez dans le misérabilisme sans qu'il n'ait besoin d'en rajouter une couche.
Et comme une porte à peine entrouverte et vite refermée, il en sourit d'un sourire qui tenait plus de la grimace gênée qu'autre chose. Alors qu'il jouait avec son verre d'alcool, histoire d'occuper ses mains le temps de trouver de quoi rebondir sur un tout autre sujet que sa faute sur l'abandon de son père.

Mais ce fut Constello qui lui sauva la mise en lui parlant de ses 38 ans !, toute une vie donc, à cacher ce qu'il était à sa famille, et sans nul doute au monde entier. Avec toutes les conséquences désastreuses que cela puisse avoir... "Ce n'est pas que je le cache, mon meilleur ami le sait et ma sœur est bisexuelle et mène une vie très libre. Je ne pense pas que le lui dire poserait problème mais... Je sais pas, c'est..." Bon, peut-être que Moira tomberait un peu de haut de ne l'apprendre que maintenant mais elle le connaissait, non ? Oui, elle le connaissait, tout ne pourrait donc que bien aller... N'est-ce pas ?
Soudainement moins sûr de ce fait, il reprit cependant avec encore moins d'assurance dans son ton. "C'est juste que... Je n'aime pas trop parler de moi, je préfère m'intéresser aux autres, c'est autrement plus passionnant que ma petite vie pour le moins insipide." Et pour mieux marquer son point, il ajouta. "C'est que dans ma vie de super-héros dans cette dimension parallèle, je presse des oranges au lit des patients pour leur redonner force et vitalité ! Là, je me contente de boire tous les matins du jus d'orange en bouteille." Comme quoi même lorsqu'il se retrouvait coincé à devoir parler de lui-même, il parvenait toujours à trouver un moyen pour faire dévier les choses.

En vérité et malgré le fait qu'il devait négocier dès qu'il s'agissait de parler de lui, il appréciait vraiment cette soirée qui avait pourtant si mal débutée. Pour en être d'autant plus satisfait lorsqu'il vit Constello préférer rester avec lui plutôt que de suivre ses amis. C'était très idiot mais ça suffisait à le convaincre qu'il ne devait pas être si ennuyeux que cela.
"Oh, je ne doute pas qu'une... discussion... sur ce sujet doit être particulièrement intéressante ! Eh je saurais maintenant que ce n'est pas qu'une légende urbaine. Je crois que je ne regarderai plus jamais un kilt de la même façon..."

Il s'amusait alors qu'il buvait son Whisky à petites gorgées, tentant de se convaincre que la soudaine chaleur qu'il ressentait sur ses joues n'était due qu'à l'alcool qu'il buvait sans doute d'ailleurs un peu trop vite. Mais bon sang, ce n'était pas tous les soirs qu'il tenait ce genre de discussion !

"Oh, un scoop alors ! Quels seraient les physiques qui attirent l'étoile montante de la scène, Monsieur Constello Alma ?" Et pour le coup, il était plutôt curieux puisque ce n'était jamais les sujets qu'ils abordaient lorsqu'il l'avait quelque fois photographié dans sa loge. "Mais attention, vous risquez vous retrouver avec une horde de fans en délire à votre porte, tous sur le même modèle tels des clones à la poupée Barbie..." Soudainement assez perplexe face aux bêtises qu'il pouvait sortir, il termina plus pour lui-même que pour Constello. "Ce qui serait assez effrayant. Je n'ai pourtant pas bu tant que ça..." Et pour chercher à vérifier la quantité déjà bue, il leva son verre à hauteur de ses yeux pour jauger la hauteur du liquide restant. Pour reposer finalement son verre tout en secouant la tête. "Je raconte n'importe quoi ce soir, il ne faut pas faire attention ! Mais par contre, la question tient toujours... Quels sont les emballages qui te donnent envie d'ouvrir le cadeau ?"
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Sujet: Re: L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Hier à 16:24 )
La société nous mettait la pression sans nécessairement le réaliser : étudier, avoir un bon travail (et le salaire qui lui est associé), se marier, avoir des enfants… Pourtant, je sais très bien que ce n’est pas tout le monde qui est fait pour gérer le même genre de boulot ni pour avoir des enfants. Sans compter qu’il y a des gens comme moi que cette vie classique conservatrice enferme dans un carcan qui finit par leur aspirer la joie de vivre. Et ceux qui nous ont élevés ont aussi eu un impact, chose que je réalise en parlant avec Milo. Il a peur de ressembler à son père parti avant sa naissance : chose que je peux comprendre. Mais je ne peux m’empêcher de ressentir une tristesse immense face au fait qu’il pense l’avoir fait fuir. « C’est un choix personnel qui se tient et qui ne concerne que toi… Mais je ne pense pas que c’est toi qui l’ais fait fuir. Devenir père, c’est une expérience formidable mais c’est également une des choses les plus terrifiantes. Si je n’avais pas été aussi complice avec Lucia, je pense que ça aurait été beaucoup plus dur de m’assurer que je remplissais bien mon rôle de père. » Ce n’était pas seulement parce que j’avais su très tôt que quelque chose clochait dans ma vie, que j’étais trop jeune pour devenir père. Devenir parent, c’est accepter qu’une petite personne fragile dépende de nous… Et si je devais être honnête, ma fille avait beau être devenue mère : elle n’était toujours pas une reine mais serait probablement toujours ma princesse. Je chercherais toujours à lui éviter le plus de douleur possible, même si j’étais loin d’être blanc comme neige. Mais que celui qui n’a jamais pêché me lance la première pierre.

