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- Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Jeu 6 Fév 2020 - 3:32 )
peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent?
Poppy & Alvaro
Ne pas être déstabilisé. Enfin, ne pas le faire paraître...

Je pouvais quand même être saisie par ce vocabulaire, ma foi, très recherché. Je ne m'attendais pas à autant d'éclat et de mots aussi pures et définies que ceux qu'elles venaient de prononcer. J'avais donc, devant moi, une femme d'un certain prestige ou simplement une amante de la littérature. Une passionnée de ces moments de tranquillité accompagné d'un roman ou tout autre bouquin de grands noms dont une rare quantité de gens connaissent.

Étais-je en train de juger ? Non, en aucun cas. J'étais fasciné par cette capacité, cet intérêt de savourer ces histoires ou documentations creusées dans de multiples feuilles de papier. Avoir le plaisir de s'y aventurer, et s'y consacrer. Avoir le temps...

Non, je ne suis pas de ce groupe. De ce clan de lecture. Malheureusement, d'autres priorités, intérêts m'empêchent de prendre place et me laisser bercer par la lecture. C'est du temps que je perds, que je ne reverrais jamais et qui m'aurait permis de fermer un dossier, régler des comptes ou tous autres tâches connexes qui m'allégera d'une quelconque façon.

Je suis conscient que cette mentalité me freine dans mon imagination, mes connaissances et la richesse de mon dialecte. Je n'avais qu'à me présenter dans une galerie d'art pour comprendre que je n'étais points aussi développé que d'autres...Affichant presque mon statut, ma classe sociale...

Me remettant presque à ma place de part une simple réplique...

Parler de succès académique ou financier: Appâter la société sur ces principes qui sont destructeur. Que dois-je penser de tout cela...? La vérité ou masquer ma pensée...?

Ne suis-je pas un homme qui a baigner dans l'appât du gain et la maîtrise de son autorité ? Je suis celui qui tend la carotte fièrement et récolte le succès qui en retourne...

Je la laissais prendre place et énoncer son avis sans rien interrompre...
Savourer la qualité du champagne. Des bulles parcourir mon palais et glisse dans le fond de ma gorge...

" Je suis donc en présence d'une de ces rebelles de la société...dont la pensée est aussi forte qu'une foule en colère, mais qui se contraint à se...cacher derrière un nom de plume...?"

Je la regardais un moment. Je ne lisais peut-être pas des bouquins, mais...j'avais cette particularité de lire les gens...

" Oui...beaucoup de contrainte dans votre existence. Je n'entend que cela depuis le début de notre entretient...Vous parliez de l'homme privé de liberté..., mais la femme, elle...qu'en est-il de sa liberté si ce n'est que fuir...?"

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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Jeu 19 Mar 2020 - 3:49 )
Je ne croyais pas en la simplicité de l’âme humaine : l’être humain est un animal d’une complexité qui nous surprendra toujours. Une tribu d’animaux sociaux s’était structurée selon une hiérarchie massive que l’on peinait parfois à comprendre. J’avais parfois conscience de mon idéalisme latent qui m’avait poussé jeune à adopter les doctrines du socialisme se retrouvaient à entrer dans une contradiction puissante avec la nature même de l’Homme dans toute sa splendeur.

La preuve était peut-être cet homme mystérieux qui se retrouvait devant moi et avec qui j’échangeais déjà depuis un certain moment dans cette soirée mondaine où j’avais si peu l’impression d’avoir ma juste place. L’échange était intéressant : profondément stimulant même s’il m’arracha un petit éclat de rire en soulignait l’absurdité que représentait mon échange qui trahissait mes fortes pulsions pour cette soif de liberté, qui s’opposait à sa douce manière aux différentes règles de la société. Je m’exprimais sans tabou sur la majorité des sujets sur lesquels j’avais une opinion, mais j’avais préféré ne pas signer de mon nom l’œuvre que je laisserais derrière moi pour les générations qui me suivraient, et que, dans mon esprit de contradiction, je n’enfanterais pas. « Il ne faut jamais sous-estimer la complexité d’une rebelle. Si j’avais choisi de m’adresser à une foule d’adultes, j’aurais signé sans hésitation mon nom en bas. Je supporterais ouvertement chacune des idées que je soutiens. De l’importance de donner plus de pouvoir aux plus démunis de notre société jusqu’à l’importance des libertés individuelles. Mais mon discours s’adresse à des enfants. Et le choix de mon public a dicté beaucoup de mes décisions. » avouais-je d’une voix rêveuse.

Ma mère avait choisi la peinture, j’avais choisi les mots. Ironique comment la littérature avait toujours su provoqué dans ma scolarité des colères immenses. Justement parce que l’homme est complexe et que les choix d’artistes sont dictés par la nature profonde. Parfois, les rideaux sont bleus simplement parce que l’auteur aime le bleu et non pas pour refléter la profondeur d’une dépression qu’il externalise par le biais de son art. « La littérature enfantine est extraordinaire car elle n’est pas dédié originalement à l’analyse comme si j’avais choisi un public adulte. Elle permet d’éduquer en vendant du rêve, de l’imaginaire mais sans une analyse effrayante et dépouillée de tout sens. Mais je ne cherchais pas en écrivant à attirer le regard des enfants. Et je ne crois pas que ma banale existence de mortelle soit digne de leur intérêt. La photo sur la quatrième de couverture de mes albums est celle d’un chat : la part de mystère et la magie, voilà une chose que l’on oublie trop souvent quand on devient adulte mais que vous ne semblez pas avoir oublier. Me voilà, la langue délié par vos questions et le champagne à me livrer alors que je ne sais presque rien de vous. Curieuse, n’est-ce pas, la nature humaine ? »

J’accrochais son regard sombre pendant un instant. J’assumais mes contractions, partie intégrante de ma petite perspnne. J’étais cette artiste qui avait choisi de s’adresser à des enfants malgré le fait que la maternité m’était inaccessible (un mélange de panique et de problèmes physiques). Ouvertement communiste, mais propriétaire d’une entreprise. Engagée dans la cause animale mais encore omnivore du moins occasionnelle. Et pourtant, on aurait dit que les complexités que je relevais étaient miennes plutôt que communes à l’homme. « C’est la condition d’humain qui impose des contraintes et non pas ma seule existence personnelle. Une femme peut à mes yeux être autant libre que ne l’est un homme. Les seules limites de sa liberté sont celles qu’elle veut bien s’imposer. Il est depuis longtemps résolu le temps des courtisanes qui n’ont comme choix que de se soumettre à la norme ou de fuir la réalité. » Du moins, en mon humble avis. Je finis de boire la coupe de bulle après ces mots.



 
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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Mer 25 Mar 2020 - 6:21 )
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Poppy & Alvaro
Il n’y avait pas à dire: j’étais vraiment au côté d’une femme de mot. De mots si denses et multiples, que j’avouerais, bien malgré moi, me perdre. Non pas que je trouvais cela inintéressant, au contraire. Cela dit, la langue de Molière n’était guère mes origines. Je vais partie de ceux qu’on appelle, minorité visible. Nombreux sont ces papiers gouvernementaux ou ma race et celle de de bien d’autres fait partie de cette catégorie. Ceux dont on ne souhaite pas leur donner une case qui leur est propre. Pour sauver du temps et de l’espace, aussi bien de les mettre tous dans la même catégorie.

L’expression: “tout mettre dans le même panier” vient sûrement de ce genre de mentalité. Ne pas s’attarder, ne pas s’informer sans juger. Sans comprendre. Sans nous comprendre. On préfère banaliser, généralisé et nous insulter d’abord.

Cela dit, je vous dirais que depuis plusieurs années, personne n’ose me lancer de genre de commentaire raciste. Ils n’ont tout simplement pas le temps. Je m’occupe de leur cas, bien avant. Oui, cela contre-dit totalement mes propos plus haut. Mais, j’ai le pouvoir et la force de le faire. Alors, pourquoi pas…?

Tout comme cette demoiselle, d’ailleurs…

Elle semble avoir cette même force, cette audace qui m’habite. Seulement, sa timidité et sa retenue m’interpellait…Ses ailes n’étaient pas totalement ouvertes.

Non, elle se cachait derrière une illustration de félin. Oui, c’est mignon, voir charmant, mais cela cachait autre chose.

Je n’avais pas pu m’empêcher d’avoir ce léger pincement au coeur lorsque la conversation se tournait vers le sujet des enfants…

Un sujet presque tabou, me concernant. Je ne les déteste pas. C’est malheureusement le contraire. Je les adorais…désirant depuis longtemps avoir cette joie de la paternité. Malheureusement, c’est un rêve dont on m’avait arraché, il y a peu, prenant cette femme dont j’aurais souhaité en faire une mère extraordinaire.

