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- Look at me ! [PV Red] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
Alvaro Navarro
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Sujet: Look at me ! [PV Red] ( le Sam 28 Sep 2019 - 7:45 )
Look at me!
Red & Alvaro
Une soirée comme je les aimais. Sans problèmes, aucune ani-croches ou quelconques malentendus pouvant entraîner de la confrontation. Non, tout coulait; comme ces nombreuse bouteilles qui ne cessaient de se déverser dans les verres de mes invités. Ils en redemandaient et je leur en donnais voulant de faire ce leur passage au Ruby, un succès.

C'était important, très important pour moi que cette soirée soit impeccable. J'avais bien expliquer à chacun de mes employés. Tant au barmans qu'aux danseuses et même mes videurs. Aucun détails étaient épargnés. Je devais faire bonne impression envers ces gens qui allaient franchir la porte de mon établissement.

J'avais déjà une bonne réputation. Des excellentes critiques sur l'atmosphère et le plaisir qui se dégageait de mon établissement. Je faisais déjà fortune après seulement quelques années en tant que propriétaire, mais je ne voulais pas arrêter là. J'avais toujours des objectifs, des idées pour faire grandir cet endroit en un lieu digne des rois, digne des Dieux.

Je considérais mon Club comme un incontournable, un endroit où il faut vivre l'expérience, ne serait-ce qu'une fois. Une simple fois avant d'en devenir accro. Un véritable junkie dépendant de la folie, de l'excentricité, du bien nous proposons. Passant aux choix des meubles aux boissons, des couleurs des rideaux de la scène aux dentelles des corsets de mes serveuses, que dire de mes nymphes qui vous épates les yeux en l'espace d'un déhanchement, d'un regard, d'un sourire.

Oui, je suis le Dionysos du Ruby; celui qui apporte plaisir et extase à ceux qui sont prêt à y mettre le prix. Nul n'est clients qui peuvent. Non, il faut avoir le coffre, le porte-monnaie pour se permettre une telle soirée. Mes tables, mes cocktails et mes filles se méritent. L'argent certes, mais aussi le respect. On peut être riche, mais aucun être immonde touchera ce qui m'appartient. J'aime l'argent, certes, mais je déteste tout ce qui est infect. Je n'ai pas peur de m'en débarrasser, pour ainsi protéger mes biens. Le respect, cela se gagne.

Mais, quelques fois, il faut faire bonne impression pour l'obtenir. C'était ainsi que j'avais organisé une soirée VIP. Une soirée privé dont j'offrais à mes clients les plus chères une soirée enlevante à mes frais. C'est dans ces moments où l'être humain est à son plus faible se laissant entraîner dans le vice sans aucune limite n'ayant aucune dépense à se soumettre. Non, il est pleinement couvert par la maison en ce qui est alcool, spectacle et nourriture. De plus, il avait la chance de faire connaissance avec mes plus belles filles.

J'avais pris le temps avec Red de lui demander de prendre bien soin des filles afin de les préparer à cette soirée précise. J'attendais que l'excellence envers elles afin de me permettre de me rapprocher de ces entrepreneurs de renoms. Je voulais être pris au sérieux auprès d'eux afin de leur présenter mes projets. Avoir leur soutient et leur reconnaissance. Ne pas avoir des bâtons dans les roues et me permettre d'agir sans conséquence.

Non, je n'avais aucunement peur  car j'avais tous les outils nécessaire pour en sortir gagnant à commencer par Red et son expérience. Me conseiller sur le choix des éclairages jusqu'à celui de la musique d'ambiance. Elle avait ce don de tout coordonner parfaitement pour en faire la recette divine qui allait dépasser mes espérances.

" Tu ne cesse de me surprendre, ma chère", lui disais-je doucement dans le creux de l'oreille avant de prendre le chemin des escaliers qui me menaient à mes invités. Une jolie chemise blanche entrouverte sous un gilet noir et quelques colliers qui m'entouraient le cou. Quelques bagues aux doigts, une belle boucle de ceinture et un pantalon noir propre. Le claquement de mes souliers de soirée en descendant les marches. C'était ma tenue classique pour ce genre d'événement. Rien de moins.

Il n'avait fallu qu'une heure pour casser cette glace du principe,de la politesse et des bonnes manières. Les masques étaient tombés voyant les plus pincés s'amuser comme jamais, verres levés et yeux fixant les corps de mes danseuses dans leur numéro. Un sourire sur mon visage constatant ce changement catégorique de ces hommes cravates, de ces femmes aux coiffures parfaites. Toute cette futilité n'était plus nécessaire. La place était maintenant à l'agrément et au bonheur, dont le mien.

Assis à ma table, celle qui était juché au balcon, au-dessus de la scène, j'avais invité quelques clients à convaincre à m'accompagner pour voir le numéro spéciale de mes filles. Les hommes en minorité, je me retrouvais entouré de quatre femmes d'affaires dont j'avais eu le plaisir de faire connaissance. Nos conversations se sont développées les invitant à prendre place à mes côtés lors du spectacle. Je me doutais bien que l'alcool commençait à faire son effet, mais je constatais aussi qu'une fois le rideau tombé, ces femmes aux bonne manières devenaient de vrai débauchées. Les blagues salaces, les sous-entendus et les besoins de contact se faisait de plus en plus en mon égard. Alors que j'ouvrais une nouvelle bouteille, l'une d'elles glissait sur la banquette pour se rapprocher de moi déposant délicatement sa tête sur mon épaule, touchant maladroitement mes colliers de sa main afin d'attirer mon attention. D'un coup, elle tirait sur une de mes chaînes fermement me forçant à me pencher afin qu'elle de me murmurer quelques mots à l'oreille...déposant délicatement ses lèvres sur ma joue.

Pourtant, ce n'était pas elle que je regardais à ce moment précis, au loin... Cette chère Red, toujours là où il ne fallait pas...mais cela ne m'empêchait pas de lui faire un doux sourire, alors qu'elle me fixait de son regard remplis de haine.

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Red Guarana10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Métier : Directrice Artistique Mon rôle est de réfléchir à la façon dont il faut mettre en scène le produit ou le service qu'on me confie. Mais cette définition est de loin être celle que vous imaginez. Je prétends être la directrice artistique, mais en réalité, le décor est tout autre. Je suis la petite garce qui recrute ta fille ou ton fils pour en faire d'eux, des belles princesses, et des beaux princes : je les habille, je les coiffe, je les soigne, et je les présente ... Une reine mère qui s'occupe merveilleusement bien de ses poulains.
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Sujet: Re: Look at me ! [PV Red] ( le Sam 28 Sep 2019 - 18:32 )
Vous êtes ici, regardez autour de vous; ces murs ne sont pas ceux d'un cou-vent; cette porte ne donne pas sur la morne enceinte du cloître. Cette porte t'amène dans un tout autre monde, dans un monde dans laquelle, vous allez-vous émerveillez. Plus beau que le paradis, plus sombre que les ténèbres.

C'était notre monde. Mon monde.

Le Ruby.

Mettez votre bon cœur de coter, ayez un regard ouvert... Et la vie est une constance surprise. Franchissez la porte du Ruby se serait comme signer un pacte avec le diable. Vous goûtez aux bonnes choses, et ces bonnes choses, on en devient vite accro. Mais toute dépendance, à un prix ....

Et c'est cela qui fait notre fortune.

Chaque homme, chaque femme qui franchissent le Ruby, ne viennent pas pour déguster un bon bourbon au bar, mais pour devenir des Hommes affamés. Des Hommes qu'on pourrait qualifier comme des pervers et pourtant, ils ne le sont pas. Le sexe fait partit de la vie... Certains, dans votre tête, diront : comment peut-on traiter de cette manière ces pauvres filles, ou ces pauvres garçons ? Et c'est là, où je veux en venir, il faut non seulement avoir le regard ouvert, mais aussi l'esprit très large.

C'est vrai, j'offre mes filles pour du sexe, et mes garçons pour du cul, mais réfléchissez juste un peu ... Vous vous promenez dans la rue, votre regard croise des enfants qui jouent à la plaine de jeu, des familles souriantes, des petits vieux qui promènent leur vieux chien, mais est-ce qu'à un seul moment, votre regard croise l'une de mes putes ?

Le Ruby est fait pour protéger vos bâtards de gosses, et dès qu'ils auront l'âge, ce sera avec grand plaisir de les accueillir en tant que clients, ou employés. Tout dépendra du destin.

Ce lieu fait partie de ma vie, il est ma vie. Je n'ai jamais connu autre chose que ça !! Le sexe est mon business et je ne m'arrêterais pas de sitôt. J'ai grandi dans un milieu très sombre et cette noirceur a fait de moi, la femme que je suis aujourd'hui.

Ce soir était la soirée qu'on attendait tous. Je m'étais investie pendant des jours pour rendre ce lieu aussi magnifique qu'elle puisse l'être. Mes filles, mes garçons étaient tous divins, tellement divins qu'on les croquerait à pleines dents.

Alvaro avait l'air d'être content de mon travail acharné, et je l'étais tout autant. J'étais fière de ce que j'avais accompli... Et cette soirée aurait pu être parfaite, mais à chaque fois, il fallait que des chiennes galeuses viennent gâcher ma soirée.

Je détestais cette vue... Vous voyez là-bas ? La femme qui se colle à Alvaro, prête limite à lui arracher les vêtements. J'étais jalousie.

Parfois, cette jalousie me mettait hors de moi et souvent, je perdais le contrôle...

Je pouvais lui sauter dessus, lui arracher ces yeux à cette gonzesse, mais je ne pouvais pas. Pas devant tant de monde... Montrer un signe d'attachement, ce serait comme montrer ma faiblesse. Alvaro était ma faiblesse, et il le savait. Il savait qu'il pouvait jouer le dessus pour me faire céder.  Alors, je devais me contenter de le regarder.

Le regard, toujours le regard.... Saleté de regard.

Nos yeux se croisaient. Il pouvait lire dans mes yeux, la haine, et cette envie de meurtre. J'allais lui faire la fête à cette meuf, une fois que tout ceci sera fini. Je vous l'en conjure
.
Mais avant cela, il voulait jouer ... alors, jouons.

Je me trouvais au bar à savourer un bon verre d'alcool et la pile au moment, un homme se positionnait devait moi, me cachant la vue. Tout ce que je voulais, c'était voir Alvaro, et au moment, où je poussais gentiment le beau mâle devant moi pour qu'il se décale légèrement .... Je voyais CETTE scène.. Cette petite garce avait osé poser ses lèvres sur celle d'Alvaro.

Je ressentais de la haine, mais il n'y avait pas que ça.... Je tenais à Alvaro bien plus que jamais, je n'aurais imaginé. Un sentiment qui me faisait une peur. Je tenais à lui, et je le voulais, même si, d'un côté, je savais éperdument que jamais, oh grand jamais, je pourrais lui tenir la main dans la rue, aller au restaurant en amoureux, montrer à ce monde que nous étions .... que nous étions quoi ? On ne sera jamais un couple alors j'ignore pourquoi je cherche encore à y croire.

Croire à l'amour, c'est tout simplement impossible. Impossible.

Plongée dans mes pensées, je sentais soudain une main sur mes fesses .

Il voulait jouer avec mes nerfs: maintenant à mon tour de lancer le dès. Sans un mot, j'enroulais mes bras autour de son cou, et je l'embrassais vulgairement. Je cherchais la provocation...

L'un des précieux clients d'Alvaro se trouvait à côté de lui, à profiter également des belles filles qui les avaient encerclés. C'était un homme d'une grande importance et bien connu dans cette affluence ... D'un sourire, il ajoutait : « Ta soirée est d'une réussite, mon pote et toutes ces belles meufs... Pouaww... je t'envie tellement» Il but une gorgé de son champagne hors de prix avant de poursuivre : « Je sais même pas qui choisir tellement qu'elles ont l'air d'être toutes aussi appétissante l'une comme l'autre.  » Il suivait des yeux celle d'Alvaro et là, tous deux m'observaient « Sans vouloir t'offenser mon pote, Red est la première des grosses salopes. Tu ne l'as pas connu avant, alors que moi, si ... Et je peux te dire que tout ce qu'elle cherche, c'est la gloire ; l'argent.... et le sexe... » il déposait son verre sur la table basse, et aussitôt, il glissa sa main dans son veston pour y sortir un gros paquet d'argent, le résultat d'une belle recette durant cette semaine chaude et mouvementée. « Elle nous offre l'exemple d'une femme aussi attirante que terrifiante. Elle est dangereuse et imprévisible. Méfie-toi.. » il se levait, posant, sa main sur son épaule et lui murmurait «amuse-toi bien mon pote ... » Il saisissait le visage de la jolie petite blondinette. «  Toi ma belle, occupe-toi bien de lui ... je viens te payer pour que tu lui offres sa plus belle soirée .... » Alors qu'il s'apprêtait à quitter le balcon, il se retournait ... « En tout cas, qu'est-ce que je disais, Red est la reine des salopes  » disait-il en rigolant en montrant d'un geste de la main, ce qu'il se passait par dessous du balcon.

La soirée ne faisait que commencer ... OUI, la soirée allait enfin débuter comme il se devait. Toutes les lumières s'éteignaient ... Nous étions dans le noir total avant qu'un jeu de lumière fasse son apparition. Le spectacle débutait... Le thème s'ouvrait... J'avais réservé une très belle surprise pour nos invités, mais aussi pour Alvaro.

Le Ruby, je me devais d'améliorer la réputation et rendre cet endroit encore plus merveilleux qu'elle ne l'était déjà...

J'avais gardé mes plus beaux puzzles et voilà; qu'elles et ils défilaient avec une musique dynamique. L'élégance du cuir, il n'y avait de plus sexy lors de soirées désinhibées. Elles étaient, certes, à moitié nues, mais, pour les voir complètement nues, il fallait payer ... Un prix fort !!!

Mais ce n'était pas tout, le meilleur arrive.

Le business du Ruby.

Je prenais le micro et je montais sur l'estrade.

RED _ " Mes dames, Messieurs ...  très cher monsieur " Le très cher, était pour Alvaro, et en disant cela, mon regard l'avait croisé de nouveau avant de m'adresser de nouveau au public. "Aujourd'hui est une date importante et c'est pour cela que vous êtes ici, tous à profiter de cette belle soirée qui s'annonce des plus plaisantes, et torrides je lève mon verre en direction d'Alvaro. "MONSIEUR, je lève ce verre à votre honneur en vous remerciant d'avoir redonné une seconde vie au Ruby. MERCI   J'avais déjà quelque verre sur sous le nez, mais j'étais sincère. Réellement.  Des nouvelles filles montaient sur scène vêtue d'une longue veste en cuir, cachant ainsi leur corps divin. "Pour le huitième anniversaire du Ruby, je vous ai réservé la plus belle surprise mon ami... toutes ces petites putes sont pour vous ...   J'indiquais toutes les nouvelles petites qui peu à peu laissaient tomber la veste, dévoilant le magnifique déguisement en cuir et leur beauté  "Des nouvelles petites recrues aussi fraîches, aussi délicieuses qui n'attendent qu'à être dégusté... J'avais également une longue veste en cuir, mais contrairement à mes filles, je l'avais encore sur moi... Du moins, pour le moment. sortez les billets et que la soirée commence disais-je en lançant tomber le micro à terre, et je me dirigeais vers le seul garçon présent sur la scène, et je l'embrassais langoureusement. Tout était une mise en scène. Tout était calculé. Ma veste tombait à terre, dévoilant mon déguisement qui allait très certainement rager, mon tendre Alvaro.




