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- Enchainement de contrariétés. (Minerva) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Ebba JacobsenToujours frais après un litre de café
Ebba Jacobsen
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Sujet: Enchainement de contrariétés. (Minerva) ( le Mar 1 Oct 2019 - 19:43 )

Dieu crée les dinosaures. Dieu détruit les dinosaures. Dieu crée l’homme. L’homme détruit Dieu. L’homme crée les dinosaures…
Les dinosaures mangent l’homme. Et la femme hérite de la Terre..

Minerva & Ebba
Quoi de mieux pour commencer une semaine qu'une journée en ville en compagnie de mon amie Minerva. Depuis que j'ai appris pour sa grossesse, je la surveille de très prêt. Bon je ne suis pas collante non plus, mais je suis là pour la belle dés qu'elle en a besoin. Je joue les chauffeurs de taxi, les anti-stress, la dame de compagnie et puis la bonne copine de shopping. Mais j'adore et en plus on s'entend super bien. On rigole souvent. Et puis participer à sa grossesse c'est un véritable cadeau pour moi. La voir s'épanouir dans ce moment si important dans la vie d'une femme, me fait chaud au cœur. Même si je sais qu'elle n'est pas tout à fait sereine à cause de l'absence de son mari. Ce qui me chagrine, mais je fais de mon mieux pour que cette absence lui pèse le moins possible. Même si je me doute qu'une fois seule dans sa villa, ce manque doit sérieusement la torturer. Du coup aujourd'hui nous sommes parties à la conquête des magasins. On a fait un break à midi pour prendre un petit repas dans un restaurant sympa. Une bonne adresse qui m'a été chaudement recommandée. Cette pause shopping nous a permis de souffler et de discuter. Puis nous sommes reparties, magasin pour la future maman, pour le futur bébé. Magasin pour juste se faire plaisir et s'évader. Tout y est passé. La journée s'écoule à une vitesse folle. Trop vite peut être. Nous prenons quand même le temps de nous poser sur un banc dans un jardin du centre de la ville. Vu qu'il fait beau on traine en sirotant une boisson fraiche. Nos sacs de courses sont posés à nos pieds. « Bon on s'en est pas trop mal sortie. Et on a repéré des choses intéressantes. Une journée bien remplie et très bénéfique. Pour le moral peut être moins pour la carte bleue.  » J'en soupire d'aise tout en appréciant ce temps de repos. Mes pieds dans un sens me disent merci.

J'entends des gosses rirent derrière nous mais je n'y prête pas spécialement attention. Après tout ils ont le droit de s'amuser. Parfois j'ai la sensation qu'ils se rapprochent de nous et puis s'en vont en rigolant. « Il y en a qui ont l'air de bien se marrer. » C'est plaisant d'entendre des rires de gosses résonner. Je me souviens combien les miens adoraient courir dans les parcs en jouant en cache cache. Et puis le rire d'un enfant reste une chose fabuleuse et tellement belle. Un cadeau exquis. Puis je sens que l'on me trifouille les cheveux. Je me retourne. « Doucement les enfants. » Mon ton est calme, je ne cherche pas à les gronder ou les effrayer. En plus je ne crains pas les cheveux. J'en profite pour regarder dans les alentours pour voir si des parents veuillent. « Ils semblent seuls. Comment on peut laisser des gamins si jeunes sans surveillance ? Avec tout ce qu'on entend et ce qu'on voit.  » Personnellement  moi je ne comprends pas. Et ils reviennent à l'assaut. Là il me tire les cheveux. « Aie !! Je veux bien être gentille mais il ne faut pas pousser. On ne tire pas les cheveux des gens voyons. » Et tout en parlant je mets ma main au niveau de ma nuque là où j'ai senti les petites mains. « C'est quoi ce bordel. » Je me retrouve avec du truc collant plein les doigts. « Oh put .. flûte les petites fripouilles. Je crois qu'ils ont foutu une merde dans mes cheveux. » Je regarde Minerva. Je ne crains pas les cheveux mais bon faut pas jouer avec non plus. J'entends les petits monstres rirent de plus belle. « Tu peux vérifier Min parce que je la sens mal cette histoire. » Mon regard vers les gosses se fait un peu plus menaçant, s'ils ont fait les idiots ils vont m'entendre et les parents avec. Je laisse donc Minerva regarder les dégâts et là …

