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- Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Sujet: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Lun 16 Sep 2019 - 15:48 )
Un café pour de l'espoir? La porte vitrée s'ouvrit devant lui alors qu'il rentrait dans l'hôpital. Veritable commanderie médicale, il y régnait une activité incessante et personne ne dormait. Un téléphone sonna à l'accueil, immédiatement une infirmière répondit alors qu'un docteur le bouscula, s'excusant à peine, ayant sans doute une urgence. Le flic ne lui en voulut pas et ne s'attarda pas à ça. Il se cala contre le bureau de l'accueil et attendit. Finalement, une jeune femme vint vers lui, lui proposant son aide.
- Oui... Je cherche la chambre d'une amie... Elle est hospitalisée ici... Mademoiselle Boschetti.
Elle regarda sur l'écran devant elle pour voir ce qu'elle trouvait et finit par lever le regard vers lui, hésitant, comme si elle ne pouvait communiquer le numéro de la chambre.
- Elle est au service cancérologie... Vous savez?
- Euh... Oui. Oui. Fit-il alors qu'il sentait qu'il y avait autre chose. Il ne s'attarda pas car elle lui donna le le numéro et appela un médecin pour avertir qu'il arrivait. Alexandre traça son chemin dans l'hôpital, suivant les indications des panneaux pour aller dans le bon service. Ici régnait l'odeur des calmants, des produits stérilisés... Des produits d'infirmerie. C'était ce genre d'odeur que l'inspecteur ne supportait pas trop. Il finit par trouver la chambre et regarda pas le petit hublot. La soeur de Lilwenn semblait endormie sur le lit, relié par des tuyaux ou des fils à de nombreuses machines médicales qui surveillaient son état à chaque seconde. Il rentra doucement, ouvrant la porte avec calme, et la refermant doucement. Il se tint debout dans la pièce, regardant la jeune femme. Elle avait tant à vivre... Mais elle était là. Prisonnière d'une chambre d'hôpital, de la maladie. La porte s'ouvrit et Alexandre tourna la tête pour voir un médecin qui vint se positionner à côté.
- Elle a passé une nuit très difficile. Fit le médecin sans préambule alors que l'inspecteur ne disait rien. Nous l'avons mise sous morphine. On a pas le choix malheureusement... Il regarda Alexandre avant de reprendre. Son état n'a pas évolué vers le mieux. J'en suis désolé. Alexandre hocha la tête, signe qu'il comprenait et le médecin le laissa. Finalement, il tira une chaise et se mit à côté de la jeune femme.
- Je suis allé me balader en bord de mer ce matin. Le soleil se levait à peine. Il s'arrêta un instant, lançant un regard à la malade. C'est un spectacle toujours aussi beau. Il faut le son des vagues déjà. Ensuite, imagine une mer calme, et la lumière du soleil levant, orangé, qui se lève dessus. Le sable fin qui crisse sous tes pieds, et cet air marin qui fouette le visage. Il s'arrêta. Il fait beau aujourd'hui et je t'ai ramené un petit quelque chose. Il sortit de sa poche un coquillage et le plaça dans la main de la patiente. Mes parents me racontaient que si tu le mets à ton oreille, tu entend la mer, et si tu dors avec, il te portera sur les flots et gardera tes rêves... Et tes nuits. Il s'arrêta, ne sachant trop quoi dire. Voyant qu'elle ne réagissait pas, il se leva doucement, remit la chaise à sa place et alla pour sortir lorsqu'il la vit lentement serrer le coquillage entre ses doigts. Ce n'était rien. Mais c'était mieux que rien tout de même. Il ouvrit la porte et tomba alors nez à nez avec Lilwenn.
- Oh... Pardon. Je suis venu voir... Comment elle allait. Il regarda son amie et finit par dire. Va la voir, si tu veux je t'attends près de la machine à café. Et il la laissa rentrer, se dirigeant en silence vers le point de rendez-vous indiqué.  
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Lilwenn BoschettiToujours frais après un litre de café
Lilwenn Boschetti
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Lun 16 Sep 2019 - 17:32 )


Un café pour de l'espoir ?

ALEXANDRE ET LILENN
♫ AaRON - U Turn (Lili) ♫

Le temps s'est arrêté depuis que j'ai appris que Barbara ne s'en sortirait pas. Tout s'est arrêté, le monde a cessé de tourner, mais l'arrêt du temps n'a pas eu d'emprise sur ma peine, sur la douleur que je ressens en permanence au niveau de mon cœur. Mes prunelles pleines de larmes, je tourne en rond dans l'entrée de la villa, puisque j'attends notre père, qui a promis que nous irions la voir ensemble. « Putain, tu fais quoi. » Je prononce pour moi-même, fermant une seconde les yeux alors que je prends appuie contre l'un des murs. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi impuissante, même pas lorsque l'on m'a agressé. D'ailleurs, quand j'y songe, je préférais qu'on abuse de moi, qu'on m'agresse chaque jour plutôt que ma Babou nous quitte, mais ça n'arrivera pas. Impossible de négocier avec ce genre de merde, impossible de faire quoi que ce soit, croyante ou pas. « PUTAIN, appelle-moi ! » Je prononce, essuyant rapidement du revers de la main des larmes roulant sur mes joues, quand la porte s'ouvre. « Pa… » Je m'arrête, puisqu'il n'est pas là, puisque ce n'est pas notre père qui passe la porte. « Pardon, c'est toujours pour les souris. » Poussant un soupire, levant les yeux au ciel, je rétorque : « C'est bon, je sais. » L'homme m'ayant parlé reste planter devant, ce qui m'agace. « Quoi ? Vous voulez une photo dédicacée peut-être ? » Je m'exclame, sur les nerfs. « Non, ça ira. Je voulais vous dire qu'il y a tout un nid et que c'est bien les souris qui attaquent vos provisions. » Secouant machinalement la tête, je réponds, après un long soupire d'exaspération : « J'suis au courant. » Mon iPhone sonne. « Allez-y, l'autre perche blonde est à la cuisine. » Je décroche, tournant le dos au mec qui se rend à la cuisine, quittant même l'entrée, préférant tourner en rond dehors, plutôt qu'on vienne me faire chier. « T'es où là ? Je t'attends depuis… » Je m'arrête, serrant l'un de mes poings. « Putain t'es vraiment qu'un sale con ! Quand t'es venu l'autre fois à l'hôpital et qu'on a pleuré ensemble, dans les bras l'un de l'autre, j'ai cru que ça allait nous rapprocher, mais c'est pas le cas au final ! » J'aboie plus qu'autre chose, alors qu'en réalité, j'ai mal, je suis davantage blessé, j'ai l'impression qu'il m'assène des coups de couteau dans ma plaie ouverte. « Reste donc dans ton entreprise de merde ! J'peux plus te voir ! J'te haïs ! » Raccrochant, je me dirige jusqu'à mon Aston Martin, pour me rendre seule à l'hôpital.

« Bonjour mademoiselle Boschetti. » Le médecin de Barbara m'interpelle. « Bonjour. » Je réponds, enfonçant mes poings dans mes poches, baissant le regard, ne sachant quoi dire de plus. « Un homme est monté voir votre sœur. » Intriguée, je redresse la tête, des ridules étant perceptible entre mes sourcils. « Un homme ? » Je demande dans un souffle, pour ajouter : « Mon… Heu… Notre père ? » J'espère, j'espère qu'il est là, mais mon espoir se dissipe à ses mots, aussi rapidement qu'il est apparu. « Non. Votre père n'est malheureusement pas là. » M'offrant un sourire d'excuse, je jure, serrant plus mes poings. « OK. J'vais, j'vais monter la voir. » Je prononce, tournant les talons, alors que je haïs ce père que nous avons toutes deux. « Putain de connard. » Je prononce alors que je grimpe les escaliers, détestant prendre l'ascenseur dernièrement, puisque je ne peux pas y pleurer en paix. « T'es qu'un putain de sale con. » J'ajoute, chassant encore mes larmes, tandis que mes yeux brûlent. Une fois à l'étage, souriant rapidement à une infirmière qui soigne avec énormément de douceur et d'amour ma Babou, je me presse, avançant à toute hâte pour la retrouver dans sa chambre. « Aller Lily, sèche tes larmes. » Je prononce pour moi-même, bien que je sache qu'elle n'est pas réveillée, puisqu'elle ne l'est plus depuis un moment lorsque je viens la voir dans les heures de visite. « PUTAIN ! » Je m'exclame, postant une main sur ma poitrine alors qu'Alexandre se présente à moi, ayant ouvert la porte de la chambre où se trouve ma Babou chérie. « Tu m'as fait peur. » J'ajoute, tandis qu'il s'excuse, le remerciant dans un mince sourire. « OK. J'arrive, je te rejoins rapidement. » Je prononce, m'engouffrant dans le passage qu'il m'offre pour la rejoindre, avant que la porte ne se referme derrière nous. « Bonjour mon ange. » Je souffle, déposant un baiser sur le haut de son crâne. « Bonjour mon ange gardien. » J'ajoute, m'emparant de la chaise se trouvant contre le mur pour m'asseoir et m'emparer de l'une de ses mains, pleurant en silence, priant aussi. Après une dizaine de minutes, je me redresse, m'en voulant de délaisser ma prise sur sa main, le faisant avec douceur, quand une infirmière entre. « J'allais descendre de toute manière. Je reviens après. » Je souffle, jetant un dernier regard à ma jeune sœur, afin de rejoindre Alexandre près de la machine à café. « J'suis là. » Je prononce, avant de chercher mon paquet de clopes dans mon sac. « Tu viens ? Faut que je m'en grille une. » Je dis, rejoignant l'extérieur pour allumer ma cigarette. Tirant une bouffée, je regarde Alex un instant, pour lui souffler : « C'est sympa que tu viennes la voir. Merci. Pour elle. » Fuyant son regard, je fixe mes pompes, gênée, ayant pris l'habitude de remercier les autres grâce à ma Babou notamment, ce qui est déjà quelque chose en soi, seulement, je ne sais toujours pas le faire sans piquer un fard.

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@ALEXANDRE LECOMTE



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Elfe de NapoliPrêt pour un petit tour ?
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Ven 27 Sep 2019 - 17:39 )
Esprit d'AutomneJe suis passé par ici
Bonjour ! Je suis l'Esprit d'Automne. J'interviens dans les RPs afin de mettre du désordre dans ces derniers. Si tu lis ceci, c'est que tu es dans ma ligne de mire. Tu pourras en savoir plus dans ce topic afin d'en apprendre d'avantage sur le dispositif.

@Daya Raichand s'est servie d'une châtaigne.
Situation / ActionUn déséquilibré s'est échappé d'une des ailes de l'hôpital et s'est emparé d'un extincteur. En trébuchant, l'extincteur lui échappe des mains et leur arrive en pleine tête. Oups.
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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
Alexandre Lecomte
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Dim 29 Sep 2019 - 16:47 )
Un café pour de l'espoir? La maladie, Alexandre ne la connaissait pas personnellement. Ni lui, ni l'un de ses proches n'avait été touchée par cette plaie. Il avait certes déjà souffert d'un rhume, ou même d'une gastro, mais le cancer, ou une autre maladie grave... Il fallait croire que le destin l'avait épargné lui ainsi que sa famille. Une chance? Peut-être. En tout les cas, voir une personne allongé dans un lit d'hôpital n'était pas la chose la plus agréable pour l'inspecteur. Il ne supportait pas cet endroit en vérité, et pourtant, combien de fois avait-il dû s'y rendre pour aller y voir des victimes - quand ce n'était pas la morgue - ou alors pour lui-même? L'odeur, les habits, rien ne lui plaisait ici, rien ne l'inspirait. Lorsqu'il bouscula légèrement Lilwenn, il s'excusa alors qu'elle semblait avoir eu peur. L'injure qu'elle avait lancé n'était d'ailleurs pas feinte, et elle devait être dans ses pensées, ne s'attendant pas à voir quelqu'un sortir de la chambre... Du moins quelqu'un qui n'était pas du personnel. Il lui signala qu'il l'attendrait près de la machine à café et s’éclipsa pour la laisser tranquille alors qu'elle avait répondu par la positive. Il ne tarda guère à arriver devant la machine à café. Il inséra une pièce et se commanda un chocolat chaud. Le café de la machine, il ne le supportait pas vraiment. Le gobelet se mit en place, la machine se mit en route, et bientôt, l'odeur de chocolat se fit sentir. La machine bipa et il récupéra son gobelet, touillant un peu le mélange histoire de bien répartir le chocolat. Il se cala contre la machine et commença à boire tranquillement la boisson chaude.

Les pas de la jeune femme l'alertèrent de sa présence et il jeta le gobelet qu'il venait de terminer, la suivant alors qu'elle marchait vers la sortie après avoir cherché son paquet de clope. Elle avait besoin de s'en griller une comme elle disait, et il le comprenait sans mal.
- Aucun souci je te suis. Fit-il en s'emparant lui-même de sa boîte de cigare qu'il tira de sa poche. il n'avait pas fumé depuis le début de la journée, cela lui ferait un peu de bien. Ils ne tardèrent guère à sortir devant l'hôpital et se mirent sur le côté, histoire de ne pas gêner l'entrée. Elle alluma sa clope alors qu'il mettait son cigare à la bouche tranquillement, et qu'il sortait sa boîte d'allumettes pour en craquer une. Tranquillement, il alluma son cigare avant d'en tirer une bonne bouffée alors qu'elle le remercia. Il eut un faible sourire.
- De rien. Que répondre d'autres? Absolument rien. Il n'y avait pas de mots. Et il ne voyait pas l’intérêt d'ajouter autre chose qui ne pourrait qu'augmenter la douleur de la jeune femme, ou sa tristesse. Ou toute autre émotion non positive. Soudain, un bruit l'alerta. Il leva le regard vers un escalier de secours en fer duquel descendait rapidement un homme, un extincteur à la main. Mais qu'est-ce qu'il fout celui-là? Fit-il en se décollant du mur pour regarder un peu mieux l'individu qui descendait à toute vitesse. Au moment où il arrivait aux dernières marches, le patient trébucha, l'extincteur tomba et rebondit sur le sol.
- Putain de... Lilwenn attention! Et BAM! L'extincteur le percuta lui et la jeune femme. Il eut droit à un bon coup sur la tête, manqua de s'étouffer avec son cigare qu'il recracha. Il toussa avant de se redresser. Mais qu'est-ce qu'il... Bordel de merde. Alexandre se dirigea vers le patient qui ne semblait pas vraiment lucide. Il se saisit de lui et le souleva de terre, en colère avant de le plaquer contre le mur. Bon sang, c'est quoi ce foutu bordel? Avant de comprendre que l'homme ne semblait pas avoir toute sa tête. En parlant de tête, la sienne lui fit mal. Il porta une main sur son front. Il saignait légèrement et avait déjà un gros bleu sur sa belle geule d'ange.
- Lilween? Tu vas bien? Fit-il à la jeune femme qui se redressait. Il entendit alors du bruit et nota que quelques membres du personnel de l'hôpital arrivait à leur rencontre. C'est pas trop tôt...  
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Sam 5 Oct 2019 - 1:35 )
Un café pour de l'espoir ?


Mon regard porté sur mes baskets, je songe à ma Barbara. Si j'étais venue à Naples pour ne vivre qu'avec mon géniteur, j'aurais quitté l'Italie dès ma majorité sans donner la moindre nouvelle à mon vieux, le laissant en plan. Quand j'y songe, je me dis qu'il n'aurait pas essayé de me retrouver, con comme il l'est depuis ma naissance, con comme il l'a toujours été dans le fond. À mon sens, planter « l'amour de sa vie » quand on apprend qu'elle est enceinte est lâche et c'est évidemment ce qu'il a fait, pour retrouver rapidement une autre, collectionnant les femmes. On parle souvent du charme à l'Italienne, ce qui me dégoûte, sans aucun doute à cause de lui. Tirant une nouvelle bouffée de ma clope, je me dis malgré tout qu'en comparaison avec Babou, je suis chanceuse. Certes, notre père est un connard, il m'a fait souffrir et c'est toujours le cas, mais je ne suis pas malade comme ma jeune sœur. À de multiples reprises, je me suis dit que les rôles auraient dû être inversés, puis cela serait plus « simple », étant donné que j'ai déjà une exisence de merde, et cela, depuis de biens nombreuses années. « Putain de vie de merde. » Je souffle, sans m'en rendre compte, continuant à fumer, lorsque je me rappelle que je ne suis pas seule. Alexandre, je le connais depuis quelque temps déjà. Étant avec ma cousine malheureusement décédée, nous avons su tissé un lien fort, prenant souvent des nouvelles de l'autre et une fois encore, je me sens chanceuse de ce côté, puisque je sais que je peux compter sur lui, comme je peux compter sur Léo, Octavia, Etiam et ma Barbara. Auparavant, je pouvais également compter sur ma cousine, qui me manque terriblement. « C'est pas terrible comme endroit. » Je commence, le fixant un instant, quand je me dis que je devrais sans doute m'allumer une seconde clope, ayant jeté la première au sol, pour l'écraser. « C'est… » Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase que je me retourne, voulant savoir la raison pour laquelle Alexandre s'est décollé du mur, les traits de son visage retranscrivant une interrogation, une inquiétude, sur je ne sais quoi. « Qu'est-ce que… » Je ne peux rien prononcer de plus, étant coupée par mon ami, ne voyant rien venir. En une fraction de seconde, je me retrouve propulser sur le bitume, mon cœur frappant avec force dans ma poitrine, mais également au niveau de mon crâne. « Aïe ! » Je geins, portant une main sur mon front, alors que ma vue se trouve brouiller. « Alex… » Je prononce faiblement, me demandant s'il m'entend, s'il n'a rien, lorsque je pense percevoir le son de sa voix, bien qu'elle me semble lointaine. « Alex ! » Je prononce encore, n'ayant qu'une envie : celle de m'arracher les yeux tant mon cœur bat à l'intérieur de ceux-ci. « Putain. » Je souffle, sentant des larmes rouler sur mon visage en forme de cœur, quand j'entends plus nettement Alexandre qui semble hors de lui et encore, le mot est faible. « ALEXANDRE ! » Je l'interpelle, espérant qu'il m'entende cette fois, puisque je ne veux pas qu'il agisse sous le coup de la colère. « Aller Lily, aller. » Je m'encourage, me redressant avec peine, quand enfin, je me trouve sur mon postérieur. « Putain ! » Je m'exclame, grimaçant à cause de la douleur, pour me redresser, étant à présent debout, sur mes deux jambes. « Je… Je crois. » Je réponds à Alex qui s'inquiète pour moi, tandis que je le rejoins, me rendant compte qu'il saigne au niveau de son front. « Alexandre, tu saignes. » Je lui souffle, m'inquiétant à mon tour, l'angoisse au ventre, et cela, non pour moi mais pour lui. « Faut soigner ça. » J'ajoute, me rendant compte que du personnel médical nous a rejoint, avec un léger décalage, sans doute à cause du choc. La peur me gagnant, je repousse une infirmière, qui désire s'occuper de moi. « Occupez-vous de lui. Il saigne. Alexandre saigne. » Je dis, ne pouvant détacher mon regard du sang présent sur son front. « Laissez-vous faire mademoiselle, venez. Un de mes collègues va s'occuper de votre ami. » Elle m'assure, dans un sourire qu'elle veut rassurant, alors que je ne quitte pas des yeux Alexandre.




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Dernière édition par Lilwenn Boschetti le Dim 3 Nov 2019 - 17:02, édité 1 fois
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Mar 8 Oct 2019 - 10:37 )
Un café pour de l'espoir? Il ne faisait pas froid dehors, la température agréable leur laissait donc la chance de fumer tranquillement. Alors qu'il fumer son cigare en silence, la jeune femme semblait prise dans un tourbillon de pensées qui semblaient la troubler. Les quelques mots qu'elle laissa échapper firent comprendre à Alexandre que pour elle, la vie ne devait pas être simple tous les jours. Cependant, le flic ne déclara rien, préférant se taire, respectant le silence qu'elle imposait. Peut-être avait-elle besoin de calme et même si il n'était pas psychologue, il savait qu'un long silence valait parfois mieux que le plus beau des discours. Or, la tranquillité ne dura pas. L'ouïe fine de l'inspecteur capta un bruit anormal provenant des escaliers de secours. Tout se passa très vite même si Alexandre vit très bien ce qui se passa. D'ailleurs, entre ce qu'il put voir et ce qu'il ressentit, le ressentit fut plus douloureux. A tel point qu'il se saisit de cet énergumène qui l'importunait à un mauvais moment. Il venait de manquer se faire assommer par un extincteur, avait gaspillé un cigare... Rien n'allait décidément! Lilwenn avait été projeté sur le sol, elle appelait son nom, mais finalement, elle se redressa. Visiblement elle n'avait rien, mais elle nota bien vite qu'il saignait. Rien de grave, il aurait sans doute un gros bleu. Le personnel de l'hôpital arriva bientôt, entourant Lilwenn alors que deux médecins écartaient Alexandre du patient.
- Bon sang! Levez vos mains de cet homme monsieur! Lâchez-le! Lui dirent-ils alors qu'un médecin vint s'interposer entre eux. Monsieur, cet homme a une déficience mentale, il est malade. Vous comprenez ça? Cela ne sert à rien de le secouer.
- Pardon... Pardon... vous avez raison. Fit Alexandre avant de s'approcher du médecin. C'est peut-être vous que je devrais secouer alors? Comment se fait-il qu'un homme puisse s'échapper avec un extincteur?
- Il ne vous est jamais arrivé de rentrer bourré avec un plot pour les travaux entre les mains? Rétorqua le médecin, arrachant un sourire au blondinet.
- Okay, bien envoyé. Veuillez m'excuser... je... J'suis un peu sur les nerfs.
- Et bien calmez-vous et... Allez vous faire soigner.

Lilwenn ne le lâchait pas des yeux, fixant la petite plaie au niveau du front de l'inspecteur.
- T'en fais pas ça va aller. Fit-il rassurant alors qu'il rentrait dans l'hôpital à ses côtés. Et voilà qu'ils repartaient pour faire le chemin en sens inverse. Ils furent conduit dans une petite salle d'infirmerie où on lui demanda de s'asseoir pour pouvoir désinfecter la plaie et lui mettre un pansement. Pendant qu'une infirmière était au petit soin avec lui, il regarda la jeune femme.
- J'ai horreur des hôpitaux. Lâcha-t-il finalement. Tu sais il y a cette odeur abominable de désinfectant et de stérilisation. Fit-il dans un petit sourire à la brune avant de continuer. Et puis bon... Quand on est là c'est que ça va pas fort. Il grimaça quand l'infirmière nettoya la plaie en appuyant sur la bosse du bleu mais la laissa faire. La seule fois où j'me suis retrouvé à l'hôpital c'était après avoir reçu une balle dans l'épaule... Pas agréable j'te confirme. Fit-il alors qu'elle lui collait le pansement. Finalement, elle le laissa et lui fit signe que c'était bon avant de les laisser. Il regarda rapidement son téléphone. Pas de messages. Au moins, pas d'urgences en vue. Finalement il reprit dans un grand sourire. Après il y a quand même l'avantage des infirmières plutôt sympa et mignonnes. Toutes attentionnées en plus! Fit-il en riant alors que la sienne revenait. Il se décida à faire un peu le pitre. Mademoiselle? Soit vous voulez mon numéro, soit vous revenez pour me faire une piqûre... Et j'ai horreur de ça.
- Vous avez horreur de beaucoup de choses non? Fit-elle alors dans un sourire avant de lui tendre des papiers. Vous me les signez s'il vous plait?
- Un autographe?!! Il fallait me le dire plus tôt. Vous voulez une dédicace avec? Fit-il en signant les papiers avant de reporter son attention sur Lilwenn. Il vaut mieux rire de ces situations qu'en pleurer, crois-moi.  
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Jeu 10 Oct 2019 - 18:36 )
Un café pour de l'espoir ?
@ALEXANDRE LECOMTE ET LILWENN

Confuse. Perdue. Assommer. Il y a de nombreux qualificatifs pour parler de l'état dans lequel je me trouve à présent, puisque j'ai été projeté au sol à cause d'un fichu extincteur, un cinglé du ciboulot l'ayant pris je ne sais comment pour en plus de cela s'enfuir avec, avant de le jeter sur nous involontairement. Y songeant, je serre les poings, tandis qu'une grimace déforme mon visage. Comment peut-on laisser ce genre de choses arrivées ? Même si un médecin réplique au propos d'Alexandre, je suis de l'avis de celui-ci. C'est cet homme qu'il faudrait coller contre le mur, le secouant pour lui demander la raison de ce qui vient de se passer. Ayant été tous les deux éjectés au sol, nous pourrions avoir une commotion ou que sais-je encore, mais la vérité est que je suis en colère et effrayer parce que je déteste les hôpitaux, ayant la terrible phobie d'être soigné ici, puisque chaque fois que je m'y rends pour une personne, elle sort les pieds devant, un drap recouvrant son corps ainsi que son visage. Ne pipant mot pendant que j'y songe, mon mal au crâne me ramène brusquement à notre présent, quand je repose une nouvelle fois mon regard sur la blessure qu'Alexandre a sur le front, puisqu'il saigne. Bien sûr, il ne s'agit qu'un peu de sang, mais peut-être a-t-il autre chose ailleurs, ce que je ne pourrais tolérer, préférant de loin avoir quelque chose à sa place, puisque je ne supporterais pas qu'il parte les pieds devant lui aussi. Pour cette simple raison, je fais comprendre au personnel venant près de moi qu'il faut le soigner en priorité, tandis que je grimace toujours. « Laissez-moi j'vous dis ! » Je prononce, perdue, perdant l'équilibre, m'étant sans nul doute emmêler les pieds. « On sait pas. » Je souffle alors qu'Alexandre désire me rassurer, m'assurant que ça va aller, alors que j'ai la désagréable sensation d'avoir le cœur au bord des lèvres, étant sur le point de rendre. « J'me sens pas bien. » Je souffle, devenant sans nul doute livide, du moins, plus que de coutume, pour finalement me laisser entraîner à l'intérieur de l'hôpital.

Nous trouvant dans une petite salle d'infirmerie alors que j'ai dû suivre un faisceau lumineux à l'unique aide de mes yeux, ne devant pas bouger ma tête, mon mal de crâne se fait toujours ressentir, alors que je ne prononce pas le moindre mot, continuant à grimacer, ce qui me fait mal à la mâchoire. Jetant des coups d'œil à Alexandre afin d'être certaine qu'il va bien, il prend la parole, arguant qu'il déteste les hôpitaux. Un mince sourire s'inscrivant sur mon visage déformé, je ne peux qu'être de son avis. Qui aime les hôpitaux, hormis le personnel médical ? Il faudrait réellement être timbré pour aimer s'y rendre, ce qui me semble impensable, même pour les médecins. Comme il le dit si bien, les lieux ont tous la même odeur, mélange terrible de désinfectant que l'on doit mettre sur nos mains avant chaque porte, ce qui accentue mes nausées. « BEURK. » Je souffle, postant une main sur ma poitrine, avant de fermer une courte seconde les yeux. « Bravo Sherlock ! » Je ne peux m'empêcher de prononcer à sa déduction qui est prononcée dans l'unique but de faire rire, ce qu'il parvient à faire sans mal. « Putain ! » Je m'exclame, ayant mal en riant, tandis qu'il continue, parlant d'une balle qu'il a eu à l'épaule, chose que je ne savais pas. Tournant légèrement la tête pour le voir, il reprend, ce faisant « dragueur », ce qui m'amuse beaucoup. Poussant un soupir exaspérer pour qu'il m'entende, son infirmière revient et il ne peut s'empêcher à continuer de plaisanter, ce qui me fait rire encore, mal aussi, mais ce qui prime est le fait que je ne suis plus angoissée à l'idée qu'il puisse avoir quelque chose, puisqu'à l'évidence, pour s'amuser ainsi, il ne doit pas avoir grand-chose. « Faite attention, il est flic. Il peut trouver où vous vivez. » Je prononce à l'égard de la « mademoiselle », qui lui répond dans un sourire amusé. « Arrête tes conneries ! » Je prononce, pour rire franchement, n'ayant plus vraiment mal puisque je suis absorbée par les âneries qu'il ne cesse de prononcer. « T'es con ! » Je souffle même lorsque nous nous trouvons seuls, avant qu'il n'affirme qu'il vaut mieux rire que pleurer, ce qui me fait grimacer malgré la véracité de ses propos. « Ouais. T'as raison. » Je souffle, ne souriant plus, pensant à Barbara puis aussi à ma mère morte défoncée, ayant découvert son corps lorsque je rentrais d'un week-end chez une amie, des larmes chargeant à présent mon regard, tout amusement ayant disparu de l'expression de mon visage, comme si je n'avais jamais rit, finalement.


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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Mer 30 Oct 2019 - 11:41 )
Un café pour de l'espoir? Tout était allé très vite. Le patient était sorti de l'hôpital par les escaliers de secours, armé d'un extincteur et le résultat était sans appel. Une petite plaie additionnée d'une grosse bosse pour lui et un joli bleu pour la brune. Un résultat charmant qui avait éveillé la colère du flic plus animé par la peur et l'adrénaline soulevé par le moment que par autre chose. Finalement, il avait lâché le pauvre hommes à la demande des hommes en blouse blanche et il avait accepté de subir quelques soins. Quelle rigolade. Lui qui était venu voir une personne à l’hôpital, en l’occurrence Barbara, voilà qu'il se retrouvait à être soigné. Bon, il n'y avait pas de comparaisons possibles entre les deux cas, car celui d'Alexandre était clairement plus enviable. Il tenta finalement de décontracter Lilwenn qui semblait sous le choc. Et cela fonctionna. En faisant un peu le pitre et en jouant les charmeurs, le français parvenait sans mal à tirer un sourire sur le visage de la brune qui lui disait d'arrêter de faire le con.
- Quoi, il n'y a pas de mal à plaisanter un peu? Fit-il taquin alors que l'infirmière revenait et qu'il signait les papiers, non sans faire une nouvelle fois l'imbécile. Alors qu'elle repartait, non sans avoir sourit aux propos de Lilwenn qui avait souligné qu'il était flic. Finalement, ils rient de bon coeur alors qu'elle finit par dire qu'il a raison . Soudain, elle perd son sourire, son regard perd de cette étincelle et Alexandre se reprend, comprenant que oui il vaut mieux en rire, mais que la jeune femme n'a sans doute pas envie d'en rire.
- Je suis désolé. Lâche-t-il finalement. C'est vrai que quand on a une bosse et une petite plaie... Et une infirmière mignonne... On peut en rire ouais.

Finalement un médecin ne tarda guère à arriver pour leur dire que tout était bon et qu'ils pouvaient sortir. Alexandre se leva, prit son manteau et ouvrit la porte à Lilwenn.
- Après toi. Fit-il galant alors qu'elle passa. Ils se retrouvèrent alors dans les couloirs de l'hôpital, là où régnait en cet instant un certain désordre. Un brancard arrivait avec une personne sous oxygène, ils s'écartèrent alors qu'une tripotée d'infirmière les doubla en catastrophe. Sortons d'ici, proposa-t-il, c'est le bordel. Il se fraya rapidement un chemin vers l'accueil où l'ambiance était plus calme mais non moins chargé de personnes. Certaines malades sans doutes, d'autres avec leurs problèmes divers et variés. Finalement, ils parvinrent enfin à passer les portes vitrées de l'hôpital pour se retrouver dehors, dans la rue, où la vie battait son cours normal, ne se préoccupant pas de ce qui pouvait se passer dans ses murs. Deux flics passèrent devant eux et les saluèrent, reconnaissant sans doute l'inspecteur qui leur rendit leur salut poliment. Il se décida à sortir un cigare et regarda Lilwenn.
- Quoi? J'ai pas eu le temps d'apprécier l'autre et j'ai manqué m'étouffer avec, alors celui-là, il le dressa devant le nez de la jeune femme. Je l'ai amplement mérité. Il eut un grand sourire et sortit sa boîte d'allumettes. Il était peut-être le seul abruti sans doute à allumer son cigare ainsi, mais il n'aimait pas les briquet. Et sa boite d'allumettes en acier, offerte par sa femme... Enfin, ex-femme puisqu'elle n'était plus de ce monde, agissait comme un anti-dépresseur. Il gratta une allumette et alluma tranquillement son cigare dont il apprécia la première bouffée. Il en tira une seconde et finit par regarder la brune.
- Bon, et sinon?Qu'est-ce que tu deviens? Histoire d'engager sur une conversation un peu plus gaie que celle de l'hôpital.  
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Lun 11 Nov 2019 - 17:52 )
UN CAFÉ POUR DE L'ESPOIR?
« Il vaut mieux rire de ces situations qu'en pleurer, crois-moi. » Ce sont les derniers mots prononcés par Alexandre, avant que je ne plonge dans des souvenirs difficiles. Je me rappelle du corps sans vie de ma mère sur le sol gelé, pour m'effondrer près d'elle, la secouant un instant, bien que j'avais réalisé ce qui s'était produit. Elle n'était plus là, elle n'était plus de ce monde et la douleur, assassine, ne m'a jamais réellement quitté. Chaque nuit, elle se réveille dans ma poitrine, me faisant ouvrir les yeux alors que je suis prise de sueurs froides, mon souffle se faisant court, la douleur s'animant plus encore, pour me terrasser. Mon sourire ayant quitté mon visage, mon regard étant à présent emprunt d'une peine sans égale, je ne réponds rien aux mots d'Alexandre qui s'excuse, alors qu'il n'a pas à le faire. Le fait est que pour le moment, je ne parviens pas à prononcer le moindre mot, me trouvant dans un état de mutisme qu'on ne connaît peu, je ne peux que le reconnaître. Lui offrant un bien mince sourire, je note effectivement une bosse et une petite plaie sur son front. Me demandant si j'affiche également une bosse sur mon visage, l'une de mes mains se porte sur celui-ci, quand elle retombe, puisqu'un médecin nous retrouve, afin de nous confirmer que nous pouvons sortir. Me sentant plus légère, poussant un soupire de soulagement, je ne perds pas de temps pour me redresser comme Alex, afin de pouvoir sortir de cette pièce qui me donne la nausée. Cet endroit n'est définitivement pas fait pour moi, que cela soit en tant que proche qui vient voir un proche malade, ou encore en tant que patiente. « Merci. » Je souffle à mon flic préféré, pour prendre une bouffée d'air lorsque nous avons passé la porte. Fermant une courte seconde les yeux, je réalise avec effroi lorsque je les rouvre qu'il règne un véritable bordel, comme l'a si bien signifié le grand blond présent à mes côtés. « Je n'aurais pas pu dire mieux ! » Je m'exclame, le suivant en me faufilant entre les personnes présentes. Il m'est déjà assez difficile de venir voir ma Babou ici, alors rester aux urgences, non merci ! Je déteste cet endroit, je déteste toute personne s'y trouvant, ce qui peut sembler con, pourtant, c'est le cas. « Enfin ! » Je m'exclame une fois avoir passé les portes vitrées de l'hôpital. « Putain que ça fait du bien. » Je m'exclame, prenant une grande bouffée d'air. Me sentant plus légère, n'ayant plus une boule au ventre, je regarde deux flics nous saluer sans leur le rendre. Je scrute plutôt le visage d'Alex qui leur rend leur « bonjour » ou je ne sais quoi, quand il sort un cigare. Me faisant sourire, arrivant même à m'arracher un rire, je prends finalement la parole. « Tu as raison. Prends le temps de l'apprécier celui-ci. » Je regarde autour de nous. « Normalement, c'est bon. Y'a pas d'escaliers à proximité, puis il me semble qu'il n'y a pas de cinglés pour le moment. » Lui offrant un clin d'œil complice, mon regard rieur, j'ajoute dans un sourire qui s'épanouit sur mon visage : « Faudrait pas que tu t'étouffes avec celui-ci. » Je sors mon paquet de clopes pour en sortir une, cherchant mon briquet. « Je suis certaine que c'est la première fois que tu t'étouffes avec une telle chose de ce genre dans ta bouche. » Riant à présent, je m'empare enfin de mon briquet, qui jouait à cache-cache. « Tu l'as mérité, comme je la mérite ! » Faisant comme lui, agitant ma cigarette sous son nez, je l'allume, fermant une courte seconde les yeux. Tirant une bouffée qui me calme instantanément, je garde le silence jusqu'à sa question. « BEUH… » Je réfléchis. « AH ! Je me suis fait agressée à la bibliothèque municipale y'a quelques semaines. J'en ai pas franchement parlé à qui que ce soit. J'étais obligée d'en parler aux personnes de mon travail, puis y'a un Raoul, il ressemble à… Tu vois l'acteur qui joue Wolverine ? Bah c'est le même. Bref ! Il m'a porté secours. Grâce à lui, j'me suis pas faite… » Je m'arrête, réalisant le propos de mes mots. Saisis par un frisson, je secoue légèrement la tête. « Enfin, voilà. J'ai envie de me barrer de là-bas et j'ai trouvé un autre job, super rapidement. » Tirant quelques bouffées, tentant ainsi de recouvrer un semblant de bien-être pour oublier l'agression, je finis par reprendre, sur un ton égal. « C'est dans une librairie. Elle se trouve à Spagnoli, je sais pas si tu vois laquelle. Elle se nomme Lettura Passsione. Elle appartient à Rafael Adamo. Je m'y rends souvent. Je peux plus blairer l'endroit où je bosse, et même avant, je préférais m'y rendre. J'adore lire, mais ça me fait chier de rester plus de temps qui n'en faut où je bosse. Bref, on a discuté et de fil en aiguille, avec un culot que je ne me connais pas, je lui ai demandé si je pouvais bosser chez lui. » Regardant Alexandre à présent, mon regard scintillant, j'ajoute : « Il m'a dit ok de suite ! Il m'a même demandé de commencer à le tutoyer. D'après ses mots, cela se voit que j'adore les romans, que je suis une passionnée et il cherchait quelqu'un en plus ! Une véritable aubaine, tu trouves pas ? » Je demande, me rendant compte que j'arrive au bout de ma clope, ma main cherchant déjà mon paquet pour en sortir et en griller une nouvelle.


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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Jeu 21 Nov 2019 - 15:22 )
Un café pour de l'espoir?
L'hôpital n'était pas un lieu que Alexandre aimait fréquenter, même si de part son travail, il lui était déjà arrivé de venir, souvent pour voir des victimes plus que pour lui-même. Et autant dire qu'avec l'expérience d'aujourd'hui, cela ne renforcerait pas son amour des hôpitaux. Après avoir signé les dernières formalités nécessaire, il avait décidé de prendre l'air. Lilwenn à sa suite, il s'était frayé un chemin à travers le dédale de couloirs à l'odeur de produits stérilisé et remplis d'hommes et de femmes aux blouses vertes ou blanches, aux couleurs parfois presque délavées. Un tableau parfois sordide qui rappelait que la vie ne tenait qu'à un fil. Finalement, usant de sa large carrure sans toutefois bousculer quiconque, il parvint à sortir, suivi de la brune. Et il respira enfin, prenant un bon bol d'air frais. Il apprécia être dehors et son amie aussi apparemment. D'ailleurs, il décida de se prendre un cigare. Alex n'était pas le genre d'hommes qui fumaient pour tout et rien, mais de temps à autres, il sa laissait à aller à ce plaisir qui l'aidait à décompresser sans toutefois améliorer sans santé, il le savait. Il pratiquait pourtant une activité physique régulière, mais il continuait de se fumer un a deux cigares par jour, parfois il lui arrivait de ne pas en prendre un seul, mais c'était rare depuis la mort de sa fiancée. Avec Jacinthe, il décompressait plus souvent et fumait moins, c'est vrai, mais sa vie n'était pas encore toute rose, loin de là. Lilwenn finit par rire alors qu'il dit qu'il va prendre le temps d'apprécier son cigare,en référence à celui perdu un peu plus tôt à cause d'un taret dégénéré armé d'un extincteur. Elle approuve et confirme : Qu'il prenne le temps de l'apprécier, il l'a mérité. Elle regarde autour d'eux et confirme : Ni escaliers, ni cinglé autour d'eux, il peut donc apprécier son cigare en toute tranquillité. Il sourit.
- Merci d'avoir vérifié. Il sourit alors qu'elle aussi ne peut s'empêcher de sourire avant de lui dire qu'il peut profiter de l'apprécier. Après l'avoir allumé, Alexandre tire une bouffé de son cigare, appréciant le goût et le contact du cigare entre ses lèvres. Il ne peut s'empêcher de rire alors qu'elle parie qu'il ne s'est jamais étouffé avec un truc pareil dans la bouche. Il ignore si il y a ou non une arrière pensée, mais la phrase est tellement bien tourné qu'il ne peut qu'en rire.
- Non jamais en effet. Une arête de poisson oui… Une fois… j'ai cru que j'allais y rester d'ailleurs. Et une autre fois un morceau de pain… Mais ça c'est parce que je parlais la bouche pleine. Depuis, je ferma ma gueule quand je mange. Il rit légèrement avant de tirer une nouvelle bouffée. C'est vrai qu'il ne s'était jamais étouffé avec un truc pareil.

Finalement, elle sort son briquet pour allumer sa clope et fait comme lui.
- Ouais, faudrait pas que t'étouffes non plus. Fait-il joueur alors qu'elle allume sa cigarette et apprécie sa première bouffée en fermant les yeux. Il reste silencieux avant de prendre un peu des nouvelles. Si au départ elle ne semble pas avoir grand-chose à dire, elle finit par avouer qu'elle s'est faîte agresser à la bibliothèque. Il la regarde alors, surpris.
- Merde, tu as porté plainte au moins ? Fait-il alors qu'elle continue qu'elle en a parlé à son travail et d'un certain Raoul dont la gueule serait semblable à celle de Wolverine, il rit rien qu'en l'entendant dire alors que l'homme en question semble l'avoir sauvé du pire. Il hoche la tête pour confirmer ce qu'elle n'a pas besoin de dire à haute voix, il a très bien compris. Elle avoue avoir envie de partir et il comprend, d'autant qu'elle a trouvé un autre job visiblement. Il hausse un sourcil, curieux d'entendre la suite alors qu'il tire une nouvelle bouffée de son cigare. Elle ne tarde pas, après quelques bouffées rapides, à lui expliquer où c'est. Il tente de visualiser l'endroit et ne tarde guère à voir de quelle librairie il s'agit. Il passe de temps à autre devant, notamment lors des patrouilles en ville. Ayant une mémoire photographique, et une bonne mémoire, Alexandre est ainsi capable de s'adapter rapidement à son environnement et il a tendance à très vite connaître les villes où il s'installe, son sens de l'orientation étant d'ailleurs d'une grande utilité. Finalement, il revient à la conversation où Lilwenn lui raconte sa passion pour la lecture qui l'a d'ailleurs bien aidé à avoir ce job. Il l'écoute attentivement alors qu'elle avoue ne plus pouvoir blairer son lieu de travail. Sans doute à cause de l'agression et puis peut-être à cause d'une mauvaise entente avec le reste du personnel.
- Ouais je comprends… C'est normal. En tout cas c'est super que tu ais pu trouver ce qu'il te fallait. Il est heureux pour elle, sincèrement, et lui souhaite ce genre de bonnes choses. Avec ce qu'elle vit tous les jours, c'est au moins une petite part de positif. Elle semble d'ailleurs toute excitée rien que de parler de son futur travail et de son employeur qui a l'air d'un homme très sympathique, et très simple. Il sourit alors qu'il tire une nouvelle bouffée et finit par répondre.
- Oui c'est vraiment super. Je suis très heureux pour toi. Néanmoins j'espère que tu es allé porter plainte contre ce type. Sinon il y a de fortes chances qu'il recommence… Sur quelqu'un d'autre. Fit Alexandre d'un air sombre. C'est malheureux mais malheureusement c'est comme ça.  
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le )
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