©️ bizzle.
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Sujet: Re: Look at me ! [PV Red] ( le Mar 1 Oct 2019 - 7:39 )
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Je me doutais bien que cela arriverait...

Ce regard directement vers moi, ces pupilles noires qui brillaient, qui brûlaient sous l'effet des projecteurs autour. Ces douces lèvres qui se serraient un sur l'autre retenant cette pression qui semblait se dégager de ce corps tendu.

Oui, je connaissais cette réaction. Sa réaction. Ce n'était pas la première fois que je l'observais, que je le constatais. Et pourtant, cela m'amusait...

Cela fait plusieurs années que ce jeu avait débuté. Cette tension qui se manifeste entre nous à chaque provocation l'un envers l'autre. Désiré ou non, accidentel ou totalement prévue, chaque fois, chaque instant, je pouvais sentir sa présence, son ombre m'observer, me juger, me détester. En vérité, c'était tout le contraire. Il s'agissait de l'envie, le souhait de se retrouver à cette place, à mes côtés. Éliminer cette présence étrangère qui manifestait un intérêt envers ma personne. Qui semble vouloir m'offrir un doux moment en sa compagnie. Un moment dont elle ne pouvais pas regarder, supporter...

Même avant le décès de ma douce femme, elle était déjà présente, m'offrant ces attentions qui me réconfortaient, qui me permettaient de m'évader, au-delà de mes espérances, des sensations dont je n'avais encore jamais connus.

J'aimais, ma femme, nulle est la question. Nous vivions des moments difficiles où notre amour a été durement touchés, majoritairement dû à mon entreprise;  celle dont peu savent. Elle dans ces chocolats, moi dans ma poudre, nos chemins s'éloignaient n'ayant aucunement la même vision de notre futur. Pourtant, pour la reconquérir, j'étais prêt à des sacrifices, voulant même tout arrêter...la poudre, ma violence, et mes égarements avec Red...

Seulement, il avait fallu que le destin en décide autrement. Cette malédiction qui est venu me frapper de plein fouet prenant un autre morceau de ma vie me laissant presque plus rien pour m'accrocher. Espérer une vie meilleure. J'avais encore cette difficulté à apprécier la vie. Ce qu'elle me donnait, ce qu'elle me permettait de faire. Je dirais même que la raison de mon existence est surtout basé sur le désir de vengeance et de contrer ce châtiment qu'on tente de m'attribuer. Je voulais prouver que j'avais raison, qu'il y avait une raison à ces choix, à cette destinée...Et si c'était celui de détruire un homme, alors j'étais prêt à le faire...tout en me permettant de m'amuser encore...

Jouer avec cette tension qui nous animait l'un et l'autre...dont nous devions caché, ne rien dévoiler. Par protection, par soucis et intérêt. Je refusais de m'afficher avec qui que ce soit qui pourrait être la cible de représailles. Encore permettre que l'on me prenne quelqu'un d'autre dont je chérissais...

Chérir Red ?...Je...je ne sais pas, je ne sais plus...J'ai tenté de me fermer à tout ce qui est en lien avec les sentiments, les émotions, ce que cette chose dans ma cage me dicte. Elle ne m'avait causé que des problèmes et de la tristesse au centuple.

Pourtant, je...je ne peux pas m'empêcher de réagir, de sentir cette boule me peser la poitrine, me brûler la tête quand elle osait agir de la sorte...Agir en provocatrice, en dévergondée avec d'autres, sous mes yeux...

Je ne l'ai pas venu venir. Alors que je terminais de verser son verre, cette femme d'affaire avait décider de poser ces lèvres sur les miennes. Atteinte par l'alcool, certes, mais j'avais déjà observé un intérêt envers ma personne lors de réunion. Ces sourires, ces sous-entendus et que dire des contacts de jambe sous la table.

En homme qui se respecte, je me laissais entraîner dans cette vague de folie avec elle, sous les réactions de mes autres invités. Des esprits impurs en robe ou veston cravate qui avaient l'habitude de ce genre de tournure de situation.

Un goût de vin, de débauche avec cette fougue des plus saisissantes, quoi que presque dérangeante...

Mais dès que je regagnais mes sens, une autre vague venait de me percuter et de plein fouet. En buvant une gorgée de mon verre, au travers du cristal, je la voyais cette silhouette entourée de mains baladeuses...

Elle se laissait faire allant d'elle-même se jeter dans la gueule du loup, tant au sens figuré qu'au sens physique...

Je m'avançais sur le divan, était presque au bord pour me permettre de la regarder au travers des barreaux de la rembarre.

J'aurais pu casser la tige de mon verre dans ma main. Mon visage doux devenait dure et froid surprenant ma partenaire de ma réaction.  En effet, alors qu'elle essayait de me toucher de nouveau, je levais le bras afin de l'empêcher de faire quoi que ce soit. Entre femmes, il en fallu pas plus pour comprendre ce qui se passait. Insultée, la jeune femme se levait...

" Je dois me rafraîchir..." en amenant une de ses amies avec elles, presque de force, comme toutes femmes qui devaient faire un tour à la salle de bain. Cela se faisait toujours en groupe.

J'étais silencieux et tendu ne me préoccupant pas des femmes qui venaient de quitter notre table. Non, je me replaçais lentement dans le divan, toujours concentré sur celle avec qui j'avais confié cette soirée...et pourtant, elle était en train littéralement de la gâcher...par son attitude. Elle m'énervait...

« Sans vouloir t'offenser mon pote, Red est la première des grosses salopes. Tu ne l'as pas connu avant, alors que moi, si ... Et je peux te dire que tout ce qu'elle cherche, c'est la gloire ; l'argent.... et le sexe... »

C'était de loin ce que je voulais entendre à ce moment précis. Il venait peut-être de comprendre pourquoi j'avais changé d'attitude soudainement. De laisser une jolie femme quitter la table, pour regarder une pute qui se faisait plotter. Non, je ne mâchais pas mes mots puisqu'il venait de la traiter comme telle.

Pourtant, je ne bougeais pas. J'encaissais..., mais j'encaissais très mal.  Je ne faisais que jouer avec mes bagues. Faire rouler celui contre mon index avec mon pouce, bras longeant le dossier du divan, les yeux fixant la scène alors que ma très chère Red venait de disparaître derrière les rideaux.

« Elle nous offre l'exemple d'une femme aussi attirante que terrifiante. Elle est dangereuse et imprévisible. Méfie-toi.. »

Toujours aucune réaction ne voyant que cette pile de fric qu'il venait de déposer sur la table. Son paiement qu'il me devait, cet argent sale mais durement gagné...

Alors que je le voyais échanger un mot avec cette blonde qui revenait des toilettes, je profitais de ce moment pour me lever. La politesse se veut d'offrir l'espace aux femmes afin qu'elles reprennent place, mais j'avais aussi deux mots à dire à mon cher et fidèle client.

Il avait, décidément, de la difficulté à ce taire continuant de traîner Red dans la boue...

Je restais pourtant calme, m'avançant lentement vers lui, m'éloignant des femmes, mais me rapprochant de cette grande gueule.

Un rire qui se terminait en lui prenant solidement le cou. Ma signature. Ma façon de me faire bien entendre, bien comprendre et tout cela dans la discrétion la plus absolue, quoi que les femmes voyaient bien que quelque chose clochait. Il fallait simplement remarquer le regard effrayé de ce vaurien pour comprendre.

" Oserais-tu parler ainsi de mon assistante..? De celle qui fait en sorte de satisfaire tes petites couilles en pipes et ton nez en poudre ? Es-tu en train de juger mes choix ? À qui je fais confiance ? Dis-moi ? J'entend rien..."disais-je ne serrais bien son oesophage avec le sourire.

" ...Non...Non...Monsieur..."

" Bien...Ne jamais...jamais critiquer mes choix, mon cher...ou je fais en sorte que tu n'ai plus de besoin du tout..." murmurais-je en le relâchant doucement...

Pourtant, en se touchant le cou en fixant la scène, le début du spectacle ...

" Je...je ne veux que te protéger d'elle..."

J'étais prêt à foncer afin de lui donner une correction...

" Regarde !!!"

Je suivais son doigt me retournant vers la scène. Vers ce spectacle. Un spectacle dont je lui avais permis d'organiser...lui donnant carte blanche.

Je lui donnais une chance afin de voir, intrigué par ce début de chorégraphie.

Debout, au 3e étage, appuyé sur la rembarre, tout près de mon client impertinent, je regardais...devenant de plus en plus tendu, de nouveau...

Bien sûr, au début, je ne pouvais pas empêcher de cacher se léger sourire de la voir danser, de la voir me féliciter. Mettre le projecteur sur moi afin que mes invités m'applaudissent, me félicite. Un serveur s'était approché de nouveau afin que je prenne un verre de champagne afin de festoyer ce moment comme les autres. Voir mes nouvelles jeunes filles sous de magnifiques tenues se présenter à mes clients. J'étais renversé. Conquis.

Oui, au début, j'étais très reconnaissant, la regardant presque avec tendresse..., mais comme toujours il avait fallu qu'elle gâche tout...de me mettre en colère...

Qu'elle portait aussi cette tenue, cette tenue provocatrice dont elle n'avait nullement besoin de d"enfiler, n'étant plus une prostituée. Elle était mon assistante.

Elle faisait cela que pour attirer l'attention, mon attention. Se rendre alléchante pour quiconque oserait la regarde, autre que moi. Que dire de cette chorégraphie où elle se donnait délibérément en spectacle...Se faisant toucher, embrasser...par n'importe qui, du moment qu'elle jouait avec mes nerfs...

Elle le voyait bien que je n'appréciais plus. Que j'avais ce regard noir et ténébreux. Elle avait gagné....Je ne rigolais plus.

Je restais de marbre, laissant mes clients s'amuser au premier et au 2e étage. Mon verre tremblait entre mes mains....

Il n'y avait que cet homme qui avait claqué des doigts tout près, alertant cette blonde sur le divan. Elle s'approchait de nous, dirigé par les gestes de son supérieur...cet homme même que j'avais étranglé, croyant qu'il faisait fausse route sur ces insultes envers Red...

" Tu vois, Alvaro..."

" Allons..." disait une voix féminine à mon oreille...Sa main froide se faufilait sous ma chemise entrouverte se coulant cajoleuse..., mais je ne bougeais pas, fixant toujours cette scène.

Cette blonde comprenait bien qui je regardais ainsi. Je croirais même qu'elles se sont regardés un moment. Seulement, celle à mes côtés voulait me faire oublier cette scène, cette image, cette femme qui m'enrageait. Un baiser sur ma joue, elle prenait mon verre de champagne dans ma main pour le renverser au sol, espérant à tout prix passer à autre chose. Tranquillement, prenant ma main, elle la tirait lentement m'invitant à quitter le rebord du balcon et de la suivre...

Je disparaissais dans l'ombre du 3e étage.

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Red Guarana10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Look at me ! [PV Red] ( le Mer 2 Oct 2019 - 11:17 )
Nous sommes sur Terre pour être heureux. Point. Cette phrase avait été dite par l'un de mes professeurs quand je n'étais encore qu'une enfant. Au début, j'y avais cru à ses belles paroles, mais au final, ces mots avait aucun sens. Sommes-nous sur Terre pour vivre heureux ? Mais quel est la réelle définition du mot : heureux ? Enfant, je ne comprenais pas, et encore aujourd'hui, avec l'âge, la question était toujours sans réponse. Pourtant, petite, on me disait ''Red, il suffit de prendre la décision d’aller dans la bonne direction pour que l’expérience du Bonheur apparaisse…''. Alors naïve que j'étais, je l'avais répété à mes parents. Je voulais que mes parents retrouvent cette bonne direction pour qu'on soit tous les trois : heureux ... C'était tout ce que je voulais : Que ma mère et mon père me préfèrent, et non, cette saleté de drogue qui les bouffait. Ils ont fait leur choix ; un choix que j'ai dû subir.

Comment veux-tu suivre le bon chemin en ayant toujours suivi le mauvais chemin dès ton plus jeune âge ?  À force de marcher, tu perds tes repères. À force de te faire battre, tu perds toute confiance en toi-même.

Tes parents sont là pour te protéger, te prendre dans tes bras quand ça va mal, à te motiver à quelque chose avec des belles paroles, mais pendant un moment, je me disais que c'était normal. Que c'était de ma faute. Je n'étais qu'une sale gosse, et que je méritais à chaque fois, un petit châtiment corporel à un but éducatif. Je me disais que c'était une façon ou d'une autre de punir son enfant que cela ne faisait de mal à personne.

J’avais à la fois honte de moi et peur ... j'avais une horrible peur de mes parents ... mais  je ne voulais pas me retrouver seule alors, je me devais de me taire.

Cette vie, cette enfance, cette douleur, cette honte, ce mépris, ce manque d'amour m'a rendue plus forte. Cette force était remplie de haine. Je déteste un grand nombre de personnes, je vous déteste. Tout simplement.

Regardez autour de vous, regardez ce que moi, je vois... Des gens perdus. Cette fille devant moi, qui bosse pour le Ruby était la fille de quelqu'un ... Mais où sont les parents ? Quel parent peut-il laisser son propre enfant vendre son corps ? Et celui-là, là-bas, ce vieux type qui paie pour justement faire vivre cette fille ? N'a-t-il le moindre remords ?

Et moi ? J'étais habillée comme une grosse putain tout ça pour attirer l'attention. Je voulais juste qu'on me regarde,qu'on me désire, et qu'on m'offre juste un peu d'amour même si, je sais que ce n'était pas réel. Mais j’aimais cette sensation.

Aussi étrange que cela puisse paraître, auprès l'Alvaro, je retrouvais ce réconfort. J’aimais être dans ces bras, même si parfois, je devais me contenter de la seconde place. Sa femme fera toujours partie de sa vie. Même morte, elle arrive encore à pourrir ma vie. Mais comme avant, étant enfant, je m'agrippais pour ne pas être seule. Idiot n'est-ce pas.

