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- What are you drinking about? -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Diana MillerLe vin est un puissant lubrifiant social
Diana Miller
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Sujet: What are you drinking about? ( le Mar 1 Oct 2019 - 20:06 )
Il est tard alors que Diana commande un taxi à la résidence Rocca. Encore une fois, Stefano n’est jamais rentré du travail à l’heure qu’il lui avait dit et elle a eu la chance de manger son repas, seule, devant son ordinateur. Elle a réussi à répondre à tous ses courriels question de ne pas accumuler de retard. Elle termine son verre de vin et enfile son manteau avant de sortir. Sur la banquette arrière de la voiture, elle n'adresse même pas un regard au chauffeur. Je vais au Ruby, merci. Elle sort son téléphone et texte rapidement Stefano pour lui envoyer un message de bêtise. Est-ce l’alcool? Peut-être. Mais c’est aussi probablement la frustration accumulée des dernière semaines. Se faire planter constamment ne fait pas partie de ses habitudes et elle ne sait pas comment gérer. Après une vingtaine de minutes en voiture, elle arrive devant le club. Elle remet le double de ce que la course a coûté au chauffeur, simplement parce qu’elle est trop paresseuse pour faire le compte. Elle sort sans dire merci et entre dans l’établissement. Sans être une régulière, la majorité du staff la connaisse et l’apprécie, car elle laisse généralement toujours un pourboire assez généreux. Diana se dirige directement au bar, prenant place sur la chaise la plus éloignée de l’entrée. Toujours scotchée sur son téléphone, espérant une réponse de Stefano, elle ne remarque qu’une silhouette s’approchant d’elle, de l’autre côté du bar. Sans même relever la tête, elle commande un margarita, son plaisir coupable. Avec beaucoup de sel, merci. Elle sort sa carte de crédit, au nom de Stefano Rocca, qu’elle fait glisser vers l’homme. Vous pouvez commencer une facture, je vais être ici un moment. Quelle meilleure revanche que de se gâter sur le dos de celui qui l’a abandonné ce soir?


Oh truth hurts & lies worse
But we're running through the fire when there's nothing left to save. It's like chasing the very last train when we both know it's too late  ▬ Let me hold you for the last time, it's the last chance to feel again
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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: What are you drinking about? ( le Mer 9 Oct 2019 - 6:54 )
What are you drinking about?
Diana & Alvaro
Des feuilles recouvraient la totalité de mon bureau. Je crois que je n'aurais jamais un bureau assez grand pour mettre l'entièreté des factures, contrats, bons de commandes que je dois prendre connaissance. Je pouvais passer des heures à tout démêler des transactions, mettre à jour nos données et m'assurer des paiements d'articles pour nos clients.

Mais, vous savez quoi ? J'adore cela ! J'adore avoir la tête remplie de tâches, de responsabilités et d'objectifs. Cela me donne une adrénaline, une force incommensurable. Je me sens vibrant, vivant. On me regarde de haut et je tiens à ce que cela soit respecté. Sinon, je plains celui qui osera me confronter...

Chaque feuille est une possession, quelque chose qui m'appartiens: un club, un employé, une arme...Tout ceci est sous ma direction. Il y a que moi qui décide de ce qui va leur arriver. Une signature et tout change, tout se transforme.

Pendant des années, j'ai géré et je gère encore les entreprises ailleurs dans le monde. J'ai rendu de petit bars en de puissantes entreprises, de véritables vaches à lait pour rendre mon clan encore plus prospère tout en étant discret sur ma véritable identité. On riait de mes choix, de mes décisions, ceux-ci ne rient plus et doivent fermer. Je ne fais que les regarder avec un immense sourire levant mon verre de whisky. La chute est brutal quand on se croit bien haut...

C'est pourquoi je ne lâche jamais. Je tiens les reines bien serrés voulant faire de cet endroit une forteresse intouchable. Et j'ai réussie. Oui, il y a de la compétition, mais je les attend de pied ferme. J'ai cela dans le sang. Je ne peux faire qu'autrement que prendre les devants, foncer et prendre des risques.


Tous ces nouveaux papiers étalés sur mon bureau: les chiffres, les dépenses, les acquis, les nouveaux employés, mes prochaines futurs stars. Tout devait être parfait...

Je veux la perfection. Mon image, ma réputation, mon fric...tout cela est en jeu.

C'est pourquoi je ne perds pas la vu de ces papiers. Bien sûr, j'avais des comptables, des superviseurs de mes biens, mais j'avais toujours le dernier mot. Surtout quand il y avait des failles dans les chiffres. Des trous...un déséquilibre qui ne devrait pas être figuré.

Je voyais tout, je savais tout...

" Vous m'avez appelé, Monsieur...."

" Oui...Approchez, mon cher..." disais-je tenant ce nouvel achat. Une magnifique toile d'un artiste local. De l'abstrait, certes, mais qui me laissait prendre au jeu de chercher des formes. Je voyais des courbes féminines évidement. Percevant une femme cachée derrière ces lignes qui semblait être des arbres. Bref, elle m'avait plu dans la galerie...Et elle était magnifique dans mon bureau...

Je devais simplement l'accrocher adéquatement...

Malgré la présence de mes deux hommes de main, je souhaitais l'accrocher moi-même prendre le temps de simuler sa position dans la pièce et   juger du meilleur emplacement.

" J'ai regardé l'inventaire des boissons des mois derniers...Mon cher ami Santos à trouver quelque chose d'étrange dans vos rapports." disais-je nonchalant passant devant lui avec la grande toile allant d'un mur à un autre.

" Monsieur ?"

" Oui, une différence entre vos chiffres. C'est Santos lui-même qu'il a calculé à partir de donnés que j'ai moi-même compté...Awwwww, regardez-moi cette merveille !!!...Ici, je crois qu'elle sera magnifique, n'est-ce pas, mon cher ?"

" Euhhhh....certes, oui, Monsieur...Mais, j'ai pourtant calculer comme dans tous mes autres rapports, Monsieur...Je ne vois pas..."

" Et bien, justement, mon cher...Nous avons pris le temps Santos et moi de nous pencher sur vos anciens rapports....Et nous avons remarqué une constance...sur certains points en particulier...Voudriez-vous tenir cela, s'il-vous-plait...?" demandais-je à mon employé craintif lui tendant ma nouvelle acquisition.

Je lui mettais carrément le cadre dans ces mains pour, ensuite, me diriger à mon bureau. Il ne savait que faire ce cette chose qu'on appelait de l'art, pourtant, il ne bougeait pas regardant un de mes hommes qui n'avait aucunement bouger depuis le début de la conversation.

" ....Les chiffres ne balancent pas..."

Ce n'est qu'en me voyant, revenir avec un marteau, que les choses prenaient une autre tournure...

D'un geste brusque, sans me gêner, je fracassais le mur d'un coup de marteau, tout près de lui, tout près de son visage, me foutant bien du trou que je venais de créer. Tout ce que je désirais était de le secouer, de lui faire comprendre que j'avais découvert son petit jeu...

Une frousse...La panique sur son visage, tenant toujours mon cadre dans ces petites mains...

" ...Pourquoi ces chiffres ne balancent pas, mais que votre compte en banque ne cesse de monter...? Expliquez-moi...et vite..." disais-je en sortant le marteau du mur pour l'enfoncer une seconde fois de l'autre côté de son visage approchant le mien de plus en plus près.

La rapidité d'élocution...La panique dans sa voix. Je n'avais jamais vu un homme se coucher aussi vite. Se rendre comme un vulgaire débutant du crime. Ainsi, il avait des dettes d'argent...Des dettes de jeux qui avaient du mal à conclure...Alors, cela avait commencer par des petits montants pour en prendre de plus en plus falsifiant quelques chiffres de temps en temps croyant que j'allais gober.

C'était cela qui me rendait aussi tendu, aussi colérique. Pas le vol en soi, mais qu'on se croit capable de se jouer de moi...

Un silence...Un regard...Un mouvement d'acquiescement de ma part.

