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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Âge : 22 ans
Métier : Rabatteur pour le Ruby et prostitué dans le même club : on ne lui a jamais demandé son avis, il obéit.
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Sujet: Sentence ( le Mer 25 Sep - 19:43 )

   
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La dernière fois qu’un client t’avait tabassé, Alvaro était passé après coup pour constater les dégâts. Il s’était arrêté à l’entrée de ta chambre, t’avait observé en silence… et avait souri. Froidement. De manière si glaciale que tu en avais eu des frissons.
Ces mêmes frissons qui parcouraient ton corps alors qu’un de ses hommes de main te regardait de haut avec un dédain profond. La dernière fois, tu n’avais pas pu réagir à temps, et tu avais dû garder le lit plusieurs jours pour te remettre du passage à tabac, mais cette fois-ci, tu as eu le bon réflexe. Le client s’est pris ton poing dans la gueule avant qu’il n’ait le temps de te coller à terre. Tu l’avais pressenti : il était terriblement nerveux, t’avait attrapé le bras assez brutalement pour te traîner jusqu’à la chambre qu’il avait loué, et il n’avait pas prononcé un mot, sinon une insulte acérée qui avait trahi son état d’esprit. Il se méprisait de venir ici, il te méprisait de faire ce boulot, mais il ne pouvait s’empêcher de bander devant ton corps… Un cocktail dangereux qui t’avait mis sur le qui-vive. Il n’avait eu le temps de lever la main que deux fois : la troisième fois, c’est la tienne qui était allé rencontrer sa mâchoire assez violemment. Il en était tombé au sol et tu t’étais écarté, conscient que tu n’aurais jamais dû faire cela, mais incapable de te laisser faire une nouvelle fois face à un de ces enfoirés.
Comme si le script était écrit à l’avance, il t’avait dénoncé au premier type de la sécurité qu’il avait croisé. Et l’information était remonté aux oreilles du grand patron, de ce ‘Monsieur’ que tous redoutaient. Roi absolu du Ruby, il dirigeait ta vie depuis toujours : à la fois père, frère, bourreau et protecteur.

- Tu vas avoir ce que tu mérites, sale petit enfoiré !
Le client hurle, il est resté, il jubile. Et toi, tu baisses les yeux et serres ton poing qui te démange, l’envie de recommencer devenant de plus en plus brûlante au fur et à mesure des secondes. Tu n’as jamais été très doué comme prostitué : tu sais écarter les cuisses et tu possèdes un corps qui les émoustille, mais tu n’as pas la docilité fervente des poupées qu’ils viennent s’offrir ici. Tu es resté à l’état brut, petit animal sauvage qu’ils ont toujours eu du mal à dresser.
Pourtant, ce poing qui tremble d’exploser de fureur, il tremble aussi de peur. Parce que ‘Monsieur’ ne pardonnera pas : l’a-t-il jamais fait ? Et que sa punition à lui sera bien plus terrible que toutes les menaces que ce client déblatère depuis dix minutes. Tu le connais : il est imprévisible et s’il est dans un de ces mauvais jours, un de ceux où le fantôme de son épouse est revenu le hanter, tu sais que tu vas morfler. Tu as compris depuis quelques mois que c’est son image à elle qu’il a tendance à voir sur ton visage : c’est son souvenir à elle qui le pousse à se montrer encore plus diabolique à ton égard. Mû par un espoir fou, déraisonnable, tu t’es mis à penser que, peut-être, tu étais son fils biologique : le fils de cette femme-là, qu’il avait aimé par-dessus tout et qui, de temps en temps, te reversait un peu de cet amour. Ce qui expliquerait sa haine farouche à l’idée qu’une partie d’elle ne l’ait pas totalement abandonné… Malheureusement, ce n’était pas la bonne partie. Il aurait préféré la garder elle et te voir partir toi.
C’est totalement stupide comme pensée, tu ne portes même pas le nom de famille de cette femme, tu n’as aucun de ses traits du visage ou petites manies du quotidien… Mais pour un gosse qui n’a jamais eu de famille, c’était la plus belle illusion possible à laquelle se raccrocher.

La porte s’ouvre, te délogeant sans ménagement de tes pensées, et tu redresses la tête : il est là, il est venu. Et tu pries pour qu’il soit dans un bon jour, un de ceux où il a envie de protéger son personnel plutôt que de le jeter en pâture aux loups…






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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
Alvaro Navarro
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Sujet: Re: Sentence ( le Jeu 3 Oct - 6:06 )
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Wayland & Alvaro
Je suis un oiseau de nuit, certes. Je préfère respirer l’ombre que la lumière. Profiter des bien-faits du soir et ainsi m’amuser. Ne plus penser et me laisser guider par les rires et l’alcool. Mais quand le rire n’y est pas. Que je regarde le fond de mon verre de whisky avec dédain, je préfère m’isoler. Laisser les autres, mes clients, mes amis s’amuser.

Entendre un bruit de fond composé de musique rythmique, de rires et  des cris festifs. Le succès de mon entreprise se trouvait de l’autre côté de la porte, mais je n’avais aucunement le goût de la franchir. Pas ce soir...

Non, cela m’arrivait de rester dans mon coin et réfléchir. Me poser des questions sur ma condition, sur ma façon d’être et ce que je dégage envers le plus commun des mortels. L’accomplissement de ma vie jusqu’à présent et ce qu’on va se souvenir de moi. Il y a des moments où je me rends compte que j’ai presque bâtis un empire à moi seul. Une image si prestigieuse et à la fois si effrayante que cela me fait sourire. Mais il m’arrive de constater l’horreur que j’ai causé au moindre de mes décisions, de mes moments de colère. Que je suis le responsable de bien des larmes, de bien des hurlements et  que dire de la haine.

Je suis haine comme je suis plaisir. L’un et l’autre se mélange et ne font, parfois, qu’un. Avoir le sourire sur mes lèvres observant un adversaire crouler sur mon triomphe ou voir un petit policier merdique me chercher encore malgré les nombreuses années sans résultat. Constater mon talent, mon succès...

Mais tout ceci a été accompagné de sacrifices...dont plusieurs que je n’avais pas choisis...me retrouvant ainsi, seul...Seul sur mon trône en regardant un royaume qui me répugne à l’occasion...

La mort d’êtres chers pour cela ?...Être avec moi-même pour cela...? Et pourtant, je n’ai que cela. Juste cela pour m’accrocher...

«Monsieur...?»

Avec tout cela, je n’avais même pas constater qu’on avait cogné à ma porte, regardant la porte avec indifférence, voulant encore me plonger dans mes pensées. Cela dit, à en juger par la rapidité des coups et la voix tremblante d’un de mes hommes derrière, je pouvais juger que quelque chose se passait de l’autre côté...

« Entrez...» disais-je en buvant le fond de mon verre. Il entrait à la hâte, très nerveux brisant totalement l’ambiance calme et détendu de la pièce.

« Que ce passe-t-il ?» disais-je nonchalant, tapant l’extrémité de mon cigarrillo sur mon bureau.

Deux êtres en totale opposé émotionnellement...Je regardais ces mains sur se frottait l’un et l’autre essayant de reprendre son souffle et choisir les mots qui allaient me balancer...

Le voyant toujours indécis, je prenais le temps d’allumer ce bâton de tabac entre mes lèvres.

« C’est....c’est Wayland, Monsieur...»

Le bruit sec de mon briquet  se retentissait dans toute la pièce...

J’avais oublié....Je n’étais pas seul...Enfin, pas totalement...

J’avais la responsabilité de ce bout d’homme. De ce gamin dont j’avais eu le plaisir de subtiliser, il y a quelques années. Seulement, je m’attendais pas à ce qu’il soit encore debout...

Elle voulait en prendre soin. À lui donner une 2e chance, malgré ces origines, du sang qui coulait dans ces veines. Comme une mère, une femme qui avait tant souhaité enfanter, elle s’était accroché à cet être comme si c’était le sien...chose dont j’aurais aimé éviter...

Je savais les conséquences de cette attitude: l’attachement. Je ne pouvais pas m’en débarasser. Je ne pouvais pas agir comme je l’entendais, ayant toujours ce regard, cette douceur dans ces pupilles me suppliant de ranger ma hargne envers l’enfant...

Le nombre de querelle qu’il m’avait causé, le nombre de trouble qu’il m’avait donné, je n’avais nullement besoin de cette pression supplémentaire. Mais j’endurais...pour elle...

Jusqu’à ce qu’on me la prenne...qu’on me la vole...n’ayant plus aucune bouée pour m’accrocher...Il ne me restait que...que ce gamin...

Cet être qui me rappelait mon pire ennemis que la femme de ma vie. Je n’avais été jamais égale avec lui. Je dansais constamment dans mon comportement ne sachant aucunement sur quel pied me poser...

Selon la situation, le moral du moment ou du problème énoncé; j’agissais...le rendant plus incertain que jamais sur mes réactions, ma vision et mes émotions en son égard.

Et je ne lui ferais certainment pas ce plaisir de lui dilvulger. Mon orgueil et mon honneur triomphaient sur la béhatitude de la paternité...

Faisant de lui un employé de mon Club. Un être comme les autres au sein du Ruby. Un de mes plus beau atout. Sa jeunesse et son corps attiraient bien des regards et  l’argent qui sortaient des gens désirant s’y coller. Je me préoccupais pas du propriétaire de ces billets les recevant de la part d’un de mes hommes à mon bureau.

Je ne demandais rien, aucun détails...comme si je m’en foutais ou peut-être parce que je ne voulais pas ressentir cette boule infâme dans la poitrine que l’on appelle remord. Seul Dieu le sait...et je ne crois de moins en moins en notre Seigneur...IL ne fait que prendre ce qui compte le plus à mes yeux, comme si j’étais condamné...

J’avais des nouvelles que lorsqu’ils étaient mauvaises...

Des plaintes...des clients insatisfaits ou qui exige mon intervention...

Je détestais cela...Entrer dans une chambre sentant le sexe sale et voir un client à moitié nue critiquant mes employés...

Ce sont des clients, bien sûr. Je me dois d’être courtois et aimable, mais je refuse de croire que le client à toujours raison...

Surtout quand ils portent la cravate et mangent du caviar au petit-déjeuner...

C’était pire quand on me nommait Wayland...Sa nature contestataire et révolté entraînait souvent ce genre de situation. De lui faire face et le punir...

Plus il vieillissait, plus il donnait du trouble. À croire qu’il le cherchait...

Je franchissais la porte dans un silence déstabilisant accompagné de deux de mes hommes dont celui qui m’avait prévenu de la situation.

Que notre cher Wayland avait osé lever la main sur un riche client...

Wayland...

Je le regardais comme on regarde un coupable. Froid, mépris et même snobisme. Après tout ce qu’il avait encaissé et les avertissements que je lui avais balancé, il recommençait. Il me décevait...

Pourtant, en me concentrant, je remarquais un détail. Malgré son teint balzané, je pouvais voir les marques rougeâtre sur son visage...

Toujours silencieux, je posais mes yeux sur le client en colère et aussi coloré sur le visage. Je jouais avec une de mes bagues, la faisant tourner autour de mon index....

« Que c’est-il passé, dîtes-moi ?» disais-je lentement en cassant le silence, le malaise qui s’était installé dans cette chambre...

« Il vous a frappé avant ou après que vous en lui foutez une ? Je vous le demande...»disais-je d’une manière douce, comme si je lui avais demandé l’heure...

CRIMSON DAY



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I'm a wanted man.
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