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- [Terminé] Look at me ! [PV Red] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
Alvaro Navarro
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Sujet: Re: [Terminé] Look at me ! [PV Red] ( le Mar 19 Nov 2019 - 6:18 )
Look at me!
Red & Alvaro
Une blessure profonde. Je pouvais facilement en déduire. Voir ce sang qui en sortait sans arrêt. Ce sang, mon sang. Le chiffon commençait rapidement à rougir de partout. Plus aucune capacité d'absorption.Il n'arrivait plus à garder la cadence...et moi non plus.

C'est tristement dans ce genre de situation où je me rendais compte de mon âge. De cette force d'antan que je n'avais plus. Bien sûr, je ne le dirais jamais à voix haute et peut-être même que j'étais, sans doute, plus en forme, que plusieurs poulains de mon clan, mais les faits étaient là. J'étais épuisé et atteint...après autant d'acharnement ainsi que cette blessure.

Oui, elle était profonde et située dans un endroit très dérangeant. Le moindre mouvement de mon bras, une respiration, je sentais la plaie se décoller, les deux peaux se frotter. La brûlure qui en suivait, la chair qui me piquait. L'orgueil qui me rentrait dedans...

Il a pu me toucher. Il a pu me blesser, alors que je me croyais en sécurité. Entouré de mes hommes, armés. Je me croyais intouchable, nettement avantagé dans toutes les circonstances. Et pourtant, j'étais là, couvert de sang et blessé, par ce couteau dont il avait en possession.

Plusieurs questions me trottaient la tête. Plusieurs doutes me parsemaient l'esprit ne sachant plus où j'en étais. À vrai dire, je ne pouvais même pas dire moi-même ce que j'avais fait de ce type, de cet homme qui se croyait tout permis étant un ami de mon frère...

Non, il a fallu qui la touche, qui la frappe, qui la maltraite pour allumer une étincelle menant à ma colère, à ma rage dont j'avais toujours du mal à contrôler. Ce couteau dans mon épaule était la poudre qui avait fait tout exploser.

Quand on explose, on ne sait aucunement ce qui va être consumé, ce qui va être ravagé et détruit...

Je n'avais vu qu'une masse au sol, une bête massacrée par le pire des prédateurs. Celui dont il avait osé provoquer, tacher son nom, toucher ses proches, agresser un être cher....

Oui, malgré ce qu'il symbolisait, ce qui devait faire pour moi, ce qui devait me révéler, j'avais agi par pulsion. Voyant ces marques sur son corps, ce sang sur sa peau et les larmes sur ces joues...

Rien que cela, seulement cela avait cherché quelque chose de plus fort que moi. Plus fort que ma raison, que mon jugement. Plusieurs auraient tenté de chercher des explications, voir négocier ou peut-être menacé....

Pas moi...Moi, je massacre...sous l'oeil stupéfait de mes hommes qui avaient dû intervenir afin de me garder en contrôle. M'éloigner de ce corps qui ne ressemblait plus à rien...

La majorité d'entre eux pourraient voir ma réaction comme un rappel à l'ordre. Démontrer aux yeux de tous que je menais toujours le bateau. Personne ne pouvait me surpasser, tenter de me prendre mes biens, mon territoire. Éliminer la vermine qui espérait me détrôner....

Mais, en vérité, au fond de moi, la principale source de ce massacre se trouvait étendue dans un lit, blessé...

Elle l'avait peut-être cherché, lui parlant d'une façon peu courtoise, mais je savais qu'elle avait agi afin de me protéger. Créer un obstacle entre lui et moi sentant les intentions de cet homme. Aucunement positive. C'était son rôle, son devoir faisant partie de mon clan, de mes hommes de main, mais jamais, jamais je ne lui avais demandé autant. Au point de jouer les héroïnes... m'obligeant à corriger celui qui avait franchi la limite...

Elle aussi, probablement, elle se croyait intouchable. Qu'elle n'avait qu'à prononcer mon nom afin de dresser une aura de protection autour d'elle. Que personne n’oserait s'en prendre à elle étant proche de moi... et même très proche...

Elle ne s'était, sans toute, pas attendue à cela...Tout comme moi...

Ainsi, cela se rajoute aux autres interrogations dans ma tête....

Étais-je synonyme de frayeur ou de confrontation ? Étais-je encore craint ou menacé ? Mes proches étaient-ils en danger par ma faute ?

Mes proches....le mot est vite dit...

Je...je n'avais plus vraiment de proche...Ce métier, ce pouvoir m'avaient tout pris... tout. Tout ce qu'il me restait c'était ce masque, ce masque qui me semble de plus en plus lourd à porter...

Alors pourquoi je persistais à le garder au risque d'entraîner d'autre perte...qui me ferait autant mal que les autres...N'avais-je pas justement eu peur de la perdre, elle aussi ? Qu'elle était plus qu'une compagne professionnelle...?

N'avais-je pas tué un homme par la colère; qu'on en s'était prise à elle ? Et cette pression si forte m'écrasant la poitrine, le coeur de l'avoir faible, parsemée de bandages, par ma faute...?

Avais-je franchi une limite dont je me croyais incapable de traverser de nouveau... ou était-ce cette blessure qui me rendait aussi embrouillé dans mes réflexions...?

Tout devenait flou...Je me sentais de plus en plus faible...fermant les yeux...essayant de garder une respiration normale...La blessure ou la panique de constater ce qui m'arrivait...ce qui se passait en moi...

Mais, cette voix....je pouvais la reconnaître les yeux fermés...

Elle...Ma belle...Ma femme. Elle était là, encore une fois... Elle n'avait pas changé...Toujours aussi magnifique, lumineuse dans cette robe dont je lui avais fait cadeau. Pourtant, son expression était tout autre, comme si elle était en colère, contre moi....

Malgré cette bouffée d'amertume, de la voir, je ne me sentais aucunement à l'aise, aucunement apprécié, aimé...par celle dont j'avais tout donné.

C'était aussi douloureux que cette plaie, aussi destructeur qu'une explosion. Une explosion interne qui me pulvérisait l'être...me ramenant à cette époque où je...je la prenais pour acquis...

Une autre voix féminine...plus près de moi...aussi douce qui, elle, voulait me ramener à la réalité...voulant me faire quitter mes songes. Mon rêve...ma femme.

De plus en plus flou...de plus en plus difficile de suivre, d'encaisser...

Elle me touchait, pourtant. Je la voyais bien près de moi. Je sentais sa panique de voir tout ce sang sur moi. Ce linge imbibé de sang cachant ma plaie. Je la regardais même, mais rien de sortais...Aucun muscle de mon visage ne bougeait. Je n'arrivais pas à lui parler, comme si j'étais prisonnier entre deux mondes n'arrivant plus à contrôler mon propre corps.

Elles étaient donc toutes les deux là...Une dans mes songes, l'autre dans ma réalité...Toutes les deux essayaient de me ranimer à leur façon. Espérer de me faire réagir, que je vois plus clair...

C'était de plus en plus difficile de rester droit, de rester fort en étant entre deux femmes qui ont une place.... importante à mes yeux. De le penser, de le constater, je voyais bien le visage de ma femme changer...Aucunement heureuse de cette nouvelle, mais je m'entêtais ne voulant les rassurer, toutes les deux...

"Pourquoi tu...tu me fais cela...?" disais-je d'une voix faible, presque inaudible. C'était tout ce que j'étais capable de dire, après tant d'effort...

Ces mots simples étaient autant pour les deux...La véritable raison d'agir de la sorte envers moi...ou...ou contre moi ? Je ne savais pas. Je ne savais plus...Je ne savais plus rien....Je n’arrivais plus à rien.

Je fermais les yeux de nouveau. Mon visage se crispait. Par la douleur peut-être où était-ce par ces deux voix qui s'opposaient dans mon crâne ?

Me concentrer était de plus en plus ardue. Qui avait raison et tort ? Elles s'affrontaient sans même le savoir....Il n'y avait que moi qui étais submergé par tout ce raffut...

Je n'arrivais même pas à me laisser porter à ce baiser. Il était combien agréable et même apaisant, mais devant cette silhouette, cette femme dont j'avais promis fidélité, ce n’était aucunement possible. J'entendais son souffle, sa respiration s'accélérer, son visage se tordre de douleur de me voir auprès de Red...mes lèvres contre les siennes...

Tout ce que me balançait ma femme, ce qu'elle me hurlait dans le crâne. L'horreur que je lui avais fait par mon manque en tant que mari...Me dire ces choses, porter des accusations fortes, voir scandaleuse envers Red...

Tout se passait dans ma tête, mais je refusais d'entendre, de croire à ces propos...

Après toutes ces années, Red doit avoir, ne serait-ce un brin d'intérêt pour ma personne...

J'espérais donc que celle qui m'embrassait, celle pour qui je venais de me tailler le corps me prouve le contraire. Que tout ce raffut dans mon crâne cesse et que ce qui se dévoiler dans mon être soit...réciproque et sincère.

Me dire qu'elle veuille que je reste auprès d'elle. Qu'elle voit ce que je venais de faire pour son bien...

Mais non....

Un frisson au corps...un début de rire...

Entendre parler Red, entendre sa voix qui me demande de retourner à la fête....de panser ma blessure pour reprendre mon rôle...et la laisser partir...ne se préoccupant pas de moi.

Je la regardais béa...

Non...elle osait même ramener cette blonde dans la conversation...alors que j'étais en train de tacher les draps de mon sang...

Non, tout ce qui lui importait...c'était les clients, son bien...le sexe...

Entendre le rire de ma femme...lui donner raison.

J'avais perdu ma femme...pour une autre...Une autre qui ne pense qu'au pouvoir et au sexe...?

Parler de redescendre et sourire aux clients. Espérer de me voir dans son lit, combler sa solitude...Il y avait rien d'autre...rien d'autre de plus important....? Même pas moi...?

Avais-je sacrifié une femme aimante pour une profiteuse...?

Toutes ces questions dans ma tête, regardant Red toujours avec cette expression des plus incertains, assommé par la faiblesse, cette perte de sang.

Je me détournais la tête d'elle, l'obligeant à me lâcher, à ne plus me toucher...

Cette petite flamme que je croyais brûler était, aussitôt, en train de s'éteindre...

Mon masque du grand malfaiteur venait de tomber, la regardant comme un homme découvrant avec peine le véritable visage de celle qui...pensait....être aimé.

" ....J'aurais cru...qu'après avoir éliminé un homme et failli y passer...pour toi...tu aurais bien aimé rester...auprès de moi, au moins pendant qu'on me soigne...et non pas me demander de cacher tout cela, retourner en bas ....et faire comme si rien n'a eu lieu ! Ta paye passe avant...Tout ceci, tout ce que j'ai fait pour te protéger, prendre soin de toi, ce n’était rien...Croire que je songe encore à une blonde, au sexe...après tout ce sang déversé...pour toi !!! Ce n’est rien !?! " disais-je de vive voix en osant retirer le linge de ma blessure, lui montrer la grandeur de la plaie. Que je ne rigolais pas...

Mais en posant ce geste, je provoquais un mouvement brusque et qui me donnait un choc...

Parmi tout cela, se croyant ignorée, ma femme persistait avec cette question...s'approchant de moi.

et moi? et moi? et moi? et moi? et moi? et moi? et moi? et moi? et moi? et moi? et moi?

Elle ne fait que te manipuler... Tu n'es que du fric, rien de plus....RIEN !!!!

Comme un tambour que l'on frappe au même rythme, sans jamais se fatiguer...me pressant lourdement ma poitrine...

Mon expression changeait par la puissance de ces mots qu'elles hurlaient dans ma tête. Ils étaient forts, lourds et cruels...Elle me faisait mal au crâne...mal au coeur.

Je pliais spontanément comme si une crampe violente me ravageait l'estomac, poussant un gémissement...

" Monsieur! "

Plus rien...Brian avait fait disparaître ma femme, dès son entrée. Il accourait vers moi afin de me redresser. Cela m'avait permis de m'accrocher à lui, ma main agrippée à son épaule pour regarder tout autour, ne la voyant plus. Elle était plus là...Je ne la sentais plus...

Non...Il ne reste que Red... dont mon regard s'arrêtait sur elle un moment, toujours secoué et peiné.

" Monsieur...Calmez-vous ! Calmez-vous ! Montrez-moi cette plaie...!" disait-il en essayant de dégager ma main sur ma blessure.

Je repoussais sa main près de moi, avant de le prendre par le collet et rapprocher mon visage du sien, légèrement pris par une poussée de colère. Il me regardait avec peur, croyant qu'il avait fait une erreur et que j'allais le corriger.

Je souhaitais simplement lui murmurer dans l'oreille :

" Elle était...Elle était encore là... en face de moi.... »

Non, ce n'était pas la première fois que j'avais ce genre d'apparition. Elle était venue me voir à quelques reprises... comme si elle ne pouvait pas partir... en paix. Quelque chose tourmentait son âme au point de venir dans mes songes... dans mes rêves. J'avais de plus en plus de mal à dormir... apercevant son aura, entendant sa voix. Je ne cesse de courir derrière afin de la rattraper, mais en vain. J'arrive toujours trop tard. Toujours cette image; la même qu'en l'ayant découverte.... morte.

Revoir son corps, inanimé, qui me fixe, étendue au sol.

Et puis ce bruit, ce pincement dans la poitrine une fois agenouillée, la prenant dans mes bras. Ma poitrine qui se tache de sang...le mien avant de me réveiller en panique.

Un cauchemar qui revenait sans cesse et dont j'en avais fait part à Brian...

Et qui maintenant, devient de plus en plus réelle...me surprenant aussi dans mes soirées d'ivresse...ou dans des moments où la vérité me frappait de plein fouet.

Je ne voulais aucunement ébruiter cela...Rester celui qui est inébranlable, dont rien ne dérange. Pas même un fantôme.

Brian calmait le jeu, jetant un coup d'oeil à Red, tout près...

" Vous avez perdu beaucoup de sang, Monsieur. Il faut vous calmer, s'il vous plaît... » disait-il en prenant un linge qu'il imbibait d'alcool. " Je dois nettoyer tout cela, Monsieur, mais cela risque de faire mal, vous le savez. Red, tu devrais reculer... »

Sur le point de poser ce linge sur ma peau, voilà qu'on frappait à la porte et s'ouvrait, de nouveau. Deux de mes hommes inquiets venaient d'entrer afin de s'assurer de mon état et de rajouter :

" Que faisons-nous avec Monsieur Kenright et Mademoiselle Aubry que vous deviez rencontrer ce soir ? »

" Et l'entrepreneur William espérait vous voir sous peu, Monsieur... »

Et que dire d'un troisième homme qui faisait son entrée toujours son portable à l'oreille.

" Pardonnez-moi, Monsieur, mais...j'ai l'assistant de Benson qui aimerait un entretien sur votre projet commun... »

C'était la goutte de trop. Trop de gens autour de moi. Trop de pression et de questions qui me détruisaient le peu de conscience qui me restait. Brian qui tentait de me soigner, mais le brouhaha le déconcentrait, et tout cela sous le regard de Red...dont j'aurais aimé tant lui dire ce qui se cachait au fond de moi, mais qu'elle venait de saccager en l'espace d'un instant...de quelques paroles.

" ASSEZ !!! " disais-je en me levant d'un bond pour m'accrocher à ma commode tout près.

La plaie ouverte, le sang coulant sur mon torse, mais une grande colère sur mon visage. Je regardais tout le monde.

"  Ici...c'est ma chambre privée !!! Privé !!! Ici, je veux le calme, et la paix sans être déranger par personne !!! Pensez-vous que je peux aller me pavaner devant les clients ainsi ?! Hein ?! Je viens de tuer un homme et je suis blessé, merde !!!! Laissez-moi, au moins, le temps que me soigner et....et me rhabiller...avant de me balancer toutes ces questions !!! "

Silence...

Appuyé sur la commode, je regardais rapidement un de mes hommes...

" Nous allons....quitter ma chambre et laisser Red reprendre des forces , mais je veux que Scott, vous....vous prenez soin de la ramener chez elle dès qu'elle...vous le...demandera....Elle a besoin de rentrer chez elle et se reposer...Brian, allons au bar...Nous y serons tranquilles... »

Je fermais aussitôt les yeux essayant de garder le contrôle de mes émotions, mais aussi de mon corps. Brian, me voyant faible, se redressait afin de vouloir me rejoindre...

" Monsieur, dans votre état, vous ne pouvez pas descendre et... »

" Tu vas me soigner, Brian...Cacher...cette...cette blessure et faire comme si que rien de tout cela n'a....eu lieu, d'accord ?! » disais-je doucement posant mon regard épuisé sur Red. " La business avant...avant...avant...tout, mon cher... Je ne suis que...cela....Je me reposerais que...lorsque je...serais mort... »

Je ne terminais pas ma phrase, pour la bonne raison que je n'avais plus de force. Mon corps perdait patience et décidait d'agir à ma place pour mon bien me faisant perdre connaissance....perdant l'équilibre dans les bras de Brian.

La panique s'en prenait à mes hommes aidant le médecin clandestin à me redresser et prendre le chemin de la sortie. M'amener ailleurs, hors de la vue de Red afin de me soigner convenablement et me ramener sur pied au plus vite.

CRIMSON DAY



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Red Guarana10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Red Guarana
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Métier : Directrice Artistique Mon rôle est de réfléchir à la façon dont il faut mettre en scène le produit ou le service qu'on me confie. Mais cette définition est de loin être celle que vous imaginez. Je prétends être la directrice artistique, mais en réalité, le décor est tout autre. Je suis la petite garce qui recrute ta fille ou ton fils pour en faire d'eux, des belles princesses, et des beaux princes : je les habille, je les coiffe, je les soigne, et je les présente ... Une reine mère qui s'occupe merveilleusement bien de ses poulains.
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Sujet: Re: [Terminé] Look at me ! [PV Red] ( le Ven 22 Nov 2019 - 10:12 )
Qu'attendait-il de moi ? Je m'y attendais pas à une telle réaction, surtout que mes paroles, selon moi, je ne les avais pas placés dans le but de le blesser - que du contraire. J'avais dû mal à le suivre, à le comprendre, à déceler le message qu'il essayait de me faire passer.

Un jour, il me dit : blanc, un jour, il me dit :noir.... Combien de fois ne m'avait-il pas répété qu'on devait être discret, et qu'on ne devait pas montrer nos sentiments ? Et là soudain, étonnamment, il avait envie que je le prenne dans mes bras, et que je lui dise des mots doux pendant qu'on le soigne ? Depuis quand, il aimait ça !!!

Depuis quand ?

J'ai jamais été une femme très collante, dans le sens où, après les rapports sexuels ou même, dans d'autres situations, je ne réclamais pas de câlins... Je n'étais pas là : à le coller à tout bout de champ comme la plupart des femmes font... Il avait fini sa petite  affaire, alors mon rôle était fini. Oui, au premier bord, cela peut être choquant cette altitude, cette façon de penser, mais n'oubliez pas, d'où je viens.

C'était ça d'ailleurs,  ma force... Pas d'attachement. Je ne faisais qu'obéir, c'est-à-dire,  suivre ses ordres. Interdiction de l'embrasser en public, de lui tenir la main, de glisser des mots affectueux en présence d'autres personnes et j'en passe ... Cela a toujours été ainsi, et je ne vois pas pourquoi, désormais, il voulait cette envie soudaine que je sois... affectueuse ??? Ou je ne sais trop ce qu'il voulait.

Depuis ma toute tendre enfance, je n'ai jamais eu aucune affection, ni même de mes parents, alors comment voulait-il que je le sois avec lui ? D'ailleurs, je ne savais même pas comment m'y prendre... Le prendre dans mes bras ? Uniquement ? Et c'est tout !! C'était que ça qu'il voulait ? Mais pourquoi ? Pourquoi ? J'avais du mal à le saisir... Je ne comprenais pas, j’essayais, j'essayais, encore, et encore... J'essayais de diagnostiquer ce message – à un tel point que je ne prêtais plus attention à ce qu'il m'entourait, et ce qu'il se passait.

On m'a toujours dit que si homme te prend dans ses bras, ce n'est pas parce qu'il tient à toi, mais qu'il en voulait pour son argent. J'ai toujours été considérée comme un jouet, un jouet qu'on s'amusait avec et puis on me jetait pour en prendre un autre... Et encore aujourd'hui, même si, je n'étais plus comme toutes ses autres filles en bas, à devoir coucher pour pouvoir vivre, une part en moi était encore cette fille. Alvaro me payait pour être cette femme que je suis ... Indirectement, sans trop le vouloir, j'étais sa pute...

J'ai grandi dans la peur, j'ai grandi dans la pauvreté, j'ai grandi dans la violence.

J'ai été, et je resterais toujours cette petite fille qui s'accroche à la vie, à l'espoir, au rêve.... Le rêve de devenir quelqu'un ... Loin de tout ça !!! Loin de la violence, de tout ce sang qui nous entoure...

Ce soir, aussi incompréhensible et étrange soit-il, je sourirais intérieurement.  Oui, je souriais... Pourtant, il n'y avait pas de quoi en sourire face à cette situation, mais l'espoir, ce maigre espoir que j'ai toujours espérer dans vie, c'était exaucé.

Ce message .... Oui, Le message est de plus en plus clair ; il sera de plus en plus difficile de l'ignorer.

Pour la première fois, même si, il ne me l'avait pas dit à vif mot, mais il tenait à moi... Bien plus qu'on l'aurait cru !!! Il déclarait en quelque sorte quelque chose - à sa première manière – mais il  avait fait.

Tout se passait vite. Je n'avais pas eu le temps de répliquer à ses mots, ni même me justifier. Alvaro allait mal, plus que je ne le croyais. Le voir perdre l'équilibre, être dans les bras de Brian me causait plus de mal que mes blessures. Je paniquais.. Je savais pas quoi faire, et je voulais vraiment l'aider. Je voyais qu'il sortait avec ses hommes de main, et ce médecin.

Me lançant seule un court moment.

Je me levais difficilement du lit, tenait à peine sur mes deux pieds. Je me devais d'aller le voir, et de m'excuser...  Je l'avais blessé, alors qu'il s'attendait à quelque chose de magique entre nous. Oui, du moins, c'est ce que je croyais au fond de moi.

Avais-je bien compris le message ? Ou faisais-je fausse route ? Peut-être. Je ne sais pas...  

Seulement, je ne pouvais pas sortir d'ici dans cette état lamentable. Malgré la douleur, je me dirigeais vers la salle de bain tout en exigeant à cette Clara de me ramener des vêtements propres.

« Qu'est-ce que tu fais Red ? Tu devrais plutôt aller t'allonger » Une voix d'homme. Je me retournais et je le regardais. Ce n'était qu'autre que mon assistant, qui visiblement, on l'avait averti. Je lui faisais confiance... Il était le seul à connaître toute l'histoire, toute la vérité, et en qui je pouvais tout confier... Absolument tout !! D'ailleurs, je lui avouais la chose :  «Il tient à moi .... il m'aimait... à sa manière, mais je crois qu'il m'aime. » Je souriais ... Alors que j'étais salement amochée.... Comment une femme après s’être fait tabassé comme je l'étais, arrivait encore à sourire ? « De quoi ? Tu parles de qui là ? » Mon assistant était perdu dans mes explications un peu floues, ce que je peux comprendre «  D'Alvaro... de qui d'autres veux-tu que je parle ? .... Il me l'a montré ... et idiote que je suis, j'ai rien vu venir sur le moment même !!! Et comme d'habitude,  j'ai fait passer le boulot avant mes propres sentiments... » Il avait pris un gant de toilette pour venir délicatement frotter mon visage et nettoyer ce  sang séché. «  Red... » Je savais ce qu'il allait me dire et qu'il allait me mettre en garde, mais, pas cette fois-ci ... non, cette fois-ci c'était la bonne alors je posais mon doigt sur ses lèvres pour qu'il se taise : «  On s'aime... Je le sais ... je le sais dorénavant» J'étais excitée, oui, comme une petite adolescente qui venait découvrir le véritable amour ... le premier véritable amour.

Il n'avait pas l'air convaincu, mais je m'en foutais... J'allais me changer, et aller le voir pour lui dire tout ce que j’éprouvais pour lui... Oui, c'était le moment idéal et puis, je me devais de m'excuser auprès de lui. Clara m'aidait à me changer, et par la même occasion, elle me soignait mes plaies.

Le temps que Brian soigne Alvaro qui était tout de même gravement blessé, j'avais le temps de me changer et de me déplacer jusqu'à lui. Je m’avançais doucement vers la porte où Alvaro se trouvait et au moment, où je posais ma main sur la poignée de la porte, Brian, le médecin sortait. Je fus surprise, et je reculais de quelque pas en arrière. Il refermait délicatement la porte tout en me disant : « Il m'inquiète »

« Quoi ? Comment ça ? Sa plaie est plus grave qu''on le pense ? On devrait peut-être l’amener à l’hôpital  » Connaissant Alvaro, jamais, il ira à l’hôpital. Mais son inquiétude n'était pas sa plaie, mais autre chose. « Non, ce n'est pas ça !!! Disons qu'il a .. Des sortes d'hallucinations et pense voir sa femme... » Sa femme ? «  Il l'aimait tellement, tu sais !!! et je crois qu'il ne pourra jamais l'oublier, ni l'amour pour elle. Il l'aime encore.  » Il continuait à parler, mais je ne l'écoutais plus .... Il me parlait d'elle et de lui, des sentiments, de la vie .... J'avais l'impression que mon cœur se déchirait en deux, il saignait, ce mal .... ce déchirement, me faisait si mal ... c'était atroce... Mais bonne élève que j'étais, je ne  faisais rien transparaître. Je restais naturelle.

J'y avais cru à cet espoir, cet espoir de jeune fille, et son prince charmant.... Et j''ai été naïve d'avoir cru saisir le message... Je m'étais totalement trompé.

Je finissais par dire : « Prends soin de lui » et puis, je tournais les talons... et je partais dans le sens où j'étais venue.

Mon assistant débarquait au loin...

«Alors, qu'est-ce qu'il sait passé ? » Je pense que ... rien qu'à mon regard, il avait compris ... Il me connaissait parfaitement, et il savait que je souffrais que cela extérieurement qu’intérieurement. Je ne sais pas ce qu'il me faisait plus de mal : mon coeur ou mes blessures « Il me paie juste pour être sa pute privée, c'est tout !!! » Il me saisissait par la taille pour m'aider à marcher et à m'éloigner d'ici en toute discrétion «Comment j'ai pu être aussi faible d'esprit  et de croire à ... » à l'amour ... Comment ai-je pu tomber aussi bas... « Partons »

tandis que moi, je disparaissais,  le médecin rentrait de nouveau dans le local où se trouvait Alvaro, prêt à redescendre auprès de ces clients, il ajoutait...

« La force de Red m'épatera toujours ... »
disait-il en remettant le veston de son patron convenablement « Elle a beau avoir reçu plein à la gueule, elle arrive encore à se lever » Il lâchait un petit rire. C'était une critique positive, rien de bien méchant «Je ne sais pas comment elle fait ... » Il s'écartait de son boss, et contemplait le résultat ... « Hum hum ... C'est déjà mieux, je dirais » Il mettait sa main dans sa poche, et la tendait vers lui «  tenez, Red m'a donné ceci pour vous »



DON'T THINK I DIDN'T NOTICE
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Sujet: Re: [Terminé] Look at me ! [PV Red] ( le Sam 23 Nov 2019 - 20:57 )
Look at me!
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Je n'y arrivais plus. Plus à me tenir...

À rester droit, à voir clair. Non, j'avais trop dépenser l'énergie qui me restait, à me déplacer afin de franchir cette porte. Afin de la voir, de me rassurer. Ainsi, au moins , j'allais pouvoir être là, auprès d'elle tout comme elle allait être auprès de moi.

Prendre du repos, reprendre des forces; ensemble. Être ensemble, sans éveiller le moindre soupçons. Tous les deux blessés de cette intrusion, de cette attaque et être isolés dans ma chambre. Une excuse, extrême certes, mais combien compréhensible de se retrouver tous les deux, au même endroit. Être tranquille, enfin...

Me permettre de...de...de prendre conscience de ce que je craignais le plus.

Je l'avais ressenti cette peur. Cette chose qui vous prend aux tripes qui vous fait voir la réalité en face. Cette vérité qui vous dresse un tableau de votre état d'esprit à un moment aussi critique qu'une situation où le danger est imminent. Réalisé ce dont on aurait pu perdre ou ces sentiments qui auraient pu rester cacher à tout jamais. Partir sans jamais savoir, dans le mensonge, dans l'interrogation infinie...

Regretter...Le pire sentiment dans une vie est le regret. Toujours repasser en boucle ces moments où on aurait souhaiter agir autrement. Des regrets, j'en avais et même plusieurs. Alors, je...je ne désirais pas en rajouter un autre sur ma liste...

C'était pour cette raison que j'avais franchis cette porte. Que j'avais pris le risque de me déplacer sans être soigné...Enfin, c'était plus fort que moi. Aucunement réfléchit. J'avais poussé mes hommes afin de me donner la voie libre.

Je voulais la voir...M'assurer de son état. De la voir entre bonne main. La voir, la sentir respirer...

Et puis, c'était revenue...cette bouffée de chaleur, cette palpitation au coeur qui s'ajoutait à la complexité de mes blessures. Ce besoin de m'en approcher, de la toucher et embrasser ne serait-ce qu'une légère parcelle de sa peau...

Plus fort que moi. Aucunement réfléchit. Tout ceci, tout ce que j'avais fais, ce soir, dans mon bureau avait été pour elle...Plus fort que moi Aucunement réfléchit.

Moi, qui, n'a pas cette habitude, cette envie, cette aisance de se dévoiler, de montrer ma vulnérabilité, me montrer faible envers une autre personne. D'être dépendant de quelqu'un d'autre...

Rester droit et intouchable, certes. Un peu de machisme, vous direz, mais aussi le désir de me montrer solitaire aux yeux des autres pour la bonne raison de mettre personne en danger. S'en prendre à ce point faible, me faire plier au détriment d'une autre personne qui n'est pas en cause....

J'y ai goûté, j'y été détruit et j'en avais assez de souffrir. Je ne souhaitais plus sacrifié des êtres chers à cause de moi...

Cependant, ce genre de chose, de réaction chimique, ce pincement sentimental apparaît tout bonnement, sans qu'on l'invite. Il arrive et s'installe pour ne plus s'y détacher à moins d'une grande tempête qui vient tout ravager en laissant des cicatrices...

Je ne l'avais pas invité, loin de là. J'y ai, même, à plusieurs reprises, tenter de le repousser, l'insulter, de le noyer, de l'écraser, mais en vain. Je le sentais bien s'enraciner, prendre forme et le pire, grandir...

Je ne pouvais plus rien faire. Elle était là. Cette belle dans la tête....et qui me ravage...

Guidé par une pulsion, une nécessité en moi qui est indescriptible, mais qui est douloureux ayant besoin de cette présence, de cette âme auprès du mien...Il s'en abreuve, il s'attache espérant être accepté, être apprécié...

Mais quand il n'est pas le bienvenue, qu'il est repoussé...Il très insupportable, lourd à transporter, à encaisser...à assumer.

Plus fort que moi. Aucunement réfléchit...

Ma voix, ma gorge, mon coeur avaient parlé, avaient crié....

Crié cette blessure, cette brûlure que je ne pouvais plus tenir, qui devait sortir. Je n'ai pas pu le contrôler...Les sentiments sont plus fort que la raison.

Pourtant, la raison nous permet d'être protéger de quelconque souffrance...de s'écrouler.

Et je me suis écroulé...tant physiquement que moralement...

J'avais mal...J'étais épuisé...voulant l'éviter...

Honte d'avoir été si sot, si faible, et prendre ce risque d'ouvrir mon bouclier...

Je me laissais traîner hors de ma propre chambre par mes hommes qui se préoccupait d'avantage de ma condition physique que mental. Pour moi, je me foutais bien de ce sang, de cette douleur qui me brûlait l'épaule...c'était surtout ce qui se tramait en moi qui me préoccupait.

Je ne suis pas ce que je croyais pour elle. Elle n'est pas ce que j'imaginais d'elle...
Nous étions rien, en vérité...

Il fallait donc, que je mette un terme à ce brasier, à ne plus le laisser me mener, couper la moindre ascension qui me rend aussi défaillant....

Laisser ce sang sortir de moi afin de m'en donner d'autre. Plus fort, plus sain, lavé de toute saletés. Panser cette faille qui m'avait troublé...brisé. Brûler les racines de ce sentiment avec de l'alcool forte et un peu de poudre blanche...Recouvrir ce corps meurtri d'un tissu dernier cri. Paraître tel un tout autre homme.

Droit. Froid. Indestructible...

Pourtant....

« La force de Red m'épatera toujours ... »

Il n'avait eu qu'à nommer son nom pour que je réagisse...Qu'une douleur vive me frappait comme si on m'avait remis en marche...Un choc électrique.

Sans pour autant, m'avoir réparé complètement...La douleur était toujours là...écoutant ces propos autant répugnante que poignante...

Je le regardais devant moi, les yeux vides alors qu'il déposait le veston sur mes épaules couvrant la forme du bandage sous ma chemise noir...Noir afin de cacher le moindre saignement...le moindre trouble qui pouvait effrayer qui que ce soit...

"...Elle s'est levé ?....Elle va bien ? Des complications ?...Je...je lui avais pourtant dit de se reposer dans ma chambre...De prendre des forces...Tétue comme une mule...Je vais aller..."

Je voyais mon médecin clandestin fouiller dans sa poche. Son poing se déformait alors qu'il déposait un objet dans dans ma main.

Je le regardais, interrogé de part cet objet qui se tenait sous mes yeux...

Un bracelet...Son bracelet...

Celui que j'offre à mes filles...Un joli bijou scintillant composé de véritables pierres. Un cadeau, un geste qui peut paraître fort de la part d'un patron, mais au deuxième degré est tout à fait logique, voir ingénieux.

Un sentiment d'appartenance. Un symbole de groupe, de clan. La fierté de posséder ce bracelet, d'appartenir à un groupe sélecte. Le mien.

Mais qui peut-être aussi, pour d'autres, un symbole d'autorité, de possession...

Tout dépendant de votre oeil, de votre vision de moi...

Mais de voir cet objet, ce bracelet personnalisé, différent des autres, plus travaillé, fin, formé à sa taille, dans la paume de ma main....voulait dire bien des choses...qui ne plaisait pas du tout.

Je serrais des dents...Je poussais cette boule, cette décharge dans le fond de ma gorge....

" Monsieur ?..."

" Allez me la chercher...Vite..."

" Je regrette, Monsieur, mais elle est partie...avec son assistant..."

À ces mots, malgré ma condition, je me ruais sur la porte...afin de prendre le chemin du corridor, ma chambre...

" Monsieur !!!"

Je m'agrippais au cadre de porte. J'entendais les pas du médecin, ainsi que mes hommes qui me voyaient agité.

Que des traces de sang...sur le lit...et son peigne au sol...Elle n'y était plus...

Il n'y avait que son assistant...penché afin de prendre les chaussures à talon...

" Où est-elle ?" disais-je en grognant...Je n'aimais pas cet homme devant moi et il le savait bien. Encore une faille de ma part laissant Red avoir cet ignoble personne lui tourner autour...

C'est d'ailleurs pourquoi il continuait de faire son travail comme si je n'existais pas.

" Chez elle, Monsieur...Vous comprendrez que cette soirée l'a épuisée et qu'elle doit se reposer quelques temps...Ce n'est pas ici qu'elle le fera, vous en conviendrez..."

Si ce n'était que de moi, j'aurais pu prendre cet homme par le collet et l'étrangler comme jamais j'aurais pu le faire...Mes yeux parlaient tout seul sentant bien la haine que j'avais envers lui..., mais aussi le mal que ces mots me procuraient. Comme s'il me disait subtilement que ma présence empêcherait Red d'être bien...d'être heureuse.

" Quelques temps...???" osais-je répéter à voix haute...

" Monsieur..." entendais-je derrière moi.

Brian me touchait l'épaule. Je le repoussais aussitôt sentant bien que ces propos ne seront pas réconfortante...

" Red vient de vivre une expérience traumatisante. Ces plaies sont nombreuses et profondes. Revenir ici, trop tôt, ne l'aidera pas...Elle ne peut reprendre son poste que lorsqu'elle sera guérie. Elle a besoin de repos...Prendre congé de cet atmosphère qui la trouble."

" La trouble ?"

" Après toutes ces années à vos côtés, Monsieur, il serait redevable de lui permettre de prendre de l'air frais...Quelques temps hors de ces murs lui ferait le plus grand bien...Elle est fatiguée. Elle en a de besoin."

Je fixais cet homme qui venait de me balancer ces vilaines paroles. M'annoncer que Red ne semblait pas bien, ici, avec moi...

Une pilule bien difficile à avaler...

Je m'approchais de lui d'un pas solennelle, voir menaçant cachant, au fond de moi, un début de sentiment désagréable.

Il avalait péniblement sa salive tenant timidement les souliers de sa patronne.

" Elle est donc pas heureuse...? Je ne la traite pas bien, c'est cela ?"

" Elle..elle souhaite prendre congé, Monsieur, tout simplement..."

Je me retournais regardant Brian qui retenait son souffle tout autant que cet assistant qui était tout près de moi. Tous les deux craignaient le pire. Une réaction bouillante de ma part.

Mais non, je ne faisais que pencher ma tête, regardant ce bracelet que j'avais toujours dans ma main...Je le serrais très fort dans ma main, me sentant abandonner par celle dont j'avais le plus de confiance...

À un moment où j'avais terriblement besoin d'elle...

" Alors....donnons-lui ce congé...Puisqu'elle en a tellement besoin...de partir d'ici..." disais-je en reprenant le chemin inverse, vers Brian et la porte.

" Monsieur..." poussait l'assistant tel un merci...tel un soulagement.

Je m'arrêtais, sans me retourner.

"...Prenez soin d'elle...où je prendrai soin de vous...à ma façon."

Je sortais de la pièce comme si on venait de me faire des électro-chocs dans le crâne: sonné et atteint par cette nouvelle.

Brian me regardait comme si ma blessure me faisait encore des soucis...

" Ce sera encore douloureux, mais d'ici quelques jours, tout cela sera qu'un mauvais souvenir..."

" Je l'espère, Brian...Pour le moment, l'alcool me permettra de l'oublier..."

Parlions-nous de la même chose ? Certainement pas..., mais tous les deux peuvent se régler de quelques verres...

Reprendre mon rôle. Remettre mon masque. Mon sourire auprès de mes invités...Rejoindre les festivités...moi qui n'avait nullement le goût de m'amuser...espérant encore de l'apercevoir...

CRIMSON DAY



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