Revenir en haut
Aller en bas


 

- Caterina || Le tombeau des lucioles -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Parco Virgiliano
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Leia PellegrinoLe vin est un puissant lubrifiant social
Leia Pellegrino
http://www.ciao-vecchio.com/t5146-leia-lost-soul http://www.ciao-vecchio.com/t5161-ca-me-fait-une-belle-jambe
Faceclaim : Diana Penty : ealitya ; Signa : Mars
Messages : 344 - Points : 721
Caterina || Le tombeau des lucioles  YUhmwpW
Âge : 33 ans
Métier : Animatrice à l'orphelinat dans lequel elle a grandi
Caterina || Le tombeau des lucioles  Empty
Sujet: Caterina || Le tombeau des lucioles ( le Mar 8 Oct 2019 - 23:56 )
Pour l’occasion, Leia avait sorti sa jambe artificielle qu’elle n’avait plus touchée depuis que les enfants avaient décidé de l’enterrer. Elle l’avait nettoyé au moins dix fois dehors avec un tuyau d’arrosage avant de se décider à la faire entrer dans son appartement. Et encore, elle l’avait fait sécher comme Loris l’avait appris en la pendant à son balcon sous ses pots de fleurs. Depuis dehors elle pouvait la voir suspendue dans l’air, une ambiance d’Halloween avant l’heure. Mais depuis ses voisins en avaient l’habitude, au moins une fois toutes les deux semaines elle leur exposait son membre alors qu’ils n’avaient rien demandé. Avant elle recevait des courriers des locataires voisins pour leur dire que ça les dérangeait. Depuis quelques temps ils se contentaient juste de faire comme si c’était naturel et ne le relevaient plus. Enfin, ils ne disaient plus rien à Leia tout court. Dans les couloirs ils se contentaient de la toiser du regard tandis qu’elle faisait semblant de ne pas les voir. Pour éviter de parler à ses voisins, l’Indienne pouvait vérifier son courrier au moins vingt fois dans une journée si ça peut l’empêcher de tenir une conversation.

Quoi qu’il en soit, ce n’était pas le propos. Ce soir elle avait décidé de s’habiller chaudement et de sortir de son trou pour sortir. En pleine nuit en plus, ce qui relevait encore plus du miracle. Pour l’accompagner dans son aventure nocturne, elle avait pensé à dire à Loris de l’accompagner mais elle s’était souvenue que ce dernier était un bouffon. Alors elle opta pour le choix le plus sage en lançant un message à Caterina. Elle ne lui donna pas plus d’informations et lui demanda juste de la rejoindre dans le parc la nuit près du point d’eau. Sans urgence ou quoi que ce soit, son message n’était même pas une question clairement formulée, juste une invitation à venir la rejoindre. De son côté, elle était déjà présente. Le manteau sur le dos qu’elle refermait pour se tenir chaud, elle replaçait son bocal entre ses mains pour éviter de le faire tomber. Dansant un peu sur ses deux pieds pour essayer de se réchauffer, l’Indienne guettait la moindre silhouette, prête à accueillir sa sœur de cœur. Elle ne le savait pas encore mais ce soir elles allaient faire la chasse aux lucioles. Elle avait entendu dire qu’il y en avait et elle voulait en capturer une dans un bocal pour voir ce que ça faisait. Peut-être avait-elle regardé trop de films en pensant qu’elle pourrait s’éclairer à la lumière d’une luciole, mais elle avait envie de croire que c’était possible. Ensuite, elle enverrait la photo aux orphelins pour leur présenter son nouvel animal de compagnie. Enfin, si Caterina arrivait à l’aider à en attraper une. D’un geste de la main, la jeune femme regarda son poignet pour regarder l’heure avant de se rappeler que non seulement elle n’avait pas de montre mais qu’en plus il faisait sûrement trop noir pour qu’elle puisse lire les aiguilles d’une montre. Dans un soupir, elle commença à contempler les étoiles dans le ciel dégagé avant de revenir à l’instant présent en entendant des pas se rapprocher d’elle. « Caterina ? C’est toi ? » Demanda la jeune femme en avançant d’un pas. Si ce n’était pas sa sœur adoptive, elle était dans la merde. Et comme elle avait mis un pantalon pour se tenir chaud, elle ne pouvait même pas détacher sa jambe pour la lancer sur l’agresseur. Quelle vie quand même. « Caterina… ? » Demanda à nouveau l’Indienne comme pour se rassurer, sans pour autant bouger cette fois.




‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾
Pretty hurts. You shine a light on whatever's worst. Perfection is a disease of a nation. Pretty hurts, pretty hurts. Pretty hurts. You shine a light on whatever's worst. Tryna fix something but you can't fix what you can't see. It's the soul that needs a surgery. // par mars.
Revenir en haut Aller en bas
 
- Caterina || Le tombeau des lucioles -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Parco Virgiliano
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut