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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Adam JacobsenToujours frais après un litre de café
Adam Jacobsen
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Sujet: [ADEBBA] We stick together and can see it through ( le Ven 4 Oct 2019 - 20:10 )

We stick together and can see it through @Ebba Jacobsen.


L’astre solaire commençait doucement sa descente sur Naples, les rues s’animant et les bars accueillant les habitués sur les terrasses. Le quartier était vivant, Adam avait besoin d’entendre les bruits de tous les jours pour ne pas trop paniquer. Le silence l’inquiétait, le silence lui permettait de ressasser des pensées rarement positives. Atlas prenant la majorité de la place sur le canapé déplié en lit, Adam dormait à poing fermé, un bras par-dessus l’animal qui semblait pouvoir calmer ses cauchemars récurrents. Il était tombé dans les bras de Morphée 2heures plus tôt, après sa journée de travail. Même si le refuge était différent des missions humanitaires, Adam y trouvait son compte. Il passait quelques heures en compagnie des animaux – êtres qui ne posent pas de questions et ne lancent pas de regards désolés – et avait parfois le bonheur de les voir partir avec de bonnes familles. Il avait l’impression d’être utile à sa façon, bien que la satisfaction ne soit pas égale à celle qu’il ressentait durant ses voyages. En somme : il faisait au mieux avec les éléments qu’on lui avait donné depuis sa séparation douloureuse.

Mais son sommeil se brisa de façon trop brutale. Adam se réveilla en sursaut, protégeant sa tête de ses mains en entendant les bruits de balles. Il se leva et dans un reflex qu’il pensait avoir perdu, se cacha derrière un mur. Son cœur battant à la chamade, les yeux fermés et les poings crispés, il mit quelques minutes à réaliser qu’il ne s’agissait que du son de la télévision. Il s’était endormit sans éteindre l’écran et un film avait commencé. Atlas se posa à ses pieds et Adam passa ses bras autour de l’animal avant de laisser les larmes couler. Les images du Congo glissaient devant ses yeux comme un rêve éveillé : les enfants enlevés des bras de leurs mères, les coups, les cris. Tremblant de tout son être, il resta ainsi durant un temps qu’il ne saurait définir. Le soleil était maintenant couché mais lui, il n’avait pas bougé d’un centimètre. Le cœur battant, il attrapa son téléphone qui était dans la poche de son pantalon et envoya un message à Ebba. Il s’en voulait déjà. Il s’était promis de ne jamais montrer cette facette à ses cadets. Mais ce soir il avait besoin d’une présence, il avait besoin de quelqu’un de confiance pour se remettre de ses émotions. Ebba semblait la meilleure personne.

Ses esprits plus ou moins revenus dans la pièce, Adam se leva pour éteindre la télévision. Il ferma les volets et les fenêtres. Lui qui aimait normalement le bruit avait l’impression que tout était décuplé. Alors il se replaça contre le mur de la cuisine, Atlas calé contre lui. Ce soir, il n’avait pas la force de prétendre. Il n’avait pas envie de sourire pour rassurer sa fratrie. Il entendit la porte de l’entrée s’ouvrir, sachant pertinemment que seul les membres de sa famille avaient les clefs de chez lui. Les lumières étaient éteintes, à part la lampe de chevet sur la petite table du salon. « Ebba ? » Sa voix était encore tremblante, remplie de stress. « Ebba c’est toi ? »

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Ebba JacobsenToujours frais après un litre de café
Ebba Jacobsen
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Sujet: Re: [ADEBBA] We stick together and can see it through ( le Lun 7 Oct 2019 - 19:21 )

La vie est faite de choix : Oui ou non. Continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d’autres : aimer ou haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir. Je vais le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore… La vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement.

Adam & Ebba
J'embrasse tendrement mon fils et ma fille avant qu'ils ne prennent le chemin de leurs chambres. Je regarde mon portable mais pas de message, à croire que la course prévue ce soir a été annulée. Je vais donc devoir me passer du beau regard océan de Jack et de ma dose d'adrénaline. Ma drogue quand la journée a été compliqué. Mais j'y survivrais, comme survivra le prisonnier donc je m'occupe et qui a tenté de se suicider. Bouffé par les démons de son passé. Parfois je me remets en question. Ai-je trouvé les bons mots pour qu'il ne coule pas ? Surement pas vu qu'il a essayé de mettre fin à sa vie. Je soupire, me prépare un café. J'allume la télé, c'est un film de guerre des cris et des coups de fusils résonnent comme si j'étais dans l'action. Cela me fait frissonner et je ne peux m'empêcher de penser à Adam. A ce qu'il a du vivre. Aux souvenirs qui restent accrochés à son esprit et qui doivent souvent le meurtrir. Mais il est fort Adam, il nous a toujours montré l'exemple, même quand tout allait mal. Même quand tout va mal encore aujourd'hui. Je repense à des souvenirs d'enfance. La chance que j'ai eu de l'avoir en tant que frère ainé. Chance que j'ai encore aujourd'hui. Il nous a toujours préservé, même avec maman quand papa est mort. Je voudrais pouvoir l'aider plus. Mais tout reste compliqué quand on est de la même famille. C'est là que mon téléphone vibre, alors que mon doigt appuie sur la télécommande. Alors que ma main tient ma tasse fumante. Je pose la télécommande pour me saisir de mon téléphone. Persuadé que c'est un SMS pour une course.

Ma tasse s'échappe de ma main sans que je me rende compte. Tout ce que je vois se sont les mots de mon frère. Ce SMS qui sonne comme un appel au secours et qui me glace le sang. J'entends le bruit de la tasse que quelques secondes après l'impact. C'est plus la chaleur du café qui éclabousse mes pieds qui fait réagir mon cerveau. « Putain. Merde. » J'espère que le bruit n'a pas réveillé les enfants. Je réponds vite, puis ramasse les bouts de porcelaine, me taillant au passage. « Non fais chier. » J'attrape mes clés de voiture, mon sac, un blouson que j'enfile sur mon pyjama mauve avec des nounours qui mangent du miel.  Oui pas super sexy je sais mais c'est un cadeau de mes gamins. J'enfile mes baskets et je saute dans mon bolide. Priant pour que tous les feux soient verts ou que les flics soient ailleurs. Je fonce. Essayant de ne pas m'embrouiller l'esprit de visions sombres. « Adam va bien. » Je me rassure. « Non il ne va pas bien. » Je le rassure. Me concentrant sur cette route qui semble ne pas finir. Je soupire quand mon frère me répond qu'il ne bouge pas et qu'il m'attend dans sa cuisine. J'ai ma dose d'adrénaline et de vitesse sur le coup. Même si prodiguer de cette façon je m'en serais bien passée. J'arrive enfin devant chez Adam, mes pneus crissent sous mon coup de frein. Je sors rapidement et sors les clés. Heureusement que dans la famille chacun à les clés de l'autre au cas ou. On est jamais trop prudent chez les Jacobsen Lazzari. J'entre, toutes les lumières sont éteintes. Adam cherche à me cacher une vision désagréable. Je pense à tout notamment au pire. Et puis j'attends sa voix. « Adam ?? Oui c'est moi ? » Je me sers de mon téléphone le temps de trouver l'interrupteur qui semble avoir changer de place sur le mur. Alors que c'est juste moi qui est la tête ailleurs. Je me dirige vers la cuisine alors que mon cœur résonne avec force jusque dans mes oreilles. Frappant mes tempes et mes entrailles comme le marteau de Thor.

J'entre tremblante, le souffle court, hésitant même à allumer. « Je suis là. » Je m'avance à la lumière de mon portable. Je ne veux pas l'aveugler, j'ignore depuis quand Adam est dans l'obscurité. « Je suis là. » Je répète calmement. Et je me baisse pour me retrouver à sa hauteur. « Tu as quoi ? Tu es blessé ? » Je ne vois pas de sang, juste un homme apeuré collé contre le mur. Je viens l'entourer de mes bras encore maladroite car je n'ai aucune idée de la réelle situation. Ni de ce qui a pu la provoquer. Je le serre contre moi, une main autour de sa taille, l'autre dans ses cheveux que je caresse avec douceur. Mes lèvres viennent même se poser sur sa chevelure. « Tu ne risques rien Adam. Calme toi. Tu es en sécurité. » Je le sens trembler. Je le sens si fragile. Cela me serre le cœur et je me retiens de pleurer. Mon grand frère si fort, si protecteur. Mon héros, celui même qui séchait mes larmes quand un chagrin venait s'échouer dans mes yeux. Il est là entre mes bras aussi fragile qu'un nouveau né. Et je me sens si impuissante face à son désarroi avant même d'en saisir l'ampleur.


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“ La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour.”
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Elfe de NapoliPrêt pour un petit tour ?
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Sujet: Re: [ADEBBA] We stick together and can see it through ( le Sam 26 Oct 2019 - 20:07 )
Esprit d'AutomneJe suis passé par ici
Bonjour ! Je suis l'Esprit d'Automne. J'interviens dans les RPs afin de mettre du désordre dans ces derniers. Si tu lis ceci, c'est que tu es dans ma ligne de mire. Tu pourras en savoir plus dans ce topic afin d'en apprendre d'avantage sur le dispositif.
Situation / ActionLe serpent du voisin s'est échappé de sa cage et vient de passer entre vos jambes pour se loger derrière le canapé du salon.
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Adam JacobsenToujours frais après un litre de café
Adam Jacobsen
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Sujet: Re: [ADEBBA] We stick together and can see it through ( le Mar 5 Nov 2019 - 20:42 )

We stick together and can see it through @Ebba Jacobsen.


Un rien pouvait replonger Adam dans l’horreur de la guerre. Il n’avait pas été préparé pour ce genre d’événements, n’écoutant que d’une oreille les avertissements pourtant nombreux des soldats qu’il avait croisés. Lui travaillait dans l’humanitaire, il apprenait aux enfants les joies de la lecture. La politique lui semblait si loin à l’époque, comme si sa bulle ne pouvait jamais éclater. Peut-être avait-il été naïf de croire qu’il échapperait à ce genre de drame, peut-être aurait-il dû écouter son ex-femme et revenir dès que les rumeurs d’une guerre civile se préparait. Mais Adam était un passionné, le genre d’homme qui se lance corps et homme dans un projet jusqu’à s’y perdre. Et voilà, à force de pousser le destin, il avait perdu face à la nature humaine. L’horreur en face des yeux, il avait été incapable de bouger en entendant le hurlement des enfants. Ces hurlements qui l’on suivit jusque dans ses rêves durant plus de 6 mois. Il y avait de quoi perdre la tête, et parfois, il se demandait s’il ne l’était pas simplement tombé dans la folie.

Le dos collé contre le mur de la cuisine et les idées embrouillées, Le brun ne trouva rien de mieux à faire que d’appeler au secours. Il devait arrêter de se voiler la face. Même s’il ne voulait pas montrer cette facette à ses cadets, Adam avait besoin d’aide. Il avait besoin de trouver une épaule sur laquelle se reposer quand tout semblait trop difficile à supporter. Le message envoyé, il fut incapable de dire si Ebba arriva en 5 minutes ou 3 heures. Elle avait des obligations, des enfants à s’occuper. Il attendrait le temps qu’il faudrait, ne bougeant pas d’un centimètre.

Et en entendant le ton inquiet de sa sœur, Adam tenta de reprendre contenance. Il y mettait tout son cœur mais son cerveau refusait de coopérer. Ebba se baissant à sa hauteur, l’ainé croisa le regard azur de sa cadette. Il souffla longuement avant d’avaler sa salive. Elle est là, il est en sécurité. Cette phrase tourna plusieurs fois dans sa tête avant qu’il puisse l’assimiler, l’accepter. Un léger hochement négatif pour affirmer qu’il n’est pas blessé physiquement. Et à peine les bras d’Ebba autour de son corps qu’Adam pose le front sur l’épaule de la jeune femme. « Je suis tellement fatigué Ebba… » Depuis son retour, il n’a jamais vraiment abordé le sujet du Congo. Bien sûr ils savent dans les grandes lignes ce qu’il s’est passé. Ils ont vu les informations, peut-être même qu’ils ont fait des recherches. Mais jamais Adam n’a parlé de son ressentit à sa famille. « Je suis fatigué de sursauter à la moindre porte qui claque. Je suis fatigué d’avoir les mêmes images qui tournent en boucle dès que je ferme les yeux » Il se concentra sur les doigts de sa sœur dans ses cheveux, geste rassurant qui l’entraîna à se confier.« Et a chaque fois que je pense remonter la pente…Je replonge aussi sec » Un peu comme ce soir. La journée avait été bonne et un simple film le mettait dans un état impossible. « Physiquement je suis rentré en Italie mais… Il y a toujours une partie de mon cerveau qui est resté là-bas. » Avec les cris, les balles et les regrets « Et j’ai peur que cette partie là ne revienne jamais vraiment. Et que moi je…je reste comme ça. Toute ma vie »