Bref, je ne croyais plus à cette possibilité, devant enfouir ce rêve au plus profond de moi-même.

Alors, entendre sa passion pour son métier, pour cette connexion spéciale avec les enfants, je vivais un léger malaise…

Pourtant, j’étais capable de taire cette blessure:

“ Non, au contraire, c’est flatteur de votre part de me confier autant sur votre parcours et votre carrière…Cela dit, je ne vous connaît que depuis quelques instants, et…je ne crois pas que votre existence est banale…Sinon, vous ne m’en parlerez pas avec autant de vigueur, je me trompe ?”

Oui, je retournais dans mon confort du charme et de la séduction. Néanmoins, j’étais sincère. Je trouvais véritablement que cette femme se sous-estimait de ces capacités pouvant s’afficher ouvertement en tant qu’auteur, voir même en tant que femme.

Elle semblait être pimpante, passionnée, mais elle se confinait dans l’image du félins dans l’écriture et se présenter ici en tant que la fille de…N’était-ce pas contradictoire ?

“ Et se résoudre à ce cacher derrière un chat et se présenter ici sous la demande de sa mère…étaient-ce donc ces limites vous concernant…? “

Pour ensuite prendre le temps de regarder autour, un moment, avant de lui murmurer:

“ Je vous vois plutôt comme femme libre de ces choix…Une femme qui souhaiterait partir en douce de cette soirée au plus vite…Il n’y a pourtant qu’une porte à franchir…cela me ferait plaisir de la franchir avec vous…Prendre un verre, loin de cette bourgeoisie hautaine…”

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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Mar 2 Juin 2020 - 21:12 )
Je n’avais pas tendance à croire que l’humanité était simple. La condition humaine était complexe. Elle l’avait toujours été. Animaux sociaux, nous vivions dans un important tissu de liens sociaux avec autrui. La preuve c’était l’importance que la communication avait pris dans notre vie, dans les inventions qui étaient sorties de notre imaginaire collectifs. L’invention de la presse de Gutenberg avait permis de démocratiser lentement mais surement l’écriture et la lecture. Les magazines avaient su faire la promotion des grandes idées révolutionnaires avant de maintenant faire l’apologie d’un culte de la beauté qui n’était pas sain pour un bon nombre de femmes plus souvent visées par ces publicités où l’on nous apprendre que notre corps n’est jamais parfait. Les fameux réseaux sociaux auxquels j’étais plus que réfractaires n’avaient fait qu’empirer mon dédain pour leur représentation de la jeunesse d’aujourd’hui.

J’étais peut-être si particulière parce que les livres avaient toujours eu pour moi une valeur sentimentale précise. J’avais grandi dans une maison qui n’avait pas nécessairement tous les moyens : pas de télévision ni d’intenet. Ma mère, tout comme moi, n’avait jamais rien compris de ses machins techniques. À défaut de communiquer par télégraphe, fax ou téléphone portable, nous faisions parti de ces extraterrestes qui fonctionnaient encore par courrier de longue lettres écrites à la main avec cette odeur particulière du papier encore ancré dans des souvenirs d’encre.

Ce qui ne m’empêchait pas d’être sociale. La preuve, c’était cette discussion qui se tissait entre l’homme (toujours sans nom) et moi. Ma langue s’était déliée, un mélange entre l’effet du champagne et de cette compagnie que je trouvais personnellement particulièrement stimulante intellectuellement : ce n’était rien qui allait faire la une du journal de votre choix mais ça faisait du bien face aux contraintes qu’imposait la galerie d’art. Je préférais la liberté de mes vieux jeans, de mes complets achetés dans des endroits qui en avaient besoin. Je me perdais dans ces histoires, mon esprit étant toujours pris dans ce coq-à-l’âne qui ne savait jamais très bien comment se limiter.

Je sentis mes joues se teinter doucement de rouge lorsqu’il me dit que je n’étais pas banale : « C’est soit que je ne suis pas banale ou que je ne connais simplement pas les limites des autres et mes propres limites. C’est que c’est si compliqué de se contraindre n’est-ce pas ? » rigolais-je doucement en passant une petite mèche derrière mes oreilles qui s’était défaite de mon chignon. J’aurais pu encore m’emballer dans mes débats d’idées et expliquer qu’aucune existence n’est banale. Ces banalités du quotidien du monde moderne et choyé sont des luxes que d’autres n’estiment pas nécessairement.

Je rigolais encore doucement alors qu’il soulignait les incohérence de mon besoin d’espace auquel s’opposait ma présence ici. Il soulignait à mon oreille une option : « Ce ne sont pas des limites mais des choix que j’ai fait. J’ai choisi d’écrire pour des enfants tout en choisissant de ne pas avoir de famille qui m’appartienne. Et je n’ai pas envie de justifier ma décision auprès des parents de mon public : mon corps, ma décision. Tout comme celle de venir. Vous n’avez donc pas tort dire que je préférais être ailleurs. » Toujours avec un petit sourire je rajoutais doucement : « Je me ferais un plaisir de me pousser avec vous si je dois l’admettre car vous êtes, et de loin, l’élément le plus intéressant de cette soirée mondaine. Cela vous dirait de fuir? » déclarais-je avec un petit sourire lumineux avant de m'aventurer vers la sortie.

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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Lun 8 Juin 2020 - 19:57 )
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Il faut, parfois, des sacrifices afin d’obtenir ce que l’on souhaite. Se soumettre à des activités, des soirées mondaines ou des conférences dans le but d’avoir l’attention, le moment propice pour s’approcher de l’objectif et, ainsi atteindre notre but. Il y a deux mentalités, cela dit. Ceux qui sont prêt à faire plusieurs courbettes, se rendant presque ridicule pour avoir leur dû et ceux qui refusent de se plier, de perdre leur personnalité pour gagner des galons.

Je ne suis pas parfait, loin de là. J’aurais pu dire que je suis de ceux qui ne veulent pas se dénaturer par principe, par honneur pour leur métier, leur art, voir leur être, mais ce serait mentir.

Oui, j’ai dû, à plusieurs reprises masquer mes valeurs, même ma réputation pour me procurer des éléments essentielles à mon ascension. À cette époque où je me battais parmi ces nombreux clans, que je gravais difficilement la colline du succès, je me devais de m’allier à des ennemis, des gens odieux et mesquins sur ma personne pour avoir la majorité. Prôner devant les autres pour ensuite reprendre une place descente. Éliminer ces gens nuisibles qui m’avaient, pourtant aidé à ma conquête.

La trahison a fait partie de moi, en effet. Mais, c’était d’avantage plus dégoûtant de jouer le rôle de l’associé. De rester de marbre face è leur propos, leur idée et plan d’attaque. Accepter de les suivre jusqu’au dernier moment afin de me retourner contre eux et finir seul au sommet. Du sang sur les mains, certes, mais j’étais le seul au courant de cette escroquerie. Personne d’autre de l’extérieur était vivant pour me dénoncer.

L’appât du gain coût que coûte…et d’y rester.

Maintenant, j’en fais à ma tête. J’accepte ou je refuse. Je prend ou j’arrache, tout dépend de celui ou celle qui me tend la main, qui me regarde et me souris.

“ Tout dépend de vos principes, de ce qui vous allumes, de ce qui vous tient à coeur…Parfois, on se pince le nez et on avance le temps que cela dure, mais si cela devient trop souffrant jusqu’à ce perdre soit-même, pourquoi le faire ? Pour le plaisir ou faire rayonner quelqu’un d’autre ? Qu’est-ce que cela vous donne ? Un peu de reconnaissance, certes, mais rien de plus. Seulement la possibilité qu’elle recommence à vous utilisez et d’avantage…jusqu’à vous emprisonnez, sans trouver d’issue, n’ayant plus de force pour vous opposez…Mais votre propre plaisir, votre propre bien, où se trouve-t-il, dîtes moi ? C’est beau la générosité…la dévotion, mais notre bonne Mère Thérésa nous a quand même quitté dans le sacrifice et le don de soi…au détriment d’elle-même…Vous allez me dire qu’elle a en a fait le voeu, mais…ce n’est pas votre cas, je me trompe ?”

C’était peut-être poussé comme comparaison, mais c’était simplement dans le but de lui critiquer ce sacrifice qu’elle semble constamment faire dans penser à elle. Se soumettre à la volonté d’une personne qui ne semble pas apprécier avec gratitude…

Cette conviction ce concrétisait voyant cette lumière dans son regard. Cette énergie soudaine de se rebeller, de refuser de rester dans cette atmosphère lourde encore plus longtemps.

“ Votre corps, votre décision, mademoiselle…S’il a envie de fuir…écoutez-le et je le suivrai…” disais-je doucement à l’abri des regards afin d’éviter tout soupçon. Lentement, je déposais ma flûte sur le cabaret du serveur le plus prêt; les mains libres entendant le signale…

La main tendue, offrant mon bras en guise de support moral.

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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Lun 27 Juil 2020 - 21:14 )
Je n’étais pas payé pour faire acte de présence auprès de cet événement à tendance caritatives. Je le faisais par amour de ma mère : jamais je ne me serais abaissée à être réduite en captivité pour satisfaire les besoins d’autrui. Ma mère le savait très bien que je n’étais pas le genre qui restait sagement posée en place ni qui se plaisait dans ce genre de cadre formel. Elle était pareille avec des jambes qui n’avaient rien de racines qui s’ancraient dans le sol pour nous empêche de s’enfuir déporter par le vent et les aléas de la vie.

Ces soirées de l’élite me faisaient souvent me sentir comme si je n’appartenais pas exactement à la bonne classe de société. Malgré le fait que je travaillais dans le milieu des lettres, un peu par accident, je me trouvais toujours comme une imposture dans le milieu. J’avais pourtant gagné ma place même si je n’avais aucun diplôme ayant préféré suivre mon amour du cirque que de me laisser lentement mourir, comme une lionne en cage, dans une école qui par son simple fonctionnement m’étouffait tant et tellement qu’en respirer était difficile.

Ne vous méprenez pas. Je n'aurais pas échangé ma vie pour celle de ces gens bien-pensants bardés de diplômes qui avaient simplement répondu, comme un animal, à un dressage qui leur avait appris à sauter dans le cerceau sans penser par eux-mêmes à la justification de leur action. J’avais fait ma réflexion par moi-même. Rien ne servait d’amener à l’étang un âne qui ne voulait pas boire. Ce qui ne changeait pas le fait que je me trouvais dans une bien curieuse situation : j’avais beau avoir trimé et mérité le respect de mes pairs, je ne me sentais pas toujours en droit d’y être. Probablement la raison pour laquelle mes lancements étaient fait avec une mascotte qui dédicaçait les ouvrages de mes jeunes lecteurs avec moi qui observait à distance.

Ce n’était pas l’appât du gain donc qui me maintenait à cet endroit mais une sorte de lien invisible ancestral qui savait unir les mères à leurs filles sans nécessairement offrir un simple jugement. Et j’aurais probablement fini par passer le restant de cette soirée dans cet environnement morne et hautain en me demandant le pourquoi des détails de la moustache dans cette peinture hyperréaliste en gros plan que j’avais brièvement vu dans l’exposition caritative… Si ça n'avait pas été d’un simple et unique détail : cet homme que j’avais entraîné dans mon univers avec un petit sourire gai. C’était qu’il m’avait plutôt bien cerné dans mon déplaisir de me retrouver coincé dans une exposition… Même si je ne pouvais me résigner à voir ce lien comme une obligation aux allures de prison ou un abus de quelque sorte de la part de cette mère que j’aimais d’un amour particulier. « Je ne suis guère emprisonnée si cela peut vous rassurer un tant soit peu. Il y a de plus ardues contraintes que de s’assurer une fois de temps en temps que ses œuvres soient remarqués. Certains parents sont si envahissants qu’ils vont jusqu’à imposer leur choix de vie à leur enfants. La mien à part m’imposer le prénom de la couleur qui a teinté ses doigts d’une bien rosâtre de couleur, il y a une petite trentaine d’année, ne vient pas avec un contrat de rencontres annuelles, de trésors ou autre je ne sais quoi. C’est peut-être l’avantage de vivre à plus de sept mille kilomètres de distances. » Il n’y avait chez moi aucune obligation de suspendre une chaussette à la cheminée à Noël pour attendre que des cadeaux soient données. « Et je n’aurais pas l’audace de me comparer à une sainte. Je tiens davantage du diable de Tasmanie que de l’ange. » rigolais-je doucement en finissant mon verre pour le déposer. Les bulles me montaient peut-être à la tête ce qui n’était pas pour aider. Lorsqu’il me tendit la main en me disant que c’était mon choix. Je me voyais déjà débarrasser de mon unique bijou en train de retourner dans une position plus confortable – avec des souliers qui ne seraient pas à talons. Mon verre alla atterrir sur le plateau du même serveur que mon ami sans prénom ni identité. « Vous avez gagné. » dis-je en saisissant la main, les yeux rieurs.

Je m’élançais vers la sortie comme une enfant. Le cirque m’avait bien servi, parce que la course en talon et celle en échasse n’était pas si fondamentalement différente. Je l’entraînais une rue, deux rues, trois rues plus loin avant de cesser mon sprint. L’air froid nous fouetta le visage -moins d’oppression, moins de tendance à me sentir comme prisonnière dans un endroit vingt fois trop petit. Un éclat de rire presque enfantin échappa mes lèvres : un léger éclat d’enfant. « N’est-ce pas magnifique que d’être simplement en vie ? » dis-je avec un petit sourire.



 
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Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Dim 27 Sep 2020 - 6:36 )
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Je m’étais fais une promesse en quittant le Mexique, avec mon frère; de mener ma propre vie comme je l’entend. De ne pas dépendre de personne pour obtenir ce que je désirs, ce que je veux faire de moi.

J’ai regardé ma mère suivre mon père d’une façon aussi aveugle, croire qu’il allait vers la bonne direction, qu’il allait, ainsi, lui rendre la fin de ces jours meilleurs. Tous ces sacrifices, ces angoisses, cette soumission…n’a fait que les abréger, ces jours. Finir de la sorte, aussi drastiquement ayant fait confiance à un homme qui a, tout simplement, détruit leur vie; je voulais, en aucun cas, suivre ces pas. M’attacher à un patron, à un homme qui a le pouvoir de nous tuer à tout instant, selon son envie.De le voir baigner dans le fric n’ayant que les miettes de mes accomplissement.

Non, je ne souhaitais pas être l’employé. Je voulais être ce patron. Montrer à mon père qu’avec un peu de détermination et d’audace, on peut s’asseoir plus haut.

Mener ma vie comme je l’entends…

Plusieurs personnes n’osent pas y croire, se contentant de leur position, de leur statue se laissant diriger et cela leur convient très bien. C’est ainsi qu’est constituer les différents grades qui fait une société. Cependant, je crains que plusieurs d’entre-eux on le souhait d’aller plus haut, plus loin, mais la peur de l’inconnue, de décevoir, du risque…les foudroies sur place ne faisant que rouspéter contre le succès des autres, jaloux de leur courage.

Il ne faut pas chercher d’excuse ou de coupable à notre état, notre rendement, notre poste dans l’échelle. Ce n’est qu’une question de volonté à vouloir s’en sortir, refuser de continuer cette vie si elle nous déplait.

Il y a plusieurs manières de mener notre barque…J’ai choisie la mienne et l’assume totalement. Oui, je profite de cette peur, de ce manque de volonté, de décevoir et du risque. Je maintiens une ambiance stricte et dure autour de moi afin d’accomplir ce je que veux, avec eux. En retour, ils sont confortables, bien payés et ils se sentent en sécurité d’être à mon service…sachant bien se tenir pour éviter les ennuis.

J’ai donc réussi, non ?

Et cette demoiselle ?…

Sentir cette emprise familiale sur ces épaules, ne semblait pas lui être favorable. Au contraire, de part ces paroles et ces gestes, je la sentais très retenue et incertaine. Elle n’était aucunement bien dans cet univers de parure et de conversations éphémères.

Lui proposer d’en sortir semblait être une illumination; ressentir le goût du risque, briser les règles de la bourgeoisie…

“ Si vous êtes le Diable, ma chère, montrez-moi le chemin de l’Enfers et sortons d’ici…”


Comme un coup de départ, sa main se glissait dans la mienne et il n’en fallait pas plus pour la voir courir hors de cette cage dorée qu’était cette galerie.

Lui permettre d’agir à l’encontre des principes, des règles: c’était une enfant qui faisait l’école buissonnière…courant pour fuir l’autorité et les devoirs.

Je la laissais me guider, fier de voir cette âme sortir des griffes qui l’oppressait lui permettant ainsi de respirer. Courir.

