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- Adonis I Home is just another word for you -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
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Sujet: Adonis I Home is just another word for you ( le Dim 6 Oct - 12:14 )
Les cernes ont pris d’assaut son regard qui, malgré la fatigue, a des étoiles dans les yeux. Dans quelque heures, Magda retrouvera Adonis. Des retrouvailles qu’elle attend depuis 10 ans mais qu’elle appréhende aussi depuis 5 ans. Comment lui raconter l’horreur ? Le désespoir ? Et le vide qui peuplent sa vie ? Et qui rejoindront sûrement la sienne. Pourtant, si la peur la ronge de l’intérieur de lui annoncer la mort de Sahar, de lui raconter les conditions où elle a trouvé la mort, Magda est la seule qui peut le faire. Non. Adonis pourrait l’apprendre de toutes les façons possibles mais c’est de sa bouche qu’il doit l’apprendre. Il est de son devoir de le lui annoncer parce qu’il est Adonis. Parce qu’avec Sahar, ils formaient ce tout qui la portait vent et marée. Parce que c’est Adonis, un point c’est tout. Insomnies qui s’accrochent à ses cernes, l’esprit de Magda a tergiversé entre appréhension, peur et empressement. Elle a même passé des heures à choisir soigneusement sa tenue, vidant son armoire sans trouver satisfaction, même ce matin. Elle voulait être habillée convenablement pour accueillir Adonis mais chaque tenue était trop colorée ou bien trop austère, le juste milieu, elle ne le trouvait pas. Ce matin, debout dans un dressing en bordel, la fatigue sur les épaules, la brune laisse glisser sa main sur un vieux t-shirt qu’elle n’avait pas enfilé depuis belle lurette, un T-shirt qu’où figurait les deux grosses faces de Sahar et Adonis faisant des grimaces. C’était un cadeau pour ces 18 ans, le dernier anniversaire qu’elle a pu fêter avec Adonis avant que la police ne l’embarque, lui volant cet homme, ce pilier qui partait quand tout a commencé à s’effondrer. Alors comme un signe du destin, Magda enfile ce t-shirt et un jean simple : sa tenue ne sera pas grandiose mais au moins elle sera authentique comme leur lien. Le cœur palpitant mais la gorge nouée, la métisse sort de chez elle et part vers la prison, toute émotive derrière son masque d’hiver. Est-ce qu’il la reconnaîtra ? Se souvient-il de son visage ? Après tout, les années peuvent effacer bien des choses et elle, eh bien, elle n’a rien de spéciale, a tout de banale alors se souvenir d’elle ? Qui le pourrait ? Affublée de doutes et de ce manque de confiance éternel, le trajet se fait long et tortueux. Est-ce-qu’il l’aime toujours ? Et ce qu’il voudra toujours d’elle dans sa vie ? Lui en voudra-t-il de ne pas lui avoir dit pour Sahar ? Mais comment annoncer une telle chose par lettre ? Comment l’écrire ? Plus que tout, plancher sur papier, dans de l’encre, dans des mots, le meurtre de sa sœur, ses émotions avec, c’était plus fort qu’elle. Elle n’a pas pu. N’a jamais pu pendant cinq ans tout en culpabilisant tellement de cacher une telle information à son cher et tendre ami. Il fallait toujours trouver un prétexte pour expliquer pourquoi Sahar ne lui écrivait plus. Il fallait toujours mentir et ajouter dans ses lettres un faux mot de Sahar pour qu’il ne se doute jamais de la triste et réelle vérité.  Sur le trajet, elle s’arrête pour acheter les friandises qu’Adonis aime tant avant de reprendre la route. Il y a tant à dire, tant de choses à raconter et même temps rien à la fois vu sa vie si monotone et insipide. Toutefois, la nouvelle chose qui pointe dans sa vie et y ajoute une dose d’air frais, c’est la présence de Demetrio dans sa vie. Cet homme qu’elle n’a pas encore osé insérer dans ses lettres, sans doute parce que parler de lui donnerait plus de poids à ce qu'elle commence à ressentir. Arrivée enfin devant la prison, Magda sort de sa voiture et patiente parmi d’autres personnes qui attendent, eux aussi, un être cher qui sort du ventre carcéral. L’attente est longue et chaque fois que la porte blindée s'ouvre, tout le monde retient sa respiration, espérant voir un visage familier. Son cœur tambourine dans sa poitrine à chaque fois que les loquets grincent et que la sonnerie d’alerte pour l’ouverture des portes résonne. Ce monde est mille à lieux de son quotidien et de savoir qu’Adonis y a vécu pendant dix ans lui crève le cœur. Elle comprend pourquoi il n’a jamais voulu qu’elle vienne lui rendre visite, qu’elle voit l’intérieur de sa prison où son père croule aussi. Si Magda n’a jamais visité son père une seule fois en prison, elle aurait fait l’effort pour Adonis mais son ami en a décidé autrement et docilement, elle s’était pliée à sa demande. La porte blindée grince encore une fois et la métisse se hisse sur la pointe des pieds, le cœur battant. C’est lui ! C’est lui ! Un cri sort de sa gorge sans qu’elle puisse le retenir ou le sentir venir : impulsivité du moment. Ses pieds quittent son starting-block et foncent vers cette silhouette qu’elle reconnaît malgré l’amaigrissement et ce visage aux traits tirés. « Nini ! » Faisant des pieds et des mains pour dépasser la file qui patiente et sauter dans les bras d’Adonis. C’est son tour cette fois-ci et personne ne se mettra sur son chemin. « Nini ! C’est moi, Magda » Lâche-t-elle avec émotion au cas où il ne l’aurait pas reconnu avant de laisser ses bras s’enrouler autour de lui et le serrer fort contre lui, quitte à lui couper la respiration un moment. Puis elle s’écarte de lui, juste de quelque millimètre de peur de le lâcher et que les policiers le reprennent à elle. Sa main se passe dans ses cheveux, dans sa barbe, sur son visage qu'elle redécouvre. Il a changé en dix ans, a pris de l’âge mais sous ces traits tirés qui ont l’air fatigué, qui ont l’air d’avoir morflé, elle reconnaît son ami. Elle le voit enfin. Il est là, enfin mais le trio n’en est plus un. Ils ne sont que tous les deux maintenant. « Tu m’as tellement manqué » Et malgré tous ses efforts, des larmes lui montent aux yeux. « Viens ! Je te ramène à la maison » Mais au fond, c’était elle aussi qui rentrait à la maison parce qu’Adonis était enfin là. Il rentrait avec elle. Il serait maintenant avec elle.

