Revenir en haut
Aller en bas


 

- Octavia | Entre quelques minutes -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Devraj MoreaLe vin est un puissant lubrifiant social
Devraj Morea
http://www.ciao-vecchio.com/t4190-devraj-don-t-you-remember http://www.ciao-vecchio.com/t4212-devraj-j-ai-implore-les-etoiles-de-me-la-ramener
Faceclaim : Rohit Khandelwal ©Art Acide
Messages : 386 - Points : 891
Octavia | Entre quelques minutes V5r1Y0y
Âge : trente-quatre étoiles.
Métier : écrivain, mais ne se cantonne pas à cette passion. Devraj se laisse aller à de courtes missions, qui ne vont jamais au-delà d'un mois. Egalement, il est architecte.
Octavia | Entre quelques minutes Empty
Sujet: Octavia | Entre quelques minutes ( le Dim 22 Sep 2019 - 19:14 )
Devant sa porte, l’indien s’arrête, le téléphone calé contre son oreille. Quelques jours auparavant, son agent a reçu la finalité de son nouveau roman et celui-ci l’a appelé à quelques pages de la fin, comme s’il avait besoin de sa présence pour terminer l’ouvrage. Même s’il aime ce qu’il a écrit, qu’il a confiance en son histoire, il appréhende toujours les premières critiques, notamment celle de l’homme qui semble retenir son souffle. Pourtant, s’il lui met la pression concernant son rythme d’écriture, il n’a jamais été question de remettre en cause son travail en lui demandant des changements. Il lui reproche de ne pas aller assez vite, mais il ne peut nier qu’à chaque fois, ses écrits sont travaillés. Devraj est perfectionniste, n’aime pas laisser de coquilles, des choses incohérentes. Il fait également attention à semer des signes ci et là, laissés pour faire naître des sourires sur le visage de ses fidèles lecteurs qui comprennent les références à ses anciens romans. « J’ai terminé. » Tête baissée, l’indien attend patiemment le verdict, les doigts jouant avec la poignée de la porte. « Devraj. » Pour toute réponse à cette interpellation, il garde le silence. « Je te reprocherai toujours cette lenteur dont tu fais preuve, mais… » L’écrivain soupire et lève les yeux au ciel. Pour celui-ci, il a conscience d’avoir mis un peu plus de temps que prévu, dû à ses nouveaux changements dans sa vie. « C’est du bon travail. » Ca change du discours précédent où son agent lui témoignait son agacement face à son manque de sérieux qu’il a mis ça sur sa nouvelle relation. Bien qu’il se fiche pertinemment de ce qu’il fait lorsqu’il n’écrit pas, Devraj sait qu’il n’aime pas l’idée que sa priorité soit ailleurs. Et c’est le cas, il ne peut le nier. Parce que c’était nouveau, parce qu’il avait envie de profiter d’elle, de la force de leur histoire, il n’avait pas envie de faire autre chose que d’être à ses côtés, mais il a fini par trouver un certain équilibre. « Je vais lancer l’édition de cent exemplaire pour commencer. Il faudrait que tu reviennes rapidement à Chennaï pour les signer. » L’édition limitée. A chaque fois, celle-ci fait fureur et les romans partent comme des petits pains. Devraj acquiesce d’un signe de tête, comme s’il était capable de le voir, puis, alors qu’il voit Octavia remonter les escaliers, lance : « Je te recontacte pour une date. » Ca lui fera une bonne raison d’y aller. Devraj lève la main afin d’arrêter son amie, tandis que son agent reprend : « Presse-toi. » « Hm hm. » Une recommandation qu’il entend, mais ce n’est pas sa préoccupation première lorsqu’il fait face à sa voisine. « Je te rappelle. » dit-il, en raccrochant, avant d’arborer un sourire à Tavia. « Tu entres quelques minutes ? Tu me raconteras ce qui se passe de nouveau dans ta vie. » Par là, il entend… Avec cet homme. Etiam. Lui est ami avec les deux et se retrouve malheureusement dans une situation délicate, où il n’est pas supposé prendre parti. Pour personne.


Here, here in this heart it's cold, cold as stone. Must welcome these memories, as shallow as my eyes have slowly become. Hearts, frail heart left broken. Cold and known for its bitter agony. Times changed forever that night, leaving only empty memories. Empty memories won't heal the pain.
Revenir en haut Aller en bas
Octavia SolomosLa jeunesse dorée et éclatante
Octavia Solomos
http://www.ciao-vecchio.com/t4115-octavia-solomos-too-late-for-r http://www.ciao-vecchio.com/t4117-es-tu-completement-normal-octavia-solomos
Faceclaim : Blanca Suarez (©blood eagle)
Messages : 486 - Points : 866
Octavia | Entre quelques minutes Tumblr_inline_o8paxfHTtg1qf0bzr_250
Âge : 26 ans
Métier : Stripteaseuse
Octavia | Entre quelques minutes Empty
Sujet: Re: Octavia | Entre quelques minutes ( le Lun 11 Nov 2019 - 17:27 )


Entre quelques minutes

Trop longtemps qu'on se connait, j'aimerais bien tout rallumer ! Thérapie Taxi


Cela fait plusieurs jours que j'avais décidé d'aller vivre chez Lily. Le temps d'avoir un peu d'air après tout ce qui c'était passé. Il me manquait beaucoup de mes affaires et j'avais finis quelques cartons personnels seule, dans ce vieil appartement. J'y restais une profonde mélancolique. Cette étrange sensation de le voir et le sentir partout, même dans mes draps. Surtout dans mes draps. Je haïssais tellement cela que j'avais décidé de partir. J'avais besoin de Lily ses derniers temps. Et elle avait besoin de moi. C'était tout ce qui comptait, étrangement... C'était tout ce qui comptait vraiment. J'admirais avec dégoût la marque peu accentuée de ce tapis. Couvert de mon sang, de mes erreurs aussi quelques mois avant. Je soupirais. Cette appartement m'avait bien servis mais... En ce jour, etait-ce vraiment ce que je souhaitais ? Vivre dans le passé, dans les erreurs, dans les regrets que je ne voulais pas affronter ? J'avais décidé d'arrêter de fuir en commençant par partir de ce lieu. Ironique pourrions nous dire. Pourtant, il n'y avait pas endroit que je fuyais plus que cet appartement. Elle me rappelait ma solitude, mon manque et les tremblements constants que je subissais que je voulais m'empêcher de prendre ma dose, juste aujourd'hui. Rien ne me manquera ici et je me l'avais promis. Que c'était un acte que je regretterais jamais. Je relevais la tête et j'eus un petit pincement au coeur. Les souvenirs me manqueront sans doute et Devraj. Surtout Devraj. Et mes soirées entre voisins. Mes longues discussions qui me paraissaient insensées avant mais qui me soulageait d'un grand poids... Il allait me manquer, sans aucun doute. Un gros carton dans les mains, je quittais mes erreurs pour une vie différente. Je me tenais fière et debout. Mlagré l'odeur de la beuh dans ce putain d'appartement. Je tombais alors nez à nez sur Devraj. Je ne pus m'empêcher de rire face à l'ironie de la situation. Je haussais la tête pour accepter avec plaisir son invitation. « Devraj... J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on ne s'est pas vu !  » Je lui souriais à mon tour, tout en déplacant mon carton vers chez lui. Il n'était pas lourd. C'était des vieux bibelots que je ne pouvais me résilier à laisser. Des choses nouvelles à lui raconter... Par où commencer ? « Comment tu vas ? Et le bouquin qui devait finir la dernière fois qu'on avait mangé ensemble, il a avancé ? » Je me souciais de lui, de son bien-être. Peut-être qu'avant je ne me rendais pas compte des personnes qui étaient important pour moi. « Oh... Je n'ai pas grand chose de nouveau. Je vais démenager. Avec une amie. Je me suis dit qu'il était temps de quitter ce petit taudis, sans vouloir te vexer. Ton appartement est magnifique, le mien a...   » Le mien puait l'odeur de mes erreurs. Voilà la vérité. Je détestais vivre ici. Je souffrais trop ici. J'avais saigné, pleuré, hurlé, drogué, chanté, dansé, baisé. Et c'était peut-être ça le problème. Ca me rappelait trop une présence que je voulais effacer. « Il a une sale odeur, voilà tout ! Et je préfère être avec Lilwenn, elle me connait depuis longtemps, elle sait que je ne suis pas une génie mais elle m'aime comme ça ! » Je levais les yeux au ciel en riant. Parce que c'était un peu vrai et je l'assumais. J'en avais rien à foutre d'être stupide. Qui ne l'était pas ? Fallait arrêter de se mentir, arrêter d'être minable, se prendre en main. Il était temps. J'avais plus d'un quart de siècle, nom de dieu. « J'avais besoin de changements, m'éloigner de... Mes bêtises. » Et au fond de moi, je priais pour qu'il ne me pose cette question inévitable... Quelles bêtises j'avais faite ? Il pourrait en faire une histoire tellement c'était absurde.

Code by Sleepy


Le souffle d'un renouveau
Même dans l'obscurité, je continuerai de courir. Ca ne sert à rien de ralentir, on apprend toujours en chutant. Personne ne peut mieux se relever qu'une personne trop de fois tomber.
Revenir en haut Aller en bas
 
- Octavia | Entre quelques minutes -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut