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- [Terminé] L'agression homophobe, un classique | Constello -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
Milo Veraldi
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Sujet: Re: [Terminé] L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Lun 14 Oct 2019 - 15:47 )
S'il y avait bien un sujet sur lequel il avait planché des années durant, c'était bien le pourquoi du comment de cette soudaine disparition paternelle. Alors ce n'était pas les mots se voulant réconfortants de Constello qui allaient changer sa façon de voir les choses. Du moins pas avec ce genre d'arguments qu'il pouvait démonter en trois phrases.
"Il était resté pour ma sœur. C'est lorsqu'il a apprit que ma mère était enceinte de moi qu'il est parti. Alors c'est pas la peur d'être père qui l'a fait fuir, il l'était déjà !" Pour rajouter à l'intention de Constello. "Ou alors c'est l'idée d'un second enfant qui est si terrifiante ? Ça voudrait dire quoi ? Un, ça va ; deux, bonjour les dégâts ?"

Ce n'était décidément pas le sujet à aborder, et d'autant moins lorsqu'il avait bu. Son ton s'était fait plus tranchant alors qu'il le défiait du regard de le contredire. Et il se contrefichait de savoir que Constello n'avait dit cela que pour tenter de l'apaiser. C'était en fait, tout l'inverse qui se produisait parce que... Ça le touchait trop, qu'il s'était construit autour de cette absence, et qu'entendre quelqu'un chercher à justifier cet abandon revenait à... quelque part cautionner celui-ci. Et ça, il ne pouvait pas l'accepter.
Mais surtout, c'était lui en faire porter toute la responsabilité. Et ça, c'était justement sur quoi il butait à chaque fois qu'il y pensait. "Donc on en revient au fait que si je n'avais pas été conçu, cet homme serait resté auprès de Moira et de ma mère... Ou au moins, il ne m'aurait pas pris comme excuse pour disparaître !" Et là, il voulait bien payer des cerises -ou allons-y pour les oranges- à Constello s'il lui trouvait une justification qui tienne la route. Ou même s'il se sentait l'âme assez suicidaire pour tenter de creuser davantage le sujet, et sa propre tombe par la même occasion.

Même si à bien y regarder, celui-ci semblait être du genre à aimer les terrains minés. Parce que lui parler de la platitude de sa vie après la problématique de son père... Tout en lui assurant en plus qu'il ne pouvait pas avoir une vie si insipide que cela, avec événements heureux et même malheureux à l'appui !

"Dernier événement heureux, j'ai gagné à la tombola organisée par les commerçants napolitains un abonnement d'un an à une salle de sport, pas celle de mon quartier évidemment. Mais je suppose que traverser la ville sera une aventure décoiffante chaque lundi, mercredi et samedi soir. Naples by Night comme je ne l'ai certainement jamais vu ! Ça va être un road-trip passionnant... Et pour les petits événements malheureux donnant tout le sel à l'existence, j'ai mon frigo qui m'a lâché. Il y avait de la flotte partout. Passer la serpillière m'a bien pris 20 minutes et une bonne heure pour parvenir à joindre ma sœur afin qu'elle me prête une étagère de son frigo. Il n'y a pas à dire, j'ai une vie passionnante ! Ah oui aussi, des fois que tu me parlerais de mon boulot. J'ai dernièrement photographié une pizza jambon-ananas et un feu de joie..."

Il plaisantait. A moitié. Parce que c'était bel et bien la vérité tout ça et on ne pouvait pas dire qu'il menait une vie spécialement folichonne. Et s'il avait dû la définir en un adjectif, il aurait dit tranquille ou même insipide, oui. Avec pour seuls frissons, ces quelques soirées qu'il s'accordait dans ce genre de lieu, souvent solitaires en plus.

Parler de Constello fut donc plus que bienvenu. Même s'ils n'avaient visiblement pas la même définition de ce qu'était une étoile montante. "Oh, t'emballe pas ! Il ne s'agit pas de ta carrière mais de l'intérêt que tu suscites chez les médias. Et ta sortie du placard ainsi que... ta seconde jeunesse, on va dire ça comme ça, fait que ton nom revient régulièrement." Et le travail qui allait avec.
Par contre niveau scoop, il aurait eu en effet de quoi revendre ! Il le regarda d'ailleurs à deux fois devant cette description qui avait tout du portrait robot. "Oh, c'est... précis ! Tu coches les cases à chaque fois que tu croises quelqu'un ou... Cet homme idéal a un nom ?"

Et s'il s'amusait gentiment au détriment de Constello, ce fut bientôt lui qui grimaça quelque peu sous le renvoi de l'ascenseur. Il prit cependant le temps d'avaler une gorgée de son whisky avant de mettre des mots sur ce qu'il ne disait jamais. Parce qu'il était sûr que même Paco ne savait pas cela...

Pour, avec un sourire lent, paresseux, qui cachait bien plus qu'il ne révélait, se décider à donner son 'type d'homme'. "Pas de poils, non et pas de barbe non plus. Et du genre classe, très classe même. J'aime admirer, même si c'est souvent de loin. Et plus vieux que moi. Forcément, plus vieux. Et c'est à peu près tout ?" Parce que décidément, ce n'était pas le physique qui était important là... "Je te l'ai dit, il n'y a pas vraiment de physique parce qu'il n'y a rien à découvrir, ce que je cherche saute généralement aux yeux." Et ce n'était pas parce qu'il n'avait pas un physique type pré-établi à l'avance qu'il n'avait pas des critères. Et des critères pas donnés à tout le monde. "Le genre de type que dès que tu poses les yeux sur lui, tu sais tout de suite à qui tu as affaire. Et qui a de l'argent mais ça, c'est parce que ça va avec. Des hommes habitués à commander, à maîtriser les choses et à obtenir ce qu'il désire. Et à te le faire savoir. Et là, ouais... Pouvoir bousculer leur petite vie bien rangée avec femme, gosses et forcément maîtresse, même si ce n'est que le temps d'une soirée... Et j'ai pas besoin de trois verres mais juste un peu d'insistance. Et que parce qu'ils aiment généralement se dire qu'ils sont parvenus à te faire céder."
Des types qu'il ne croisait pas si souvent que cela donc. Au planning ultra-chargé, avec généralement une femme et quatre gamins à la maison, et une ou deux maîtresses à côté... Et pouvoir se dire qu'on arrivait à bousculer tout cela, ne serait-ce même que le temps d'une soirée, n'avait juste pas de prix. Avec cependant, zéro chance de construire quoi que ce soit un jour. C'était un peu le bât qui blessait mais au moins il le savait dès le départ.

Et là, ce fut lui qui lança un regard de biais à Constello tout de même un peu embarrassé parce que ce n'était pas tous les soirs qu'il évoquait ainsi ses préférences amoureuses.
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Sujet: Re: [Terminé] L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Ven 18 Oct 2019 - 2:37 )
Je parlais probablement quelque peu à travers mon chapeau. Chaque expérience de la parentalité était différente. J’admirais profondément ceux qui avaient décidé de se tricoter toute une marmaille : un presque infini emboîtement de marmots qui savaient se suivre. Adelina m’avait toujours satisfait personnellement. Je ne pouvais pas donc amener des réponses aux questions de Milo. Je n’avais pas abandonné ma belle Lucia. Parce que notre amitié était importante à mes yeux et parce que l’image… Cette putain d’image publique avait eu une importance majeure sur ma petite vie bien rangée. « Honnêtement, je ne peux parler que pour moi. Mais si par malheur Lucia m’avait annoncé qu’elle en attendait un deuxième après Adelina, j’aurais sans doute paniqué… et si ma carrière n’aurait pas été publique et que ma relation avec Lucia n’avait pas été profonde, je ne sais pas si je serais resté aussi longtemps… Ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas ma fille… mais souvent comme parent, on tend à cacher des pans majeurs de notre vie à nos enfants. » dis-je avec un petit sourire triste. Ma fille n’avait appris que très récemment que j’avais voulu en finir. L’aveu était venu comme une évidence dans le contre-coup de ma sortie du placard. Mais elle ne savait pas pour les sautes d’humeur, la déprime qui m’avait opprimé, cette absence de tendresse sexuelle entre sa mère et moi. Elle n’avait pas nécessairement conscience de ces reproches qui ne concernaient que sa mère et moi. Et dans cette histoire, il y avait aussi Jack, vaguement en arrière-plan. Jack dont j’avais ignoré l’existence jusqu’à tout récemment : comme enfant, on ne peut ni ne doit tout savoir selon moi.

La conversation pris un tournant plus léger au détour de la conversation qui s’imposait doucement alors qu’il me parlait de son karma qui me fit doucement pouffé de rire. J’enviais quand même parce que la dernière fois que le karma avait décidé de m’en mettre PLEIN la gueule… bien j’avais quand même été pris en train de vraiment embrasser un autre homme et ma carrière en avait eu pour son argent dans la gueule. Incapable de reprendre parfaitement mon sérieux, l’alcool aidant mon manque chronique d’objectivité. Je rigolais doucement : « Mais c’est des aventures formidables ! Mets ton chapeau d’explorateur et part à la quête de la salle de sport parfaite. Même si c’est pas de bol pour le frigo. Dis-toi que ça pourrait être pire comme petits malheurs. La pizza était-elle photogénique ? Avait-elle un bon profil ? » Seigneur ! J’était probablement en train d’agir comme le connard en chef. Le beau grand connard. Mais j’avais en tête cette image d’une pizza se prétendant top-modèle et l’image en était assez pour que j’ai besoin d’un temps pour reprendre le contrôle de mon hilarité.

Lorsque le jeune explicita ce qu’il entendait pas étoile montante, j’eus une petite moue. J’avais quand même trouver flatteur qu’un vieux comme moi puisse être considéré comme une étoile montante. Ce n’était pas nécessaire de me prendre mes illusions pour me les passer à travers la gorge. La soixantaine qui se rapprochait dangereusement (58 ans en janvier quand même) avait un goût amer que je peinais à accepter malgré tous mes efforts de bon sens. Mettant un air faussement choqué, je répliquais doucement : « Tu aurais bien pu me laisser mes illusions que je ne suis pas un vieux routard dans le milieu. C’est que je fais l’étoile filante en fait, les médias tentent de découvrir si en me heurtant au scandale de la sorte je vais me consommer dans l’espace médiatique comme un météore » et pour être honnête… Même moi je l’ignorais. Mais seulement le temps saurait nous dire de quoi demain serait fait. Alors je faisais confiance à mon extraordinaire agente et à ce que le destin me réservait. J’avais des beaux projets dans ma carrière.

Ce qui ne m’empêchait pas nécessairement de m’aventurer sur le délicat chemin de mes préférences sexuelles. Une chance que j’avais bu parce que jamais sobre je n’aurais eu cette autre discussion avec un autre homme. Oui, mon type physique était relativement précis. Mais bon, je savais également que j’avais une nette tendance à me lancer dans les bras du premier venu alors… Est-ce qu’il avait un nom cet homme idéal ? « Probablement qu’il a un nom… » rigolais-je doucement. Mais Tore et moi ce n’était pas du sérieux et ce n’était pas parce que dès la première fois que je l’avais vu j’avais ressenti un irrépressible besoin de sentir sa peau contre la mienne, que ce besoin ne s’était jamais pleinement effacé que c’était mon homme parfait. Et à demi-moqueur je rajoutais : « Ça ne veut pas dire que c’est une liste de critères que je coche… Il y a tant d’homme et si peu de temps. » rigolais-je doucement. Définnitivement que j’étais pompette. « Seigneur ! Ces bêtises que je dis… Remarque que celui que je me suis fait prendre à embrasser était blond et la jeune trentaine. Le contact aussi est important. » avouais-je dans cette absence chronique de filtre qui me caractérisait.

Milo s’amusait peut-être à mes dépends mais lui envoyer le retour d’ascenseur pour savoir ce qui lui plaisait me fit doucement rigoler. Parce qu’en plus la pointe de ses oreilles devenait écarlate. C’était mignon. Et je devais avouer que plus jeune j’avais également eu un fantasme sur les hommes qui avaient plus d’expérience que moi. Mais avec le temps le rêve évolue. À demi-moqueur, je déclarais « Ouais… ma liste de critère est peut-être longue mais la tienne est aussi pas nécessairement des plus simples à combler. Le genre d’homme ambitieux qui sait prendre les rennes. Bon, je suis peut-être biaisé parce que j’étais celui qui était marié avec un agenda de ministre mais je n’ai jamais été le genre à prendre en charge. Mais je peux comprendre le fantasme… C’est juste que si je fantasmais sur des plus vieux, je serais sur des sexagénaires et des septagénaires et disons que la gravité fait des ravages que l’on ne soupçonne pas. » rigolais-je doucement avant de prendre une gorgée avec un air faussement consterné.



   
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: [Terminé] L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Dim 20 Oct 2019 - 3:50 )
A quoi bon prendre le risque de faire un enfant si ce n'était pas pour assumer derrière ? Les hommes avaient bon dos d'évoquer la trouille ou la première excuse venue pour se dédouaner de leurs responsabilités. Est-ce que les femmes évoquaient la trouille, elles ? Et elles avaient sans nul doute de quoi avoir davantage peur que leur compagnon, parce que l'accouchement n'avait jamais été considéré comme une partie de plaisir. "C'est juste trop facile. Quelles qu'en soient les raisons, il y a une chose qui s'appelle responsabilité, et lâcheté aussi. Pour les femmes non plus, ce n'est pas facile. Mais elles assument, elles." Pourquoi la parentalité et ses angoisses ne serait qu'une affaire d'hommes ?
Il fallait dire qu'avoir été éduqué par une mère psychologue et une sœur aussi libre que pouvait l'être Moira, vous donnait forcément la fibre féministe.

Mais est-ce que Constello y était pour quelque chose ? Absolument pas. Mais il prenait un peu trop la défense des déserteurs à son goût. Il savait qu'il s'était construit sur ça, sur le fait que son arrivée avait précipité la fuite de son père, et c'était inscrit comme dans du marbre en lui... Constello aurait donc bien pu lui présenter tous les arguments qu'il aurait voulu, il n'aurait trouvé qu'une porte obstinément close sur ce sujet.

Il aurait donc pu être soulagé de voir la conversation prendre uen autre direction. Sauf que ce qu'il vivait en cet instant était exactement toute la différence entre les personnes qui le connaissaient vraiment tels que sa sœur ou son meilleur ami, et les simples connaissances qui ne s'imaginaient pas tous les efforts que cela pouvait demander que de traverser une ville pour entrer dans un lieu inconnu. Et Dieux, demander à faire valoir ses droits... Ce fichu bon avait donc toutes les chances de finir au fond d'un tiroir alors qu'il paierait dans le même temps son abonnement à l'année à sa salle de sport habituelle.
Et donc comme à chaque fois que cela se produisait, il biaisa et il était plutôt bon à ça. La force de l'habitude aidant, et des années de dur apprentissage, il fit un petit sourire qui camouflait à merveille une grimace pour le moins piteuse. Parce qu'il n'avait en effet pas de quoi être fier...

"Il a fallut lui faire un ravalement de façade avec vernis et caramel liquide mais ce n'était finalement pas pire que certains top-modèle dans les shootings. Dieu, que je déteste les shootings ! Au moins la pizza peut rester des heures dans son carton sans se plaindre." Pas que les filles étaient du genre à se plaindre, sauf peut-être des talons hauts dans les défilés mais ça on pouvait les comprendre lorsqu'elles devaient enfiler un petit 36 alors qu'elles mettaient habituellement un 39 ! A se demander même comment elles pouvaient marcher ainsi...
Il supposait que tout comme Constello, il fallait juste être particulièrement bon dans ce qu'on faisait. "Il n'y a pas d'illusions à avoir. Lorsqu'on est encore demandé à ton âge, c'est que tu as déjà prouvé que tu y avais toute ta place. Et que tu es bon, voire excellent dans ce que tu fais. Et je doute qu'on te donne tes rôles que parce que tu es sorti du placard. Ça, c'est un... plus ? que tu leur as offert en cadeau ?" Quelque chose qui faisait vendre du papier c'était certain mais rien qui donnait une rémunération supplémentaire à la fin du mois.

Et puis, il aurait voulu pouvoir se lever de son tabouret et partir. Sauf que comme toujours entre désirer pouvoir faire les choses et les faire réellement, il y avait un gouffre insurmontable. Un gouffre qui avait cette fois-ci pour nom Constello Alma. Parce qu'il n'était évidemment pas question de planter là Constello. Il l'écouta donc, nota son ton quasi-moqueur, les mots employés et... tenta de faire face.

