Revenir en haut
Aller en bas


 

- Nino || Changer ces manières -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Emiko CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Emiko Cortesi
http://www.ciao-vecchio.com/t5552-emiko-you-re-a-dragon-be-a-dra http://www.ciao-vecchio.com/t5553-koko-queen-of-the-ashes
Faceclaim : Gemma Chan ; Ealitya + signa ; Astra
Messages : 141 - Points : 245
Nino || Changer ces manières Tumblr_pool3ul4v91qgojgxo6_540
Âge : 36 ans
Métier : Médecin légiste
Nino || Changer ces manières Empty
Sujet: Nino || Changer ces manières ( le Sam 28 Sep 2019 - 3:08 )
A pas pressants, Emiko était descendu de sa voiture pour voir ce qu’elle avait heurté. Pourtant pas croyante, elle n’avait pu s’empêcher d’adresser une ultime demande au ciel pour qu’on lui épargne une catastrophe parce qu’elle n’était tout simplement pas d’humeur. Une boule au ventre, la jeune femme suivit le filet de sang qui coulait le long de l’allée et ralentit lorsqu’elle arriva au niveau du cadavre. Le cœur lourd, elle se pencha pour examiner ce qu’elle avait écrasé et reconnu sans mal un chat. Dans sa poitrine, son rythme cardiaque s’était accéléré alors qu’elle continuait d’invoquer peu importe au ciel pour qu’on la préserve. « Pas le mien. Pas le mien. Pas le mien. » Commença à souffler Koko alors que d’une main hésitante elle s’approchait du chat mort pour essayer de l’identifier. Les chats mots ne la dérangeaient pas – bien que – tant qu’il ne s’agissait pas du sien. Ici en l’occurrence, elle avait juste un infime doute qu’il puisse s’agir du sien. Dans un soupir, elle s’accroupit finalement et retourna le cadavre du mieux qu’elle pu avant de découvrir avec soulagement le chat du voisin. Bon, au moins elle n’aurait pas à essuyer un deuil ce soir. Pour ce qui était de ses voisins, c’était une autre histoire. Au pire elle ne le leur dirait pas. Elle ne leur disait déjà pas bonjour et prétendait être au téléphone à chaque fois qu’elle en croisait un. Il était hors de question qu’elle aille sonner à leur porte pour leur annoncer que leur chat était mort par sa faute. Elle devrait affronter les larmes, la colère, la tristesse… tout ceci demandait une énergie qu’elle n’avait pas. Pas aujourd’hui. Pour éviter que les gens ne remontent à elle, la légiste entreprit un travail méticuleux pour nettoyer derrière elle en se servant de choses qu’elle rangeait dans le coffre de sa voiture. Elle commença par se débarrasser du corps qu’elle mit dans un sac poubelle qu’elle laissa sur le côté pour le moment, et nettoya l’allée en profitant que personne ne soit dehors au moment où elle l’était. Une fois terminé, elle contempla son travail sans même éprouver une certaine fierté. Elle avait juste fait ce qu’il lui semblait juste, et même si ça pouvait paraître comme beaucoup d’efforts pour pas grand-chose, c’était un choix qu’elle avait fait. Au bout de quelques secondes, Emiko enleva ses gants qu’elle jeta directement dans la poubelle de ses voisins parce que la sienne était trop loin, et récupéra le sac avec le chat mort à l’intérieur, elle attendrait le soir pour se débarrasser de lui. L’odeur attirerait trop l’attention.

D’un pas las, elle prit le chemin de chez elle toujours avec le sac entre les mains. Arrivée devant la porte d’entrée, elle ne fut même pas étonnée de sentir que les clés ne tournaient pas dans la serrure. « Nino. » Soupira la jeune femme. Depuis l’incident de l’autre fois, le pompier avait oublié ce que voulait dire l’espace vital. Il avait même oublié ce qu’étaient les politesses et les bonnes manières. Souvent elle le trouvait chez elle avant qu’elle ne franchisse le seuil de sa propre porte. A plusieurs reprises elle avait menacé de changer les serrures, mais jamais elle ne l’a fait. Et jamais elle ne le ferait. Quelque chose qu’elle n’avouerait jamais été qu’elle aimait la compagnie du jeune homme et encore plus de le sentir autour d’elle-même lorsqu’elle ne voulait pas de sa présence chez elle. Ca la forçait à se rendre compte qu’elle était loin d’être aussi seule qu’elle le pensait. Mais aujourd’hui n’était pas un jour comme ça. Aujourd’hui elle avait juste envie d’être seule. Aussi, la première chose qu’elle fit en le voyant fit de s’avancer à sa hauteur avant de lui déposer le sac à poubelle sur les genoux. « Cadeau. » Puis alla s’asseoir dans son canapé. Oui, elle avait posé le sac avec un cadavre de chat sur ses genoux. Si l’accueil qu’elle lui réservait ne lui plaisait pas, il pouvait toujours s’en aller et ce soir, ce n’était pas elle qui le retiendrait.


