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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Métier : Rabatteur pour le Ruby et prostitué dans le même club : on ne lui a jamais demandé son avis, il obéit.
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Sujet: Re: Sentence ( le Mar 28 Jan 2020 - 11:54 )
Voulais-tu vraiment lui faire du mal ? T’en doutes. Ces mots sont sortis tous seuls, comme autant de déchets que tu avais besoin d’expulser. Elle te manquait à toi aussi, chaque jour que Dieu faisait, parce qu’elle avait été ta seule lumière vacillante dans cet enfer sombre qu’on t’imposait tous les jours. Elle avait été mère, confidente, protectrice. Un univers à elle toute seule, pour le gosse paumé que tu étais. T’avais jamais pris son amour comme un besoin de substitution à l’enfant qu’elle n’aurait jamais : tu l’avais accepté, un peu bêtement, parce que t’avais rien d’autre à te mettre sous la dent. Parce qu’en t’en crevais d’être seul dans un monde que tu ne comprenais pas. Parce qu’Alvaro n’avait jamais été capable de t’offrir ce que pourtant, tu espérais en vain depuis tant d’années…
Alors si, t’en sais un peu, tout de même, de cette douleur qui doit détruire son cœur à lui, et qui a assombri le tien. Juste ce qu’il faut, c’est vrai, pour te douter de ses tourments. Et pour savoir que ces mots-là, non, tu ne voulais vraiment pas les dires. Que tu ne voulais pas être salaud à ce point-là.

Pas avec lui.
Bordel, surtout pas avec lui.
Parce que tu avais beau le haïr, tu l’adorais aussi. Tu le vénérais, seule figure paternelle de ton entourage, seule âme à avoir réellement pris soin de toi. Alvaro était ton Dieu et comme tout religieux, tu te désespérais un peu plus chaque jour de ne pas réussir à l’approcher. A ressentir réellement sa présence, et non pas cette obscure froideur qu’il dressait entre lui et le reste du monde.

Tes suppliques ne reçoivent qu’un aboiement rageur et tu te figes : il lève sa main et ta bouche se clôt, tes yeux s’agrandissent…. Ton cœur se contracte. Tu savais pertinemment que le supplier n’amènerait rien : voilà trop longtemps qu’il te considère comme un objet lui appartenant et travaillant pour lui. Tu lui rapportes des bénéfices, tu bosses bien en plus malgré tous tes dires, tu représenterais une perte dans le bilan comptable.

Une perte dans le bilan comptable….

Ton cœur va imploser de douleur. Et tu te mords la lèvre inférieure pour retenir tes cris alors qu’il revient vers toi, plus menaçant que jamais. Son aura est telle que tu finis par baisser le regard, t’écrasant tel qu’il le souhaite. Poursuivre la confrontation, ce serait comme jouer à un jeu vidéo avec des balles réelles : t’as aucune chance et ça virait à l’horreur.
- Oui je… Je suis désolé, je ne recommencerai pas.
C’est faux et vous le savez tous les deux. Il reviendra encore et devra encore te rappeler à l’ordre. Et toi, t’es à jamais incapable de rester dans le rang et de te faire oublier. Parce que tu sais que chaque fois que tu merdes, il accourt. C’est terrible mais c’est la seule façon pour toi d’attirer son attention.

Et comme un réflexe trop bien rôdé, tu relèves ton regard sur lui. C’est pas les yeux de la pute qu’il vend d’habitude, ni ceux du gamin apeuré dont il avait écopé il y avait 17 ans de cela. Ce sont des yeux de Parker. Des yeux qui crient à l’injustice et n’arrivent pas à se soumettre totalement, malgré toute sa bonne volonté. Des yeux de flic, d’innocent….
Des yeux de révoltés.

- C’est un flic qui l’a tué, vous dites ? Qui ?
Cette information-là, tu l’as retenu. Et tu la veux, plus que tout.
Parce que tu ne pourras jamais t’en prendre à Alvaro, malgré tous tes efforts. Mais ce type-là, qui t’avait ôté la seule femme qui t’ait jamais aimé, t’allais le lui faire payer. Au centuple. Pour ta vie gâchée et toutes les autres. Pour tes souffrances et celles d’Alvaro.


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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
Alvaro Navarro
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Sujet: Re: Sentence ( le Sam 8 Fév 2020 - 2:12 )
Sentence
Wayland & Alvaro
C'était probablement la première fois...Un des rares moments où je me retrouvais déstabilisé devant cet être dont j'avais encore du mal à approcher. Avoir encore ce goût amer en bouche en voyant son visage. Un visage qui n'est pas le mien. Qui ressemble de plus en plus à celui de mon ennemi.

Moi qui l'avait laissé entrer dans ma vie sous l'influence de ce sourire, de cette beauté qui avait prit mon coeur. Ma faiblesse...Ma muse...

Il avait osé me parler d'elle...après avoir clairement dit de ne pas en faire allusion. De ne pas m'en parler...De ne rien dire afin de rester calme, froid, insensible face à lui.

Non, comme toujours...

Du moment qu'il arrive à parler, qu'il arrive à s'exprimer et répliquer, il ne cessait de jouer avec mes nerfs, ma tolérance. J'en avais de moins en moins pour lui. Surtout depuis qu'elle nous avait quitté. Il n'y avait personne entre nous, maintenant. Je devais y faire face, seul...

Je lui avais promis, pourtant. De ne pas agir sous le coup de la colère, de la violence que j'avais pour son géniteur, mais comment ne pas réagir alors qu'il...qu'il lui ressemblait. Physiquement et même sa personnalité. Son arrogance, son insistance, son audace...envers moi. Il m'était impossible de le voir autrement, même si...même si je le désirai.

" Alvaro, mon amour...Ce n'est qu'un enfant, un gamin. Il ne connaît que toi...Il te voit comme tel. Il a de l'amour pour toi...Pourquoi tu ne le considères pas comme...ton fils ?!"

" Car ce n'est pas mon fils ! C'est son fils !!! Son fils à lui, ce vaurien !!!! Comment...comment tu peux me demander de passer au-delà de cela...?"

" Parce que moi, je l'aime comme mon fils...Comme un enfant qui a besoin de moi...comme il a besoin de toi. Alvaro, je t'en prie...Je sais qu'au fond de toi, tu souhaiterais l'aimer aussi...Ne plus avoir cette haine qui te ronges, que tu transfères sur lui et considères-le d'avantage qu'un simple employé...Pour moi...."

Je repassais ces mots sans cesse dans ma tête, car il avait été probablement les derniers que nous avions échangés ce matin-là...

Elle était partie, alors que je l'avais déçue en tant qu'homme, en tant que mari et père...

Je ne voulais pas être un père n'ayant que le mien en référence...M'imaginer ainsi me donnait froid dans le dos...

Et que dire de me rappeler d'où Wayland provient ! NON! C'EST IMPOSSIBLE !!! Pas après tout ce que ce Parker avait fait...M'avais fait...

Je ne pouvais pas m'empêcher de rire...Rire à son excuse. Rire à cette douceur spontanée de sa part. Croire qu'il va le respecter

"...De belles paroles en l'air...Cela te fait plaisir, en vérité de me voir comme cela..." disais-je d'un coup ayant toujours le regard vif...

Les bras tendues...me battant contre moi-même pour agir. Oui, j'essayais de l'intérieur de garder ma posture et ne pas lui régler son compte. Encore sa belle voix d'ange dans mon crâne me suppliant de ne plus avoir cette haine envers lui...

Face à ce regard de flic...ce regard qui me dégoûte, qui a saccagé ma famille, ma vie...mon existence...

Me demander d'aimer celui qui m'a détruit...

Encore une fois...en si peu de temps, il me déstabilisait...

Sa question...Cette question...

Mon visage secoué ne m'attendant pas à cette réplique reculant même d'un pas...

Je fuyais son regard aussitôt...touché de plein fouet.

Je passais la paume dema main sur ma bouche ne sachant pas comment réagir. Si je devais parler ou me taire...et le faire taire...Ne plus me faire jouer de la sorte...

" ...un putain de flic..." disais-je tout bas...avant de lever la tête et le regarder avec un tout autre visage.

Un visage atteint et contrôler par la lourdeur du moment...

Il venait de créer une brèche à mon armure...J'arrivais pas à croire qu'il parvenait à me secouer autant...

Peut-être étais-je sur le point de craquer gardant tout ceci depuis trop longtemps. Il a fallu que ce gamin ose planter sa curiosité là où il ne fallait pas...

Puis je regardais ailleurs, dans le vide, revoyant ces instants où je l'avais aperçu à l'époque, téméraire, essayant de m'atteindre, de me briser...

Il avait réussi...à deux reprises...faisant de moi l'être que je suis, aujourd'hui...

Je me sentais défaillir, mais je refusais de m'afficher ma vulnérabilité, surtout pas devant lui. Alors, je souriais...Je riais même.

" ...Pourquoi cette question...comme si soudainement tu t'en préoccupais...? ...Cela ne changera rien...Tu penses que le savoir va te permettre de mener ton enquête et jouer les héros ?! Intervenir...?!? TOI ?...Non, je refuses que tu prennes part à ça...Tu vas encore te mettre dans la merde et c'est encore moi qui va devoir te repêcher!!! Tu ne sais rien...et tu ne sauras rien..."

Aussitôt dit, je reculais, de nouveau, voulant prendre le chemin de la porte.

Il avait un sale caractère. Un caractère qui pourrait tout foutre en l'air mes projets, mes plans, ma vengeance...Il était hors de question qu'il s'en mêle...qu'il affronte ce danger dont moi seul se devait de confronter..

J'allais respecter ma promesse...et le protéger...De la vérité.
CRIMSON DAY



Can you feel me
when i think about you?
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