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- Padma | Ca, c'est compliqué -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Devraj MoreaLe vin est un puissant lubrifiant social
Devraj Morea
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Sujet: Padma | Ca, c'est compliqué ( le Mar 17 Sep 2019 - 0:54 )
La main sur la cuisse de sa petite amie, Devraj songe aux derniers événements qui l’ont poussé à se connecter au site de la compagnie aérienne pour acheter deux billets en direction de son pays natal. D’abord, un premier signe qui s’est matérialisé en un appel d’une personne se faisant passer pour Alitalia, lui assurant qu’il avait gagné un voyage vers la destination de son choix. Pas dupe, il a posé plusieurs questions, peu convaincu qu’il s’agisse d’une réalité. Les arnaques par téléphone, ça arrive tout le temps, pour tout. Les prises en charge des factures pendant une année entière, ou l’offre d’un treizième mois, divers cadeaux alléchants. Il en a vu des publicités mensongères, si bien que lorsqu’il écoutait les nombreuses promesses, il n’a pas bronché une seule fois, mais a longuement soupiré, avant de mettre un terme à la conversation une fois qu’on lui a demandé son numéro de carte bancaire. En y repensant, Devraj ignore encore ce qui lui a pris de rester jusqu’à la fin. Peut-être qu’inconsciemment, il espérait que ce soit vrai. Et puis, il y a eu cette dispute avec son père. Encore une nouvelle qui ne l’encourageait pas à fouiller encore plus dans sa mémoire pour recouvrer des souvenirs qui lui semblent à présent bien plus doux qu’auparavant. Parce qu’il sait que derrière eux se cache Padma, quelque part. Son étoile retrouvée au milieu des autres. Si tout s’est passé la même journée, à une heure d’intervalle, ce n’est pas un simple hasard. L’indien en est convaincu.

Et là, aujourd’hui, il est sur le chemin les menant à l’aéroport. « Tout va bien ? » demande-t-il, à sa petite amie, en profitant d’un feu rouge pour caresser sa joue. Cette décision a été prise sur un gros coup de tête et sa proposition de l’accompagner ressemblait plus à une requête impossible à refuser, qu’une suggestion, mais il désirait absolument l’avoir à ses côtés, pour faire les présentations, faire comprendre à son père qu’il ne s’agit pas d’une phase, que son aide pour comprendre qui il est, trouver son identité, lui est nécessaire pour avancer. Intérieurement, Devraj appréhende. Dans le brouillard, il a conscience qu’en se confrontant à l’homme qui l’a élevé, qu’il pourrait bien regretter son séjour, mais il fonce tout de même, resserrant ses doigts sur le volant dès qu’il redémarre, mais sa voiture ne fait pas plus de quelques mètres qu’à l’intersection, une autre file droit, à une vitesse si impressionnante qu’il a juste le réflexe de tourner à droite pour tenter de l’éviter, mais n’a absolument pas vu la camionnette d’en face. Il sent les vibrations du véhicule percuter le sien, le manque de contrôle sur l’engin métallique qui se retourne sur le toit, sa tête heurter le volant sous le coup du choc, mais ce qui l’inquiète le plus, c’est ce que cet accident a provoqué. Devraj se tourne vers Padma, pose sa main sur son bras. « Bébé. » murmure-t-il, sans obtenir de réponse. Avec difficulté, il essaie de se délivrer de la ceinture, en vain, alors il s’agite, tout comme les gens autour de l’accident. Il entend à peine la voix d’un homme lui parler, tant ça siffle dans ses oreilles, tant il est concentré par l’état de sa petite amie qu’il interpelle de nouveau.

••••••••••

Assis sur un lit, Devraj s’agite, tandis que l’interne se charge des derniers examens complémentaires. « Toujours pas réveillée ? » Depuis près d’une heure, c’est la seule question qu’il pose. Il se fiche bien de sa jambe qui lui est douloureuse, ou des quelques points de suture près de l’arcade ainsi que sur son front ; tout ce qui l’importe, c’est l’état de Padma, bien plus touchée que lui. Si on lui a signifié que son pronostic vital n’était pas engagé, on ne lui a rien précisé de plus et c’est frustrant, inquiétant. Il s’en veut, culpabilise de sa sortie, se dit qu’il aurait dû réagir autrement. On lui recommande juste de prendre quelques jours pour se reposer, de ne pas trop forcer sur sa jambe s’il ne désire pas devoir marcher avec une attelle, et c’est anodin, contrairement à Padma qui est endormie dans une autre chambre. Une boule au creux de sa gorge, il écoute distraitement les derniers conseils, puis se lève, sans demander l’avis, avec la ferme intention de rejoindre son oxygène. On ne l’a pas guidé jusqu’à elle pour qu’ils soient séparés. « Monsieur Morea ? » Faisant face à la chambre de sa petite femme, Devraj se tourne vers la voix qui l’interpelle. Le docteur a un petit sourire sur le visage, chose qui le détend aussitôt. Ca, ce n’est pas un air triste, ou qui va lui annoncer une nouvelle pénible. « Son état est stable. » Pendu à ses lèvres, il reste attentif à la moindre précision. « Elle a une fracture à la jambe ainsi qu’une légère commotion. Nous allons devoir la garder en observation quelques jours. » Les mots sont lourds à entendre, mais il accuse le coup. Au moment où il se détourne de lui, pensant que c’en est terminé du diagnostic, le docteur se racle la gorge. « Il y a autre chose ? » demande-t-il, le visage tristement dépité. « Monsieur Morea. Je crains que votre bébé ait eu moins de chance. » Les yeux ronds, le cœur au bord des lèvres, Devraj pose sa main sur le mur afin de se soutenir. Aucun mot ne parvient à ses lèvres qui sont entrouvertes. « Je suis désolé. » « Padma était enceinte ? » Silence. Inutile de répondre, son air entendu est suffisant. « De six semaines environ. Suite au choc, il n’a malheureusement pas survécu. » Son cœur rate un battement, tandis qu’il commence à faire les cent pas dans le couloir. Six semaines, quatorze jours et la nouvelle la plus catastrophique vient de tomber : le bébé n’est plus. Ce n’est pas qu’il était prêt à devenir papa… Devraj désirait l’être un jour, bien que pas maintenant. Il souhaitait profiter de celle qu’il retrouve, avant de se projeter dans une grande vie de famille, mais parfois, les choses ne se déroulent pas comme prévu et il aurait accueilli l’événement surprise comme il se doit, en aurait longuement discuté avec Padma pour connaître ses propres désirs. Sauf que là, le choix ne se pose même pas : on leur a arraché cette crevette grandissante en elle et ce, à cause de lui. « Je repasserai dans quelques heures. » dit-il, en prenant congé. Tête baissée, l’indien passe sa main sur sa nuque en repassant en boucle la conversation hors du commun qu’il vient d’avoir, se demandant un instant s’il ne l’a pas rêvée. Et comment est-ce qu’il lui annoncera une pareille chose ? Avec des remords imposants, l’écrivain entre dans la pièce, se fige à l’entrée en l’observant avec ses yeux clos, puis après quelques secondes, s’approche en tirant une chaise qu’il installe au plus près d’elle. Sa main capture la sienne, ses lèvres déposent mille et un baisers sur sa peau. « Je suis tellement désolé. » souffle-t-il, en posant sa main qu’il tient tendrement sur sa joue. Désolé de l’accident, de son état, de la grossesse. De tout. Padma, il l’aime tellement et tout ce qu’il souhaite, c’est son bonheur, pas qu’elle soit malheureuse.


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Padma AlestraLe vin est un puissant lubrifiant social
Padma Alestra
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Sujet: Re: Padma | Ca, c'est compliqué ( le Lun 23 Sep 2019 - 21:12 )
Le regard dans le vide, Padma se contentait de regarder défiler la route sans vraiment prêter attention à ce qu’il se passait autour d’elle. Le silence s’était installé dans l’habitacle et c’était tant mieux pour l’avocate qui devait se retenir d’ouvrir la bouche pour ne pas laisser la nausée qui lui travaillait l’estomac remonter. Elle ignorait si c’était le stress, la situation presqu’oppressante ou autre chose qui la rendait malade, mais depuis quelques mois elle sentait bien que quelque chose avait changé. Si au début la jeune femme avait préféré mettre ça sur le coup de la fatigue, peu à peu une pensée absurde commençait à faire son nid dans l’esprit de l’Indienne. Discrètement alors que la main de Devraj trouva sa place sur sa cuisse, une main alla se placer sur la sienne qu’elle pressa doucement contre sa paume, tandis que l’autre alla caresser discrètement son ventre. Les yeux fermés pendant de courtes secondes, elle essayait de contrôler les réactions de son corps qui l’épuisaient de plus en plus. C’était le stress. Ca ne pouvait être que ça. Après tout, d’ici quelques heures elle allait monter dans un avion qui allait la mener vers une Inde qu’elle avait quitté sans espoir d’y retourner un jour, à cause d’un passé trop chargé qu’elle n’avait pas la force d’affronter. Sans son petit-ami, jamais l’idée de se rendre dans sa ville natale n’aurait traversé l’esprit de Padma. Sa vie à Naples n’était pas parfaite, mais elle continuait à s’améliorer – surtout depuis l’entrée de l’écrivain dans sa vie – ce qui rendait inutile à Padma de devoir se rapprocher de ses racines. Elle qui s’était toujours tenue éloignée de ces origines qu’elle faisait semblant de ne pas connaître, se retrouvait de plus en plus baignée dans cette culture douce-amère au goût épicé. Le cœur lourd à l’idée de rencontrer enfin la famille de son compagnon, à la question de ce dernier elle ne pouvait que sourire timidement en hochant la tête, incapable de prononcer un seul mot. Ce n’était pas nécessaire. Padma savait bien que l’expression qu’elle affichait parlait à sa place. « Ca va. » Cru-t-elle bon de rajouter avant de détourner le regard  nouveau vers la vitre en lâchant la main de Devraj.

Les bras croisés sur son ventre qu’elle caressait toujours à l’abri des regards, elle prit une profonde respiration en sentant soudainement les battements de son cœur s’accélérer dans sa poitrine comme si un danger les guettait. A peine eut-elle le temps de réagir que l’écrivain donna un coup de volant sec pour essayer d’éviter un autre véhicule sur le point de les percuter de plein fouet. Sans même s’en rendre compte, dans une tentative vaine de protéger la vie qu’elle sentait grandir en elle, Padma resserra sa prise autour de son ventre tandis qu’elle garda les yeux fermés pendant toute la durée de l’accident. Pas une seule fois elle desserra les bras tandis que doucement, ses lèvres s’étaient mises à bouger sans émettre un seul son. Dans un murmure à peine perceptible, elle répétait les mêmes paroles encore et encore comme pour se rassurer. « Maman te protège. » Furent les dernières paroles de Padma. Un murmure. Une douleur foudroyante qui traversa le corps de l’Indienne et l’obligea à défaire le bouclier que formaient ses bras. Un hurlement étouffé au fond de sa gorge.  Et enfin, le néant.

••••••••••

Plongée dans une obscurité dans laquelle elle peinait à sortir, Padma se voyait courir vers une source de lumière qu’elle n’arrivait pas à atteindre. A bout de souffle, elle voyait l’éclat devenir de plus en plus faible à mesure qu’elle s’en approchait. De toute sa vie, jamais elle ne s’était sentit aussi seule qu’à ce moment-là.  Enfermée dans ce monde qu’elle ne comprenait pas, l’avocate était encore assez lucide pour comprendre qu’il ne s’agissait pas de la réalité. Le regard paniqué, elle avait pourtant pris la peine de s’arrêter pour se mettre à observer ce paysage désert et froid qui l’entourait. Il n’y avait rien. Pas une âme qui vive à part elle, et encore. Le vide. Elle le rencontrait enfin et s’y confrontait après de longues années à avoir su le fuir. Terre stérile où la douleur est reine. Sous le poids de cette peine qu’elle n’arrivait pas à expliquer, Padma s’assit par terre tandis que des larmes se mirent à rouler le long de ses joues sans qu’elle n’ait la force de les essuyer. Doucement, elle balança son corps d’avant en arrière, les bras croisés comme si elle berçait quelque chose autre que le vide. Lorsque son regard se baissa et qu’elle se rendit compte qu’elle ne tenait rien, son cœur se brisa dans sa poitrine avec une telle force que la même douleur physique qui l’avait envoyé dans cet inconscient, traversa à nouveau son corps. Comme un spasme violent qui la secoua, elle sentit son corps être tiré en avant pour revenir à la réalité à laquelle il appartenait. Au loin, un bip persistant se fit entendre tandis que son souffle se faisait de plus en plus difficile alors qu’elle essayait de reprendre un rythme cardiaque régulier. La tête et le corps douloureux, elle essaya d’ouvrir les yeux une première fois mais son corps refusait de répondre aux ordres que lui envoyait son cerveau. Une deuxième tentative échoua alors qu’elle y mit plus de force, passant outre la douleur. Elle devait se réveiller. Elle voulait revoir le doux visage de son Devraj, cette étoile vers qui elle devait absolument retourner.

Difficilement, Padma sortait peu à peu de cet état de torpeur qu’elle regrettait presque de quitter à cause de la douleur qui paralysait tous ses gestes. Au bout de longues minutes à se débattre, elle arriva à bouger un doigt avec beaucoup de mal. « Hum… » La gorge sèche, l’esprit encore un peu dans le brouillard, ce fut le seul son qu’elle fut en mesure de sortir. Avec difficulté, elle déglutit en bougeant une fois de plus le seul doigt qui acceptait d’obéir à son cerveau, et essaya à nouveau de prendre la parole. « Devraj… » Souffla Padma dans une voix si faible qu’elle n’était pas certaine qu’on l’ait entendu. Elle le voulait juste lui. Retrouver la chaleur de ses bras et la tendresse de ses baisers. Son étoile.


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They say witnessing a falling star fulfills any wish.
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Sujet: Re: Padma | Ca, c'est compliqué ( le Dim 29 Sep 2019 - 23:53 )
Sentant un petit mouvement, l’indien relève aussitôt les yeux vers son corps et passe de son visage à ce doigt qu’il voit pour la première fois bouger. Son cœur s’affole, bat si fort qu’on pourrait l’entendre. Son souffle s’accélère, alors qu’il se redresse pour déposer un baiser sur son front, ses joues. Il a eu si peur qu’elle ne se réveille pas. Ils se sont retrouvés, ce n’est pas pour qu’elle disparaisse en le laissant seul. Silencieux, il embrasse sa joue, son cou, puis revient sur ses lèvres contre lesquelles il murmure : « Oui. Je suis là. Je suis à tes côtés. » Toujours. Il ne lui est pas venu une seule fois en tête de quitter cette chambre pour aller rejoindre la sienne, conscient qu’il doit se reposer un peu, mais son état n’est rien comparé à celui de sa compagne qui ignore encore beaucoup de choses. Néanmoins, il n’a pas l’intention de l’annoncer tout de suite. Il devra, parce qu’il préfère que ça vienne de lui plutôt que d’un docteur qui prendra un ton très professionnel, avec une pointe d’empathie, mais il n’est pas dans leur histoire et ce n’est pas lui qui tenait le volant. C’est Devraj. C’est probablement pour cette raison qu’il ne sait pas quels mots employer pour lui expliquer les événements. C’est si dur, mais est-ce égoïste de penser qu’il préfère que ça se passe ainsi plutôt que de la perdre elle ? Ce bébé qui grandissait en eux est arrivé comme un cheveu sur la soupe, alors qu’il ne s’y attendait pas, mais n’en aurait pas moins été aimé. C’est juste qu’il ignorait sa présence et qu’il n’a pas eu le temps de s’attacher, ou se faire à l’idée qu’il aurait pu être père. Là, tout ce qui lui saute aux yeux, c’est Padma, sa voix qui résonne faiblement. « Parle-moi encore mon- » Alors qu’il s’apprêtait à murmurer « mon bébé », il l s’arrête à temps, pour reprendre quasi aussitôt : « Ma chérie. Parle-moi. » Ce serait malvenu que de prononcer un surnom qu’il emploie très souvent pour l’interpeller alors que dans son ventre, c’est le gros vide. Il caresse avec tendresse sa main, ainsi que son visage qu’il contemple. Celui-ci a quelques égratignures, mais ce n’est pas ce qui a été le plus touché. A côté du reste, il a même été épargné. « J’ai eu peur de ne plus te revoir. » lui confie-t-il, alors que les larmes roulent le long de ses joues. Ca ne sert à rien de jouer l’homme fort : dans une situation pareille, il est même en droit de laisser des perles salées couler. Personne ne lui en voudra, surtout pas celle qu’il considère comme étant la femme de sa vie. Avec elle, il se montre vrai, bien que là, ce ne soit encore qu’un aperçu de ce qu’il ressent à l’intérieur. C’est un tsunami. Son cœur pleure, son âme également, mais ils sont pris d’un soulagement. « Comment tu te sens dis-moi. » Est-ce qu’elle sent qu’il se passe quelque chose de grave ? Est-ce que son corps se sent différent, lui ? L’écrivain saisit sa main qu’il serre fort dans la sienne puis l’embrasse comme si sa vie en dépendait, comme si c’était la dernière fois qu’il pouvait le faire. Devraj sait que leur amour est fort, qu’ils peuvent surmonter toutes les épreuves, mais ils ne sont encore jamais passés par un tel cauchemar.


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Sujet: Re: Padma | Ca, c'est compliqué ( le Dim 6 Oct 2019 - 23:46 )
Son corps ne répondait pas comme elle l’aurait voulu, à peine avait-elle essayé de bouger la main pour rejoindre celle de Devraj, qu’elle l’avait senti. Avec difficulté, elle poussa un soupir comme le simple fait de lui vider les poumons lui était fatal. Au bout de longues secondes à essayer de donner un autre signe de vie, elle battit des paupières pour laisser ses yeux s’adapter à la lumière de la chambre stérilisée qu’elle reconnu immédiatement. Le bip des machines auxquelles elle était reliée ne lui avait laissé aucun suspens quant à l’endroit où elle se trouvait. Le regard épuisé, elle inspecta rapidement autour d’elle sans arriver à bouger la tête pour autant, mais elle se força pour poser les yeux sur son amoureux qui était à son chevet. En sentant ses baisers contre sa peau elle essaya d’esquisser un mince sourire, elle sentit une mince douleur provenir de ses membres encore endoloris qui se réveillaient petit à petit. « Devraj… » A nouveau, elle souffla ce prénom qu’elle pensait ne plus jamais être en mesure de prononcer. Lorsque ses yeux se posèrent enfin sur l’Indien, elle sentit son cœur rater un battement ce qui lui provoqua une légère douleur à la poitrine. Il était encore plus beau que dans son souvenir malgré les petites égratignures qui étaient venus se loger ici et là sur sa jolie peau. Elle aurait aimé les guérir du bout de ses lèvres en lui offrant un baiser pour chaque nouvelle cicatrice. Mais clouée dans ce lit dans lequel elle avait déjà du mal à bouger, elle devait se contenter d’un petit sourire rassurant en dévisageant ses traits. La gorge sèche, elle essaya à nouveau de prendre la parole mais cette fois, même ses lèvres refusaient de lui obéir. Les sourcils légèrement froncés en voyant les larmes rouler le long des joues de l’écrivain, elle puisa dans ses dernières forces pour porter ses doigts jusqu’au visage de ce dernier pour recueillir les perles salées qui y ruisselaient. Elle ne voulait pas qu’il pleure. Elle ne voulait pas non plus qu’il soit triste. Elle n’avait pas besoin qu’il s’inquiète pour elle. Elle avait juste besoin de sa présence rassurante, qu’il la prenne dans ses bras et lui dise que tout irait bien parce que tout finirait par s’arranger. C’était là les mots qu’elle aurait voulu prononcer mais impossible. En plus des mots bloqués au fond de sa gorge,  une boule s’était formée en même temps que le vide commençait peu à peu à s’installer en elle. Le même qu’elle avait ressenti lorsque son corps inconscient l’avait envoyé dans un endroit si froid qu’y repenser lui provoquer des frissons. Sans s’en rendre compte, sa main libre alla se loger au niveau de son ventre comme lors de l’accident. Face à sa question de savoir comment elle se sentait, elle pu uniquement serrer le drap de ses doigts fins comme si elle essayait d’agripper quelque chose. Au bord des larmes, elle serra fort les dents pour essayer de ne pas se mettre à pleurer mais en vain. Des larmes roulèrent le long de ses joues en même temps que le sourire qu’elle envoyait, se voulant rassurante. Pour toute réponse, elle lâcha le visage de Devraj pour s’attarder sur son bras qu’elle tira pour l’inciter à basculer son corps vers elle. Dans une manœuvre précise mais bancale, elle se décala du lit pour lui faire une place. Padma remonta ensuite la couverture sur lui pour le couvrir et sans dire un mot de plus, fondit en larmes dans ses bras. Le vide et le mal être qu’elle ressentait était si fort, plus puissant que la douleur physique qui lui traversait le corps, que toute sa tristesse était palpable. On ne lui avait encore rien dit mais ça n’était pas nécessaire. Ce qu’elle avait pu déceler dans le regard de son Devraj lui avait suffit. Le néant qu’elle ressentait dans son cœur également. En sanglots, la tête nichée contre son épaule, elle s’accrochait pourtant à Devraj comme si ce simple geste la réveillerait de ce cauchemar, lui rendant ainsi la vie qu’elle venait de perdre.


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Sujet: Re: Padma | Ca, c'est compliqué ( le )
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