@Adonis Contini


Magda & Demetrio
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Adonis Contini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Adonis Contini
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Sujet: Re: Adonis I Home is just another word for you ( le Mer 9 Oct - 23:20 )
“Félicitations Contini, tu vas être un homme libre bientôt, tu as dix minutes pour dire au revoir à tes petits compagnons.”

Adonis était appuyé contre le mur de sa cellule, ses trois autres camarades le regardaient. Il s’était fait à eux avec le temps. Il avait trouvé une famille parmi les truands. Cela n’avait pas été gagné puisqu’il n’était pas un caïd et encore moins un dur à cuire. Heureusement, il a utilisé sa tête puis ses muscles et à su joué des coudes pour avoir une place pas trop dégueulasse. Le fait qu’il est supposément tué des richous faisaient de lui un mini Robin des Bois. Il s’était évidemment gardé de dire qu’il était innocent même s’il avait joué la carte de la vérité avec ses co-détenus.

“Tu nous oublies pas dehors hein ?”
Sam regardait dans le blanc des yeux Adonis, il était le plus grand et musclé des cellules environnantes. “Jamais.” Le brun se leva et attrapa son avant-bras pour le serrer. “Trouve la brunette, bats toi pour elle.” Le danseur sourit en coin : “Je vais faire de mon mieux.” Ils posèrent en même temps leurs mains sur l’épaule de l’autre, échangèrent un sourire.

Mike s’approcha à son tour : “Un jour aussi on sortira, tu nous accueilleras ?” Adonis rigola : “Je ne serais pas loin pour vous.” Cela fit sourire le détenu et tout comme pour Sam : ils s’empoignèrent d’abord l’avant-bras puis l’épaule.

Enfin, ce fut au tour du plus vieux et sage de tous qui l’avait pris sous son aile. Angelo. Un nom qui pouvait porter à confusion. Il connaissait tout et le monde ici. Cela faisait trente ans qu’il était là et chaque année on lui prolongeait sa sentence à cause de ses conneries. Adonis s’approcha de lui et lui tendit sa main. Angelo se leva, serra vivement la dextre tendue :

“Prends soin de toi dehors. Si jamais tu veux revenir ici, on te garde une place bien au chaud ici.” Le danseur sourit : “Prends soin de toi aussi.” L’homme d’un âge mûr fit claquer sa langue contre son palais : “T’en fais donc pas pour moi va la danseuse.” Un surnom qui lui collait encore à la peau même s’il n’était utilisé qu’entre eux.

Adonis attrapa le sac de toile qu’on lui a donné et où il a rangé les lettres et les cadeaux de Lilas, les regarda tous une dernière fois avant de sortir. Dans les cellules adjacentes, il pouvait entendre les sifflements et naturellement les remarques haineuses du clan ennemi. En prison, il fallait choisir quel côté on défendait. Lui s’était rangé du côté des prisonniers de sa cellule. C’est comme ça qu’il à survécu en s’en tirant qu’avec quelques cicatrices et des phalanges de fers. En dix ans, vous avez le temps de pratiquer.

Les lourdes grilles s’ouvraient une à une alors qu’il suivait le garde vers la sortie. Depuis combien de temps il attendait cet instant où il pourrait passer la porte de la prison en homme libre ? Bien trop. Adonis prit une longue inspiration, se retourna une dernière fois pour regarder l’intérieur de cette sorte de maison qui a été un peu la sienne pendant dix ans avant de sortir définitivement. On l’amena dans une salle de bain où il put se doucher : seul. Un plaisir qui n’était pas arrivé depuis des années. Puis on lui donna son jean et le tshirt qu’il avait en sortant. Ce n’était pas grand chose, mais au moins il avait l'espoir de récupérer tous ses effets personnels. Il avait pris des muscles, il était plus sec : moins maigre, malgré que les repas de la prison soient à peine mangeables. Prêt, il reprit le chemin de la liberté et passa finalement la dernière grille. L’agent de sécurité revint avec un bac contenant toutes ses affaires. Adonis se recula pour enfiler sa montre et reprit son portefeuille : compta l’argent dedans avant de le glisser dans sa poche arrière. Fin prêt, il salua respectueusement l’agent puis le garde avant de sortir. Il prit une longue inspiration et en entendant son surnom chercha du regard celle qui avait été un de ses piliers. Elle était là. À courir vers lui. Il ouvrit grands ses bras pour la réceptionner et la serrer doucement contre lui : ne pouvant s’empêcher de sourire. Il en aurait pleuré, si son cœur ne s’était pas durcit. remarqua immédiatement Magda à l’entrée. En la voyant, un immense sourire se dessina sur son visage alors qu’il la serra contre lui. S’il avait roulé des mécaniques un quart d’heure plus tôt : il était soudainement bien plus doux. Parce que devant lui se trouvait une femme qui - comme Padma - avait toujours été là pour lui. Même quand il était enfermé. Il ferma les yeux et prit une longue inspiration pour gorger ses poumons de son parfum.

“Tu crois vraiment que j’aurais pu t’oublier…?” Soupira-t-il au creux de son oreille en la serrant presque autant qu’elle, mais moins tout de même pour ne pas lui faire mal. Il s’éloigna de quelques centimètres pour la regarder de haut en bas et remarqua enfin le t-shirt de la belle : “J’y crois pas que tu ais encore ce t-shirt !” Il rigola franchement et passa sa main dans les cheveux de son amie : “Tu as l’air fatigué dis donc, je vais devoir prendre soin de toi.” Adonis laissa Magda caresser ses cheveux et sa barbe : vrai qu’il avait besoin d’une coupe et d’un rasage de prêt même s’il s’était habitué à ce look un peu hippie. “Tu m’as manqué aussi.” Il détailla ses traits fatigués tout en continuant de sourire. Il était si heureux en cet instant. “Bah ne pleure pas gamine.” Dit-il affectueusement. “Je n’aime pas te voir pleurer.” Il hocha vivement la tête et passa son regard autour de son cou pour marcher avec elle : “Mes parents m’ont trouvé un appartement, je dois juste aller chercher les clés et je peux m’installer, mais avant d’aller les voir : passons un peu de temps ensemble hm ?” Non pas que ses parents lui manquaient pas, mais il avait encore du mal à digérer qu’ils n’avaient jamais parlé de ce jumeau qui avait fait de sa vie un enfer. Puis il regarda autour d’eux : “Sahar n’est pas avec toi ?” Une question légitime, il ne savait pas qu’il ouvrait la boîte de Pandore en demandant cela.


Why bother? Life isn't fair.
Comme dirait le grand philosophe Mick Jagger « On ne peut pas toujours avoir ce que l’on veut ». Dr House
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Adonis I Home is just another word for you ( le Jeu 17 Oct - 11:25 )
Il suffit de voir son immense sourire pour qu’une vague de joie la renverse. Ca lui faisait un bien fou de le revoir, de voir son visage après tant d’années à mirer toutes les photos d’eux pour meubler l’absence, le vide. Combien de nuit elle avait passé, dormant avec des photos de Sahar et Adonis contre sa poitrine les soirs de grande solitude ? Juste pour se donner l’illusion qu’ils étaient là dans la pièce et qu’au petit matin, leurs rires la réveilleraient. Comme avant. Comme avant. Mais plus rien ne sera comme avant car Sahar n’est plus là. Car ils sont tous les deux amputés à vie de cette partie d’eux même si Adonis l'ignore encore. « Bah quoi ? On sait tous que les hommes ont une petite mémoire » Répond-t-elle du tac au tac, un sourire taquin au coin des lèvres, planquant ses incertitudes et son manque de confiance en elle. Magda s’est toujours vu comme quelqu’un d’insipide, comme quelqu’un qui ne marque pas les esprits et qui peut être oubliée si facile. Un claquement de doigt et elle disparaît. Mais ce n’est pas le cas pour Adonis, elle existe dans sa vie, a bien son empreinte gravée et cela la rassure. « Même troué, je ne le jetterai jamais, Nini ! Ta tête est trop priceless dessus, ça serait du gâchis de le jeter » Et merci pour les gènes de sa mère car ce t-shirt lui rentrait encore, n’ayant pas trop changé au final physiquement depuis ses 18 ans. C’est le cœur qui a changé, qui s’est assombri, durci face aux aléas de la vie. Pendant quelque secondes, la métisse ferme les yeux, la tête légèrement relevée vers Adonis, se délectant de ses mains dans ces cheveux. Elle redevient un instant cette adolescente paumée qui n’avait pas beaucoup d’amis si ce n’est sa sœur et l’ami de sa sœur. Magda est tellement heureuse de le retrouver et de constater que malgré 10 années à ne pas se voir, à juste s’écrire, leur lien est toujours là. C’est comme si ils s’étaient quittés hier et qu’ils se retrouvaient. L’illusion est tellement réelle, là, les yeux fermés que Magda s’attend à entendre Sahar débarquer et pousser Adonis en râlant : « Arrête de trop la cajoler ! Tu vas en faire une gâtée » Mais Sahar, elle parlait mais ne faisait pas mieux, cajolant encore et encore sa sœur. L’éclair de la vérité vient cependant interrompre ce moment et le retour à la réalité est douloureux. Ses yeux se réouvrent et Magda sait que Sahar ne débarquera pas, qu’elle dort bel et bien pour toujours. « C’est moi qui vais prendre soin de toi » Parce qu’il passait en priorité après avoir vécu 10 années en prison, à porter un blâme qu’il ne méritait pas. « Je pleure pas ! » S’offusque-t-elle comme s’il venait de dire qu’elle avait des grosses fesses. Lui tirant la langue, Magda ravale ses larmes d’émotion et lève les yeux au ciel. « C’est pas comme si je te laissais le choix de toute façon. Tu es obligé de passer du temps avec moi avant que je te libère, ceci n’est pas négociable » Avec son bras autour de son cou, Magda se sent plus forte, moins bancale. « Mais on va chez moi d’abord » Lui dit-elle fermement, ne lui laissant pas le choix. Dans son salon, la brune lui a préparé un accueil digne d’un roi : des banderoles « Welcome home » ornent le couloir d’entrée jusqu’au salon où est dressé une table avec tous les plats, les friandises qu’il aime. Une bouteille de vin les attend aussi, celle que Sahar et lui aimaient tant boire. Elle avait hâte de lui montrer sa surprise mais le soufflé retombe lorsqu’il pose la question fatidique. Se mordant la lèvre, Magda pose son front contre l’avant-bras d’Adonis, son bras toujours enroulé autour de son cou. « Non » La réponse sort, abrupte alors que ses pensées fusent pour trouver une explication qui n’éveillera pas ses soupçons mais qui n’est pas un mensonge à la fois, ne voulant pas lui mentir face à face. Si elle avait dû mentir dans ses lettres, elle ne pouvait pas face à lui. « Ne lui en veux pas de pas être là, s’il te plaît. Ce n’est pas de sa faute, elle a été retenue » Retenue prisonnière, torturée puis assassinée mais c’est la vérité qu’elle lui cache, honteuse. Magda dépose un baiser sur son avant-bras comme pour le consoler d’avance de cette nouvelle qu’elle doit lui annoncer mais pas maintenant, pas ici sur le parking. « Ca nous laisse un moment juste toi et moi. Je sais très bien que quand vous êtes tous les deux, j’ai moins de place moi ! » Ce n’était pas totalement vrai, Magda avait bien sa place dans ce trio mais l’écart d’âge qu’il y avait la mettait parfois à l’écart malgré eux. Elle était la plus jeune du trio et forcément, elle ne pouvait pas les suivre partout à l’époque. Se défaisant de son bras à contre cœur, la brune lui ouvre la portière comme si elle ouvrait la porte à un président super important. « Si monsieur veut bien … » Courbette polie, Magda l’invite à prendre place dans sa voiture avant de se mettre derrière le volant et démarrer la voiture en direction de sa demeure. Là où Sahar et elle ont grandi toute ces années et qu'elle n'a jamais su quitté. « Alors, Nini, quelle est la première chose que tu feras pour te délecter de ta liberté ? » Danser ? S’enfoncer dans la mer ? Faire la fête ? Elle voulait savoir ce qu’il avait en tête. Refaire connaissance avec lui car il n'y a aucun doute que leur lien aie inchangé et qu’il a traversé le temps mais ils ont chacun évolué, changé aussi. Elle voulait connaître toutes les nouvelles parts de lui tout en appréhendant ce moment où elle devra aborder le sujet douloureux. Celui qui lui fera autant de mal qu’à elle.


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Sujet: Re: Adonis I Home is just another word for you ( le )
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