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- Nino || Changer ces manières -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Emiko CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Nino || Changer ces manières ( le Sam 28 Sep 2019 - 3:08 )
A pas pressants, Emiko était descendu de sa voiture pour voir ce qu’elle avait heurté. Pourtant pas croyante, elle n’avait pu s’empêcher d’adresser une ultime demande au ciel pour qu’on lui épargne une catastrophe parce qu’elle n’était tout simplement pas d’humeur. Une boule au ventre, la jeune femme suivit le filet de sang qui coulait le long de l’allée et ralentit lorsqu’elle arriva au niveau du cadavre. Le cœur lourd, elle se pencha pour examiner ce qu’elle avait écrasé et reconnu sans mal un chat. Dans sa poitrine, son rythme cardiaque s’était accéléré alors qu’elle continuait d’invoquer peu importe au ciel pour qu’on la préserve. « Pas le mien. Pas le mien. Pas le mien. » Commença à souffler Koko alors que d’une main hésitante elle s’approchait du chat mort pour essayer de l’identifier. Les chats mots ne la dérangeaient pas – bien que – tant qu’il ne s’agissait pas du sien. Ici en l’occurrence, elle avait juste un infime doute qu’il puisse s’agir du sien. Dans un soupir, elle s’accroupit finalement et retourna le cadavre du mieux qu’elle pu avant de découvrir avec soulagement le chat du voisin. Bon, au moins elle n’aurait pas à essuyer un deuil ce soir. Pour ce qui était de ses voisins, c’était une autre histoire. Au pire elle ne le leur dirait pas. Elle ne leur disait déjà pas bonjour et prétendait être au téléphone à chaque fois qu’elle en croisait un. Il était hors de question qu’elle aille sonner à leur porte pour leur annoncer que leur chat était mort par sa faute. Elle devrait affronter les larmes, la colère, la tristesse… tout ceci demandait une énergie qu’elle n’avait pas. Pas aujourd’hui. Pour éviter que les gens ne remontent à elle, la légiste entreprit un travail méticuleux pour nettoyer derrière elle en se servant de choses qu’elle rangeait dans le coffre de sa voiture. Elle commença par se débarrasser du corps qu’elle mit dans un sac poubelle qu’elle laissa sur le côté pour le moment, et nettoya l’allée en profitant que personne ne soit dehors au moment où elle l’était. Une fois terminé, elle contempla son travail sans même éprouver une certaine fierté. Elle avait juste fait ce qu’il lui semblait juste, et même si ça pouvait paraître comme beaucoup d’efforts pour pas grand-chose, c’était un choix qu’elle avait fait. Au bout de quelques secondes, Emiko enleva ses gants qu’elle jeta directement dans la poubelle de ses voisins parce que la sienne était trop loin, et récupéra le sac avec le chat mort à l’intérieur, elle attendrait le soir pour se débarrasser de lui. L’odeur attirerait trop l’attention.

D’un pas las, elle prit le chemin de chez elle toujours avec le sac entre les mains. Arrivée devant la porte d’entrée, elle ne fut même pas étonnée de sentir que les clés ne tournaient pas dans la serrure. « Nino. » Soupira la jeune femme. Depuis l’incident de l’autre fois, le pompier avait oublié ce que voulait dire l’espace vital. Il avait même oublié ce qu’étaient les politesses et les bonnes manières. Souvent elle le trouvait chez elle avant qu’elle ne franchisse le seuil de sa propre porte. A plusieurs reprises elle avait menacé de changer les serrures, mais jamais elle ne l’a fait. Et jamais elle ne le ferait. Quelque chose qu’elle n’avouerait jamais été qu’elle aimait la compagnie du jeune homme et encore plus de le sentir autour d’elle-même lorsqu’elle ne voulait pas de sa présence chez elle. Ca la forçait à se rendre compte qu’elle était loin d’être aussi seule qu’elle le pensait. Mais aujourd’hui n’était pas un jour comme ça. Aujourd’hui elle avait juste envie d’être seule. Aussi, la première chose qu’elle fit en le voyant fit de s’avancer à sa hauteur avant de lui déposer le sac à poubelle sur les genoux. « Cadeau. » Puis alla s’asseoir dans son canapé. Oui, elle avait posé le sac avec un cadavre de chat sur ses genoux. Si l’accueil qu’elle lui réservait ne lui plaisait pas, il pouvait toujours s’en aller et ce soir, ce n’était pas elle qui le retiendrait.


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Nino Carrizo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Sam 28 Sep 2019 - 18:54 )
Le souffle court, Nino se réveille en sueur. Les doigts crispés sur le canapé d’Emilo, il se redresse, glisse sa main sur son visage. A la base, il souhaitait juste l’attendre, mais après sa lourde journée de travail où les interventions ont été nombreuses, il s’est assoupi, devenant ainsi vulnérable face aux images enfouies dans sa mémoire. Ce n’est qu’un cauchemar, mais c’était si réel, si prenant, intense, qu’il a l’impression d’avoir vécu la scène, si bien qu’il peine encore à revenir sur terre. Ce n’est pas la première fois, c’est même plutôt régulier. Il est rare qu’il passe deux semaines sans que son sommeil ne soit perturbé. Il n’y a aucune raison à ça, si ce n’est un passé qui le hante, qui l’effraie, bien plus depuis qu’il n’a pas refusé le défi de se vêtir en femme lors de la soirée déguisée.

La peur d’être confronté au corps dans lequel il était emprisonné le pousse à toucher son torse, se rendre compte de lui-même que sa poitrine est inexistante, mais il a besoin de le voir. Alors il se déplace vers la salle de bain dans laquelle il s’enferme, retire son t-shirt et visualise son buste dans le miroir. Son cœur bat plus lentement lorsqu’il aperçoit les cicatrices qu’il touche du bout des doigts et qui lui rappellent ses différentes opérations. Il reprend son souffle, tente de maîtriser sa respiration. Il n’est plus Naomi. Il est vraiment Nino. Le cubain se rassoit sur le canapé où il prend son visage entre ses mains. Tout ça, il sait que c’est uniquement dans sa tête, que le problème vient de son for intérieur, mais il aimerait être en mesure de pouvoir tout calmer, éliminer ses appréhensions. Et là, le seul moyen qu’il a pour s’apaiser, c’est sortir prendre l’air. Alors qu’il s’apprête à se lever de sa place pour faire un tour de quelques minutes, la porte s’ouvre : Emiko. Un remède auquel il n’a pas songé, mais qui fait son effet aussitôt qu’elle entre dans la pièce. Même avec son petit air fermé, son amie arrive à le tranquilliser. Sa présence n’a rien de rassurant ; c’est une cinglée capable de prendre un couteau et menacer de se trancher la gorge. Elle est même apte à se lever en pleine nuit pour le tuer durant son sommeil ! Ca ne l’arrête pour autant pas. Il ne connait pas son histoire, n’arrive pas à deviner ce qui s’est passé pour qu’elle soit rendue à ce point, mais il sent dans son regard qu’elle souffre et il est tout simplement hors de question pour lui de l’abandonner. « Pourquoi j’ai l’impression que tu te fous de ma gueule ? » demande-t-il, en sentant quelque chose de pesant, mais de mou sur ses genoux. Il plisse les yeux, prend le risque d’ouvrir le sac qu’il referme vivement. « Un chat mort Koko, oh ! » s’exclame-t-il, en se levant avec le sac dans les mains qu’il lâche devant lui. « Tu ne peux pas être comme tout le monde et aimer manger des fraises ? Qu’est-ce que tu comptais expérimenter cette fois ? » Le mettre sur la table et se servir de ses entrailles pour les donner à bouffer aux oiseaux ?


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Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Mar 22 Oct 2019 - 15:56 )
A sa question, Koko se contenta d’hausser les épaules. S’il voulait voir si c’était le cas ou pas, il n’avait qu’à ouvrir le joli paquet qu’elle venait de déposer sur ses genoux. Certes, ce n’était pas vraiment un paquet et elle aurait pu faire un effort de présentation, mais le Cubain l’avait prise par surprise alors elle avait dû aviser. Le regard impassible, elle lança un regard au sachet poubelle qu’elle avait déposé sur ses genoux l’air de l’encourager à regarder, un mince sourire se greffa même au coin de ses lèvres tant elle était fière de son petit cadeau. Face à la réaction de Nino, le sourire de la jeune femme ne fit que s’agrandir, ce qu’il pouvait être de petite nature. Il côtoyait des gens transformés en steak hachés brûlés toute la journée et pour un simple chat mort il faisait tout un cinéma. Levant les yeux au ciel, elle récupéra le sac pour ne pas le laisser au sol, ne voulant pas risquer une fuite qui salirait son carrelage. « T’es trop nul. » Soupira Emiko qui caressait le chat mort à travers le sac comme s’il s’agissait d’un animal vivant. Elle n’était pas plus folle qu’une autre, elle savait bien que ce qu’elle faisait été répugnant. Mais elle jouait dans les entrailles des morts toute la journée, ici ça ne lui faisait pas grand-chose. Elle s’était même rendue compte que l’intérieur des animaux était beaucoup plus intéressant et sains que l’intérieur des humains. L’être humain était un déchet vivant et chaque jour, son métier ne faisait que lui confirmer cette pensée. Mais ici, elle ne faisait ça que pour provoquer Nino. Avec un peu de chance il la laisserait tranquille pour le reste de la soirée, ne souhaitant pas passer son temps avec une psychopathe. Ce qu’elle doutait de toute façon. « Tu râles tout le temps, ne viens plus jamais dire que je ne t’offre jamais rien. » Se contenta de lâcher la jeune femme qui tourna les talons pour aller entreposer le sac dans la poubelle, elle descendrait ça ce soir lorsque tout le monde serait parti se coucher. En revenant vers le salon, elle avait attrapé au vol deux bouteilles d’eau dont une qu’elle envoya au pompier pour qu’il la rattrape. « Pourquoi t’es là de toute façon ? Je ne me rappelle pas t’avoir invité. Je vais devoir mettre ton nom sur le bail à force. » Elle plaisantait à moitié. Vu la fréquence à laquelle il était là, elle aurait mieux fait de le déclarer comme étant son colocataire. « J’avais prévu de disséquer le chat pour faire de lui un cyborg, mais tu sabotes mes plans. » Faussement affectée, elle se laissa tomber dans le canapé du salon avant de porter la bouteille à sa bouche pour en prendre une gorgée. A peine assise que son chat vint la rejoindre sur ses genoux, provoquant un sourire sincère sur le visage de la jeune femme. « Blague à part. J’ai roulé sur le chat du voisin. Si on te demande tu ne sais rien. » Lança-t-elle à l’attention de Nino. « Vaut mieux le chat du voisin que toi de toue façon. » L’attention portée sur son chat, les paroles d’Emiko pouvaient porter à confusion. Parlait-elle au chat ou à Nino ? Dans les deux cas, ils pouvaient s’estimer chanceux de ne pas avoir été présent alors qu’elle était au volant. Au même moment où elle prononça ces paroles, on sonna à la porte. Les sourcils froncés, elle regarda un instant Nino, persuadée que c’était ses voisins qui faisaient déjà le tour du quartier à la recherche de ce satané chat. « On sonne, tu devrais aller ouvrir. »


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Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Dim 24 Nov 2019 - 21:03 )
La tête penchée sur le côté, Nino observe sa meilleure amie caresser l’animal mort, puis secoue la tête ; pourquoi est-il surpris ? Emiko a ce truc dérangeant en elle depuis toujours et il l’a appris en la fréquentant, mais ça ne l’a jamais empêché de la côtoyer dans la durée. Elle a beau avoir un côté glauque, qui échapperait à n’importe qui et qui les effraierait, c’est une femme attachante, avec qui il aime discuter et se disputer. Le pompier ferme les yeux, puis les bras tombant le long de son corps, pousse un soupir.
« Je te l’ai déjà reproché ? » la questionne-t-il, doucement.
D’un geste de la main, il balaye la conversation à venir ; la réponse, il la connait. Elle est négative. Ce n’est pas d’un présent qu’il recherchait avec elle dans leur couple, c’est de l’attention et surtout un contact physique qui lui manquait. Nino n’a jamais été très demandeur. Les gestes ont toujours eu plus d’importance que des objets coûtant parfois une fortune, et dont il se passe sans problème. Enfant, on ne l’a pas habitué au luxe. Il se contentait de peu et s’il ne se réjouissait pas face à ce qu’on lui offrait, tirant une tête de six pieds de long, c’est parce qu’il recevait des choses allant à une fille. Des petites chaussures, des vêtements venant d’une friperie, ou encore des accessoires. Le seul objet qu’il possède encore et qu’il a tenu à garder, c’est une bague de sa mère qu’elle portait autrefois. Naomi ne la quittait jamais. Aujourd’hui, il la préserve dans une boîte en carton.
Lorsqu’Emiko disparaît, Nino fait quelques pas dans la pièce, glissant sa main le long de sa nuque, puis à son retour, attrape au vol la bouteille lancée. Que doit-il répondre à ça ? La vérité, c’est qu’il s’inquiète, mais il ne se voit pas avouer que depuis sa crise, il préfère squatter son appartement, plutôt que de se tourner dans tous les sens dans son lit, en se demandant ce qu’elle fait. Dormir sereinement loin d’elle, c’est impossible. Il sait pourtant qu’il ne pourra pas toujours être là, que si elle décide de se foutre en l’air, Emiko pourrait le faire à tout moment, sans le prévenir, sans lui envoyer un petit message d’adieu, ou d’appel au secours. Le cubain hausse les épaules et évite une partie de son interrogation, ne comptant pas se triturer les méninges pour lui balancer un mensonge qu’elle ne croirait même pas. Aussi parce qu’il n’a pas le temps.
« On pourrait se faire une bouffe, avec des fraises, un verre et un programme télé pour combler le vide provoqué par la non-disséquation. » lâche-t-il, en arborant un sourire qui s’agrandit en apercevant le sien s’afficher, grâce à son chat.
« De quoi tu parlais ? »
Là, il lève les mains et les secoue. Non, il n’a pas oublié, mais oui, il le fera pour elle.
« Va t'en débarrasser. Et après, on pourra discuter de toi. »
Et de comment elle se porte, par la même occasion.


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Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Dim 24 Nov 2019 - 23:34 )
Pour toute réponse, elle se contenta d’hausser les épaules. Non, il ne lui avait jamais rien reproché et s’il y avait bien une chose que Koko ne pouvait pas lui enlever c’était la patience dont il avait fait preuve lorsqu’ils sortaient ensemble. Discrètement, un sourire triste étira les lèvres de la jeune femme qui se remémorait des rares moments de paix qu’ils avaient échangé pendant cette courte relation. Pendant un moment, elle avait vraiment cru que le cubain aurait été celui qui la rendrait normale. Mais ça, c’était avant de réaliser qu’elle était beaucoup trop brisée pour approcher un jour de la normalité. Vu comment les choses s’étaient terminées, elle appréciait juste de l’avoir toujours dans sa vie. Même si ça impliquait devoir supporter sa présence sur son canapé sans même qu’elle ne l’invite. Très vite, la légiste tourna les talons pour aller récupérer des bouteilles d’eau dont une qu’elle lança à Nino qui l’attrapa au vol. Affalée dans son canapé, son chat sur les genoux, elle en aurait presque oublié sa présence s’il n’avait pas repris la parole. « J’ai pas de fraises, t’en as toi ? » Elle répondait par une question mais en langage d’Emiko, ça voulait dire qu’elle ne fermait pas la porte à l’option de passer la soirée avec lui. Un regard lancé dans sa direction avant qu’elle reporte son attention sur son chat qui commençait à faire ses griffes sur ses cuisses qu’elle avait étendu, elle s’amusait à lui gratter l’arrière de l’oreille pour le faire ronronner. Naturellement, la jeune femme décida de mettre son ami dans la confidence du chat mort se doutant bien qu’il ne dirait rien. Même s’il la trouvait bizarre, Emiko savait qu’elle pouvait faire confiance au pompier. C’était d’ailleurs l’un des seuls en qui la légiste avait confiance. Elle savait qu’elle pouvait compter sur lui à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. « Voilà, t’es complice maintenant. » Elle avait lâché cette phrase avec un petit sourire dans la voix qu’elle essayait de masquer en évitant son regard, sa main ne cessant de caresser son chat. Lorsque la sonnette retentit, Emiko soupira. Elle aurait dû se douter que ça allait arriver. Pour éviter de bouger, elle avait décidé que ce serait le Cubain qui irait ouvrir, mais comme lui préférait rester planté sur le canapé pour « discuter d’elle », elle n’insista pas plus et leva les yeux au ciel avant de se redresser. Debout après avoir fait glisser son chat sur Nino pour qu’il s’occupe de ce dernier, elle traîna un pas lent jusqu’à la porte qui sonna une seconde fois. Après une profonde respiration, elle ouvrit la porte sur son voisin comme elle l’avait prédit. Elle avait un air inquiet et le même regard suspect qu’elle lançait à Emiko à chaque fois qu’ils se croisaient. Sans même un sourire, la jeune femme le toisa du regard avant de lancer un regard vers le canapé du salon où elle pouvait voir très clairement la silhouette de son ami. « Hum. » Sans même un bonjour, aucun des deux n’avait prononcé un mot. Elle tourna les talons en laissant la porte ouverte pour aller s’installer à côté du jeune homme et de son chat. « C’est pour toi, j’avais raison. Va voir elle t’attend. » Il n’aurait qu’à régler ça pour elle. Vu le temps qu’il passait chez elle, c’était comme s’il vivait là alors autant qu’il prenne en charge ce genre de choses.


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Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Lun 25 Nov 2019 - 22:35 )
Immobile dans le canapé, Nino l’observe s’éclipser pour aller ouvrir et revenir quasi aussitôt, avec l’idée en tête que le problème du voisin est le sien. Son regard ne la quitte pas, la scrute, attendant quelques secondes qu’elle fasse un nouveau mouvement, puis comprenant qu’elle ne dira rien de plus, se lève pour franchir les pas qui le séparent de la porte laissée ouverte. Un homme s’impatiente, les bras croisés et affiche une mine surprise lorsqu’elle l’aperçoit lui, plutôt qu’Emiko. A en voir son corps se relâcher, respirer, il imagine qu’elle a dû toquer sans vouloir vraiment le faire ; il faut dire que son amie n’est pas la personne sur qui le monde s’attarde. Son attitude laisse parfois à désirer et son visage ne transpire pas l’empathie, alors il n’est pas étonné qu’on préfère l’éviter, mais trouve ça dommage : après avoir percé la carapace, quelque chose de beau se cache dessous, de fragile et de fort à la fois. Lui, il aime ce cocktail Molotov. Peut-être bien parce qu’il est habitué aux conflits et que ça ne l’atteint pas comme ça le devrait. Il ne déprime pas, ne se ressasse pas chaque dispute jusqu’à se prendre la tête. Il n’oublie pas et règle ça en temps et en heure, ou voit la situation se dégrader et s’améliorer plus tard. Ou pas. Trop touché par son adolescence et ce qu’on lui a fait subir, Nino relativise beaucoup, se dit qu’il a dû faire face à trop d’étapes pour passer ses journées sous une couette avec du chocolat, ultime récompense d’un soi-disant malheur. Et de toute façon, tout ça, là, ça lui plait. Une manière à lui d’exister, de prendre le droit qu’on lui a retiré lorsqu’il était Naomi : la liberté d’expression. Il le fait de façon sauvage, mais il parle.
« Hm ? »
La tête penchée sur le côté, il attend que le voisin prenne la parole. Celui-ci semble nerveux, mais se donne du mal pour ne rien laisser paraître.
« Je souhaitais parler à votre… » Il s’arrête un instant de parler, cherchant visiblement ses mots. « Colocataire. » ajoute-t-il, en désignant l’intérieur de l’appartement. « Ma femme la soupçonne de séquestrer notre chat pour en faire des expériences. »
Nino tourne la tête vers le salon, arquant un sourcil. Alors, sa réputation, c’est à ce point ? Il se doutait que son voisinage ne la portait pas dans son cœur, mais ignorait que ça pourrait aller jusqu’à la croire psychopathe. Elle a un petit côté glauque, impossible à nier.
« La dernière fois déjà, je l’ai vu ramasser un oiseau qui s’était écrasé sur le pare-brise de sa voiture. » dit-il, le plus sérieusement du monde. « Il va falloir qu’elle se tienne tranquille. Le voisinage commence à en avoir assez. » s’emporte-t-il fermement.
A présent, comment se sortir de cette situation délicate sans l’envoyer bouler vulgairement ? Parce qu’il n’aime pas beaucoup les allusions faites. Elle ne fait rien de mal, Emiko. Elle demande juste à être tranquille.
« Ou que vous la laissiez tranquille, vous ? Jusqu’à preuve du contraire, ramasser un oiseau mort n’est ni un crime, ni votre problème. Quant à votre chat, il n’est pas ici. »
Il aurait tant aimé le récupérer de sa poubelle pour le lui donner, mais au vu de sa réaction et des plaintes, Emiko pourrait avoir des ennuis.
« Il n’est pas ici ? » questionne-t-il, bien fort, à l’adresse d’Emiko, pour qu’elle appuie ses dires.


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Dernière édition par Nino Carrizo le Mer 1 Jan 2020 - 22:33, édité 1 fois
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Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Sam 30 Nov 2019 - 22:39 )
Sans donner plus de précisions, elle alla s’installer à nouveau sur le canapé en récupérant au passage son chat sur lequel elle déposa un baiser. Ce n’était plus le problème d’Emiko. Dès le moment où ses fesses avaient touchées le canapé, c’était devenu celui du Cubain. Une oreille tendue, elle écoutait tout de même ce qu’il se passait à la porte. Un sourire étira doucement ses lèvres lorsqu’elle entendit le jeune homme la désigner comme étant son colocataire. Vu la fréquence à laquelle il squattait son appartement, c’était du pareil au même se disait-elle. La voix désagréable de son voisin ne tarda pas à emplir la pièce, faisant soupirer la légiste qui en avait déjà marre de cette conversation. Elle entretenait pourtant une bonne relation avec ses voisins. Elle ne les aimait pas. Ils ne l’aimaient pas. Tout était dans la réciprocité. Elle comprenait qu’à chaque fois que quelque de suspect se passait, que les regards étaient aussitôt tournés vers elle, mais parfois elle avait l’impression qu’ils faisaient exprès de la blâmer pour tout et n’importe quoi. Comme pour le chat. Certes, c’était elle qui l’avait écrasé. Mais ce n’était pas comme si elle l’avait fait exprès. De plus, elle était persuadée qu’ils n’avaient même pas fait le tour du voisinage à la recherche de cette boule de poile, ils se sont contentés de venir directement sonner à sa porte. Malheureusement pour eux, elle n’était pas d’humeur à endurer leurs bêtises, elle laissait plutôt ça à son ami. Dans un soupir, elle se leva à nouveau pour aller gagner la porte tandis que Nino s’adressait directement à elle. Son chat dans les bras qu’elle serrait bien fort contre elle pour faire comprendre à ces crétins qu’elle ne ferait jamais de mal à un animal – tout était relatif mais bref – elle s’approcha d’eux. « Non, que le mien. » Arrivée à hauteur du Cubain, elle relâcha enfin son chat à ses pieds qui se frotta à ses jambes en alternant avec celles de Nino et à qui elle adressa un sourire. Il se fana aussitôt qu’elle posa les yeux sur son voisin qui regardait la scène d’un œil suspect. « Autre chose ? Non. Très bien au revoir. » Elle ne laissa même pas l’occasion au jeune homme de répondre qu’elle refermait déjà le battant de la porte sur lui pour ne plus avoir à voir son visage. Elle était fatiguée. Tout ce nettoyage et devoir se justifier de quelque chose qu’elle avait pourtant fait, venait de l’épuiser. Elle avait juste envie de se rouler en boule dans son canapé et de ne rien faire. Mais ses plans allaient devoir attendre, son colocataire à temps partiel étant présent. « Tu veux pas aller l’aider à chercher son chat ? Faudrait pas qu’il se fasse une mauvaise opinion de son nouveau voisin. » Lui adressant un clin d’œil, elle tourna ensuite les talons pour aller s’allonger de tout son long dans le canapé, ne laissant aucune place au jeune homme. Traduction : s’il voulait partir il pouvait. « Sois gentil et rends-moi le double des clés que je sais que tu as. Et ferme bien en partant. » Elle avait posé un oreiller sur sa tête pour ne plus avoir à le voir. Elle était fatiguée. Mais pas plus que son estomac qui avait trouvé ce moment-même pour se mettre à gronder. Elle avait beau faire la sourde oreille, son corps lui répondait encore très bien lorsqu’elle le négligeait. Avec un peu de chance, Nino n’avait rien entendu.


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Sujet: Re: Nino || Changer ces manières ( le Mer 1 Jan 2020 - 22:56 )
Inutile d’espérer une réponse ; celle-ci vient à eux. Le regard de Nino s’attarde sur Emiko et son chat qui retrouve très vite sa liberté, se frottant contre l’un et l’autre. La visite n’aura duré que quelques secondes : la porte se referme, sans que le voisin ait eu le temps de trouver une belle répartie, ou des mots injurieux à son encontre, qu’il n’aurait sans doute pas eu le courage de lui souffler face à elle. Et il est même convaincu qu’il se tient encore face à la porte, figé sous le coup de la surprise. Pour vérifier, il colle son œil contre le judas et affiche un large sourire en l’apercevant tout penaud. Le voisin passe sa main sur sa nuque, observe à droite, à gauche, puis tend le poing fermé sur la porte, prêt à frapper, avant de se raviser et d’errer dans le couloir, à la recherche de son chez lui.
« C’est une perte de temps que je ne m’infligerai pas et tu sais pour quelle raison. Assassin. » Tueuse de chat, meurtrière. L’animal est noyé dans un sac, avec d’autres déchets. De plus, si le type qui ne porte pas son amie dans son cœur pense du mal que lui, alors grand bien lui fasse. Il ne vit pas ici et il n’a pas la moindre envie de sympathiser avec un gars dans son genre qui, en plus de se montrer désagréable, ne va pas jusqu’au bout des choses. Nino tend l’oreille, la dévisage, attendant qu’elle pose des mots plus directs au lieu de cette suggestion à double sens. La requête en sa possession, il hausse simplement les épaules.
« A quel moment m’as-tu vu rentrer ici, chez toi, avec des clés ? » A aucun moment. Pas parce que l’entrée était verrouillée, mais parce qu’elle n’était jamais là pour le voir pénétrer dans les lieux. Soit dans le salon, soit dans une autre pièce de l’appartement, mais pas présente pour le prendre en flagrant délit. « Toutes ces fois où je rentrais, la porte n’était pas verrouillée. Je n’ai aucun double sur moi. » Le regard innocent, il ajoute : « Pour un pompier qui protège les habitants, ce ne serait pas logique, ni bienveillant, d’entrer chez toi en détenant des clés que tu ne m’as pas données. Et tu me connais tout de même mieux que ça. » Justement, elle le connait très bien.
« Tu as des fraises ? » termine-t-il, en se dirigeant vers la cuisine.


Nino Carrizo
Victus universis caro ferina est lactisque abundans copia qua sustentantur, et herbae multiplices et siquae alites capi per aucupium possint, et plerosque mos vidimus frumenti usum et vini penitus ignorantes.
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