En plus de m'avoir mis du chewing-gum ils m'ont coupé une mèche. Mais comment on peut avoir des idées débiles pareilles ? « Putain .. » Et cette fois je ne me rattrape pas. « Si je vous chope la marmailles je vais vous botter les fesses. » Mais ils se mettent à courir, eux en baskets avec des jambes encore neuves et moi en talons avec des jambes un peu lourdes de ma journée. Les calculs sont vite fait. « Mais où sont les parents d'une telle marmaille de débiles ? » J'en suis outrée. De quoi foutre en l'air cette super journée. Mais il se pourrait bien que cela ne soit pas la seule contrariété qui se profile à l'horizon. La suite de la journée risque d'être moins amusante et rafraichissante que le début. Merci le karma.


vmicorum.


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Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Enchainement de contrariétés. (Minerva) ( le Sam 5 Oct 2019 - 16:58 )
J’avais finalement ramassé le courage de prévenir ma mère que j’étais enceinte deux semaines plus tôt. Mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas? Parce qu’il y avait cette deuxième échographie, celle qui me confirmerait si mon bébé était bien accroché et qu’aucune anomalie cardiaque n’était visible sur l’échographie. Je n’avais pas vraiment surpris ma mère en lui apprenant la nouvelle parce qu’avec mon statut de modèle réduit, 20 semaines de grossesse s’était pour le moins visible. Ah! Je n’avais pas la forme d’un éléphant mais d’avantage d’une brindille (et une petite brindille). Donc c’était visible sans que je me mette en mini-jupe (de toute façon, je n’en avais pas). Et depuis quelques semaines. Quand j’avais eu la confirmation que mon bébé était en santé pour le moment, c’était un véritable geyser de joie qui avait éclaté dans ma tête. J’avais appelé Ebba et une demi-douzaine d’amis avec une énergie pétillante. Parce que j’avais besoin de savourer cette joie immense, cette chance que j’avais, mon petit miracle.

Ce qui nous amenait à aujourd’hui où nous avions convenu d’aller idéalement lécher les boutiques. La journée avait été longue et dans mes souliers de course j’admirais l’audace d’Ebba qui avait affronté la journée en talons. Parce que j’étais clairement lessivée lorsque nous nous laissons retomber sur un banc de parc avec dans mon cas un jus frais à la main. Et en talon… disons que je n’aurais pas payé de mine… autant que ma carte bleue. Même si j’avais été relativement raisonnable. Ne pas perdre la tête dans une folie dépensière était la douce mission qui avait été confié : « Même si c’est vrai que la carte bleue a eu droit à une saignée, je pense que ça en valait la peine. Et puis… sans toi, j’aurais sans doute été un peu moins raisonnable. » rigolais-je doucement. Parce que nous étions tombé sur ce berceau magnifique qui se convertissais du petit landau au lit de grand enfant. Mon petit cœur d’artichaud avait fondu comme neige au soleil devant le lit. J’avais été raisonnable parce que je n’avais pas encore entrepris de modifier une pièce. J’accumulais les vêtements dans une pièce blanche que nous avions gardé vide dans la maison, Clemente et moi. Ce n’était pas dans un effort pour être original nous voulions simplement nous assurer d’être prêt quand nous aurions la chance de devenir parent. Et je ne voulais rien acheté avant d’être certaine de ce que je voulais faire de ce canevas : décor préhistorique ou futuriste, jungle ou océan. Tant de questions.

Assise sur le banc, j’envisageais de retirer mes chaussures pour masser mes pieds endoloris alors qu’il y avait à mes pieds les deux sacs : un qui contenait des vêtements de maternité et l’autre des vêtements de nouveau-nés. Le rire taquin des enfants me faisait doucement sourire comme ma partenaire de banc. J’avais doucement fermé les yeux. Je dormais mal dans ma maison, même si j’étais exténuée. Et le rire m’aidait presque autant que les ballets de mon petit miracle. « Certains ont plus d’énergie que d’autres… moi, j’envisagerai la sieste avant le repas du soir. » rigolais-je avant de sentir que quelqu’un passait sa main dans mes cheveux aussi et j’ouvris les yeux pour regarder la source de ses rires avec mon cœur de guimauve qui ne pouvait pas s’empêcher de trouver adorable la douce folie de ces enfants… jusqu’au moment où je réalisais que les enfants en questions semblait s’acharner sur mon amie. Et puis elle avait raison : où diable étaient les parents dans cette histoire?

Dubitative, je commençais par dire : « C’est vrai que c’est plutôt irresponsable de leur part… » et je scrutais vaguement les coins du parc dans l’espoir de voir miraculeusement apparaitre lorsque le cri de douleur me fit me retourner dans un geste qui était tout sauf lent. Un de ces petits chenapans s’enfuyait à toute jambes alors que mon amie les invectivait sans plus de cérémonie. Mon cerveau fut soudainement dégeler de cette mission sieste dans lequel il s’était mis et sans me mettre à courir après le reste de la bande, je grognais presque : « Mais qui les a élevé ces enfants-là? ». Sérieusement, j’aimais les enfants, mais il fallait les élever avec des limites et des notions de respect de base. J’allais sans doute être un monstre mais je savais que jamais je n’autoriserais mon bébé à agir d’une telle manière en public.

Maintenant qu’Ebba était revenue sur le banc, j’observais les dégâts dans ses cheveux… « Attend, ils t’ont coupé une mèche et mis de la gomme à mâcher dans les cheveux… C’est impossible. » dis-je déçue de leur manque clair d’éducation. Je soupirais lentement en songeant à une piste de solution… Bon, je ne pouvais rien faire pour la mèche coupée (mais des cheveux ça repousse au moins). Mais j’étais en mesure d’aider pour autre chose : « Je devrais pouvoir t’enlever la gomme des cheveux à la maison… si ça ne te dérange pas que l’on aille chez moi. Il y a des avantages à venir d’une famille de neuf tu sais… Je suis une experte pour en enlever sans couper. Parce que les petits-frères ne sont pas nécessairement toujours super.» rigolais-je bien décidée à ne pas laisser cette mauvaise situation ruinée la journée de bonne humeur que nous avions passée.


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Ebba JacobsenToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Enchainement de contrariétés. (Minerva) ( le Jeu 17 Oct 2019 - 18:38 )

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Minerva & Ebba
«Je crois qu'on aurait été les reines du shopping si on avait participé à l'émission. On a allié efficacité, vitesse et on c'est bien débrouillée niveau budget. » Je ne peux m'empêcher de rire alors que nos fessiers sont enfin poser sur un banc. Repos de guerrières bien mérité. « Du moment que tu t'es fais plaisir et que tu as trouvé ton bonheur c'est l'essentiel. Et puis le fait d'avoir été raisonnable nous permettra de remettra ça. » Parce qu'être enceinte n'est pas une maladie et quand tout se passe bien il faut vivre à fond ce moment unique. C'est vrai qu'il faut que Minerva se ménage, mais se faire du bien est positif. Marcher évite les jambes gonflées, même si une balade en plein air aurait été encore plus profitable que cette balade en ville. En tout cas l'opération shopping à l'air d'avoir porté ses fruits vu son rire. Il y a peut être que ses pieds qui n'ont pas trop apprécié ces kilomètres enfilés vu que la belle quitte ses chaussures. « La prochaine fois je prévois la cuvette pleine d'eau fraiche et de gros sel pour soulager tes pauvres petits pieds. » Heureusement qu'elle avait des chaussures confortables, ses pieds se seraient certainement rebellés plus tôt, s'ils avaient été chaussés de talons. « Ou alors faut que l'on se trouve une fontaine pour rafraichir nos pieds. » Comme je l'avais fais avec Allegra dans notre dernier shopping, enfin là on avait pas rafraichit que nos pieds. Je profite de cet intermède pour savourer mon thé glacé à la pêche. Il est quand même le bienvenu, il fait beau, et prendre un peu de temps pour soin ne fait que du bien. « Faudra qu'on se prévoit une après midi spa détente. Un truc doux ou on se fera dorloter et ou on prendra soin de nous. » En plus avec la grossesse une activité de ce genre ne pourra que faire du bien à Minerva. Autant qu'elle profite un maximum avant que bébé soit là, parce qu'après les moments de repos seront plus difficiles à avoir. Et tout le monde sait qu'un gamin cela bouffe de l'énergie qu'importe son âge.

D'ailleurs en parlant de gamins ceux qui jouent derrière nous sont loin d'être silencieux et calmes. Leurs cris font même finir par faire fuir les oiseaux. « Oui la sieste c'est trop parfait quand ils sont petits au moins on peu récupérer un peu. » Mais ce qui se trouvent dans le parc ne doivent plus la faire. Ou les parents les fatiguent la journée pour qu'ils tombent comme des mouches au couché. En tout cas leurs énergies débordantes finissent par venir rebondir sur notre tranquillité. L'instant de calme vire un peu au cauchemar quand les gamins décident de jeter leurs dévolus sur moi. Mais où sont les parents qui laissent leurs chenapans venir ennuyer les gens qui veulent se poser. Je commence sérieusement à les trouver envahissants voir même chiants. Ils dépassent les bornes, ce qui me fait rapidement réagir. La colère vient teinter ma voix. Je vais en tuer un. « J'en sais rien. Mais surement pas une armée d'anges vu ce qu'ils viennent de faire. » Je passe ma main dans mes cheveux et il semble que mes doutes se transforment en réalité. Sur le coup c'est la lionne qui a envie de sortir et de bondir sur ces gosses qui fuient à toutes jambes. J'ai envie de hurler et je demande à Minerva de voir quelle connerie ils ont pu faire sur l'arrière de ma tête. Je sens un truc collant, un trou mais je n'ai aucune mesure de l'ampleur des dégâts.

« Coupé une mèche et mis du chewing-gum ?? » A cet instant je dois ressembler à ça.  Enchainement de contrariétés. (Minerva) 415137221  Enchainement de contrariétés. (Minerva) 1418751309 « J'ai envie de pleurer. » D'un coup cet instant de bonheur partagé avec Minerva tombe à l'eau. Je suis maman et mes gamins n'auraient jamais oser faire une bêtise pareille. Et s'ils l'avaient faits je leurs aurais vite passé l'envie. Je suis toute déconfite. Même si des cheveux cela repousse le trou risque de ce voir en attendant que la mèche reprenne de la longueur. Mais les mots magiques de Minerva me donnent un peu d'espoir. « C'est vrai que tu vas pouvoir arranger ou du moins essayer d'arranger les choses. » Je ne fais pas un super sourire mais je me sens un peu soulagée. « Je veux bien dans ce cas. Parce que je ne pourrais rien faire toute seule et ce n'est pas Matthis ou Lisa qui vont venir à mon secours. » Ils sont adorables et ne refusent jamais de m'aider, mais là je pense que vu leurs âges ce genre de chose dépasse leurs compétences. Du coup on se lève du banc, on récupère nos sacs respectifs et on repart en direction de la ville. Une fois au parking, Minerva et moi posons nos sacs sur les sièges arrières de ma voiture. Puis chacune prend sa place et hop en route pour la maison de mon amie histoire de réparer les conneries des petits diables du parc. En espérant qu'il n'y aura rien de plus pour compléter le tableau.  


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Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Enchainement de contrariétés. (Minerva) ( le Dim 17 Nov 2019 - 1:13 )
Mon état n’était pas une maladie, c’était un don magnifique de Dieu, en mon humble avis. Ce qui ne m’empêchait pas pour autant d’avoir envie de surprotéger mon petit locataire. Parce que je l’avais attendu mon miracle. Parce que j’avais prié encore et encore pour avoir la chance de ressentir pour une deuxième fois ces mouvements délicats : presque un battement d’ailes de papillons dans mon ventre au début qui se transformait lentement mais surement en une mer houleuse qui accompagnait à la perfection ma transformation de femme à mère. Mais malgré ce besoin viscéral que j’avais de protéger mon bedon plein d’un mélange joyeux, je savais qu’il fallait que je fasse attention à moi. Même si ma carrière me servait encore d’excuse pour éviter que je me retrouve seule à la maison, il y avait ces journées comme aujourd’hui avec Ebba, comme ce massage que je m’étais payé, comme cette sortie au zoo avec Alessandro. Même si je ne saisis pas sa référence aux reines du shopping (honnêtement, je n’avais pas écouté la télé câblée depuis des années), je ne pouvais m’empêcher de sourire face à l’idée de pieds dans une eau salée. Avec un petit sourire joyeux, je déclarais doucement : « Tu sais ce qui serait encore mieux ? Un massage de pied après un de mes quarts de travail. Ça serait honnêtement béni des Dieux… Même si j’aime bien l’idée de me mettre les pieds dans une fontaine. » Et puis c’était peut-être un peu normal considérant que mes gardes étaient généralement des journées de douze heures qui pouvaient être plus longue si je me laissais plus obsédée par un de mes petits patients.

Lorsqu’elle me parla d’organiser une sortie au spa, je ne pus m’empêcher de retenir un petit moment d’excitation : « Du genre… un massage de pied et un massage de dos et un masque... ? » Parce que j’étais consciente des risques que je ferais courir à mon petit trésor en me laissant mijoter comme un plat dans une mijoteuse. Commande de Minerva servie dans son jus d’eau chaude ? Bah… ça attendrait. Par contre les massages et les soins, j’étais partante. « Mais c’est que tu me vends du rêve-là. Tu sais… j’ai essayé une fois. Et je suis tombée sur un masseur. » Je l’avais dit en rougissant comme une gamine. C’était que… Je n’avais pas nécessairement eu beaucoup d’expérience avec les autres garçons : on s’entend qu’il n’y avait eu que mon mari dans ma vie. Par conséquent, avoir un masseur quand j’avais explicitement demandé une femme avait été… disons malaisant pour le moins. J’avais eu le feu aux joues tout le long et ça avait été une expérience des plus… curieuses. Parce que c’était la première fois qu’un homme qui n’était pas mon mari m’avait touché malgré tout. Et c’était peut-être ce côté puritain qui avait joué contre moi. Le massage n’avait rien d’érotique mais m’avait pourtant mis curieusement mal à l’aise.

La conversation dériva vers les petits monstres indisciplinés qui s’opposaient violemment à notre pause syndical avant de rentrer à la maison pour profiter de la fin de journée. Ebba reconnaissait l’importance de la sieste et je savais qu’en me retrouvant seule face à mon petit miracle, je l’apprécierais probablement davantage. Mais non, il fallait que je garde espoir que mon homme me revienne et que je ne sois pas seule avec comme seule souvenir de lui ce petit bout de nous… Et je savais très bien que je n’élèverais pas mes enfants avec un cadre aussi laxistes que les parents qui laissait leur monstre courir comme des bêtes de foires dans la place. Sauf que je dus constater les dégâts dans les cheveux d’Ebba. Certes, j’étais médecin et non pas coiffeuse mais j’avais d’autres talents ce qui ne pouvait pas vraiment m’empêcher de sentir mon cœur se serrer un peu devant la mine horrifiée de mon amie lorsque je lui appris le carnage qui venait de se produire dans sa chevelure. « Je sais que tes cheveux sont magnifiques, mais ils repoussent et si mon expertise d’adolescente n’est pas perdue, je devrais te sauver du Chewbacca tenter en gomme dans tes cheveux. Tu aurais du voir les horreurs que Tiberano m’a fait avec du chewing-gum. J’ai une photo de moi avec la coupe au bol pour compenser un cataclysme non sauvable. Allez filons. » Le but premier : désamorcer la crise. Des cheveux repoussent et je le savais d’expérience. Parce que dieu merci que cette fois où une de mes sœurs m’avait prise pour une poupée grandeur nature n’avait pas été ma coupe finale.

Je me relevais donc du banc pour la suivre vers sa voiture en me répétant pour la cinquantième fois qu’avec le bébé, ça serait peut-être utile que j’aille finalement chercher le permis en me laissant tombée mollement sur le siège passager une fois mes sacs sur la banquette arrière. Et malgré la crise capillaire de mon amie, j’avais quand même envie de regarder l’intérieur de mes sacs. Après avoir déverrouillé la porte de ma maison et envoyé valsé mes souliers dans un coin de la pièce, j’ouvris quand même un des sacs pour laisser échappé un : « Oh… Zut ! » bien senti. Ne pas dire des gros mots, ça n’était pas la meilleure des options. Je me retournais vers Ebba avec un petit soupire exaspéré : Certes, mon drame n’était pas à la hauteur du sien… Mais la journée magasinage avait été longue et la découverte de mon sac était plus que décevante : « Tu te rappelles la boutique maternité quand on est passé juste avant la cliente qui était géante… » dis-je. Certes, l’échelle de géant était à partir de ma taille un peu plus flexible… Mais bon, la dame qui était sur la caisse à côté de moi devait bien mesuré un mètre quatre-vingt et ma taille de schtroumpf n’était pas comparable. Je sortis un pantalon qui ne provenait pas de la section petite de manière évidente : « On a inversé les sacs je crois… » dis-je en hésitant entre en rire et en pleurer.


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Sujet: Re: Enchainement de contrariétés. (Minerva) ( le Mer 4 Déc 2019 - 17:43 )

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Minerva & Ebba
Je n'ai pas chômé avec Minerva, l'après-midi a été plus que rentable niveau shopping. Alors la petite pause sur ce banc est bien mérité. On en profite pour papoter un peu, souffler et rêver de massage de pieds. C'est vrai que là il serait le bienvenue et peu importe la forme qu'il prendra. Piétiner n'est pas l'idéal pour des pieds serrés dans une paire de chaussures. Même si elle est confortable. Du coup j'imagine mes pieds trempant dans l'eau chaude et salée pouponner par de douces mains. Je pourrais en soupirer d'aise. Et puis il me vient une idée, je sais combien une grossesse est épuisante et qu'à certain moment on se déteste d'être si ronde. On se sent lourde, le dos en compote. J'y suis passée par deux fois et même si au bout il y a eu des instants de bonheur intense, il y a eu aussi des instants ou tout semble compliqué. Alors c'est tout naturellement que je lui propose de faire une journée spa. Et je sens bien que l'idée lui plait. « Oui genre tout ça. Je sais qu'ils font des journées sur mesure pour les femmes enceintes. Comme ça pas de risque. » Parce que je me doute que Minerva pense en priorité au bien être de son futur bout de chou qu'au sien. On est une maman dés qu'on sait que la vie grandit en nous. « J'adore vendre du rêve. On peut demander que se soit un masseur s'il n'y a que ça pour te faire plaisir. » Je la taquine et je me mets à rire.

Ce petit instant détente et bavardage est sérieusement mis à mal par des petits monstres qui viennent perturber notre bulle de bonheur. Le jeu se transforme vite en cauchemar et se sont mes cheveux qui en paient le prix. J'en hurlerais sur place. Parce que j'ai horreur que l'on vienne mettre la pagaille dans ma chevelure blonde. Et là les petits diables font coup double en me coupant une mèche et en me mettant du chewing-gum. Les gamins je vous jure. Et on se demande parfois pourquoi les adultes ont des envies de meurtres. Heureusement j'ai super Minerva à mes côtés qui apaise tout de suite mes craintes en me disant qu'elle maitrise parfaitement l'enlevage de chewing-gum dans les cheveux. Bon elle ne recollera pas les morceaux coupés mais si on peut éviter de m'en couper plus. Ce sera déjà ça de pris. « Adam mon grand frère n'a jamais eu ce genre d'idée, bon il m'a fait d'autres coups en douce, mais pas de ce style. Ni Miles non plus. On était un peu plus dans les jeux de bagarre. Quoi que parfois je leurs piquais leurs jouets de garçon. Oui j'ai toujours été plus voitures que poupées. » Ce qui explique peut être cette folle passion pour les courses de voitures. « On y va. » Autant ne pas traîner et prendre le risque que le chewing-gum durcisse.

Une fois à ma voiture on pose les sacs de course sur la banquette arrière. Chacune prend sa place et nous voilà partie. Je roule prudemment, future maman à bord oblige. On est rapidement chez Minerva. Elle récupère ses paquets et je laisse les miens dans la voiture. Je la suis et on entre chez la belle, je souris quand je la vois en premier envoyer valser ses chaussures. « Tes pieds avaient hâte de respirer à ce que je vois. » Et je me mets à rire. Elle dépose ses paquets sur la table et commence à les ouvrir. On dirait une gamine impatiente de revoir ce qu'elle a acheté. Et là elle balance un zut. Je la regarde étonnée. « Un problème ? » Difficile de penser à autre chose vu sa tête déconfite. Elle me parle de la boutique de maternité et de la cliente géante. « Oui je m'en souviens très bien. Comment oublier une femme d'une telle taille. » Mais je ne vois pas où Minerva veut en venir. Et là elle sort un pantalon du sac et laisse tomber l'évidence en la renforçant par ses paroles. « Tu crois ? Moi je dirais que c'est plus que sur. » Décidément cette journée formidable prenait une teinte de catastrophe ambulante. Entre le coup des gamins sur mes cheveux et là l'inversion des sacs, il y a de quoi péter un câble. « Non mais le sort s'acharne. » Je soupire dépiter et vraiment embêtée pour mon amie. « On va en priorité appeler le magasin. Tant bien la cliente s'en est rendue compte avant toi et elle a ramené ton sac. Sinon ils auront peut être ses coordonnées. De toute façon c'est le seul point de départ pour arranger cette boulette. » J'en oublie même mon souci capillaire, ce quiproquo m'ennuie, je comprend sa déception. S'il faut que je retourne à la boutique pour récupérer le bon sac et rendre celui là, je le ferais sans problème.   


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Sujet: Re: Enchainement de contrariétés. (Minerva) ( le )
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