Revenir en haut
Aller en bas


 

- What'cha doing || PV Enea -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
Poppy Skyes
http://www.ciao-vecchio.com/t5903-poppy-keep-busy-and-aim-to-mak http://www.ciao-vecchio.com/t5907-poppy-you-step-onto-the-road-and-if-you-dont-keep-your-feet-theres-no-telling-where-you-might-be-swept-off-to
Faceclaim : Bojana Novakovic [avatar de Dante : merci)
Je suis absent-e : 17 août au 20 août
Messages : 285 - Points : 500
tadam
Âge : 37 ans (03.03.82)
Métier : hippie à temps plein // Propriétaire (presque) responsable d'un café-littéraire
What'cha doing || PV Enea Empty
Sujet: What'cha doing || PV Enea ( le Sam 21 Sep 2019 - 1:11 )
Comme début de journée, j’avais déjà connu mieux. Après un bon quatre jours passée en position latérale de sureté (une bouillotte comme meilleure amie et remède à la douleur), j’avais enfilé mes souliers de course pour aller à l’extérieur faire mon échauffement du matin. La première journée après que mon ventre se soit calmé était toujours un peu plus relaxe au niveau de l’entraînement. Au lieu d’enchaîner un quinze kilomètres, c’était un petit dix de course à pied qui serait sans doute joliment complété par du yoga dans mon appartement. Sauf que voilà, ce que je n’avais pas prévu après ce coma accidentel qui me rappelait que j’avais vraiment hâte de voir mon médecin traitant, c’était ce chien. À la lumière rouge, comme toute personne civilisée, je m’étais arrêtée pour attendre le passage piéton. Je joggais encore sur place : ce n’était pas parce que l’arrêt était obligatoire que j’allais laisser mon énergie complètement tombé à zéro. Et visiblement, je devais courir avec moins d’intensité que d’habitude parce que monsieur poilu avait décidé de lever la patte et de se servir de moi comme d’une pissotière. Et c’était peut-être le fait d’être une bonne personne ou peut-être simplement le fait de ne pas être en douleur depuis plus de six heures (et sans médicaments), mais je retiens sagement la liste d’insulte destiné au maître en voyant que ce n’était qu’un enfant.

Pas taper les enfants !

Ma course fut donc coupé court et je rentrais à la maison pour découvrir sur mon portable un message de mon agent littéraire qui me mettait la pression pour que je puisse sortir les dernières pages du prochain album parce qu’elle ne voulait pas avoir à négocier une nouvelle longue extension pour se cadrer avec mon imagination. J’avais conscience des échéances qu’il fallait respecter, mais j’avais la jambe couverte d’urine de chien, je me relevais de quatre jours de mon propre calvaire personnel qui ne m’avait pas permis de finir les dernières touches des trois illustrations qui manquaient. La rassurant en lui promettant que je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour lui offrir ce dont elle avait besoin pour la semaine prochaine au maximum (utilisant une lampe magique si nécessaire pour combler son vœu), je filais sous la douche pour contrecarrer les plans du destins qui voulaient que je sente ce mélange dégoutant d’urine de chien, de sueur et de maladie (oui, je ne m’étais pas contenté d’un petit rot amer dans les derniers jours).

Devenue un peu plus présentable, mes cheveux attachés, ce fut en unicycle que je me rendis à ma boutique avec sur mon dos mon cartable qui contenait mes dernières toiles, me disant qu’après avoir vérifier que le café ne s’était pas effondré pendant mon absence, je pourrais peut-être m’installer non loin des chevalets pour peindre ce qui était nécessaire de peindre. J’avais la chance de compter sur un excellent gérant qui pouvait assurer quand je n’étais pas en état (et qui n’avait pas insisté pour savoir les tenant et aboutissant de ce qui me clouait comme une loque au sol pendant les quelques jours). Faisant le tri des bouquins qui avaient été rentrés dans l’avant-midi, je me retrouvais sur la petite mezzanine où se trouvaient les chevalets et le coin arts visuels. Sur une des tables se trouvait une jeune demoiselle que je ne connaissais pas, mais qui était plutôt jolie. Avec un petit sourire, je m’approchais et je regardais par-dessus son épaule en grande curieuse que j’étais.



 
Don't seek happiness
♛ Happiness is like an orgasm: if you think about it too much, it goes away. Keep busy and aim to make someone else happy, and you might find you get some as a side effect. We didn’t evolve to be constantly content. Contented Australopithecus Afarensis got eaten before passing on their genes
Revenir en haut Aller en bas
 
- What'cha doing || PV Enea -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut