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- “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Commissariat de police
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Lia Solano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Lia Solano
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Sujet: “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias ( le Sam 7 Sep 2019 - 0:55 )
They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win

Une fois la voie libre, je rentre dans la salle avec un verre d’eau et m’installe aux côtés de l’homme. J’ai du prendre sa déposition avant qu’il passe un entretien avec un des policiers. Son histoire m’a particulièrement touchée et je me sens comme obligée de retourner le voir. Je n’ai pas vraiment réfléchi à ce que je vais bien pouvoir lui dire, cependant, je veux qu’il relâche la pression et qu’il puisse souffler un peu. Je ne sais pas s’il va se confier à moi, car au final je suis une totale étrangère à ses yeux, mais je me sens dans l’obligation de faire quelque chose. Je ne peux pas rester ainsi.

“Salut…” Je rentre dans la salle tel un petit enfant, je ne veux pas le brusquer, ni le faire peur. Je ne devrais pas être là et je sais que mes supérieurs me réprimanderaient s’ils me voyaient ainsi, mais, c’est dans ma nature, je ne peux pas le laisser ainsi. Je lui tend le verre d’eau et ne dit rien pendant quelques secondes. “Est-ce que tu te sens un peu mieux?” Je ne m’approche pas de trop, je ne fais pas de gestes brusques, j’essaie simplement d’adopter la voix la plus douce qu’il puisse exister et je parle très calmement. À chaque fois que je suis confrontée à de la violence, je me replonge dans mes pensées et à ma vie au Yémen. Je revis toutes les horreurs que mon mari a pu me faire subir. Parfois, j’ai mal au ventre, je ressens cette douleur vive et intense que j’avais ressenti lorsqu’on m’avait séparé de mon bébé par force. Ce n’est jamais bon pour moi de retrouver ces souvenirs, car c’est un mélange de mélancolie, de colère et d’incompréhension. Pourtant, c’est cette douleur qui me mène à toujours vouloir venir en aide aux personnes violentées ou opprimées.

Je reste calme à ses côtés, sans faire de bruit, parfois on a juste besoin de silence et de rien d’autre. Je pense que lorsqu’il le voudra il me parlera.


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Sujet: Re: “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias ( le Sam 21 Sep 2019 - 20:12 )
Raconter, tenter de ce souvenir des moindres détails de son agression… Une chose bien difficile pour Tobias qui souhaitait oublier. Les policiers avaient tenté de venir à l’hôpital, mais Safiya avait farouchement interdit leur entrée : sachant pertinemment qu’il n’était pas en état de faire une telle chose. Pourtant, aujourd’hui il n’avait plus le choix : il voulait que ces individus soient rattrapés et jugés ; pour qu’ils ne puissent plus faire de mal. Alors, sa promise l’avait accompagné au commissariat, mais elle n’avait pas le droit de le suivre dans la salle d’interrogation. Comme il aurait aimé avoir sa main dans la sienne quand les deux paires de yeux des policiers furent sur lui… Il ne se sentait pas à l’aise, ne savait pas quoi faire de ses mains et gesticulait sans arriver à se raisonner pour arrêter de bouger de la sorte. Il était nerveux, stressé à l’idée qu’on le pense coupable. Il aurait dû se défendre, il aurait dû riposter, mais il s’était mis en boule et avait attendu que la tempête passe. Comme lorsqu’il était dans le désert. Tout finissait par se terminer, même le pire.
Maintenant seul dans la salle, il lui avait laissé le temps de reprendre son souffle, mais encore une fois il ne fut pas en mesure de voir Safiya : il devait rester concentré, selon l’inspecteur qui lui avait posé les questions. Il sursauta en entendant la porte s’ouvrir et posa ses yeux sur la personne qui avait couché sur le papier son récit. Lentement, il avala sa salive et baissa légèrement sa tête pour la saluer en retour. Le verre d’eau posé devant lui, il détourne son regard de la jeune femme pour le poser sur ce dernier. Après quelques secondes d’hésitation, il le prit dans sa main et le porta à ses lèvres pour boire un peu. À sa question, il se contenta d’hocher la tête négativement en reposant le verre.

“Je ne peux même pas dire que ça passera. Je ne le sais pas.”
Il posa ses avant-bras sur la table et joua avec ses doigts : “Parce que j’ai difficilement réussi à guérir de mes précédentes blessures et que mon esprit est aussi las que mon corps.” Pourquoi se voiler la face ? Les grands yeux de Safiya le tenaient à flots, sans quoi cela fait depuis longtemps qu’il aurait mis un terme à un son supplice. “Et je sais que je perds mon temps à ressasser cette histoire… Jamais ils ne les retrouveront. La police à autre chose à faire que d’attraper des petits merdeux comme ça qui utilise la haine raciale pour se donner un but.” Écoeuré de ce genre de personne, il souffla longuement : “La tolérance n’est pas dans la nature de l’homme.”


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Sujet: Re: “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias ( le Mar 8 Oct 2019 - 10:47 )
They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win

Je sais pertinemment que ce que je fais n’est pas dans les procédures acceptées par la police, mais j’en ai que faire. C’est mon cœur de victime qui agit et voir cette femme arriver avec son mari et être tout simplement impuissante face à la situation, me révolte. Avant même d’aller le voir, je prends le temps de m'installer aux côtés de la jeune femme et de lui proposer un thé afin de la réconforter. Je lui explique que j’irais voir son compagnon afin de le rassurer et surtout qu’il se sente un peu plus à l’aise.

Être victime d’agression n’est jamais évident, on se remet beaucoup en question, on culpabilise, on peut même être persuadé que la situation est arrivée par notre faute. C’est un sentiment affreux et qui peut nous dévorer de l’intérieur. Je le sais, car j’ai pris beaucoup de temps pour me reconstruire, cela n’a pas été évident et encore aujourd’hui, il m’arrive d’avoir des rechutes. Pour ma part, j’ai même pensé le mérité, après tout j’ai grandi dans une atmosphère où la femme est soumise, n’est qu’objet. Je n’avais qu’à rester dans les rangs et ne pas provoquer la colère des hommes de la famille. J’étais peut-être trop rebelle ou trop indiscipliné et les coups que je recevais n’étaient qu’une réponse à mon refus de m'incliner. Dans le cas de ce jeune homme, cela est différent peut-être plus difficile. Il s’agit d’un homme qui a vécu des violences venant d’un autre homme, ceci n’est pas toujours évident à digérer, ni à vivre. Il y a une question d’ego, une question de fierté, que je comprend bien entendu et puis, il y a sa femme qui l’a accompagné, beaucoup de choses peuvent traverser l’esprit de cet homme et avec raison.

Ma question n’est pas évidente, comment se sentir mieux après cela? Les policiers vous posent un tas de questions et cela fait remonter un tas d’émotions qu’il faut réussir à gérer. Lorsque j’entends sa réponse, ma gorge se noue un peu avant que j’arrive à lui répondre enfin : “ Je ne peux pas te confirmer que ça passera...mais je peux te confirmer qu’un jour tu arriveras à vivre avec ça..” On oublie jamais les violences qu’on a vécu, soit on devient un martyre, soit on en ressort plus fort, mais c’est avec beaucoup de temps et de patience. “Oui..” dis-je en baissant le regard. “Je sais ce que c’est...ça va être un long chemin, mais seul toi peut décider si tu en ressortiras plus fort.”  Dans le tourment, notre esprit nous pousse à faire des choses parfois dangereuses, on ne se sent plus utile dans ce monde et pourtant, c’est le bon Dieu qui nous défie, nous devons rester plus fort que tout et savoir se relever après être tombé. Ce n’est pas évident du tout, cela est même très compliqué. “Par contre, je ne peux pas te laisser dire ça...ces officiers sont les meilleurs de la ville! Je sais que cette équipe fera tout pour trouver ceux qui t’ont fait ça.” Je soupire, je connais l’équipe et je sais à quel point elle prend au sérieux ce genre d’affaires. “Haine raciale?” Je ne connais pas encore toute l’affaire, c’est uniquement mon instinct qui m’a poussé à venir le voir. “Tout cette histoire est une question de race?” Je sens la colère s’emparer de moi au plus profond de mon être, j’ai connu cela également et c’est certainement l’une des injustices que je déteste le plus.  Très souvent j’ai honte du monde dans lequel nous vivons, les gens sont pleins d'intolérances et de préjugés. Tous les jours, je suis confrontée à des réflexions ou de petites actions qui semblent être anodines pour certaines personnes alors qu’à mes yeux ça ne l’est pas du tout. “Toute cette histoire n’était qu’une question de race?” Je lui répète cela avec beaucoup d’amertume dans ma voix. “Putain ça me fout la haine!” Laissais-je alors échapper de ma bouche, l’injustice je n’aime pas ça, les problèmes de races encore moins. C’est inimaginable pour moi d’être encore raciste ou haineux à l’époque où nous vivons.



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Sujet: Re: “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias ( le Dim 13 Oct 2019 - 22:00 )
Tobias était plongé dans son mutisme. Il avait déjà parlé au policier. Il en avait assez. Il voulait retrouver les bras de Safiya et se noyer dans sa chevelure ébène en pleurant. Assis sur sa chaise, il s'était enlacé de ses bras : comme si cela pouvait changer quelque chose. Comme s'il pourrait être en sécurité. Il ne l'était pas. Ne le serait jamais. Quand ce n'était pas les autres : c'était lui qui était un problème. Depuis qu'il était revenu : rien n'avait été normal et au lieu de baisser sa garde, de se laisser emporter par sa vie avec Safiya : il aurait dû garder ses poings levés. Il allait devoir protéger sa femme à l'avenir. Comment le faire alors qu'au moindre signe de problèmes il rentrait la tête entre les épaules comme une tortue. Son corps, cette carapace bien moins résistante, était abîmés et porterait pour toujours les marques. Notamment celle sur son cœur.

"Je connais la chanson. On n'apprend pas. On s'accommode. Car apprendre voudrait dire ne plus commettre des erreurs qui peuvent mener à ces douleurs et rien, ni personne, ne peut le garantir. Et même si ce n'est pas dû à des erreurs : il n'empêche que cela arrivera encore et encore. Quand on est né sous une mauvaise étoile : on doit faire avec. Dieu a créé certains hommes pour être heureux, certains pour causer du tort, d'autres pour qu'ils essuient les horreurs du monde." Et il faisait partit du dernier groupe.

Tobias fit tiquer sa langue. Agacé parce qu'elle venait de dire. Pourtant, elle semblait vouloir bien faire. Il se refrénait de ne pas être aigri. Il ne répondit pas d'ailleurs : se contentant de raffermir son étreinte sur sa propre personne en tremblant. "Personne ne fait jamais rien. Les autorités nous ont laissé souffrir pour ne pas se salir les mains. Là, ça sera pareil. Je le sais." Et à moins qu'on lui apporte la preuve que non, il y avait une justice : il resterait sur ses positions. Il n'arrivait pas à positiver.

La jeune femme lui demanda si cela était de la haine raciale. Il leva son chandail pour montrer l'étoile juif. Voilà. De meilleure réponse, il n'y avait pas. Racial, en partie. Mais surtout religieux. Haine, cependant, était le bon terme. La montée de l'extrême droite le terrorisait. Il avait peur qu'on s'en prenne à Safiya. Pour elle ? Il serait capable de tuer. Il devait apprendre a arracher les yeux de ses ennemis. D'une façon ou d'une autre.

"Vous aurez beau ressentir toute la haine du monde, cela ne changera rien. Gardez vos forces. Soyez plus intelligent qu'eux." Si Dieu le voulait, ils seraient punis. Sa mère lui avait dit ça. Tobias n'était pas convaincu. “La haine n’apporte rien de bon. Jamais.”


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Sujet: Re: “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias ( le Jeu 28 Nov 2019 - 19:40 )
They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win

La situation est particulière, j’ai pour habitude de parler aux femmes victimes de violences, des femmes à qui je sais parler et quel mot employé, car j’ai moi-même connu la violence. Au fil des années, j’ai développé ma manière de communiquer avec elles et ce avec une certaine sensibilité et délicatesse qui fait toujours mouche. Cependant, avec ce jeune homme, je ne sais pas forcément quel mot employé, car je ne peux pas me mettre dans la peau d’un homme et de ce fait, il m’est plus difficile d'appréhender ses réactions.

“Je comprends ce que tu veux dire...je pense être née sous une mauvaise étoile également.” Je baisse les yeux avant de prendre une inspiration et de continuer à parler. “ Mais je suis persuadée que si on le veut, on peut changer notre destin.” Je pose à nouveau mon regard sur le sien. “On a deux choix lors d'une telle épreuve, se lamenter et baisser les bras où alors se prouver à soi-même qu'on mérite mieux et qu'on en a le droit.” Je ne sais pas si je dois réellement parler ainsi au jeune homme, mais c'est ainsi que j'aimerais qu'on me parle, alors je continue dans ma lancée. “Car oui, on a tendance à penser que nous sommes des personnes qui sont destinées à souffrir...mais ce n'est pas vrai...de l'autre côté de cette porte j'ai vu une femme qui ne demande qu'une chose, pouvoir te tenir dans ses bras, pouvoir te transmettre son amour…” Un sourire se dessine sur mes lèvres, car j'ai pu lire dans le regard de cette femme combien elle aimait cet homme. “ L'amour c'est ce qui pense tous les coeurs, l'amour c'est ce qui motive notre vie...et je ne sais pas pourquoi, mais je sais que l'amour que tu as pour cette femme te motivera et t'aidera à surmonter cette épreuve.”

Je me tais à nouveau, car ça ne sert à rien de le bombarder de sermons. Il a besoin de répit et de pouvoir faire la part des choses. C'est à ce moment qu'il m'explique que toute cette histoire n'est qu'une question de race, enfin de religion et cela me répugne au plus haut point. Combien de fois dans ma vie, j'ai entendu des réflexions sur ma couleur ? J'ai appris à ne plus y prêter attention ou alors tout simplement à répondre à la personne en question en la remettant à sa place. “ Mais pas ici….ce poste de police n'est pas comme ça...il se préoccupe des gens...crois-moi!” Certains de mes collègues se démènent pour résoudre les cas, ils donnent de leur propre vie privée quitte à ne plus en avoir, j'ai foi en eux et je sais qu'ils retrouveront les coupables.

J'ai beaucoup de mal avec l'esprit fermé de ces personnes, de nos jours, une couleur de peau, une tendance sexuelle ou encore une religion créer des guerres...j'ai fui mon pays, car beaucoup trop de stigmatismes s'y trouvaient. Là-bas, je n'avais pas de voix...une colère en moi qui ne disparaîtra certainement jamais. On m'a envoyé dans un pays plus “sûr” et pourtant encore aujourd'hui en Italie on entend des gens insulter les minorités, tels que les musulmans ou encore les juifs, ou alors les noirs, pourtant nous sommes en Europe! Ma haine ne servira à rien, il a bien raison, mais c'est ce qui me pousse à me rapprocher de personne comme lui, car malgré nos différences, nous sommes tous des êtres humains et tous égaux. “Que dieu vous protège!” Dis-je machinalement… “Excusez-moi...c'est juste qu'être de ma couleur de peau n'est pas évident...avoir ma religion ne l'est pas non plus..mais j'en déduis qu'il en est tout autant pour vous.” Dis-je en désignant le couple qu'il forme avec Safya. “ Une femme noire avec un homme blanc et juif, quel affront! “ Dis-je alors en faisant référence à ces personnes qui n'ont aucune ouverture d'esprit. “Raison de plus d'être d'autant plus fort...physiquement et mentalement...une personne comme vous est belle et bienveillante, si seulement tout le monde pouvait être comme vous.”



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Sujet: Re: “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias ( le Lun 2 Déc 2019 - 22:53 )

Tobias aurait aimé que tout ce cirque cesse. Les policiers ne retrouveraient jamais ces hommes, il s’était fait une raison depuis longtemps. Ce genre de cloportes sait toujours bien se cacher des autorités. La seule chose qu’il pouvait faire était de s’endurcir, de trouver une façon de ne plus avoir à regarder par-dessus son épaule constamment. Il devait apprendre à se défendre pour pouvoir protéger sa famille, pour prendre soin de Safiya qui à tout moment pourrait être, elle aussi, victime de ce genre d’attaque. Ils ne faisaient de mal à personne. Ils ne partageaient pas la même religion que la plupart des Napolitains, mais cela ne les définissaient pas. Ils étaient bien plus. Ils étaient deux âmes qui ont déjà connu l’enfer pour ne jamais vouloir y retourner. Pourtant, ce genre d’agression ne faisait que raviver la flamme qui emporte avec elle tout sur son passage. Tous les efforts de ces dernières années s’étaient complètement volatilisés : effrayés par les coups reçus probablement. Alors non, il ne voulait pas entendre le discours d’espoir car il en avait assez de croire que tout irait mieux un jour.

“Tant mieux si vous pensez encore comme ça. Moi je sais déjà qu’on ne peut pas le changer.”
Il avait essayé. Il avait échoué. La seule chose qu’il pouvait faire maintenant était d’accepter et de vivre avec. Cela serait plus facile que de tenter de combattre l’inévitable. Relevant ses yeux vers la porte, comme si Safiya allait rentrer, il soupira longuement en collant à nouveau son menton contre ses genoux. “Elle combat aussi ses démons.” La jeune femme ne savait pas. Elle n’avait probablement aucune idée de ce qu’ils avaient vécu pendant de longs mois. “On les combat au quotidien.”

Sentant que la jeune femme souhaitait réellement bien faire, Tobias se décida à parler et à mettre de mots sur son agression. Parce qu’il n’était pas assez méchant et dur pour refuser de l’aide. Il haussa les épaules face aux mots candides qu’elle lui offrait, mais qui ne trouvaient pas de chemin jusqu’à son cœur refermé.

“La vermine de ce genre ne se fait jamais prendre… Ils ne laissent que des cadavres et des âmes brisés derrière eux en s’endormant paisiblement le soir. L’Histoire nous a montré bien trop souvent que ce genre de personnes peuvent commettre le pire des crimes sans ressentir une once de culpabilité, sans qu’on soit capable de mettre la main sur eux.”

Surpris qu’elle invoque Dieu, il se redressa pour la regarder et baissa humblement sa tête pour la remercier. Sa réflexion était que trop vrai malheureusement.

“Les gens mettent tout le monde dans le même panier. Comme vous le dites, si certains Napolitains apprenaient qu’un juif et une musulmane s’aiment, comptent se marier : ils feraient un bûcher pour nous brûler tous les deux c’est certain.” Tobias le savait et c’est pour cela qu’il devait s’endurcir. Être plus fort que tout pour pouvoir prendre soin de celle qui faisait battre son cœur. “Si tout le monde était comme moi, je ne suis pas certain que le monde tournerait rond. Tout le monde serait peureux et n’oserait rien faire de peur de se faire mal. Non Mademoiselle… Il vaut mieux que personne ne soit aussi brisé que moi. Je ne suis pas assez égoïste et méchant pour le souhaiter à quiconque.”

Il étendit ses jambes, souffla longuement en fuyant le regard de la dame.

“Je m’appelle Tobias.” Il ne s’était pas encore présenté. Il tourna sa tête et tendit sa main en la regardant dans les yeux. “Merci de prendre le temps de vous asseoir avec moi.”


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Sujet: Re: “They have the guns, we have the poets. Therefore, we will win.” ft Tobias ( le )
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