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- [Terminé] Erio || SOS Fantômes -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Mer 1 Jan 2020 - 14:31 )
« Ouais, sel. » répète-t-il, en saisissant l’oreiller, taper doucement dessus et le replacer à son emplacement initial, tout ça en gardant les yeux plantés sur elle, dans l’attente d’une réaction autre que son sourcil arqué. Sa proposition tombe comme un cheveu sur la soupe, il en a conscience, mais en la voyant aussi paniquée, à tourner dans tous les sens, à se cacher derrière une muraille de fortune, Erio s’est dit qu’il fallait être gentil et suggérer une solution qu’elle n’est pas obligée de prendre, mais elle a au moins le mérite d’exister. « Tu vas répéter toutes les fins de mes phrases ou- » tu vas répondre, s’apprêtait-il à terminer, avant qu’elle n’accepte et le prenne donc de court. Est-il surpris ? Oui. Il s’attendait à un refus de sa part, à ce qu’elle reparte de la chambre, la tête haute, en faisant semblant de jouer la grande fille qui n’a peur de rien juste pour prouver qu’elle s’en sort et qu’elle n’a pas besoin de dormir à côté d’un type qui lui est encore inconnu. Ils ont beau se côtoyer assez souvent maintenant et elle joue peut-être le rôle d’une colocataire sans qu’ils en aient discuté, ils ne se connaissent pas des masses. La communication est difficile, pas seulement parce qu’elle ne parle pas beaucoup italien, mais aussi parce qu’il n’est pas un grand bavard et qu’il saisit toutes les occasions qui se présentent de ne pas tenir une longue discussion. Il en a assez avec le boulot, avec Dario qui essaie de l’analyser alors même qu’il le conjure de ne pas le faire, mais il s’en fiche bien. Erio en ferait de même s’il était à sa place.
Un moment, le policier se fige, étonné par sa remarque qu’il n’attendait pas, mais qui tombe sous le sens. A travers ça, elle souhaite remettre les choses à leur place, qu’il n’y ait aucune ambiguïté entre eux. Il ne l’a jamais vue comme une potentielle conquête, a mis de la distance dès la première seconde. A partir de ce moment où le lien qui les unissait était purement professionnel, même si, aujourd’hui, c’est autrement. Quelque chose de plus profond qu’il ne saurait expliquer. Ca s’est juste fait comme ça, naturellement, sans qu’ils n’aient eu à forcer les choses et le fait qu’elle accepte prouve encore qu’ils en sont à un point où elle lui accorde une certaine confiance.
« Ah on en est là. » lâche-t-il, alors qu’elle insulte ouvertement la dernière femme qui pénétrait dans cet appartement. « T’insultes les nanas avec qui j’sors. » Il applaudirait presque s’il n’était pas surpris des termes employés par Aisha. Erio relâche le deuxième oreiller, sans perdre une miette et une fois sa question posée, il secoue la tête, avec un petit sourire en coin. « Oh, touché en plein cœur ! » s’esclaffe-t-il, en s’asseyant au bord du lit. « T’sais qu’insulter les femmes que j’fréquente, c’est réservé aux nanas jalouses ? » Celles qui n’aiment pas le voir avec telle ou telle fille. Erio l’observe de bas en haut, puis de haut en bas, longuement, avant de rabattre la couverture pour se mettre dessous et lance : « T’es une fille jalouse ? » la taquine-t-il. « T’es jalouse de la blonde moche qui a couché avec le gars moche ? » Il pose sa main sur la place à côté de lui qu’il tapote pour l’inciter à le rejoindre. « Avoue, tu m’dis ça juste pour sauver la face, mais tu me trouves à ton goût, hein. » Il a conscience que ce jeu n’est pas à faire, qu’il s’oriente vers un terrain qu’il ne devrait pas suivre, mais toutes ses réflexions le poussent dans ce sens.


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Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Aisha Njoya
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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Dim 5 Jan 2020 - 0:33 )
Alors qu’elle se laissait tomber sur le lit avec toute la grâce qu’elle n’avait pas, elle ne pu s’empêcher de faire des commentaires quant aux fréquentations d’Erio. Aisha savait qu’elle n’avait aucun droit de porter un jugement sur les personnes qu’il fréquentait et encore moins les femmes qu’il ramenait ou avec qui il parlait, mais c’était plus fort qu’elle… elle n’avait pu s’empêcher de remarquer qu’il avait un type. Le type en question ? Moches. Elles étaient toutes moches, fades et n’avaient pas l’air très intelligentes. Et étant elle-même stupide, elle savait de quoi elle parlait lorsqu’elle jugeait l’intelligence de quelqu’un. Elle se releva pour se mettre sur la pointe de ses pieds en s’étirant, n’accordant aucun regard au jeune homme qui répondait à ses commentaires. Lorsqu’elle lui fit face, elle haussa juste les épaules. Elle critiquait, et alors ? Elle en profita d’ailleurs pour dire qu’elles étaient toutes moches, et là encore, et alors ? Alors qu’elle levait un bras, elle sentit le regard du lieutenant s’attarder sur elle tandis qu’elle lui lançait un regard mauvais. Qu’il prenne une photo, ça durerait plus longtemps. Lorsqu’il reprit la parole, la seule réaction d’Aisha fut de lâcher une sorte de « HEIN !? » qui traduisait à la fois le choc et son désaccord. Jalouse ? Elle ? Jamais. « Aisha jalouse !? » Elle était indignée. Les bras croisés sur sa poitrine avec une moue boudeuse sur le visage, elle n’en revenait pas de ce qu’elle entendait. Bien qu’elle n’ait pas compris tous les mots qu’il avait mis bout à bout, la jeune femme avait tout de même compris l’essentiel. Et non, elle n’était jalouse. Elle avait d’ailleurs envie de briser les doigts qu’il s’amusait à tapoter sur le lit pour qu’il la rejoigne. Pendant un court instant, elle regarda à nouveau la porte puis s’avoua vaincu. D’un pas déterminé et lent, elle s’avança jusqu’au lit avant de rester debout un moment, les bras toujours croisés sur la poitrine. Alors qu’elle ouvrait la bouche pour prononcer quelque chose, elle la referma aussitôt pour saisir l’oreiller avec lequel elle était prête à frapper Erio avec. Mais au moment même où elle leva les bras, un bruit tellement violent se fit entendre qu’elle lâcha un petit cri et se glissa aussitôt dans le lit. Ses mains étaient allées chercher le bras d’Erio qu’elle serra entre ses doigts, toujours à l’affut du moindre bruit. « Toi provoquer esprit avec grande gueule ! » Ah, ça elle savait dire. Un autre bruit se fit entendre et le cœur d’Aisha se mis à tambouriner encore un peu plus fort contre sa poitrine.  Cette fois, toute envie de faire un commentaire lui passa, le regard inquiet, une fine pellicule de transpiration qui couvrait son visage, elle resserra un peu plus sa prise autour du bras du lieutenant. Sa respiration de plus en plus saccadée comme si l’air lui manquait, elle sentit la panique la gagner avec une telle force qu’elle en suffoquait presque. Dans sa tête, alors qu’elle savait pourtant où elle était, elle revoyait les images du soir de son agression comme si son esprit l’avait physiquement transporté à nouveau à l’endroit où ça s’était passé. Des flashs altéraient sa vision qui se troublait au point qu’à chaque fois qu’elle battait des paupières, la réalité s’intercalait entre les souvenirs qui lui revenaient de façon très violente. Sans s’en rendre compte, elle avait lâché le jeune homme pour porter sa main à son cou comme pour chercher un réconfort ou quelque chose qui la ramènerait à la réalité, mais au lieu de ça elle ne rencontra que le vide. Alors elle commença à taper doucement du poing contre sa poitrine comme pour forcer son cœur à reprendre un rythme normal tandis qu’elle fixait le vide. Il lui était impossible de discerner le vrai du faux, et avec les larmes qui avaient commencé à rouler le long de ses joues sans qu’elle ne puisse les contrôler ou en comprendre l’origine, elle sentait qu’elle était en train de perdre pieds.



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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Lun 6 Jan 2020 - 23:09 )
Pour toute réponse, l’italien acquiesce d’un signe de la tête pour ne pas se répéter plusieurs fois. S’il la pense réellement jalouse ? La réponse est non. Il ignore ce qu’elle pourrait bien lui trouver ; tous les deux partagent le même toit, par la force des choses, mais rares sont les fois où ils se confient l’un à l’autre et lorsque ça arrive, ça ne va jamais très loin que des banalités. Il faut aussi dire qu’il ne l’interroge pas, alors qu’il pourrait poser des questions. Erio est curieux, mais jusqu’à une certaine mesure ; sachant pertinemment qu’il a horreur qu’on le gonfle avec un interrogatoire, il évite de se montrer intrusif, sauf si nécessité et attend que les gens viennent à lui. Ce n’est pas un manque d’intérêt pour ceux qui l’entourent, même s’il n’aime pas toujours que des gens lui racontent leur vie. Dans le cadre de son travail, il est très à l’écoute, mais dès lors que ça concerne des petites broutilles ou de discuter de la pluie et du beau temps, ça le saoule et ça se voit directement sur son visage. Quand Erio boude, qu’il est agacé, mécontent, ailleurs, ça se remarque. Là, en l’occurrence, c’est la malice qui a pris place sur ses traits. Son sourire s’élargit dès lors qu’il la voit saisir son arme de défense : un oreiller. Il entrouvre la bouche, s’apprête à lui demander ce qu’elle compte en faire, avant de lâcher un rire, résonnant avec son cri, à sa réaction paniquée. Et c’est toutes ces petites choses qui lu font du bien, même s’il préférerait qu’on lui coupe la main plutôt que de l’admettre. Depuis sa rupture avec son ex, Erio ne se laisse pas abattre, garde la tête levée, bien haute, parce qu’il n’est pas habitué à baisser les bras, surtout à cause d’une femme, mais ce serait mentir que de dire qu’il est sorti indemne de cette relation. S’il s’est refermé comme une huître, il y a bien ces sourires qui reviennent et ces éclats de rire qui sortent avec tant de naturel, sans forcer. C’est ça, qui lui est agréable : se sentir léger. Alors, ce n’est pas tout le temps, et sa profession ainsi que son enquête le rappellent à l’ordre, mais il ne crache pas sur ces moments qui éclaircissent la noirceur de son monde.
« Ouais ok. » dit-il, en souriant sans se lasser. Si elle dit qu’il provoque l’esprit avec sa grande gueule, alors ce doit être vrai et il assume fièrement, en tant que non-croyant.
Sa prise se resserre autour de son bras et aussitôt, comprenant que son angoisse ne s’atténue pas, il pose sa main sur la sienne, convaincu que ce geste suffira à l’apaiser, mais il n’en est rien. Son état empire. Il la voit relâcher son emprise sur lui, cogner contre sa poitrine. « Aisha. » dit-il, alors qu’il pense croiser son regard, avant de se rendre compte qu’elle a planté ses yeux dans ses prunelles sans vraiment les voir. « Aisha. » répète-t-il, avec plus de force cette fois-ci, mais il n’obtient aucune réaction de sa part. Elle est complètement ailleurs, quelque part où elle ne devrait pas se trouver. Souhaitant qu’elle revienne à elle, Erio saisit son bras de sa main, puis pose brusquement l’autre sur son cou, les doigts appuyés sur sa nuque. « Aisha. » l’interpelle-t-il de nouveau, alors que sa main quitte son bras pour rejoindre son épaule, puis la main sur sa poitrine qu’il capture avec fermeté afin qu’elle cesse de se brutaliser avec des mouvements violents. « Hey. » souffle-t-il, tandis qu’il l’attire tout contre lui, l’encerclant de ses bras. Il caresse avec tendresse son dos, longe sa colonne vertébrale, et sans réfléchir, embrasse sa joue, puis sa tempe avec des baisers protecteurs, pour finir par coller sa joue sur son front, sans jamais la lâcher. Il sent qu’elle est en détresse, que ce n’est pas le moment de blaguer, même s’il aurait bien des choses à dire pour détendre l’atmosphère et c’est l’une de ses bêtises qui sort, sans même la contrôler. « Si tu voulais un câlin, fallait le dire hein. » Son ton ne rime cependant pas avec humour, légèreté. Sa voix douce, murmurée, cache son inquiétude.


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Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Mar 7 Jan 2020 - 0:27 )
Emportée par le tourbillon de ses souvenirs qui défilaient sous ses paupières sans qu’elle ne puisse y faire grand-chose, Aisha se sentait partir vers des horizons qu’elle aurait souhaité ne jamais explorer. Depuis sa sortie de l’hôpital, elle n’en avait presque pas parlé sauf les rares fois où on lui avait posé des questions. Et encore, elle restait évasive et faisait en sorte d’enfermer tous les souvenirs liés à ce soir-là dans une boîte qu’elle n’ouvrirait jamais. Ce qui lui importait depuis le début de l’enquête n’était autre que son collier qu’ils n’avaient toujours pas retrouvé. Alors que penser à son collier lui brisait un peu plus le cœur, elle ferma à nouveau le poing contre sa poitrine qui rencontra sans grande surprise le vide, ce qui la fit reprendre un peu plus les coups qu’elle se portait. Ils étaient secs et violents et à mesure que s’écoulaient les secondes, avaient l’air de s’intensifier. Mais c’était un moyen pour la jeune femme de ne pas perdre pied et de reprendre un rythme cardiaque normal. Ca ne fonctionnait pas. A chaque fois qu’elle fermait les yeux comme pour balayer d’un coup de cils les mauvaises choses qu’elle voyait sous les yeux, elle se sentait physiquement ailleurs. Elle sentait l’air lui manquer comme si on l’en privait à nouveau, incapable de fuir. Dans le tourment de ses pensées, elle arrivait tout de même à percevoir une voix qui lui venait de très loin et qui appelait son prénom. Elle fit un premier essai pour répondre à cette personne mais ce fut juste un sanglot qui sortit de ses lèvres. En sentant une main se saisir de la sienne fermement, Aisha lâcha un hoquet de surprise et cessa presque de respirer. Avec toute la force qu’elle pouvait mettre, elle essaya de se dégager mais la prise était telle qu’à peine deux doigts avaient bougés avant de rester immobiles. Les épaules de la jeune femme s’affaissèrent sous le poids de toute la douleur physique qu’elle ressentait tandis que son cœur continuait à battre à vive allure dans sa poitrine. Dans un ultime sanglot, elle ferma les yeux pour se plonger dans le noir pour se forcer à se dire qu’elle était en sécurité et que plus rien ne lui arriverait. Les perles salées arrivaient à passer la barrière de ses paupières et pas une seule fois elle ne pensa à les essuyer. Au lieu de ça, elle finit par lâcher prise et à se laisser aller. Doucement, elle se sentit revenir au moment présent. Elle était loin de ce studio sombre où elle avait failli perdre la vie. Elle ne risquait plus rien à présent. Sa respiration toujours aussi saccadée, elle avait fermé les yeux pour se concentrer sur ce qui l’entourait. Très vite, elle sentir son corps collé contre quelque chose de chaud et rassurant. Un mouvement doux et tendre dans son dos, qu’elle ne saurait identifier, repoussait peu à peu la noirceur qui tentait ses pensées. Des milliers de picotements recouvrèrent le corps de l’Ethiopienne qu’elle sentait se détendre sous ces doigts experts. Malgré la barrière de tissu, à chaque fois qu’elle sentait cette main bienveillante passer sur une des nombreuses cicatrices qui recouvrait son dos, il y avait comme un électrochoc qui lui traversait le corps et qui la forçait à se blottir un peu plus dans les bras de… De qui au juste ? Les sourcils froncés alors qu’elle revenait à elle petit à petit, elle se souvint de la présence d’Erio. Mais ce n’était pas possible. Il ne se serait non seulement jamais permis de la prendre ainsi dans ses bras, mais en plus il lui aurait demandé de se reprendre depuis bien longtemps. L’oreille tendue, elle fronça un peu plus les sourcils en entendant la voix d’Erio qui la percuta de plein fouet. C’était lui qui la rassurait depuis plusieurs minutes et qui ne l’avait pas laissé sombrer ? Impossible. Comme pour avoir confirmation de cette information, elle se détacha doucement pour se redresser. Lorsque la silhouette du lieutenant se dessina complètement, la moue presque boudeuse de la jeune femme disparue, posant un regard confus sur ce dernier. Un regard balaya rapidement la pièce pour l’examiner brièvement, avant de recoller sa tête contre Erio. « Ta gueule. » Lâcha-t-elle. « Toi pas bouffon de Aisha. Tête lourde à cause de bêtises de toi, doit reposer. » Tout ça pour ne pas avouer qu’elle aimait ce contact encore inédit entre eux. « Touche pas moi avec mains sales, toi les avoir trainés sur blonde moche. Moi trop propre pour ça. » Le déni.



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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Mer 8 Jan 2020 - 2:39 )
Son corps se défait doucement du sien et, silencieux, sans effectuer le moindre geste, l’italien l’observe longuement, se disant qu’en se rendant réellement compte de sa présence, elle se calmerait pour de bon. Aisha semble revenir à elle, prendre enfin connaissance de la réalité et alors qu’il s’attend à ce qu’elle se relève du lit, ou s’y allonge complètement pour s’éloigner de lui, aussi pour oublier ce qu’elle vient de vivre, l’éthiopienne le frôle, positionne sa tête contre la sienne. Ca le surprend, mais son étonnement se transforme rapidement en amusement. Il n’y a vraiment qu’elle pour l’insulter dans de pareils moments et lui lâcher ça comme si c’était normal. Ayant entendu pire que ça et prononçant des injures à longueur de temps, à chaque fois qu’il est énervé, ce qui arrive très souvent, ça ne le choque pas d’entendre ces mots sortir de sa bouche, mais il ne s’habitue pas encore très bien à ce qu’une femme lui parle ainsi. « Parle-moi meilleur. » lâche-t-il, sérieusement, en la reprenant dans ses bras, pour mieux resserrer son étreinte autour d’elle, toujours dans ce but bienveillant de ne pas l’abandonner durant un instant difficile. Que sa période de transe soit terminée, c’est une chose, mais il sent que ce n’est pas encore le moment pour la laisser. « A force de le répéter, j’vais croire que t’en rêves. » Son ton se veut léger, taquin. Ce qui est certain, c’est qu’elle semble peu à peu reprendre ses esprits et elle le prouve avec sa répartie, usant de cette blonde dont il n’a d’ailleurs aucun souvenir. Sans doute que c’est la dernière femme qu’elle a aperçu dans l’appartement, mais ses aventures sont si nombreuses qu’il ne saurait pas poser un visage sur celui qu’elle a en mémoire. Et qu’importe, ça lui est bien égal.
« C’toi la bêtise. Les nanas que j’vois sont pas dégueulasses, hein. » dit-il, en posant sa main sur sa taille pour l’inciter à s’allonger. Erio ne sait pas qui elles fréquentent et où elles ont mis les pieds avant lui, mais ce n’est pas son problème et elles peuvent faire ce qu’elles désirent. Ensemble, ils profitent uniquement de quelques heures de bon temps avant de ne plus jamais se revoir, ou de temps en temps, si l’occasion se présente. Il met juste un point d’honneur à ne pas créer de liens, pour ne pas s’attacher. Si avant, il n’en avait pas la crainte, à présent, il préfère être un peu plus prudent afin de ne pas refaire les mêmes erreurs du passé. Et pour lui, s’attacher à une femme en est une. « Et c’qu’on fait, c’est pas sale. » Petit sourire en coin, tandis qu’il rabat la couverture sur elle. Il s’appuie avec son coude sur le matelas pour se surélevé de quelques centimètres au-dessus de sa tête. « T’as jamais fait ça ? » Pourquoi est-il en train de parler de ça, déjà ? « Voir un mec, comme ça, juste une fois ou deux, puis plus jamais, ou de temps en temps, pour le fun. » Si les femmes sont plus sérieuses que les hommes, il en connait beaucoup qui ne souhaitent pas se poser et qui préfèrent s’amuser. Il ne connait pas beaucoup Aisha, mais il en sait assez pour avoir compris que ce n’était pas son genre. La manière dont elle s’est offusquée lorsqu’il lui a fait croire que « bouffon » était un terme intime, cette façon qu’elle a de lui répéter indéfiniment qu’il n’est pas son bouffon, ça lui met la puce à l’oreille, mais qui sait, peut-être qu’elle n’assume pas vraiment. « Ca s’fait. Et c’est plutôt bon. Tu passes du bon temps et t’as pas toutes les prises de tête qui vont avec. » Ca n’a rien d’étrange, ou de malsain.


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Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Jeu 9 Jan 2020 - 0:23 )
« Huum. » Grogna presque Aisha la tête posée sur l’épaule d’Erio tandis qu’elle trouvait une position plus confortable. Non, elle ne lui parlerait pas mieux parce que ça voudrait dire lâcher du lest dans la relation qu’ils entretenaient, qui n’en était même pas vraiment une. Ils avaient une colocation étrange dont ils n’avaient jamais discuté, s’étant juste accommodés de la présence de l’autre. Cependant, ça ne voulait pas dire que l’Ethiopienne s’était fait au caractère de cochon d’Erio, au contraire. Il restait pour elle une énigme qu’elle n’avait pas envie de déchiffrer parce que ça demanderait trop d’énergie, et avec les journées qu’elle devait endurer, lorsqu’ils se voyaient c’était juste pour dormir. Chacun de son côté et de  préférence en silence. Ca ne se passait presque jamais en silence et calmement, mais c’était un rythme de vie qu’Aisha appréciait bien plus que le studio dans lequel elle devait retourner tous les jours en journée avant de se diriger vers la maison de ses maîtres.

Lâchant un petit rire, elle se décala un court instant pour dévisager Erio brièvement avant de reposer sa tête là où elle était. « Toi pas voir clair. » Elle aurait voulu rajouter qu’elle comprenait qu’il ait des problèmes de vue à cause de son vieil âge, mais la phrase était trop longue et elle n’avait pas le vocabulaire nécessaire. Elle allait devoir l’étoffer si elle voulait varier ses insultes et commentaires déplacés. En sentant les doigts d’Erio au contact de sa taille, un frisson remonta le long de son dos au point où elle se cambra un peu en avant comme pour esquiver le contact qui la brûlait presque à travers le tissu, avant de prendre une profonde respiration. Cela faisait tellement longtemps qu’on ne l’avait plus touché comme ça. A vrai dire, elle n’était même pas certaine qu’on l’ait fait au moins une fois… elle se souvient bien des quelques fois où l’homme qu’elle avait épousé la prenait par la taille, mais chaque geste était imprégné de tant de violence que tous les moments intimes qu’ils avaient partagés s’étaient soldés par des coups. Allongée, elle se laissa faire tandis que sa main alla agripper la couverture qu’elle enferma avec force dans son poing, comme une bouée à laquelle elle s’accrochait pour ne pas laisser le courant de ces souvenirs se mêler au présent. En sentant la voix du lieutenant lui parvenir à nouveau de trop loin, elle se racla doucement la gorge en ne lâchant toujours pas le morceau de tissu. En croisant le regard d’Erio, elle vit son sourire en coin qu’elle n’aimait pas, parce qu’à chaque fois elle était persuadée qu’il se moquait d’elle. Les sourcils froncés, elle l’observa quelques instants, sa tête par-dessus la sienne. « Erio dire que Aisha moche ? » Elle ne comprenait pas très bien ce qu’il était en train de dire. Elle avait traité l’autre blonde de moche, c’était le début, le milieu et la fin de son commentaire. Il lui demandait quoi là exactement ? Si elle n’avait jamais été moche ? Pas un seul jour qu’Allah fasse. Conne, oui. Moche, jamais. Les sourcils toujours froncés, même avec le flot de parole qu’il avait débité elle n’avait rien compris et ça devait sûrement se lire sur son visage. Elle avait su attraper des mots ici et là mais n’était même pas sûre de comment les assembler pour que sa phrase fasse sens. En temps normal, Aisha n’avait pas envie de voir des hommes tout court, qu’est-ce qui pouvait bien faire croire à Erio qu’elle accepterait d’en voir un de temps en temps. Et fun, quel fun ? Elle ne dit pas un mot et le laissa finir, pensive. « Attends. » Finit-elle par dire. « Fun avec homme ? » Elle arqua un sourcil. « Pour rigoler faut homme ? Naples, femme doit rigoler avec homme ? » Confuse, c’était le mot dont elle se serait servie si elle avait su son existence. « Toi doit être très drôle vu femmes tout le temps. » Même si elle en doutait. « Raconte blague. Fun avec moi. » Elle lâcha la couverture et s’assit dans le lit en ramenant ses jambes vers elle, ne décollant pas ses yeux de l’Italien. « Moi femme, toi bonhomme. Raconte blague. »



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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Jeu 9 Jan 2020 - 1:18 )
Ca veut dire quoi, que ses goûts laissent à désirer ? Il n’y croit pas une seule seconde. Chaque femme qu’il côtoie ont un petit truc qui l’attire. Elles sont toutes différentes, uniques, ont un charme bien à elle qui le pousse à leur adresser la parole, à passer un moment en leur compagnie et c’était également le cas de cette blonde qu’elle trouve laide, et qui pourtant était jolie. Ses critères sont larges. Brune, rousse, blonde, blanche, métissée, noire, il s’en fiche bien, tant qu’elles n’ont pas de gros grains de beauté qui ressort sur la peau. Un tue l’amour pour Erio qui frisonne rien qu’à cette pensée. Il y a également la taille qui compte. Celles qui sont plus grandes que lui, ou qui portent des talons de dix centimètres et qui, de cette manière, le dépassent, très peu pour lui. Il préfère de loin les femmes plus petites que lui.

Au-dessus de sa tête, il arque un sourcil, l’air étonné, sans comprendre ce qui lui a fait croire ça. Quand a-t-il insinué qu’elle était moche ? Ce n’est d’ailleurs pas le fond de sa pensée. Même s’il ne s’est jamais posé la question et qu’en l’observant, il voyait plutôt une victime d’un tueur qu’il cherche depuis des années, plutôt qu’une femme à part entière, il est très loin d’être dégoûté par son reflet. « Fais un effort. » soupire-t-il, en roulant des yeux. Il pourrait l’aider à y voir plus clair, mais au lieu de répondre concrètement, décide qu’elle est en mesure de deviner. Chose pas si aisée que ça, à en voir l’expression de son visage. Il n’est même pas certain qu’elle ait compris où il voulait en venir. Son approche lui semble simple, mais les mots prononcés et mis bout-à-bout le sont moins. Alors qu’il pense que rien n’est perdu, que le sens de ses phrases ne lui ont pas échappé, dès qu’elle rajoute que pour rigoler, un homme est nécessaire à une femme, Erio lâche un long soupir et se laisse tomber sur le lit. « Mais nan, c’est pas ce que je dis. Même si tout le monde le sait que les femmes sont pas drôles. » Ca, c’était purement gratuit, sans aucun fondement et ressemble à une provocation, pour tester ses limites. Tant qu’on ne lui met pas des barrières, il franchit des lignes.
Erio lâche un rire, puis place son bras derrière sa tête pour la tenir appuyée. « Ca a rien à voir. Enfin si, j’suppose que pour les relations cadrées, sur le long terme, faut faire marrer la nana. » Ce n’est pas son but, à lui. Il n’est pas né pour être drôle et ne cherche pas à faire rire les femmes qu’il rencontre. C’est de l’énergie usée pour rien. D’autant que le personnage se veut grognon, taquin, mais les petites blagues débiles de carambar, ce n’est pas son truc. « Moi, j’vis exclusivement des aventures. J’ai pas besoin d’ça. J’cherche pas à me faire aimer, tu captes ? Je passe juste du bon temps. » Peu certain qu’elle comprenne, il se redresse avec l’aide de ses coudes sur le lit, et ajoute : « C’est purement sexuel si tu préfères. » Et en disant ça, l’italien secoue la tête, peinant à réaliser comment ils en sont venus à parler de ça, mais n’étant pas gêné, il continue sur sa lancée. « Il y a le jeu de séduction, mais c’est juste pour l’art de séduire, pas de plaire réellement. Pas d’attachement. Juste le plaisir. Le fun quoi. » Un sourire se dessine sur le coin de ses lèvres, alors qu’il approche doucement son visage du sien pour murmurer : « On cause pas du même fun. » dit-il, en ébouriffant ses cheveux, puis en retombant sur le lit. « Mais si tu veux une blague avant de te coucher, je peux t’en raconter une bien pourrie. Comment on appelle un nem qui écoute de la musique ? »


Erio Mazzei
Don't make it bad, take sad song and make it better. Remember to let her into your heart, then you can start to make it better. And anytime you feel the pain, refrain. Don't carry the world upon your shoulders, by making his world a little colder.
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Sujet: Re: [Terminé] Erio || SOS Fantômes ( le Jeu 9 Jan 2020 - 1:44 )
Une conversation de sourds, voilà dans quoi ils s’étaient engagés. Aisha ne savait même pas pourquoi elle était si étonnée de ne pas comprendre où voulait en venir Erio, c’était comme ça à chaque fois qu’ils s’adressaient la parole. Et ce n’était pas faute de faire des efforts de son côté. Depuis qu’elle le côtoyait, elle apprenait. Lentement, mais elle apprenait. Son vocabulaire d’insultes avait beaucoup fleuri depuis quelques semaines, elle avait d’ailleurs des occasions de s’exercer même si c’était uniquement avec le lieutenant. En même temps, elle ne pouvait pas insulter des gens dans la rue juste pour le plaisir de s’entraîner, et elle pouvait encore moins le faire avec ses maîtres bien qu’elle le faisait de plus en plus lorsqu’elle baissait la tête et murmurait à voix basse pour elle-même. « Et toi drôle ? Montre. » Cette phrase, elle l’avait compris. Aisha commençait à se dire qu’il avait des fréquentations douteuses s’il ne connaissait aucune femme drôle. Elle, elle l’était. Mais à chaque fois qu’elle le voyait, elle n’avait pas envie de rire. C’était pour cette raison qu’il n’avait pas connaissance de son sens de l’humour très développé ; parce que c’était un crétin qui ne le méritait pas.

Assise, elle attendait sa blague avec impatience pour juger de son humour à lui. Elle aussi elle voulait rire. Elle voulait faire l’expérience de ce fun dont il parlait. Il avait l’air de l’avoir avec des femmes moches, alors pourquoi pas avec elle. Bien sûr, avec l’ascenseur émotionnel qu’elle avait subit, la barrière de la langue et la fatigue, les capacités de compréhensions étaient encore plus limitées pour la jeune femme qui était totalement à côté de la plaque. Mais elle se retrouvait tout de même à essayer de connecter ses deux neurones au beau milieu de la nuit pour comprendre une blague qui ne venait pas. Les sourcils froncés comme si ce simple geste suffirait à faire fonctionner son cerveau, elle jugeait du ton du lieutenant pour déceler une blague au milieu de ce flot de parole. « Nana ? » Souffla Aisha. Non, ça n pouvait pas être ça la blague. Déjà elle était trop longue, et en plus de ne rien comprendre elle n’avait pas l’air très drôle. « Bon temps ? Blague de toi ? » Elle n’en démordait pas et voulait sa blague. Elle voulait son fun ! Lorsqu’il se redressa, elle le suivit ses moindres gestes du regard avant d’écarquiller les yeux face à sa prise de parole. Sexuel. Ce mot là elle l’avait compris. Le regard planté dans le sien, impossible de détourner le regard alors qu’elle aurait dû, toute la conversation qu’ils venaient d’avoir faisait enfin sens. Le fun dont il parlait était sexuel ? Oh. Purée. Les dernières minutes se jouèrent en boucle dans la tête de l’Ethiopienne qui sentait le rouge lui monter aux joues alors qu’Erio continuait. Elle ne comprenait toujours pas tout ce qu’il racontait mais le ton employé et la proximité qu’ils partageaient, suffisait à lui donner une petite idée des explications qu’il lui donnait. Dans un moment de panique, Aisha se dit qu’il suffisait juste qu’elle lui donne un coup de tête pour mettre une distance de sécurité entre eux et qu’il la laisse tranquille avec son fun. Ils n’étaient pas du même monde. Lieutenant de police ou pas, elle n’hésiterait pas à lui casser les molaires s’il osait s’approcher de lui. Son visage à un souffle de celui du jeune homme, elle faillit prendre son élan lorsqu’il approcha une main de ses cheveux mal couverts à cause de toute l’agitation. En le voyant retomber sur le lit, un soupire de soulagement s’échappa des lèvres de la jeune femme qui redressa le foulard autour de sa tête avant de poser son regard à nouveau sur Erio, allongé à côté d’elle. Contrariée sans vraiment savoir pourquoi, elle se laissa tomber à son tour et croisa les bras sur sa poitrine par-dessus la couverture. « Ta gueule. » Lâcha-t-elle à nouveau pour toute réponse à sa blague. Et comme pour ponctuer un peu plus le fait qu’elle ne le trouvait pas drôle – alors qu’il n’avait rien fait – elle lui donna un faible coup de pied sous les draps. « Toi pas drôle. »



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