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- Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Lilwenn BoschettiToujours frais après un litre de café
Lilwenn Boschetti
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Jeu 28 Nov 2019 - 22:40 )
UN CAFÉ POUR DE L'ESPOIR?
Putain que je hais les hôpitaux ! L'odeur me donne envie de gerber et puis les gens qui se bousculent, les cris, l'air chargé de microbes, d'odeurs étranges, tout ça me pousse à sortir le plus rapidement possible, en suivant Alexandre. Grand, massif, il n'est pas compliqué pour moi de le perdre, d'autant que j'emboîte son pas. Poussant un long soupire de soulagement une fois dehors, je savoure cet air que je qualifie de pur en cet instant. Alex voulant s'allumer un cigare, je regarde autour de nous afin de prévenir un cinglé qui pourrait débouler des escaliers, comme la dernière fois, y'a pas si longtemps. Une fois y avoir jeté un œil, ne l'ayant pas fait dans l'unique but d'amuser Alex, je souris lorsqu'il me remercie d'avoir vérifié. « À votre service monsieur l'inspecteur de police ! » Je m'exclame, pinçant mes lèvres afin de ne pas rire. Continuant à être taquine, j'affirme qu'il n'a jamais dû mettre autre chose ainsi, dans sa bouche ou plutôt entre ses lèvres, ce qui nous fait rire tous deux. Allumant ma cloque, l'ayant coincé entre mes lèvres, je l'extirpe de celle-ci pour la placer entre deux de mes doigts, éclatant de rire. « Arrête ! J'vais pas m'étouffer. » J'affirme, mon regard scintillant. « À moins que tu persistes à me faire rire. Faudra que tu le gardes sur ta conscience ! » Je ris encore, lorsque je réalise que je n'ai pas ri ainsi depuis un certain temps.

M'interrogeant afin de savoir si j'ai quelque chose à lui raconter à mon sujet, je réfléchis, des ridules présentes sur mon front. Prononçant un « BEUH » interrogatif, je me décharge d'un poids lourd présent sur mon cœur, lorsque j'affirme avoir été agressé. Lorsque j'y pense, au vu de la société actuelle, j'aurais dû le signaler parce que les femmes ont tendance à vouloir se taire, c'est du moins mon ressenti. C'est comme si nous avions honte de ce qu'il s'est passé, pour porter le poids de la culpabilité de l'agresseur, comme pour le dédouaner de sa responsabilité. C'est idiot, je le reconnais, mais c'est ainsi. Les femmes ont tendance à imaginer que si un homme agit ainsi, c'est de leur faute, s'interrogeant sur leur tenue ce jour où elles se font agresser, comme pour expliquer leurs gestes, leur incompréhension face à la situation, face au refus, qui ne les arrêtent en rien. Soupirant à cette idée puisque je n'ai pas porté plainte comme me le demande Alex, je préfère me prendre quelques bouffées de ma clope. J'ai honte, je me sens coupable de n'avoir rien dit, seulement, lorsque c'est arrivé, je me suis dit que je le méritais, puisque j'ai tendance à me qualifier de moins-que-rien. Baissant le regard en songeant à ses mots présents dans mon esprit, je tire de nouveau sur ma cigarette, pour finalement répondre, regardant devant moi : « J'l'ai pas fait. » Cette vérité ne me libère pas. « En fait, pour être franche, c'est sans doute pour cette raison que j'veux aller bosser ailleurs, tu vois. » J'ose poser mon regard sur Alexandre, me sentant toujours aussi honteuse, bien que je cherche une lueur de compréhension dans son regard. « C'est con, j'en ai conscience. » Je tire une bouffée. « Mais c'est… J'peux pas l'expliquer, tu vois. Y'a rien à dire. Les femmes qui se font agresser gardent le silence, c'est comme ça. » Je hausse mes épaules, comme pour dédramatiser la chose, seulement, je n'y parviens pas. « Pour le personnel, en vérité, même si je peux ne pas en blairer certains, j'en ai surtout marre de leur regard-là, empli de compassion ou de pitié. Tu n'imagines pas à quel point ça me met en rogne. » Bientôt, ma cigarette est consumée, alors, j'en prends une nouvelle. « Y'a ces cons qui ont une sorte de lueur dans leurs yeux pour dire « bien fait », puis y'a les autres, ceux qui pensent que je suis faite en sucre, ou je sais pas. » Une nouvelle fois, je hausse mes épaules. « Puis, j'peux pas me rendre dans cet endroit où… Où l'inconnu m'a agressé. Fin, voilà. » Je fuis de nouveau son regard. « Enfin, le positif, c'est qu'à présent, je vais bosser ailleurs et dans un endroit que j'aime. Babou aussi aime cette librairie. C'est sa préférée. » C'est sans nul doute pour cela que je suis si heureuse d'aller y bosser. « Arrête, je sais. » Je souffle à Alex, puisqu'il m'affirme que mon agresseur pourra recommencer comme je n'ai pas porté plainte. Pour être franche, je pense que mon cerveau à éluder ce passage, puisque je ne me rappelle que de son odeur et du goût de ses lèvres, de sa langue, ce qui me donne envie de gerber. « Sinon. Toi. Qu'est-ce que tu me racontes de beau, dis moi ? » Lui offrant un clin d'œil complice, j'ajoute, pour apaiser l'atmosphère : « Fais attention. Je suis une excellente inspectrice de police. Je le saurais si tu ne me dis pas la vérité. » Pouffant de rire, je lève ensuite mes yeux au ciel : par ma propre bêtise.


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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
Alexandre Lecomte
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Sujet: Re: Un café pour de l'espoir? [Lilwenn] ( le Dim 22 Déc 2019 - 20:53 )
Un café pour de l'espoir? Les journées à l'hôpital, elle devait connaître la brune. Il n'en doutait pas. Peut-être même qu'elle connaissait chaque recoins, chaque couloirs. Au final, il se doutait d'une chose: Elle devait avoir le lieu en horreur. C'était bien pour cela qu'il était sorti au plus vite, sa carrure imposante aidant, et qu'ils avaient fini par retrouver l'air libre, comme si à l'intérieur ils allaient étouffer. L'inspecteur n'était pas le genre de gars qui faisait rire en général, mais il éprouvait le besoin de rendre un peu de joie à cette jeune femme peu épargnée par la vie et qu'il appréciait. Il ne put que rire alors qu'elle lui dit qu'elle est à son service. La réponse aussi inattendue que spontané le fait rire alors qu'il se décide à répondre à sa question. C'est vrai que s'étouffer avec un cigare, ça ne lui était jamais arrivé. Elle rit lorsqu'il lui répond la manière dont il s'est étouffé à quelques rares occasions. Il lève les mains, en signe d'innocence.
- Ah je suis désolé... je n'y peux rien... Ce n'est que la vérité. La stricte vérité. Une vérité marrante voilà tout, mais il ne le dit pas. Finalement, il lui demande ce qu'il y a peu de nouveau dans sa vie, voulant tourner la page d'une conversation restant centré autour d'un sujet qui n'est pas des plus joyeux. Hélas, la jeune femme semble être poursuivie par le malheur. Les mots qui suivent, en plus de ne pas être joyeux, glacent le sang de l'inspecteur. Voilà qu'elle a manqué être violé. Il ne manquait plus que cela... Il soupire, avant de finalement demander si elle a porté plainte. La réponse ne le surprend guère en vérité. Il s'y attendait, mais avait un mince espoir qu'elle l'aurait fait.

Elle le regarde alors qu'elle lui avoue qu'elle n'a pas pu le faire. Et c'est la raison qui la pousse aussi à aller bosser ailleurs, ce qu'il comprend tout à fait. Il tire une bouffée de son cigare, en silence, écoutant la brune qui continue, tout en le regardant, admettant qu'elle a conscience que c'est "con" de ne pas l'avoir fait. Il secoue négativement pas la tête pour la corriger.
- Non... Non... C'est pas facile je comprends. Même si en réalité il ne saura jamais quel sentiment peut habiter une personne victime de viol. Elle lui explique alors qu'elle ne peut rien lui dire de plus. Trouver une raison? Une explication à donner? Elle ne peut pas. Il n'y a rien à dire, c'est ainsi, les femmes gardent le silence. Il ne cherche pas à aller plus loin dans la conversation, sachant que ce genre de sujets n'était jamais des plus agréables à aborder. La jeune femme continua d'ailleurs dans ce sens, en lui expliquant qu'elle en avait marre du regard plein de compassion du personnel. Au final, alors même qu'ils éprouvaient peut-être du regret pour ce qui s'était passé, les gens devenaient, au travers de leurs regards et de leurs gestes, un véritable fardeau qui, chaque jour, rappelait l'horreur de la situation vécu. Un traumatisme qu'on ne pouvait chasser d'un revers de main et qui venait hanter chaque instant où l'on croisait les yeux, le regard de quelqu'un qui savait. Bien sûr il y avait ceux qui n'en pensaient pas moins, ceux qui étaient presque satisfaits de la situation, prêt même à se réjouir si cela devait se reproduire. Et puis il y a les autres, ceux qui pensent qu'elle est faîte de sucre. Ce qu'elle n'est pas. Il sourit. La tête dure, elle veut prouver qu'elle est capable de tenir, qu'elle est solide malgré la blessure infligée. Il admire ce genre de qualités. Il la laisse parler, s'exprimer, alors qu'elle reprend une clope, prête à fumer le paquet comme si ça allait l'aider à oublier. Finalement, elle avoue qu'elle ne peut plus se rendre à l'endroit où cela a eu lieu. Il y a ce lieu dans cette bibliothèque qui porte comme une odeur et qui ramène à l'esprit des images qu'on préférerait oublier. Elle fuit son regard avant de dire que le positif c'est qu'elle va bosser dans un endroit qui lui plait, à elle certes, mais aussi à sa soeur. Finalement, après une bouffée de son cigare qui commence à diminuer, il ose répondre.
- Le regard des gens ne cessera jamais malheureusement. L'espèce humaine est faîte de telle manière que l'on est obligé de s'exprimer au travers du regard. Après tout... "Les yeux sont la porte de l'âme." Fait-il dans un mince sourire avant de reprendre. L'important c'est que tu te plaises dans ton nouveau lieu de travail, mais vu comme tu me le décris, je penses que tout ira bien. Il tire une nouvelle bouffée de son cigare, s'arrêtant de l'embêter avec le fait qu'elle aurait pu porter plainte et que le type allait recommencer.

Vient alors son tour. Elle lui demande ce qu'il y a de beau en ce qui le concerne, et, comme pour détendre l'atmosphère chargé de tension en même temps que cette odeur de désinfectant qui reste dans leurs narines. Il ne peut s'empêcher de rire légèrement alors qu'elle ajoute avec humour qu'elle saura si il dit la vérité puisqu'elle est une très bonne inspectrice. Il se calme avant de finalement regarder le ciel. Gris. Le temps tourne on dirait. Finalement il lui répond.
- Rien de bien neuf en fait. Je suis sur une enquête un peu complexe qui n'avance pas, donc c'est jamais drôle. Sans compter la paperasse du bureau et le travail régulier de tout flic. Les fêtes approchent et on ne va pas manquer de boulot, donc autant dire que c'est la course. A part ça... Rien de bien intéressant. Fait-il en haussant les épaules avant de regarder sa montre, histoire de ne pas arriver trop tard au commissariat.
 
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