"...Très bien...." murmurais-je avant de reculer de quelques pas.

Pour m'élancer et détruire au genou, l'épaule, l'estomac et la tête...à coup de marteau.

Non, je ne l'avais pas tuer...Ce serait trop facile. Non, je voulais qu'il soit encore conscient pour qu'il sente la douleur, la honte et le déshonneur. Un manque flagrant de mon respect...préférant jouer les cambrioleurs que venir me voir et discuter...

Oui, j'aurais pu l'aider. Après tout, on est une famille...non ?

Je balançais le marteau au sol le fixant avec haine.

Et bien, il m'avait trahit...

" On-ne-me-vole-pas..." soufflais-je dans son oreille en lui serrant sa chevelure, penché sur son pauvre corps endoloris. Je le relâchais d'un geste de la main tout en me redressant le regardant souffrir sur mon parquet légèrement tâché de sang...

Pour ensuite observer mon mur troué:

" Oui...elle irait très bien là. S'il-vous-plaît, bouchez les trous, posez cette oeuvre et fouttez-moi cela à l'hôpital avant qu'il massacre mon tapis...Je ne crois pas qu'il arrivera à s'avouer voleur à qui que ce soit..."

Un geste du doigt, mes hommes exécutaient mes ordres, prenant mon ex-employé et le faire sortir en douce par la porte de service...tout cela camouflé par la musique forte, les rires et le bruit du cognement des verres dans la salle. On n'avait rien entendu...

En effet, malgré cette situation fâcheuse, mon business tournait toujours offrant à mes clients une autre de ces belle soirées comme il se fait nulle part ailleurs...

" J'ai besoin d'air..." disais-je doucement tapotant l'épaule d'un de mes hommes qui arrivait en renfort devant ma porte. Celui-ci me regardait passer avec une nouvelle chemise entrouverte et un blazer ne posant pas de question. J'en espérais pas non plus. Tout ce que je voulais, c'était un verre. Un verre que je voulais me faire moi-même.

Tranquillement, subtilement, je me faufilais dans la foule, je rencontrais des regards, des sourires, des gestes plutôt invitant, mais je tenais fermement à ce verre. Je glissais aisément derrière le comptoir du bar n'alertant personne. Non, mes barmans savaient qui j'étais et le droit que j'avais dans cet établissement. Et puis, je pouvais facilement passer pour un des leur, si ce n'était que de mon accoutrement. Plus classe, plus tendance et combien plus à l'aise avec les bouteilles...n'ayant besoin que de faire le mien...

Pourtant....

Avec beaucoup de sel, merci.

Avais-je bien entendu...? On venait de me réclamer un verre ? Me prendre pour un barman ?

Une voix féminine et aucunement attentive à qui elle s'adressait, trop déranger par l'ambiance ou peut-être ce téléphone qui était accroché à sa main...La nouvelle extension du corps que bien des gens, surtout les jeunes.

Je n'étais pas de cette génération, mais en regardant bien cette demoiselle, j'aimerais en découvrir d'avantage sur eux. Je mettais de côté ce que j'avais concocté afin de me concentrer sur cette nouvelle cliente. Elle ne me connaissait pas. Elle ne savait nullement qui j'étais et cela ne faisait que m'amuser d'avantage.

Très bien, alors, j'étais Alvaro, le barman...le temps qu'on me permettait de l'être...

Allongeant bien mes deux bras sur le rebord du bar, je me penchais la tête tout en regardant avec attention ce bout de plastique qu'elle me tendait me donnant la preuve de son rang, de sa richesse et de son alliance avec un certain Rocca...Cela dit, ce Rocca ne semblait pas être présent, en sa compagnie. De là l'attitude et la déprime sur son doux visage. Ce n'était que des hypothèses, mais, je vous l'avais dit plutôt; je n'étais pas de cette génération, mais j'avais l'expérience. Le flaire...

" ....Monsieur Rocca est en retard...?" murmurais-je tout bas en levant mes yeux vers elle, le sourire aux lèvres.

CRIMSON DAY



I'm a bad guy.
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