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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Sujet: Sentence ( le Mer 25 Sep 2019 - 19:43 )

   
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La dernière fois qu’un client t’avait tabassé, Alvaro était passé après coup pour constater les dégâts. Il s’était arrêté à l’entrée de ta chambre, t’avait observé en silence… et avait souri. Froidement. De manière si glaciale que tu en avais eu des frissons.
Ces mêmes frissons qui parcouraient ton corps alors qu’un de ses hommes de main te regardait de haut avec un dédain profond. La dernière fois, tu n’avais pas pu réagir à temps, et tu avais dû garder le lit plusieurs jours pour te remettre du passage à tabac, mais cette fois-ci, tu as eu le bon réflexe. Le client s’est pris ton poing dans la gueule avant qu’il n’ait le temps de te coller à terre. Tu l’avais pressenti : il était terriblement nerveux, t’avait attrapé le bras assez brutalement pour te traîner jusqu’à la chambre qu’il avait loué, et il n’avait pas prononcé un mot, sinon une insulte acérée qui avait trahi son état d’esprit. Il se méprisait de venir ici, il te méprisait de faire ce boulot, mais il ne pouvait s’empêcher de bander devant ton corps… Un cocktail dangereux qui t’avait mis sur le qui-vive. Il n’avait eu le temps de lever la main que deux fois : la troisième fois, c’est la tienne qui était allé rencontrer sa mâchoire assez violemment. Il en était tombé au sol et tu t’étais écarté, conscient que tu n’aurais jamais dû faire cela, mais incapable de te laisser faire une nouvelle fois face à un de ces enfoirés.
Comme si le script était écrit à l’avance, il t’avait dénoncé au premier type de la sécurité qu’il avait croisé. Et l’information était remonté aux oreilles du grand patron, de ce ‘Monsieur’ que tous redoutaient. Roi absolu du Ruby, il dirigeait ta vie depuis toujours : à la fois père, frère, bourreau et protecteur.

- Tu vas avoir ce que tu mérites, sale petit enfoiré !
Le client hurle, il est resté, il jubile. Et toi, tu baisses les yeux et serres ton poing qui te démange, l’envie de recommencer devenant de plus en plus brûlante au fur et à mesure des secondes. Tu n’as jamais été très doué comme prostitué : tu sais écarter les cuisses et tu possèdes un corps qui les émoustille, mais tu n’as pas la docilité fervente des poupées qu’ils viennent s’offrir ici. Tu es resté à l’état brut, petit animal sauvage qu’ils ont toujours eu du mal à dresser.
Pourtant, ce poing qui tremble d’exploser de fureur, il tremble aussi de peur. Parce que ‘Monsieur’ ne pardonnera pas : l’a-t-il jamais fait ? Et que sa punition à lui sera bien plus terrible que toutes les menaces que ce client déblatère depuis dix minutes. Tu le connais : il est imprévisible et s’il est dans un de ces mauvais jours, un de ceux où le fantôme de son épouse est revenu le hanter, tu sais que tu vas morfler. Tu as compris depuis quelques mois que c’est son image à elle qu’il a tendance à voir sur ton visage : c’est son souvenir à elle qui le pousse à se montrer encore plus diabolique à ton égard. Mû par un espoir fou, déraisonnable, tu t’es mis à penser que, peut-être, tu étais son fils biologique : le fils de cette femme-là, qu’il avait aimé par-dessus tout et qui, de temps en temps, te reversait un peu de cet amour. Ce qui expliquerait sa haine farouche à l’idée qu’une partie d’elle ne l’ait pas totalement abandonné… Malheureusement, ce n’était pas la bonne partie. Il aurait préféré la garder elle et te voir partir toi.
C’est totalement stupide comme pensée, tu ne portes même pas le nom de famille de cette femme, tu n’as aucun de ses traits du visage ou petites manies du quotidien… Mais pour un gosse qui n’a jamais eu de famille, c’était la plus belle illusion possible à laquelle se raccrocher.

La porte s’ouvre, te délogeant sans ménagement de tes pensées, et tu redresses la tête : il est là, il est venu. Et tu pries pour qu’il soit dans un bon jour, un de ceux où il a envie de protéger son personnel plutôt que de le jeter en pâture aux loups…






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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Sentence ( le Jeu 3 Oct 2019 - 6:06 )
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Wayland & Alvaro
Je suis un oiseau de nuit, certes. Je préfère respirer l’ombre que la lumière. Profiter des bien-faits du soir et ainsi m’amuser. Ne plus penser et me laisser guider par les rires et l’alcool. Mais quand le rire n’y est pas. Que je regarde le fond de mon verre de whisky avec dédain, je préfère m’isoler. Laisser les autres, mes clients, mes amis s’amuser.

Entendre un bruit de fond composé de musique rythmique, de rires et  des cris festifs. Le succès de mon entreprise se trouvait de l’autre côté de la porte, mais je n’avais aucunement le goût de la franchir. Pas ce soir...

Non, cela m’arrivait de rester dans mon coin et réfléchir. Me poser des questions sur ma condition, sur ma façon d’être et ce que je dégage envers le plus commun des mortels. L’accomplissement de ma vie jusqu’à présent et ce qu’on va se souvenir de moi. Il y a des moments où je me rends compte que j’ai presque bâtis un empire à moi seul. Une image si prestigieuse et à la fois si effrayante que cela me fait sourire. Mais il m’arrive de constater l’horreur que j’ai causé au moindre de mes décisions, de mes moments de colère. Que je suis le responsable de bien des larmes, de bien des hurlements et  que dire de la haine.

Je suis haine comme je suis plaisir. L’un et l’autre se mélange et ne font, parfois, qu’un. Avoir le sourire sur mes lèvres observant un adversaire crouler sur mon triomphe ou voir un petit policier merdique me chercher encore malgré les nombreuses années sans résultat. Constater mon talent, mon succès...

Mais tout ceci a été accompagné de sacrifices...dont plusieurs que je n’avais pas choisis...me retrouvant ainsi, seul...Seul sur mon trône en regardant un royaume qui me répugne à l’occasion...

La mort d’êtres chers pour cela ?...Être avec moi-même pour cela...? Et pourtant, je n’ai que cela. Juste cela pour m’accrocher...

«Monsieur...?»

Avec tout cela, je n’avais même pas constater qu’on avait cogné à ma porte, regardant la porte avec indifférence, voulant encore me plonger dans mes pensées. Cela dit, à en juger par la rapidité des coups et la voix tremblante d’un de mes hommes derrière, je pouvais juger que quelque chose se passait de l’autre côté...

« Entrez...» disais-je en buvant le fond de mon verre. Il entrait à la hâte, très nerveux brisant totalement l’ambiance calme et détendu de la pièce.

« Que ce passe-t-il ?» disais-je nonchalant, tapant l’extrémité de mon cigarrillo sur mon bureau.

Deux êtres en totale opposé émotionnellement...Je regardais ces mains sur se frottait l’un et l’autre essayant de reprendre son souffle et choisir les mots qui allaient me balancer...

Le voyant toujours indécis, je prenais le temps d’allumer ce bâton de tabac entre mes lèvres.

« C’est....c’est Wayland, Monsieur...»

Le bruit sec de mon briquet  se retentissait dans toute la pièce...

J’avais oublié....Je n’étais pas seul...Enfin, pas totalement...

J’avais la responsabilité de ce bout d’homme. De ce gamin dont j’avais eu le plaisir de subtiliser, il y a quelques années. Seulement, je m’attendais pas à ce qu’il soit encore debout...

Elle voulait en prendre soin. À lui donner une 2e chance, malgré ces origines, du sang qui coulait dans ces veines. Comme une mère, une femme qui avait tant souhaité enfanter, elle s’était accroché à cet être comme si c’était le sien...chose dont j’aurais aimé éviter...

Je savais les conséquences de cette attitude: l’attachement. Je ne pouvais pas m’en débarasser. Je ne pouvais pas agir comme je l’entendais, ayant toujours ce regard, cette douceur dans ces pupilles me suppliant de ranger ma hargne envers l’enfant...

Le nombre de querelle qu’il m’avait causé, le nombre de trouble qu’il m’avait donné, je n’avais nullement besoin de cette pression supplémentaire. Mais j’endurais...pour elle...

Jusqu’à ce qu’on me la prenne...qu’on me la vole...n’ayant plus aucune bouée pour m’accrocher...Il ne me restait que...que ce gamin...

Cet être qui me rappelait mon pire ennemis que la femme de ma vie. Je n’avais été jamais égale avec lui. Je dansais constamment dans mon comportement ne sachant aucunement sur quel pied me poser...

Selon la situation, le moral du moment ou du problème énoncé; j’agissais...le rendant plus incertain que jamais sur mes réactions, ma vision et mes émotions en son égard.

Et je ne lui ferais certainment pas ce plaisir de lui dilvulger. Mon orgueil et mon honneur triomphaient sur la béhatitude de la paternité...

Faisant de lui un employé de mon Club. Un être comme les autres au sein du Ruby. Un de mes plus beau atout. Sa jeunesse et son corps attiraient bien des regards et  l’argent qui sortaient des gens désirant s’y coller. Je me préoccupais pas du propriétaire de ces billets les recevant de la part d’un de mes hommes à mon bureau.

Je ne demandais rien, aucun détails...comme si je m’en foutais ou peut-être parce que je ne voulais pas ressentir cette boule infâme dans la poitrine que l’on appelle remord. Seul Dieu le sait...et je ne crois de moins en moins en notre Seigneur...IL ne fait que prendre ce qui compte le plus à mes yeux, comme si j’étais condamné...

J’avais des nouvelles que lorsqu’ils étaient mauvaises...

Des plaintes...des clients insatisfaits ou qui exige mon intervention...

Je détestais cela...Entrer dans une chambre sentant le sexe sale et voir un client à moitié nue critiquant mes employés...

Ce sont des clients, bien sûr. Je me dois d’être courtois et aimable, mais je refuse de croire que le client à toujours raison...

Surtout quand ils portent la cravate et mangent du caviar au petit-déjeuner...

C’était pire quand on me nommait Wayland...Sa nature contestataire et révolté entraînait souvent ce genre de situation. De lui faire face et le punir...

Plus il vieillissait, plus il donnait du trouble. À croire qu’il le cherchait...

Je franchissais la porte dans un silence déstabilisant accompagné de deux de mes hommes dont celui qui m’avait prévenu de la situation.

Que notre cher Wayland avait osé lever la main sur un riche client...

Wayland...

Je le regardais comme on regarde un coupable. Froid, mépris et même snobisme. Après tout ce qu’il avait encaissé et les avertissements que je lui avais balancé, il recommençait. Il me décevait...

Pourtant, en me concentrant, je remarquais un détail. Malgré son teint balzané, je pouvais voir les marques rougeâtre sur son visage...

Toujours silencieux, je posais mes yeux sur le client en colère et aussi coloré sur le visage. Je jouais avec une de mes bagues, la faisant tourner autour de mon index....

« Que c’est-il passé, dîtes-moi ?» disais-je lentement en cassant le silence, le malaise qui s’était installé dans cette chambre...

« Il vous a frappé avant ou après que vous en lui foutez une ? Je vous le demande...»disais-je d’une manière douce, comme si je lui avais demandé l’heure...

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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Sentence ( le Sam 23 Nov 2019 - 13:32 )

   
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C’est le mépris que tu lis dans son regard : une lueur glacée, silencieuse et exécutive. Tu es coupable, avant même d’avoir ouvert la bouche, de t’être expliqué, d’avoir pu donner des arguments quelconques. Tu es celui qui fautera toujours, qui créé le trouble et le provoque. Celui qui constitue l’épine dans son pied et qu’il hésite si souvent à retirer un peu brutalement afin d’avoir enfin la paix.
Mais tu es celui qu’il trimballe à ses côtés depuis si souvent qu’il s’y est habitué. Résigné. Dépité. Peut-être un peu amer aussi de voir que tu résistes à ses tempêtes et tes écarts, que les leçons qu’il t’inflige pourtant assez souvent n’ont toujours pas trouvé écho en ton esprit rebelle.
Et pourtant, tu en fais des efforts : tu ne fais même que cela. Désespérément. Pour que la tourmente un instant s’apaise et t’oublie. Que son regard à lui, si détestable, ne se pose enfin plus sur tes maigres épaules qui supportent déjà tant. Tu essayes mais cela reste vain, la preuve : tu as réagi quand ce client a commencé à te frapper. Tu aurais dû la fermer, accepter et tendre l’autre joue. C’était dans le manuel du parfait petit prostitué, non ? Mais toi, tu t’étais défendu.
Tu dois être cassé quelque part, quelque chose ne fonctionne plus vraiment en toi pour que tu en arrives toujours à le pousser à venir te voir. Et constater tes erreurs.

Le frisson qui glisse le long de ton dos est imperceptible pour les autres, mais toi, il te frigorifie. Alvaro a toujours eu ce pouvoir-là sur toi, depuis ta plus tendre enfance : il n’a pas besoin de mots pour t’anéantir. Et tu te demandes parfois si tu es le seul à réagir aussi puérilement en sa présence, ou si les autres également s’aplatissent dès qu’il entre quelque part… Toi, tu as eu droit à des années d’apprentissage pour en arriver là, malheureusement.
Ses yeux restent sur toi et tu sers les dents, retenant les hurlements de colère qui se fracassent en toi et ne demandent qu’à sortir. L’injustice de la situation te vrille l’âme et tu en viens quasiment à te mordre la langue pour ne pas te redresser et lui crier ce qu’il ne voudra sans doute pas entendre : que tu n’es pas coupable.
Le client fulmine toujours mais déjà, la satisfaction de savoir que tu seras puni s’impose en lui, dilue sa fureur dans un masque d’orgueil vaniteux. Il ouvre la bouche, prêt à se vanter de tes exploits, à réclamer réparation, à exiger une rétribution pour l’affront qu’on lui a fait – que tu lui as fait – quand la question d’Alvaro le prend de court. Et tel un poisson sorti de l’eau, le voilà qui referme et réouvre la bouche, cherchant ses mots, fouinant son esprit à la recherche de l’excuse parfaite, du mensonge idéal pour effacer ses propres responsabilités.

Ça fait tilt. En toi, dans ton esprit, ce cerveau qui était déjà en ébullition : il va mentir. Et cela te révolte au point que tu te relèves, malgré les mouvements des hommes d’Alvaro qui cherchent déjà à te remettre à ta place :
- Il a commencé : il a déboulé et s’est mis à me tabasser ! J’ai juste voulu me défendre !

Ton explosion résonne violemment dans la chambre : le client se tourne vers toi, ses yeux s’agrandissent d’une nouvelle fureur et le voilà qui s’étouffe, tempête déjà et s’insurge. Les putes comme toi n’ont pas leur mot à dire dans son monde à lui. Elles n’ont qu’à subir et accepter : il paye, il en veut pour son argent.
- Mais quel petit menteur ! C’est donc là la crème de vos employés ? Je n’ai jamais été aussi insulté de toute ma vie !

Sa litanie continue et il ne se rend même pas compte que son orgueil blessé provoque plus qu’il ne le faudrait Alvaro, qu’il monte sur ses grands chevaux alors qu’l devrait faire profil bas. Il caquette comme un coq, se croit lion alors qu’il n’est que paon.

Toi, ton regard se teinte d’un désespoir pathétique et tu le gardes résolument fixé sur Alvaro : il est le seul dieu ici qui décidera de l’issue du problème.
- Je vous le jure…




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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Sentence ( le Dim 8 Déc 2019 - 5:46 )
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Wayland & Alvaro
Le client a toujours raison. Nous entendons souvent cette répliques dans diverses commerces provenant de clients plaintifs. Des gens souvent aigris, satisfait de rien, toujours en quête de la perfection, même s'il ne souhaite pas débourser plus pour l'obtenir.

Je suis conscient qu'un client s'attend à un certain service pour le prix demandé, mais la plupart du temps, leur cris est souvent sujet à exagération. Une croyance sans fondement sur l'aspect d'être le payeur, donc maître. En ce couronnant de la sorte, ils ont cette tendance à des exigences qui dépassent le contrat, à ce qui est convenu. Le désir de l'obtention d'un luxe spontané ou d'avoir une vision tout autre que celle mentionné dans le service.

Alors, insatisfaits, se croyant floués, retournant à la case de simple client, ceux-ci n'hésitent pas à monter aux barricades afin de se faire entendre. De prouver qu'ils ont raison, n'hésitant pas jusqu'à dénigré ce même service auquel ils sont déboursés. Insulter l'employé, le gérant, l'entreprise dans sa totalité n'ayant pas
obtenue ce qu'il souhaitait.

Et le pire, la plupart du temps, dans la majorité des cas, le client a tort. Qu'il n'avait vu que ce qu'il voulait voir, qu'il tente de négocier ou manigancer pour obtenir plus. Il se retrouve donc à s'enfoncer dans la honte et l'insulte. Quelques uns quittent en colère boudant pendant quelques temps, mais d'autres plus coriaces, vont jusqu'à la menace, réclamant le responsable, faire des plaintes au siège social et même sur les réseaux sociaux.

Malheureusement, quand ce genre de situation arrive, ayant peur des représailles, le supérieur se soumet à la volonté du client afin de le reconquérir, lui, et les bonnes paroles.

Pour moi, c'est la manière des faibles préférant avoir des bacs de pommes pourries qu'un panier de pomme de qualité.

Je décide qui je prends et qui je laisse...qui je détruis. Je garde ceux qui me respectent et je punis ceux qui m'insultes ou s'en prennent à ma business. Les langues sales, je les coupe, sans hésiter. Cravates ou pas. C'est ce qui fait que j'ai une clientèle sélective et qu'on paie le prix fort pour y entrer.

J'ai de la qualité à l'intérieur, donc je me dois d'avoir de la qualité à l'extérieur...même si parfois, il faut leur rappeler qui en est le maître.

Certains plus que d'autres...

Une tempête dans un verre d'eau. Petite soit-elle, je détestais, quand même, me faire déranger. C'était à Red de gérer ce genre de situation, mais j'avais demandé d'être au courant quand il s'agissait du gamin...

Car, j'avais, malheureusement, un part de responsabilité sur sa petite tête. Une tête qui m'irrite et m'agresse à chaque fois que je la regarde. Il devient tranquillement un homme et ces traits devient les siens; ceux de mon pire ennemi...alors que c'est moi qui dû gérer ces cris de bébé, ces pleurs d'enfant et son caractère d'adolescent de merde. Ce que j'ai en retour, c'est ce visage que je méprise...

Je l'ai corrigé...Plusieurs fois, même, sans me retourner, l'obligeant à encaisser et saisir ces défauts, sa mauvaise attitude. Il ne pouvait plus se cacher derrière ma femme. Elle n'était plus là pour le protéger...La seule chose que nous avions en commun venait de disparaître. Plus aucun mur nous séparait. Même Red se fait un plaisir de lui rappeler les règles....

Pourtant, encore aujourd'hui, il tient tête...

Il avait ouvert sa gueule...Il a crié tout haut, prenant sa place dans la conversation...

C'était la chose à ne pas faire. À ne jamais faire devant moi...Croire qu'il avait le droit de parole alors que je lui ai aucunement accordé...

Pourtant, quand les mots de cet homme sont sortis. Qu'il ai osé les dire et de cette manière, devant moi.

Mon regard se tournait vers cet homme de prestige...

J'ai levé la main d'un seul coup, avertissant mes hommes de rester à leur place. De ne pas intervenir contre Wayland...

Non...Mon attention était ailleurs...

À celui qui venait de critiquer mon établissement...Ma réputation...

Une pomme pourrie...à cravate.

Un pas vers ce client, à moitié vêtue. Mes hommes se tenant prêt.

" L'insulte est plus que réciproque...Critiquer la qualité de mes employés n'est aucunement recommandable, mon cher. Surtout quand on ose la vandaliser...se croyant tout permis. La qualité sait se défendre quand elle se fait maltraiter. Sinon, c'est que vous êtes habitué de manger avarié..."

D'un geste rapide, spontané, ma main saisie l'arrière de la nuque de cet homme comme une chatte maîtrisant son petit imprudent. Je serrais afin de bien me faire entendre.

"Ce serait sûrement un bon titre à paraître dans les journaux demain...n'est-ce pas ?"

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Sujet: Re: Sentence ( le Jeu 26 Déc 2019 - 20:29 )

   
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Il lève sa main et déjà, ses hommes de main s’arrêtent net. Bien dressés. Ils savent qu’il ne vaut mieux pas se faire remarquer devant le patron : ils connaissent son caractère, devinent sa dangerosité. Savent qu’il ne faut jamais, ô grand jamais, attirer son attention sur soi.
C’est pourtant ce que tu viens de faire, et le client qui t’avait réservé pour la soirée également : vous êtes tous deux dans sa ligne de mire et tu sens un frisson glacial parcourir ton échine. Il n’arrive pas totalement à éteindre le feu de la colère qui couvait en toi, mais il en diminue l’intensité et t’oblige à te taire, malgré les mots qui ne demandent qu’à sortir, couler entre vous et exploser cette vérité crue aux yeux de tous.
Tu sais que tu vas prendre cher – comme d’habitude à vrai dire. Il ne te porte pas dans son cœur et a su également faire comprendre aux autres employés que tu n’étais pas en odeur de sainteté. Depuis la disparition de sa femme, tu as l’impression de sombrer un peu plus chaque jour. Même Red ne t’accorde plus vraiment le bénéfice du doute et lui obéit froidement, du moins c’est l’impression que tu as avec elle. Trop proche d’Alvaro, trop influençable sans doute… ou trop désireuse de lui plaire, dans le fond, comme toutes les femmes. Voilà longtemps que tu avais compris que tu ne faisais pas le poids face à Alvaro. Ni ici, ni ailleurs.
Il ne te pardonnera pas cet écart, fut-il justifié. Pourtant, tu le vois agripper soudain la nuque du client et lui parler froidement : ses mots sonnent étrangement à tes oreilles parce qu’il semble…. Accepter ton geste. Justifier tes actes. Accepter ta rébellion.
Du jamais vu. Surtout pour toi.
D’un seul coup tu sens l’étau sur ta poitrine se compresser un peu plus et l’air te fait défaut. Alvaro est le dernier homme sur terre à plaisanter et à faire des cadeaux, aussi mérités soient-ils. Il est furieux et tu le sens. Furieux d’avoir affaire à ce client, furieux de devoir s’expliquer, furieux de le remettre à sa place…. A cause de toi. Cette qualité qu’il vante, tu sais bien qu’elle ne s’applique pas vraiment à toi : le patron ne fait que glorifier son établissement et mettre un salopard le nez dans la merde qu’il a lui-même pondu. Mais cela ne te disculpe en aucun cas. Au contraire.

L’homme se fige, tétanisé alors que la voix de velours d’Alvaro, pourtant cassante, lui fait comprendre son erreur de s’être ainsi dressé contre cet homme-là. Son teint pâli et toute joie malsaine disparaît soudain de son visage.
- Non…. Tout mais pas ça…. Pas la presse. J’ai…
Il déglutit, bafouille : il respire la médiocrité et l’homme piégé qui n’a plus aucune porte de sortie, sinon la pitié de son interlocuteur.
- J’ai compris mon erreur, je ne recommencerai pas. Vous…. Vous ne me verrez même plus ici ! Je vous le promets !
Il est soudain prêt à promettre mont et merveille : toi tu poses un regard dégoûté sur lui. C’est un vrai salaud mais il s’en sortira uniquement avec cette petite humiliation-là… Il vient de te pourrir pour la soirée, voire davantage, mais il lui suffit de pisser dans son froc devant Alvaro pour s’acquitter de toute poursuite. Seul son ego sera blessé ce soir.
Tu n’auras jamais cette chance.
- S’il vous plaît, laissez-moi partir et n’ébruitez pas cette affaire….
Tu serres les poings et baisses la tête, sachant le combat perdu d’avance. T’es plus malin qu’un coup d’éclat vulgaire : tu sais que tu ne ferais que t’attirer davantage de problèmes. Et tu en as suffisamment comme ça sur le dos.

Mais quand le client quitte enfin la chambre, quand Alvaro finit de régler ses derniers comptes avec lui, écrasant ses dernières fiertés du pied, tu ne peux t’empêcher de maugréer sans oser le regarder :
- J’veux plus faire ça.
Et c’est pire qu’une bombe au sein du Ruby. C’est pire qu’une insulte crachée à la figure d’Alvaro.




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Sujet: Re: Sentence ( le Lun 6 Jan 2020 - 5:51 )
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Wayland & Alvaro
Ils portent la cravate et ils se croient tout permis. Le nez en l'air et des goûts les plus raffinés. Aussi raffinés que leur égo et leur audace... Ils m'écoeurent.

Non, je ne partage aucunement ce genre de comportement, cette bourgeoisie artificielle dont ils se sont eux-mêmes couronnés. Ce donner des rôles, du pouvoir sans aucune capacité à le gérer convenablement. À savoir comment s'en servir intelligemment. La preuve, la plupart se font prendre, piégé ou même tuer par leur négligence ou leur stupidité. Ce croire intouchable, inébranlable...

Cela ne prend qu'un salopard malin, un profiteur ingénieux, un maître de l'arnaque pour les coincer et en faire des pures marionnettes. Bien sûr, je ne considère comme tel. Je ne porte pas la cravate, mais je sais très bien l'utiliser à mon avantage; étrangler mes adversaires, me faire entendre, me faire comprendre et ainsi, les faire abdiquer...les soumettre à ma volonté...

Les culottes à terre, sa fierté entre les deux jambes, je tenais un homme haut placé dans ma paume de main. Je ne suis qu'un simple tenancier de bar, un vulgaire gérant de la luxure, mais je possède la particularité de révéler, de dénoncer, de jouer avec la réputation de tous ceux qui osent franchir ma porte. Je peux garder le silence comme je peux sortir des noms au grand jour. Dans ce mot où le scandale est synonyme de profit, ma position est plus qu'avantageuse et je me délecte de faire réfléchir quiconque qui ose me juger, m'insulter ou me défier.

Un immense sourire sur mon visage, je contemplais la frayeur du regard de ce pauvre homme. En l'espace de quelques secondes, il venait de descendre de très bas étant tout aussi puissant que de la vermine...

Je me retrouvais au-dessus de lui, au-dessus de tout. J'avais le choix de faire de lui ce que je désirais. D'un geste de la main, je pouvais aussi bien détruire sa réputation ou bien sa propre vie misérable.

Je le laissais pleurnicher un instant, plaidant sa cause, me promettant fortune ou succès. J'étais plutôt concentré sur l'autre vermine de la pièce.

Encore une fois, je lui montrais, je lui prouvais ma force, ma puissance, mes capacités de manipuler qui que ce soit, quand bon me semblait. Qu'importe le rang, la race ou l'âge, j'arrivais à mes fins. J'obtenais ce que je voulais. Il suffisait de prononcer quelques mots, serrer une gorge, menacer d'une quelconque façon...

On tremblait, on me craignait, on me suppliait...Je n'avais qu'à choisir son sort...

" Un mot de travers, Monsieur et je vous fais vivre l'enfer...Dégagez de ma propriété..et vite!" murmurais-je tout bas, pressant chaque mot devant son pitoyable visage.

D'une poussée, il titubait vers la porte sortant presque en courant, prenant les morceaux de vêtements qui lui appartenaient. Deux de mes hommes prenaient la relève prenant bien soin de reconduire ce pauvre bourgeois à la sortie...

Je regardais cette silhouette dénudé de toute fierté fuir avant que mes oreilles entendent ces paroles. Cette provocation...

Le voir m'agressait, mais l'entendre, c'était pire. L'entendre me dire le fond de sa pensée, c'était grotesque...

Gardant ma posture, ne bougeant pas devant cette porte...Je ne voulais même pas le regarder.

" Ce n'est pas toi qui décides...Tu ne décides de rien..." disais-je froidement, replaçant la manche de ma chemise.

Non, je ne voulais pas le regarder, car je savais très bien de ce que je voyais...

Que de la haine...La haine de cet ennemi qui rôde autour de moi, qu'il incarne...et qu'il a fait de moi un homme veuf...

Il représente autant mon ennemi que ma femme...Autant de la colère que de l'amour...

L'amour que ma femme lui a donné voyant en lui cet enfant qu'elle espérait...Sa protection refusant de le considérer comme une nuisance...En fait, il est aussi tout ce qui me restait d'elle...

Un véritable combat intérieur. Autant le désir de le corriger que....que de...le protéger. Mais je...je refusais de...de me rapprocher de l'enfant de mon ennemi. De le voir au-delà de cela...Celui-là même qui a complètement ravagé mon existence.

Alors, il...il... mérite bien ce sort que je lui prodiguais...

" Tu devrais plutôt me remercier d'être encore conscient, que j'ai empêcher ton massacre..."

Je me retournais d'un coup m'approchant de lui, les poings fermés.

" Alors....j'attend..."

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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Sentence ( le Mer 8 Jan 2020 - 18:30 )
Sa voix est froide, calculée…. Ou pas : Alvaro a toujours vécu ainsi, intransigeant et cœur de pierre. Il a piétiné tes rêves les uns après les autres, parfois consciemment, parfois inconsciemment. Il s’est érigé en dieu tout puissant dans ton petit univers et tu n’as jamais réussi à le faire descendre de ce piédestal.
Mais les dieux étaient autant haï qu’adoré par les humains autrefois. Et toi, tu l’as presque détesté autant de temps que tu l’ad vénéré, ce type qui tenait ta vie entre ses mains. Combien de fois l’avais-tu regardé avec adoration, croyant enfin à ta chance, quand il avait un seul geste tendre en ta direction ? Ces gestes avaient disparu avec l’âge, mais ils avaient bel et bien existé…. Et combien de fois l’avais-tu haï ? Après chaque client, chaque insulte, chaque coup. Détesté pour tout ce qu’il te faisait subir sans jamais venir t’aider à t’en sortir, pour te plonger dans ce chaos consciemment et penser – quelque part – que tu le méritais.
Tu n’avais eu comme seul tort…. Que de naître.

Tu baisses la tête et fermes les yeux, retenant cette souffrance qui est tienne depuis si longtemps qu’elle a fini par devenir toi. Ta poitrine se soulève à peine, juste assez pour te permettre de retenir tes sanglots et cette colère qui te brûle la cervelle. Tout se mélange, c’est terrible.
Les mains attachées, condamné à être impuissant, tu comprenais qu’effectivement…. Ce n’était pas toi qui décidais. Jamais. Et ce pouvoir-là, tu ne l’obtiendras jamais tant qu’Alvaro sera vivant.

Et puis c’est l’insulte de trop. Celle qui te vrille les entrailles. Il veut que tu le remercies…. Une humiliation de plus alors que c’est lui qui te vends : extase absolue pour ce salopard qui s’assurera ainsi que tu n’oses plus jamais parler en sa présence. Et pourtant… T’es incapable de rester silencieux devant tant d’injustice. Un autre gamin aurait peut-être fini par courber l’échine, par comprendre où était son intérêt, mais toi…. Toi tu n’y arrives pas. Tu aspires de tout ton être à revenir à ces temps bénis où Elle était là, où Elle prenait soin de toi et te rassurait. Tu te souviens encore de la chaleur de ses bras et de la tendresse de ses mots. Elle t’avait confié un espoir si fabuleux qu’encore aujourd’hui, il avait le goût de l’amertume empoisonnée dans ta bouche. Parce que tu l’avais cru quand elle disait qu’elle t’aimait, qu’elle te protégerait, qu’à tout jamais tu serais leur enfant. Tu avais foncé tête baissée dans le piège qui avait refermé ses dents sur toi quand elle était morte. T’abandonnant à son époux. A cet homme que, parfois, tu espérais encore être ton père.
- Il ne m’aurait pas tué.
Ce client n’en aurait pas eu la force : il t’aurait amoché, certainement, mais sans aller aussi loin. Alors ce massacre dont Alvaro parle, tu ne le comprends pas : il semble illogique. Exagéré. Veut-il se faire mousser, ou…. Parle-t-il d’un autre massacre, d’un autre évènement ?

Tu relèves le menton et prends une grande inspiration sans oser le regarder : pas quand tes yeux sont encore humides et trahissent ton émoi en cet instant. Pas quand tu te sais si fragile alors que l’adversaire est si puissant.

- Mais oui, j’vais vous remercier. De ne pas avoir su la sauver, de me l’avoir arraché. J’aurai préféré qu’elle reste et que vous creviez, tout serait différent ici !


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Sujet: Re: Sentence ( le Dim 12 Jan 2020 - 3:33 )
Sentence
Wayland & Alvaro
L'expression de mon visage changeait dramatiquement. J'en tremblais. J'en grognais....

Aucunement calculé, aucunement prévue. Mon être, mon corps avait réagit avant ma conscience refusant de subir, de nouveau, ces allusions. Ce supplice qu'il voulait me plonger. Me protéger au plus vite de cette douleur qu'il souhaitait faire resurgir.

Il était à ce point suicidaire pour aller puiser jusque là...Me chercher dans le plus creux de mes remords, de mon deuil...

Il avait osé le dire...

Un coup de masse dans le coeur. Un choc électrique dans le crâne. J'en ai rarement subit aussi violent et puissant de la part de cette vermine.

Je me devais de le faire taire. D'arrêter de poignarder et de tourner la lame dans ma poitrine. C'était lui ou moi...

J'avais donc agit. En l'espace de quelques secondes, n'ayant pas prit le temps de me retourner complètement

Un bruit sourd. Un contact direct et précis. Brusque et sévère. Ma main ornée de bagues venait de le frapper en plein visage dans un grand élan de violence. Je le regardais s'écrouler au sol, gonflé à bloc par sa provocation, par son audace de me parler d'elle de cette manière.

Je ne lui laissais pas le temps de reprendre la moindre respiration. De prendre conscience de sa situation. Non, je sautais déjà au galop le prenant par les épaules, le redressant d'un coup avant de le pousser contre le mur. Son dos fracassait la tapisserie. Il s'apprêtait à retomber au sol, mais rassurez-vous, je le retenais bien, par le cou, serrant assez pour qui l'écoute, qui m'écoute. Assez bien pour qu'il évite la suffocation...

Il a voulu me chercher...C'était lui l'initiateur de cette confrontation. Il savait totalement que j'allais réagir, comme s'il souhaitait lui-même subir ce sort...

Voir cette colère dégager de moi et attendre le prochain coup...

Pourtant, devant lui, derrière cette main tendue, vile qui lui pressait la gorge, se trouvait un visage tout à fait différent de ce qu'il avait l'habitude de voir.

Mes yeux vifs, mais terrassés par une vague de culpabilité. Ma mâchoire serrés écrasant cette boule pesant dans la gorge. Une respiration saccadé sortant de mes narine comme si je combattais une douleur. Une douleur qui me prenait de part en part.

Oui, j'en tremblais de partout. De la tête au pied, essayant de garder le contrôle, de ne pas agir sous la pression qu'il venait de me faire plonger...

Tenter de lui cacher la peine profonde que je subissais...

" Te l'avoir arraché ?!....Ne.....redis...plus...jamais...cela. JAMAIS !!! Elle ne t'appartenait pas. ELLE ÉTAIT À MOI !!! MA FEMME !!! J'aurais tout fais....TOUT pour être à sa place !!! Me trancher moi-même la gorge s'il le fallait pour qu'elle....qu'elle soit encore ici !!! Qu'elle soit heureuse, même sans moi !!! Même avec toi !!! "

Je tentais de reprendre mon souffle avant de le plaquer à nouveau contre le mur et m'approcher de lui, m'écrasant presque totalement le corps contre le sien en lui serrant le visage de mon autre main. Mon regard affligé à quelques millimètres du siens. Dans un grognement:

" C'EST UN FLIC !!!! UN PUTAIN DE FLIC QUI L'A TUÉ, WAYLAND !!!! Un homme sans remords qui m'a prit ce que je tenais le plus au monde !!! Un homme sans colonne pour s'en prendre à une innocente AU LIEU DE S'ATTAQUER À CELUI QUI LE MÉRITE !!! OUI, J'AURAI PRÉFÉRÉ CREVER QUE DE LA PERDRE !!!!"

Silence...

Nous nous regardions dans les yeux. J'aurais aimé éviter cela à tout prix, mais en le regardant, je revoyais ces images, ces moments avec elle. Je lui laissais entrevoir une ouverture. Une ouverture sur mes sentiments. Ma tristesse. Ma douleur...

Trop de pression, des larmes apparaissaient sous mes yeux glissant sur ma peau brune...Je devenais vulnérable devant lui. Mes mains rudes s'adoucissaient lentement relâchant son visage, son cou, afin de les déposer tous les deux sur ces joues. Le tenant toujours bien pour qu'il ne bronche pas.

" ....Sans elle....tu serais mort depuis longtemps....Pour elle, je m'assure de te garder en vie. Tu es tout ce qui me reste d'elle..." murmurais-je

Je me surprenais moi-même avec ce léger moment de tendresse, comme si l'espace d'un moment, j'affichais un côté paternel...C'était effrayant ! Être doux avec cet enfant du Diable...

Je le relâchais donc, le repoussant de nouveau. Je reculais afin de ne plus être proche de lui. J'enchaînais rapidement en passant mes mains sur mon visage, balayant les larmes, reprendre mes esprits.

" Donc, tu devrais me remercier au lieu de me cracher ton venin et me faire sortir de mes gonds comme tu aimes si bien le faire..."


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Sujet: Re: Sentence ( le Dim 19 Jan 2020 - 0:03 )
C’est pas dégueulasse, c’est humain. Et puéril aussi. Vouloir qu’elle revienne, qu’elle te protège de ce monde, qu’enfin ses bras chauds te serrent contre elle et qu’elle t’offre ce dont tu manques depuis son absence. Tu voudrais qu’Alvaro soit mort à sa place, que ce soit elle qui dirige le Ruby. Qu’elle soit ta mère. Que tu sois son fils. Et que tout ce noir disparaisse enfin de ta vie qui a perdu tout sens….

Tu voudrais tant de choses, toi qui n’a jamais rien eu sinon son amour à elle, bien trop éphémère, et bien trop beau….
Mais elle n’est plus là et c’est son regard à lui que tu affrontes tous les jours, son petit rictus étrange qu’il a chaque fois qu’il te voit, comme si soudain, il se rappelait de ton existence et que cela ne l’enchantait guère. Tu sais que tu n’es qu’un poids pour lui, tu l’as toujours été. L’enfant qui volait l’amour de sa femme, le gamin qui avait grandi trop vite, l’adolescent perturbateur, l’employé rebelle et le fils haï. Tu gênes dans le tableau de son avenir, comme un grain de poussière qui refuse de disparaître.

Et en cet instant, alors même que tu lui balances ces mots-là, tu sais que tu deviens bien pire à ses yeux. T’es ce rappel douloureux de tout ce qu’il a perdu et ne retrouvera jamais.
Alors non, c’est pas dégueulasse de lui dire cela, même s’il l’a aimé à en crever. Mais c’est terriblement humain de blesser celui qui vous fait souffrir en lui renvoyant l’ascenseur. Et chez Alvaro, le point faible est facile à deviner : tu sais déjà qu’il ne se remettra jamais de cette perte-là. C’est triste à dire mais il était celui qui t’a montré ce qu’était réellement l’amour…. Et qui pourtant t’en prive tous les jours que Dieu fait.

Alors évidemment, les coups tombent. Une gifle d’abord, parée de bagues : l’or percute ta mâchoire, te rappelle ta fragilité. Ton corps s’en trouve déstabilisé et tu tombes au sol : tu n’as guère le temps d’apprécier sa dureté que déjà il te relève et te plaque contre le mur du fond. Comme un pantin. Tout a été trop vite et surtout, tu sais que tu n’as pas franchement intérêt à riposter. De toute façon, tu ne ferais pas le poids. Ta seule arme ici, ce sont tes mots.

Ses griffes serrent ta gorge et tu viens t’accrocher à son avant-bras : il te maintient tout en contrôlant ta respiration, et tes yeux se parent d’une lueur effrayée l’espace d’un court instant. Il lui suffirait de serrer davantage, d’aller jusqu’à te priver définitivement de cet air vital pour qu’enfin, le grain de poussière disparaisse de son équation. Si facile. Trop sans doute, et c’est ce qui t’effraye.

Et tu te prends son désespoir en plein dans la face : une douleur si intense qu’elle vient écorcher ton propre cœur et souiller l’étrange satisfaction que tu avais ressentie un peu plus tôt à l’idée de le blesser. Soudain, tu prends conscience de ce qui se cache en lui, de cette noirceur douloureuse qui l’étreint depuis sa disparition à elle…. L’homme si puissant, si fort qu’il avait toujours été, était désormais réduit à l’état d’une créature ivre de désespoir qui hurlait pour ne pas pleurer. Les mots te font mal, ils t’enlèvent le peu qu’il te restait tout en le dépouillant lui aussi de quelque chose… de plus profond. De plus intime. Ces aveux, tu n’y avais jamais eu droit : c’est à peine si tu savais de quoi était morte sa femme. Ta mère. La lumière de votre famille misérable.

Tu entends sa souffrance, tu captes ses larmes et ton propre cœur se serre, pauvre imbécile que tu es à toujours ressentir ces émotions intenses dès qu’il s’agit d’Alvaro. L’enfant en toi hurle qu’il est ton Dieu tout-puissant et ton père, l’adulte qui souffre lui en veut au-delà des mots…. Une contradiction dont tu ne sais toujours pas te dépêtrer.

Lentement, comme dans un rêve, ses griffes acérées calment leur emprise sur ton visage, sur ta gorge, et se font plus calmes, plus douces également. Il s’empare de ton visage en coupe, te laissant avec cette certitude qu’un flic est responsable de votre tragédie, et il te murmure des mots aussi déchirants que troublants. Il tient à toi pour elle. Il t’aurait tué sans elle.
A ses yeux, tu es…. Elle. Une petite partie d’elle.
Et pour cela, il a besoin de toi, tout autant qu’il te méprise et te hait.
C’est vertigineux ces émotions qui vous fouettent tous les deux et vous laissent exsangues et sans voix. C’est brutal et violent. Inhumain.
Durant un court instant, la liaison se fait entre vous…. Avant qu’il ne te repousse. Comme à chaque fois. Il souffle le chaud et le froid, il te détruit avant de te façonner. Et tu revis quand il pose son regard sur toi, aussi méprisant soit-il, avant de brûler de haine dès qu’il détourne les yeux.
Entre vous deux, cela ne s’arrêtera jamais.

Tu passes ta langue sur ta lèvre douloureuse et tu reprends ton souffle, conscient que tu viens de frôler l’irréparable. Et sans le regarder, les mots franchissent tes lippes :
- J’aurai pas… dû. J’m’excuse. C’était….
Le dernier mot t’écorche la gorge mais il sort, repentant et sincère :
- … mal.

Tu sens son fantôme à elle s’éloigner de vous deux, vous abandonner et te laisser face à lui. Seul une nouvelle fois. Alors le courage, du moins les quelques miettes qui te restent encore, te pousse à reprendre en relevant la tête :
- Mais j’peux plus faire ça. Elle ne le voulait pas pour moi et…. J’suis mauvais, j’suis le pire employé du Ruby et vous le savez ! Je ne suis pas capable de me laisser faire comme les autres. J’veux arrêter. J'peux bosser ailleurs, au bar, comme serveur. Même ailleurs, j'vous serai loyal, je me battrai pour votre business.
Tu déglutis et laisses échapper, toi qui pourtant d'habitude te pares de toute l’arrogance dont tu es capable :
- J’t’en supplie Alvaro.


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Sujet: Re: Sentence ( le Lun 20 Jan 2020 - 7:03 )
Sentence
Wayland & Alvaro
Mon coeur s'était arrêté à ce moment précis prenant avec lui tout ce qui était bon et juste. Tout ce qui était beau et doux. Je le sentais se briser, se réduire en miette dans ma cage thoracique. Une partie de moi disparaissait avec elle...comme un souffle. Son dernier souffle...

Je ne pouvais rien faire de plus que de la serrer contre moi. La tenir le plus possible au chaud croyant pouvoir la réanimer. Espérer qu'elle me voit, qu'elle m'entende. Que je puisse lui dire quelques mots, ne serait-ce qu'un dernier "je t'aime".

Mais, il était déjà trop tard. Trop de sang avait quitter son corps. Il n'y avait plus de vie sur son doux visage. C'était déjà un ange...

Je n'avais pu que crier, hurler de tout mon être, m'arrachant les cordes vocales, m'arrachant le coeur. On pouvait entendre de son de l'ultime souffrance à des kilomètres à la ronde. On venait de tout me prendre d'un coup. Prendre ma raison de vivre. On avait tué ma femme...

Il avait tué ma femme...

Pourquoi...Pourquoi elle ?

Elle était...innocente. Totalement innocente. Aucune méchanceté, aucune cruauté se dégageait de cette femme. C'était ma source...me calmait d'un sourire, d'un toucher. Elle ne faisait que franchir ma zone, ma bulle et je devenais aussi doux, aussi tendre qu'un homme amoureux.

La bonté même. Elle voyait la vie différemment. Croire que chacun des hommes avaient le droit à un seconde chance. Voir le bon en chacun de nous. Capable de tendre les mains à l'ennemi et l'embrasser....

Accueillir ce petit être comme si c'était le sien. Ne pas voir son nom, son teint ou ces traits. Non, c'était son fils le prenant sous son aile l'aimant à sa juste valeur...L'aimant pour deux, essayant encore et toujours de me convaincre de l'accepter comme des nôtres, comme mon fils...

Mon pilier, ma bouée, mon bonheur...Pourquoi ?...

Me faire goûter ma propre recette. Me faire vivre ce qu'il avait subit, il y a plusieurs années...Me faire tomber aussi profondément que lui...dans ce gouffre du deuil, de la solitude, la culpabilité...

Car, c'était de ma faute...Tout était de ma faute...Je ne la méritais pas. Loin de là. Je me suis attachée à une femme alors que je fais partie d'un monde sombre et cruel qui ne laisse pas de place à l'erreur. Mon succès, ma gloire est dû à des actions viles, diaboliques risquant ma perte...et même celle de mes proches. Je suis une menace pour quiconque qui s'approche de moi, qui s'associe à moi.

J'avais été purement égoïste. Je l'aimais tellement au point qu'elle franchisse cette limite. Qu'elle entre dans mon monde sacrifiant son ignorance et son identité... Se mettant en danger...

Je...je l'avais, moi-même condamné au risque et à la colère de mes ennemis. Devenir la cible de ces âmes maudites, fou et insensibles des conséquences...

Non, tant qu'ils arrivaient à leur fin...Peu importe le nombre de mort...tant qu'ils arrivaient à m'affaiblir, me toucher et me détruire...

Et lui...LUI, il avait réussi...

Depuis, je ne suis plus le même...Je ne vois plus de la même façon. Je refuse...Je fais en sorte que plus rien ne m'ébranle...Rien...M'éloignant de tout, du moindre attachement...

Une femme....Même un gamin...mais, encore là, j'avais échoué.

Je me croyais fort, capable d'endurer, d'enfouir s'il le fallait, mais ce n'était qu'une image. Que l'apparence...

Aux yeux des autres, j'étais intouchable, froid, de marbre....mais en me regardant dans le miroir, en voyant une rose blanche...ou...ou...croiser le regard de Wayland, j'avais cette chose, cette brûlure dans la poitrine, ces souvenirs pénibles qui me frappaient de plein fouet...

Alors, le provoquer...tourner le couteau dans cette plaie inguérissable. Il l'avait fait exprès. Il voulait me faire du mal. Me mettre au pied du mur avec le seul moyen d'avoir mon attention, de me poser un genou à terre...

Alors, je lui avais écrasé le cou afin qu'il se taise, qu'il arrête de me parler, parler d'elle....De me dire la vérité...

Que j'aurais dû mourir à sa place...

" ....garde ta salive...c'est ce que tu voulais...en te croyant plus malin, mais tu ne sais rien...rien du tout..."

J'aurais voulu mourir à sa place...ne serait qu'être en paix. Avoir la satisfaction de la savoir bien et en sécurité. Et si Dieu me l'aurait permis, de l'admirer du ciel...ou de l'enfer...

Mais l'enfer, il se trouvait ici...sans elle....avec ce gamin qui me cherchait...que m'avais promis de garder...de protéger....

En prenait-il conscience ?..Sûrement pas. Toujours en train de baigner dans le mépris et l'arrogance. Se morfondre à la moindre insatisfaction...

En voulant toujours plus...me dénigrant au passage....

Alors, croyait-il vraiment que je vais me plier à sa volonté suite à cette affront ?

Encore une allusion envers elle. Je coupais aussitôt:

" Tais-toi !"

Je fermais les yeux le laissant poursuivre, me concentrant sur ma colère, ma tension. Je levais la main voulant lui faire signe de se taire pour la fermer en poing. Celui-ci tremblait maintenant cette pression qu'il me faisait subir.

"  Tu penses vraiment qu'après cela, je vais me soumettre à ta demande ?....Que je vais te laisser faire ce qui te plaît après m'avoir manqué de respect ?!?!?!  Tu me donne déjà du trouble dans un petite chambre avec un client...Alors, au bar...avec des centaines de gens importants,..."

Cette colère pouvait surgir à tout instant. J'avançais de nouveau, vers lui. Les mains de chaque coté de mon corps.

"Tu me crois vraiment stupide ? Tu donc n'as pas appris ?..." disais-je en serrant les poings.

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Sujet: Re: Sentence ( le )
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