"Prendre en charge... Dit comme ça, ça fait..." Décidément, il buvait trop ce soir. Ou il parlait trop, ce qui revenait sans doute au même. Il éloigna  son verre sur le comptoir alors qu'il tentait de se justifier, tout en ayant l’écho de la voix de sa sœur qui résonnait dans sa tête. Milo ! Pourquoi tu aurais besoin de te justifier ?! Ce sont tes petits plaisirs essentiels à ta vie ! Ça ne regarde que toi ! Soupirant, il se justifia tout de même. "C'est pas un fantasme, ça n'a rien à voir. C'est juste... Une rencontre le temps de quelques heures entre des gens qui ont le sentiment d'être les meilleurs, et qui le sont certainement, et d'autres qui se sentent chanceux qu'on puisse poser le regard sur eux. Mais ça, il fait être comme moi pour le comprendre. Et je ne pense pas que ce soit donné à un acteur de renom..." Et qui trouvait le temps dans son planning ultra-chargé de cultiver ses tomates ! Mais cela, il n'avait pas encore suffisamment bu pour se laisser aller à le dire. Et puis, il ne servait à rien d'être à deux à être blessés par une simple discussion de bar.
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Brigitta GhionaVieille fille et blogueuse désespérée
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Sujet: Re: [Terminé] L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Sam 26 Oct 2019 - 18:30 )
SituationJe suis passée par ici
Situation / ActionDes paparazzis, loin d'être discrets, entrent dans le bar pour prendre des shoots de vous ensemble. La une, vous la sentez ? Et les rumeurs sur votre compte aussi ?
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Sujet: Re: [Terminé] L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Dim 17 Nov 2019 - 1:32 )
Une petite partie de moi savait très bien que je prenais la défense de ce qui était fort probablement indéfendable : un homme qui abandonne ses enfants a beau avoir ses raisons pour le faire, ça n’en reste pas moins que ce n’était pas explicable pour l’enfant. J’avais choisi de rester auprès de ma fille, choisi de faire autant que faire se pouvait pour que son enfance ne soit pas marquée par ma carrière et pour être – je l’espère du moins – un bon modèle de père auprès de la jeune femme qu’elle était devenue. Je n’avais pas été lâche… même si je l’avais été en un certain sens. Mais un bar n’était pas un endroit pour aborder les tentatives de suicide que j’avais à mon actif. Ce n’était pas qu’une question de lâcheté, il y avait aussi cette impression d’être inadéquat qui s’occupait souvent de me revenir en bouche comme un arrière-goût amer. Mais j’avais conscience que mon vécu d’homme enfermé dans son placard avait joué sur mon expérience de la parentalité. J’aurais donc pu choisir de répliquer. Choisir de me lancer dans un débat sans fin sur les tenants et aboutissants de ce que ça prenait pour être un père qui s’assume.

Je préférais la tenance plus légère que la discussion pris lorsqu’il me parla de cette séance photographique mettant en scène une pizza. Et il annonça qu’il avait du faire un ravalement de façade utilisant du fixatif et du caramel liquide. « Photographe et chirurgien esthétique ? Dois-je admettre que je suis profondément étonné par l’entièreté de tes talents? » dis-je à demi-moqueur. Ce n’était pas méchant. « J’espère sincèrement ne jamais avoir été problématique dans le cadre des shootings que nous avons fait ensemble » rajoutais-je en reprenant un peu mon sérieux. C’était une de ses journées où j’avais l’alcool heureux de manière générale. Disons que j’avais déjà connu pire comme journée dont cette fameuse soirée où j’avais finalement fait voler en éclat cet écran de fumée que j’avais si sagement maintenu en place pour me protéger, pour protéger Lucia que j’aimais à ma manière. Je n’avais donc pas de malice en arrière-plan.

Ça n’empêchait pas réellement que je savais que ça pouvait changer. La preuve c’était cette réplique douce sur mon âge. Je savais que c’était moi qui l’avais cherché en précisant que je ne m’attendais plus à me faire appeler étoile montante. Mais j’avais de difficulté à tolérer de vieillir. Devenir grand-père m’avait fait un choc même si ma fille avait depuis longtemps atteint sa majorité. Pire quand j’avais appris que mon fils illégitime avait déjà un enfant depuis longtemps avant. « Les rôles cessent de s’accumuler quand on tend à penser que l’on a toute notre place au haut des affiches. Je sais, après autant d’année de carrière que je suis chanceux et que chacune de mes prestations doit être nickel parce que sinon… c’est fini. J’irais me cacher en enseignant ou je ne sais quoi… » Bon, j’enseignais déjà mais là n’était pas la question. Pensif, je fis doucement tourner mon verre d’un geste d’expert. « Et autant je voulais sortir du placard que je ne suis pas certain que ce soit un plus rendu à mon âge. C’est peut-être plus un cadeau empoisonné puisqu’il y a des chances que le grand panorama de rôle que j’aime, que je veux jouer ne me soit plus offert simplement parce que le public pourrait moins croire au personnage que je joue. » Ce n’était pas toujours des cas de parlez-en en bien, parlez-en en mal mais parlez-en. Je devais parler avec mon agente. Je finis d’un trait mon verre après cette réplique.

Pour moi, la soirée tirait à sa fin malgré tout. Même si je m’étais plu à me moquer de son type d’homme. Ce n’était pas à voulant le blesser, peut-être simplement pour lui renvoyer la pique qu’il m’avait accidentellement lancé quant au nom de cet homme que j’avais presque eu l’impression de décrire en parlant du genre d’amants que je tendais à ramener dans mon lit de manière répétitive même si dans mon cas, je savais très bien que j’avais de la difficulté à me contenter d’un seul type. J’avais longtemps pris ce qui était… disons disponibles pour satisfaire mes plus bas instincts. Je ne le jugeais pas pour ses préférences. Bref, il semblait être sur la défensive en me répondant. J’avais ce petit côté pince-sans-rire. Et j’avais l’impression que je l’avais sincèrement blessé. J’appuyais doucement ma main sur son avant-bras et dit d’une voix rassurante : « Ne cherches pas à te justifier… Je ne faisais que te taquiner. Je m’excuse sincèrement si je t’ai blessé ».

Ce fut à ce moment que je les remarquais du coin de l’œil. Deux photographes qui avaient la subtilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je roulais les yeux, quelque peu exaspéré. Je retirais ma main de son bras et sortis mon portefeuille. Si les paparazzis avaient intention de se mêler d’une simple discussion… Je n’allais rien leur donner d’intéressant. « Saches que non… ce n’est peut-être pas donné à des personnalités publique… mais que l’on peut apprécié d’être vu pour autre chose que ce que les vautours peuvent bien vouloir montrer. » Je désignais d’un geste précis les deux photographes dont je trouvais le comportement déplacé. Alignant le montant de ma note, je souris doucement à mon partenaire de boisson du soir : « Je vais aller voir le portier pour savoir s’il est possible de les expulser… Mais si jamais tu veux parler de quoi que ce soit… Je suis là. Sinon, à moins d’avoir envie de voir de terribles rumeurs naître, je pense que je vais m’excuser pour le restant de la soirée si ça ne te dérange pas. » dis-je avec un petit sourire délicat.



   
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Sujet: Re: [Terminé] L'agression homophobe, un classique | Constello ( le Jeu 21 Nov 2019 - 3:17 )
Il était plutôt soulagé de voir le sujet lourd qu'était la parentalité soit abandonné même s'il lui restait un goût quelque peu amer en bouche. Est-ce que Constello aurait mis les voiles si sa femme lui avait annoncé être à nouveau enceinte de lui ? Et est-ce que c'était même seulement la raison de son propre abandon ? En vérité, il n'en savait strictement rien. Mais c'était après tout pour savoir cela qu'il s'était mis en tête de rechercher son père...

Le sujet de l'arrangement de la pizza remporta donc un vif succès de ce point de vue. Et lui fit même retrouver -un peu- le sourire devant des talents qu'on lui accordait et qu'il savait ne pas avoir ! "Comme toutes ces techniques sont apprises dans tous les cursus photographie, je suppose que ce sont mes professeurs que tu devrais admirer." De quoi donc recadrer les choses alors qu'il souriait avec une certaine douceur à l'inquiétude de Constello. "Je suis un très bon photographe donc je sais faire lorsqu'il y a deux ou trois manquements de la part des acteurs..." Pour rajouter très vite, ne voulant pas l'angoisser plus que nécessaire. Parce que s'il y avait bien une chose qu'il pouvait comprendre, c'était cette angoisse-là ! "Je plaisante bien sûr." En vérité, il ne trouvait pas ça drôle du tout. Ni même très sympa de sa part mais la discussion avait entraîné avec elle pas mal de sujets épineux, et sentir pour une fois Constello en difficulté avait presque été un soulagement. Pour s'en vouloir aussitôt et d'autant plus lorsque celui-ci s'excusa et évoqua les préjugés pesant maintenant sur son exercice professionnel.

Mais bien vite, tout ceci s'effaça devant les paparazzis qui les avaient pris pour cible. Oh, joie ! Soupirant, il secoua la tête à l'idée de Constello de les faire expulser. "Non, ne les chasse pas, ils vont s'en donner à coeur joie après. Je vais rester encore une petite heure, histoire de bien leur montrer que je ne courre pas derrière toi dix minutes après ta sortie, ça devrait les calmer..." Et bien les énerver d'avoir ainsi perdu leur temps avec lui.

Il resta donc tranquillement à sa place alors que Constello payait ses consommations et après lui avoir fait un petit signe de tête en guise d'au-revoir, il resta là à jouer avec son verre tout en se perdant dans ses pensées. Pour finalement partir à son tour plus d'une heure plus tard, après avoir vu les paparazzis lâcher l'affaire vingt minutes auparavant.
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