Avalant sa salive, Adam baissa les yeux pour faire le point. Devait-il vraiment tout lâcher ainsi ? Le cours de sa pensée fut interrompu par une forme sillonnant entre ses pieds. L’obscurité environnante n’aidant pas, il continua à fixer la silhouette jusqu’à tourner légèrement la tête : suivant son ascension vers le canapé du salon. La voix un peu vide, n’étant pas sûr qu’Ebba voit ce qu’il avait remarqué il ajouta « Parfois… mes souvenirs sont tellement réels que je ne sais plus si ça se passe vraiment ou pas » Comme cet animal qui ressemblait de plus en plus à un serpent. Impossible. Comment un animal de la sorte pouvait se trouver dans son appartement, en plein milieu de Naples ? « Ebba…Je crois vraiment que je deviens fou » Parce que s’il commençait maintenant à avoir des hallucinations en plus des cauchemars, il fallait vraiment qu’il change ses médicaments.

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Ebba JacobsenToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [ADEBBA] We stick together and can see it through ( le Ven 8 Nov 2019 - 15:51 )

La vie est faite de choix : Oui ou non. Continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d’autres : aimer ou haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir. Je vais le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore… La vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement.

Adam & Ebba
Le chemin jusqu'à l'appartement de mon grand frère me paraît interminable. Les mots marqués dans ses SMS assaillent mon esprit avec violence. La peur me caresse et je me demande ce qu'il a pu se passer pour le pousser à m'appeler à l'aide de cette façon. Adam a toujours été fort, il a toujours tout fait pour protéger ses frères et sœurs, jouant l’aîné à merveille. Le savoir abattu me déstabilise. Il est mon super héros, celui qui prend soin de nous, de moi. Je sais qu'il a vécu des moments difficiles, entre son divorce et le manque de ses enfants, ce qui le blessent énormément. Ce qu'il a vécu au Congo aussi. Même s'il aborde rarement cette part de sa vie. Alors c'est anxieuse et tremblante que j'entre chez lui. Les entrailles serrées et le cœur prêt à bondir de ma poitrine. Le manque de lumière rend l'ambiance plus oppressante. Et ma voix trahit mon état d'esprit. Oui je suis démunie ne sachant pas comment je vais le trouver. Et puis je le vois contre le mur. Recroquevillé comme un gamin qui vient de voir l'horreur. Je m'approche et me mets à sa hauteur, cherchant à être rassurante. A me rassurer aussi car je suis autant perdue que lui. Comment puiser ma force si celui qui me la donne est anéanti ? Adam pose sa tête contre mon épaule alors que je l'enlace. Que je me fais réconfortante même si mon cœur et ma tête sont ébranlés par la situation. Mon grand frère est fatigué, épuisé par les batailles qu'il mène seul. Parce qu'il nous implique rarement dans ces blessures. Pour nous éviter de souffrir. Mais là il semble qu'il est perdu le combat et qu'il ne puisse plus lutter seul. Même si on lui a toujours apporté notre soutien, difficile de vraiment imaginer l'enfer qu'il a vécu au Congo. Enfer qui se répercute ici et à cet instant. On s'en est fait une idée par les informations distribuées par les médias. Mais le mal qui ronge son cœur et son âme on ne peut le mesurer réellement. Et j'en prends d'avantage conscience, ce qui est terrifiant. Parce que je me dis que je pourrais le perdre à tout moment vu à quel point il est touché.

Je l'écoute tout en caressant tendrement ses cheveux. Je retiens mes larmes à ses mots, déchirée par le mal être qui laisse paraître. Il avoue son impuissance face aux peurs qui l'envahissent même loin des combats. Il avoue le fait que les démons sont présents dans chaque bruit de la vie. Que même les paupières closent il ne trouve pas le repos qu'il mérite. Que l'angoisse est là, éprouvante, le bouffant de l'intérieur ou point qu'une part de lui se meurt. Une part de lui qui encore demeure dans l'enfer du Congo. Et l'idée de ne jamais plus être entier et en paix sonne comme un glas terrible dans mon cœur. Mes lèvres se posent contre sa tempe alors que des larmes coulent sur mes joues. Difficile de les retenir. Adam a besoin de mon aide et sur le coup je me sens impuissante. Dominée par ce mal qui ressent et qui semble doucement grignoter du terrain, malgré son envie de vivre et de se reprendre en main. « Tu as subi un choc émotionnel intense Adam. Logique que tu en éprouves encore les retombés. » Je ne veux pas analyser et réagir avec lui comme la professionnelle que je suis. Mais c'est vrai que la donne est faussée quand cela touche la famille. Vivre cette douleur face à un étranger est déjà compliquée, mais face à son grand frère c'est effrayant et déchirant. « Tu es fort tu vas y arriver. N'oublie jamais que tu as toujours été notre super héros. » Je souris consciente que derrière ce super héros, il y a un humain bien plus détruit que ce qu'il le montre. « Faut te donner du temps. Peut être que tu devrais pendant quelques semaines ne pas vivre seul. » La solitude entretient le malaise. Rendant la situation plus pesante. Je continue à caresser ses cheveux. « Tu vas cicatriser … Adam. » J'essaie de m'en persuader aussi, car le perdre serait la pire chose au monde. « Ce sera long et difficile. Mais on t'aime et on sera tous là pour toi. » La famille ce cercle fort que nous avons toujours essayé de tenir hors de l'eau, même dans les moments d'effondrement. « Tu ne resteras pas comme ça toute ta vie. Je vais t'aider .. On va y arriver ensemble grand frère .. Je vais être là pour toi comme tu l'as toujours été pour moi. Je ne vais plus te lâcher. » Je me rends compte que l'idée même de son avenir tient à un fil. Qu'il peut lâcher prise s'il on ne lui vient pas en aide rapidement.

Je m'installe contre Adam resserrant mon étreinte, j'en ai autant besoin que lui. J'ai besoin d'être rassurer et sentir sa chaleur contre moi apaise une part de ma douleur qui née de la sienne. « Le traumatisme est profond, normal que tu confondes parfois la réalité et les souvenirs. » Alors que je suis concentrée sur le visage de mon grand frère, que j'essaie de capter son regard qui semble fuir un danger qui ne se trouve que dans son passé. Du coin de l’œil je vois une ombre. Une ombre qui rampe. Et en prenant conscience que cette ombre est en fait un serpent qui avance tranquillement vers le canapé du salon, je sursaute. « Merde je rêve ou quoi ? » Adam vient de me dire qu'il devient fou, et je mets même en doute cette forme que je viens voir passer entre ses pieds avant d'aller se cacher. « Je crois que je deviens folle aussi dans ce cas. » Je le regarde lui sourit avant de déposer un baiser contre sa joue. « Ou on partage la même hallucination ou un serpent vient d'entrer dans ton appart pour se faufiler vers ton canapé. » Ma voix tremble, je ne suis pas fan de ce genre d'animaux. Je me serre automatiquement contre mon grand frère qui sur le coup reprend sa place de protecteur. « Il y a bien un serpent chez toi, sois rassuré de ce côté là. On fait quoi dans ce cas ? » Est ce que l'on reste là blotti contre le mur de la cuisine en attendant que la bête passe son chemin ? Ou est ce qu'on appelle les secours ? « Après pour le reste. Tu vas venir quelques temps à la maison. Pas question de te laisser seul dans cet état. Voir ton neveu et ta nièce te fera du bien. Et j'ai des jours à poser. Tu vas t'en sortir et je vais t'aider Adam. On va y arriver ensemble. » Je serre sa main dans la mienne. Puis mon regard repart vers le canapé. « Mais pour le moment faut qu'on s'occupe de la grosse bête qui c'est invité chez toi. Je me demande d'ailleurs d'où elle sort ? » Peut être qu'Adam pourra répondre à cette question.  


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Sujet: Re: [ADEBBA] We stick together and can see it through ( le Mar 19 Nov 2019 - 21:55 )

We stick together and can see it through @Ebba Jacobsen.


Adossé contre le mur de la cuisine, Adam réalise bien vite le désarroi de sa sœur. Et il s’en veut. Il s’en veut de l’avoir appelé en étant dans cet état. Lui qui devrait la protéger, il lui cause davantage de soucis. Pourquoi a-t-il été incapable de se ressaisir alors que les fois précédentes il a réussi à se relever ? Dans quel monde un grand frère hurle à la rescousse en envoyant un texto à sa cadette ? Il aurait voulu se montrer fort, il aurait voulu laisser Ebba dans une semi-innocence le concernant. Qu’elle puisse encore croire qu’il s’en sort mieux qu’il ne le fait en réalité. Ainsi aurait-il pu aller aux repas de famille en feignant un rétablissement auprès de sa fratrie. Eux qui s’inquiètent sans oser en parler. Adam ne veut pas devenir un sujet tabou. Il détesterait être le genre de discussion qui tient éveillé aux heures tardives de la nuit. Mais ce soir, il a simplement baissé les bras, incapable de remonter à la surface. Les souvenirs le noient et chaque jour il plonge un peu plus dans les abîmes d’un traumatisme insurmontable à ses yeux.

Le regard plongé dans celui de sa sœur, il laisse sortir ses doutes et ses peurs. Ebba est là à présent, elle peut voir ses tremblements et son air paniqué. Inutile de prétendre, il est trop tard pour ça. Alors il tente d’expliquer, se perdant lui-même un peu dans les sentiments qui lui tranchent le cœur. Il n’a même pas abordé le manque de ses enfants, le départ de Camélia. En deux ans il a tout perdu, et cette réalisation le met toujours plus bas que terre. Les doigts d’Ebba dans ses cheveux, Adam avale sa salive lorsqu’elle parle de super-héros. Oh, qu’est-ce qu’il aimerait en être un. Peut-être aurait-il pu arrêter l’horreur au Congo avant même qu’il ne commence. Comme ses hommes et femmes dans les Marvels, ceux qui sauvent les innocents des grandes catastrophes. Mais le brun n’a rien pu faire. Rien à part attendre que les hurlements s’atténuent, que le sol prenne une teinte rouge après les coups de feu. Sans répondre, il dépose un baiser sur la tempe de sa sœur. Ses mots sont réconfortants, parce qu’ils viennent d’elle. Adam aurait pu appeler n’importe qui d’autre et pourtant c’est sans aucune hésitation qu’il a tapé le numéro de sa cadette. Son métier n’a rien à voir avec ce choix, Ebba a une place particulière dans le cœur du grand frère. Evidemment qu’il aime chaque membre de la famille, mais avec Ebba c’est différent. Peut-être est-ce l’âge qui veut ce lien si particulier ? Ou alors ce sont les souvenirs d’enfance qui s’enchaînent sans aucune difficulté. C’est la première petite sœur, celle qui a suivit ses pas alors qu’il veillait déjà. « J’ai pas grand-chose d’un super-héros, mais si je suis le vôtre…ça me vas ».

Il est un peu reboosté par les paroles d’Ebba, même si les doutes n’arrêteront pas d’assaillir son cœur de sitôt. « Juste quelques semaines. Je ne veux pas être un poids » Adam sait que sa sœur a déjà deux enfants, pas besoin d’en rajouter un troisième en pleine crise de nerfs. Mais elle insiste sur le fait qu’il finira par guérir. Combien de temps cela prendra, aucun des deux ne le sait. « Je suis désolé de t’avoir appelé comme ça. Je…Tu as été la première personne à qui j’ai pensé » Il avale sa salive, soupire devant la situation. Il voudrait pouvoir la protéger de tout, et surtout de son propre mal-être.

Puis il voit cette silhouette rampante. Il n’a pas particulièrement peur des serpents, il ne le pense même pas réel. Encore perdu entre les images du passé et le présent, il marmonne qu’il ne sait plus faire la différence entre les cauchemars et la réalité. Et alors qu’il met en doute sa vue, Ebba confirme ce qu’il vient d’apercevoir. Elle se cale dans ses bras et dans un reflex des plus naturel pour lui, Adam resserre l’étreinte. Il sourit même en coin, réaction peu probable dans ce genre de situation. « Je suis rassuré…Mais tu as l’air terrifié ». À son tour de caresser les cheveux blonds de sa sœur avant de se relever doucement. Il passe un bras autour d’Ebba autant pour la rassurer que pour garder une certaine contenance. Le serpent ne l’effraie pas vraiment, il est toujours ébranlé par la situation et l’état dans lequel sa cadette l’a trouvé. « Je doute qu’il y ait des serpents dans Naples ? Il s’agit forcément d’un domestique » Il ne peut pas en être certain, mais la logique pousse dans cette direction. « Et s’il est domestique… Il n’aura pas de venin » Autre supposition pour rassurer la blonde à ses côtés. Adam tourna le regard vers sa sœur. « Mais juste au cas où… On devrait pas trop l’approcher ». Il réfléchit un instant avant de continuer « On devrait demander aux voisins. Qui sait, notre invité habite peut-être à cet étage ? » Étrange comme animal de compagnie. Atlas grogne d’ailleurs sur le reptile tout en gardant ses distances. « Ce chien est un trouillard de première. Compte pas sur lui en cas de cambriolage, il irait se planquer »

Adam se passe la main dans les cheveux, voit cela comme un signe. Il doit quitter l’appartement, comme sa sœur lui a dit. « Et une fois notre invité…de retour chez lui, on migrera chez toi avec Atlas. Je ne peux pas le laisser ici tout seul » Tournant de nouveau ses yeux vers la bête rampante, Adam continua « Tu vas frapper chez les voisins et je surveille que le serpent ne bouge pas. Ou l’inverse ? »

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Âge : Née en Norvège (Trondheim) le 1er mars. 40 ans à bruler mes ailes à l'adrénaline de l'ivresse de la vitesse.
Métier : Psychologue à la prison de Poggioreale. / Occasionnellement pilote dans des courses illégales de quoi bien arrondir les fins de mois.
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Sujet: Re: [ADEBBA] We stick together and can see it through ( le Dim 1 Déc 2019 - 16:36 )

La vie est faite de choix : Oui ou non. Continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d’autres : aimer ou haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir. Je vais le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore… La vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement.

Adam & Ebba
Voir Adam dans cet état me déchire le cœur. Mon grand frère, mon héros, si fort, semble si fragile à cet instant. Comme une branche prête à craquer sous le poids d'une vie difficile. Je sais très bien que ce qu'il endure depuis son retour est d'une rudesse extrême. Que l'absence de ses enfants ne font qu'aggraver sa chute et sa souffrance. Je voudrais tellement le soulager d'avantage, le voir sourire comme avant. Quand il n'y avait que l'innocence qui habitait nos regards d'enfant. Mais c'est un temps résolu et il faut aller de l'avant. Devenir de nouveau fort et franchir les obstacles que la vie impose. Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir, il y a du gris dans ce foutoir et ce n'est pas la nuance la plus facile. Mais pas question de laisser tomber mon frère. Il a toujours été là pour moi alors logique d'être là pour lui. Qu'importe le mal qui le ronge et qui pare son regard de larmes acides et amères. Je viens le réconforter comme toute sœur se doit de le faire. Peu importe qu'il soit l’aîné, c'est à mon tour de prendre soin de lui. De le tirer vers le haut avant que l’abîme ne l'engloutisse totalement. « Tu seras toujours le notre Adam. »

Placée à ses côtés, mes gestes se font rassurant, glissant sur son être fragile la tendresse qu'il a besoin pour reprendre son souffle. L'idée de le laisser là est intolérable, la solitude n'arrange rien. Et je serais aussi plus sereine de le savoir à la maison. Je pourrais plus facilement veiller sur lui. Plus facilement l'entourer d'une présence chaleureuse et bienfaisante. Et puis il y aura son neveu et sa nièce qui se feront une joie de lui redonner le sourire. « Tu resteras le temps qu'il faudra. Et arrêtes de penser que tu es un poids. Tu es mon frère et je t'aime. Et c'est normal que je prenne soin de toi alors que tu vas mal. » Il est vrai qu'en tant qu’aîné, Adam nous a toujours protégé, il a pris soin de nous. C'est juste normal que je lui rende l'appareil. Et puis on a été élevé dans cet esprit là. Une famille se doit de se serrer les coudes et d'être présente dans les bons moments mais surtout dans les mauvais. Sinon cela sert à quoi d'en avoir une. « Ne sois pas désolé. Et je suis heureuse que tu es pensé à moi en premier. Je t'en aurais voulu si tu n'avais pas pris cette décision. Je m'en serais voulu s'il t'était arrivé quelque chose de grave. Tu vas voir tout va aller mieux. Donne toi du temps. » Même si je comprends parfaitement le fait qu'il est envie de passer à autre chose. Il vit dans le passé, dans ses souvenirs violents, et le moindre écart lui fait perdre pied. Mais parfois certaines cicatrises prennent plus de temps à se soigner. Surtout quand en plus du mal qui nous ronge, on nous ôte une part de nous.

La soirée aurait pu se stopper là, sur ce moment réconfortant à deux. Mais non, sans trop savoir comment et surtout par où, un serpent fait son apparition sur le carrelage de la cuisine d'Adam. Si mon frère pense au départ avoir une hallucination, je le rassure vite car elle est pleinement partagé cette vision. Et je ne me sens pas du tout à mon aise avec cette bête rampante, même si elle ne s'approche pas spécialement de nous. D'ailleurs je viens directement chercher la protection de mon ainé, comme je l'ai toujours fais. « Qui peut avoir l'idée d'avoir un serpent en animal domestique ? Ce n'est pas le genre de chose que tu balades en laisse ou bien à qui tu fais des câlins. » Je ne vois pas trop l'intérêt d'en avoir un. Mais bon maintenant les gens ont un peu n'importe quoi chez eux. Ils ne se limitent plus à un chiens, à un chats ou à un simple poisson rouge. Je déglutis quand Adam parle de venin. « Et tu ne devrais pas t'en approcher non plus. Parce que même si tu ne flippes pas, tu n'es pas formé à attraper ce style de bestiole. » Et ce n'est pas le regard qu'il pose sur moi qui me rassure. Même si les yeux de mon frère ont repris un peu d'assurance. « C'est une idée. Atlas reste loin toi aussi. Ta truffe n'apprécierait pas de se faire mordre. » J'essaie de faire de l'humour, mais bon ma voix est plus dans le ton du désespoir que de la plaisanterie. « Parfois il vaut mieux jouer les trouillards et s'en sortir que vouloir faire le héros et s'en prendre plein la gueule. Enfin là c'est quand même logique qu'il flippe. Il ne doit pas voir un serpent se promener sur ton carrelage tous les jours. »

Enfin rester au sol n'arrangera rien et en plus le serpent peut décider d'aller se planquer dans un endroit où il serait dur à attraper. « Oui très bonne subjection. Et je ne comptais laisser Atlas tout seul. Il y a largement la place à la maison. Et les gosses seront ravis d'avoir un chien à la maison. Vu qu'ils me bassinent pour en avoir un. Peut être une idée de cadeau de Noël ! » On se relève, essayant de faire le moindre bruit possible faudrait pas que la bête se sauve. Je regarde mon frère à sa demande. Un peu paniqué car le laisser seul avec le serpent ne m'inspire rien et me retrouver seule avec le reptile ne m'inspire pas non plus. On est un peu dans une impasse là. « Très bonne question frangin. « On ne peut pas lui jeter un truc dessus qui le bloque et aller tous les deux chez ton voisin ? » C'est surement débile comme demande et cela me fait passer pour une poule mouillée, mais tant pis. La Louve que je suis un volant entre les mains, est un peu partie en sucette là. Jack rirait surement bien en me voyant ainsi. « Okay. Je vais jouer la petite sœur forte et aller voir ton voisin en me disant qu'il ne peut rien arriver à mon grand frère. Mais promets moi que s'il te fonce dessus. » C'est peut être un terme un peu fort. « Tu l’assommes avec .. » Avec quoi ? Je regarde autour de moi et je vois une grosse poêle, que j'attrape. « Avec ça. Et je suis sérieuse. Promets. » Je jette un coup d’œil à la bête qui a l'air de prendre son temps. Ou alors il est déboussolé et ne sait pas trop où aller. Moi j'attends que mon frère promette, il peut même faire jurer cracher, cela serait parfait. Et une fois la réponse eu je file chez le voisin.  


vmicorum.


“ La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour.”
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