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- [En cours] - Nuit blanche à Naples. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Caterina Prati10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Caterina Prati
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Sujet: [En cours] - Nuit blanche à Naples. ( le Ven 4 Oct 2019 - 2:42 )
Nuit blanche à Naples.
POPPY ET CATERINA



La journée a été longue, mais elle a le mérite d'être terminé, du moins, du côté du café-littéraire dont je suis la gérante. Un sourire s'inscrivant sur mon visage alors que je verrouille la porte d'entrée, je sais que ma soirée va être plus ou moins longue, mais cela ne me dérange nullement. Ce soir, comme de nombreux soirs, je vais rester et parler avec ma patronne, rapport au café. Quand j'y pense, je suis heureuse d'avoir postulé ici, puisque j'ai un travail qui me plaît alors que je n'aurais jamais pu l'imaginer. Venant de l'orphelinat, je ne pensais pas lorsque j'en suis sortie que je m'épanouirai dans un travail, ce qui est le cas aujourd'hui. « Si vous aimez ce que vous faites, vous ne travaillerez jamais un jour dans votre vie. » Souriant de plus belle, songeant à cette phrase que j'ai lu sur Instagram, en commentaire d'une photo qu'à poster Roger Federer, inscrivant la phrase dans son poste, je réalise à quel point il a raison. « Flûte ! » Je souffle, cherchant mon iPhone sur moi, pensant l'avoir mis dans l'une de mes poches, afin de contacter ma patronne : Poppy Skyes. « Te voici. » Je souffle, l'ayant trouvé, alors qu'il se trouvait dans la poche arrière de mon jean. Le déverrouillant, je pense au modèle que ma patronne voudrait retrouver, tandis que je vais dans mes contacts afin de l'appeler. « Poppy, c'est Caterina. Je me demandais, pour ce soir, je dois toujours commander des pizzas ? » L'écoutant, je souris à nouveau. « Très bien. On passera commande lorsque vous arriverez au café. » Je dis, ajoutant quelques mots avant de raccrocher. « C'est partie Caterina. Un peu de nettoyage ne te fera pas de mal. » Allant derrière le comptoir, je pense à ma famille, Loris, Luna, Jack et Leia, à qui je devrais leur passer un coup de fil ou encore, leur envoyer des textos, afin de leur dire que je suis prise ce soir, ce qui expliquera mon silence, ne pouvant pas les appeler comme je le fais assez souvent en fin de journée, une fois chez moi. « Aller hop, SMS de groupe. » Je souffle, pour taper ces quelques mots.

Bonsoir la famille. Je vais travailler tard ce soir. Je vous envoie un message une fois chez moi.

Appuyant sur « envoyer », je mets à nouveau mon iPhone dans ma poche, pour m'occuper des tables, passant quelques coups d'éponge, avant de mettre un peu d'ordre au niveau des assises, lorsque j'entends qu'une personne arrive. « Poppy. » Je prononce, lorsque je suis retournée afin de la voir, de lui faire face. « Je m'occupais à ranger, mettre un peu d'ordre. » Je souffle, lui souriant. « Est-ce que l'on voit tout de suite pour les pizzas ? Il est déjà assez tard, je ne sais pas à quelle heure ferment les pizzerias. » Je termine, retournant au niveau du comptoir, rangeant ce que j'avais en main. Passant celles-ci sur mon jean, je rejoins Poppy, m'installant face à elle, à l'une des tables où elle a choisi de s'asseoir. « Ça a été votre… Heu, pardon. Ça a été ta journée ? » Je demande, m'emmêlant encore et toujours les pinceaux, passant de « tu » à « vous », parce que je reste assez renfermer, puis parce que j'ai toujours pensé qu'il fallait vouvoyer mes patrons dès que j'ai commencé à travailler. « Excuse-moi, ça reste encore un peu… » Je fixe mes chaussures. « Enfin, tu sais. » Je termine dans un souffle, mes joues se tintant de rose. « Pour parler du travail, d'aujourd'hui, il y a vraiment eu pas mal de clients. » Mon regard s'illumine puisque j'admets être fière que cela soit ainsi, puisque cela veut dire que je fais du bon travail. « Alors, est-ce qu'on commande tout de suite notre dîner ? » Je dis, offrant un doux sourire à ma patronne Poppy.




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Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
Poppy Skyes
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Sujet: Re: [En cours] - Nuit blanche à Naples. ( le Mer 9 Oct 2019 - 1:34 )
Qui dit 30 septembre dit fin de mois. Qui dit fin de mois dit nécessairement inventaire quand on est propriétaire d’une boutique comme la mienne. Disons qu’il y a beaucoup de choses que j’aime dans le fait d’avoir ma propre boutique au style éclectique : le contact avec les clients, l’odeur d’un bon café frais, les bouquins qui s’empilent, faire découvrir une lecture, voir ce que mon milieu amène comme inspiration aux clients qui le fréquentaient. N’ayant jamais vraiment été portées sur l’acquisition d’un gros nombres de billets de banque, je me contentais de peu et cette partie financière de mon café : s’assurer que personne n’ait rien volé, que les commandes étaient ajustées comme il le fallait et blablabla avait le don certain de me transformer en une ado en pleine puberté qui avait autant de motivation à bouger qu’un paresseux en pleine dépression que même un treuil n’arriverait pas à bouger.

Au moins, j’avais la chance immense de pouvoir compter sur mon extraordinaire gérante, mon bras droit dans cette belle grande aventure qu’était mon petit café devenu grand et relativement populaire. Parce que mon histoire de vie ne m’avait pas prédisposée à savoir utilisée de manière convaincante un ordinateur : j’avais ce petit côté préhistorique que j’assumais plutôt bien… Preuve quand certaine de mes données s’étaient retrouvée extraites de mon portable, j’avais été aussi à l’aise qu’un saumon hors de l’eau pour me faire émettre deux nouvelles cartes bleues (une pour ma compagnie et une pour moi).

Bref, en ce 30 septembre, je n’étais pas sur l’horaire normal : une rencontre avec mon éditeur pour revenir sur les nouvelles planches de ma série de roman pour enfant et une rencontre médicale m’avaient amplement occupée pendant la journée mais ça ne voulait pas dire que j’étais pour manquer la rencontre… SAUF QUE ma mère m’avait appelé. Elle avait une exposition qui commençait dans deux semaines mais ne pourrait pas être là pour le vernissage officiel et… je m’étais perdue dans ma tête si bien que quand mon téléphone portable sonna (je voulais avoir une ligne fixe seigneur) je dus farfouiller la moitié de mon appartement pour y répondre et réaliser que j’étais en retard (bien naturellement). Je me retiens de reprendre Cat’ lorsqu’elle me vouvoya. Après cinq ans à travailler pour moi, elle devait pourtant savoir que je détestais mais elle se repris. Même les nouveaux apprenaient à me tutoyer et à m’appeler davantage par des surnoms que par mon prénom complet. Mais bon, elle se ferait noyer par une volée de mot dès que je rentrerais dans la boutique.

Je ramassais mon unicycle et filais à travers les rues avec une aisance désarmante (pourquoi diable me serais-je encombré d’une deuxième roue?). Je passais le pas de la porte avec un grand sourire. Mais c’est qu’elle était en mode pie. Ça serait définitivement une excellente soirée.  « On peut voir mais je resterais à la classique margarita si ça te va… Sinon, surprend moi! » déclarais-je doucement doucement en me laissant tombe dans un des fauteuils. « Mais après cinq ans ici et en étant mon bras droit… tu ne devrais plus faire cette erreur. Je ne suis pas un dictateur à ce que je sache. » dis-je doucement. « Sinon, ma journée était impec’. Mon éditeur avait dans une valise quelques copies d’invendus supplémentaire qui vont pouvoir venir se greffer à notre collection et ma mère veut que j’assure un vernissage pour elle. Je suis heureuse de voir que nous avons été occupé. Et la tienne? » demandais-je avec un sourire lumineux. Une petite pause bien méritée avant de se mettre à la tâche. Machinalement, je remontais mes boucles blondes en une queue de cheval pour y passer l’élastique. « Pizza à commander, puis inventaire en attendant, ça me semble un bon plan non? » dis-je



 
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Sujet: Re: [En cours] - Nuit blanche à Naples. ( le Lun 28 Oct 2019 - 0:59 )
Un mince sourire étant inscrit sur mon visage, je m'occupe de mettre davantage d'ordre au café-littéraire, notamment en regonflant quelques cousins de chaise, tapant dessus. Portant l'une de mes paires de chaussures à haut talons, je ne peine pas à marcher, malgré la longue journée de travail que j'ai eu aujourd'hui. Il faut dire que pour le commun des mortels et les personnes n'ayant pas besoin de centimètres supplémentaires, mes chaussures à talons sont terrifiantes alors qu'elles sont comme d'agréables chaussons dans lesquels j'aime me glisser. Mon sourire s'étirant sur mon visage à cette pensée, je fais face à Poppy lorsque je l'entends passer la porte, ayant mes cinq sens très développés, grâce à mon H.P.I. L'interrogeant immédiatement rapport aux pizzas puisque nous avons convenu de dîner ensemble ce soir tout en travaillant, puisque nous devons nous charger de l'inventaire, j'acquiesce dans un mouvement de tête à ses mots. « Une margarita classique, c'est noté. » Je réponds, pour reprendre : « Je vais prendre une Indienne. C'est à base de crème fraîche et de filets de poulet, avec des morceaux de pommes de terre et je ne sais plus trop quoi d'autres… Des oignons, il me semble. » Je prononce, lorsque je souris à nouveau, l'entendant se laisser tomber sur l'un des fauteuils qui composent le café, ce qui fait de celui-ci un repaire « cocon », puisqu'une fois installés, les clients peinent à se lever afin de reprendre le cours de leur journée. Y songeant, mes joues se tintent de rose lorsque Poppy reprend. « Je sais. Je suis désolée, vraiment. » Je me confonds en excuses, comme chaque fois que je la vouvoie. Il est vrai que j'apprécie énormément ma patronne, ce qui est réciproque, seulement, je suis de la vieille école, puis je suis assez renfermée et secrète, bien qu'on se considère amies depuis le temps que nous travaillons ensemble. Il faut dire que je lui serais toujours reconnaissante, puisqu'elle m'a employé dès que j'ai postulé pour travailler ici et après le temps et les années, j'ai pu – grâce à elle et mon travail assidu – monter les échelons, pour être au jour d'aujourd'hui la gérante de ce lieu où j'adore travailler. « Je sais bien que tu n'es pas un dictateur, ne t'en fais pas pour ça. » Je réponds, mes joues devenant encore plus roses. La questionnant sur sa journée, je prends place face à elle pour enfin souffler. L'écoutant attentivement, je souris alors qu'elle me parle de nouveaux romans qui vont trouver refuge ici, ce qui me ravit bien évidemment, puisque je vais les dévorer, comme chaque nouveau roman qui s'ajoute à la collection présent à notre café. « J'ai hâte de les lire. » Je dis, pour l'interroger, encore. « Un vernissage de ta mère ? » Mes sourcils se froncent. « Vous êtes tous des artistes dans ta famille. » Je conclus, souriant davantage. « Éh bien, si on oublie le fait que tout c'est très bien passé ici, qu'on a eu pas mal de clients réguliers mais également de nouveaux, je te dirais que ma journée a légèrement mal commencé à cause d'un gamin qui a passé le temps de mon trajet en bus pour venir ici en frappant dans mon siège. » Je croise les bras alors que je me remémore ce moment. Il faut dire que je semble être une jeune femme posée et calme, alors que je suis une véritable tornade, en réalité. « J'ai cru devenir folle. » J'ajoute dans un souffle, pour redresser mon visage et croiser le regard de Poppy. « J'ai dû faire preuve d'un calme sans faille. Je déteste être embêté de cette manière quand je commence une nouvelle journée. » Je conclus dans un mince sourire, pour frotter mes bras, étant soudainement saisie par un frisson. « Pour moi, c'est OK. Je les commande tout de suite et on commence l'inventaire tout de suite, c'est un bon plan. » Je dis, me saisissant déjà de mon téléphone afin de passer commande. « Bonsoir. Je voudrais commander deux pizzas s'il vous plaît. Une margarita et une Indienne. » Je prononce, continuant de passer commande, quand je réalise que je meurs de faim, n'ayant rien avalé de plus qu'une salade au déjeuner.


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Sujet: Re: [En cours] - Nuit blanche à Naples. ( le Dim 17 Nov 2019 - 1:22 )
Petite, si quelqu’un m’avait dit qu’un jour j’allais tenir les rennes d’un café, je lui aurais probablement ri au visage en le regardant comme s’il venait d’une très étrange planète lointaine. Les responsabilités qui venait avec un métier comme celui de propriétaire d’un établissement était quand même énorme. Ce n’était pas un rêve d’enfant. Ça s’était davantage imposé lentement mais surement. N’eut été de la panne de ma très fidèle Westfalia, je n’aurais jamais pensé partir une telle entreprise. Je n’avais pas réussi seule : des gens avaient ressenti cet attachement pour ma bagnole, mon amour de la littérature et d’un café fort… Peut-être bien que mon mécène avait eu pitié du tas de douleur que j’étais roulée en boule dans un coin de ma voiture… Quoi qu’il en soit, j’avais engagé un employé et puis un autre… Je gérais actuellement un petit établissement malgré mon absence plutôt criante de diplôme. C’était peut-être en raison de ce manquement à mon éducation que j’avais de la difficulté à me voir comme la plus grande : j’avais préféré apprendre par moi-même. Les bancs de l’école ? Très peu pour moi, grand bien vous fasse ! Mais j’avais la chance d’avoir des gens qui m’entouraient qui pouvaient m’aider à couvrir ce sentiment de l’imposteur et Cat’ était du nombre.

Je souris doucement à demi-convaincue lorsqu’elle m’annonça son choix de pizza. « Excellent choix… même si je vais rester sur ma position mozza’, tomate. » dis-je après un petit instant d’hésitation. Ce n’était pas nécessairement que j’étais difficile. J’étais plutôt du genre poubelle alimentaire mais je me sentais simplement d’humeur un peu plus classique.

À demi-moqueuse, je reçus son excuse sur le vouvoiement avec un air de maîtresse d’école courroucée en grognant presque : « Il ne faut juste plus que je t’y reprenne. » avant d’éclater d’un bel éclat de rire en me calant un peu plus dans mon fauteuil. Sérieusement… j’avais plus envie de déconner que de travailler ce soir. Parce que la journée avait déjà été longue et que je savais que les journées d’inventaire n’étaient jamais les plus courtes.

Je rigolais lorsqu’elle s’étonna que ma mère était une artiste : par parce que c’était drôle mais davantage parce que je m’étonnais de ne pas lui en avoir parler avant. Il faut dire que ma relation avec ma mère a toujours été quelque peu… particulière. J’avais quitté la maison à 16 ans pour m’enfuir avec un cirque et ma mère en avait profiter pour quitter le pays et les particularités de ma personnalité pouvaient en grande majorité être attribuée à ses méthodes éducatives. Il n’y avait jamais eu d’autorité parentale dans ma maison. « Je crois que c’est potentiellement une condition génétique. Elle est peintre de cœur. Ce qui explique peut-être que ma tête soir en mesure de sortir ce lieu. Mais bon, on est proche même si géographiquement… disons que ce n’est pas le cas. » dis-je en haussant vaguement les épaules. Je savais qu’elle avait grandi dans un orphelinat, et je n’avais pas l’intention de m’épandre sans fin sur mes parents… enfin, mon parent parce que mon père était sans nulle doute une comète.

Je savais qu’il existait des tas de familles et la mienne était davantage relié à ce milieu de travail. La solitude en un certain sens m’allait. Je savais que je n’aurais jamais d’enfants, mais en un certain sens, Cat me conforta dans son désir en me racontant mon anecdore. « Oh ! C’est nul ça. Tant qu’à faire des enfants autant les élever pour qu’ils ne soient pas des petits montres qui n’aient aucun respect. Le point le plus stressant de ma journée personnellement c’est quand j’ai pris une grosse bouchée de glace pendant mon repas avec mon éditrice… Je te jure… Je ne comprenais plus rien pendant un moment. »

Pendant qu’elle commanda les pizzas, je me levais et m’avancais vers le bureau à la porte ouverte pour y récupérer les papiers. Ronchon comme un enfant qui n’avait pas fait sa sieste, j’avançais doucement : « Puisqu’il faut vraiment… vraiment faire cette paperasse à titre d’esclave d’un système économique capitaliste qui pue des pieds. » et je ramassais les feuilles d’inventaires et les pad cartonnés et les stylos. Je me retournais vers Cat’ : « Ça ne te dérangera pas d’être encore celle qui a la charge du système informatique, pour rentrer l’inventaire ? » Après tout, elle m’avait déjà vu taper sur un ordinateur : cette épreuve pénible et exaspérante qui en revenait à moi, armée de deux doigts qui LABORIEUSEMENT tapait en cherchant chaque lettre comme si je redécouvrais le clavier. Douée oui… MAIS CLARIEMENT PAS UN GÉNIE DE L’INFORMATIQUE.



 
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Sujet: Re: [En cours] - Nuit blanche à Naples. ( le Lun 25 Nov 2019 - 16:18 )
NUIT BANCHE À NAPLES.
@POPPY SKYES ET CATERINA
Je me sens heureuse dans ce travail que je fais. Je m'épanouis, comme une fleur et cela me plaît réellement. Bien sûr, si on m'avait assuré lorsque je suis arrivée à l'orphelinat que je parviendrais à m'accomplir dans un travail que j'aime qui plus est, je ne l'aurais pas cru et heureusement pour moi, c'est le cas. Un doux sourire fendant mon visage en y songeant, me sentant heureuse ici, constamment dans ce café-littéraire que je gère, je pense que cela est en partie grâce à ma patronne Poppy Skyes, puisqu'elle m'a prise sous son aile pour m'aider à monter les échelons afin que je tienne cette place. Il faut dire que j'ai commencé tout en bas ici, n'étant qu'une simple serveuse, pour en arriver là. Mon sourire s'épanouissant plus encore, je lève mon regard pour trouver celui de Poppy. Lui faisant part de mon choix de pizza, elle confirme qu'elle désire toujours rester sur la sienne, préférant une classique pour ce soir. « Très bien, aucun problème. » Je lui souffle, souriant encore, pour m'empourprer alors qu'elle me reprend lorsque je la vouvoie. C'est sans doute sot de ma part, mais je suis assez vieux jeu dans ce genre de choses, dans ce système de politesse très stricte avec lequel j'ai grandi. C'est pour cette raison que je m'excuse auprès de Poppy. Me sentant gêner, je me surprends à rire par sa façon de me répondre, puisqu'elle se fait drôle, afin que je ne me sente pas aussi mal à l'aise, comme je l'étais avant qu'elle ne prenne l'air d'une maîtresse qui gronde un de ses élèves à l'école. « Pardon maîtresse. Tu ne m'y reprendras plus. » Je réponds, pour rire plus franchement.

M'étant installée face à ma patronne Poppy, je l'écoute me parler de sa mère qui elle aussi est une artiste. Il faut dire que c'est assez courant qu'une personne ait un parent qui l'est également, cela se vérifie dans de nombreux cas. « Je pense comme toi. Ça doit être génétique. » Mon sourire se fane à cette pensée, puisque ma mère était affreuse. Je ne veux pas hériter d'elle, de son caractère et pourtant, plus le temps passe, plus je pense ne pas pouvoir y couper. Il faut dire qu'elle a abattu mon père, sous mes yeux. Elle le frappait, elle était odieuse, le rabaissant en permanence et s'il était resté, c'était uniquement pour moi. Mon père ne voulait pas me laisser seule avec ma mère tout bonnement parce que s'il déménageait, il y avait un risque que ce soit moi qui prenne les coups. C'était une femme mauvaise, jalouse, toujours en rogne et mon père a préféré prendre tous les risques possible afin que je ne prenne aucune gifle ou autres coups par celle-ci. Mon regard s'embrumant de larmes par ses souvenirs, je préfère les écarter de mon esprit, bien que je sache que je n'y parviens pas, puisque chaque nuit, je me réveille en faisant toujours ce même cauchemar : celui où ma mère frappe mon père jusqu'à ce qu'il perde la vie, pour se tuer elle-même avec une balle dans la tête. Frissonnant en songeant à cela, je frotte mes bras avec mes mains, pour m'éclaircir la voix et reprendre, au sujet de Poppy et de sa mère. « OH ! Où vit-elle, ta mère ? Un vernissage, c'est quand même important. À moins qu'elle n'aime pas être le centre de l'attention. » Je prononce, me jetant à corps perdu dans ce sujet, pour oublier à quoi je pensais jusqu'alors.

Me demandant comment s'est passée ma journée, je réponds à Poppy que tout c'est réellement bien passé ici, mais que mon début de journée a été « pénible » si je puis dire. Il faut dire que sentir les coups de pieds d'un gosse contre son siège n'est pas des plus agréables. « Comme tu dis. Beaucoup de petits monstres, comme tu dis et à juste titre, ne sont pas forcément bien éduqués. J'étais agacée et je me suis retournée pour croiser le regard de la femme assise à ses côtés. Je pensais qu'il s'agissait de sa mère, alors que c'était sa nounou. Mon regard en disait long et sans que je ne prononce le moindre mot, elle m'a dit qu'il fallait qu'il s'épanouisse, qu'il soit libre, ce que j'ai trouvé idiot. » Pour ne pas dire « con ». Fermant les yeux durant quelques secondes en y songeant, je les rouvre pour reprendre : « J'ai dit au gamin d'arrêter, que c'était incorrect et devine quoi. Il m'a tiré la langue pour me dire qu'il allait frapper plus fort. Ce qu'il a fait. » Je suis exaspérée en repensant à cela, je dois le reconnaître. « Tout cela ne me donne vraiment pas envie d'avoir un enfant un jour. Je veux dire, si c'est pour qu'il soit pénible, incorrect et qu'il n'écoute rien, à quoi ça sert, dis-moi ? S'il n'y avait sur Terre que des femmes comme moi, l'humanité serait déjà éteinte ! » Décompressant en parlant ainsi, me livrant à mon amie et patronne, je fronce les sourcils lorsqu'elle me dit avoir pris une bouchée de glace pendant un repas avec son éditrice. « Attends. Tu ne l'écoutais plus parce que tu en as mis beaucoup trop en bouche et que c'était gelée ? » Je l'interroge, puisque cela m'est déjà arrivé. D'ailleurs, je pense que cela est déjà arrivé à beaucoup de personnes, sans songer aux gosses. « C'est affreux lorsque ça monte à la tête ! » Je m'exclame dans un sourire, puisque c'est tout de même assez drôle quand on est petit de ressentir cela, cette montée incroyable qui glace jusqu'à notre front. « Elle était à quel parfum ta glace ? » Je l'interroge, la Caterina gourmande en moi, se trouvant de sortie.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Je ne sais pas qui a prononcé pour la toute première fois cette phrase, mais je ne peux qu'être d'accord. M'étant emparée de mon iPhone, j'appelle la pizzeria afin de commander nos pizzas, avant qu'elle ne ferme. La raison ? Nous allons passer un long moment ici, pour faire l'inventaire et il va nous falloir des forces, d'autant que nous n'avons pas dîné. Y songeant alors que je commande, j'ajoute que je les veux en grand format, pour que l'on puisse en manger plus tard dans la nuit. Donnant l'adresse du café, je raccroche tandis que je me tourne afin de voir Poppy se faufiler dans le bureau. Un rire s'échappe d'entre mes lèvres lorsqu'elle prononce que « ça pue des pieds », lorsqu'elle m'interpelle, me demandant de me charger de la partie informatique. Me redressant, je la rejoins. « Ne t'en fais pas, je m'en charge. Je prends mon ordinateur portable. » Je réponds, pour m'agenouiller et ainsi sortir mon MacBook Air, afin de travailler dessus. L'amenant jusqu'à la table où nous nous étions installées, me voici à présent en mode « working girl ». Ne souriant plus, me trouvant concentrer, je l'allume, attendant ma patronne afin qu'on puisse commencer. « Au fait, les pizzas arriveront dans une demi-heure. » Je dis, préférant que Poppy le sache, puisqu'une fois que j'ai mon nez dans le travail, il m'est impossible de me déconcentrer et de penser à autre chose, elle le sait depuis le temps.


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Sujet: Re: [En cours] - Nuit blanche à Naples. ( le Ven 6 Déc 2019 - 5:35 )
Je ne suis pas de celle qui croient que les dés sont jetés dès que l’ADN d’un morveux se met en place : honnêtement, ce n’est pas parce que même si je le pouvais, je ferais probablement le choix de ne pas avoir d’enfant (une décision personnelle qui n’appartenait qu’à moi). De nombreux éléments jouaient dans la manière dont un enfant grandissait. Oui, la génétique jouait un rôle. L’éducation, quelle que soit la forme qu’elle prenait, influençait également le destin annoncé du petit. Parce que j’étais la preuve que tous les parents n’étaient pas tous fait de la même manière.

Ma mère ne s’était jamais montré ma patronne, n’avait jamais tenté de m’empêcher de mettre la charrue avant les bœufs. Elle m’avait laissé me tromper, m’écorcher les genoux, m’amuser et suivre mon cœur. Elle m’avait appris que le temps était un précieux cadeau. Il y avait des parents satellites qui auraient sans doute paniquer en voyant le niveau peu orthodoxe de mon éducation. J’avais dessiné sur les murs de ma chambre sans punition, appris à m’affirmer et à argumenter pour défendre mes points. J’avais eu une phase à m’alimenter uniquement de pain grillé. Mais ça allait avec les valeurs un peu folle que ma mère, une jeune artiste montante d’à peine vingt-trois ans mon ainée avait. Nous n’étions pas riches. Pas de homard au menu. Des pâtes plus souvent que nécessaire parce que ma mère préférait parfois avoir un nouveau couteau à peinture plutôt que de mettre des trucs élaborés sur la table.

Je pensais avoir bien viré malgré le côté peu conventionnel du bordel qui régnait dans notre appartement aux allures de hutte ou de tente d’hippies. Ce qui me ramenait à ou elle était rendue. « Elle a vécu en Chine et en Afrique, même en partageant sa résidence avec une femme qui avait un singe ou un orang-outang… Actuellement, elle est en Inde. Enfin, je crois… Je devrais revoir la dernière lettre. Elle trouve beaucoup d’inspirations pour ses œuvres là-bas mais parfois c’est difficile pour se déplacer. Et ça ne me dérange pas réellement d’être sa représentante dans ce genre de situation mondaine. J’ai probablement eu un ou deux changements de couche à même le sol d’un musée. » Mon rire était léger encore une fois. Les lettres me convenaient comme moyens d’échange. Ce petit côté vintage qui venait avec un échange de papier qui prenait du temps. Mais ma mère avait aussi ce petit côté : elle avait vécu dans des endroits reculés et j’avais eu ma vie de nomade dont j’avais parlé à Cat. Je devais à ma mère ce goût de la liberté.

Je ne m’étais pas demandé comme je serais si un jour je devenais mère. Considérant ma condition, c’était dans mon cas une question absurde. Mais je ne pouvais m’empêcher en écoutant le récit du trajet infernal de ma collègue de rouler les yeux devant l’absurdité de la situation d’une nounou qui n’avait pas agit face à un enfant qui s’amusait sciemment à tordre les règles de la vie en société. Je n’avais pas eu une éducation traditionnelle et je ne serais probablement pas le genre à en donner une à mes enfants si jamais un jour je changeais d’idée (ce dont je doutais mais bon, de un étant une femme seule… qui semblait presque aussi douée pour entretenir une relation que pour entretenir une plante verte (ma seule plante maintenu en vie avait été un cactus), je ne ferais pas le même genre de connerie que celle qui avait mis au monde ce rejeton satanique. « Je pense que je peux très bien comprendre. Si tu n’es pas pour l’élever et le confier à une nounou qui va absolument rien en avoir à battre, ça sert à quoi ? » Non mais la femme était payée quand même pour s’en occuper. Sans vouloir sembler capitaliste, si tu es payé pour un truc tu le fais.

Lorsqu’elle dit qu’elle dit que ça lui enlevait l’idée de faire des enfants, je pouffais de rire. « Honnêtement, si on les élève, je pense que l’on peut faire quelque chose de potable avec. Il ne faut pas se laisser décourager par celles qui choisissent de faire un gosse et de ne pas leur donner des valeurs sur lesquels ils peuvent s’appuyer… Mais disons que si les deux modèles disponibles c’est toi et moi… les probabilités d’extinction de l’humanité sont assez fortes. » Comme elle avait déjà eu à me remplacer en raison des douleurs paralysantes que je ressentais lorsque les Anglais débarquaient, j’avais parlé de ma stérilité de manière normale. Effet secondaire d’avoir un utérus qui semblait ne pas comprendre que ce n’était pas une bonne idée de laisser mon endomètre s’implanter là ou il le voulait.

Me faisant une note mentale de lui en parler plus tard, je rebondis sus le sujet de la glace. « Citron vert basilic… Au moins c’était quand mon éditrice me mettait la pression sur mes dernières planches. Donc ce n’était pas très important que j’écoute. » rigolais-je doucement en roulant les épaules d’un geste presque désinvolte.

Je la laissais commander et puis je me mis lentement à la tâche de sortir les versions papier de l’inventaire. Lorsqu’elle me confirma que c’était commandé et qu’elle s’occuperait de l’ordinateur, je rigolais doucement : « T’es beaucoup trop adorable ou c’est parce que la dernière fois je t’ai presque fait pleurer en tapant avec mes deux index sur le clavier. » ce n’était pas de ma faute ! Je n’avais pas grandi dans un milieu et disons que l’école n’avait jamais réellement été ma tasse de thé même si j’avais honnêtement lu Marx et d’autres auteurs dit entre soporifique et difficile… Nous travaillâmes pendant un petit moment en silence jusqu’à ce que les pizzas arrivent : Je sautillais vers la porte avec un petit sourire. « C’est la compagnie qui prend le souper en charge.» Normal selon moi comme je la faisais travailler plus tard que nécessaire parce que je savais très bien que c’était le genre d’activité qui était plus amusante à faire à deux puisque ça allait deux fois plus vite. Après avoir payé, je me laissais retomber face à elle. « Il va falloir que l’on voit pour que tu me remplaces pendant une petite semaine probablement au courant de 2020. », dis-je en lui tendant sa pizza.



 
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