Plus âgé qu’elle, certes, mais j’avais été capable de suivre sans grogner. Légèrement essoufflé, je la regardais, le sourire aux lèvres.

“ Il n’a fallu que franchir une porte de galerie d’art pour vous transformez en gazelle urbaine. Vous voyez que ce n’est pas difficile de s’écouter, de temps en temps. “

Quelques pas doux pour me rapprocher d’elle:

“ Alors, vous vous sentez mieux, j’imagine…? Vous avez autant gagné que moi, ce soir…, non ?”

Je sais, je dégageais beaucoup de fierté et de confiance, mais comment faire autrement quand nous sommes responsable d’un sourire…

CRIMSON DAY



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Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro - Page 2 Empty
Sujet: Re: Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent? || PV Alvaro ( le Mar 20 Oct 2020 - 19:24 )
J’avais grandi avec un appétit gargantuesque de liberté personnelle. Ma mère était plus que semblable à moi : jamais le mariage ne l’avait appelé. Jamais l’idée de s’emprisonner dans une vie qui n’était pas la sienne, mue par sa propre volonté n’était venu s’imposer. Comme elle, je n’aimais pas les chaines qui visaient à me clouer au sol, à me rendre prisonnière d’une vie qui ne me ressemblait pas. Mais plus têtue que ma chère mère que j’aimais pourtant d’un amour sans borne, je n’avais pas été aussi docile qu’elle à l’école. Je n’arrivais toujours pas à baisser assez ma garde pour me convaincre de m’engager dans une relation de peur de me réveiller, frissonnante, la peau couverte de ma sueur réalisant que je m’étais fait capturée dans une relation dans laquelle la routine finirait par s’immiscer sans juger pertinent de laisser un préavis d’au moins une semaine pour me laisser le temps de me pousser vers des eaux où je me sentirais plus libre d’être celle que j’étais : toute entière.

Il n’y avait dans mon histoire que ma relation avec Stella qui venait fausser le portrait de cette vie de femme libérée et libre qui ne se laissait pas clouer dans une routine qui en venait à faire le lavage de vêtements communs qui commençaient à appartenir autant à l’une qu’à l’autre (ne cachant pas que ma vie amoureuse s’était plus souvent écrite saphique qu’hétéronormée).  

Cette liberté dans tous les sens concernait le fait de faire de ma vie celle que je voulais mais je ne voyais pas dans cette relation avec les musées une restriction. Je savais que ma mère me pardonnerait ma fuite vers un endroit différent sachant que j’avais au fond de moi un besoin brut de faire à ma tête qu’elle n’avait jamais jugé bon punir quand j’étais petite et qui n’était pas plus arrêtable aujourd’hui. J’avais donc agrippé la main de l’homme rejetant à plus loin cette idée qu’il ne fallait pas partir avec un inconnu qu’on avait peut-être un jour tenté de m’inculquer (visiblement sans succès). J’avais donc pris sa main et rigolant, j’entamais un petit sprint vers l’extérieur me félicitant de n’avoir pas choisi de porter ses escarpins qui avait presque l’allure d’échelles tant ils étaient haut.

L’air plus frisquet de la nuit me fouetta les narines me réveillant de cette étrange torpeur que les musées avaient pu. J’avais pourtant connu cette ville toute mon enfance mais mes pas s’arrêtèrent sur un square un peu désert autour duquel des gens devaient sans doute s’agglutiner le jour dans une routine des plus routinières qui avait sans doute de quoi opprimer n’importe quelle personne que l’aliénation du prolétariat n’avait pas encore rendu si absorbé dans une triste réalité que notre société de consommation finissait par pousser sur ceux qui ne prêtait pas attention. Je respirais planter sur la piazza avec un grand éclat de rire en lâchant la main de mon partenaire de course accidentel : « J’ai sans doute du sang de gazelle libérée. » rigolais-je doucement. « Il est rare que j’écoute les ordres. Je ferais une bien piètre soldate si je n’étais pas fondamentalement opposée à toute guerre qui ne mènerait pas à la grande révolution. » rajoutais-je. Je me retournais vers lui pour continuer avec un petit sourire amusé. « Définitivement mieux que dans le musée même si je suis intrigué par ce que vous avez gagné ce soir mis à part un petite course vers un square désert. »
Spoiler:
 



 
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