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- [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Caruso Club
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Juan VelascoToujours frais après un litre de café
Juan Velasco
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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Sam 4 Jan 2020 - 18:07 )
Le temps ne semble plus s'écouler de la même façon. Ou alors c'est l'épuisement qui me fait penser que tout est au ralenti. Mes mouvements sont gênés par le poids de mes vêtements. Et j'ai bien fais de mettre une paire de basket au lieu de ma paire de bottes en cuir. Je l'aurais encore plus mauvaise vu le prix qu'elles n'ont coûté. La trouille se repend dans mon être, je ne suis pas un héros. J'ai beau lutter elle prend le dessus. Je me sens comme un surfeur face à un énorme rouleau au moment de monter sur sa planche. La seule chose qui m'empêche de couler c'est Milo, raccroché à moi par une simple nappe. A force de volonté on  arrive au mur. Et on fait quoi maintenant ? Parce qu'on est pas encore sauver. Puiser dans nos réserves pour tenir un peu plus. Inspecter les alentours pour voir apparaître une solution miracle. Mon esprit est un peu engourdi. Tout comme mon corps. C'est comme si une lame puissante s'enfonçait dans tout mon être. Aussi facilement que les cornes du toro qui m'a mis à mal il y a plus d'un an. Peut être qu'on rira plus tard de cette épopée mais pour le moment je me sens minable. Je suis loin de ressembler à ces artistes en habit de lumière qui entre dans l'arène. Et puis il y a cette minuscule lueur d'espoir dans un coin sombre. Ce mouvement de l'eau qui ne va que dans un sens. Une loupe aurait été pratique et utile pour observer d'avantage ce mouvement. Mais en avons nous le temps ? Surtout qu'à quelques brasses les gens s'affolent d'avantage. Et il risque d'y avoir un tsunami humain si on reste là.

Je souris aux mots de Milo. « Je ne sais pas si je suis génial. Tant bien c'est pire qu'ici ... et une fois pris dans le remous ... on ne pourra plus sortir. » J'essaie de ne pas être trop négatif, faut pas qu'on baisse les bras. Mais si j'entraine Milo avec moi, je veux qu'il soit conscient des risques. Même si je ne les connais pas spécialement. Je ne veux pas être accusé de crime involontaire sur sa personne. A vrai dire l'idée qui puisse y rester, et encore plus par ma faute, me serre le cœur et me donne la nausée. On ne se connait pas, mais cette situation nous rapproche. C'est surement pour cela que je viens l'enlacer et me saisir de ses lèvres. Un moment de répit que je nous accorde sans en rougir une seconde et tant pis si une gifle tombe. J'en ai envie. Un instant tout le bordel autour de nous s'effacer. Il y a juste lui et moi et c'est agréable. Doux. Envoutant. Enivrant. Putain que cela fait du bien. Cela m'émoustille. J'en tremble. Ce baiser à un pouvoir intense et je le laisse me gagner. Avant de m'excuser me trouvant bête. Même si Milo y a répondu. Même s'il a été partagé et étrangement exquis malgré la situation dans laquelle on se trouve. « J'avoue qu'un instant je me suis senti ailleurs. C'est comme s'il me poussait des ailes. » Un sourire plus large se dessine sur mes lèvres. Je dois ressembler à un imbécile heureux. Remarque c'est mieux que de ressembler à un baudet con ou un chien bête. J'en oublierais l'eau, jusqu'à ce qu'un objet vienne nous percuter. Sans nous faire mal, mais juste pour nous faire redescendre de notre petit nuage. Nous ramener à la réalité. « Oui faut qu'on sorte d'ici. On pourra toujours s'embrasser une fois au sec. » C'est plus l'envie qui parle. Ce baiser m'a donné l'envie d'en recevoir un autre. Mais là notre priorité c'est foncé vers ce qui semble une sortie.

Je m'attarde, comme engourdi. « Non pas vraiment ! » Milo qui se met à me tirer pour m'entrainer vers ce remous. Rebouger est compliqué et douloureux. « Tant bien c'est l'enfer qui nous attend. » Ma voix est loin d'être assurée. Nos regards s'accrochent avec une pointe d'espoir. A deux on sera plus fort. On avance doucement mais surement. Puis le remous nous prend. Je retiens Milo. « Tu es sûr ? » C'est lui qui d'un coup semble plein de courage et moi à la ramasse. L'eau s'engouffre et on voit l'ouverture. Rien n'est gagné parce qu'il y a beaucoup d'objet accumulé et bloqué dans le coin. « On se lance. » Je me rapproche de Milo et l'enserre de mon bras. La nappe nous tient toujours. Faut pousser à droite et puis à gauche. On est bousculé, mal mené, cogné. Je grimace quelques fois, tiraillé par mon ancienne blessure. J'ai la sensation de passer d'un train fantôme, à un simulateur de tempête, puis à un match de boxe, enfin rien d'amusant. Le passage se voit de mieux en mieux. Mais il est étroit et pour s'y glisser on va devoir dégager les objets. Va t-on en avoir la force ? L'eau nous submerge quelques fois la tête. On avale quelques bonnes gorgées. Mais on ne se lâche pas. Milo mon seul morceau d'espoir. Et je sais que c'est réciproque. Puis on se cale enfin contre la porte pour souffler un peu. « Putain quelle merde. Tout va bien pour toi ? » Je claque des dents, je me sens au bout de ma vie. Et il y a cette douleur tenace et lancinante qui me prend les tripes sans les lâcher. Je me crispe pour ne pas y céder. Pour qu'elle ne m'enfonce pas plus.

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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Dim 5 Jan 2020 - 7:27 )
Une fois pris dans les remous, ils ne pourront plus faire machine arrière, oui. Mais il voulait sortir d'ici, et la sortie se trouvait de l'autre côté des remous. Et plus qu'une envie, c'était un besoin. Il leur fallait sortir d'ici ! Coûte que coûte, quitte à risquer leur vie s'il le fallait.
Lui qui aurait pu se laisser couler avant ce baiser, se trouvait soudainement habité d'une féroce envie de lutter contre les éléments avec pour seul objectif cette petite porte, masse sombre qui se découpait dans une masse plus obscure encore. Et sans ailes qui lui auraient poussées dans le dos ou tenaillé par l'ardent désir d'embrasser à nouveau Juan... Enfin ça, peut-être. Mais plus tard ! Parce que là, c'était un instinct plus sauvage et presque animal qui lui tordait les boyaux. C'était bien simple, il y avait la sortie et les remous entre eux et celle-ci. Ils allaient donc passer les remous !

Et il était en vérité, terrorisé.

Mais il savait aussi qu'ils n'avaient pas le choix. "...On n'a pas le choix. Il faut le faire." C'était la seule et unique porte de sortie qu'ils avaient et ils étaient toujours  attachés ensembles. Ils devaient donc le faire à deux, comme tout ce qu'ils avaient fait jusqu'à présent. C'était leur seule chance... Il leva donc un regard véritablement suppliant sur Juan, comme une demande d'aide muette alors que ce qu'ils s'apprêtaient à faire relevait de la même folie que de se jeter du haut d'une falaise. Sans parachute. Et alors que la sortie n'avait jamais été si proche, et si loin à la fois.

Alors non, il n'était pas sûr mais le bras que Juan passa autour de lui devint aussitôt son point d'ancrage, et la seule chose qui était importante. Tant qu'il aurait ce bras autour de lui, tout irait bien, il en était sûr.
Et il s'y accrocha avec toute la force de son désespoir alors qu'ils se trouvaient ballottés comme des fétus de paille et qu'il cherchait à toutes fins à garder la tête hors de l'eau pour reprendre sa respiration. Juste ça, garder la tête hors de l'eau le plus possible et s'accrocher à Juan. Parce que l'eau les submergeait de toutes parts, les projetait dans tous les sens et propulsait tout ce qu'elle charriait sur eux. Il ne comptait plus les coups reçus et il avait juste l'impression de passer plus de temps à vouloir remonter à la surface que la tête hors de l'eau. Et pendant tout ce temps, il s'accrochait comme un désespéré à Juan...

Alors lorsque tout s'arrêta enfin et qu'il put souffler un peu, ce fut juste pour assurer "Oui, je suis toujours vivant..." Parce qu'il en était à peu près à ça. Ils étaient vivants et coincés contre la porte par tout un tas de bric-à-broc qui gênait la sortie. Du moins le battant ouvert parce que l'autre était toujours fermé avec une barre anti-panique bien visible au-dessus de tout ce qui était venu s'échouer dessus. Si seulement il pouvait l'atteindre et appuyer dessus, ça s'ouvrirait...
Aussitôt, il chercha à défaire les nœuds de la nappe qui le retenait à Juan. Sauf que les nœuds mouillés et serrés comme ils l'avaient été par leur épopée furent juste impossibles à dénouer, malgré toute la rage qu'il y mettait. Jusqu'à ce qu'en désespoir de cause, il finisse par défaire sa ceinture et se libérer enfin de cette entrave. "Bouge pas, je vais aller ouvrir l'autre porte ! A deux, ça ira pas." Parce qu'il n'était juste pas question qu'ils se trouvent bloqués si près de la sortie. Et alors qu'il pouvait presque sentir l'air frais et chargé d'humidité de l'extérieur !

Et si glisser loin des bras de Juan fut facile -ou pas, parce qu'il aurait bien voulu y rester davantage- le reste fut pour le moins scabreux. Escaladant les débris de toutes sortes totalement instables et tombant plus d'une fois autant dans l'eau que sur des parties dures sur lesquelles il se cogna plus d'une fois, il parvint à se faufiler jusqu'à la porte où tremblant de fatigue, il poussa sur la barre de ses deux mains. Et qui céda bien plus facilement que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Ce fut donc dans un cri autant de surprise que de douleur lorsque tout lui tomba dessus qu'il fut emporté avec le flot qui se déversa soudainement à l'extérieur. Ne contrôlant plus rien, il essayait juste de protéger sa tête et de reprendre sa respiration. Jusqu'à ce qu'il sente la pluie tomber sur lui alors qu'il se retrouvait assis à même le sol dans une rue inondée et qu'affolé, il appelle "Juan ! T'es où ?" Et Dieu, qu'il avait mal à la tête...


@Juan Velasco


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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Lun 6 Jan 2020 - 18:59 )
Faut pas se leurrer ce baiser partagé a fait glisser dans mes veines une énergie intense, une envie de vivre vorace. Il a éveillé un appétit charnel démesuré. La situation était critique et moi j'avais des papillons dans le ventre comme un adolescent excité. Faut dire que Milo y a répondu avec passion. Ce baiser m'a donné envie de lutter. Même si d'un coup tout semble encore plus compliqué. Le remous je le vois mais tout ce que j'arrive à analyser c'est le danger qu'il représente. Entre sa force de débit et toutes les objets qu'il entrainent dans son flot. Je ne suis pas certain que Milo et moi puissions y passer au travers. Je flippe oui, comme tout homme normalement constitué qui en plus vient de passer un mauvais moment. Parce qu'on avait déjà été pas mal secoué avec mon collègue d'infortune. Mais il semble que nous n'ayons pas le choix. Que l'issue de cet enfer ne se trouve que dans ce trou noir remuant des tonnes d'eau, et charriant tout sur son passage. Aucun autre choix s'offre à nous. Il faut le faire temps qu'on en a l'occasion. Milo me rappelle à l'ordre. Une petite piqûre de rappel. Aller un peu de courage Juan, ce n'est pas pire qu'une paire de corne ornant le front d'une bête de presque 500kg.

Alors on se lance à deux. Attaché toujours par cette nappe qui pèse de plus en plus. Lié par mon bras que je passe autour de la taille de Milo. Un point d'assurance. La lutte est compliquée. On avale plus d'eau que d'air. Je me dis que des branchies n'auraient pas été de trop. Enfin à force de courage, de force et d'envie la distance entre le mur et la porte diminue. Mes yeux alternent entre Milo et ce remous qui s'approche comme une bouche ouverte prête à nous avaler tout cru. J'ai tellement envie que tout soit terminé, qu'on soit sorti. La porte devient notre point de repos, de quoi reprendre notre souffle. On est vivant c'est le plus important, même si notre aventure n'est pas fini. Et vu l'amas d'objets contre la porte bouchant l’accès, on est pas sorti de l'auberge. « Tu fais quoi ? » Je vois Milo se débattre avec le nœud de la nappe, avec l'eau et le fait qu'on a serré à fond, là aussi c'est un vrai combat. Mais il semble arriver à s'en débarrasser, je ne sais pas trop comment. En tout cas le fait que le tissu soit lesté de son poids fait couler la nappe. Un instant je me sens attirer vers le fond. « Merde. » Faut que me détache aussi. Mais en attendant je la maintiens car si elle se prend dans une table ou une chaise, cela risque de devenir plus compliqué pour moi. C'est là que Milo me dit de ne pas bouger. Il va ouvrir la porte. « Attends tu es fou c'est dangereux Milo. » Je voudrais le retenir mais en même temps je sais qu'il a raison. Que c'est la seule solution. Il m'échappe et c'est comme un vide qui se fait en moi. Toutes les émotions sont décuplés dans cette situation dramatique. Je soutiens le bas des débris sur lesquels il monte. Parce que tout est fragile et je fais de mon mieux pour éviter une chute. Mais c'est mission impossible. Et puis la nappe encore attachée à ma taille me tire et pèse lourd. Alors je m'énerve en essayant de la défaire pour plus de facilité de mouvement. Milo chute plusieurs fois. « Attention. » Parfois j'y crois, parfois je perds espoir. Au fond de mes entrailles c'est tumultueux et déroutant. En plus j'ai la trouille pour Milo et encore plus quand je l'entends crier et que je le vois disparaître. « Milo. » Je tends mon bras mais c'est trop tard.

Je suis également emporté vu que l'ouverture de la porte entraine tout sur son passage. La nappe encore attaché à ma taille s'accroche. Je pars au fond. Un truc cogne mon dos, ma jambe, mon bras et puis je suis propulsé un peu comme un bouchon de champagne. Le tissu a craqué sous le poids. Je me débats, je bois la tasse. C'est pire que d'être du linge dans un tambour de machine à laver en plein essorage. J'ai la sensation de vivre les dernières secondes de ma vie. Tout semble se brouiller et puis je sens cet air frais contre ma peau. J'ai une chaise sur moi, je la pousse. Je n'arrive pas à me lever. J'ai plus de force. Je regarde autour de moi, mais au départ je ne vois rien. Je cherche Milo désespéré sur le coup, pensant au pire. Et puis j'attends une voix. Sa voix. « Là .. je suis là. » Je soulève mon bras, je vois une belle entaille ensanglantée. « Putain. » Je pousse la chaise et je me lève. Hurlant parce que je ne suis que douleur. « Je suis là Milo. » Je vois une ombre, et je m'avance vers elle. Chaque pas est une souffrance. Je répète. « Je suis là. » A bout de souffle, je n'ai qu'une envie le serrer contre moi. Je n'arrive pas à croire qu'on s'en est sorti. Qu'on soit en vie. Et je tombe dans ses bras. « Tu m'as foutu la trouille j'ai cru que je t'avais perdu. » Je le serre contre moi tremblant. Comme quoi des instants intenses et dangereux partagés peuvent faire naitre de belles émotions. La pluie continue de tomber poussée par des rafales de vent complètement dingues. « J'arrive pas à y croire. On est vivant. » Et c'est tout ce qui est important à cet instant alors que mon regard plonge dans celui de Milo.  

@Milo Veraldi


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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Ven 10 Jan 2020 - 19:17 )
Jamais ouvrir une simple porte aurait été si ardu. Avec l'impression de devoir gravir l'Everest, un Everest bien branlant, il parvint à bout de forces à appuyer sur la barre anti-panique qui céda bien plus facilement qu'il ne l'aurait cru. Et s'il perçut son prénom hurlé, ce ne fut à peine moins d'une seconde avant qu'il ne se retrouve propulsé et à devoir lutter pour sa survie tant pour reprendre les goulées d'air dont il avait désespérément besoin que pour éviter de se faire écharper par tous les débris charriés avec lui. Pour que tout s'arrête presque aussi soudainement que cela avait commencé. Et que noyé par la pluie cette fois-ci et bousculé par les rafales de vent, il cherche à retrouver ses repères.

Parce qu'il n'avait plus la nappe accrochée à sa ceinture lui assurant qu'il y avait quelqu'un -non, pas quelqu'un. Juan !- à l'autre bout. Qu'il n'était donc pas seul dans cette galère sans nom. Sauf que là, il était bel et bien seul à tenter de s'éclaircir la tête qui pulsait douloureusement. Et alors qu'il appelait tout en tentant de ne pas paraître aussi désespéré que son ton le laissait entendre.
Mais tout ceci n'eut bientôt plus d'importance. Juan lui répondait et c'était tout ce qu'il avait besoin en cet instant. Ça, et le voir. "Moi aussi, j'ai eu peur. Terriblement peur." Pour lui-même, pour Juan, pour tout ce qui s'était passé depuis que l'eau avait pris possession des lieux et... Aussi incroyable que ça puisse paraître, il était là dehors. Dans les bras de Juan. Et bon sang, il avait beau avoir un mal de tête pas croyable, il avait juste envie de rire, ou de pleurer, il ne savait pas trop en fait !

"Redis-le... Que t'es là..."


Ce qui était totalement idiot puisqu'il était en cet instant même à s'accrocher une nouvelle fois à Juan et à se perdre dans son regard comme si... Comme s'ils étaient encore à s'accrocher l'un à l'autre pour leur survie alors que ce n'était plus du tout le cas mais... "Parce que... J'aime bien t'entendre dire ça, que t'es là..." Il avait affreusement mal à la tête, d'accord ? Et partout sur tout le corps comme s'il avait été rué de coups, mais surtout à la tête. Alors tout ça, c'était... son mal de tête !
Il allait ouvrir la bouche pour expliquer ça -et sans nul doute s'enfoncer davantage mais est-ce qu'il était vraiment à ça près ?- lorsque de l'agitation lui fit tourner la tête vers la sortie de secours. Les gens sortaient. Seuls, parfois par deux mais tous en piteux état. Une femme pleurait hystériquement sans que personne ne se préoccupe d'elle, la plupart étant silencieux, choqués. Des corps se mouvant par eux-mêmes...

L'effet dans cette obscurité et sous cette pluie drue était étrange. Il n'aurait su dire si ça lui faisait plus penser à des zombies qui se déverseraient de la bouche de l'Enfer ou aux portes d'un goulag quelconque qui auraient été éventrées... Mais il n'aimait pas ce qu'il voyait alors que la partie raisonnable de son cerveau lui assurait que tous ces gens étaient ni plus ni moins ce que lui était en cet instant. Se forçant à détourner le regard, il capta à nouveau celui de Juan pour murmurer d'un ton suppliant. "Embrasse-moi..." Il y avait cependant une urgence dans sa supplique et alors qu'il amenait ses lèvres aux siennes pour initier le baiser, il souffla. "Tu avais dit que tu le ferais." Parce qu'il voulait croire qu'il y avait pour eux autre chose que ces corps déambulant sans vie. Ce fut donc avec une féroce envie de s'accrocher à ce qui lui semblait être en cet instant la vie qu'il embrassa Juan. Passionnément, avec une fougue et une fureur qu'il aurait été bien difficile de discerner chez lui en temps habituel. Et alors qu'il regrettait qu'une chose, ne pas avoir son appareil pour prendre ce baiser en photo avec en toile de fond ces ombres à peine humaines. Juste pour pouvoir se prouver qu'il était lui sorti de ce cauchemar vivant !

Et lorsqu'il s'éloigna, la respiration erratique et le coeur tambourinant par trop d'émotions, il se sentit soudainement embarrassé comme jamais. Il n'avait pas pleuré hystériquement comme cette femme. Non, il avait fait pire ! "... Désolé. Je sais pas ce qui m'a pris, c'est... Ta blessure, il faut la soigner, ça va s'infecter sinon." Et lui ne serait pas non plus contre une aspirine.



@Juan Velasco


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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Sam 11 Jan 2020 - 19:32 )
Je ne lâche pas Milo du regard alors qu'il fait tout pour faire sauter la barre de sécurité qui retient la porte. Le dernier rempart face à notre liberté. Je le regarde tellement qu'il devient mon horizon. Je flippe car ce qu'il fait reste dangereux et j'ai comme un mauvais pressentiment. Et puis il réussit. Soupir de soulagement. Mais rien n'est encore fini, toute l'eau se précipite dans cette abime que la porte ouverte fait naitre. Tout est aspiré rapidement les débris, les objets, et Milo. Et je le suis à mon tour, je réussis à crier son prénom avant de me faire avaler par la vague que Milo a déclenché. Je me retrouve un instant prisonnier du morceau de tissu qui nous retenais lié l'un à l'autre quelques minutes plus tôt. Un instant je perds pied et puis il y a le frôlement de l'air sur ma peau. Les gouttes de pluie qui sont comme des petits cadeaux. Même si je hais la pluie et tout ce qui s'y raccroche à cet instant. La panique est là terrifiante mais quand je vois la silhouette du beau gosse. Je me dis qu'on a eu un ange gardien. Et un sacré coup de chance. On tombe dans les bras l'un de l'autre. « Je suis là. » Je répète à sa demande le trouvant terriblement craquant. Je le serre contre moi, trouvant confortable et rassurant le fait de pouvoir poser ma tête contre son épaule. « Je suis là en chair et en os. » J'ai envie d'exploser de rire. On doit ressembler à deux idiots immobiles sous la pluie battante. Posés au milieu de la route, mais bon aucune voiture ne va passer pour nous renverser. Je m'en moque au fond de ce que les gens peuvent penser, on a bien mérité un peu de répit après cette folie. Je ne réalise pas tout de suite que les gens, aussi perdus que nous, se mettent à sortir.

Je m'attarde quand même sur la foule hébétée et qui me fait penser à un film d'horreur. Pas de requin, mais des genres d'ombres fantomatiques. C'est presque surnaturel et pourtant c'est bien réel. La douleur de mon bras bien présente passe au second plan et encore plus quand Milo me demande de l'embrasser. Il faut dire que son regard me fait fondre et je n'ai aucune envie de lutter face à l'envie qui vient s'emparer de moi. De plus le ton qu'il met dans sa phrase me ferait lâcher n'importe quelle affaire sur l'instant. Mes yeux plongent dans les siens. Et je lui souris quand il vient ajouter que j'avais dis que je le ferais. « J'avais précisé quand on serait au sec. Et ce n'est pas encore le cas. » Je le taquine, heureux au fond que cette envie soit partagée. Et nos lèvres se retrouvent avides, furieuses, passionnées, tremblantes, assoiffées, voraces. C'est encore plus intense que le premier. Je l'enlace d'avantage pressant mon corps contre le sien. Le reste disparaît. Ce baiser devient aussi doux et sucré qu'un choux à la chantilly avec une couche de craquelin. Ce baiser devient aussi lumineux qu'un tournesol, aussi brulant que le soleil. Et je me laisse gagner par ce frisson. Je sais qu'il n'est ni du au fait que je sois mouillé, ni du à la pluie gelée. C'est Milo qui éveille ce frisson et qui fait glisser dans mes veines cette exquise douceur. J'ignore combien de temps il dure mais lorsque nos lèvres se séparent je suis à bout de souffle, mon cœur tape fort et mes joues sont cramoisies.

Et voilà que c'est à son tour d'être désolé. Puis Milo remarque ma blessure, je l'avais oublié. J'attrape son bras. « C'est rien j'ai vu pire. Et ne sois pas désolé. Ce baiser était magique. Je n'ai jamais ressenti autant d'émotion en un instant si court. Ni autant d'envie. » Je suis honnête parce que je suis bouleversé, troublé et ses sensations s'entendent dans ma voix. « Je crois que je vais avoir besoin d'autre baiser pour voir si c'est du à la situation ou alors du à la formidable personne que je viens de rencontrer. » Il est vrai qu'avec l'adrénaline toutes les émotions peuvent avoir été bousculées. Mais il y a aussi une chance pour qu'une alchimie intense soit née ce soir. « En tout cas on a formé une bonne équipe et je ne sais pas si j'aurais la même force sans toi. C'était horrible, mais il en sort une note positive notre rencontre. » Je l'attire à nouveau contre moi voulant juste m'emparer encore et encore de sa bouche. Les secours arrivent. Enfin. Ambulances. Pompiers. Policiers. A présent la rue ressemble à un film catastrophe. Après le film d'horreur. « Viens on va essayer de voir si on peut boire un truc chaud ou bien récupérer des couvertures. » Naturellement je prends la main de Milo pour remonter la rue pour chercher de l'aide voir même aider les autres. On était vivant, je me sentais plus vivant que jamais. C'est tout ce qui tourne en boucle dans ma tête.

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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Lun 13 Jan 2020 - 8:09 )
« Je suis là. » C'était tout ce qu'il voulait entendre en cet instant. La voix chaude et rassurante de Juan et ces quelques mots qui telle la nappe qui l'avait relié à lui, lui assuraient qu'il était toujours là, pas loin, juste à portée de main. « Je suis là... » Il n'aurait jamais pu se lasser de l'entendre même s'il eut bien vite une autre urgence à remplir.
S'assurer qu'ils étaient bel et bien vivants et non deux de ces ombres fantomatiques qui sortaient du bâtiment. Et Juan lui avait dit qu'il l'embrasserait, non ? Bon, il en avait peut-être entre temps oublié une petite partie. Parce que au sec ?... Il avait effectivement loupé ce passage-là. Mais c'était un tout petit détail de rien du tout comparé au fait qu'ils étaient vivants et sortis de cet enfer ! Alors au sec... Sous cette pluie diluvienne... Mais ça allait leur prendre trois cent ans à sécher ! Donc c'était aussi bien de virer cette partie totalement inutile, si vous vouliez avoir son point de vue.

Mais lorsque son regard accrocha à nouveau celui de Juan, lui prouver que sec ou mouillé ne faisait pas grande différence était bien le dernier de ses soucis. Il quémanda ses lèvres pour avoir le goût de sa bouche dans la sienne, pour sentir son souffle balayer sa peau et en frémir de plaisir et juste pour le temps d'un baiser, effacer ces ombres auxquelles ils ressemblaient sans doute un peu trop. Un baiser aux accents désespérés mais se faisant de plus en plus sensuel et avide d'une tendresse absolue... Et alors qu'il se sentait si bien collé à Juan, comme à sa place contre ce corps ferme et solide, le manque d'air le força à s'éloigner pour reprendre son souffle.

Et alors que les paroles de Juan avaient de quoi le faire paniquer...

"Je t'assure que je n'ai rien de formidable. Tu vas être déçu, c'est sûr..." Parce que c'était une chose de devoir agir pour sa propre survie alors qu'on n'était que deux face à la force incroyable de l'eau déchaînée mais on ne se battait pas tous les jours pour éviter la noyade. Et heureusement parce qu'il n'aurait pas survécu bien longtemps.

Et pourtant malgré la crainte de voir l'enthousiasme de Juan retomber aussi rapidement qu'il venait d'être porté aux nues, il voulait pouvoir faire durer ce moment de grâce le plus longtemps possible. Et en profiter tant qu'il le pouvait... Aussi il se laissa faire lorsque Juan le ramena une nouvelle fois contre lui et que bien trop réceptif, il ne parvint à contenir qu'à moitié le long frisson qui le traversa de la tête aux pieds alors que son souffle s'accrochait dans sa gorge. Ils étaient trempés mais la chaleur qui se dégageait de leur corps était bien trop enivrante pour qu'il puisse y résister et qu'il ne cherche pas à se coller plus près encore alors que ses lèvres répondaient aux siennes avec douceur et gourmandise. Et c'était juste absolument merveilleux... Jusqu'à ce que des gyrophares et des sirènes hurlantes ne viennent les tirer de leur cocon de félicité.

Et sans doute que oui, il leur fallait trouver de la chaleur autre part que dans leurs rapprochements physiques mais... Il avait bien aimer les baisers lui. Et il n'était pas sûr qu'une couverture parviendrait à le réchauffer de la même façon... Mais Juan l'entraînait déjà vers les ambulances où ils furent rapidement pris en charge. Avec la fameuse couverture sur le dos. Qui si elle le protégea un peu du déluge, fut loin de le réchauffer comme Juan l'avait fait. Juan qui se faisait d'ailleurs recoudre sa blessure à quelques mètres de là alors qu'on lui vérifiait la dilatation de ses pupilles suite à ses plaintes de son mal de tête lancinant. Et il eut juste l'impression que cela dura des heures avant qu'on ne lui donne un malheureux antidouleur et qu'on finisse par le relâcher.
Pour s'apercevoir qu'une jeune femme avait prit la place de Juan qui avait juste disparu. Et il ne s'imaginait juste pas l'appeler comme il avait pu le faire après avoir ouvert la porte. Et au milieu de tout ce monde qui se bousculait aux ambulances, il se demandait bien comment il allait pouvoir le retrouver... Et s'il allait pouvoir le retrouver.

Ce fut un policier, et plutôt sympathique d'ailleurs, qui s'inquiéta de le voir perdu et chercha à savoir ce qu'il se passait. "Je cherche un ami, je l'ai perdu et..." Et il devait vraiment faire pitié vu le sourire compatissant ? de l'homme. Il fallait dire qu'il était en chaussettes et juste noyé et... perdu oui, en effet. Mais il lui suffit de lever le regard une nouvelle fois pour le voir soudainement apparaître derrière le policier. "Et en fait, je viens de le retrouver ! Merci !" Parce que Juan arrivait vers eux, et ce fut avec un sourire soulagé qu'il lui dit. "Ça m'aurait ennuyé de partir sans te dire au revoir. Tu habites loin ?"


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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Lun 20 Jan 2020 - 15:27 )
On est vivant. J'ai encore du mal à y croire, une pluie battante me tombe dessus. Vu l'état dans lequel je suis ce n'est pas quelques gouttes sauvages et quelques bourrasques de vent violentes qui vont me faire peur. A vrai dire à cet instant je me fous des douleurs que j'éprouve et du sang qui coule de mon bras. Tout ce qui m'importe c'est de trouver Milo. Car je l'ai perdu de vu quand la porte c'est ouverte et que le fracas l'a emporté. Et j'ai peur. Peur qu'il y soit arrivé …
Non ne pas penser au pire. C'est là que j'entends sa voix. J'y réponds parce que je sens son inquiétude. Et nos regards se retrouvent. Aimanté par la joie qu'on éprouve. Parce qu'on est vivant. Et qu'on aurait pu y laisser notre peau. Alors après l'avoir taquiner je cède au baiser, en plus j'en ai réellement envie. Nos lèvres se goûtent à nouveau avec l'ivresse. Mon cœur s'agite, danse même, vibre sous le contact. C'est unique et indescriptible. Pourtant j'en ai donné des baisers. Mais celui là il respire la vie.

« Non je ne crois pas. Et tu sais je n'ai rien d'un héros non plus. » Mais est ce que cela a de l'importance au final ? Ce que nous venons de vivre et de partager, même si à la base c'était pour survivre, donne un aperçu profond des hommes que nous sommes. Et pour moi Milo est une personne à connaître et je compte bien continuer à le découvrir. Alors je viens à nouveau cherche le contact et oublier le brouhaha qui nous entoure dans une étreinte sincère et bouleversante. Une étreinte qui donne une nouvelle dimension à ma vie. Et une envie de vivre bien plus grande. Trempé de la tête aux pieds, même si la pluie caressée par le vent est glaciale. La chaleur de j'éprouve au creux de mon être est immense, et non mesurable. Cela dure un temps. Et puis la réalité revient en force pour nous sortir de notre bulle. On rejoint les ambulances, on nous donne des couvertures. On se retrouve un instant séparé, les ambulanciers voulant s'assurer que tout va bien. Qu'il n'y a rien de grave derrière le sang qui coule. Ils vérifie ma tension, regarde mes yeux, prennent mon pouls. Je me dis qu'il y a quelques minutes son battement aurait surement affolé les sauveteurs. Là il a repris son rythme, même s'il est plus rapide que la normale. Encore sous le choc des émotions. Ils me posent des questions d'usage pour être certain qu'aucuns traumatismes ne se cachent derrière la fatigue qui marque mon visage. C'est juste la situation qui a cerné mes traits. Même si ma cicatrice me tire et complique un peu la chose, mais je ne leurs en parle pas. J'irais voir Sullivan, si je sens qu'il y a un problème. Au moins il connait mon dossier. Et là je ne veux pas être trainer aux urgences.

L'ambulancier me donne quelques recommandations et un numéro à appeler en cas de souci dans la nuit. Je le salue, le remercie avant de voir un camion qui sert des boissons chaudes. Je m'y avance et pour me faire servir deux verres. Puis je repars à la recherche de Milo. Me rendant compte des réels dégâts, du nombre de blessés. Réalisant que cela aurait pu tourner au drame. On aurait pu tous mourir noyer dans cette boite de nuit. Je marche un peu hagard, évitant les gens pour ne pas qu'ils me renversent mes verres. C'est assez compliqué, et je suis pas mal fatigué. Le stress et l'adrénaline qui tombent. Je balaie la foule des yeux quelques secondes qui semblent très longues. Puis je tombe sur Milo. « Oui il aurait été dommage de partir comme ça et sans moyen de se joindre. » Je le regarde plus en détail même si c'est assez sombre. « On est dans un sale état. » Vêtements déchirés, chaussures manquantes ou abimées, trempés, sales, rien de bien fabuleux. « Tiens ils distribuaient des boissons chaudes, c'est du chocolat. J'espère que tu aimes. » Je lui tends le gobelet en plastique puis je bois quelques gorgées, cela fait un bien fou. « J'habite à Chiaia avec mon meilleur ami. Et toi ? On pourrait voir si on arrive à demander un taxi .. mais pas sur qu'on en trouve un qui veuille nous prendre. » On dégouline d'eau. Qui voudrait qu'on salisse ses sièges. Je sors d'ailleurs mon téléphone pour voir s'il marche encore. Mais il refuse de s'allumer. « Je crois qu'il est mort. Et le tien il fonctionne ? Peut être qu'on peut voir avec les secours si ils ramènent les gens ? » Tout le monde est encore sous le choc, se serait plus prudent. Je ne me sentirais même pas capable de prendre un volant. Et puis les rues sont bien inondées, même pas certain qu'on puisse rentrer chez nous ce soir.

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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Jeu 23 Jan 2020 - 1:09 )
L'adrénaline retombait. Et avec elle, toute sa belle assurance alors qu'il tremblait de froid sous la couverture déjà bien mouillée qu'il avait sur le dos. Mais surtout, il se faisait pitié. Et pas pour son état physique qui n'avait rien à envier à tout ceux qui avaient vécu le même calvaire que lui. Non, ce qui le rendait si pitoyable était autrement plus dérangeant. Perdre Juan de vue le paniquait, au point qu'il en regrette cette nappe qui les reliait l'un à l'autre... Il allait en mourir de honte.
Il fut donc soulagé comme jamais lorsqu'il le vit revenir vers lui avec deux gobelets en mains. Chocolat chaud donc. "Merci ! Comme quoi il ne faut pas grand chose pour devenir un héros, juste un chocolat chaud." Il aurait pu boire n'importe quoi tant que ça dégageait un minimum de chaleur, et là il était juste aux anges. Il pouvait enfin se réchauffer un peu de l'intérieur et... Juan était là. Il ne se sentait plus... perdu. Et plus que la boisson chaude, c'était bel et bien sa présence qui le faisait devenir un héros à ses yeux. Et il allait mettre ça sur son état de choc avant de ne faire une véritable crise de panique ! Même s'il était vrai qu'être seul au beau milieu de ce capharnaüm aurait eu de quoi faire paniquer n'importe qui. Enfin, surtout lui.

Mais de façon assez incroyable, Juan semblait aussi peu enclin que lui à le quitter là sur un banal au revoir. Et c'était juste Noël avant l'heure ! "Je te proposerais bien une douche..." Des fois que Juan n'aurait pas eu assez d'eau ! Sidéré par sa propre bêtise, il bloqua. "Euh... Une douche chaude. Avec du savon." Comment pouvait-il proférer de telles âneries ?! Il n'y avait décidément que lui pour proposer une douche alors qu'ils avaient failli se noyer et qu'ils se trouvaient sous une pluie diluvienne. Et là, la nervosité gagna haut la main sur tout le reste. Il éclata tout bonnement d'un fou rire impossible à contrôler. Et qui crispa d'autant plus douloureusement ses muscles déjà bien malmenés. Tentant de se calmer parce qu'il commençait à avoir sérieusement mal au ventre, il réessaya. "Un endroit au sec. Dit comme ça, c'est un peu plus vendeur, non ?"

Il n'aurait su dire si c'était la peur de le voir partir ou l'euphorie qui avait suivi son fou rire, mais il n'en revenait pas de son aplomb. A moins que ce n'était juste Juan... Mais oui, il venait juste de l'inviter chez lui ! "Chiaia, c'est pas à côté et j'habite dans le quartier. Il faudra faire un peu de marche parce qu'on trouvera pas de taxi avec toute cette eau qui inonde les rues mais au point où on en est..." Bon, cette fois-ci son invitation ressemblait déjà plus à quelque chose. Il tenta d'ailleurs un petit sourire gêné en direction de Juan alors qu'il essayait de se justifier en sortant son propre téléphone avec une grimace éloquente. "Et je ne pense pas qu'on puisse appeler qui que ce soit avec eux après le bain forcé qu'on leur a fait prendre. " Quant à rester ici, la question ne se posait même pas !
Il tentait donc de vendre une nouvelle fois sa solution de repli. Et ce n'était pas que pour profiter davantage de la présence de Juan. D'ailleurs, ce n'était après tout pas de sa faute si les choses coïncidaient si bien. "C'est petit mais c'est au premier étage..." Sauf pour son magasin qui était lui au rez-de-chaussée, donnant directement sur la rue ! Et c'était seulement maintenant qu'il y pensait... Levant un regard soudainement catastrophé sur Juan, il ne lui laissa plus le choix là. "Il faut y aller ! J'ai ma boutique, elle doit être sous les eaux... Viens !" Il en avait agrippé son bras dans un réflexe qui lui restait de leur périple parce qu'il ne voulait juste pas le perdre alors qu'il n'y avait plus de nappe pour les relier l'un à l'autre. Et à nouveau, il ne regarda plus que droit devant lui, cherchant juste à rejoindre le plus vite possible la grande artère certes inondée mais qui pourrait le mener chez lui.

Mais avant, ils durent comme un remake extérieur à ce qui s'était passé dans le club, faire preuve d'agilité pour éviter les gens hagards ou courant dans tous les sens ou même les soignants affairés à s'occuper d'eux. Mais il ne voyait en vérité plus que des formes mouvantes qu'il tentait de ne pas cogner alors que son esprit était occupé à faire l'inventaire de son matériel, normalement en hauteur donc à l'abri. Enfin, il l'espérait. Surtout pour ses appareils photo et de ses précieux clichés, ceux dont il ne savait que faire puisqu'il se refusait à les vendre à des touristes. Mais justement, ses photos étaient bien trop belles, et surtout uniques !, pour se permettre de les perdre dans une inondation.
ce fut donc angoissé et dans un silence pesant, et alors même que sa main  s'agrippait à Juan comme s'il tenait une bouée, qu'il entraînait celui-ci dans son sillage vers la rue principale.


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Sujet: Re: [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque ( le Dim 26 Jan 2020 - 11:47 )
Je ne saurais exactement décrire ce qui se passe dans ma tête à cet instant. La peur d'une certaine façon était retombée, on est vivant. C'est tout ce qui compte. Mais la vision du cataclysme autour de moi, la faisait resurgir. Me rappelant sans cesse que j'aurais pu y rester. Que Milo et moi on aurait pu y rester. Mon corps me fait souffrir comme s'il avait été tabassé. Ou bien qu'un rouleau compresseur lui soit passé dessus. Mais ce qu'il me fait le plus peur c'est de ne pas trouver Milo. On a été pris en charge différemment, séparé le temps qu'on nous fasse un bilan. Et qu'on soigne ma blessure. J'ai pris le temps d'aller chercher deux boissons chaudes ensuite. Mais là, mes gobelets à la main, cherchant désespéramment du regard celui qu'il y a quelque instant était attaché à moi, je me sens perdu. J'ai envie de pleurer et de crier. Des émotions diverses me submergent. La panique de ne pas le trouver. De ne pas avoir pu lui dire au revoir. Et puis comment le retrouver ensuite dans Naples ?  Alors que je ne sais rien de lui. Et que le goût de ses lèvres restent avec audace sur les miennes. Et puis je le vois. C'est comme un soulagement. Non pire une lueur d'espoir. Un feu d'artifice. On a frôlé la mort ce soir. Mais elle ne nous a pas eu. Elle a même provoqué une rencontre. Un lien spécial qui semble nous empêcher de nous éloigner. Qui me panique rien qu'à l'idée de le perdre. Surement la fatigue. Ou bien cette envie de vivre qui vient m'éclabousser comme une vague en pleine face. Je retrouve Milo, le regard éclairé d'étoile comme quoi il en faut peu pour qu'une nuit sombre devienne aussi claire qu'un ciel d'été. Je lui tends son gobelet de chocolat sourire aux lèvres. Je dois ressembler à un gamin paumé, qui n'a plus la force de lutter. Et lui je le trouve beau quand il déclare qu'il ne faut pas grand chose pour être un héros. « De rien et un sourire aussi peu devenir héroïque. » Parce que celui qu'il m'adresse me donnerait envie de vaincre n'importe quelle épreuve.

J'avale quelques gorgées. « Cela fait un bien fou. » C'est presque comme une caresse. Remarque après les litres d'eau dégueulasse c'est sur qu'il n'y a pas photo. Je retarde le moment des au revoir, même si je commence à avoir froid. Même si la fatigue se fait sentir. Ankylosant mes muscles douloureux. Je ne sais même pas comment je tiens sur mes jambes, ou je trouve la force de ne pas m'effondrer. Là sur la sol. Sous cette pluie battante qui mouille ma couverture. Renforçant la sensation de froid, de malaise et de lourdeur des vêtements. On cherche des solutions pour rentrer et se mettre au chaud, il est vrai que l'appartement de Ezio n'est pas la porte à côté. Je manque même de m'étouffer à la proposition de Milo. Pas qu'elle me choque mais c'est comment il la tourne. « En effet je ne serais pas contre un endroit sec. Ni contre une bonne douche chaude avec du savon. J'ai la sensation de puer et d'être un déchet ambulant. » Je le regarde. « Et si en plus j'ai quelqu'un pour me frotter le dos. » Je prononce mes mots sur un ton tout à fait innocent. Mais l'idée que Milo et moi on se retrouve sous une douche chaude à jouer avec des bulles de savon est très plaisante. Surtout vu ce que l'on vient de traverser. Qui dirait non à une proposition pareille. Bon après si je dois prendre ma douche seul, je ne dirais pas non non plus. Parce que là j'en ai franchement besoin. C'est presque une urgence maintenant que Milo en a parlé. Et puis je me laisse emporter par le fou rire de mon ami de galère. Fou rire qui me fait pleurer parce que là je crois que j'ai épuisé toute ma ressource de force pour la soirée et voir les quelques jours à venir.

« C'est sur que ce n'est pas le plus prêt. Et si tu habites dans le quartier la proposition est encore plus alléchante. » Je regarde le niveau d'eau dans la rue. « La ville doit être ainsi un peu partout. Sauf sur les hauteurs. En plus cela doit être un vrai bordel. Et circuler en voiture une vraie plaie. Déjà que les secours galèrent alors un taxi. » Petit à petit je réalise que c'est la solution la plus sage d'aller chez Milo et puis cela a été si gentiment proposer, comment refuser. Et cela nous permettra de prolonger cet instant dans de meilleures conditions. En plus nos téléphones sont hors circuit. Et je suis fatigué, j'ai juste envie de me poser. « Si tu es au premier étage on devrait bien être au sec alors. » Je finis mon chocolat et je me débarrasse du gobelet dans une poubelle qui traine. C'est là que Milo me parle de sa boutique. D'un coup cela sent la catastrophe supplémentaire. Il m'agrippe et nous voilà remontant tant bien que mal la rue. « Je crois qu'après tout ça je ne vais pas faire de sport pendant un bout de temps. » L'eau nous arrive aux genoux, chaque pas est un effort surhumain. Bon il y a aussi le cumul de fatigue qui se glisse dans nos corps. Cette soirée a été des plus mouvementées. Je réalise en regardant autour de moi combien tout semble irréel. On se croirait dans un vrai film catastrophe. Je ne pensais voir ce genre de chose qu'à la télé et là je le vivais. Et c'était vraiment flippant. Et j’espérais en avançant accrocher à Milo ne jamais revivre ce genre d'expérience. Mais par dessus tout je sentais l'angoisse de mon ami, encore plus pesante que durant cette soirée. Comprenant que sa boutique était importante. Je fais de mon mieux pour marcher vite. Mais soulever mes jambes devient de plus en plus difficile. « On est encore loin ? » Tout se ressemble un peu. Il n'y a pas de lumière. L'eau charrie un tas de choses diverses. Il faut rester prudent pour ne pas se blesser. Chacun tire l'autre à tour de rôle. Encore un pas. Puis un autre. Et Milo stoppe.

Juan et Milo out. Affaire à suivre ... [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque - Page 3 575950806 [Terminé] PV | Inondation dans la discothèque - Page 3 575950806


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