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- Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro -

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Sujet: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Mer 9 Oct 2019 - 4:12 )
Le satané sac à puce m’avait mis en retard. En même temps… c’était quoi cette idée, championne, de prendre l’adorable petite boule de poil de mon voisin pour le rentrer dans mon appartement. J’avais peur que s’il n’était pas là pour me rappeler pendant les deux semaines de voyage de son maître que sa gamelle était vide… j’oublierais comme une mémé atteinte d’Alzheimer que sa gamelle était vide. Ah mais je me connaissais. Trente-sept ans à vivre avec moi-même m’avait appris que j’étais ENTIÈREMENT incompétente pour me rappeler de truc comme ça. C’était pour cette raison que la seule plante dans mon appart était un cactus. C’était la seule plante que j’étais en mesure de ne pas assassiner en oubliant de l’arroser… Je n’avais pas prévu que le débile de chat s’en prenne à Pablo, mon cher cactus… Et le voyant s’étouffer à une heure du matin avec MON cactus, je m’étais retrouvé à paniquer.

Voilà une des raisons pour lesquelles j’étais fière de ne pas avoir d’enfant et de savoir que fort probablement je n’en aurais jamais. Ça fait que des conneries les animaux de compagnie comme les enfants. DIEU MERCI ! Le voyage en taxi vers la clinique m’avait mise de mauvais poil et la facture salée du vétérinaire (que j’allais trouver un moyen de refiler à mon voisin de palier… parce que je suis gentille… mais mon cactus avait quand même cinq ans et une taille raisonnable et qu’il est maintenant à foutre dans une poubelle en gueulant BASTA). Surtout que sa boule de poil allait survivre.


Mais l’escapade coûteuse avait également le don de me mettre dans le pétrin pour le restant de cette journée. En rentrant aux petites heures du matin avec le chat dans son transporteur (dans un deuxième taxi), je réalisais que j’allais devoir affronter le vernissage de ma mère, auquel j’étais son envoyée spéciale puisqu’elle n’avait pas pu se permettre de quitter New Delhi où elle exposait en même temps pour venir à ce deuxième lancement. Sur ce point, ma mère me ressemblait. Elle aimait son métier quitte à s’éparpiller dans mille et une directions. Petite, j’avais grandi baladée de galerie en musée et d’exposition en atelier d’art. Mais pour moi, ça n’avait jamais vraiment été un problème parce que ma mère me laissait courir et m’exprimer ce que des milieux plus conventionnel (comme l’école) n’avait jamais pu réussir à faire. Bref… Comme ma mère ne pouvait pas être là, je devrais être présente à quinze heures à la galerie pour m’assurer que tout soit placé comme ce que ma mère aurait souhaité… ce qui voulait donc dire que j’affronterais la journée avec une absence de course matinale, un nombre excessivement limité d’heure de sommeil et une liste d’information sur les prix et inspirations des différentes toiles interminables à apprendre. Et le par cœur n’ayant jamais été ma force… Ça serait sans doute intéressant.

Je rattrapais un petit trois heures de sommeil en vitesse sur mon canapé-lit, avant de filer à la douche et de procéder à une fouille archéologique de mon appartement (en désordre parce que l’on ne change pas les bonnes habitudes) pour tenter de repérer mais ou diable pouvait bien être rangée ma petite robe noire et ma seule paire de talons hauts. Ah oui… hors de question de m’y rendre en unicycle ou de porter des vêtements confortables pour mon plus grand malheur. Attachant mes cheveux en vitesse, je filais vers la galerie dans un sprint qui n’avait probablement pas la classe que je m’imaginais.

Néanmoins, en arrivant dans la galerie, j’avais la même impression que quand j’ouvrais dans mon appartement mon matériel pour la peinture à l’huile. Ce curieux mélange de nostalgie et de bonheur. Ma mère était partie vivre sa vie il y avait plus de vingt-et-un ans. En même temps que moi, j’avais ouvert mes ailes pour m’envoler dans le cirque. Ce n’était pas une grande venue mais c’était un endroit magnifique. Une petite échoppe à l’avant vieilli qui portait les marques de ses petites centaines d’années à être passé de mains en mains. L’intérieur contrastait avec ses murs blancs et son éclairage tout en détail qui ne donnait pas cette impression de surcharger la pièce pour la faire disparaitre. Les toiles prenaient toute l’espace qui leur était dédié. D’instinct, je pouvais reconnaitre les deux oeuvres (mais sept toiles) que ma mère greffait à ce collectif sur la thématique environnementale (autre preuve que la pomme ne tombait pas loin de l’arbre) : ces quatre petits tableaux aux couleurs vives représentant les éléments et ce tryptique d’un enfant dont le ballon en forme de planète s’envolait. Sa technique avait un peu évolué mais elle n’en restait pas moins reconnaissable pour moi.

Je me trouvais bientôt entouré des gens, un petit four dans une main et une coupe de champagne dans l’autre à me balader entre les toiles pour parfois glisser un mot à ceux qui s’intéressaient à l’œuvre de ma mère. Ce fut ainsi que j’atterris à côté d’un homme qui observait l’une des toiles avec un certain intérêt : « L’art est quelque chose qui peut être fascinant, n’est-ce pas ? Que des pigments que l’on mélange pour obtenir des histoires que l’on peut raconter. » dis-je avec un petit sourire.



 
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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Ven 18 Oct 2019 - 5:42 )
peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent?
Poppy & Alvaro
Je suis, pourtant, pas méchant.

Quand on ne déroge pas de mes exigences, de mes attentes, je peux être un être très doux et attentionné. Néanmoins, rares sont ceux qui ont le privilège de me voir sous cet allure. Il faut avoir mon attention, un lien particulier et surtout ma confiance. Une chose qui ne peut être contourné pour garder une bonne place dans mon estime. Et si on ose jouer le plus malin, croire qu'on peut comploter dans mon dos, prétendre que je n'en ferais rien....

Et bien, on se retrouve comme ce pauvre type, allongé sur une table froide, les yeux fermés pour le grand voyage...

Je devais me déplacer, car je connaissais personnellement la demoiselle, responsable de la morgue. Il y avait rien à cacher, elle connaissait ma véritable identité. Et puis, c'était moi qui avait besoin d'elle. J'avais besoin de ses services, de son talent du camouflage. De la discrétion avec les morts. C'était son métier. Moi, je suis plus l'étape d'avant. Celui qui exécute, qui les amène à la morgue.

Malheureusement, je ne suis pas très doux quand on tente de toucher à mes biens. J'ai tendances à laisser des marques, des blessures suspicieux qui pourrait ramener les flics jusqu'à moi. Je voulais éviter cela à tout prix. Voilà pourquoi je me retrouvais dans cette ascenseur d'un centre funéraire avec mes hommes et ce mort puant, caché sous un drap blanc. Mort il y a moins de deux heures et déjà, il était en train de nous empoisonner le peu d'espace de nous avions. Même mort, il me faisait chier.

D'un geste de la main, je demandais à deux de mes hommes de passer devant avec le mort, une fois les portes ouvertes. Je souhaitais qu'ils annoncent ma présence et vérifier si la voie était libre rapidement, car je me sentais terriblement coincé avec ce corps puant.

Je désirais être quand même discret. Ne pas attirer l'attention. Nous l'avions toujours été depuis de début de cette affiliation et je désirais simplement discuter avec elle. Pas d'autre dérangement.

J'avais reçu le signal et je marchais lentement dans ce corridor lugubre. J'attachais les boutons de mon costard tout en marchant vers la porte d'entrée.

Je laissais mon homme de main entrer en premier dans la pièce annonçant ma visite et ma surprise de la soirée.

Oui, quelle triste sort. Atterrir comme cela sur une table froide et métallique. Sans aucun proche autour de vous, sans aucune larme qui coule sur votre destin. Non, personne, personne n'allait pleurer pour ce type. Pas après ce qu'il avait osé dire et faire contre moi.

Pourquoi aurais-je de la pitié pour une personne qui ai osé s'emparer de ce qui m'appartient. Vouloir paraître au-dessus de moi, au-dessus de tout, n'ayant rien de mieux que sa belle gueule et sa petite queue...?

Ohhh, peut-être que je vous offense en parlant de la sorte, mais c'est une bagatelle aux mots dégradants qu'il avait prononcé de sa bouche de minable.

Un vrai minable dont personne n'aura de ses nouvelles. Plus aucune communication autre qu'avec l'au-delà. Si notre Seigneur veut bien l'accueillir. Après tout, n'avait-il pas commis un terrible péché ? Celui de me contrarier...

Drastique...Peut-être, mais voici ce qui arrive quand je suis hors de moi. Je vois rouge, je tremble et mes mains deviennent des armes destructrices.

J'ai été formé ainsi. Tailler au couteau pour être capable de répondre, de répliquer. Défendre un code, des lois; mes lois. Faire entendre raison ainsi être respecter et même craint des autres.

Dans ce cas-ci, par contre, c'était personnel. Voilà pourquoi j'étais là. Je voulais être témoin. Être sur et certain qu'il finira en fumée...

Fumée et discrétion contre de la poudre blanche. Je me considérais gagnant sur tous les coups. Pas besoin de me salir les mains. Ils étaient déjà assez tâché comme cela...

Ce sont lors de ces moments d'agressivités, de colère, que je devais me ressourcer, me détendre...et ainsi me changer les idées. Contempler la beauté du monde au travers les yeux des grands: les artistes.

C'était devenue un espèce de rituel. Je me devais d'aller puiser un moment d'apaisement dans une galerie, dans un endroit vaste avec des différentes types de fenêtre sur le monde.

Classique, Abstraite ou Morte, ces oeuvres arrivaient à me chercher, à prendre tout cette pression qui m'habitait pour me calmer, me faire sourire, et comprendre mon état.

Oui, j'étais presque sûr qu'au travers une oeuvre, plusieurs de ces peintres ont déversé leur haine, leur colère ou totalement leur coeur sur ces toiles. Je me reconnaissait au travers plusieurs d'entre-eux. Certaines me touchent...

Alors, on peut dire que j'ai quand même un coeur, non ?

Un coeur qui savait apprécié la beauté quand il en voit une...

« L’art est quelque chose qui peut être fascinant, n’est-ce pas ? Que des pigments que l’on mélange pour obtenir des histoires que l’on peut raconter. »

Et même deux...

Cette voix m'avait sortie de mes songes quittant mon attention sur la toile pour la demoiselle à mes côtés.

Un léger sourire sur mes lèvres. Quelques secondes pour scruter ces jolies pupilles avant de retourner admirer la toile.

" Des milliers d'histoires qui se racontent en une oeuvre. Tout dépend de celui qui la regarde et ce qu'il voit..." disais-je avant de m'abreuver de ma coupe de champagne.

J'étais conscient de la grandeur de l'événement. J'étais d'ailleurs habillé pour l'occasion. Un joli complet et une chemise blanche entrouverte. Rares sont ces moments où je portais la cravate ou la boucle. J'avais horreur d'avoir cette impression d'être étrangler...

" ...Et qu'avez-vous à me raconter devant cette oeuvres, dites-moi ?" disais-je doucement la regardant du coin de l'oeil.

Ravissante femme que je contemplais discrètement. Je profitais de cette occasion de me faire aborder. Habituellement, j'étais l'initiateur...Pas cette fois-ci...
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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Sam 26 Oct 2019 - 11:36 )
Esprit d'AutomneJe suis passé par ici
Bonjour ! Je suis l'Esprit d'Automne. J'interviens dans les RPs afin de mettre du désordre dans ces derniers. Si tu lis ceci, c'est que tu es dans ma ligne de mire. Tu pourras en savoir plus dans ce topic afin d'en apprendre d'avantage sur le dispositif.
Situation / ActionUn adolescent accompagnant sa maman à cet événement s'ennuie un peu trop. Il a un rhume, contamine ceux sur qui il éternue, au lieu de placer sa main sur sa bouche. Et pour couronner le tout, il trouve que les gens autour de lui sont si gonflants. Alors, discrètement, il ajoute du poivre dans certaines boissons, du sel dans d'autres. Tout pour mettre un peu d'ambiance.
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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Dim 17 Nov 2019 - 1:20 )
Petite, je n’arrivais pas nécessairement à me poser. Rester assise en classe pour écouter des consignes sagement ? Disons que mon impression de « je suis sage » n’avait pas convaincu beaucoup de gens. C’est à cause de ma tête qui se permet le luxe de partir dans toutes les directions, de ces détails frivoles qui savent captiver mon attention et me diriger vers des endroits des plus absurdes. J’avais eu la chance immense de fréquenter des écoles alternatives où mes caractéristiques uniques avaient été mises en avant-plan, où mon individualité avait été mise à la place qui lui revenait de droit. J’avais rempli mes cahiers à même le sol, couru dans la pièce en récitant mes poésies. J’avais toujours eu besoin de bouger de l’air autour de moi. Et ma mère l’avait compris en un certain sens. Elle m’avait encouragé.

Certes, pour le plaisir de mes professeurs, j’avais eu un diagnostic de poser, mais la médication pour le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité dont je souffrais n’avait pas été la seule des solutions. Ma mère avait fait entrer le sport (sous sa forme artistique : le cirque) dans ma vie avec la vitesse d’un TGV et l’art. En même temps, avec une mère peintre… je ne pouvais pas ne pas avoir été initié à la peinture. Je savais même que je tenais mon nom directement du coquelicot, parce que c’était la couleur qui était sur ses doigts encore quand elle avait finalement tenu mon petit corps dans ses bras.

À la maison et à l’école ma mère n’avait jamais été très friande d’inculquer de force des règles et de les renforcer : les seules véritables limites que j’avais étaient dans deux endroits précis. Le gymnase pour ma propre sécurité et dans les galeries d’arts. Peut-être parce que si je n’avais pas fait mes premiers pas dans une galerie… je n’avais sans doute pas été très loin de répondre à cette bien curieuse réalité. Ma mère m’avait élevée seule et j’avais été à des vernissages bien avant d’avoir dit mes premiers mots. Et si j’avais pour l’école (encore aujourd’hui… raison pour laquelle je n’avais toujours pas obtenu mon diplôme ayant décroché à 16 ans pour m’embarquer dans un cirque) un mépris certain, j’avais un respect sans bornes pour les musées et ceux qui choisissaient de travailler dans ce genre d’environnement.

Pourquoi donc m’égarer dans mon esprit alors que je venais d’aborder un homme d’environ mon âge qui s’était retrouvé à regarder vaguement dans la direction de l’œuvre de ma mère ? Et bien parce que justement, je regardais du coin de l’œil un adolescent plutôt jeune qui venait d’éternuer avec la classe d’un dix-roues utilisant son frein jacob. Assez pour le voir éternuer sans le faire dans son coude. Je ne voulais pas qu’il vienne à proximité de moi. Qui diable était le parent irresponsable amenant un enfant malade dans une telle activité ? Après tout ce genre de visite était souvent longue et éreintante. Je choisis néanmoins de ne pas en faire de cas pour le moment me concentrant à nouveau vers l’homme qui répondait à ma réplique sur l’art. Il me fit sourire en disant que des milliers d’histoires se racontaient en une sœur œuvre. Presque philosophe, je répliquais doucement. « Si une image vaut mille mots, et que chaque œuvre raconte des milliers d’histoires pour chacune des personnes qui s’attarde sur elle alors chaque toile est plus loquace qu’un bien grand nombre de personnes. » Après tout, j’en connaissais des gens avares de mots : comme s’ils craignaient la taxation trop grande de leur vocabulaire.

Ce n’était pas grave, j’étais plus souvent qu’autrement je comblais le vide de leurs silence. Une tornade intérieure qui craignait le vide et se contentait de chercher par tous les moyens possibles à le combler : par des mots, par des virgules, par de l’expression juste et honnête. Le mensonge n’avait jamais réellement été ma force. Il y avait chez mon intelocuteur ce côté étrange et rebelle qui m’habitait également. Peut-être la raison pour laquelle je l’avais abordé bien que je n’en étais pas certaine. « Je crains bien n’avoir rien de très intéressant à raconter devant cette œuvre. » commençais-je par dire énigmatique. Je rajoutais avec un petit sourire délicat : « Si ce n’est… » et je portais ma coupe à mes lèvres pour en prendre une petite gorgée : j’aimais le champagne, même si je n’étais pas nécessairement la plus forte sur l’alcool qu’il y avait. Ce sang vaguement écossais de ma mère ne venait pas avec cet arrière-plan d’alcoolisme latent. Néanmoins, lorsque mes papilles se heurtèrent à un goût anormal du poivre dans ma boisson. Je m’ettouffais en crachotant à moitié ruinant l’effet qu’aurait pu avoir mes répliques intelligentes. « Bon sang ! C’est une galerie et une levée de fond pour une bonne cause… pas une raison de chiper la crève… ni pour ruiner un excellent champagne. ». Dans la petite serviettes de table je crachais le restant de ma gorgée pour y contempler les petits grains de poivre qui s’y trouvait au fond. Je fusillais du regard l’adolescent au comportement puérile sans savoir comment m’y prendre pour lui faire payer son mauvais coup. Ramenant ma coupe entre mes deux mains croisées bien que c’était maintenant inutile comme précaution et que j’attendrais SAGEMENT qu’un serveur passe, je repris d’un ton moins enragé : « Pardonnez-moi. » au brun. Reprenant mon attention, après avoir regardé dans les airs dans l’espoir de me rappeler de ce dont nous parlions à peine quelques secondes plus tôt. « Si ce n’est que le tryptique a un sens qui à mes yeux est un peu plus transparents et qu’il rappelle vaguement les premières œuvres de la peintre. On y voit davantage l’engagement de l’artiste… mais je suis probablement biaisée. Et qu’avez-vous à me raconter ? » dis-je doucement.



 
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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Lun 25 Nov 2019 - 1:56 )
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Poppy & Alvaro
C'était agréable, parfois, de quitter mon monde, mon univers. Ne pas avoir constamment ce sentiment qui m'oppresse, qui m'oblige constamment à réfléchir afin de m'en sortir. Avoir l'impression d'être le seul à être logique, l'expérience afin de trouver des solutions.

Je pourrais aussi parler de mes qualités académiques, mais je considère que la vrai école est celle hors des murs d'une classe. Être face à une situation, un problème et tenter de le résoudre de nos propres moyens. Ma vie, jusqu'à présent, n'avaient été de défis, de décisions importants dont moi seul avait la réponse. C'est pourquoi, selon moi, je me retrouvais à la tête d'un clan, d'une entreprise prospère, navigant dans le succès. Néanmoins, je pouvais, encore là, me sentir à part. Voir les choses différemment. Au delà de la boite que la société nous classe.

Car, elle nous classe, certes. Je n'avais pas peur de dire que je me situais bien loin de ces gens qui m'entouraient dans cette galerie. Leur aura, leur manière et que dire de leur tenue, je m'y détachais complètement. Je trouvais même cela désagréable de part leur regard qui se détournaient à mon passage, comme si ma présence tâchait leur dorure et leur paillette. Pourtant, je n'étais pas déplacé. Je possédais une tenu convenable. Non, ils se reconnaissent entre-eux et j'étais l'étranger...

Gens fermés qui ont peur de la nouveauté, de l'inconnu. S'ils prenaient le temps, le temps d'échanger quelques paroles, ils verraient alors un homme tout aussi passionné et intellectuel sur le concept de l'art. Je prônais tout simplement un tout autre concept de la vie. Plus rude, plus ardue et criminel que la leur...Mais, cela passons...

J'appréciais donc cette entrée de cette demoiselle dans mes réflexions me retrouvant, malgré tout, accueilli dans cette galerie. À vrai dire, j'étais fortement bien accueilli. Il n'y avait que regarder ce sourire dont j'étais l'heureux témoin pour rendre ce moment des plus agréables. Rajouter à ces propos et cette question avec un vocabulaire fort recherché, je me sentais, tout un coup, transporté dans un tout autre univers. Ce n'était pas au Ruby que j'aurais eu le privilège d'avoir ce genre de discours.

Pourtant mon réflexe me rappelait le mien en la voyant s'étouffer d'une gorgée de champagne. Il y a plusieurs façon de se débarrasser d'une personne dérangeante, mais le poison reste, encore aujourd'hui, un moyen purement dramatique et féminin. Bien des ennemis ont succombé à ce sort prodigué par une femme assoiffée de pouvoir et de vengeance.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'éloigner mon propre verre de mes lèvres craignant d'être le sujet de cette tentative d'empoisonnement. Encore là, mes réflexes me trahissaient constatant que tout ceci était l'origine d'un vilain coup d'un adolescent désirant mettre du piquant à la soirée. Un regard noir de ma part en sa direction n'ayant aucun doute sur sa culpabilité. Toutefois, je restais calme, ne voulant aucunement démontrer mes capacités en matière de vengeance.

En regardant, de nouveau la toile:

" Ce n'est que plaisir, pour ma part, Mademoiselle. Venir dans une galerie me permet de m'évader...simplement me plonger dans les couleurs et me laisser baigner par les vibrations qu'elles me procurent. Un moyen pour moi de quitter mes tourments, avoir besoin de me libérer l'esprit de mon quotidien et apprécier ce que ces artistes font de la leur....sans jugement. Seulement le désir de voir et parfois de comprendre..., mais je ne cesse pas de croire qu'il y a pas d'explication...Il n'y a que des interrogations dans ces oeuvres. Celle-ci particulièrement me fait demander si je suis satisfait de mon existence...Si je peux en faire plus..."

Voyant le serveur s'approcher lentement de nous, je m'approchais de la demoiselle afin de lui débarrasser de cette coupe infect. Je n'y allais pas par quatre chemins afin d'appeler un des serveurs afin qu'il les fasse disparaître lui demandant de nouvelles coupes. Je voyais que ceux qu'il possédait avaient tous des grains de poivre. Je venais rompre le plaisir de cet adolescent méprisant. J'allais même jusqu'à murmurer dans l'oreille du serveur quelques mots...avant de revenir près de la demoiselle, toujours le sourire aux lèvres.

" Que voulez-vous dire par biaisé ? Vous avez un lien fort avec cette oeuvre ? Vous êtes l'artiste de cette beauté ?"

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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Dim 1 Déc 2019 - 20:01 )
C’était presque curieux comment ma présence dans une galerie d’art en venait à changer cette facade que je montrais au monde. Oh ! Je n’étais pas du genre qui pensais que les gens n’avaient qu’une seule face qu’ils montraient continuellement. Les gens se rapprochaient davantage d’un dé au multiples facettes et ce que nous montrions était différent selon le contexte dans lequel nous étions jetés. Dans ma boutique, je permettais que mon éclectique personnalité ressorte et prenne l’ensemble de la place dont elle avait droit : j’étais au quotidien ironique, cinglante et bouillante. Je ne me privais pas de dire tout haut ce que je pensais et me foutait assez solidement de ce que les autres pensaient. Dans une vie antérieure, j’avais appris à me couper de ce que les autres pensaient de moi jusqu’à entendre leur applaudissements, une douce concentration qui m’empêchait de commettre un impair qui aurait pu m’être fatal dans les circonstances où je travaillais à l’époque. Dans ma boutique, le vous que j’employais présentement et ces beaux mots que j’avais appris prenaient souvent le chemin de souvenirs (presque illusoires).

J’avais écoulé à l’école, lu pour compléter… malgré les apparences. Et dans ce contexte formel, je n’avais presque aucune difficulté à laisser transparaitre que je n’étais pas aussi tête brûlée que ce que je pouvais sembler même si mon statut de propriétaire d’une entreprise fleurissante quoi que peu orthodoxe aurait sans doute pu indiqué qu’à moins de chances extrêmes je savais très bien tirée mon épingle du jeu en affaire. Néanmoins, cela faisait du bien que de me rappeler joyeusement ces conversations qui m’avaient alimenté plus jeune dans ce genre d’environnement.

Me ramenant à cet instant présent, je profitais de la conversation agréable de l’homme que j’avais abordé. Je me sentais bien, pas comme une grenade dont on avait retiré la goupille et qui savait l’explosion proche. Il était même plutôt intéressant que d’interagir avec l’homme même si je sentais que malgré son amour de l’art et sa verve intriguant nous étions deux planètes éloignées. Pluton et Vénus tentant de faire connaissance en un certain sens. Mais je me plaisais à découvrir des gens qui avaient justement des histoires de vie aux antipodes de la mienne. Ce qui ne m’empêcha pas de ressentir un petit pincement au cœur lorsqu’il confia que l’art bien que plaisir fût un moyen d’évasion de sa vie : « Mais quelle triste réalité d’avoir à s’échapper de sa propre vie. Nous devrions tous faire ce qui est en notre possible pour que notre quotidien nous donne envie de rester captif. »

Je savais que j’étais le genre de femme qui travaillait beaucoup et fort. Mais je n’avais jamais réellement l’impression de travailler lorsque je mettais les pieds que ce soit devant mes planches (devant un dessin de lézard ou de prune) ou dans mon café pour m’occuper de la plus soporifique des tâches administratives (d’accord… ça c’est un mensonge). Mais je pensais sincèrement ce que j’affirmais avec un sourire avant de poursuivre sur ce que la toile lui disait : « Il s’agit d’une intéressante interrogation que nous nous devons de nous poser. Nous pouvons toujours probablement en faire plus ma la survie des autres ne doit jamais se faire au détriment de notre propre santé… » et je repoussais une mèche de cheveux avec un sourire.

Visiblement ma triste mésaventure avec ma boisson avait interloqué assez pour qu’il ne reporte pas la coupe à ses lèvres et qu’il se détourne vers l’un des garçons qui faisait le service. L’échange fût bref mais je fus débarrassé de ma coupe aromatisée à saveur de poivre noir et l’homme revient vers moi avec une nouvelle coupe après avoir échangé quelque mots à l’oreille du serveur. « Mais c’est que vous êtes un galant. Je vous remercie pour cette nouvelle coupe. » dis-je avec un nouveau sourire. Je n’étais pas le genre à souffrir de « babounite aigue », ce n’était donc pas un effort de rembourrage de bonne humeur dans une personne aussi charmée par l’idée de sourire que de tenter une expérience désagréable. L’attention était charmante…

Je répondis doucement avec la question sur mon rapport avec cette œuvre et l’artiste qui se cachait derrière sans réalisation : « Pas tant avec l’œuvre mais avec l’artiste qui ne pouvait pas venir au vernissage ce soir et dont je suis l’humble obligée. Il faut bien que le fait de m’avoir mise au monde et éduquée vienne avec un certain attachement. » Une telle réplique brouillait les cartes d’une relations autant plus complexe mais dont je n’avais pas nécessairement envie de tout étaler. Ma mère m’avait élevée à sa manière pour me pousser hors du nid comme un petit oiseau dès que mes ailes avaient été assez fortes pour me porter. Et je ne lui en voulais pas. Je choisis d’éclaircir mon point en précisant : « Poppy Skyes, la fille unique de Petunia Skyes. Et vous êtes ? »



 
Don't seek happiness
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