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- I'm still standing || Kalisha -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Constello AlmaToujours frais après un litre de café
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Constello Alma
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Âge : 57 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
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Sujet: Re: I'm still standing || Kalisha ( le Mer 23 Oct 2019 - 7:02 )
J’avais toujours fait des efforts monstres pour que ma sexualité reste discrète. Disons que Rafaello, l’agent qui avait précédé Kalisha dans ses fonctions, avait probablement toujours su pour mes penchants vers la gente masculine. Il n’avait rien dit parce que mon mariage semblait solide malgré tout. Un peu comme la séparation entre l’état et la religion, j’avais imposé une immense limite entre les deux. Et je m’obstinais encore plus fermement à vouloir repousser cette discussion à un autre temps, à un autre espace.

Si j’avais réellement eu le contrôle sur mes pulsions, j’aurais probablement pu éviter de me retrouver face à cette ligne de questions. Le cerveau encore embrouillé par ma consommation de la veille, je n’allais pas tenir longtemps devant un interrogatoire en bonne et due forme de mon agente sur les raisons qui me poussaient à redouter qu’un article où j’attaquais tête première l’éléphant dans la pièce à quelques mois de la parution d’un film qui traiterait ouvertement d’une relation entre deux hommes qui avaient mon âge. J’avais déjà joué dans des films d’amour… Je savais que c’était parfois dangereux que le public confonde spectacle et réalité.

Et comme j’étais dans les deux premiers concerné par la rumeur qui pouvait naître de ces rôles fictifs qui pouvaient avoir leur influence sur notre vie courante. J’étais donc légèrement exaspéré (pas au point de lui envoyer un regard de tueur en série quand elle insista en me disant que d’autres artistes dont Patrick Swayze et Jennifer Grey avaient eu en apparence une chimie sur l’écran qui agissait comme une petite bulle dès que les caméras cessaient de tourner. Je me mordis doucement la lèvre pour retenir le grognement d’exaspération. Je n’avais pas assez dormi dans mon minuscule petit cinq heures alcoolisé pour être enclin à répondre avec tact à mon agente en mode bulldozer dans ce qui était mon petit jardin secret. « D’abord, la situation n’est pas du tout la même… Le script du film tourne autour de l’acceptation de son homosexualité… la frontière entre les personnages et les acteurs est déjà particulièrement mince » commençais-je par dire en tentant de formuler une réponse politiquement correcte qui ne trahirait pas combien je pouvais être perdu face à la proximité qui s’était de facto imposée entre Tore et moi. Mordillant ma lèvre inférieure, j’optais finalement pour jouer carte sur table à ma manière, à petit pas feutrés. « Et puis ensuite, les gens savent que nous sommes amis, Tore et moi : nous avons déjà donné des entrevues à deux. Notre complicité est documentée. » Certes, cette partie de l’image d’amitié exclut toutes ses fois où je n’ai pas su résister à cette pulsion visérale, toutes celle où le parfum résineux de son après-rasage m’avait donné envie de fondre, toutes celles où j’avais fini nu à genou devant lui pour redécouvrir son corps sous un angle intime mais oh combien fascinant à mes yeux. « Et parce que notre complicité est particulière et parce que les personnages nous ressemblent et que ce film a une dimensions particulièrement intime, disons que les rumeurs potentielle pourraient pointé vers… » vers quoi exactement ? Nous n’étions pas un couple. Parce qu’à mes yeux du moins, couple rimait métaphoriquement avec stabilité et fidélité… Et disons que l’on était très loin de faire rimer les deux. « Dit simplement… La rumeur d’une relation plus qu’amicale entre nous deux ne serait pas foncièrement erronée » J’avais presque l’impression d’être en train d’admettre être un couple avec le brun alors que je savais FORT bien que ce n’était pas le cas du moins pour moi. Nous étions simplement deux électrons libres qui malgré leur polarité qui aurait du se repousser finissaient toujours immanquablement par retomber dans les bras l’un de l’autre. Je m’empressais donc de préciser.
« Pas que l’on soit un couple ou qu’il soit ma moitié. Mais disons que notre amitié vient avec de nombreux bénéfices qui incluent généralement du lubrifiant, des capotes, de la nudité, des sous-vêtements affriolants. » Et je me gardais bien de rajouter que j’étais celui qui avait un truc pour les string très léger en espérant sincèrement qu’elle n’avait pas aperçu ce que j’avais sous ma robe de nuit quelques instants plus tôt. Le bouchon ayant sauté mes aveux se poursuivirent encore un peu plus loin. « Qu’il est possible qu’elle inclue un plan à trois pour mon anniversaire et peut-être une ou deux fois en costume de drag-queen. Que cette situation soit récurrente depuis presque vingt ans. » Et j’espérais qu’elle fasse le calcul seule pour savoir que vingt ans nous amenait à notre première collaboration à tous les deux même si elle n’était pas encore en Italie à l’époque. Il était et de loin ma relation la plus stable…. Et dans la liste des trois personnes qui m’avait vu après ma tentative de suicide ce qui était quand même un indicateur d’un lien fort entre nous.

Mon aveu terminé sur la véritable nature de notre relation, nous avancions sur le sujet plus intéressant de la production de Satine et sur ces autres projets. Je réalisais combien j’avais été inconsidéré en offrant un accueil digne d’un adolescent capricieux en pleine crise. « Je m’excuse mais en même temps c’était quoi cette idée de mettre une rencontre un lendemain de fin de tournage. Alors ne me prive pas de mon cadeau pour le transformer en charbon parce que j’ai hâte de voir ce diamant brut.» dis-je en tentant de l’amadouer en soutirant des informations sur ceux qui complèterait. J’avais vaguement un souvenir d’Adonis comme quelqu’un de talentueux mais il était disparu depuis plusieurs années des écrans radars : « Il s’agit d’une idée plutôt inspirante. Tu me tiendras au courant de son acceptation du projet. » dis-je doucement.

Les deux tasses de café prêtes, je fouillais pour sortir mes lunettes de lecture (devenu un essentiel mon âge trahissant certains passage irréductible du temps. La conversation revient sur ce entrevue que nous avions à faire : d’instinct, je savais déjà ce dont je ne voulais pas parler. Et je grognais avant de prendre une gorgée de mon café : « Je ne veux aucune question sur qui je fréquente quand j’aurais quelque chose de réellement stable dans ma vie on réavisera mais pour l’instant tout ce que je veux clarifier auprès du public c’est que l’on ne me reverra jamais avec une femme dans ma vie personnelle et sur un tapis rouge. » À moins que ce soit ma fille mais ça, je n’allais pas faire l’effort de le préciser. La personne qui prendra la deuxième moitié du lit sera nécessairement un homme dans mon cas et j’en avais conscience. J’attrapais le script après avoir pris une autre longue gorgée de café qui avait l’effet le plus exactement contraire à ce qu’une bonne dose d’eau aurait sur un chat en me rendant plus calme et posé. « Je sais que tu le fais pour mon bien, t’inquiètes même si cette absence de vie privée c’est difficile. Les relations de couple c’est déjà difficile à la base sans que l’on ait besoin de rajouter une bonne couche de pression médiatique… surtout que je n’ai jamais vraiment eu à chercher à en construire.» Parce que j’étais marié quand j’était devenu connu. Marié et avec une petite de 18 mois à la maison. « On lit si ça te va ? » demandais-je avec un petit sourire.



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
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Kalisha MooreLe vin est un puissant lubrifiant social
Kalisha Moore
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Sujet: Re: I'm still standing || Kalisha ( le Lun 28 Oct 2019 - 17:08 )
Au travail, ce sont les vacances et les jours de repos que je préfère.
constello & kalisha
I'm still standing
J'essaie de trouver des solutions pour que Constello ne se sente pas acculer face à ce que l'avenir lui réserve si on est imprudent et trop laxiste. La situation est compliquée et complexe, il faut la prendre avec des pincettes. Rien n'est facile quand la vérité explose aux yeux du public. Surtout après tant d'année de mensonge. Un faux pas de plus et il engendrerait un tsunami. Même si Constello est prêt à se jeter à corps perdu dans une tempête, pour vivre pleinement sa vie et ses envies. Il y a des précautions à prendre. Je ne peux pas lui reprocher son besoin de liberté sur sa sexualité, après en avoir été privé durant des années. Ni lui reprocher sa cruelle envie de croquer sans modération dans le fruit défendu. Mais une première vague avait atteint les côtes de la vie tranquille, et jusqu'à présent préservée, de mon artiste. Elle avait fait son lot de dégâts, mettant Constello dans l’embarra et moi sur le pied de guerre. Il fallait à présent jouer la prudence pour éviter une deuxième vague qui pourrait être bien plus destructrice.
Il faut donc prendre les devants. Il faut y aller mollo. Comme si on marchait sur des œufs. D'abord penser à la sortie du dernier film de Constello ou avec Salvatore ils s'adonnaient sans barrière à un amour des plus charnel. Les images mettraient vite le doute dans l'esprit des gens. Un doute installé en avant première par les rumeurs de la vie à présent dissolue de l'artiste. De quoi bien alimenter la vague et la rendre gigantesque. Penser à des interviews pour des magasines bien choisis, pouvaient être un plus. Mais là aussi il faudrait manier les écrits comme de la nitroglycérine. Du coup rien de très calme à l'horizon pour Constello et moi même. Et il ne fallait pas trop non plus le titiller parce qu'il comptait bien abuser de certains plaisirs que cela plaise ou non au monde. Moi y compris. Il a de la chance que je l'apprécie et que je l'aime sinon je crois que je lui aurais fais manger son string.

Je l'écoute donc attentivement quand il me parle du film avec Salvatore. Après que je lui ai fais comprendre qu'une complicité à l'écran ne veut pas spécialement dire complicité en dehors de l'écran. Mais il démonte mot à mot mes paroles. Levant le voile sur le lien qui l'unit à Salvatore. C'est sur que l'alchimie entre eux n'est plus à faire, elle déborde même de l'écran parfois. Mais il semble vu les paroles de Constello qu'elle soit plus tenace. Bien plus que je ne l'aurais imaginé. Tellement plus qu'il me parle de capote, de lubrifiant, de dessous affriolants. Il me semble qu'il portait même un string quand je suis arrivée, mais bon évitons de parler petites culottes. Et cerise sur le gâteau  .. un plan à trois.
« QUOI ? »
Ma voix s'emporte. Si j'avais eu un dentier je l'aurais avalé. Si j'avais été cardiaque j'aurais fais un arrêt.
« Okay okay .. »
Je respire doucement parce que là, c'est beaucoup d'informations en peu de temps.
« Toi ou tu ne dis rien ou alors tu fonces dans les détails et tu déballes tout comme si tu disais bonjour je vais bien. »
En même temps c'était une preuve de confiance, même si personnellement je n'ai jamais abordé ce sujet avec lui.
« Du coup tu es cramé de Salvatore, vous vous êtes rien promis mais dés que l'occasion se présente vous vous sautez dessus. Et je suppose que durant le film vous ne vous êtes pas privés même devant la caméra. Donc le fait que vous vous fréquenter assidûment va éclater comme une vérité. »
Je reprends mon calme, après tout plein de couple se forme durant un tournage. Certains ne vont pas loin, d'autres marchent bien. Et là aussi j'aurais plein d'exemple, enfin pour là plus part se sont des couples hétéros. Alors je préfère me taire parce que je suis sure que Constello bondirait sur cette remarque comme un lion sur une gazelle. Et non je n'ai pas envie d'être la gazelle.
« Il va donc falloir sérieusement réfléchir à toute cette histoire et je pense même qu'on devrait en parler à Salvatore, pour le mettre au courant et voir ce qu'il en pense et comment il souhaite réagir. »
Après tout il y aurait aussi des retombées sur sa personne. Je sens que mon cerveau va exploser avec cette situation.

Du coup pour le poser un peu et éviter qu'il ne prenne feu, je pars sur un sujet plus léger. Le véritable but de ma venue.
« Ce n'est pas moi qui est pris le rendez vous mais ma secrétaire et tu as du oublier toi aussi de ton côté que tu finissais ce jour là. »
Faut pas non plus que tous les torts me tombent sur la tête.
« Et ce diamant brut tu as intérêt de l'astiquer parce qu'il pourrait bien devenir un des éléments les plus forts de ta carrière d'artiste. »
Fallait être honnête cette idée de Satine était du cousu main pour Constello, même si sur le coup le verbe astiquer pouvait porter à confusion.
« Pas de problème, de toute façon ce style de spectacle est tout ce qu'il faut pour remettre en selle des artistes oubliés. »
Tout comme mon musicien fétiche Rowtag qui a bien besoin de sortir de sa spirale non créative.
« Et permettre à d'autres de s'épanouir à nouveau. »
J'apprécie ma tasse de café, alors que je sors le dossier complet envoyé par Satine. Toutes les idées sot bien détaillé, les costumes, les décors, les parties chantées et dansées, tout comme les parties théâtrale. Il va y avoir du travail mais le rendu va être surprenant et imprévisible. Je reviens un instant sur les futurs interviews.
« J'ai bien compris ce point là. Mais vu ce que tu m'as dis avant. Vu le film et ce qui se passe avec Salvatore. Tu es sur que son nom ne va pas sortir comme un lapin sort du chapeau du magicien. Parce que bon je ne veux pas jouer les chiantes, mais tu risques d'y avoir droit. Pourquoi ne pas jouer franc jeu d'entré ? Pour les bloquer direct. »
Je comprends son point de vue, mais si on les prend pour des cons cela va finir par nous retomber dessus.
« Je suis d'accord avec toi. Faut juste pas se planter et pas faire d'impair. Tout calculer. Et comme je l'ai dis parles en à Salvatore. Cela doit l'impacter aussi ce qui t'arrive et vous pourriez peut être trouver une idée tous les deux et devancer les journalistes. De toute façon je les appelle d'abord et je vois ce qu'ils veulent et on verra ensuite ce qu'on fait. »
Je lui assure mon soutien en posant ma main sur la sienne. Je respecterais sa décision, et s'il y a des retombés je les supporterais.
« On est une équipe et une équipe cela agit ensemble et ça se soutient dans les bons comme dans les mauvais moments. »
Et c'est ce que je compte faire soutenir Constello, quoi qu'il m'en coute. Et on se met à lire car pour le moment c'est notre préoccupation première. Et on a bien mérité de rêver et de se distraire un peu.  

vmicorum (fiche) Ealitya (vava).


POUVOIR
Tu n'as de pouvoir que celui que l'autre te confère.
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