Je sais que ma manière d'agir, de me comporter pouvait l'agacer à tel point de le mettre hors de lui, mais, c'était mon job. Oui, je n'étais pas obligée de vendre mon corps, mais parfois, pour choper de bon client, je me devais d'offrir mon corps et montrer l'exemple à mes filles. Ce soir, ce que je portais, c'était pour lui... Rien que pour lui.
C'était pour  toi, Alvaro.

Je ne suis pas parfaite, et  à côté de cette belle blonde, la femme d'affaires élégante, et si bien  éduquée... Je ne valais rien... Absolument rien. Quand je me suis retournée pour le regarder, du haut du balcon, il n’était plus la... ni cette blonde. À un moment, je me disais, je l'avais mérité et que Alvaro avait tout autant le droit d'aller s'amuser avec une autre ... Mais cette idée qui me traversait l'esprit me mettait hors de moi.

Comme il l'avait si bien dit, je n'étais qu'une femme frustrée et jalouse et il avait raison.

Je laissais place au spectacle, et je partais à l'étage. J'allais devoir me contrôler, et éviter de faire toute une scène devant les hommes de main et cette femme.

Pendant ce temps là, la belle femme d'affaire au nom de Sara, avait profité de la situation pour emmener Alvaro dans un coin un peu plus calme, à l'abri des regards curieux. Elle le tenait par la main, et une fois, isolée, elle prenait soin de bien refermer la porte derrière elle.

Alvaro avait plusieurs cachettes dans cet établissement, et ce mini-bar était exclusivement réservée à une clientèle de haute bourgeoisie.

« Laisse-moi m'occuper de vous » dit-elle avec un large sourire. Elle contournait le bar pour aller choper une belle bouteille. « Qu'est-ce qu'il vous met le plus en colère ? Le fait que votre assistance à complètement manquer de professionnalisme ou le fait, qu'elle s’expose aussi facilement devant d'autres hommes ? » elle posait deux verres devant eux, et généreusement, elle les servait bien remplie. « A ce que j'ai pu entendre, c'est son genre, c'est sa manière, et chacun à sa tactique de ...  promouvoir l'établissement. » Elle revenait sur ses pas, rejoignant le beau Alvaro.  « Ce qu'elle a fait ce soir, vous a déplu, mais pas les autres hommes ... que du contraire. » Elle levait le verre pour trinquer avec lui « Mais grâce à elle, nous voilà en tête à tête, et je ne peux que lui dire merci. » Une main se glissait sur sa cuisse, sans le quitter des yeux. « Vous pourriez avoir toutes les femmes que vous voulez, et vous les avez ... Elles craquent toutes pour vous ... » Elle s'approchait de plus en plus, leurs visages, leurs lèvres se tenaient qu'à une distance d'un doigt « moi y compris. » Elle posait ces lèvres sur les siennes. Elle n'attendait pas son autorisation pour l'embrasser, elle y allait aveuglément. « Vos lèvres sont délicieuses »

La suite ? Je n’en avais aucune idée de ce qu'il pouvait se passer dans cette pièce. Alvaro avait-il cédé à la tentation et au charme de cette ravissante belle blonde aux gros seins ? Elle était canon, moi-même, je céderais à l'envie.

Je montais à l'étage, et là, deux hommes de main me bloquaient l'accès.

«Nous avons reçu l'ordre de laisser passer personne et tout particulièrement, VOUS alors, retournez à vos petites affaires...  ma belle !! » Pensait-il vraiment que j'allais sagement tourner les talons, et faire comme si de rien n'était. « Tu n'as rien à me dire, alors dégage de ma route » je le poussais pour que je puisse me faufiler entre ces deux gardes. Je savais qu'il n’allait pas répliquer et qu'il n’oserait jamais me toucher, au risque d'éveiller encore plus la colère de Monsieur. Jamais.

Et là, j'ouvrais la porte comme une furie. Comme une tigresse prête à bondir sur sa proie.

Il était, elle était là, ils étaient là.

J'aurais pu lui fracasser le crâne sur le rebord du comptoir, mais la scène, ce que je voyais me ... bloquait. Est-ce une profonde haine qui m’empêchait de réagir, ou le fait que j'étais profondément blessée par ce que je voyais ? Je jetais un bref regard à Alvaro et seules des insultes sortaient de ma bouche.

«Va te faire foutre Alvaro, tu sais ça !!! » Je claquais la porte et je redescendais les escaliers avec autant de rage. D'ailleurs, les deux hommes de main souriaient en me voyant rouge de colère. «Tu me dois 100 dollars gros » Oui, les deux gardes avaient parié sur deux scénarios, et l'un avait perdu. J'aurais  pu défoncer la face de cette pauvre demoiselle, mais Alvaro savait autant que moi, que je ne pouvais pas, et que je devais me contrôler. Quelle excuse aurais-je donnée à employer du ruby ? Pourquoi avais-je frappé cette femme sans aucune raison ? Pour alvaro ? Ce serait une grosse erreur.

Il fallait que je me calme, que je sorte d'ici, et que je prenne l'air. Alors, je sortais à l'arrière. J'avais envie de crier, mais aussi, le plus étrange, un sentiment qui m’effrayait, j'avais envie de pleurer. Il avait réussi à me faire culpabiliser. Je tenais ma tête entre mes deux mains, essayant encore, et encore à me calmer.

Soudain, j'entendis une voix d' homme me parler : « excusez-moi» Je me retournais, intriguer par ces paroles, mais également par sa présence. « La fête est à l’intérieur. » Je l'avais indiqué la porte.. J’avais pas envie de parler alors oui, je l'avais limite remballer aussi vite qu'il m'avait parler. Je  lui tournais le dos, mais seulement, il n'avait pas l'intention de me lâcher et là, «  Est-ce que Monsieur est d'ici ? » Toujours le dos tourné, je passais ma main dans me chevelure pour les remettre de façon sauvage, et un grand sourire s'affichait sur mon visage. « Je ne vois pas de qui vous parlez. » Une seconde fois, je m'étais retournée vers lui, et j’enchaînais «vous êtes un ami de Raoul ? Il n'a pas suffisait les couilles pour venir ici, et affronter le soi-disant 'Monsieur'? ... » J'ignorais qui il était, mais visiblement, il cherchait Alvaro et pas pour lui faire la bise. « Où est-il ? » Je fermais les yeux, je prenais une grande inspiration... «  Attendez, je vais ARTICULER pour que vous me compreniez mieux » je pointais du doigt mes lèvres, et là, je parlais tout doucement pour qu'il capte « IL y a personne dans cet établissement qu'il s'appelle MONSIEUR.. Mais je crois savoir où il est .... » Je m'approchais de lui, et je lui murmurais contre son oreille. « À l'heure qu'il est, il doit certainement chevaucher  ta petite salope de femme. » Oui j'avais vu la bague d'alliance sur son doigt. Je lâchais un petit rire sadique, et je m'écartais de lui. Je pensais qu'il allait se casser, mais je n’avais pas calculé ce qu'il allait se passer. Je lui avais tourné le dos, et pourtant, c'était la première règle à ne pas faire. Ne jamais tourner le dos à son ennemi. Il m'attrapa violemment par-derrière, et je savais qu'à ce moment-là, j'allais passer un sale quart d'heure.

Vous savez au bout d'un moment, quand les coups s’enchaînent, on arrête la résistance. J'étais à terre de toute manière, et je n'avais plus la force de me débattre.

Il prenait d'une main ferme mon visage, et il finissait par dire : «Dis-lui que son vieil ami d'enfance est de retour et t'avise plus, à me parler de la sorte petite pute. » Il me cracha dessus comme si je n'étais qu'une merde.

Difficilement, je me relevais, et ... je ne savais pas quoi faire. J'avais un de mes talons qui étaient cassés, et mon état de me permettait pas de m'afficher auprès de la soirée, alors, je prenais les petits passages à l'arrière, évitant ainsi le monde, et surtout, je ne voulais pas qu'on me voie. Je ne voulais pas créer une panique, et je me devais de m'assurer que le Ruby était un endroit sur et sécurisant pour mes clients, alors il était hors de question qu'ils se mettent en doute.

«C'était magnifique.... Tu ne trouves pas ? » elle se penchait pour donner un tendre baiser sur les lèvres d'Alvaro. « Et dire que je pensais que tu allais rejoindre cette jalousie de Red mais je suis contente que tu ais décidé de rester avec moi et de profiter de la soirée. »

J'avais réussi à me cacher et m'isoler dans la salle de bain du bureau d'Alvaro.  J'étais la seule à avoir les clés alors, je m'assurais à fermer à double tour la porte pour que personne ne puisse rentrer dans la salle de bain. Du sang coulait, et j'avais horriblement mal.



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Alvaro Navarro
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Sujet: Re: Look at me ! [PV Red] ( le Mar 8 Oct 2019 - 8:26 )
Look at me!
Red & Alvaro
Mes mains qui serraient cette rembarre. J'aurais pu facilement la briser, me couper les paumes par la force, la montée de haine, de rage qu'elle me provoquait...

Elle me cherchait et elle venait d'aller trop loin...Trop loin pour que je tolère, que je supporte une minute de plus.

Ce n'était pas cette habit, son déhanchement ou ces mouvements explicitent qui m'énervaient, non. Ce sont ces mains, ces lèvres et cette manière que ces hommes la touchent, l'embrasse devant tout le monde qui me faisaient grincer des dents. Qui me gonflait à bloc.

Elle le faisait exprès. Tout cela. Toute cette audace, cela m'était adressé. Sa manière, sa façon sachant quoi faire pour me toucher, me piquer directement dans ma chair, dans ma poitrine.

Jaloux...? Non, déçu...

Je déplorais sa façon de faire pour attirer mon attention. Ce présenter comme un morceau de viande, une putain comme les autres qui se laisse toucher sans rouspéter, sans...se respecter soi-même...comme si elle était rien d'autre qu'un objet pour n'importe quel homme. Premier arrivé, premier servi...

Ne pas pas être le seul, ne plus être le privilégié. Me dire carrément que je ne valais pas mieux que les autres qui avait cette facilité de la prendre de manière abjecte. La voir comme une ordure se laissant tripoter par des sauvages qui n'ont aucune classe, aucune humilité envers elle...

Alors, que moi, j'en avais...du respect...

La faire monter en grade auprès de moi. Travailler dans de bonne condition et avoir, presque, un contrôle de mes filles, de mon traffic de prostitution.

Non, il fallait qu'elle jette tout cela en jouant la pimbêche de service, et tout cela devant mes clients les plus importants et prestigieux.

Elle voulait que je vois sale et répugnante. Et bien, elle avait réussi...

Les femme qui m'approchent, qui me désirent, qui me veulent, ne sont pas n'importe qui, ne sont pas aussi dévergondée. Elles savent ce qu'elles veulent et s'arrangent pour l'obtenir en agissant de bonne manière, en gardant la tête haute, utilisant des mots, des gestes qui m'attirent, qui me charment...

Car, je ne suis pas ces hommes pervers qui touche quiconque pour assouvir un besoin. Non, je regarde, je choisi, j'admire, je charme et j'obtiens...Tout cela dans l'art de la séduction et de l'échange...

En aucun cas, je me dévergonde, je me rétrograde ou je force quoi que ce soit...

Alors, pourquoi le faisait-elle...?

J'avais presque du mal à me détourner essayant de comprendre cette attitude...aussi extrême. Avais-je touché quelque chose qui ne fallait pas au point qu'elle soit rendu aussi bas...?

« Laisse-moi m'occuper de vous »

J'avais la tête ailleurs, dans mes pensées constatant que l'endroit où je me trouvais. Assis, sur ce canapé de vieux cuir. Un de mes préférés. Celui qui occupe mon bar secret. Là où j'invitais mes clients les plus prestigieux et qui connaissaient mon 2e visage. Un endroit où bien des contrats sont signés, des femmes se sont dévouées et des têtes ont été jugé coupable. Un endroit où j'étais des plus à l'aise, sans pour autant, être différent, portant le chapeau du chef de tête. Ferme, droit et même arrogant.

J'y étais avec cette demoiselle. Celle-là même qui m'avait fait déloger de ce spectacle qui m'avait troublé.  Je n'avais pas pu le cacher, lui montrant ce visage décomposé que j'avais. Pourtant, cela ne lui permettait de peser sur la plaie...

" Elle m'a déçue, tout simplement...C'était, de loin, ce que j'espérais d'elle pour cette soirée...Changeons de sujet, je vous prie..." disais-je la voyant s'approcher de moi avec cette bouteille et  ces verres.

Mais elle continuait...

Ces questions qu'elle osait dire à voix haute au sujet de Red étaient comme une lame qu'elle s'amusait à tourner dans ma chair...Elle m'avait éloigné de la scène pour en mettre une couche supplémentaire et faire pression sur moi...

Me dire carrément, sans vraiment s'en rendre compte, que j'admirais la mauvaise personne, que je protégeais une femme diabolique, indigne de moi...Qu'elle préfère l'attention de d'autres hommes...

Au moment, même où elle prenait place à mes côtés, je lui saisis l'épaule afin d'éviter qu'elle renverse son verre, mais suffisamment fort pour qu'elle comprenne bien mon message. Je n'avais pas besoin d'une conscience supplémentaire pour me tourmenter...pour me ravager l'âme.

"Ces autres hommes n'ont aucun respect alors n'en rajoutez pas !!! Allez-vous continuer à en parler encore longtemps... Dois-je répéter ce que je vous ai demandé ? S'il-vous-plaît..."

Je ne l'avais point effrayé. Au contraire, cela n'avait fait qu'attiser la mèche de l'excitation de cette femme m'embrassant sans m'aviser. Elle me faisait goûter à ce champagne qu'elle avait soigneusement glisser de ces lèvres aux miennes.

En avais-je vraiment besoin ? De ce moment de douceur qu'elle me proposait alors que la fête se passait de l'autre côté ? Voulait-elle vraiment me calmer ou juste profiter d'un moment de faiblesse de ma part ?

Je ne savais pas. Je suis conscient de mon statut, de ma prestance et la richesse qui se dégageait de mon surnom, de ma réputation. Des choses qui pouvaient attirer bien des regards et des ambitions. Et me voyant atteint par une situation, c'était le moment idéal.

M'approcher et charmer pour mieux s'emparer. Je n'étais pas fou, encore moins stupide...

J'étais désirable, certes, comme homme, mais en plus, j'avais une grande part de gâteau dont peu avait la chance d'y toucher.

On adore le pouvoir, qu'importe la provenance, qu'importe les risques, du moment qui rapporte. Prêt à plonger, à se démarquer...

Et elle se démarquait, certes. Je ne pouvais pas mentir à ce sujet...

Elle avait une telle fougue, un esprit entreprenant me laissant complètement submerger par ces caresses, ces baisers et les soins qu'elle me prodiguait. Oui, elle me calmait...à sa manière, se dévoilant au fur et à mesure de ces mouvements.

Cette porte bruyante qui claquait contre le mur par la violence dont elle avait été ouverte. camouflant les gémissements de la belle blonde. Il n'en fallait pas moins pour s'immobiliser, surpris de cette entrée imprévue...

Je l'avais vu que lorsque ma partenaire se retournait la tête vers elle...

Jamais j'aurais cru d'un tel culot...Après ce qu'elle avait osé faire, la voilà qui entre chez moi, dans mon bar privé comme une sauvage pour se pointer la tronche... et me lancer ce regard.

Elle l'avait cherché...

Red se doutait bien que je n'étais pas seul, qu'elle m'avait vu avec cette demoiselle...Et que celle-ci m'avait amené ailleurs, loin d'elle. On discute, on rit et les choses amènent une autres...

Voilà...qu'elle nous surprend ensemble, l'un contre l'autre. Voir ce dos fin, dénudé, et trempé par la chaleur, par l'ardeur de ces coups de hanches. Ces mains crispées sur mon torse s'accrochant à moi et ainsi résister au grand frisson...Voir mes mains serrer les fesses blanches de cette belle blonde affriolante. Constater le plaisir que nous nous échangions...et qu'elle venait de rompre...

Rompre en me crachant ces mots; pleine de méchanceté,  de colère..., et de tristesse.

C'était mon tour à la toucher, de lui rentrer une lame dans son orgueil...Même ma partenaire se permettait de lui sourire dévoilant avec aise sa poitrine couverte de sueur, de rougeur et de salive.

Elle l'avait cherché...ne pouvant que partir dans le sens inverse fermant la porte tout aussi violemment qu'elle l'avait ouverte.

Pourtant, j'avais eu un réflexe. Une pulsion stupide et qui m'avait moi-même surprise...

Celui de l'appeler...

" Red !!!" hurlais-je malgré la présence de cette blonde sur moi. Si ce n'était d'elle, j'aurais même pu me lever et tenter de la rattraper, mais...

Ma partenaire ne perdait pas de temps à rappliquer afin de me faire taire et me ramener vers le droit chemin...son chemin.

Elle me coupait la parole prenant mes lèvres en otage, ramenant mon attention sur elle, reprenant le rythme et notre plaisir...

" Ne l'écoutez pas, Alvaro..., mais regardez-moi. Regardez-moi...Je suis à vous, toute à vous. Je vais vous amenez loin d'ici...Laissez-moi faire..."

De belle paroles de courtoisies qui s'étaient vite transformées en familiarité...et même en vulgarité. Tout pour attiser les échanges et la montée d'adrénaline qui provoque de tels ébats. Comme si j'avais transposé ma colère, ma hargne de ce début de soirée sur ce corps avec du sexe chaud et sauvage. Je n'avais que répondu à sa demande, à cette impétuosité qu'elle réclamait.

Le genre d'impétuosité dont je réagissais autant qu'avec une, en particulier...

Effondrée contre moi, nous tentions de reprendre une respiration décente. J'avais retrouvé mon calme et elle une fierté dont peu avait la chance d'avoir. Malheureusement, après un long baiser, elle ramenait encore le sujet, le nom à ne pas dire...

Emporté, je la repoussais d'un coup, me détachant d'elle...

" Pourquoi tu dis cela, maintenant ?...Ce n'est pas en ramenant ce nom à la surface que tu vas me permettre d'en profiter..." disais-je fortement en reprenant mon sous-vêtement et mon pantalon au pied du canapé.

Je la sentais sa poitrine chaude contre mon dos, son visage sur mon épaule et sa main qui glissait sur mon torse. Elle me murmurait dans l'oreille:

" Pardon...Pardon...Je...je ne le dirais plus, promis...Dis-moi ce que tu veux entendre, et je te le dirais, mon Alvaro...Tu sais ce en quoi je suis capable..."

Elle avait déjà trouver le chemin, ayant sa main sous mon sous-vêtement et sa bouche contre mon cou....

Mes yeux se fermaient....me permettant d'apprécier cette...

Ce bruit.... Du bruit dans l'autre pièce.

D'un geste de la main, mon doigt contre ces lèvres, je l'arrêtais dans son élan...

Les bruits reprenaient de l'autre côté du mur. Il y avait quelqu'un dans mon bureau.

" Restes ici...et ne bouge pas," exigeais-je tout en retirant sa main dans mon caleçon pour remonter mon pantalon au plus vite...

Je me redressais ainsi, n'ayant que mon pantalon. Je marchais lentement pour rejoindre comptoir du bar et ainsi ouvrir une porte. J'en sortais une arme que je chargeais d'un geste inné, surprenant, évidemment, ma chère blonde sur le canapé.

Avant qu'elle fasse quoi que je sois, je posais mon doigt sur mes lèvres lui ordonnant de se taire, de ne rien faire qui pourrait alerter l'intrus de l'autre côté...

Avec mon portable dans ma poche, je textais un de mes hommes en code...lui ordonnant de me rejoindre, afin qu'il rapplique par la porte du couloir à mon bureau tandis que je prenais celle du bar à mon bureau.

Lentement, j'avançais, arme en main traversant le seuil de la porte. Je rencontrais mon homme de main, lui aussi armé dans mon bureau. Personne...

...mais du sang à nos pieds...Du sang frais et encore chaud qui venait de couler. Plusieurs traces ainsi se dessinaient sur mon plancher créant un chemin jusqu'à la porte de la salle de bain...

D'un signe, j'exigeais à mon homme de main de me couvrir voulant être le premier à voir le visage de celui qui avait osé entrer dans mes quartiers...

Je crinquais mon arme d'une main et entrait la clé avec l'autre  dans la poignée de porte....D'un signe de la tête, je donnais le signal.

Nos armes pointaient cette chevelure noire décoiffées. Ce corps blessé et couvert d'éraflures...

....Red....

Elle ici...et...et dans cet état...?!

Cela m'avait pris un temps d'assimiler la tenant toujours en joue. Les yeux ronds, la bouche ouverte de stupeur...

Le souffle coupé...

Comment pouvait-elle être ici....et avec tout ce sang...?

Je ne comprenais pas. Je ne comprenais rien. J'arrivais pas à bouger la voyant aussi...aussi mal en point. Seigneur que c'était-il passé ?

Elle était en panique cherchant des pansements, un moyen de faire arrêter ce sang sur ces plaies. Prise par une peur dont j'ignorais la cause.

Je ne me sentais pas bien...Une boule dans ma poitrine qui me pesait au coeur. J'avais du mal à baisser mon arme et le déposer sur le comptoir, complètement sous le choc...

J'allais me ruer vers elle, mais quelque chose m'empêchait de le faire...

Une présence de trop....Mon homme de main...

Donc, je ravalais ma salive, reprenant ma posture et mon visage froid et indifférent....

" Voilà ce qui arrive quand on ose jouer l'aguichante...en laissant toucher par des connards de première..." osais-je dire tout en la regardant...Oui, j'étais dégueulasse...Je devais l'être...

Voyant que mon homme de main avait toujours son arme pointé, je m'empressais d'appuyer sur ces avant-bras avant qu'il se rétracte et range son arme...

Pour lui saisir le collet:

" Qu'est-ce que c'est que cela ??? Pourquoi est-elle ici et dans cet état ?!?! HEIN ?!? Où étais-tu ?!? TU N'AS RIEN VU ?!?"

De la colère. De la véritable colère contre mon homme. Mes hommes qui n'ont pas fait leur boulot. De surveiller mes filles, de la surveiller elle...S'assurer qui ne lui arrive rien étant mon assistante...

" ...Monsieur...je...."

" ...Regarde-la !!! Pourquoi lui a-t-on fait cela ?! POURQUOI ON L'A BATTUE DE LA SORTE !?!?!?! CHEZ MOI !!! AVEC MES HOMMES AVEUGLES AUTOUR !!! ESTUPIDO !!! " hurlais-je en le poussant hors de la salle de bain...

Toujours dans le seuil de la porte, je le regardais le pointant du doigt, pompé par la colère.

" Je veux savoir ce qui s'est passé...Tu vas aller à la sécurité et regarder toutes les putains de caméras...Je veux savoir c'est qui...C'est qui l'idiot qui a osé s'en prendre à une de mes filles sur mon territoire...et tu me l'amènes au plus vite...DÉGAGE !!!!"

Heureusement, il ne me demandait pas de répéter, sinon, je l'aurais tuer sur place...

Je le regardais partir à la course...prenant un moment avant de me retourner vers elle...

...Vers Red....

Mon visage changeait du tout au tout, redevenant doux et terriblement atteint de la voir aussi durement amoché...

Je m'avançais vers elle lentement prenant une serviette au passage. J'approchais ma main vers son visage...

Doucement...

" ..Montres-moi..."

CRIMSON DAY



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Métier : Directrice Artistique Mon rôle est de réfléchir à la façon dont il faut mettre en scène le produit ou le service qu'on me confie. Mais cette définition est de loin être celle que vous imaginez. Je prétends être la directrice artistique, mais en réalité, le décor est tout autre. Je suis la petite garce qui recrute ta fille ou ton fils pour en faire d'eux, des belles princesses, et des beaux princes : je les habille, je les coiffe, je les soigne, et je les présente ... Une reine mère qui s'occupe merveilleusement bien de ses poulains.
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Sujet: Re: Look at me ! [PV Red] ( le Hier à 19:13 )
J’essayais de faire le moins de bruit possible pour éviter de me faire entendre. Cette belle salle de bain, qui malgré cette situation, me rappelait tout de même de bon souvenir, se trouvait à proximité du bar privée de notre cher Monsieur alors, comme je disais, je me devais d'être discrète.

Seulement, je tenais à peine sur mes deux jambes, me forçant à prendre appuie sur n'importe quoi et de ce fait, je faisais tomber des choses qui allaient certainement attirer l'attention de notre Monsieur. Je n'avais pas envie qu'il me voit ... pas dans cette état .... ou pire, que je le revois encore dans les bras cette pouf de femme.

Je cherchais désespérément des compresses, des tampons, ou des pansements absorbants pour essayer de me soigner. Tenant devant le lavabo de la salle de bain, je me regardais un moment dans le miroir. Il ne m'avait pas raté. Ce type m'avait salement amoché et j'en souffrais. J'avais affreusement mal. La douleur était devenue insupportable.... J'ouvrais la porte du miroir, et de mes mains tremblantes, je faisais tout tomber dans le lavabo, en espérant trouver une boite de médicament pour accentuer la douleur... Seulement, à peine avoir pris deux, trois gélules en bouche, je fus surprise par l'arriver de deux hommes armées. Je m'étais tourné, et je savais que ce n'était qu'autre qu'Alvaro et son bras droit. Ils me tenaient en joue.

Je le regardais, je ne disais rien. Juste un regard qui reflétait toute la détresse plein les yeux. J'avais besoin d'aide, j'avais besoin de lui, mais au lieu de ça, il agissait encore comme un sale con !!

" Voilà ce qui arrive quand on ose jouer l'aguichante...En laissant toucher par des connards de première..." Ces mots aussi cruels qu'elles le sont, aussi blessante, qu'elles le sont, m'avaient certainement achevé. Ces mots faisaient plus mal que les coups. Je baisais le regard comme une petite fille qui venait de faire une bêtise. Je ne lui avais même pas répondu, alors qu'en temps normal, je l'aurais remis à sa place, mais là, j'avais ni la force, ni le courage de le faire !!. Je lui tournais le dos, et j'essayais de prendre mon souffle. Je ne voulais pas pleurer, et je ne pleurais pas. C'était hors de question de montrer la moindre faiblesse à Alvaro.

Je n'étais plus la petite fille pleurnicharde que j'étais...

« Arrête de pleurer, espèce de sale petite gamine de merde... Tu crois que c'est avec ton attitude aguichante qu'un pauvre connard va vouloir de toi ? Puis, regarde toi !!! Bordel, tu ressembles à rien, t'es qu'une merde, tu m'entends Red, t'es même pas une merde, t'es qu'une sous-merde...... Personne ne veut et voudra de toi .. et puis, qui peut aimer une ratée comme toi ? Arrête de chialer, je te dis... putin, pourquoi ta conne de mère n'est pas tombé dans les escaliers quand tu étais dans son ventre ? POURQUOI... casse toi dans ta chambre petite pute !!! »

Cette pensée ou plutôt dirais-je, ce souvenir me revenait subitement. Mon père était le pire des véritables ordures... Jamais, il avait montré un soupçon d'amour envers moi. Les seuls gestes affectueux que j'avais eu droit durant ma tendre enfance, ce n'était que des insultes, des rabaissements, des coups ... Encore et encore ... Et dans tous les cas, il avait raison ... Je ressemblais à rien .. Regardez-moi, j'étais habillé comme la première des grosses traînées, tout ça pour une petite lueur d'espoir d'être aimée par un homme, par cet homme qui se trouvait désormais à mes côtés. Il s'était rapproché lentement, tenant entre ses mains une serviette.

« Ne me touche pas, s'il te plaît... »
Je ne disais pas cela parce qu'il s'était tapé cette belle meuf aux gros seins, mais tout simplement, parce que mon visage était trop douloureux pour que je puisse le laisser me toucher. J'avais une plaie sur ma pommette gauche, et ma paupière était gonflée. J'avais été incapable d’esquiver les coups et les poings qui m'avait percutés ma pommette, mon nez, mon oeil, mon visage... Le sang ne cessait de couler. Ce goût de fer dans la bouche m'avait forcé à cracher plusieurs fois. La moindre plaie sur le visage pouvait être impressionnante, étant donné que cette zone état très vascularisée.

Cependant, je connaissais Alvaro, et je savais éperdument, qu'il n'allait pas m'écouter. Il posa tout de même cette serviette sur mon visage, essayant d'arrêter le saignement. Je lâchais un petit cri de douleur et par réflexe, ma main se posait sur son poignet. «  S'il te plaît » Je le regardais dans les yeux, mes yeux étaient remplis de larme. Des larmes de douleur, mais je m'étais promise de ne pas pleurer, alors je les retenais, autant que je pouvais «J'ai mal » avouais-je tenant plus sur mes deux jambes. Je me laissais tomber dans ses bras, et ainsi, on se laissait tomber sur le sol. Il me retenait, il me gardait auprès de lui. Mes jambes et mes genoux étaient couverts de bleus, d'écorchures et de sang. Mon corps entier l'était. Ma tête posée sur son torse-nu, je réussissais à dire difficilement «  Il te cherchait... Il te voulait et il avait l'air de te connaître .... Mais je te jure, Alvaro .... je lui ai rien dit ... rien .... rien du tout ... je ... » J'étais désorienté... Complètement perdue.« Je suis désolée, tu sais .. j'ai vraiment merdé  sur ce coup là .... » Je n'aurais jamais dû sortir, j'aurais dû ouvrir cette porte, je n'aurais jamais dû tomber amoureuse de cet homme.



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Sujet: Re: Look at me ! [PV Red] ( le )
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