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- [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Anabela LaranjeiraLe vin est un puissant lubrifiant social
Anabela Laranjeira
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Sujet: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Dim 15 Sep 2019 - 16:26 )


Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre
l'être aimé : un très mauvais cocktail.

FRANCIANA - FRANCESCO ET ANABELA
♫ murder song (5, 4, 3, 2, 1) ♫


- - - DÉBUT DU FLASHBACK - - -

LA VEILLE AU SOIR

« Tu es sûr que tu n'as pas besoin d'aide ? » Je demande à Francesco, alors qu'il nous prépare ses fameuses pâtes, celles qu'il m'a préparé ce sombre soir où régnait dans la cuisine de la villa familiale des Laranjeira le chaos. Me trouvant appuyé sur mes coudes, ceux-ci étant sur le plan de travail, je regarde mon Francesco faire, tandis que je me remémore tous ses instants passés ensemble, ses instants parfois difficiles, extrêmement compliqués même. Lorsque je fais une rétrospective de notre histoire, je suis heureuse que tout aille mieux à présent, bien que ce qui s'est passé à renforcer nos liens, puis, aujourd'hui, je suis certaine qu'il m'aime. Je suis certaine que nous sommes fait l'un pour l'autre. Un sourire gravé sur mon visage, je peux passer tout mon temps à le regarder faire la cuisine, quand je perçois un « bip ». « Chéri, tu as reçu un message, je crois. » Je prononce, me déplaçant pour me saisir de son téléphone, lorsque je vois le corps nue d'une autre. Mes prunelles s'emplissant de larmes, je suis furieuse. « Comment ai-je pu être aussi conne. » Je souffle pour moi-même, avant de me déplacer pour le rejoindre, le poing serré. « C'est qui cette salope ? » Je demande, dans une colère noire. Ne semblant pas comprendre, il se retourne afin de me faire face, alors que des larmes roulent sur mon visage. « Qui est cette PÉTASSE, RÉPONDS-MOI ! Je hurle à présent, lui mettant son téléphone sous le nez afin qu'il voit de qui je parle, quand dans une colère fulgurante, je balance son portable contre le mur. « Je te jure Francesco, je te jure que tu vas me le payer. » Je prononce, ma voix tremblante, ma colère ne faisant que croître. « Comment tu peux nous faire ça. COMMENT ? ! » Je m'exclame, reculant de quelques pas alors qu'il veut m'approcher, ce que je refuse. « Je te déteste. » Je termine, tournant les talons, m'emparant de mes clefs de voiture et enfilant des chaussures qui traînent là, à l'entrée. « JE TE HAÏS ! » Je termine, claquant furieusement la porte, pour m'en aller, afin de quitter la villa. « Pourquoi. » Je souffle pour moi-même, quittant à toute hâte notre résidence en prenant ma voiture, roulant sans savoir où je me rends.

PLUS TARD DANS LA SOIRÉE

« Tu bois pas ? » Le barman me regarde, tandis que je reste assise sur le tabouret, un verre plein de whisky à la main, que je n'ai pas touché. Reniflant, je redresse ma tête, pour encrer mon regard emprunt d'une haine palpable, ainsi que de larmes. « Qu'est-ce que ça peut te foutre. » Je prononce, faisant non de la tête, lorsque je sens qu'une personne s'assoit à mes côtés. « La place est libre visiblement. » Ne pipant mot, je joue avec mon verre. « Il est difficile à boire celui-ci. » Levant les yeux au ciel, je prie pour que ce crétin s'intéresse à une autre, puisqu'il va être mal reçu. « Vous avez eu des problèmes d'alcool, c'est ça ? Quand on regarde un verre et qu'on n'y touche pas. » Je l'arrête, lui jetant mon regard empli d'éclairs. « Allez voir une autre. J'ai pas envie de parler, j'ai pas envie de m'intéresser à vous et à votre vie de merde, c'est clair ? » Je lâche, crachant mon venin. « Hé ! On se calme ! » Me dit le serveur, posant sa main sur mon bras. « NE ME TOUCHEZ PAS ! » Je hurle, avalant cul-sec mon verre de whisky pour finalement leur lâcher un « je me casse », tournant les talons, lorsque je marche, voulant retrouver mon véhicule, disparaissant dans l'obscurité.

PLUS TARD ENCORE...

« J'aurais pas dû. » Je souffle, me sentant mal, tenant ma tête alors que je ne perçois plus grand-chose. « On se calme ma belle. J'vais m'occuper de toi, t'inquiète. » Je reconnais, il me semble, la voix de l'homme présent à mes côtés, je crois. « J'vais vomir. » Je souffle, me sentant mal, postant une main sur ma poitrine, ayant des hauts le cœur. « Ouais, non. Évite de dégobiller dans ma voiture. Puis, on a d'autres choses à faire avant. » Je ne sais pas où je suis, seulement, je sens poindre en moi un sentiment de frayeur. « Non. Non. Je dois… Je dois voir Francesco. » Je souffle, me tordant en deux alors que j'ai envie de rendre. « Non, non, non. J'ai dit non, putain de pétasse ! J'e t'ai pas drogué pour rien ! » Les mains de l'inconnu se posent sur moi, se faisant fermes. « Lâche-moi saleté d'con ! » Je souffle, essayant de le repousser comme je peux, ayant la désagréable sensation de ne plus avoir de force du tout, quand tout devient noir.

LE LENDEMAIN MATIN

« Francesco. » J'appelle, la bouche pâteuse, une main se posant immédiatement sur ma tête, tandis que j'ai la sensation que celle-ci va exploser. « Bonjour jolie blonde. » La voix d'un homme perce le silence qui régnait dans la pièce, mais ce n'est pas celle de mon Francesco, mon cœur s'emballe. « Que… j'suis où. » Je prononce faiblement, alors qu'une peur panique me gagne. « Putain, je suis où ! » Je prononce à nouveau, des trémolos étant perceptibles dans ma voix. « Putain, putain, PUTAIN ! C'EST PAS VRAI ! » Je hurle, frappant de mes deux mains ma tête, afin de me punir, ayant peur d'avoir commis l'impensable, alors que je sais que cela est impossible. « Non. » Je songe immédiatement à un viol, un rapport non consenti. « Calmez-vous, calmez-vous s'il vous plaît ! » L'homme que je ne connais pas s'approche de moi alors que je le repousse, reculant sur le lit où je me trouve. « Je... Je ne vous ai rien fait, je n'ai rien fait ! » Il semble paniquer, ne sachant quoi faire et lorsqu'une nouvelle voix s'élève, je frôle l'arrêt cardiaque. « Chéri, ça ne va pas ? » J'entends des pas, alors que tout se brouille dans mon esprit. « Chéri. » Je répète, me recroquevillant contre la tête de lit. « Elle croit que j'ai abusé d'elle alors qu'on l'a sauvé, mais elle ne veut rien entendre. » Je sens que l'on me fixe et je me recroqueville plus encore, cachant ma tête entre mes genoux. « Hey. Hey. Je m'appelle Francisco. Je suis médecin et avec mon fiancé, on t'est venu en aide hier soir, tu hurlais dans une voiture. » J'écoute, mais je ne comprends pas. « Laissez-moi. Laissez-moi ! Francesco... » Je prononce, éclatant en sanglots.

- - - FIN DU FLASHBACK - - -


MAINTENANT

Je tremble. Je tremble tant que je ne parviens pas à mettre la clef dans la serrure de la porte. « Allez Anabela. » Je m'encourage, me servant de ma seconde main afin d'ouvrir la porte, ce que je parviens à faire. Rentrant, la poussant de façon à ne pas faire le moindre bruit, j'enroule mes bras autour de moi afin de me protéger. Me dirigeant vers la cuisine, je m'empresse de faire couler l'eau du robinet, afin de boire, plaçant ma bouche sous le filet d'eau, l'avalant. « Putain ! » Je hurle lorsque je sens une présence près de mes pieds. « Baghee. » Je souffle, m'en voulant de lui avoir fait peur, de nous avoir fait peur. « Je… » Je ne sais pas quoi dire, quoi faire, lorsque je sens une présence dans mon dos. Déglutissant, je ne parviens pas à prononcer le moindre mot, sachant qu'il s'agit de Francesco, mon Francesco, s'il l'est encore, s'il l'a été. Étant littéralement perdue, ayant mal au cœur, me sentant brisée, sale, je suis certaine d'une chose : je l'aime à en crever.

(c) oxymort
@FRANCESCO SPINOZA



FRANCIANA PARA SEMPRE
3 MOTS - 7 LETTRES - 2 SYLLABES
TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER. JE T'APPARTIENS.




Dernière édition par Anabela Laranjeira le Sam 23 Nov 2019 - 15:27, édité 1 fois
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Francesco Spinoza
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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Mar 17 Sep 2019 - 17:12 )
Jalousie, Colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé: un très mauvais cocktailFrancianaLes jours s'enchaînaient, mais pour Francesco, le temps passait presque trop vite. Aux côtés de Ana, les soirées prenaient doucement une teinte d'amour et de joie, il savait pouvoir la trouver et compter sur elle lorsqu'il rentrait et il appréciait réellement ce nouveau chapitre de sa vie. Il donnait de son meilleure, de son maximum pour elle. Ce soir, il avait décidé de cuisiner. Pas n'importe quel plat. Des pâtes à la carbonara, celle qu'il réussissait le mieux, un plat qu'ils appréciait, simple, et qui leur rappelait les bons moments. Alors qu'il surveillait la cuisson des pâtes, elle le rejoignit, lui proposant son aide.
- Ne t'en fais pas chérie, j'ai pas besoin pour le moment. Fit-il en lui lançant un d'oeil alors que son téléphone sonna à la récéption d'un message ou du moins, une notification. Il n'y prêta guère d'attention, sa belle se dirigeant déjà vers son portable pour le lui amener. Il diminua la température de la plaque de cuisson voyant que l'eau commençait à bouillir lorsqu'il vit sa belle revenir à grand pas. Qu'est-ce qui lui prenait soudainement? Il ne sut rien. Lorsqu'elle lui posa la question de qui était "cette salope", il ne sut que répondre.
- Enfin... Ana, tu parles de quoi là? Fit-il complètement perdu alors qu'elle hurla de plus belle. Mais bon sang, qu'est-ce qu'elle avait? Lorsqu'elle lui braqua le téléphone devant les yeux. Il vit la photo d'une femme dénudée, qu'il reconnut. Emilia... Une ancienne connaissance qu'il avait revu il y a peu pour affaires. Mais visiblement, cette-dernière avait pensé qu'il y aurait peut-être plus alors que pour une fois, Francesco n'avait rien laissé entendre. Il avait d'ailleurs été clair. Il tente de s'expliquer, mais déjà elle demande. Comment il a pu leur faire ça? Il n'a rien fait et il voudrait le lui dire.
- Ana, c'est pas moi, c'est... Il n'a rien le temps d'ajouter, son téléphone vient de percuter le mur, à une vitesse fulgurante, lancé par sa belle devenue furieuse. Il tente de s'approcher d'elle pour la calmer, mais elle recule.
- Ana... Fait-il, l'appelant, presque plaintif. Il n'y peut rien lui dans cette histoire... Pour une fois. Mais elle ne veut rien entendre. Il va le lui payer. Ce sont les mots de sa belle. Elle lui lance alors qu'elle le déteste, recule encore, s'empare de ses clefs de voiture, des chaussures à talons qui traînent là, et elle quitte la maison, non sans lui hurler plus violemment encore qu'elle le hait. Le mot est fort, et Francesco, qui la suivait, s'arrête net. Il regarde la blonde monter dans sa voiture et démarrer en trombe. Bagheera, le chat noir, descend, sans doute interpellé par les bruits. Il regarde Francesco.
- Je sais pas... Je sais pas mon ami. Fait Francesco complètement perdu. La colère de sa belle vient de le surprendre, il n'a pas eu le temps d'en placer une, pas eu le temps de fournir une explication... Mais le pire... Ce sont les derniers mots de la belle. Ils résonnent encore dans sa tête. Elle le hait. A ce point? Il doute. Il ne sait plus. Il revient vers la cuisine, arrête la cuisson des pâtes qu'il égoutte et laisse là. Il se sent soudainement vide. Perdu, il va s'asseoir sur le canapé, son téléphone en miettes non loin et attends. Elle va sans doute revenir après s'être calmée.

Plus tard dans la soirée

Le milliardaire n'a pas bougé de son immense canapé. Le téléphone de la maison n'a pas sonné et Ana n'est pas rentrée. C'est la débandade. Francesco ne sait plus où il en est. En réalité, c'est comme si elle venait de lui planter une aiguille empoisonné dans le coeur. En apparence, c'est petit, cela ne fait pas mal. Mais le poison se répand, il prend possession de l'organe vital au point de l'emmener à la mort. Si son chat noir est venu se frotter à lui, comme si il tentait de le réconforter, Francesco n'a toujours pas sorti les pâtes de la passoire. Il se décide donc à le faire alors que l'heure indique 23:45 et qu'il s'inquiète. Il met un peu de beurre dans les pâtes, sale et poivre le plat avant de finalement installer la table... Pour deux. Pris de l'espoir fou qu'elle va rentrer. L'horloge tourne, les minutes se dérident, et lui il rêve, de remonter le temps. 00:00. Il se décide à manger, regardant la place vide à côté de lui, ménageant les pâtes dans un silence de mort. Il se décide à se servir un léger whisky qu'il va apprécier tranquillement sur sa terrasse. Au loin, sur la plage, il entend le rire de quelques personnes s'étant retrouvées là, autour d'un feu. Chez lui, c'est le silence, atroce, qui règne. Il rentre, son verre vide à la main. Il s'empare du téléphone fixe et tente d'appeler sa blonde. Rien. Trois essais s'ensuivent, aussi infructueux. Il se décide à sortir. Il monte dans son Audi RS6 et se décide à prendre la route. Pour la première fois, il ne conduit ni trop vite, ni pas assez, mais il respecte le code de la route. Il s'engouffre dans les rues de Naples, filant entre les lumières, remontant vers la vieille ville, vers le château. Il respecte le code de la route parfaitement, ne commet aucune infraction et se fait même arrêter par la police pour un contrôle.
- Monsieur, vous avez les papiers du véhicule? Francesco ne réagit pas, regardant les lumières au loin, celles qui éclairent la route. Monsieur?
- Pardon. Oui, dans la vide-poche là... Il se penche, sort les papiers et les tend à l'agent qui semble suspicieux à son égard.
- Vous pouvez sortir du véhicule s'il vous plait?
Lentement, Francesco se détache, sort de sa voiture alors que le flic se met en face de lui.
- Vous avez bu?
- Non monsieur. L'agent lui tend le ballon.
- Soufflez je vous prie. Francesco souffle aussi fort qu'il peut, l'appareil bipe mais finalement, rien d'anormal. Ce n'est pas pour le fond de Whisky qu'il a pris... Vous avez consommé quelques drogues, ou produits illicites?
- Non.
- Bon... Vous êtes sûr que ça va?
- Elle me hait. Fait-il alors à l'agent de police qui ne comprend visiblement rien. Elle s'est tirée. Je sais pas où elle est.
- Vous parler de quoi?
- Ana... Ma... Ma... Ma quoi? Ils sont quoi au juste eux? Deux pauvres vies perdues là dans l'univers... Sans doute. Ma copine. Le flic semble comprendre, soupire et ouvre la portière de la voiture du PDG.
- Monsieur Spinoza, rentrez chez vous... Et reposez-vous. Vous réfléchirez demain. On va voir si on la retrouve.
Francesco lui donne la marque de la voiture et la plaque de Ana, qu'il a appris par coeur, grand maniaque qu'il est dans ce genre de situation, il précise même les jantes et la taille des pneus. Le flic le laisse partir et Francesco reprend son errance dans cette ville maudite...

Le lendemain Matin

Rentré à 5 heures du matin, Francesco n'a pas dormi. Il a bien tenté d'essayer, mais pour la première fois, le lit était vide. La chaleur habituelle, dû au corps de Ana à ses côtés n'était pas là. Il a fini par pleurer. Les draps en était trempé alors que son cœur s'est vidé. Une tasse de café à la main, le regard vide, le cœur lourd, n'ayant plus la force de rien, des cernes sous les yeux, le PDG n'a même pas tenté de joindre son entreprise, si bien que c'est sa secrétaire qui a appelé. Il n'a pas décroché. On sonne à la porte. Il s'y dirige, espérant que c'est elle, mais c'est son ami Vittorio.
- Cesco bordel... Fait-il en le voyant. On dirait que tu viens d'affronter les morts. Tu es sûr que ça va? L'autre hausse les épaules avant de retourner sans un mot dans la cuisine pour préparer un café à son ami. Écoutes, je sais que c'est pas facile, mais t'aurais dû prévenir ton entreprise... Ils s'affolent là-bas. Il est neuf heures passées! Emily m'a appelé. Ta secrétaire m'a appelé bon sang! Va qu'on couche ensemble et... Francesco le regarde surpris. Ouais désolé, je voulais te le dire, mais j'y ai pas pensé. Francesco sourit, secouant la tête et pose une main sur l'épaule de son ami en lui tendant son café.
- Merci d'être là vieux.
- Bah c'est fait pour ça les amis... Bon... J'ai un pote qui était au bar hier soir, et... Il pense avoir vu Ana. Francesco le regarde alors, soudainement attentif alors que Vittorio lève la main pour l'avertir. Il est sûr de rien d'accord? mais si c'est elle... Il s'arrête. Elle est partie avec un autre homme et semblait bourrée. Cette fois, son coeur vient d'imploser. Sans mal. Francesco ne dit rien, hoche la tête avant de se masser les tempes. Ça va aller? Francesco fait signe que oui.
- J'ai besoin de... D'être un peu seul. Bon, enfin... Elle m'avait prévenu tu me diras.
Vittorio semble désolé mais n'ajoute rien. Il lui laisse un nouveau téléphone pour que Francesco puisse être joignable puisque par chance la carte SIM n'a pas été détruite dans la fureur de la blonde. Heureusement, son ami, informé tôt ce matin, est allé lui chercher ce qu'il désirait. Lorsque son ami part, Francesco voudrait pleurer, mais il n'y parvient pas. A la place, il est en colère. Il descend dans son garage, les poings serrés, et décide de faire un peu de mécanique. Cela aura le mérite de l'aider à se calmer.

Quelques heures plus tard

Ayant terminé de travailler sur sa voiture, Francesco en referme le capot et se lave les mains quand soudain Bagheera file. Il a du sentir quelque chose. La voiture de Ana se gare devant la maison. Elle est donc rentrée. Sans s'affoler, le florentin monte les marches et arrive au moment où elle hurle, surprise par le chat. Il arrive derrière elle. Au départ, l'envie folle de lui hurler sa colère l'étreint. Mais finalement, il se ressaisit. C'est inutile et cela ne fera qu'aggraver la situation. Au lieu de cela, il se contente de lui lancer.
- Tu m'as jamais pardonné, n'est-ce pas? Il s'arrête alors qu'elle se retourne, le regard embuée. Quand je t'ai trompé, tu l'as jamais oublié. Il vide son coeur. Il n'a plus la force que de faire cela. Depuis, tu n'as cessé de me rappeler que si tu m'aimais... Ta confiance était battue en brèche par ce que je t'avais fait. Il s'arrête, la fixant, gardant même une certaine distance. Je le comprends Ana. Et tous les jours qui ont suivis, j'ai tenté de tout faire pour te montrer combien je t'aimais. J'ai tout tenté Ana. J'ai... Je t'ai invité ici, chez moi, parce que je t'aimais, parce que je te voulais à mes côtés. Il s'arrête alors qu'il est saisit d'un hoquet. Mais ça n'a pas suffit. Il la regarde. Belle. Magnifique. Mais certainement pas pour lui. Hier tu m'as rien laissé le temps de dire. J'ai pas eu le droit à la parole. Tu m'as mis un procès, tu m'as jugé... Et tu m'as condamné. Sans même rien écouter. Il sent la colère remonter. Mais il se tient. Il se calme, serre les poings. De toute manière, ça, il a appris à faire. Je... J'ai tenté de me battre. En vain. Je n'arriverais pas à effacer ce que j'ai fait... Et je le regrette. Il la regarde alors. J'ignorais juste que cela avait été au point que tu me haïsses. Les mots prononcés hier soir font encore écho dans sa tête et dans son coeur. Des mots qui l'ont brisé. Des mots dont il ne se remettra pas de sitôt. Au moment où il pense qu'elle va faire un pas vers lui, ou un quelconque mouvement, il lève les mains, la stoppant.
- Non... Je... J'ai compris Ana. Je... peux pas en entendre plus... Je sais même pas si j'en ai l'envie... Il l'aime. Comme un fou. Il le sait. Mais il se rend compte qu'il a tout gâché il y a longtemps. Il ne lui demande même pas ce qu'elle a fait hier soir, le simple fait qu'elle ait pu trouvé les bras d'un autre le rend fou... Mais après tout... Elle l'avait averti. "Tu vas me le payer Francesco." Et il payait. Il se détourna alors et retourna au garage sans un mot. Avant de descendre il reprit cependant. Si ça peut te consoler... Tu as réussi. A me le faire payer. T'as gagné. Défait. Détruit. Il descendit.Il alla ouvrir le capot de sa maserati, ne sachant pas vraiment ce qu'il allait faire. Mais il allait falloir trouver. Le remettre sur pieds.
:copyright:️ 2981 12289 0



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Mer 18 Sep 2019 - 0:18 )


Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre
l'être aimé : un très mauvais cocktail.

FRANCIANA - FRANCESCO ET ANABELA
♫ murder song (5, 4, 3, 2, 1) ♫

J'ai mal. Je souffre. Mon cœur est littéralement brisé. Fendu de toutes parts, il n'est pas mort pour autant, je dirais plutôt qu'il est détruit. À l'image d'un immeuble s'étant effondré sur lui-même, il n'en reste pas moins quelques fondations, des fondations qui menacent de s'effondrer elles aussi. En vérité, il ne reste plus rien d'autres en moi que l'écho de ma souffrance, un écho qui se répand telles des vibrations pour gagner chaque cellule de mon corps, le faisant trembler, le menaçant de s'écrouler, lui aussi. N'ayant pas le courage de regarder Francesco, étant paralysée par la douleur qui vibre en moi, je ne peux être indifférente à sa question. Tournant sur moi-même sans avancer le moindre pied, mon regard étant empli de larmes qui menacent de couler sur mon visage de poupée, les barrages étant prêts à sauter, je suis incapable de prononcer le moindre mot. Je ne suis même pas capable d'ouvrir la bouche, mon cerveau refusant de faire passer les messages dans mon corps. Ai-je oublié qu'il m'a trompé ? La réponse est évidente : non. Comment pourrais-je oublier qu'il s'est offert à une autre ? Comment pourrais-je tout effacer de l'ardoise ? Je ne peux pas. J'en suis incapable. Seulement, je lui ai pardonné. Non seulement par amour, mais aussi par toutes ses attentions depuis, notamment lorsqu'il a voulu que j'emménage ici, avec lui. Continuant, mon regard interroge le sien à ses mots, puisqu'il affirme que je n'ai pas confiance en lui, ce qui est faux. J'ai confiance en Francesco, ou plutôt, j'avais confiance en lui jusqu'à hier soir, lorsque la photographie d'une femme nue est apparue sur son téléphone portable. Mais une fois encore, monsieur mon cerveau ne laisse aucun message transité, préférant me laisser debout, près de l'évier, sans pouvoir parler, ni faire le moindre geste. À vrai dire, je ne fais qu'entendre ce qu'il me dit, je ne vois que son regard retranscrivant sa peine et sa douleur, tandis que la mienne bat dans chaque membre me composant, me faisant si mal que j'en ai la nausée. Je voudrais lui dire que je suis désolée pour la veille, je voudrais lui demander des explications, mais je reste inerte, alors que des sentiments s'affrontent à l'intérieur de moi. Ma peine se décuple en le voyant ainsi, mon envie de comprendre est titillée, quand il me parle de mon emménagement chez lui, arguant que c'était pour me montrer à quel point il m'aimait, à quel point il me voulait à ses côtés. Mais pourquoi tous ses mots sont dits au passé ? Pourquoi ne dit-il pas qu'il me veut à ses côtés, qu'il m'aime et non qu'il m'aimait ? Un sentiment de panique naît en moi, un sentiment qui ravage l'effondrement déjà omniprésent, comme si à cela s'ajoutait un tsunami dévastateur, qui ne laissera aucune chance aux pauvres fondations encore présentes, effaçant tout sur son passage, ne laissant rien sur son passage, comme si tout était rasé, comme pour faire une remise à zéro, ne laissant place qu'à un vide immense qu'aucun autre sentiment que la souffrance ne pourra combler. Chancelante, une de mes mains se pose sur la devanture de l'évier, mon cœur s'emballant, accentuant mes nausées. Clignant plusieurs fois des yeux, alors que tout semble tourner autour de nous, comme si une tornade s'ajoutait afin d'être certain que tout soit ravager en moi, s'ajoutant au reste pour que l'apocalypse soit complète, je comprends dans ses propos qu'il baisse les bras. Une soirée, une nuit loin d'ici et voilà déjà qu'il rend les armes, ne désirant apparemment pas se battre pour ce « nous » que j'espérais malgré ma peine et ma douleur, dans je ne sais quel recoin en moi, ce qui n'est clairement pas le cas. Serrant l'un de mes poings, ne pouvant toujours pas prononcer un traître mot, mon Francesco met tout sur la table, quitte à la faire céder, elle aussi. L'ai-je rapidement condamné ? Oui. C'est évident. Je ne lui ai pas laissé le temps de dire quoi que ce soit. Je ne lui ai pas laissé le temps de m'approcher, de m'expliquer, parce que la colère sourde présente en moi était trop forte, j'allais exploser, et cela, avait déjà commencé par son téléphone portable qui avait terminé sa course contre l'un des murs de notre cuisine. Sa cuisine. Je ne sais plus. Suis-je encore légitime ici ? N'a-t-il tout simplement pas envie que je quitte la villa sur l'instant ? Peut-être que oui, ou peut-être que non. M'interrogeant, mon regard s'étant perdu dans l'immensité se trouvant derrière lui, l'immensité de la mer, il précise bien qu'il a tenté de se battre, ce qui veut dire que le dit combat est terminé. « Non. » Je souffle, alors que les barrages cèdent, ma vue se brouillant par les larmes, larmes qui roulent sur mes joues, qui semblent presser de s'extirper de mon regard, comme si leur course était une question de survie. Mais quelle survie ? Pour qui ? Pour quoi ? Apparemment pas pour notre couple, pas pour nous « Franciana », ce qui amplifie la douleur criarde en moi, la douleur qui me terrasse, la douleur qui se presse, voulant m'achever sur place, un sourire sadique présent sur ses lèvres, étant comme mon propre reflet, qui se moquerait de la personne qui se tient là, devant mon Francesco. C'est comme si cette douleur était à ses côtés, se moquant un peu plus de moi à chaque nouvelle seconde qui passe, pour au final : me tuer. Ne pouvant toujours pas prononcer le moindre mot, l'une de mes mains trouve le chemin jusqu'à mon visage pour effacer mes larmes, quand il appuie sur les mots que j'ai prononcé, sur le fait que je le haïsse, puisque comme il le dit, je l'ai condamné sans savoir, sans lui demander la moindre explication. Mais ne dit-on pas que la frontière entre l'amour et la haine est insignifiante ? Si. Alors, m'essayant de faire un pas vers lui, je me stoppe net. Il a compris semble-t-il. Il ne veut pas m'entendre m'expliquer, il n'en a pas l'envie. S'en allant, tournant les talons, il m'assène un dernier coup adroit en plein cœur, ajoutant que j'ai réussi à lui faire payer, comme dis avant de m'en aller telle une furie, ne désirant pas détruire ce qui se trouvait ici, dans sa villa, chez lui. Ayant quitté la cuisine, m'ayant laissé seule, mes jambes cèdent, se dérobent sous mes pieds tandis que je me laisse tomber, me moquant de me faire mal. Après tout, est-ce qu'une possible chute en me cognant la tête pourrait faire taire la douleur criante en moi ? Non. Alors je me moque de la façon dont je suis tombée, ne ressentant rien d'autre que la douleur, mon regard ne percevant plus grand-chose tandis que l'obscurité me gagne, n'ayant pas la force de lutter contre la douleur qui m'assaille et celle du choc de ma tête qui rencontre le sol gelé de la cuisine.

« Francesco. » C'est le premier mot que je prononce lorsque je me réveille, une nouvelle douleur s'ajoutant à celle qui m'a saisit tout le temps où j'étais consciente. « Baghee. » Je souffle, puisque je le sens me lécher. « Baghee. » Je prononce à nouveau, dans un sanglot, quand après une bonne dizaine de minutes, je me redresse, m'asseyant sur le sol gelé de la cuisine. Fermant les yeux, grimaçant, le soleil inondant la pièce m'aveugle, du moins, avant que mon regard se fasse à cette luminosité, tandis que je pense au garage, lieu ou Francesco se rend lorsque quelque chose ne va pas, que cela soit dans son travail, sa famille et lorsque l'on se dispute, comme cette fois où j'ai appris qu'il avait fauté. « Baghee. Descends voir papa. » Je prononce, me redressant avec mal, un bras me faisant atrocement souffrir ainsi que ma tête, ne sachant plus et comment je suis tombée. Avançant à vitesse d'escargot, je peine à rejoindre l'entrée du lieu où se trouve mon Francesco. « Mon Francesco. » Je prononce, ne sachant pas si c'est la dernière fois que je peux le dire, bien qu'il m'ait fait comprendre, que s'était terminé. Peinant à mettre un pied devant l'autre, ayant mal, je me tiens à la barrière pour descendre, mon bras valide s'y appuyant, afin que je ne chute pas à nouveau. « Francesco. » Je prononce, des trémolos perceptibles dans ma voix, alors que je me demande s'il m'a entendu. « Francesco. » Je prononce plus fort, ne sachant pas quoi dire, comment prendre la parole lorsque mon regard se pose sur un téléphone, sans doute un nouveau, à croire qu'il s'est rapidement procuré un nouveau portable tandis qu'un homme m'agressait, ce qu'il ne sait pas. « Déjà. » Je prononce, sentant une colère poindre en moi, puisqu'avec ce nouveau téléphone, il doit avoir son ancienne puce, ce qui veut dire que la photographie de cette femme nue n'a pas disparu. « Elle est qui pour toi, cette femme Francesco ? » Je demande, malheureuse. « Qui est-elle ? C'est qui cette salope avec qui je dois me battre, dis-moi ? Avec qui dois-je encore être en concurrence ? » Je parle de plus en plus fort, pour ne pas dire que je crie, ce qui est le cas. « Putain, mais réponds-moi ! Vas-y, parle ! Elle est qui ? Elle aussi, tu l'as rencontré dans une boîte de strip-tease ? Elle aussi, tu te l'es tapé ? Il y en a combien, dis ? Il y en a combien ? Je dois faire quoi ? Une danse du ventre chaque fois que tu rentres ? Je dois prendre des cours de pole dance ? Je dois savoir danser autour d'une putain de barre de façon à t'émoustiller ? » Je hurle, à présent, quand il me revient en mémoire qu'il ne désire plus se battre pour « nous ». « J'suis qu'une pauvre conne. » Je prononce, éclatant en sanglots, mon bras valide cédant tandis que mon postérieur rencontre les escaliers de façon brutale, de façon à me faire encore plus mal. « Je suis qu'une connasse. Je ne suis même plus légitime ici. Je ne suis pas chez moi. Je ne suis plus chez moi. » Je continue, parlant en pleurant, ne sachant plus réellement où je me trouve, puisque tout cède, puisque tout se rompt en moi. « J'aurai dû rouler, rouler pour finir dans un putain de ravin. » Je termine, mon corps pris de terribles tremblements : je suis vaincue.

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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Sam 21 Sep 2019 - 12:56 )
Jalousie, Colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé: un très mauvais cocktailFrancianaLes disputes, ça arrive toujours non? Après tout, un couple sans disputes, sans histoires, ça n'existe pas, si? Le problème n'était pas tant la dispute, c'était surtout le sujet de cette dispute. La blonde, sa blonde, sa Ana, l'avait condamné, sans lui accorder la moindre confiance. Elle avait balayé d'un revers de la main cet espoir qu'il puisse un jour regagner sa confiance, elle avait prouvé en un instant qu'il n'était pas digne de la confiance qu'elle lui avait accordé. C'était là qu'elle se trompait. Mais voilà qu'après l'explosion de la portugaise, après une nuit passé à s'inquiéter, elle était de retour. Que dire alors? Il aurait aimé hurler sa colère, mais cela n'aurait servi à rien. Lui faire des reproches? A elle qui était parti aux bras d'un autre. Il se demandait toujours si elle l'avait fait par réel envie ou juste pour le faire chier, pour lui prouver qu'elle aussi pouvait avoir une nuit avec un autre. Silencieusement, elle l'écouta. Il ne lui en laissa pas vraiment le choix. Pour aujourd'hui, il lâchait l'affaire. Ce n'était pas qu'il abandonnait. Non. Il se repliait. Car il avait peur de lui faire mal par ses mots. Mais de toute manière, il lui ferait mal. Et il lui fit sans doute mal. Il se retira, la laissant seule, notant qu'elle s’effondrait sur le sol. Il avait peut-être était un peu loin... Cependant, il voulait qu'elle prenne conscience que les mots qu'elle avait dit hier soir à son encontre n'avaient pas été des plus tendre. Il descendit, un larme roula sur sa joue. Mais il ne pouvait pas se retourner. Il ne le devait surtout pas. Il y avait des choses sur lesquelles il était prêt à passer. Pas la haine. Pas à son égard. Surtout pas quand elle lui disait des "je t'aime".

Alors qu'il avait ouvert le capot de sa voiture, sans rien faire de plus que regarder le moteur splendide, il entendit qu'elle arrivait. Elle l'appelait. Il la regarda descendre. Elle posa les yeux sur son téléphone, avec un certain dégoût. Il aurait beau lui expliquer qu'un téléphone était son outil de travail, il savait que ce serait inutile en cet instant. Francesco restait, dans la plupart des situations, un homme terre à terre, et il savait que son portable était un instrument précieux pour la simple et bonne raison qu'il lui permettait de communiquer ses directives. Que ce soit en bourse ou à son entreprise.L Hier, en explosant son téléphone avec toute la rage dont elle avait fait preuve, elle avait détruit un instrument de travail qui lui était plus qu'utile: Il était nécessaire. Finalement, elle lui demanda qui était cette femme pour lui. Il la regarda. Sa belle blonde était en cet instant très malheureuse. C'était la souffrance qu'il voyait dans son regard, cette souffrance qui émanait du fait qu'elle avait peur de ne pas être la seule dans son coeur à lui. Il eut un maigre sourire alors que déjà elle reprenait. Elle demandait. Des questions, encore et encore, sur cette "concurrente" dont elle n'avait pas à avoir peur, dont elle n'avait rien à craindre. Elle hurlait. Et elle continua. Plus virulente. Plus agressive. La question assassine. Il n'aima ni le ton qu'elle avait employé, ni les sous-entendus qu'elle laissa là, devant ses yeux. Elle ne lui faisait plus confiance depuis longtemps. Il plissa les yeux, penseur. Alors que faisaient-ils là, tous les deux? Et soudainement, comme vidée, elle prononce qu'elle n'est qu'une pauvre conne, elle éclate en sanglot sous ses yeux avant d'atterir sur le sol. Il la regarde. Figé. Il ne sait même plus ce qu'il doit faire alors qu'elle déclare ne pas être chez elle. Un nouveau coup de poignard. Elle frappe. Féroce et rapide, mais ce n'est qu'une réaction face à la peur, à la douleur. Il le sait. Les derniers mots de la blonde lui arrache un véritable frisson.

- Arrête!! Hurle-t-il alors d'une voix sourde en frappant des deux poings sur son établi. Arrête de dire des conneries!! Il 'approche alors à grand pas de Anabela et s’accroupit devant elle, lui saisissant fermement le visage, s'approchant pour n'être plus qu'à un souffle d'elle. Je veux plus jamais t'entendre dire ça Ana!! Plus jamais!! Il s'arrête, la regarde avant de reprendre plus calmement, son coeur battant la chamade. Cette fille c'est... Une ancienne connaissance. J'ai couché avec elle quelques années auparavant et on s'est perdu de vue. Il y a une petite semaine environ, même pas, elle était dans mon bureau... pour affaires. Elle a été nommée directrice commerciale d'une boîte qui bosse avec la mienne. Elle a obtenu mon numéro par je ne sais quel moyen et... Inutile d'en dire plus. Ana. Souffle-t-il alors. J'te jure... Je t'ai pas trompé. Les larmes lui montent aux yeux. Ana... J'te jure. Il prend sa main, la met dans la sienne, et l'embrasse. Bébé... Arrête de dire que... J'ai l'impression que tu me vois comme si je te trompais à chaque fois que tu avais le dos tourné. Il vient alors enlacer sa blonde, il la veut, il veut la consoler. La serrer dans ses bras. Chérie... Tu n'as pas besoin de danse du ventre... Ni de faire de la pole dance. Je t'aime toi. Toi seul. Il reprend son visage entre ses mains et finit par souffler. Tu n'es pas illégitime. Tu es chez toi Ana... Mais... Je... Il s'arrête, la regardant. Finalement, il lâche. J'ai l'impression que je te fais du mal. Sans cesse. Et... Je sais pas si je serais à la hauteur pour toi. Il la regarde tendrement. Si tu veux... Je peux te ramener... Au portugal.
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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Lun 30 Sep 2019 - 23:24 )


Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre
l'être aimé : un très mauvais cocktail.

FRANCIANA - FRANCESCO ET ANABELA
♫ murder song (5, 4, 3, 2, 1) ♫

À quoi bon vivre lorsque l'on souffre autant ? Je suis certaine que de nombreuses personnes se sont déjà posées la question et à cet instant, rien que l'idée de le voir regarder la photo d'une autre, nue qui plus est, me lacère le cœur. Ne serais-je jamais à la hauteur pour mon Francesco ? Je me demande en permanence si je le mérite, et cela, à cause de mon passé compliqué. J'aurais aimé le connaître avant Teodoro, avant ce fichu mariage, avant que mon ex-époux me brise, puisque c'est un fait : il m'a littéralement détruite, et cela, sur deux longues et interminables années. Est-ce pour cette raison que je ne lui ai demandé aucune explication quant à cette horrible photo envoyé sur son portable ? Il n'y en a aucun doute. Seulement, cela ne sert à rien de le lui dire à présent. Il y a de nombreuses parts d'ombres dans mon passé que je ne raconterais jamais, tout bonnement pour moi, afin de me protéger, puisque les dire serait ignoble, cela me ferait réaliser que tout ce que j'ai vécu a été réel. Délaissant la rampe de l'escalier afin de m'écrouler – ce qui était à prévoir – je ne peux m'empêcher de prononcer ses mots difficiles, bien que l'action serait libératrice. Après tout, si je mettais fin à mes jours, je n'aurais plus mal. Ce constat m'effraie autant qu'il me semble vrai, puisque, si je disparaissais dans un accident de la route, je ne sentirais pas cette douleur qui m'habite, qui me tient au point de me donner envie de rendre ma bile, n'ayant rien dans le ventre. Effondrer, sachant qu'évidemment Francesco trouverait une autre femme si cela venait à arriver, je me demande durant une courte seconde si ce ne serait pas ce que je pourrais faire de mieux pour lui, afin de le libérer. Après tout, pourquoi le laisser vivre dans cette relation qui ne le complaît pas totalement ? Dans un premier temps, il y a eu le défilé de femmes à sa villa avant qu'il ne se rende compte que j'avais sombré dans l'alcool, puis ensuite, il y a eu cette danseuse, celle avec qui, il a fauté, alors que nous étions ensemble, alors qu'il me soufflait des « je t'aime ». Les a-t-il seulement pensé ? Rien qu'une fois ? Je n'en ai pas de doute et c'est sans doute cela le plus déroutant. Je ne remets pas en question son amour à mon égard, seulement, je ne comprends pas. Je ne comprends rien. S'il m'aime tant, pourquoi, pourquoi m'a-t-il trompé ? Pourquoi, lui comme mon ex époux Teodoro, peuvent-ils aller voir ailleurs ? Le seul point commun à ces deux histoires est moi. Ce qui veut dire que le souci ne peut être que ma propre personne. Est-ce que je ne suis pas assez séduisante ? Est-ce que je montre trop mon amour ? Qu'est-ce qui cloche au fond chez moi ? Je me pose sincèrement la question. Alors, les barrages ayant sautés, je me laisse m'effondrer, littéralement, ne pouvant plus tenir, ne pouvant plus contenir toute cette souffrance que je ressens depuis la veille, parce que je suis à fleur de peau, parce que je n'ai jamais été aussi vulnérable qu'à cet instant, à cause de bien trop de choses qui se sont déroulés dans mon existence et qui font qu'en les cumulant, je peine à tenir debout. Entendant la voix de mon Francesco, je ne peux redresser le visage, je ne peux faire quoi que ce soit. Les douleurs qui s'ajoutent depuis la veille m'empêchent d'agir, de m'exprimer, mon cerveau refusant toujours de transmettre les messages afin que je puisse parler ou bouger, comme je désire le faire. Alors, j'entends ce qu'il me dit, je l'écoute, quand je frissonne, parce que ses mains se posent sur mon visage. À cet instant, je voudrais lui déclarer combien je l'aime, combien cela me fait mal de l'imaginer avec une autre ou de regarder une autre, seulement, j'en suis incapable. L'écoutant me demander de ne plus jamais prononcer les mots que j'ai employés, alors que son souffle chaud caresse mon visage, je voudrais avoir la force de l'embrasser, à défaut de pouvoir prononcer des mots, mais cela aussi, je ne le peux. M'énervant intérieurement, hurlant contre moi-même afin que je puisse pouvoir bouger, rien ne vient, puisque je reste prostré. Clignant des yeux afin de voir plus nettement son visage, me moquant des larmes qui coulent à flots et que je n'essuie pas, je reste silencieuse, tandis qu'il m'explique qui est cette catin que j'ai vu nue sur son téléphone portable. D'après ses dires, il s'agit d'une femme qu'il a fréquenté il y a un temps, la mettant dans son lit avant qu'elle ne disparaisse de sa vie pour y revenir, via le travail, puisqu'elle est devenue directrice commerciale de l'un de ses collaborateurs. Est-ce que son explication est plausible ? Évidemment. Avalant avec peine ma salive, il me rassure finalement, m'offrant les mots que je désirais entendre dans le fond, puisqu'il me jure ne pas m'avoir trompé, ce qui ôte le poids présent sur mon cœur depuis la veille. Frissonnant de plus belle lorsqu'il se saisit de ma main pour l'embrasser, mon cerveau semble s'être réveillé, puisque ma main libre se pose sur son visage, pour se déposer sur celui-ci dans une caresse. « Je te crois. » Je souffle, tandis qu'il reprend malgré tout, puisqu'il a la sensation que je le vois me tromper chaque fois que nous ne sommes pas ensemble, ce qui me blesse et ce qui doit le blesser plus encore. N'ayant pas le temps de prononcer le moindre mot, voici qu'il m'étreint, me serrant contre son torse musclé, alors que sa chaleur me gagne, alors que ma peine s'efface, mes larmes s'éclipsant tandis que je me sens à ma place ainsi, tout contre lui. Humant son odeur alors que je ferme les yeux, mon nez se posant sur son épaule, je laisse s'échapper un petit rire lorsqu'il m'assure que je n'ai pas à faire de danse du ventre, puis que je n'ai pas à savoir faire de la pole dance non plus. « Je t'aime Francesco. » Je souffle à son « Je t'aime toi. Toi seule. », quand dans des gestes tendres, nos visages se trouvent à un souffle l'un de l'autre, faisant ainsi naître une envie à mon bas-ventre, celle d'épouser ses lèvres, celle de l'étreindre, de m'abandonner dans un long baiser emprunt d'amour et de désir, ce que je ne peux faire pour le moment, puisqu'il désire mettre un dernier point au clair : celui de ma légitimité dans cette demeure, puisque nous vivons ensemble à présent. M'assurant que je suis légitime, que je suis chez moi, je ne peux m'empêcher de grimacer lorsqu'il ajoute qu'il a l'impression qu'il me fait du mal, pour me faire par de sa peur : celle de ne pas être à la hauteur. Ne sachant pas quoi répondre alors que ma grimace a laissé place à une forme de « O » de part mes lèvres entrouvertes, je voudrais le rassurer, seulement, avant même que je ne puisse le faire, je l'interroge du regard. « Pourquoi… Pourquoi veux-tu me ramener au Portugal ? » Des larmes affluent à toute hâte au niveau de mon regard à présent emprunt de peine. « Je… Je ne suis pas malheureuse à cause… On se dispute, c'est vrai. Ça arrive dans tous les… Couples. » Je finis dans un murmure, continuant à m'interroger intérieurement sur le pourquoi du Portugal, ne comprenant toujours pas. « Francesco… Je n'ai pas l'impression que tu me trompes sans cesse, c'est que… » Je baisse le regard. « J'ai un passé difficile et… » Des trémolos sont perceptibles dans ma voix. « On ne peut pas dire que la vie m'a épargné, c'est certain. Mais cela ne veut pas dire que je suis toujours malheureuse par ta faute. Sans toi ici je… Je ne serais plus là. » Je finis par dire, redressant la tête, laissant les larmes étant en trop dans mes énormes billes bleues roulées sur mes joues, quand mes sourcils se froncent. « Francesco, as-tu parlé avec ma… As-tu eu ma famille ? Alejandro, ma mère ou… » Je me stoppe net, puisqu'il est impossible qu'il ait pu parler avec mon père, étant fâchée avec lui depuis l'épisode « tromperie », ayant choisi l'amour plutôt que ma famille, mais aussi, un potentiel retour au Portugal. « Francesco, ne me dis pas… » Je ne parviens même pas à le prononcer tant cela me semble impossible. « Tu as parlé avec mon père ? Il t'a menacé ? » Je cherche d'ores et déjà la réponse à ma question dans son regard, tandis qu'un sentiment de colère naît en moi, mes mains tremblants à cause de celle-ci, mais également parce que je suis épuisée et à bout de nerfs, à cause de la veille, tandis que je réalise ne pas lui avoir raconté ma nuit, puis aussi, ne sachant pas ce qu'il a fait de son côté, bien que rassurer par ses mots, puisqu'il m'a dit m'aimer et ne pas m'avoir trompé, ce qui compte plus que tout, seulement, l'idée simple que mon père a pu le menacer me met hors de moi.

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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Lun 7 Oct 2019 - 0:09 )
Jalousie, Colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé: un très mauvais cocktailFranciana Est-ce que le sort s'acharnait sur eux? Peut-être. Est-ce qu'il baissait les bras? Pas spécialement. Mais les derniers événements ne l’encourageaient plus à continuer. Il avait l'impression que à chaque fois qu'il se battait pour garder Anabela près de lui, elle sombrait un peu plus. Comme si il ne lui offrait non pas un secours, mais une raison de plus de couler. C'était dur à dire, mais malgré les bons moment, Francesco avait l'horrible impression qu'il n'en était arrivé qu'à un chose: Foirer leur couple. Au fond n'était-ce pas lui le problème? N'était-il pas à l'origine de toutes les conneries et toutes les emmerdes qu'ils avaient pu connaître. Et pourtant, lorsqu'il posait son regard sur elle, cette blonde douce, gentille... Il ne pouvait que l'aimer. Il pouvait faire n'importe quoi pour elle. Alors pourquoi semblait-il abandonner? Parce que l'amour, quand il est aussi fort, vous emmène au point de comprendre que les intérêts de l'autre passent avant. Ainsi va la vie, ainsi fait l'amour. Ce sentiment d'avoir tout gâché, ce sentiment que sa jolie blonde n'est pas heureuse ici le pousse à proposer autre chose: Le retour au Portugal. Mais avant cela, il la rassure, plus que cela, il tente de lui prouver par tous les moyens, son amour. Alors, y mettant toute sa force, toute sa conviction, c'est son regard qui pénètre celui de la blonde, ces mots sincères qui sortent de sa bouche, ses gestes doux, qui sont un ultime recours à ce qu'elle le croit. Et lorsqu'elle lui déclara qu'elle le croyait, il ne put que sourire, heureux qu'il y ait encore un espoir. A ses "Je t'aime", elle répondait par des "Je t'aime". A ses caresses, elle répondait par les siennes. Et de tout cela naissait une envie: Celle de l'aimait plus. Cette femme le rendait fou, littéralement. Fou de désir, fou d'amour: fou tout simplement.

Lorsqu'il aborde le sujet du Portugal, son pays natal, celui où se trouve sa famille, elle ne peut s'empêcher de lui demander: pourquoi? Il voudrait lui répondre. Lui donner une explication, mais il ne peut pas. Il n'en a aucune. Il aimerait pourtant, mais il ne peut rien répondre et ne peut même pas l'empêcher de continuer. Elle n'est pas malheureuse, et même si il y a des disputes, pour elle, c'est aussi une partie - certes peu agréable - des couples. Il est d'accord. Mais malheureusement, il a l'impression de ne plus être à la hauteur, de ne plus être cet homme de confiance en qui elle peut se confier quoi qu'il arrive. Il a l'impression d'avoir brisé quelque chose qu'il ne pourra plus réparer. La douleur dans sa poitrine est forte. Si forte qu'elle fait contracter ses muscles et qu'il se demande ce qui arrivera si ça explose. Alors il la regarde, puisant en elle son ultime espoir, la seule chose à laquelle il puisse se raccrocher. Et elle continue toujours. Elle se veut rassurante, lui expliquant qu'elle ne pense pas qu'il la trompe sans cesse, mais son passé a elle semble être difficile, a tel point qu'elle en garde des traces, des marques. Le tout ne s'efface malheureusement pas, il passe avec le temps, se fait moins violent. Il est vrai que la vie n'a pas épargné la jolie blonde, mais il a peur d'être un mauvais final pour elle. "Sans toi ici, je ne serais plus là." Les mots le ramènent à la brutale réalité, dans son garage, avec sa belle devant lui, dont il tient toujours les mains. Soudain elle lui demande. A-t-il eu sa famille au téléphone? Il secoue la tête, niant cela.
- Non, non Ana... Ni ton frère... Ni... Enfin pas ta famille. Il ne veut pas lui en parler. Il sait qu'elle risque de se mettre en colère, et il n'en a pas envie. mais elle continue, prends les devant et finit par mettre le doigt sur la vérité. Là où ça fait mal. Il souffle. Inspire une bonne bouffée d'air, se calme et la regarde.
- Ana. Commence-t-il sérieux pour qu'elle le regarde. Il caresse son bras tremblant et plonge une nouvelle fois son regard dans le sien. Quand j'suis venu à Naples c'était pas seulement pour refaire ma vie. C'était pas seulement pour échapper à... Mon passé. Il souffle et s’assoit à côté d'elle sur la marche de l'escalier. La vérité c'est que j'en voulais au monde entier. J'pensais que lydia c'était... C'était la femme de ma vie. Il détourne son regard pour admirer les voitures dans le garage et finit par reprendre. Peut-être que ça l'était. Peut-être pas. Il s'arrête. Quand j'suis venu, j'voulais plus voir ma famille. J'avais l'impression qu'ils m'avaient trahi. Abandonné. Et j'ai commencé à boire et à coucher avec n'importe qui. Enfin pas n'importe qui. Mais ça allait et ça venait. Ouais, ça tu connais. Fait-il en lui lançant un regard rieur. Après... Son coeur se serre. Après il y a une putain de jolie blonde qui est arrivée dans mon quartier et qui a élu domicile dans la baraque d'à côté. Un grand sourire sur les lèvres il continue. Putain que oui tu la connais. Et c'est la seule qui ait réussi à organiser un Noël chez moi. Avec ma famille. Il s'arrête, se relève et se dirige vers son établi juste au dessus duquel se trouve une photo de sa blonde. Depuis ça va beaucoup mieux avec les miens. Il s'accoude à l'établi et croise les bras, la regardant. Ton père m'a appelé ouais. Ou plutôt je l'ai appelé. Il s'arrête une nouvelle fois, ne sachant pas trop comment lui présenter le problème. Mais ça n'est plus un problème. cela est un ordre désormais. Il m'a fait jurer que si tu n'allais pas mieux... Je te ramènerais... Et je disparaîtrais. Elle s'apprête à répliquer, mais il lève la main et vient se mettre face à elle, se saisissant de son visage entre ses mains. Maintenant tu m'écoutes bébé. Je vais te ramener. On va y aller. Tous les deux. Je veux qu'on règle ça avec tes parents! Cela te fera du bien. A toi, comme à moi! T'as compris? Maintenant... J'en ai ras-le-cul des explications. Et il l'embrasse, dévorant ses lèvres, l'enlaçant, se moquant bien qu'elle soi sur l'escalier. Il a juste envie de l'embrasser, de lui prouver qu'il l'aime. Qu'il l'adore. Finalement il s'arrête. Redevenant grave, il la regarde et finit par dire.
- Ana... T'étais où hier soir. Il reprends son visage délicatement. Chérie... J'me suis fait un putain de sang d'encre.
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J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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Anabela Laranjeira
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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Mer 23 Oct 2019 - 17:29 )
Jalousie, colère, souffrance,
peur de perdre l'être aimé :
un très mauvais cocktail.
@FRANCESCO SPINOZA FRANCESCO CHÉRI SANS TOTTI ET ANABELA


C'est fou comme quelques secondes peuvent sembler interminables, comme si le temps avait soudainement cessé de s'écouler pour nous laisser figer dans l'instant. Ayant affreusement mal, mon cœur me fait souffrir à chacun de ses battements, alors que je suis perdue, je songe à tous ses instants qui ont fait que je pourrais ne pas être ici, sans l'aide et le soutien de mon Francesco…

31 mars 2018, 21 heures.

Je suis en état de choc. Je ne parviens pas à réaliser ce qui vient de se produire. Prostrée sur le sol, je ne peux ouvrir les yeux, ne pouvant pas voir le regard de mon amie sans vie. Nous venions de nous revoir et je désirais que l'on retrouve notre amitié, là où nous nous étions arrêtées. Choisissant de fêter nos retrouvailles en allant boire un verre, je l'avais tanné comme une petite fille capricieuse en choisissant non seulement le bar où je voulais que l'on aille, puis l'emplacement, lui demandant même de se lever afin que je sois assise à sa place. Dans un soupir et un sourire, mon amie avait obtempéré pour s'asseoir en face de moi. Ravie, comme une gamine pour qui on finit par céder, il n'a fallu que quelques secondes pour qu'elle prenne une balle, la faisant s'écrouler. Son corps étant sans vie, mon regard s'est noyé de larmes alors que j'avais rejoint le bitume, me cachant, alors qu'après de longues secondes interminables, il a régné un silence de mort. Ne pouvant bouger, ne pouvant parler, ne pouvant faire quoi que ce soit, il a été la première personne a qui j'ai songé. J'avais peur qu'il lui soit arrivé quelque chose, même si nous n'échangions que des regards, de temps à autre, ou plutôt, de son côté puisque je ne cessais de jeter des coups d'œil à sa villa, dans l'espoir de l'apercevoir. Inquiète, ayant une boule au ventre le concernant, me moquant même de moi, je ne sais comment les ambulanciers intervenant sont parvenus à m'emmener près de l'une des ambulances, me faisant m'asseoir, lorsque je l'ai vu. Mon regard se plongeant dans le sien, j'ai réussi à articuler quelques mots, je suis parvenue à parler alors qu'un poids s'ôtait de mon cœur, puisqu'il n'avait rien. Je me suis jeté à corps perdu dans le bleu de ses yeux, jusqu'à ce que l'on se rende à l'hôpital, où nous nous sommes finalement perdus de vue, à nouveau.


- - -

Je n'ai cessé de boire. Depuis la fusillade, je ne faisais que cela. Je me laissais couler, doucement, le sachant, ne pouvant le nier, puis je m'en moquais. Je me moquais de mon existence, je me moquais de mes proches, je me moquais de tous sauf de lui. Encore et toujours, je guettais sa villa, pour le regarder rentrer chez lui seul et quelques fois accompagné de femmes que je détestais plus que tout au moment où je les apercevais. Lui continuait sa route, il allait travailler alors que je coulais. Je n'étais plus là depuis le jour de la fusillade, je n'étais plus que l'ombre de moi-même et encore, je ne me sentais en vie que par la douleur qui me rongeait, cette terrible souffrance qui battait à chaque fois que mon cœur le faisait. N'ayant que l'alcool pour faire taire un minimum cette souffrance affligeante, je me laissais mourir, petit à petit, ne songeant qu'à lui. Au fond, je le savais, s'il n'avait pas été là, s'il n'avait pas vécu à côté de chez moi, s'il n'était pas venu chez moi ce jour-là, j'aurais été retrouvé sans vie, mon corps gisant je ne sais où sur le sol de la villa familiale. Le constat aurait été évident, je serais décédée à cause d'une trop grande consommation d'alcool et je serais partie ainsi, tout simplement. Mes proches m'auraient sans doute fait rapatrier au pays, j'aurais eu de belles funérailles, sans nul doute et au jour d'aujourd'hui, je ne serais plus là. Le fait est qu'il a été là. Usant de son rôle de sauveur, il est venu à la villa pour me trouver, voir si tout allait bien. Il a constaté avec effroi que je n'étais plus cette blonde qu'il a remarqué immédiatement à la soirée de notre ami en commun : Antonio. Mon regard n'étant habité que par une douleur insoutenable et une colère croissante, j'ai été plus qu'exécrable à son égard. Je ne voulais pas qu'il reste, je ne voulais pas m'emparer de la main qu'il me tendait parce que je le haïssais plus que tout ce jour-là. Je lui en voulais de m'avoir oublié, je lui en voulais de se donner à d'autres femmes alors que je ne faisais que penser à lui. Lui intimant de me laisser sombrer, il a refusé. Il m'a tenu tête, il est resté bien que j'usais de tous les stratagèmes possibles et inimaginables, crachant mon venin alors qu'il ne le méritait pas. Ce soir-là, il m'a prouvé à quel point il tenait à moi. Ce soir là, j'ai compris qu'il serait toujours présent, que je pouvais compter sur lui pour m'aider à relever la tête, retrouvant un semblant de bonheur, n'ayant pas pensé qu'il avait aussi le pouvoir de me briser, littéralement, en des milliers de morceaux.

- - -

Il l'a fait. Il y est parvenu sans le moindre mal. Il n'avait suffi que d'un appel de la part de ma mère afin que je sache ce qu'il avait fait. Nous étions ensemble, heureux, du moins, c'était mon cas, quand l'appel de ma chère mère m'a secoué à l'image d'un tremblement de terre. Me trouvant littéralement terrasser, j'ai hurlé ma peine, ma douleur, ma détresse, pour finalement me dégoûter de moi-même, comprenant que tout était de ma faute bien que je ne sache pas la raison du pourquoi, il m'avait trahi. C'est en un regard dans mon miroir que j'ai constaté que je me haïssais moi et non lui. Après tout, j'avais été l'épouse d'un homme au Portugal et il m'avait trompé lui aussi, jusqu'à me détruire finalement. Il m'avait brisé, par ses actes et ses mots et ce jour là, ce jour où Francesco avait fait de même en s'abandonnant avec une autre, c'était évidemment l'appel de ma mère qui m'avait brisé, mais surtout le silence de l'être aimé : mon Francesco sans Totti. Il savait pertinemment que l'information était sortie. Il savait que j'étais chez moi, à la villa d'à côté, mais il n'avait pas eu le courage de venir s'expliquer. Il pensait que c'était peine perdue. Il m'a fallu du temps afin de lui pardonner, pour lui faire à nouveau confiance, mais nous y sommes parvenus.


MAINTENANT - ÉMERGEANT DE MES PENSÉES

Revenant à moi, à nous, alors qu'une terrible douleur irradie en moi, je sens ses mains tenant les miennes. Je sens son souffle chaud, quand je retrouve son regard. Est-ce que mes propos sont vrais ? Évidemment, ils sont d'une véracité sans nom. S'il n'avait pas été là, pour me secourir à chaque fois, je ne serais plus là. Je ne me tiendrais pas devant lui, certes dans un sale état, mais je ne serais pas là, assise sur l'une des marches de ses escaliers. Peinant à avaler ma salive, souffrant, j'attends qu'il me réponde après être sorti de mes pensées, suite aux mots que j'ai prononcé. A-t-il eu mon père au téléphone ? L'a-t-il menacé ? Il me faut absolument des réponses à mes questions et c'est avec supplication que je le fixe, désireuse de connaître la vérité. Lorsqu'il caresse mon bras qui me fait terriblement mal, mon cœur a un raté. Comment peut-il avoir un tel pouvoir sur moi, depuis tout ce temps ? La réponse qui me vient immédiatement à l'esprit est l'amour que je ressens à son égard, puisque je l'aime comme une folle, je l'aime à en crever. Je pourrais donner ma vie pour sauver la sienne, sans la moindre once d'hésitation, je le sais et il me semble qu'il le sait, que nous le savons. L'écoutant attentivement, je ne comprends pas réellement où il désire en venir quand il me rejoint sur la marche de son escalier pour continuer, disant que Lydia était la femme de sa vie. Une grimace déformant mon visage, alors que son regard s'est dévié du mien, je ne pipe pas le moindre mot. Ai-je mal d'entendre ses mots ? Oui. Cela me fait mal, cela me blesse, mais j'ai moi aussi eu une vie avant lui, puisque je me suis déjà mariée une fois, avec un homme abject qui ne méritait pas mon amour, aujourd'hui, je le sais. Alors, préférant mettre ces quelques mots de côté, je l'écoute toujours, avec attention, quand il me lance un regard auquel je ne peux qu'esquisser un mince sourire. Oui, j'en ai vu des femmes passées, je ne peux le nier et lui non plus. À vrai dire, son honnêteté en toutes circonstances a toujours été une qualité à mon sens, et cela, fait parti des nombreuses raisons qui font que je l'aime. De ce fait, je continue de l'écouter, souriant davantage quand je réalise qu'il parle de moi. L'interrogeant du regard, ne sachant pas quoi dire, je suis surprise lorsqu'il se redresse pour trouver son établi, là où trône une photo de moi. Me trouvant toucher, ma peine s'estompe à cet instant, tandis que je réalise qu'il est le remède de mes souffrances, ce dont je ne peux plus douter à présent. Émue, mon regard scintillant à l'image d'une nuit étoilée, il s'assombrit dès lors qu'il me parle de mon père. Francesco l'a appelé. Pourquoi ? Pour les mêmes raisons qui m'ont poussé à appeler les siens ? J'attends davantage explications quand ses mots font disparaître mon sourire en moins d'une fraction de secondes. Pourquoi a-t-il juré qu'il me ramènerait à Lisbonne, à mon père ? Pourquoi a-t-il fait ce pari fou de le lui jurer ? Ne sachant quoi dire, quoi faire, je serre les poings sans m'en rendre compte, ou plutôt, jusqu'à ce que la douleur que cela engendre ne se fasse trop insistante afin que je l'ignore. « Pourquoi ? » Je prononce, de façon inaudible, quand il me rejoint, se saisissant de mon visage. Mon cœur battant à tout rompre dans ma poitrine, mon regard se perdant dans le sien, je ne pipe toujours pas le moindre mot, puisqu'il m'a fait comprendre de le laisser continuer sans intervenir, ayant levé une main. Alors, l'écoutant comme il me le demande, m'appelant « bébé » ce qui fait naître un nouveau sourire sur mon visage dévasté par le passage des larmes et les douleurs que je ressens à cause de mes « chutes », je ne sais quoi répondre. Pourrais-je retourner à Lisbonne pour voir « les miens » avec lui ? Au début, je me trouve hésitante avant de réaliser que j'ai la réponse à ma question. Pour Francesco, je ferais n'importe quoi. Ensemble, nous sommes indestructibles, je le sais. Puis, je ne peux qu'être heureuse par ce qu'il me propose, puisqu'il désire que tout s'arrange, faisant ce que j'ai fait pour lui lors de noël dernier. Je me suis battue bec et ongles afin que ses proches viennent passer les fêtes de fin d'année chez lui et ils sont venus, pour évidemment se réconcilier. « D'accord. J'ai compris. » Je souffle, quelques larmes roulant sur mes joues quand je suis surprise par son assaut, ses lèvres venant se poser sur les miennes. Son baisé emprunt d'un amour sincère et d'une envie criante vaut tous les mots du monde. "Je t'aime." C'est ce que ce baiser signifie et j'y réponds, lui faisant comprendre que c'est aussi mon cas, puisque je l'aime moi aussi, plus que tout au monde, plus que n'importe qui sur cette Terre. Alors, goûtant ses lèvres pleines et sucrées, je m'abandonne dans notre baiser. Je suis heureuse, malgré les douleurs, malgré la peine et la colère que j'ai ressenti, quand, rompant le contact de nos lèvres ayant été scellées, je reviens à la dure réalité, puisque mon Francesco me demande où je me trouvais hier soir. Une nouvelle fois, mon cœur a un raté, mais surtout, je suis envahi par un réel sentiment de peur qui me paralyse sur l'instant, ne sachant pas quoi lui souffler, ne sachant quoi lui répondre.

« Je… Je… » Je n'ai pas les mots, je ne sais pas quoi lui dire, comment lui répondre alors qu'il se fait tendre, ayant pris une nouvelle fois mon visage entre ses mains. « J'ai honte Francesco. » Je souffle finalement, mes prunelles scintillantes, par les larmes étant présentes dans celles-ci. « J'ai… J'étais en colère et… » Je baisse le regard. « Francesco, chaque fois que ça ne va pas, je pense… Je pense à boire. » Ces mots ont une portée que nous comprenons tous deux, part ce qu'il s'est passé de longs mois après la fusillade. « C'est comme si… Enfin… Je ne sais pas l'expliquer. » Je peine à ravaler ma salive, puis je peine également à tenir, afin de ne pas m'effondrer. « C'est… Je crois que ce problème d'alcool ne sera jamais pleinement réglé. » Je finis par souffler, ayant de plus en plus honte. « Je… Francesco. Je ne suis plus une alcoolique, mais j'aurais toujours un problème avec l'alcool. » Mes mots sont difficiles à prononcer, seulement, je me confie à mon Francesco. Le fait est que lorsque je réfléchis, je me dis que le plus dur est à venir, puisqu'il désire savoir où je me trouvais, ce que j'ai fait. « Chéri... » Je commence, alors que j'ai la sensation que mon cœur se serre, que l'on me le tord. « Chéri, je… Je… Je t'aime. Je t'aime, tu le sais. » Je souffle, mon regard encré dans le sien, mes mains se déposant sur les siennes avec douceur. « Je… J'ai… » Je suis confuse, j'ai peur de continuer et de surenchérir, puisque j'ai déjà avoué mon souci avec l'alcool. « Je suis allée dans un bar où je me rendais avant… Avant que tu ne viennes me voir, après la fusillade. Je… J'ai commandé un verre de whisky au bar. Je ne savais pas si j'allais le vider d'un trait ou si j'allais rentrer. Je… J'ai hésité un long moment quand… » Le plus dur est à venir, je le sais pertinemment, d'autant qu'il me reste des zones d'ombres, à cause de la drogue du violeur que l'on m'a mis dans mon verre. « Un homme très… Je… Il a commencé à me parler et je l'ai envoyé sur les roses. J'ai été sèche, indélicate, j'étais en colère. Je lui ai dit d'aller voir une autre, que je n'avais pas envie de parler, ni de l'écouter. Mais il ne semblait pas m'entendre ou il ne voulait pas comprendre. » Depuis la nuit des temps, les hommes lourds existent et ils existeront toujours. « J'ai attrapé mon verre et je l'ai vidé cul-sec. Je suis sortie, en rogne contre toi, contre moi, je m'en voulais d'être partie et ensuite… Je ne sais pas réellement ce qu'il s'est passé. On m'a drogué Francesco. » Je termine, ma voix s'étant brisée sur mon dernier mot tandis que des larmes roulent sur mes joues, mes yeux bleus ne pouvant plus les retenir davantage. « Lorsque je me suis réveillée dans cet appartement que je ne connaissais pas, j'ai eu peur, peur du pire et le couple d'hommes chez qui je me suis réveillée, ils m'ont assuré qu'ils m'avaient porté secours. Ils m'ont montré leur badge de médecins et... Je suis allée à l'hôpital avant de venir pour être certaine qu'aucun homme n'avait... Je te jure que je ne t'ai pas trompé. Jamais je ne pourrais le faire. Tu le sais, n'est-ce pas ? » Je le fixe à présent, mon regard retranscrivant la peur qui me gagne un peu plus à chaque seconde, ainsi que ma peine et ma douleur, puisque je suis effrayée par l'idée que mon Francesco ne croit pas en la véracité de mes dires, puis parce que je ne veux pas qu'il s'imagine que j'ai pu le trahir, alors qu'il se trouve être l'homme de ma vie.


FRANCIANA PARA SEMPRE
3 MOTS - 7 LETTRES - 2 SYLLABES
TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER. JE T'APPARTIENS.




Dernière édition par Anabela Laranjeira le Dim 10 Nov 2019 - 3:04, édité 1 fois
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Mar 29 Oct 2019 - 10:35 )
Jalousie, Colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé: un très mauvais cocktailFrancianaAnabela et lui c'était une histoire qui n'avait au final rien de simple. Parce que même si leur amour était évident, même si ils savaient, l'un comme l'autre qu'ils ne trouveraient pas mieux, qu'ils s'étaient trouvés pour une bonne raison, la vie ne cessait de lur offrir des épreuves. Après tout, comme le disait le philosophe allemand Friedrich Nietzsche "Tout ce qui ne tue pas rends plus fort". Francesco l'espérait. Or, à chaque fois qu'ils étaient frappé par un malheur, un autre semblait survenir, plus grand et plus menaçant encore. Pourtant, Francesco savait qu'il était avec la bonne, qu'il était avec la femme dont il avait besoin, celle dont il avait rêvé. Il n'en doutait pas, quand bien même il arrivait que leurs matinées soient ponctuées de disputes, elles finissaient souvent par un baiser enflammé, celui d'une réconciliation promise depuis longtemps entre eux. Mais aujourd'hui, l'épreuve avait frappé plus violemment encore. Jalouse, sa blonde l'était. Depuis la nuit des temps. D'un côté il aimait qu'elle le soit mais en même temps, le fait qu'elle ne lui laisse jamais la possibilité de s'expliquer l'exaspérait. Elle était partie. Sans demander son reste, mais surtout sans lui laisser le temps de porter devant le juge sa défense. Elle avait pris les choses pour actées, et elle l'avait laissé comme un idiot, non sans avoir brisé son téléphone portable au passage. Ce genre de moments, Francesco les détestait. Il s'était inquiété, et tout ce que son ami lui avait rapporté avait bouleversé le jeune homme qui n'avait pu supporter l'image de sa belle dans les bras d'un autre... Sous les couvertures d'un autre... Avec un autre que lui, tout simplement. Il avait préféré se réfugier dans son garage, histoire d'éviter de faire une autre connerie, histoire de ne pas la blesser plus.

Elle avait finit par le rejoindre, lui hurlant dessus toute sa jalousie, toute sa colère, toute sa souffrance. Il avait compris qu'elle avait peur - autant que lui - de le perdre. De ne pas être à la hauteur pour lui. Elle n'avait rien à craindre de ce côté-ci, elle était parfaitement à la hauteur. Alors que la colère étreignait le florentin, il avait fini par se calmer, par revenir près d'elle, favorisant les mots doux, les gestes rassurants. Il savait qu'elle avait souffert, qu'elle souffrait encore de certaines choses. Au fond d'elle, quelque chose s'était brisé il y avait longtemps et lui-même doutait de pouvoir le réparer un jour malgré tout son amour, malgré toutes ses caresses, malgré ses "je t'aime". Alors il se fond en explications,il la rassure, il lui exlique tout de A à Z, n'hésitant pas à avouer avec honnêteté qu'elle est celle dont il a besoin. Sa jolie blonde l'écoute, sans mot dire, mais finalement, elle en vient à ses parents, promesse faîte à un père en proie à la peur pour sa fille vivant à quelques milliers de kilomètres de lui, promesse faîte à une famille de protéger une belle jeune femme, promesse faîte de ne lui donner que du bien. Promesse perdue, mission échouée, il se devait désormais de tenir parole, au moins une fois dans sa vie. Elle ne le comprenait pas, serrait les poings, en colère. Contre lui? Contre eux? Les deux? Il l'ignorait, mais une nouvelle fois, il se précipita vers elle pour lui donner toutes les explications. Comprenait-elle seulement que sa famille se faisait du souci pour elle? Que son père, sous ses airs durs et froids ne voulait que le meilleur pour elle? C'est d'ailleurs pourquoi Francesco avait accepté. Parce qu'il avait senti ce jour-là la peur d'un être qui tenait à la chair de sa chair. Ana semblait ne rien vouloir entendre, mais une nouvelle fois, usant de diplomatie, d'explications et d'arguments, Francesco lui fit voir l'envers de la médaille. Elle l'avait fait pour lui, il se devait de le faire pour elle. Au moins pour elle. Et enfin, il obtint son accord. Il souffla, heureux d'être parvenu à la convaincre et de ne pas avoir essuyé une colère monumentale. Finalement, alors même qu'il serrait les mains de sa belle, il lui demanda alors, à son tour, des explications.

Elle bégaya, se crispa, il sentit qu'elle se tendit. La question venait de la piquer. Il sentit soudainement son coeur battre plus vite. La peur l'envahissait à nouveau. Et si elle lui disait qu'elle avait couché avec un autre, juste par pure satisfaction de lui rendre la monnaie de sa pièce? Si elle lui disait qu'elle avait voulu prouver qu'elle pouvait faire de même que lui? Il ne savait pas si il le supporterait. Elle souffla finalement qu'elle avait honte, avant d'ajouter que chaque fois que ça n'allait pas, elle pensait à boire. Il ne fit aucun geste, ne dit aucun mots. Il savait qu'elle avait ses démons, et l'alcool resterait sans doute l'un des plus coriaces pour elle. Le fait qu'elle le lui avoue prouvait déjà qu'elle savait avoir un problème à ce niveau. Si elle déclara ne plus être alcoolique, ce qu'il croyait bien volontiers, elle avoua que l'alcool resterait un problème pour elle. Ce serait difficile. Sans aucun doute. Il ne pouvait la juger sur cela. Il ne la jugerait pas. Il ne se le permettrait pas parce qu'il n'était pas meilleur au fond, même si son souci à lui n'était pas l'alcool. Il ne répondit rien et attendit qu'elle continue, restant près d'elle. Lorsqu'elle l'appela, ou plutôt qu'elle l'interpella, soulignant qu'elle l'aimait et qu'il le savait, il prit peur. Ou plutôt, le degré de la peur en lui augmenta. Quand une explication commençait ainsi, le plus dur était à suivre. Elle semblait sur le point de rendre, mais il la fixait, tentant de lui donner au travers de son regard toute la force nécessaire pour qu'elle lui avoue ce qui s'était passé. Il voulait sa version des faits à elle. Elle se lança finalement. Elle lui avoua alors être allé dans un bar où elle se rendait avant la fusillade, là, elle avait pris un verre, du whisky. Il eut un petit sourire.
- Au moins tu prends pas de la merde. Fit-il pour la détendre un peu alors qu'elle continuait. C'est là qu'un homme était arrivé. Elle l'avait envoyé valser, le repoussant, et finalement, si à un moment elle avait hésité sur la manière dont elle boirait l'alcool, sa belle avait opté pour le vider cul-sec. Mais la suite était plus problématique. Elle avait été droguée. Elle ne se souvenait plus de rien. Il retint sa respiration alors qu'elle terminait en pleurant, des larmes coulant sur ses joues depuis ses magnifiques yeux bleus. Elle avait visiblement été recueilli par un couple homosexuel et était allée à l'hôpital. Elle jura ne pas l'avoir trompé et lui demanda confirmation, comme si elle voulait être sûre qu'il ne douterait pas d'elle... Au contraire d'elle qui doutait désormais de lui. Il la regarda, plongea son regard dans le sien, ne sachant que dire. Il y avait un trop pleins d'émotions en réalité. Ce trop pleins était dû à la peur. Il aurait pu lui arriver n'importe quoi, elle aurait pu se faire violer... Pire encore... Tuer. Il y avait des malades de partout. Mais au lieu de l'appeler, elle avait choisi de faire cela de son côté, rentrant à la maison pour se prendre la tête avec lui.
- Ana... Je sais que tu ne m'as pas trompé. Il posa une main sur la joue de sa belle, la caressant délicatement. Je crois que tu m'aimes trop pour cela. Il essuya une larme de sa blonde avant de finalement se redresser. Pourquoi tu ne m'a pas appelé? Fit-il alors, le cœur déchiré. Au fond de lui une petite voix lui cria "Parce qu'elle n'a plus confiance en toi mon pauvre ami!" Pourquoi tu m'as pas averti? Je... Je suis tombé si bas dans ton estime que je ne suis plus digne de confiance pour t'emmener au moins à l'hôpital, ou au moins pour t'y rejoindre? Il secoua la tête, un peu perdu, avant de se diriger vers son établi. Ana... Je croyais que... J'pensais quand même que tu m’appellerais... Tu... Il y avait le téléphone de la maison... Peut-être pas mon portable parce que tu l'avais... Mais bon sang... Pourquoi? Il ne comprenait pas. Elle était allée à l'hôpital, elle avait mis au courant tout un service, elle s'était démerdée toute seule, et lui... Lui il était resté là à l'attendre, craignant qu'elle ait couché avec un autre alors que c'était pire encore! Alors qu'elle avait subi encore un outrage.

Au fond de lui, il ne savait pas si il lui en voulait, ou si il était en colère contre tout ce qui s'était passé. Il souffla, posa ses mains sur l'établi, prenant appui sur ce-dernier et baissa la tête, la rentrant dans ses épaules, tentant de se calmer. Finalement, sans la regarder, la tête toujours dans les épaules, il finit par avouer:
- Je t'aime comme un malade Ana. Je t'aime à en perdre la tête. Si tu savais... Il releva la tête pour la regarder. Depuis que je t'ai trompé, tu en doutes. Inutile de le nier Ana. Il prit alors un cliquet sur son établi, une douille de dix et se dirigea vers son Audi. Il fallait qu'il calme ses nefs tout en lui parlant. Il commença à démonter le cache moteur. Tu ne me crois plus. Tu me crois plus quoi que je dise. Quand je te parle d'une fille, quand j'essai de t'expliquer qu'il n'y a rien, rien à faire, tu m'aimes tellement... Que tu m'en veux parce que je peux les regarder. Il se redressa et la regarda avec un petit sourire. J'adore ça. Elle devait se sentir perdu. Il continua pour éclairer sa lanterne. Mais hier chérie... Hier... Tu m'as pas laissé le temps de parler. Il posa les écrous qu'il avait dévissé sur le bord de l'établi avant de retirer le cache. Tu m'as pas laissé le temps de m'expliquer. Soudainement, il jeta son cliquet contre le mur de son garage. Bordel!!! Tu aurais pu... Ana! Putain!!! Il revint vers elle, les muscles contractés par la souffrance. Tu aurais pu te faire violer... Mais pire encore! J'aurais pu te perdre! Il s'accroupit devant elle et s'empara des épaules de sa blonde pour la secouer. T'as toujours pas compris? T'as toujours pas pigé? Si j'te perds Ana... Je meurs. Une larme roula sur sa joue. Je n'ai plus de raisons de vivre. Si j'te perds... J'aurais échoué. Encore. Il redressa la menton de sa belle pour qu'elle le regarde, pour que leurs regards se croisent, se fixent. Si tu te bats toute seule... Comment pourrais-je t'aider? Il se saisit de son visage entre ses mains. J'ai horreur de te voir souffrir... Et si je suis la cause de cette souffrance... Il souffla avant de continuer. J'suis prêt à partir. Il s'arrêta avant de reprendre, plus calmement, plus doucement encore, dans un murmure. Mais si je ne suis pas la cause... Laisse-moi t'aider. Laisse-moi me battre pour toi. Laisse-moi prendre des coups pour toi. Mais arrête. Arrête de vouloir te battre sans moi... Arrête de me voir comme un homme infidèle qui te trompe sans cesse. J'ai fait des conneries et je le nie pas. Mais s'il te plait, au moins une fois... Regarde-moi comme le type qui t'aime. Certes avec des imperfections. Au moins une fois... Il s'arrêta, la regardant, ne lâchant plus son regard, ne sachant pas si il devait l'embrasser, si elle le lui permettrait.Au fond il se doutait que oui. Mais après tout... Si elle le désirait, alors il s'offrait: qu'elle l'embrasse.
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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Dim 10 Nov 2019 - 3:02 )
Jalousie, colère, souffrance,
peur de perdre l'être aimé :
un très mauvais cocktail.
@FRANCESCO SPINOZA FRANCESCO CHÉRI SANS TOTTI ET ANABELA


S'il savait tout de mon passé, se tiendrait-il devant moi ? S'il savait ce que mon père a pu me dire, voudrait-il que nous reprenions contact ? Se rendrait-il compte qu'il n'avait pas à faire un pacte avec lui, un pacte qui ne me convient pas ? Que je ne comprends pas ? S'il savait ce qu'il a pu me dire, me faire comprendre, je ne pense pas qu'il aurait agi ainsi. Le souci, c'est que je ne parle pas. Je me ferme, je me recroqueville et je vis tout seule. Les raisons ? Le fait d'avoir été trahi, berné. Le fait d'avoir été battu, humilié. Le fait d'avoir été sali, le fait d'avoir été détruite, tout bonnement. Alors, pourquoi ne rien lui dire ? Pourquoi ne pas tout lui révéler ? Tout bonnement parce que ce serait trop dur de poser des mots sur ce passé douloureux que je traîne. C'est comme une sorte de lourd bagage, ou encore, comme un poids à mon pied, un poids qu'on ne peut me retirer. Malgré toutes les bonnes intentions du monde, personne n'arriverait à me faire tout oublier, même pas l'homme dont je suis follement amoureuse, l'homme se tenant devant moi : mon Francesco. Est-il l'homme de ma vie ? Oui. Je ne peux hésiter si on me pose cette question. Francesco est l'homme de mon existence, il est la personne pour qui je pourrais donner ma propre vie, mais suis-je la femme de la sienne ? Je ne sais plus. Non pas que je doute de son amour bien que cela arrive parfois – comme la veille au soir à cause de ma jalousie maladive à son égard – je doute plutôt du bonheur que je peux lui apporter. Avec tout ce qu'il a vécu en rapport à Lydia, pourrais-je être à la hauteur avec mon passé qui m'a véritablement brisé ? Je ne sais pas. J'ai peur de ne pas le rendre heureux comme il mérite de l'être. J'ai peur de gâcher sa vie. J'ai peur qu'il ne soit pas comblé le restant de ses jours à cause de moi. Mes doutes, sont-ils dû à Teodoro ? Sans le moindre doute. Le fait est que je ne veux plus le voir pleurer par ma seule et unique faute. Je ne veux plus le blesser, lui faire mal. Ce n'est pas la vie que je désire qu'il ait. Alors, que dois-je faire ? Partir ? M'ouvrir ? Parler afin que l'on affronte le monde à deux ? Un espoir naît en moi à cette simple pensée, parce que je ne m'imagine pas vivre sans lui à présent. On dit souvent que l'on peut laisser une personne parce qu'on a su vivre sans elle avant notre rencontre, mais cela ne se vérifie pas dans notre cas. Je ne pourrais pas vivre si Francesco venait à me quitter pour une autre. Je ne pourrais ni vivre à Naples, ni vivre nul part. Il est mon âme sœur, il est l'amour de ma vie et sans lui je ne suis rien. Je ne suis personne. Il est mon souffle. Il est les battements de mon cœur, il est mon énergie ainsi que mon courage. Il est lié à moi comme personne d'autre au monde ne peut l'être. Francesco est mon soleil, il est toute ma vie. Il est mon passé part ce qu'on a vécu ensemble. Il est mon présent, puisque je ne peux me résoudre à me défaire de lui tant je l'aime, mais surtout, envers et contre tout, je veux qu'il soit mon avenir. Je désire plus que tout au monde que je sois sienne jusqu'à la fin de nos jours, qu'il soit mien également, malgré mes craintes depuis ce qui s'est produit.

Fermant un instant les yeux, mon cœur battant à la chamade, je peux comprendre la raison de son appel envers les « miens ». Je comprends qu'il désire me rendre heureuse, je comprends qu'il désire que tout s'arrange, mais c'est impossible. Pas ainsi. Pas de cette façon. Je refuse qu'il fasse un pacte avec mon père pour décider entre eux si nous pouvons être ensemble ou non puisqu'il s'agit de notre relation à nous deux, lui et moi, à Franciana et non pas à mon père et mon Francesco. Le fait est que je ne pipe mot. Je ne désire pas évoquer ce point pour le moment alors je l'écoute, jusqu'à ce qu'il me demande des explications à mon tour. Que puis-je dire ? Beaucoup de choses sans nul doute, alors je me lance, prenant mon courage à deux mains afin de lui faire part globalement de la soirée que j'ai passé. Avouant mon problème assez épineux avec l'alcool, j'admets avoir vidé cul-sec mon verre de whisky quand tout est devenu plus compliqué. Je ne me rappelle pas de l'intégralité de ma soirée à cause d'une drogue que l'on a mise dans mon verre, cette drogue que l'on nomme « drogue du violeur ». Rien qu'à le prononcer, je suis saisie de frissons, parce que j'aurais pu être violé. On aurait pu abuser de moi. On aurait pu me faire pire encore, j'en ai conscience à cet instant, ce qui me donne froid dans le dos. Me recroquevillant sur la marche des escaliers, je jure à mon homme que je ne l'ai pas trompé et des larmes roulant sur mon visage, je le supplie de me croire. C'est le cœur lourd que je le fixe à présent, n'ayant pas esquissé le moindre sourire en rapport à sa petite « blague » rapport au Whisky. Je ne peux rire à cet instant, je ne peux sourire, tout bonnement parce que j'ai peur de le perdre. J'ai peur que mon Francesco me quitte. J'ai peur qu'il ne puisse passer sur cette soirée. Retenant mon souffle à présent, mon regard plongé dans le sien, il parle, me confiant qu'il sait que je ne l'ai pas trompé. Un poids se retire de mon cœur tandis que je ferme les yeux, inclinant ma tête alors qu'il pose avec délicatesse une main sur ma joue, pour la caresser. Un mince sourire naissant sur mon visage, je reviens à notre dure réalité alors qu'il m'interroge. Pourquoi ne l'ai-je pas appelé ? Tout bonnement parce que je ne sais plus le faire depuis Teodoro. Le problème n'est pas Francesco, le problème ne vient pas de notre relation. Le souci vient de mon passé, de cette relation destructrice que j'ai vécu avec l'homme qui a été mon époux, alors que je ne le connaissais pas lui, mon amour, ma vie. Je ne sais plus dire que j'ai besoin d'aide. Je ne sais plus me confier. Je ne sais rien faire d'autre que de compter sur moi-même et personne d'autre. Pourquoi ? Tout bonnement parce que j'ai informé mes parents de ce qui se passait et qu'ils m'ont dit de rester avec mon époux, parce que c'est ce que je devais faire. Je devais accepter les humiliations, les coups, puisque mine de rien, c'est mal vu de divorcer. Si je suis restée deux années durant avec lui, ce n'était pas plaisir, ni même pour reformer notre couple. Si je suis restée, c'est à cause de l'insistance de mes parents au propos de mon mariage, puis c'est également à cause des menaces de Teodoro qui me promettait de tout révéler si je venais à la quitter. J'étais sous sa coupe, je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas agir. Je devais rester jusqu'à ce qu'il se lasse de m'humilier et c'est ce qui s'est passé. « Non ! » Je m'exclame, ne supportant pas de l'entendre parler ainsi. Il n'est pas tombé très bas dans mon estime, il n'est pas devenu indigne à mes yeux. « Tu dis n'importe quoi. » Je souffle dans un murmure, fermant les yeux. Restant ainsi, me recroquevillant plus encore, je ne sais pas quoi faire, quoi dire. Sommes-nous arrivés au point de non-retour ? Non. Je ne le veux pas. Je ne l'accepte pas. En attendant, pour le moment, je me trouve comme paralyser. Je comprends sa colère, je comprends son besoin de la déverser, de dire des choses qu'il ne pense peut-être pas ou qu'il pense, je ne sais pas. Peinant à avaler ma salive, mon cœur se serre davantage à ses nouveaux mots. « C'est faux. » Je prononce, des trémolos perceptibles dans ma voix, puisqu'il pense que je doute de lui, ce qui n'est pas le cas. Au jour d'aujourd'hui, je lui fais confiance, je lui voue une confiance aveugle, absolue, je pourrais lui confier ma vie. Ce qui m'a poussé à agir ainsi la veille, c'est MA jalousie. J'ai peur de le perdre, j'ai peur des autres femmes. Toutes doivent lui tourner autour et la simple idée que cela arrive me donne la nausée. Postant ma main valide sur mon ventre, je ne parviens plus à hausser le ton. Non pas que je désire crier, hurler, mais parce que je suis vidée, épuisée par les événements, par mes chutes, ainsi que la douleur et la peine qui m'assaillent toujours, ne me laissant pas la moindre seconde de répit. « Arrête Francesco, s'il te plaît. » Je souffle à présent, postant ma main sur mon front. Je le crois. Je le crois vraiment, mais j'ai peur. J'ai toujours peur parce que je n'ai plus d'estime de moi. J'ai toujours la désagréable sensation de ne pas le mériter, de ne mériter personne et cela ne s'en ira pas en un claquement de doigts. Je l'aime moi aussi. Je l'aime comme une folle, je l'aime d'un amour sans égal, d'un amour si puissant qu'aucune personne ayant frôlé ce monde ne peut comprendre, ne peut imaginer. Devrais-je le lui dire ? Le lui dire chaque jour que Dieu fait ? Sans doute, oui. Seulement, pour le moment, je ne peux que le murmurer. Me sentant de plus en plus mal de part sa détresse, sa peur, sa souffrance et sa colère, je ne dis rien, pas encore. Il doit être prêt à m'écouter, à me comprendre. Pour le moment, je reste assise sur la marche de l'escalier, puis je n'ai pas la force de me relever. Alors, osant porter mon regard sur lui, je constate qu'il s'occupe de sa Audi, sans aucun doute pour s'occuper afin de ne pas vriller. Le regardant, mes prunelles emplies de larmes, elles s'animent dès lors qu'il me regarde avec un doux sourire, pour s'emplir de peur lorsque son cliquet frappe avec fracas le mur du garage. Étant saisi par un mouvement de recul, mon cœur s'emballant de nouveau, des larmes silencieuses roulent sur mes joues. Le fait est qu'il a raison. J'aurais pu me faire violer. J'aurais pu me faire tuer également, je ne peux le nier. Rien que d'y songer je suis de nouveau prise d'effroi. Baissant le regard, me sentant honteuse, je n'ose pas croiser son regard alors qu'il s'approche de moi. S'accroupissant devant moi, me saisissant par les épaules, il me secoue, comme pour me faire réaliser ce qui s'est produit, alors que c'est déjà le cas. J'étais dans une colère monstre. Je suis partie telle une furie pour culpabiliser et me rendre compte que j'avais fait une erreur, puis désirant rentrer à la villa, je n'ai pu le faire. Après une nuit dont je ne me rappelle que de quelques brides, j'ai culpabilisé et je culpabilise encore. Ne pipant mot, ne sachant pas quoi dire de toute manière, je le laisse faire, quand mon regard trouve le sien. Ses mots sont difficiles à entendre, ils sont durs, mais ils sont si compréhensibles. La raison ? Je ressens la même chose que lui. Si je le perds : je meurs. Je ne pourrais jamais vivre dans un monde sans lui. Il est ma raison d'être ici, sur cette Terre et sans sa présence à mes côtés, je ne suis rien. C'est une évidence à mes yeux comme c'est une évidence aux siens. Baissant le regard, ne supportant pas de le voir pleurer, j'essuie d'un rapide revers de la main mes larmes quand il s'empare de mon menton pour me forcer à soutenir son regard. Que va-t-il me souffler à présent ? Est-ce que cela va davantage me déchirer le cœur ? Je ne vais pas tarder à le savoir. Alors, l'écoutant, mon cœur se serre un peu plus encore, pour se briser ; encore. Je ne veux pas qu'il parte, je ne veux même pas qu'il le pense. Je ne veux même pas que cette simple idée lui vienne à l'esprit. « Francesco, arrête. » Je m'exclame, blesser. « Je ne veux pas que tu partes. » Je souffle, des trémolos de nouveau perceptible dans ma voix. Que puis-je faire pour qu'il comprenne que cela ne vient pas de lui, mais de moi ? Je n'ai pas le temps d'y réfléchir que déjà, il reprend, pour me le murmurer. « Ce n'est pas toi. Tu n'es pas la cause de mon état, il ne s'agit pas de ça. » Je souffle, de nouvelles larmes roulant sur mes joues. Ma main valide se posant sur son visage avec lenteur et délicatesse, le caressant à l'aide de mon pouce, j'approche mon visage du sien pour sceller mes lèvres aux siennes. Les goûtant, l'embrassant avec tout mon amour, je finis par rompre notre doux baiser emprunt de tendresse pour lui souffler, mon front coller contre le sien : « Je ne veux pas que tu partes. Je ne veux même pas que tu l'imagines, que tu l'envisages. » Ne sachant pas comment je vais pouvoir continuer à parler, à me confier, je m'empare de l'une de ses mains, puis j'encre un instant mon regard dans le sien pour y puiser du courage.

« Francesco. » Je commence, fermant une courte seconde les yeux. « Francesco, je t'aime. Je t'aime comme une folle et ce sera toujours le cas. Il n'y a que toi et il n'y aura que toi. Tu n'es pas tombé dans mon estime, tu… Tu es digne de confiance. » Je baisse les yeux, essayant d'essuyer de nouvelles larmes avec mon bras qui me fait mal et qui me fait ainsi grimacer, pour finir par souffler et reprendre, ma main valide serrant la sienne, ne la délaissant pas. « Je ne t'ai pas appelé parce que je ne sais plus le faire. Ça ne vient pas de ce qui s'est passé entre nous chéri, c'est… Francesco, c'est… » C'est affreusement difficile d'en parler, de l'évoquer. « Francesco. Une fois que je te ferais part de mon passé, de ces choses… Je ne sais pas si j'aurais la force de… Poser des mots voudra dire que ce que je m'apprête à te dire est réellement arrivé… Que je l'ai vécu. Tu comprends ? » Je demande, puisant de nouveau du courage dans ses yeux où j'aime m'abandonner. « Si tu m'avais connu auparavant, je… Rien ne se serrait passé ainsi. » M'arrêtant encore, chassant des larmes, ma prise se raffermissant sur sa main, je me lance, tant que j'ai du courage. « Mes parents ont su ce qu'il se passait. Je leur ai parlé des humiliations. Je leur ai parlé des coups. Ils savaient que j'étais une femme battue, que mon époux me traitait mal, mais je devais me taire. Lui, me menaçait de tout révéler à la presse, le fait que je sois stérile et je n'étais pas prête à l'affronter. Puis mes parents m'encourageaient à rester son épouse alors, j'étais perdue. Je me suis perdue parce que je me trouvais seule. Affreusement seule. J'avais mes proches autour de moi, mais ils ne comprenaient pas. Francesco, je ne me suis jamais sentie aussi isolé, aussi incomprise, aussi impuissante. J'avais la sensation d'être une incapable qui ne comprenait rien. À force, je me suis dit que le problème venait de moi. » Je hausse les épaules comme pour dédramatiser ce que j'ai vécu, me voilant la face. « Teodoro me bourrait le crâne en me disant que je n'étais pas une femme comme je ne pouvais pas enfanter. Je n'avais plus son respect, je n'avais plus rien. Je devais être humilié à cause de ça. Il devait me le faire payer en me rappelant que je n'étais personne et que je ne méritais pas qu'il tienne les promesses lors de nos vœux. Il ne me devait aucune fidélité, aucun amour. Je crois qu'il ne m'a jamais aimé. » Faisant une pause, m'approchant de mon Francesco afin d'être rassuré par la chaleur émanant de son corps, je me presse tout contre lui. Mon nez trouvant sa place sur son épaule, je hume son odeur en fermant les yeux. « À cette époque, je n'avais plus personne. Tout s'est écroulé autour de moi et j'ai chuté, je me suis écroulée moi aussi. J'ai perdu toute confiance en moi. J'ai été battu, brisé de toutes les façons possible et imaginable. » Je souffle à présent, parvenant à me confier ainsi, tout contre lui. « Je veux que tu saches que ce n'est pas ce qui s'est produit entre nous qui a fait que je ne t'ai pas appelé. C'est que j'ai dû m'habituer à tout vivre et affronter seule durant de nombreuses années parce que personne ne répondait présent. Absolument personne. Alejandro préférait ignorer mon regard emprunt de douleur, de larmes, ma perte de poids et les marques que je pouvais porter. Mes parents en ont fait de même et Teodoro, quant à lui, me disait en permanence que j'étais seule. » Pleurant de nouveau en silence, je reste un instant sans prononcer le moindre mot afin de recouvrer un semblant de paix, de courage. Mon Francesco semblant le comprendre, ne dit rien, me gardant tout contre lui. « Je t'aime comme une folle et je te fais confiance. Je pourrais te confier ma vie, je donnerais la mienne pour toi s'il le fallait. C'est la jalousie qui m'a aveuglé et le fait que j'ai été trompé avant toi. Puis, il y a eu cette histoire entre nous et là, c'était le corps d'une femme nue qui s'est affiché. Lorsque j'étais au bar, je voulais rentrer pour te rejoindre et parler, m'excuser. Seulement, les choses se sont compliquées. J'ai la sensation de te rendre malheureux. J'ai la sensation que je gâche ta vie Francesco. » Je souffle, me confie, ayant peur que ce soit le cas. « Je te crois plus que tu l'imagines. C'est cette femme et son corps, ses formes, ça m'a rendu folle. Complètement folle. Je sais que tu me trouves magnifique, mais je ne me vois pas ainsi. Autrefois, je me trouvais belle, je savais que je pouvais plaire, mais aujourd'hui je… Je ne porte plus le même regard que celui que je me portais lorsque j'étais « heureuse », avant qu'il ne me brise. » À force de parler, de m'écouter, je me rends compte à quel point, cet homme que j'ai aimé m'a détruite. « Lorsque j'y songe, j'aurais aimé te connaître avant, avant lui. » Me redressant afin d'encrer mon regard dans le sien, aussi empli de larmes soit-il, je souffle : « Je sais que j'aurai pu être violé. Je sais que j'aurai pu être frappé. Je sais que j'aurai pu être laissé pour morte. Je le réalise de plus en plus lorsque j'y songe. Je… » Suis-je prête à lui dire que j'ai déjà vécu ces situations avec Teodoro ? Pas pour le moment, puisqu'il doit digérer de nombreuses choses, tout comme moi. « Tu n'échoues en rien. Je suis là et tu ne vas pas me perdre. » Positionnant ma main sur son visage, captant son regard, j'ajoute dans un murmure : « Tu n'es pas la cause de ma souffrance. Ce n'est pas ta faute si je suis aussi malheureuse parfois, si je souffre. Rien de ceci ne t'incombe. » Après ses mots soufflés, je m'approche de son visage afin que mes lèvres épousent les siennes. Essayant de lui transmettre à travers mon baiser tout mon amour, je reprends, mon visage se trouvant à un souffle du sien, au point de sentir le sien chaud caresser mon visage de poupée. « Je te l'ai dit. Tout ne sera pas simple, ni évident. Je ne peux pas m'ouvrir ainsi à toi en un claquement de doigts. Il me faut du temps pour parvenir à te laisser m'aider chéri. Il faut que tu sois patient. Avec le temps et les épreuves mauvaises comme bonnes, je vais m'ouvrir à toi. J'ai confiance en toi. Je ne te vois pas comme mon homme infidèle. Je ne veux pas que tu le penses. Je ne veux même pas que tu l'envisages. Je crois en toi. En nous. Je sais que tu m'aimes. Je te vois comme l'homme de ma vie mon Francesco. Crois-moi, je t'en prie. » Sur ses paroles, sur mes murmures et mes révélations, je réduis le peu de distance séparant nos lèvres pour les sceller de nouveau, dans un baiser doux qui devient passionner. Il ne s'agit pas simplement d'amour entre nous, puisque nous sommes irrémédiablement attirés l'un par l'autre, comme des aimants, puis surtout, nous nous aimons plus que tout, plus que nous-mêmes.


FRANCIANA PARA SEMPRE
3 MOTS - 7 LETTRES - 2 SYLLABES
TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER. JE T'APPARTIENS.


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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Francesco Spinoza
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Métier : PDG d'une société de transport par hélicoptère et acteur majeur en bourse dans les secteurs aéronautiques et automobiles.
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Sujet: Re: [Terminé] Jalousie, colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé : un très mauvais cocktail.│FRANCIANA│ ( le Sam 23 Nov 2019 - 15:18 )
Jalousie, Colère, souffrance, peur de perdre l'être aimé: un très mauvais cocktailFranciana Leur dispute les emmenait sur le terrain dangereux des aveux. Francesco s'en moquait bien. Il ne souhaitait pas la perdre, alors il se donnait le courage de dire tout ce qu'il ressentait, tout ce qu'il pensait. il s'ouvrait à elle pour qu'elle puisse voir non seulement sa souffrance, mais également sa peine et ses craintes. Ce n'était pas simple, mais il fallait qu'elle comprenne qu'elle n'était plus seule, que lui avait besoin d'elle, qu'elle avait déjà trop d'emprise pour qu'il ne se permette une seconde de la perdre. Il tentait bien de calmer ses nerfs, il tentait bien de ne pas céder à l'énervement, mais qu'est-ce que c'était difficile. Il avait envie de céder à la colère, de tout casser, de se livrer à un combat acharné avec n'importe qui. Dans ses moment là, en général, il enfilait un jogging et partait à la salle, ou à la boxe, ou il allait courir tout simplement, histoire de vider toute cette énergie négative. Mais là, elle était devant lui, et il ne pouvait pas la laisser planter là comme si de rien n'était. Il fallait qu'ils aient une conversation de toute manière, et tôt ou tard cela devrait arriver. Sa blonde avait encore des réactions avec lesquels il n'était pas d'accord. Le fait qu'elle ne lui avait laissé aucune chance de s'expliquer l'avait blessé profondément, le fait qu'elle ne l'appelle pas encore plus. Et il doutait plus en plus quand au fait qu'il soit l'homme de la vie de la blonde. Si ils n’arrivaient déjà pas à à se faire confiance maintenant, qu'est-ce que ça serait dans deux ans? C'était décevant, mais c'était ainsi. Ils avaient maintenant le choix de redresser la barre, ou de laisser le navire sombrer... Et comme un marin luttant contre la tempête avec l'espoir suprême de sortir victorieux de l'épreuve, il donnait toute son énergie. Et alors qu'il parlait, Anabela lui demander d'arrêter, frapper par les mots parfois durs, peut-être injuste qu'il prononçait, mais il le fallait. Pour son bien. Pour le sien. Pour le leur, il fallait qu'il la pique où ça faisait mal. Elle réagissait, lui demandait bien de se taire, ou le contredisait en disant que ce n'était pas vrai, mais il continuait,jusqu'à ce qu'il s'arrête, à bout de souffle, ne demandant qu'à ce qu'elle le regarde comme ce qu'il l'était: Un pauvre fou. Fou d'amour pour elle, qui ne demandait qu'à l'aider. Finalement, à bout, elle pleure. Elle laisse les larmes rouler sur ses joues alors qu'elle lui fait comprendre qu'il n'est pas la cause de ses problèmes. Et comme pour le rassurer, elle vient l'embrasser. Il soupire, se laisse aller à ce baiser emprunt d'amour, a ce moment qu'il espérait au plus profond de lui. Elle reprend alors la parole, prenant sa main dans la sienne pour lui répondre.

Et finalement, elle commence. Elle lui assure l'aimer, qu'il n'y a que lui et il ne peut s'empêcher de sourire légèrement. Cela il le sait. Il sait bien que sa belle l'aime, ses réactions en témoignent. Elle continue même, arguant qu'il n'est pas tombé dans son estime et qu'elle lui fait toujours confiance. Il aimerait le croire, mais parfois il en doute. Cependant, il lui accorde du crédit. Elle n'oserait pas lui mentir. Elle souffle alors, comme si elle s'apprêtait à lui dire quelque chose d'important. Finalement, elle s'ouvre à lui, expliquant que si elle ne l'a pas appelé c'est parce qu'elle ne savait plus le faire, mais cela ne vient en rien de leur relation. Et elle continue, lui annonçant que ce qui va suivre est pour elle difficile à dire, mais c'est ce qu'elle a vécu. Il la regarde, soutient son beau regard bleuté pour l'aider, pour l'encourager à continuer alors qu'il a besoin de réponses, alors qu'il a besoin de comprendre, lui aussi. Il ne peut s'empêcher de rire légèrement alors qu'elle dit que si il l'avait connu avant, rien ne se serait passer ainsi. Il finit par répliquer, amusé:
- Bébé... Avec des "si" on referait l'Histoire. Fait-il, usant d'un terme affectif pour la rassurer, pour lui montrer qu'elle a toujours une place importante dans son cœur: La première. Et si il devait refaire l'Histoire, alors il ne perdrait pas son temps... Il partirait au portugal pour la retrouver au plus vite. Elle continue finalement, serrant sa main et continue de lui avouer ce qu'elle a vécu là-bas, sous l'emprise de son mari, mais également de ses parents. Ses parents l'encourageaient à rester avec cet homme qui la maltraitait alors même qu'ils savaient. Ils n'ont rien fait pour la sauver. Ils n'ont pas levé un doigt, espérant peut-être que les choses s'arrangerait, et au fond de lui, Francesco ne peut s'empêcher de sentir la colère poindre le bout de son nez. Comment avait-on pu laisser faire ça? isolée, incomprise, la jolie blonde avait finit par tomber dans l'acceptation, comme prise au piège dans un jeu auquel elle n'avait jamais voulu jouer. De cette acceptation, elle avait fini par se dire qu'elle était la seule coupable, la seule responsable. Il baissa la tête, désolé, alors qu'elle continuait. Il leva son regard, l'aidant comme il le pouvait par son regard, l'aidant afin qu'elle lui explique cette partie sombre de sa vie, cette partie noire qui avait été pour elle l'enfer. Son ex-mari, enfonçant le clou n'avait cessé de lui répéter qu'elle n'était pas une femme. En plus d'une torture physique, il avait opté pour une torture psychologique, et en bon médecin, il devait sans doute savoir les conséquences que cela aurait. Ana avait plié. Elle avait chuté. Acceptant son sort, acceptant ce qu'il disait comme une vérité, souffrante au plus haut point, personne n'avait vu qu'elle portait des chaînes trop lourdes pour elle, et personne ne lui avait porté secours. La menace aidant, son mari d'antan l'avait gardé sous sa coupe un moment, il avait même vu comme une mission de lui faire payer à la fois par la violence mais aussi en la trompant ce qu'elle ne pouvait lui offrir: Une descendance. C'était là l'oeuvre d'un esprit bien bas dont le mode de pensée n'allait pas plus loin qu'un pauvre petit seigneur du moyen-âge cherchant à assurer sa suite. Mais combien cette oeuvre était dévastatrice.

Lorsque sa belle se rapprocha de lui, comme pour chercher du réconfort, il ne la repoussa pas, s'empressant de la serrer dans ses bras, retenant ses larmes alors qu'il réalisait à quel point elle avait souffert plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Elle huma son odeur, se posa contre son épaule alors qu'il caressait doucement son dos, l'aidant à se calmer par des caresses douces, lentes, dans le seul objectif de la rassurer comme on rassure un animal blessé et apeuré. Elle continue, reprenant la parole à nouveau pour lui dire alors ce qui s'est passé ensuite. Elle s'est effondrée. Comme un splendide édifice que plus personne n'entretient et auquel on prend diverses parties pour reconstruire autre chose et ailleurs, elle avait fini par s’effondre, magnifique cathédrale à qui l'on avait tout voler, ses trésors et son corps, et que l'on avait laissé en ruine avant que, de par son propre poids, trop faible dans sa structure, elle ne s'ébranle et ne s’effondre, ne laissant qu'un champ de pierre désolées, un amas de ruine qui n'attendait que d'être vendue ou jeter. Seule, elle l'avait été durant toutes ces années. Son frère ne l'avait pas aidé. Sa famille l'avait abandonné, la laissant au mains de son bourreau, celui-là même qui avait promis de la protéger de et l'aimer quoi qu'il arrive. ce même homme qui lui avait ensuite rappelé combien elle était seule. Livrée à elle même, elle avait appris à survivre seule dans ce monde, tentant tant bien que mal de tirer son épingle dans un jeu où elle n'avait rien en main. Cela avait conduit alors à hier soir, au fait qu'elle ne l'appelle pas. Elle tenait encore de son ancienne vie, des réflexes d'autrefois qu'elle appliquait toujours. Elle pleura alors en silence, contre son épaule, amèrement sans doute, et il la laissa se vider de sa peine. Il ne dit rien, continuant juste de caresser son dos de haut en bas pour lui montrer combien il l'aimait, et qu'il était là pour la soutenir. La Ana qui lui faisait face aujourd'hui n'était pas la femme jalouse d'hier, ce n'était pas la femme joueuse et coquine du soir de l'anniversaire, non. C'était elle: Cette femme brisée, abandonnée de tous qui avait fait comme elle avait pu pour se maintenir en vie, à la surface. Elle reprit alors, après s'être calmé, que c'était la jalousie qui l'avait aveuglé. Le fait qu'elle ait été trompé aussi jouait, mais la peur de le perdre lui était plus forte que tout, il le sentait, et elle avoua qu'elle avait été prise de remords au bar, qu'elle aurait aimé s'excuser, mais finalement elle n'en avait pas eu l'occasion. Lorsqu'elle lui avoue penser gâcher sa vie, il s'indigna.
- Non Ana... Non... Surtout pas. Arrête de dire ça. Arrête. Souffla-t-il, ne voulant surtout pas qu'elle le pense. Elle reprend alors pour lui dire qu'elle le croit, qu'elle sait qu'il la trouve magnifique et c'est peu dire, mais al réalité c'est qu'elle ne se voit plus ainsi, détruite par un homme qu'elle aurait voulu ne jamais connaitre. Elle finit par se redresser, le regardant et déclarant qu'elle aurait aimé connaître le florentin avant l'autre abruti. Il sourit.
-Je sais. Répond-il simplement, ne doutant pas de la sincérité de ses mots. Finalement, elle reconnait qu'elle aurait pu être violée, voir pire, mais finalement, posant sa main sur son visage, elle lui déclare qu'il n'échoue en rien. Elle le libère en disant cela alors qu'il ferme les yeux, appréciant ce contact sur sa joue alors que son cœur se calme soudainement. Soudain, tout s'arrête. Le temps reviens à la normal et son souffle s'apaise alors qu'elle le rassure et vient enfin l'embrasser. Il répond à son baiser, laissant ses mains à lui entourer le visage de sa belle. Finalement, elle reconnais qu'il n'est pas simple pour elle de s'ouvrir, qu'elle ne peut pas le faire en un claquement de doigt, mais elle l'aime. C'est tout ce qui compte non? Elle l'aime, et elle ne le voit pas comme un homme qui la trompe tout le temps, elle croit en lui, en eux. Elle l'aime. Ses simples mots son délicieux à entendre, si doux à son oreille qu'il se laisse aller encore plus passionnément à ce baiser qu'elle offre à nouveau. Il se laisse emporter par ce baiser, dévore les lèvres de sa belle délicatement avant de finalement rompre ce baiser pour lui souffler:
- Je te crois chérie... Je te crois... Un murmure qui vient apaiser sa belle alors que le calme est enfin revenu. La tempête vient de s'arrêter, et malgré quelques désagréments, le navire peut reprendre la mer.

Francesco note que sa belle fatigue. Il la prend alors dans ses bras tandis qu'elle ne dit plus rien, ses dernières révélations après une dispute des plus ardues l'ayant épuisées. Il la soulève de terre, l'embrasse alors qu'il sent qu'elle commence à piquer du nez. Un instant elle est prise d'un moment d'affolement, sans doute dû à un souvenir qui lui revient en tête, mais très vite il vient la rassurer.
- Calme-toi Ana... Calme-toi... Je suis là... Je te tiens... Il dépose un baiser sur son front et s'engage dans les escalier pour remonter jusqu'au salon. Bagheera, allongé sur le canapé, les regarde passer, ses grands yeux verts ouverts. Lorsque Francesco monte dans l'escalier, il miaule et le rejoint, ouvrant la voix. Francesco sourit en pensant alors a ce qu'il avait lu dans dans un ouvrage sur l'Egypte ancienne. Les chats y étaient vu comme des animaux qui éloignaient les mauvais esprits. Si il n'y croit pas, il doit bien admettre que le comportement de celui-là est parfois intriguant, comme si l'animal comprenait la situation. Lorsque Francesco arrive, il rentre dans la chambre et dépose sa jolie blonde sur le lit. Il la couvre, la borde alors correctement alors que le chat noir vient immédiatement se lover contre elle. Le Florentin caresse un instant les cheveux de sa belle, vient souffler quelques mots doux à son oreille puis finit par souffler:
- Repose-toi... Dors. Tu es en sécurité... Princesse. Et il dépose un baiser sur ses lèvres avant de relever. Le chat lui le regarde s'éloigner d'un œil alors que la respiration paisible de sa blonde indique qu'elle dort déjà. Il sort, ferme délicatement la porte et se décide à aller ranger tout son bordel avant qu'elle ne se réveille. Il sait désormais que cette femme meurtrie a besoin d'attention... Et de reconstruction. Il sort son téléphone et finit par composer le numéro de sa mère.
- M'man? Fait-il alors qu'on lui décroche. Est-ce que c'est toujours okay pour le ranch? J'aurais besoin de prendre un peu des congés... Avec Ana.  
:copyright:️ 2981 12289 0

Fin du RP



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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