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- The end. // Loris -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Jack Delaney
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Sujet: The end. // Loris ( le Mer 4 Sep 2019 - 22:10 )
Un cri de douleur sortit de sa poitrine. La tête entre ses mains, Jack tremblait de tout son corps alors qu’il regardait encore et encore les photos qui défilaient sur son portable. Bientôt, il se mit à geindre de douleurs, laissant la bave s’écouler de ses lèvres entre ouvertes. Son visage, déformé par la souffrance, le rendait méconnaissable. Tout s’écroulait autour de lui. Il n’était plus rien. Il se répétait que ce n’était pas possible. Que tout ceci n’était pas vrai. Que c’était une farce en août. Plus il parlait, moins son discours était clair.

Cinq ans. À peu près 1825 jours à espérer. Environ 43800 heures à s’inquiéter.

Il réalisait que tout ce temps, l’espoir l’avait tenu en vie. Aujourd’hui, il se sentait suffoqué. L’air lui manquait et il ne cherchait même pas à ouvrir sa bouche pour reprendre sa respiration.

Jack était plongé dans le noir avec pour seule lumière celle de la rue. Il était dans l'obscurité. Au sens propre comme au sens figuré. Il avait toujours l’impression que tout ceci n’était pas vrai. Il allait se réveiller. Ce n’était qu’un cauchemar. Pourtant, il revenait petit à petit à la raison. Malheureusement, il était éveillé et conscient. Il pouvait sentir la brise qui rentrait par la fenêtre, il pouvait sentir les larmes coulées de ses joues sans qu’un sanglot sorte de sa gorge pour autant. Il était incapable de bouger maintenant. De faire quoique ce soit sauf fixé un point imaginaire.

La raison de cette détresse émotionnelle était simple. Jack avait ouvert l’email de son détective, mais surtout regarder les images jointes. Le corps d’une petite fille de l’âge qu’avait Mia à l’époque avait été retrouvé avec des vêtements similaires selon les enquêteurs. Si seulement ils étaient similaires. Cependant, Jack était formel : les vêtements sont bels et bien ceux que Mia. Il les reconnaîtrait entre tous. Il les avait lui-même choisis ce matin-là. Sa jolie robe bleue et ses ballerines vernis noirs qu’elle adorait tant. Son état de décomposition coïncidait également. Tous les éléments étaient là. C’était Mia qui avait été retrouvée dans la vase d’un lac dans la banlieue de Chicago. Il n’en fallait pas plus à Jack. Encore moins une confirmation verbale de l’évident. L’homme qu’il avait engagé tentait encore et encore de l’appeler, mais Jack ne répondait pas. Il n’en avait pas le courage. Il serra avec vigueur les accoudoirs du siège en cuir : allant jusqu’à trembler. Il était médecin, il savait que cela n’était pas possible, mais il avait l’impression que son cœur allait exploser.

La sonnerie réservée à Loris se fit entendre. Mais Jack ne décrocha pas. Il ne le pouvait pas. Au lieu de cela, il se leva.

Avec des gestes lents, il alla ouvrir le placard et en sortit l’escabeau qui avait servit il y a quelques mois plus tôt à accrocher la bannière pour l’anniversaire de Luna. Puis, il trouva une corde solide qu’un de ses amis marins lui avait donné en cadeau lors de son départ de l’hôpital à Chicago.
Il installa la petite échelle sous une poutre, puis, alla se rasseoir et défit la corde avant de faire un nœud coulissant. Ses gestes étaient mécaniques, son esprit divaguait entre la douleur, le regret, le chagrin et bien d’autres sentiments. La seule chose qui était constante était cette envie de ne plus vivre. Il ne le pouvait plus. Sa fille était morte. Son enfant avait disparu pour toujours. Il avait échoué en temps que père. Lui, qui se pensait encore en vie juste pour prendre soin de Mia, n’avait plus de raisons de continuer. Qu’importe qu’il y ait les orphelins ou bien Ebba. Qu’importe que son père soit dans sa vie, sa sœur jeune maman de deux têtes adorables. Ce n’était plus important. Il avait perdu sa princesse et cette fois-ci cela était pour toujours.

Jack fit passer la corde par-dessus la poutre et alla attacher l’extrémité à un pilier de la salle à manger pour bien la tendre.

Voilà. Tout était prêt.

Il monta sur les marches, passa la corde autour de son cou. Il prit une longue inspiration.

“Désolée d’avoir échoué Mia.”

Et sans plus de cérémonie donna un coup de pied à son montoir pour laisser son corps pendre dans le vide.


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Dernière édition par Jack Delaney le Sam 28 Sep 2019 - 23:42, édité 1 fois
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Sujet: Re: The end. // Loris ( le Jeu 26 Sep 2019 - 14:55 )
Dès le premier message du détective, Loris récupère sa veste, ses clés et sort de l’appartement, sous le regard éberlué de sa femme qui ne comprend absolument rien de ce qui se passe. Il ne prend pas la peine de lui fournir des explications, se contente de sonner une première fois son ami qui ne répond pas et à la lecture du texto suivant, son sang ne fait qu’un tour. Une boule s’installe au creux de son ventre, ainsi que l’inquiétude et la panique. Affolé par ce qui pourrait se passer suite à cet échange, l’italien s’engouffre dans son véhicule, grognant un juron à l’adresse d’un homme qu’il considère comme étant un incapable, alors qu’il devrait être professionnel et ne pas faire ces fausses erreurs. Qui donc envoie les photos d’une gamine en décomposition aux parents ? Qui osent montrer ça, à distance qui plus est, sans avoir le contrôle du destinataire ? Il est évident qu’après une telle réception, le moral de Jack est au plus bas, mais ce n’est pas tant qu’il se noie dans l’alcool les heures à venir qui l’effraie, mais qu’il fasse une bêtise. Tout au long du trajet, le photographe ne cesse de l’appeler, et à chaque fois, son répondeur lui indique de son indisponibilité. Il sait pourtant qu’il est là, qu’il ne désire pas lui répondre, préférant rester seul, mais impossible pour lui de ne pas réagir.

Le temps lui semble long, tout comme les dix minutes qui s’écoulent avant qu’il n’arrive enfin sur place et c’est le cœur lourd, le souffle irrégulier, qu’il arrive enfin face à la porte d’entrée de son ami. Il cogne dessus à plusieurs reprises, hurle son prénom sans obtenir la moindre réponse et finalement, sans perdre plus de temps, l’ouvre. « Jack ? » l’interpelle-t-il, en pressant le pas vers le séjour. Son regard tombe aussitôt vers le corps relâché vers lequel il court. « Putain Jack ! » s’exclame-t-il, alors qu’il redresse vivement l’escabeau. De ses bras, il encercle ses jambes pour le soulever, de sorte à ce que la corde ne lui serre plus le cou. « Ce n’est pas elle. C’est pas ta fille, reste avec nous. » dit-il, le souffle court, le cœur au bord des lèvres. « C’est pas ta fille ! » s’emporte-t-il, comme pour le raisonner, tandis qu’il repose les jambes de son ami sur l’escabeau dont il gravit lui-même la plus haute marche. L’air peiné, il saisit son visage, puis desserre le nœud. « C’est pas elle. Il a essayé de te prévenir. C’est pas elle. » Autrement dit, Mia est peut-être encore en vie. Il n’en sait rien. Sa seule certitude, c’est que cette petite fille retrouvée n’est pas l’enfant de son ami, aussi qu’il a failli perdre ce dernier suite à ces informations. Il en veut à cet enquêteur qui aurait dû lui parler de cette histoire en ayant tous les éléments en sa possession. « Putain Jack. Tu me fais quoi là. » lâche-t-il, les doigts serrés sur la corde, craignant que celle-ci l’emprisonne une nouvelle fois et l’emporte bien trop loin.


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Toi, avec des yeux tristes, ne te décourage pas. Oh je réalise, c'est dur de prendre confiance dans un monde plein de gens. Tu peux tout perdre de vue et la noirceur en toi peut te faire te sentir si insignifiant. Montre-moi un sourire puis ne sois pas malheureuse. Si ce monde te rend fou et que tu as pris tout ce que tu pouvais porter. Appelle-moi simplement, parce que tu sais que je serai là. Et je verrai tes vraies couleurs briller.
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Sujet: Re: The end. // Loris ( le Sam 28 Sep 2019 - 23:56 )
Voilà. C’était terminé. Après avoir passé cinq ans à se battre contre lui-même, à rationaliser, à voir le verre à moitié plein : il était temps pour lui d’écouter la raison et ces petites voix qui avaient tant de fois répétées d’en finir. Sa vie sans Mia n’en était pas une, mais alors si on lui enlevait l’espoir de la revoir un jour : il ne restait plus rien pour cet homme déjà brisé ; pour ce père au cœur esseulé et meurtris. Jack n’avait plus rien auquel se raccrocher. Les orphelins étaient adultes maintenant, ils avaient tous leurs vies, des responsabilités : il était le premier à partir et cela n’était pas un mal selon lui. Ils apprendront à être responsable, s’était-il convaincus quand la lucidité avait arrêté ses gestes au moment de faire le noeud de la corde. Ebba se trouverait quelqu’un d’autre, pourquoi pas son frère qui était bien meilleur que lui en tout. Lui avait au moins réussi à protéger sa fille des dangers de la vie. Jack avait échoué. Pas étonnant que sa mère l’ait abandonné : elle avait dû voir qu’il était un bon à rien. Après toutes ces années à réfléchir sur les premières années de sa vie : cela était la conclusion la plus plausible. Car une mère ne pouvait pas abandonner son enfant. Lui qui était père, n’avait pas abandonné Mia à son sort et avait continué de chercher. Encore et encore. Faisant fit des commentaires et des gens qui lui disaient d’arrêter. Ils n’étaient pas dans ses chaussures. Ils ne vivaient pas avec un fantôme au quotidien : une épée de Damoclès sous la forme d’une enfant de trois ans.
Le silence et le noir l’enveloppèrent. Enfin. Enfin il se sentait libre. Il ne souffrait plus, il ne ressentait plus rien. Le calme régnait dans son esprit. Jack était en paix. Après toutes ces années à souffrir dans le plus grand secret : le voilà sorti de cette mauvaise histoire. Devant lui se tenait Mia. Ses grands yeux bleus, ses boucles brunes qui retombaient en bataille sur ses épaules : il aurait pu la reconnaître entre mille. Les larmes aux yeux, il tendit sa main et s’approcha. Cependant, plus il s’avançait, plus elle reculait.

“Non… Mia… Attends !” Appela-t-il en se mettant à courir. Mais rien n’y faisait : Mia lui échappait à nouveau. “Non… NON tu ne peut pas… Pas encore… Mia…”

Il rouvrit soudainement les yeux. Allongé au sol, secouer comme un prunier : la voix de Loris semblait lointaine alors qu’il se tenait à ses côtés. Toussant plusieurs fois, il se tourna sur le côté en passant instinctivement la main sur sa gorge. Il comprit alors que tout ceci… Sa tentative pour en finir avait échoué. Il serra les dents de rage. De colère. On ne pouvait donc pas le laisser en paix ? Jack tenta de se redresser, mais son cerveau reprenait encore ses esprits et ne pouvait pas d’ordre précis. Alors, il se rallongea sur le dos :

“Tu pouvais… Juste pas… Me laisser crever…? Je ne t'ai... Rien demandé... ” Sa voix sifflante et grave témoignait du trauma causé par la corde. “Loris… T’aurais dû me… Laisser crever.” Il était sérieux. “T’as aucune idée… De ce que je vis… De ce que je subis depuis que Mia...” Jack ferma ses yeux et se mit à pleurer. Lui qui avait tout fait pour être le plus fort de la bande, le plus responsable : s’écroulait sous les yeux de son meilleur ami, de son frère de cœur. “Je n’ai … Plus la force…” Souffla-t-il entre deux sanglots. “Alors laisse-moi...”

Retrouvant un peu ses esprits, il se remit sur le côté - dos à Loris - et se mit en position fœtale tout en continuant de laisser sa tristesse se témoigner par un torrent de larmes et par des spasmes.


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Sujet: Re: The end. // Loris ( le Mar 8 Oct 2019 - 23:46 )
L’idée même de le laisser mourir lui est insupportable, intenable et pour le lui faire comprendre, il secoue vivement la tête, sans s’arrêter. Il sait très bien que son ami est en souffrance, qu’il vit la disparition de sa fille comme une torture et c’est normal, mais il ne pouvait pas rester là sans rien faire, le laisser bousiller sa vie, y mettre fin, surtout en sachant que le détective n’avait pas toutes les informations en sa possession lorsqu’il lui a envoyé des courriels. L’avancée est moindre, mais il réside encore l’espoir que sa gamine soit toujours en vie, quelque part. Dans quel état, il ne préfère pas y songer ou être dans la négativité ; Jack l’est suffisamment et son rôle est de le soutenir, pas de l’enfoncer davantage. « C’était pas Mia. » dit-il, sans tenir compte de ses reproches. En l’entendant pleurer, son cœur rate un battement. Un nœud se forme au creux de son estomac. « C’était pas Mia. » répète Loris qui, à travers cette annonce, espère que son ami verra une petite lueur éclairée son chemin. Il n’attend pas à ce qu’il se relève, à ce qu’il sourit, mais au moins que ses idées sombres et suicidaires s’effacent. « Je te laisserai pas. On te laissera pas. On est une famille et tous ensemble, on est là pour toi. Pas question qu’on te laisse. » Là, il s’allonge à ses côtés et le prend dans ses bras, le serre tout contre lui. Sa main longe son bras, son menton s’appuie sur sa tête, puis il resserre son étreinte, comme si sa vie en dépendait. Luna, Leia, Caterina, les orphelins. Ils sont tous soudés et après ce qui vient de se passer, il est certain que chacun fera encore plus attention à leur ami. Lui, se connaissant, sait pertinemment qu'il passera une fois tous les jours et paniqué à l'idée qu'il lui arrivera quelque chose, serait capable de le harceler de textos les jours à venir.


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Sujet: Re: The end. // Loris ( le Lun 14 Oct 2019 - 19:41 )
Jack ne voulait plus vivre. Il en avait assez de souffrir, d’avoir la boule au ventre dès qu’il voyait une petite fille de l’âge de Mia. Cela le rendait malade. D’un point de vu physique : il allait plus que bien. Cependant, le côté psychologique n’était pas du tout au beau fixe : le poussant inexorablement à marcher sur la planche puis de sauter. Un noeud autour du cou, non pas pour le rattacher à la réalité, mais pour mieux la quitter.

“Qu’importe…” Ses yeux commençaient à s’assombrir par les larmes. “Il vaut mieux qu’elle le soit… Tous les jours j’entends l’état dans lequel on retrouve les enfants… J’en vois sur ma table… Bordel Loris, vaut mieux qu’elle soit morte…” Et pour cela, il avait l’impression d’être le pire des pères.

Le docteur tourna le dos à son ami pour se mettre en boule et pleurer. Il n’avait pas envie de continuer. Il voulait qu’on le laisse. Il voulait qu’on lui donne la possibilité de retrouver Mia. Si ce n’était pas sur terre, alors cela serait dans une autre vie. Une dans laquelle ils ne seraient pas séparé.

“Casses-toi, Loris.” Sanglota-t-il. “Je veux qu’on me laisse… J’en peux plus ok ? Qu’est-ce que vous ne comprenez pas ?!” Il avala sa salive.

Loris s’installa derrière lui : le serrant contre lui comme un naufragé à sa bouée. Jack se recroquevilla un peu plus.

“Je n’ai pas sû prendre soin d’elle… Je ne peux pas prendre soin de vous…”
Constata-t-il finalement. “Je suis un bon à rien… Ma mère aurait dû m’abandonner à la naissance. Je serais mort tôt. J’aurais pas connu cette souffrance constante.”


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Sujet: Re: The end. // Loris ( le Mar 15 Oct 2019 - 0:52 )
Jack est au bord du gouffre et rien de ce qu’il dit n’arrive à le raisonner. Il n’entend pas. Ou alors, si, mais il est bien trop épuisé pour s’en réjouir et il le conçoit très bien. Même s’il ne vit pas sa situation, il imagine sa peine à ne pas connaître l’emplacement de sa gamine. Entre quelles mains elle se trouve ? Que lui fait subir son bourreau ? Il se doute bien qu’il ne doit pas avoir de très bonnes intentions. Quelles sont les chances qu’elle ait trouvé refuge dans une famille où la maman ne pouvait avoir d’enfants ? Elles sont proches de zéro. Mais il n’est pas là pour penser négativement, lui, ce n’est pas son rôle. Il est là pour le soutenir, mais également le bouger un peu. Ce dont il a absolument besoin à l’instant.

Loris se mord les lèvres ; c’est terrible ce qu’il lui dit, mais il ne prononce aucun mot, ne commente pas, le laisse parler, vider son sac. En l’entendant sangloter, il resserre un peu plus son étreinte, souhaitant qu’il se raccroche à lui comme si sa vie en dépendant. « Non. » répond-il, avec fermeté. Il n’arrivera pas à le faire déguerpir d’ici. Il est près de lui, il y reste. « On est tes amis, tu crois qu’on va te laisser comme ça, se barrer et te lâcher ? Tu nous connais mieux que ça. » Il sait bien que ça n’arrivera jamais, parce que les orphelins n’abandonnent personne en cours de route et ce depuis toujours. Alors qu’il donne des qualificatifs qui ne le représentent pas, Loris secoue la tête, sans pour autant bouger de sa place. « Olalala, le petit Caliméro là, il va arrêter deux minutes ? » Evidemment, il a une façon un peu brusque de parler, mais s’il rentre dans son jeu, s’il y va doucement, il parie sa main à couper qu’il s’enfoncera davantage. « Là, tu me sors un discours parce que tu viens d’apprendre que ta fille était morte. C’est normal d’être en-dessous de tout à l’instant, mais franchement… T’es pas un bon à rien. Regarde, t’as bien été là pour Leia alors que je la secouais dans tous les sens. T’es pas une sous-merde comme tu sembles le croire, t’es quelqu’un de bien. » Et ils ont besoin de lui. « On te demande rien. Laisse-nous prendre soin de toi à la place et arrête de dire des bêtises pareilles… » murmure le tahitien, en resserrant un peu plus fort son meilleur ami dans ses bras.


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Sujet: Re: The end. // Loris ( le Dim 20 Oct 2019 - 17:11 )
Comment continuer de vivre ? Il en avait déjà parlé à Rowtag : la seule chose qui le tenait en vie était l’espoir de serrer contre lui la chair de son sang ; passer sa main dans ses cheveux et sentir ses petites mains faire pareil dans ses boucles. Mia lui manquait plus que de raison. Une vie sans elle, ne pouvait pas en être une. Qu’importe qu’il y a des personnes de son entourage qui seraient prêtes à tout pour l’aider à garder la tête hors de l’eau : il n’est rien qu’ils pouvaient faire contre les lois implacables du destin. Celle qui jouaient contre lui. Jack en venait à penser qu’il faudrait mieux qu’elle soit morte plutôt qu’elle soit entre les mains d’un malade. Combien de petit corps il doit étudier tous les jours ? Certains morts sous les coups de parents ; d’autres qui ont été abandonné à leur sort comme lui dans un appartement mais qui n’ont pas été trouvé à temps. Et puis il y a ceux qui ont été objet sexuel avant d’être supprimé de sang-froid. Oui, Jack en voyait tous les jours : des histoires plus sordides que les autres et elles avaient le don d’ébranler son espoir de père. Mia pouvait être n’importe où, mais surtout entre les mains de psychopathes qui faisaient il ne savait pas quoi sur elle. Ces images, ces idées glaçaient son sang jusqu’à le pétrifier de peur, mais pas seulement. Il s’imaginait massacrer tous ceux qui auraient osé toucher un cheveu de sa fille. Pas à la Don Quichotte, ou à la Robin des Bois : plus à la Hannibal. Les couper, les faire souffrir. C'étaient bien là les seuls images qui lui permettaient de dormir quand son esprit extrapolait. Il serait capable du pire pour Mia. Tuer ne le dérangerait pas plus que cela si la personne avait fait du mal à son enfant. À n’importe quel enfant d’ailleurs.

Loris ne voulait pas l’abandonner, évidemment. Il ne partirait jamais et Jack savait d’ores et déjà qu’il allait le flicer. Les autres de la bande ne tarderaient pas à être au courant non plus. Il le savait. Et ils allaient devoir subir leurs regards. Quelque chose qu’il savait déjà aller le mettre dans un état impossible.

“Si c’est pour que vous me regardiez avec des yeux de chiens battus… Avec pitié… Comme si j’étais un animal blessé... Vous pouvez rester loin… J’ai pas besoin de ça…” Il était injuste, il était dur avec sa famille de cœur, mais il était trop tard pour s’excuser. Les mots étaient sortis.

Son meilleur ami se permet de faire des réflexions avec sa légèreté légendaire. En temps normal, Jack aurait rit, l’aurait poussé avec son coude et la discussion aurait changé. Perdu dans les méandres de son spleen, il n’avait pas l’envie de faire ça. C’était à peine s’il sentait la chaleur dans son dos que le corps de Loris protégeait. Oui, il prenait soin de ses arrières : mais même Jack ne savait pas quoi faire pour s’aider alors comme il le pourrait ? Quand il formula à nouveau que sa fille était morte, il se recroquevilla un peu plus sur lui : jusqu’à ce que sa colonne vertébrale lui fasse mal. Tant pis. Les larmes coulèrent de plus belles sur son visage déformer par la douleur.

“Je dois partir…” Il renifla bruyamment, sans aucune élégance. “Je dois aller à Chicago… Je dois tenter de la retrouver… Une dernière fois… J’ai des contacts encore dans les bas-fonds… Je vais devoir chercher dans la crasse du monde…” Il se mit à trembler : “Parce que… Parce que le monde est trop pourris pour … Pour qu’elle soit d’une quelconque façon… Loin de la cruauté de l’Homme…”


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Sujet: Re: The end. // Loris ( le Lun 11 Nov 2019 - 21:38 )
« J’ai envie de te frapper. » dit-il, d’une voix ferme, sans exprimer une seule once de légèreté cette fois-ci.
Pas une plaisanterie pour alléger l’ambiance, pour provoquer un sourire, un rire. Loris voit à travers ses mots, ses larmes, ou encore cette corde qui l’emprisonnait il y a encore quelques minutes, que la situation est grave. Il suffirait d’un rien pour que celle-ci empire et qu’il franchisse le pas sans que personne ne soit là, dans les parages, pour l’en empêcher. Jack, quand il a une idée noire qui lui passe par la tête, ne prévient personne. S’il n’avait pas été contacté par le Détective, que ce serait-il passé ? Il n’ose l’imaginer. Enfin, si, il voit très bien, mais le scénario qui se bouscule dans sa tête lui fait froid dans le dos.
« Et je vais le faire. » ajoute-t-il, en lui donnant un coup à l’arrière de sa tête.
S’il comprend qu’il n’ait pas ni l’envie, ni la nécessité d’avoir de la pitié, il ne saisit pas la raison pour laquelle il les met, eux, dans ce panier. Ignore-t-il encore que pour les orphelins, ça va au-delà ? Leur inquiétude est basée sur l’amour sincère qu’ils ressentent pour les uns et les autres. Il ne s’agit pas d’une émotion qu’ils se montrent juste sur le moment. D’ailleurs, Loris n’aime pas le mot employé.
« Pitié, ça veut dire quoi, ça ? C’est de l’empathie, parce qu’on t’aime abruti. » explique l’italien, non sans oublier une nouvelle tape, sur l’épaule cette fois.
Alors non, il ne l’abandonnera pas et oui, il parlera doucement aux autres du fait que Jack passe par une sale période, qu’elle est assez urgente pour s’en inquiéter, mais omettra volontairement l’état dans lequel il l’a trouvé. Pas qu’ils ne se font pas assez confiance pour se dévoiler de telles informations… Ce n’est juste pas à lui de le faire. Il considère que la personne qui doit poser des mots sur une tentative de suicide, c’est le principal concerné. Il le respecte assez pour ne pas faire l’erreur.
« Quoi ? » l’interroge-t-il, les sourcils froncés.
Il ne comprend pas, jusqu’à ce qu’il annonce son besoin de se rendre aux Etats-Unis. L’artiste entrouvre la bouche, puis la referme, ne sachant pas trop quoi faire de cette information. Est-ce une bonne chose ? Il est évident que s’il a décidé de partir en Amérique pour être sur place, il ne pourra l’en empêcher et en a-t-il réellement l’envie ? Il ne sait pas trop comment agir, alors il acquiesce d’un signe de tête et pose une main sur son épaule, preuve de son soutien sans faille.
« Tu ne veux pas laisser quelqu’un d’autre faire ça à ta place, je suppose ? » questionne le peintre, les yeux plissés, sans attendre véritablement de réponse.
Le souci, c’est qu’en plus d’être concerné, il le sent si bouleversé qu’il craint pour la vie de son ami, mais pas seulement. Il craint également qu’il fasse des choses graves, tout autant que les conséquences.


Loris Veraci
Toi, avec des yeux tristes, ne te décourage pas. Oh je réalise, c'est dur de prendre confiance dans un monde plein de gens. Tu peux tout perdre de vue et la noirceur en toi peut te faire te sentir si insignifiant. Montre-moi un sourire puis ne sois pas malheureuse. Si ce monde te rend fou et que tu as pris tout ce que tu pouvais porter. Appelle-moi simplement, parce que tu sais que je serai là. Et je verrai tes vraies couleurs briller.
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