Il y avait chez Milo une certaine fragilité, une certaine insécurité que je trouvais touchante. Mais elle trahissait aussi probablement une faiblesse. Je ne croyais pas qu’une vie pouvait réellement être ennuyante et je ne croyais pas que le fait de jouer carte sur table c’était de se montrer imbu de sa personne. Dans mon cas, ça avait simplement été que de choisir le bonheur : choisir d’être heureux. Je souriais avec bienveillance au jeune homme en répliquant doucement : « Je ne crois pas que ta vie soir insipide, Milo, le super héro qui dans une dimension parallèle me presserait mes oranges. Chacune vie présente son intérêt, ses particularités qui font en sorte qu’elle vaut la peine d’être vécue. Ça sert à rien de vivre s’il n’y a pas ses petits événements heureux ou malheureux qui nous forment. » C’était peut-être une déformation professionnelle. Aucun personnage ne venait sans son histoire, ses particularités, ses failles. Pour qu’un personnage ait l’air réel il devait avoir ses limites. Jouer quelque qui n’avait même pas mauvaise haleine en se réveillant au petit matin, qui avait voyagé sans encombre aux quatre coins de la terre du Pérou à la Russie, qui maîtrisait 115 langues, ce n’était ni réaliste, ni intéressait. Ça n’avait même plus l’effet comique. Je préférais un personnage brut avec de la corne qu’il fallait doucement enlever pour découvrir, un personnage à vif si bien qu’il faudrait l’entourer d’amour pour qu’il puisse comme un phénix renaître de ses cendres. Les petits travers humains étaient l’équivalent d’une tache de rousseur : de petites imperfections qui nous rendaient plus intéressant.

Mais la discussion s’en alla doucement sur un terrain plus léger : sur les kilts dont j’avais explorer le dessous de première main. Les deux verres que j’avais déjà dans le corps m’avaient aidé à perdre une partie de ce filtre que j’avais toujours jugé important d’avoir face à ma propre sexualité. Bien sur que ce n’était pas une discussion que j’avais eu (ce n’était pas un prétexte pour tirer sur l’ambulance. Je pouffais de rire avec le jeune homme qui affirma qu’il ne verrait plus un kilt de la même manière maintenant qu’il savait qu’il cachait le plus simple des appareils. Et cet éclat de rire ne fut pas calmer par le jeune homme qui affirma tenir un scoop sur les physiques qui attiraient l’étoile montante que j’étais. « Étoile montante. C’est flatteur. Je n’avais pas entendu ces mots à côté de mon nom depuis près de trente-cinq ans. Merci de me rajeunir… c’est très apprécié » rigolais-je en peinant à reprendre assez mon sérieux pour formuler un semblant de réponse convenable à cette question qui aurait fort pu être posé dans une entrevue dans un magazine à potin. Qui sait ! C’était peut-être dans cette situation que je me retrouverais quand j’aurais l’entrevue avec Vogue Italia ou Pride.

Après une longue gorgée de mon cosmopolitain, je répliquais. « Nous sommes visiblement deux à avoir oublier le filtre… ». Ma réponse fut probablement un peu trop spontanée plus que ce que j’aurais dit dans un véritable contexte d’entrevue. « En partant pas le genre qui se retrouve en format horde sur le pas de ma porte… Mais je peux affirmer que ce n’est fort probablement pas le même genre d’emballage qui doit pousser un jeunot fringuant comme toi à ouvrir. Même si honnêtement après deux ou trois verres je deviens aisément un homme facile. » J’avais toujours eu un appétit pour ce genre de situation mais n’avait pas toujours accès. Dans le milieu, mes penchants étaient connu depuis des années mais j’avais réussi à éviter la vague de l’effet public parce que mes amants avaient eu le respect nécessaire pour ne pas tout déballer au plus offrant : « L’homme parfait est probablement un peu plus proche de mon âge : la quarantaine ou la jeune cinquantaine, quand ils commencent à grisonner. Il est en forme, mais pas un tas de muscle. Il est viril et un peu négligé : tu sais… la barbe de trois-quatre jours. Oh ! et il a de la pilosité… Dieu que c’est sexy un homme qui a un torse poilu. » Seigneur, cette description collait étonnamment bien à celle de Salvatore. Reprenant mon sérieux. «Allez… qu’est-ce qui te donne envie de déballer ?[/color] » rigolais-je à mon tour.



   
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