astra; bb — i have galaxies hidden between my bones and i will love you until the stars burn out. ;; @unknow
Revenir en haut Aller en bas
Nino Carrizo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Nino Carrizo
http://www.ciao-vecchio.com/t5056-nino-o-le-destin-nous-entraine http://www.ciao-vecchio.com/t5150-nino-o-nos-vies-qui-s-egarent
Faceclaim : Miguel Gomez, ©Art Acide
Messages : 161 - Points : 428
Âge : 33 ans.
Métier : sapeur-pompier.
Nino || Changer ces manières Empty
Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Sam 28 Sep 2019 - 18:54 )
Le souffle court, Nino se réveille en sueur. Les doigts crispés sur le canapé d’Emilo, il se redresse, glisse sa main sur son visage. A la base, il souhaitait juste l’attendre, mais après sa lourde journée de travail où les interventions ont été nombreuses, il s’est assoupi, devenant ainsi vulnérable face aux images enfouies dans sa mémoire. Ce n’est qu’un cauchemar, mais c’était si réel, si prenant, intense, qu’il a l’impression d’avoir vécu la scène, si bien qu’il peine encore à revenir sur terre. Ce n’est pas la première fois, c’est même plutôt régulier. Il est rare qu’il passe deux semaines sans que son sommeil ne soit perturbé. Il n’y a aucune raison à ça, si ce n’est un passé qui le hante, qui l’effraie, bien plus depuis qu’il n’a pas refusé le défi de se vêtir en femme lors de la soirée déguisée.

La peur d’être confronté au corps dans lequel il était emprisonné le pousse à toucher son torse, se rendre compte de lui-même que sa poitrine est inexistante, mais il a besoin de le voir. Alors il se déplace vers la salle de bain dans laquelle il s’enferme, retire son t-shirt et visualise son buste dans le miroir. Son cœur bat plus lentement lorsqu’il aperçoit les cicatrices qu’il touche du bout des doigts et qui lui rappellent ses différentes opérations. Il reprend son souffle, tente de maîtriser sa respiration. Il n’est plus Naomi. Il est vraiment Nino. Le cubain se rassoit sur le canapé où il prend son visage entre ses mains. Tout ça, il sait que c’est uniquement dans sa tête, que le problème vient de son for intérieur, mais il aimerait être en mesure de pouvoir tout calmer, éliminer ses appréhensions. Et là, le seul moyen qu’il a pour s’apaiser, c’est sortir prendre l’air. Alors qu’il s’apprête à se lever de sa place pour faire un tour de quelques minutes, la porte s’ouvre : Emiko. Un remède auquel il n’a pas songé, mais qui fait son effet aussitôt qu’elle entre dans la pièce. Même avec son petit air fermé, son amie arrive à le tranquilliser. Sa présence n’a rien de rassurant ; c’est une cinglée capable de prendre un couteau et menacer de se trancher la gorge. Elle est même apte à se lever en pleine nuit pour le tuer durant son sommeil ! Ca ne l’arrête pour autant pas. Il ne connait pas son histoire, n’arrive pas à deviner ce qui s’est passé pour qu’elle soit rendue à ce point, mais il sent dans son regard qu’elle souffre et il est tout simplement hors de question pour lui de l’abandonner. « Pourquoi j’ai l’impression que tu te fous de ma gueule ? » demande-t-il, en sentant quelque chose de pesant, mais de mou sur ses genoux. Il plisse les yeux, prend le risque d’ouvrir le sac qu’il referme vivement. « Un chat mort Koko, oh ! » s’exclame-t-il, en se levant avec le sac dans les mains qu’il lâche devant lui. « Tu ne peux pas être comme tout le monde et aimer manger des fraises ? Qu’est-ce que tu comptais expérimenter cette fois ? » Le mettre sur la table et se servir de ses entrailles pour les donner à bouffer aux oiseaux ?


Nino Carrizo
Victus universis caro ferina est lactisque abundans copia qua sustentantur, et herbae multiplices et siquae alites capi per aucupium possint, et plerosque mos vidimus frumenti usum et vini penitus ignorantes.
Revenir en haut Aller en bas
 
- Nino || Changer ces manières -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut