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- [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Jack Delaney
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Sujet: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Mer 6 Nov - 23:10 )
Son séjour en Amérique aurait pu être des plus plaisant. Il avait d'abord commencé par aller voir ses collègues à l'hôpital suivit d'une soirée au bar qui avait connu bien des sorties de médecins. C'est d'ailleurs en parlant avec ses amis qu'il a vus de ses propres yeux une vidéo d'adulte avec sa tête et celle de Loris. Des ébats homosexuels qui l'ont fait rire car ce n'était clairement pas eux. Pour le prouver, il dû faire un striptease ce qui avait donné une touche légère à son début de séjour. Jack savait que le plus dur était encore à venir. Cette vidéo, il l'avait évidemment partager avec son frère de cœur. Pendant quelques heures : il avait eu l'impression que tout était redevenu comme avant. Pourtant, en rentrant dans sa chambre d'hôtel il reprit conscience de la réalité.
Il avait fallu trois semaines. Vingt-et-un jours. Agatha s'était effondrée dans ses bras à l'annonce. Il avait tenu à lui dire personnellement. Qu'importe qu'ils ne soient pas vus depuis leur divorce : en cet instant cela ne comptait plus. Jack la garda contre lui et ensemble ils ont pleuré. Toute la nuit, ne quittant pas l'autre. Elle était maintenant sevrée et se sentait complètement coupable de ce qui était arrivé. Jack, n'osait pas remuer le couteau dans le plaie,  s'était contenté de garder le silence. Au petit matin, son ex-femme à accepter que Mia soit enterrer sur le sol Italien. C'est pourquoi Jack se tenait devant le petit cercueil contenant les cendres de sa fille à l'aéroport en attendant qu'on vienne le chercher. Un bagage à enregistrer, une douleur qu'il allait ramener à Naples pour que Mia soit pour toujours près de lui. Il était revenu à Chicago pour faire son possible en tentant le tout pour le tout et avoir une réponse précise concernant la disparition de sa fille. Il ne savait plus s'il aurait préféré ne pas savoir… Si l'espoir n'était pas plus doux que la terrible vérité. Il était fixé… Mais à quel prix ? Telle était la question à plusieurs millions d'euros. En attendant, il lui restait encore la douloureuse étape de l'enterrer pour toujours. Mia était morte. Plus jamais il ne la reverrait. Plus jamais il ne pourrait serrer son corps contre le sien. Il venait de perdre la chair de son sang et cela lui brisait le cœur allant même jusqu'à l'empêcher de respirer. Échangeant quelques mots avec le personnel, il le regarda s'éloigner et passa la sécurité. Une fois passé, il attrapa son téléphone pour enfin appeler Loris et lui avouer la vérité. Il avait gardé le contact avec les Orphelins pendant tout ton séjour sans avouer ce qu'il avait trouvé.

"Hey… J'attends l'avion pour Rome et j'arrive sur Naples vers 20h… Je ne pourrais pas passer ce soir, mais demain ok ? Je vais avoir besoin de ton aide… C'est Mia, je l'ai trouvé…" Il essuya ses yeux et renifla. "J'avais raison de m'attendre au pire… Loris." Un sanglot sortit de sa gorge et il se rattrapa de justesse au mur. "Elle est morte Loris… Elle est morte… Ce sont ses cendres que je ramène…" Il se laissa tomber et pleura. "Je n'ai définitivement pas pu la protéger… Elle est morte seule… Dans une cave dans les mains d'un homme…" Sa voix se brisa et il dû s'arrêter de parler à cause des pleurs. "Mais il a payé tu sais…?" Il serra les dents. "Il a payé !" Mais les détails, il les garderait pour lui. "Tu… Tu voudras bien m'aider à organiser les funérailles…? … Ok… Merci… Merci infiniment… Si tu veux le dire aux autres, tu peux… Je ne sais pas si j'aurais le courage." Les portes d'embarquement furent annoncées. "Je dois te laisser… Je t'envois un message quand je suis à Rome."

Puis il raccrocha et par une force inconnue trouva la volonté de se lever pour commencer son long périple qui allait le ramener sur sa terre natale. Mia aimait Naples, elle s'était émerveillée devant la mer devant ces couchers de soleil si particulier dont seule l'Italie semblait avoir le secret. Vérifiant une dernière fois son portable, il regarda les messages d'Ebba puis soupira. Il aurait dû la tenir au courant, mais il n'en avait pas eu le courage. Il comptait donc aller la voir dès ce soir. Pour mettre les choses à plat, pour s'expliquer. Il s'en voulait de ce long silence, mais il n'avait pas su faire autrement. Après de longues heures de route et de voyage, Jack arriva enfin à Naples. La route du retour lui avait semblé interminable, pourtant, il avait passé tout le temps à parler à sa fille comme si elle pouvait l'entendre et lui répondre. Mais seul le lourd silence ponctuait ses phrases. Il conduisit jusqu'aux pompes funèbres qui le connaissait bien maintenant. Le patron l'accueillit en personne et lui offrit une chaleureuse poignée de main. Les employés sortirent le cercueil de la voiture de location et puis Jack repartit la tête baissée et le cœur lourd.
Il connaissait l'adresse d'Ebba, elle le lui avait donné, alors c'est vers elle qu'il conduisit. Il n'avait pas le cœur à rentrer chez lui. Cela était trop difficile. C'est pourquoi, il se présenta chez elle : pâle, avec des cernes de plusieurs kilomètres de long et une barbe bien fournis qui définissait un visage émacié. Quand elle ouvrit la porte, Jack avala sa salive.

"Bonsoir…" Il baissa la tête, n'arrivant pas à l'affronter. "Je…" Il se racla la gorge. "Je suis tellement désolé de ne pas t'avoir tenu au courant." Des larmes menaçaient d'ores et déjà de couler sur ses joues. "Mais… Mais je…" Il n'en dit pas plus. Pousser par il ne savait quels sentiments, il passa ses bras autours d'elle et fondit en larmes dans sa chevelure dorée. Il risquait de se prendre une claque, mais tant pis. Il avait besoin d'elle.


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Ebba JacobsenToujours frais après un litre de café
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[terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba G5FIO8f2_o
Âge : Née en Norvège (Trondheim) le 1er mars. 40 ans à bruler mes ailes à l'adrénaline de l'ivresse de la vitesse.
Métier : Psychologue à la prison de Poggioreale. / Occasionnellement pilote dans des courses illégales de quoi bien arrondir les fins de mois.
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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Ven 8 Nov - 11:51 )

Lorsque l’on perd un proche, on passe par plusieurs sentiment : le déni, le refus, la peur, la culpabilité, la dépression… l’acceptation.

Jack & Ebba
La journée a été éprouvante, un de mes patients à la prison a tenté de mettre fin à ses jours. Je n'ai rien vu venir. Lors de notre dernière rencontre, aucuns indices ne laissaient présager qu'il était au plus mal. Tout semblait normal, enfin dans la logique pour un mec qui se retrouve en taule. Parce qu'il y a toujours des malaises quand on est privé de liberté, même si on mérite cette détention. Pourtant je suis toujours consciencieuse dans mon travail, j'essaie de faire la part des choses et ne pas me laisser déconcentrer par ma vie privée. Même si par moment c'est compliqué, sachant que dans certains cas il est difficile de ne pas s'impliquer émotionnellement. Garder ses distances et rester de glace n'est pas si aisé, même face à des prisonniers. On est humain après tout. Peut être que le silence radio de Jack n'a pas aidé, j'ai du mal à le saisir alors qu'on c'est vu avant son départ pour les USA. Okay il n'avait pas l'air au mieux de sa forme. Mais une question se pose. Pourquoi il n'a répondu à aucun de mes SMS ? Aurais-je mal interprété notre rapprochement ? Est ce que je me suis fais bernée et que je suis tombée dans le panneau sans même m'en apercevoir ? J'ai du mal à me dire que Jack est ce genre d'homme. Nos discussions. Nos échanges. Non il n'est pas du style à se foutre de la gueule des gens. Et encore moins d'une femme. Alors pourquoi ce silence ? Et pourquoi cela m'impacte autant ? Me mettant à mal. Comme si je m'étais accroché à lui bien plus que de raison. Le dernier homme à m'avoir mise dans cet état était Andrew. Je ne suis pas une midinette avec un cœur d’artichaut. Ni une girouette qui bouge selon le vent. En tout cas je suis perturbée par le manque de nouvelle. Enfin je verrais bien. De toute façon je sais où le trouver. Je connais son adresse et dans le pire des cas, la route nous fera bien nous croiser au moment d'une course.

Du coup je rentre chez moi, un peu désabusée, me disant qu'un bon bain me fera du bien. Avant de prendre la route j'envoie un message à Adam pour m'assurer que tout va bien, il m'a fait une peur bleue dernièrement. Et depuis je le surveille de prés. Il a besoin d'être épaulé pour essayer de cicatriser ses blessures. Je me fais du souci pour lui. Il a toujours été mon pilier, le grand frère que rien n'ébranle. Le super héros toujours présent pour nous sauver. Et là il semble d'un coup si fragile, que j'ai mal pour lui. Pour une fois je rentre en roulant tranquillement, perdue dans mes pensées. Rêvant de mousse odorante et d'eau brulante. De silence et de paix. Peut être un fond musical, avec un verre de vin à la main. Les enfants étant chez leur père, je vais pouvoir me retrouver. Me recentrer sur ma personne. Apaiser mes doutes et mes peurs.

Je me gare et je cherche les clés de la maison dans mon sac. Je vais pour les mettre dans la serrure quand je me rends compte que la porte n'est pas verrouillée. Est ce que les enfants sont là ? Non ils m'auraient averti. J'ai bien fermé ce matin avant de partir? Oui. Non. Merde j'ai un doute. La porte n'a pas été forcée. Je rentre. Il ne semble que tout soit en ordre. Je vais au salon, parce que si des voleurs sont passés chez moi, ils trouveront plus leur bonheur dans cette pièce, que dans ma cuisine.

Et là je vois des bouteilles sur la table basse et quoi .. Mon voisin affalé sur mon canapé en train de cuver. Non mais c'est une blague ? Je suis maudite ? Le sort s'acharne. « Hey tu fous quoi là ? » Je le secoue un peu parce qu'il pionce sec. Il rumine, m'envoyant presque bouler. Me demandant dans une voix pâteuse et alcoolisée ce que je fous chez lui. « Non mais c'est toi qui est chez moi. Pas l'inverse mon gars. » Je parle plus fort, sans trop me mettre en colère. Je sais qu'il a l'alcool mauvais et je ne veux pas prendre le risque de recevoir un mauvais coup. Je garde donc mes distances quand je le vois bouger. « Doucement okay, je n'ai pas envie que tu vides tes tripes sur mon tapi. » Il se lève une fois et puis retombe comme si son cul pesait des tonnes. Je le sens mal. Il devient pale, balançant que ça tangue. « Un peu normal vu la cuite que tu tiens. Bouge pas je reviens. » Et je file dans la cuisine chercher un récipient, qui arrive juste à temps. « Ebba tu viens pour ... » Vu son regard et ses gestes, il doit penser que je viens pour le combler. « Non je viens pour rien du tout. Vu que c'est toi qui est chez moi. » Oui mon voisin est du genre dragueur et il ne manque pas une occasion de me faire savoir que je lui plais. « Faut que tu te lèves maintenant. » Je me tiens loin parce qu'entre les odeurs et ses mains baladeuses, je veux éviter les contacts. « Aller debout.  Et comment tu es entré ? Tu es sur que ma porte était ouverte ? » Je devais vraiment avoir la tête ailleurs ce matin. Va falloir que je fasse plus gaffe, une fois et pas deux. Je réussis avec pas mal de difficulté à emmener mon voisin dans l'entrée. On manque de tomber deux fois. Sa main se pose sur mes fesses trois fois. Son haleine fait vriller mon estomac au moins dix fois. Quelle galère, le chemin entre mon salon et ma porte semble un vrai parcours du combattant. Mais je finis par y arriver et je le pousse jusqu'à son porche. « Démerde toi maintenant. » Je lui ouvre sa porte et je file. Pensant à bien fermer ma porte à clé une fois à l'intérieur. Faudrait pas qu'il prenne l'envie à mon voisin de rejouer les invités surprises. « Putain quelle journée merdique. » Je range le bordel qu'il a laissé et puis direction ma salle de bain pour un moment détente.

Le temps s'arrête et je me laisse griser par l'odeur exotique de mon bain douche. Oubliant dans ses bulles tous mes tracas. Quand je sors du bain je me sens bien. Il y a juste la couleur rose de mes cheveux qui me rappelle que la vie n'est pas toujours rose. Ce qui me fait sourire. Puis j'enfile un shorty et un caraco, un ensemble en satin que j'aime beaucoup. Par dessus je passe un peignoir également en satin. Et je couvre mes pieds d'une paire de chaussettes toutes douces et bien chaudes. Je m'attends personne, alors je ne prends pas la peine de m'habiller. J'aime être en tenue détendue quand je suis seule chez moi. Je retourne à ma cuisine pour me préparer un plateau repas, ayant dans l'idée de m'installer sur mon canapé devant un bon film. Et c'est là que j'entends sonner. « Et merde j'espère que ce n'est pas ce putain de voisin. » Je dirige donc vers ma porte un peu en rogne et je l'ouvre assez sèchement. Prête en à découdre si c'est lui. « Quoi enc ... » Et là je me trouve face à la gueule déconfite de Jack. Il semble sortir tout droit d'un film d'horreur. Je reste silencieuse choquée de le voir dans cet état. Comme s'il avait vu des fantômes ou des atrocités innommables. Comme s'il revenait de l'enfer. Je resserre mon peignoir qui doit laisser entrevoir  que je suis peu vêtue. Mais je ne suis pas certaine que Jack fasse attention à ma tenue, ni à mon geste. J'ai la sensation qu'il est ailleurs, qu'il est vidé de son essence vitale. Que lui est-il arrivé ? Il s'excuse du manque de nouvelles. Je n'ai pas le temps de répondre qu'il m'enlace et se met à pleurer contre mon épaule. La rage que j'éprouvais face à son silence disparaît en le voyant si .. fragile. J'ignore ce qui c'est passé. J'ignore pourquoi il est là. Mais au fond je me sens touchée. Même si je suis bousculée par la vision que j'ai eu de son visage. Ses yeux étaient comme éteints. J'ai pensé à tous les scénarios pour quand nos routes se recroiseraient. Mais là je suis désemparée. Désarçonnée. Ma main vient caresser ses cheveux. « Jack .. » Est ce que je dois lui dire que je me suis fais du souci ? Que je l'ai maudit de son silence. Que je lui en ai voulu. Peut être plus tard. Là c'est un homme perdu et malheureux, sans que je ne sache pourquoi, qui est dans mes bras. Pas la peine de le blâmer d'avantage. « Viens on rentre. » Je me dégage avec douceur de son corps pour refermer la porte, toujours en la verrouillant. Je soulève avec prudence son visage et plonge mes yeux dans les siens, sondant son âme pour comprendre ce qui le rend si .. Je ne trouve pas le mot, tellement il semble profondément brisé, blessé. « Il c'est passé quoi ? On t'a fais du mal ? Tu me fais peur ? » Je suis loin de me douter du mal qui le ronge. Loin de me douter que cette soirée va être des plus éprouvantes. Loin de me douter de sa douleur et de son histoire.


vmicorum.


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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Lun 11 Nov - 21:55 )
Là, debout devant Ebba, Jack se trouve confronté à la connerie de ne pas l’avoir tenu informé. Et en même temps, comment aurait-il pu ? Comment faire une telle chose ? Comment parler d’un sujet aussi sérieux au téléphone ? Parler de la pire situation pour un parent… Pourrait-elle seulement comprendre la douleur qui habite dorénavant chaque fibre de son être ? Comment mentir à celle qui avait tout bouleversé dans sa vie ? Que cela soit dans le monde des courses ou bien d’un point de vue personnel : Ebba avait marqué sa vie au fer rouge et Jack ne pouvait pas se défaire de son emprise. C’est pour cela qu’il avait été irrémédiablement attiré dans ses filets à peine arriver. Il aurait très bien pu s’échouer sur le canapé de Loris, perdre sa tête dans la chevelure de Luna, chercher du réconfort auprès de l’unijambiste ou bien demander à la plus jeune de la bande de le faire sourire comme elle savait si bien le faire, mais non. C’est belle et bien sur le parvis de la blonde qu’il se trouvait. Le visage déconfit, les yeux éteints : Jack se confond dans des excuses avant de craquer. Il ne tenait plus, il n’y arrivait plus. Mia était morte. Il devait tourner la page, accepter cette vérité douloureuse et il n’y avait pas cinquante mille solutions pour faire cela. Il devait prendre le mal à la racine et l’accepter. La douleur ne s’en irait jamais, il n’y aurait plus de salvation pour lui : juste la souffrance sourde de devoir accepter l’irréfutable. Pour ce combat du quotidien, il allait avoir besoin d’Ebba. Sa compagne avait refait sa vie, il était temps qu’il fasse de même. Le plus dur restait à venir… Rester en vie alors que sa Mia, sa précieuse fille, n’était plus. Jack savait que jamais il n’arriverait à oublier les images imprimées dans sa rétine quand il avait découvert la scène macabre. S’il n’était pas le seul père à avoir perdu un enfant : il est le seul des dix huit parents à avoir vu l’horreur. Pourtant… Et pourtant il en avait vu des choses terribles dans sa carrière d’urgentiste, puis de légiste, mais rien à avoir avec ça. Jamais, jamais il n’avait vu un tel spectacle. Alors oui… Il allait avoir besoin de soutien, il ne pourrait pas continuer à vivre seul. S’il le fait, il n’allait pas son coup et mettrait un terme à sa vie, c’était une certitude. La voix d’Ebba le ramena à la réalité, il la serra un peu plus contre lui : la dominant de toute sa hauteur pour la garder dans ses bras. S’accrochant à elle comme à une bouée de sauvetage, il n’arrivait pas à calmer le torrent de larmes qui creusaient d’épais sillons sur ses joues fatigués. Se résignant à quitter la chaleur de ses bras, il rentra d’un geste mécanique et laissa la belle fermer la porte à clé.

La question tombe. Le silence s’installe. Jack avala difficilement sa salive. “J’ai retrouvé ma fille… Qui a disparu depuis cinq ans…” Doucement, il caressa la joue de la belle tout en continuant de pleurer : “Elle est morte… Ebba. Je l’ai…” Avant qu’un sanglot lui coupe la parole et l’empêche de continuer. De tout son poids, il s’effondra au sol en gémissant de douleur. “J’ai toujours… Imaginer le pire… Mais je n’étais pas prêt… À voir ce que j’ai vu…” Il enfouissait sa tête dans ses mains : “Elle… Elle est morte seule… Dans la douleur… Sans que j’ai pu lui dire au combien je l’aimais… Au moins une dernière fois… Qu’elle sache que je me suis battu pour la retrouver… Que je n’ai jamais arrêté de la chercher… Mais que je suis arrivé trop tard…” Ses phrases, entrecoupées de sanglots étaient à peine inaudibles. “J’ai perdu ma fille… Pour toujours…”


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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Ven 15 Nov - 18:37 )

Lorsque l’on perd un proche, on passe par plusieurs sentiment : le déni, le refus, la peur, la culpabilité, la dépression… l’acceptation.

Jack & Ebba
Le fait d'avoir retrouvé nom voisin bourré sur le canapé de mon salon, m'a salement mise en rogne. Surtout que la journée n'a pas été top. Même si je pourrais ajouter que ces derniers jours n'ont pas été top. Il semble que le karma soit contre moi et les conneries s'enchainent à vitesse grand V. Sans que je ne sache comment les arrêter, heureusement que pour Matthis et Lisa tout va bien. Il manquerait plus qu'il y ait un souci de ce côté là. Parce que je pourrais bien finir par avoir envie de démissionner de tous mes rôles. Enfin ce n'est qu'une mauvaise passe qui perdure. Il y a pire sur terre que d'avoir des cheveux rose, ou de frôler le drame au boulot, ou de trouver son voisin chez soit ou encore de ne pas avoir de nouvelles de Jack Delaney. Je devrais arriver à m'en sortir. Même si ce silence reste en travers de ma gorge comme un énorme cailloux. Que m'arrive t-il ? Je compte bien oublier tout cela durant ma soirée en solitaire, devant ma télé avec un plateau repas. Mais il semble que le sort s'acharne vu qu'on vient de sonner à ma porte. Et là ... C'est Jack qui se trouve face à moi, la figure déconfite. Comme quoi quand on parle du loup, il montre son nez. Si j'étais prête à lui hurler dessus il y a encore quelques minutes. Là je reste au muette, déconfite. "Putain Jack tu as vu des fantômes". Il semble anéanti, non il est anéanti quand il tombe dans mes bras. Ma gorge se serre, imaginant un tas de scénario plus fous les uns que les autres. J'essaie de ne pas paniquer et je le fais entrer. Pas la peine que sa douleur s'étale à la vue de tous. Un poids tombe sur ma poitrine. De voir le pilote ainsi me fait atrocement mal. Pourquoi ? Nos corps se séparent le temps que je ferme la porte. Sa part d'humanité a quitté son être, son âme même, ses yeux clairs sont éteints. Et je crains le pire. Je me sens mal. J'ose lui demander ce qui a pu se passer pour faire de lui cette ombre sans vie qui se présente à moi.

J'ai peur d'entendre la vérité, mais je ne peux supporter de  savoir Jack si détruit sans en saisir la raison. Qu'importe ce qui va dire, s'il est venu chez moi c'est pour chercher un appui, du réconfort. Alors je suis prête à encaisser. Enfin je me pense prête. Il parle de sa fille la voix gorgée de sanglots. Sa main vient caresser ma joue, mais elle est comme une écorchure quand il me dit qu'il a retrouvé morte. Je vais pour attraper sa main mais je n'en ai pas le temps, Jack tombe au sol secouer par sa peine et sa douleur. Je suis une mère alors c'est mon cœur de maman qui à cet instant en prend un sérieux coup. Un coup de poing. Un coup de poignard. Je me laisse glisser au sol tout en l'écoutant, je pense qu'il faut mieux que je le laisse parler. Vider sa souffrance. Je l'entoure de mes bras alors que je sens des larmes s'inviter dans mes yeux. Rester indifférente à ce que Jack me dit est impensable. Il enfouie sa tête entre ses mains et doucement je caresse ses cheveux du bout de mes doigts. Complètement abasourdi par ses mots. Mesurer sa souffrance est difficile, mais mon instinct de maman me fait comprendre qu'elle est terriblement, horriblement profonde. Innommable.

« Je suis tellement désolée Jack. Tellement. » Je le serre contre moi tout en continuant de caresser ses cheveux. Je le berce même dans un mouvement lent. Me doutant qu'aucun de mes gestes ne doit vraiment l’apaiser. « Je suis là. Je ne te laisserais pas. Laisse toi aller. » Mes lèvres se posent sur ses cheveux. Que faire ? Que dire ? Le silence est-il un bienfaiteur dans une situation pareille ? Parler peut-il rendre la peine plus douce ? Je ne le sais. Mais la douleur qui touche Jack m'envahit avec force. Je continue mes gestes tendres, des gestes pour lui faire comprendre que je compatis, que je partage. Que s'il tombe, je le relèverais. J'essaie de calmer ses sanglots son corps collé contre le mien, il tremble et je mesure combien l'homme peut devenir fragile quand la peine est si atroce, si inhumaine. Je laisse s'écouler les secondes, les minutes. « Viens je vais t'aider à te lever. » Je me relève en douceur et aide Jack à en faire de même. Je le fais s'asseoir sur mon canapé. « Tu seras mieux là qu'au sol. » Puis je vais vers le bar et je sors une bouteille de whisky pleine qu'Andrew a laissé là. Je ne suis pas fan d'alcool fort mais là j'en ai besoin et Jack aussi. Je prends deux verres et je nous sers. « Tiens bois ça. » Je ne cherche pas à le saouler, mais dans un cas pareil, cela passera mieux qu'un café. J'avale le mien cul sec. « Après si tu veux autre chose .. » J'irais le lui chercher. Puis je m'installe à ses côtés. « Pourquoi tu ne m'as rien dis avant de partir .. » Pas que je lui en veuille mais j'aurais pu lui apporter mon aide. Aller le chercher à son arrivée. Éviter de le harceler par SMS. « Désolée pour mes messages. J'ai été idiote. » Si seulement j'avais su. Je pose ma main sur la sienne, cherchant son regard. Je me sens tellement impuissante quand mes yeux trouvent ses yeux. La douleur ravage son regard. Et pas que son regard.  


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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Sam 30 Nov - 22:33 )
La torpeur de ses sentiments l’enlaçait comme une vielle amie qui avait toujours été là, tapis dans l’ombre en attendant le moment opportun pour sortir des ombres. Jack avait toujours su que partir à la recherche de sa fille personnellement ouvrirait une boîte de Pandore. Il avait redouté cet instant, mais avait décidé de prendre son courage à deux mains et de prendre la tête de l’enquête. Il le devait pour Mia, il se le devait également. Ils méritaient tous les deux de savoir et dans le meilleur des cas se retrouver. Pourtant, dès son arrivée à Chicago : il avait senti qu’il repartirait seul. Ce qu’il avait fait avec dans ses bagages les cendres de celle dont il avait attendu patiemment neuf mois pour la rencontrer. Mia, sa fille, était morte. Plus jamais il n’entendrait son rire qui commençait déjà à s’effacer de sa mémoire. Il n’aurait plus l’occasion de brosser ses longs cheveux bruns et de les embrasser avant qu’elle aille dans les bras de Morphée. Sa fille n’était plus. Et il devait apprendre à vivre définitivement sans elle : sans avoir un jour la chance de la serrer contre lui à nouveau. Le pire dans cette histoire et ce qui rendait le tout plus tragique était probablement le fait qu’elle était morte dans des souffrances atroces. Le médecin légiste, un ami à lui, l’avait autorisé à venir et ensemble ils avaient constaté l’étendu des dégâts. Évidemment, n’importe quel parent aurait préféré ne pas savoir, mais Jack avait cette sensation de le devoir à Mia. Pour qu’elle ne soit pas morte en vain : pour que la justice et le monde apprennent ce qui lui ait arrivé.
À son arrivée à Naples, il n’avait pas mis de temps à prendre la route vers chez Ebba pour retrouver la blonde. Il avait besoin de son support à une heure grave. Il irait voir Loris et les Orphelins demain. Là, maintenant, tout de suite : il voulait se noyer dans le regard azur de La Louve. C’est donc penaud, sachant pertinemment que son silence n’était pas excusable, qu’il frappa à la porte de la belle avec l’espoir de ne pas se prendre cette dernière dans le museau. Devant elle, il ne lui laissa pas le temps de dire quoique ce soit : il tomba dans ses bras. Oui. Il avait vu des fantômes qui le hanteront pour toujours et il le savait. Il ne pourrait jamais se défaire de ces images, des informations : ni de la douleur dans ses entrailles lacérées par la perte de son enfant. Mia. Sa princesse, une de ses raisons de vivre avait été incinéré et ses cendres ramenées dans la ville qu’elle aurait dû connaître comme sa poche.
S’écroulant littéralement sous le poids de ses émotions, il balbutia son histoire : la raison de son silence impardonnable. Bientôt, les bras d’Ebba entourèrent sa carcasse prise de sanglots et tremblante. Il avait mal Jack, il ressentait ce spleen dans les moindres fibres de son être sans pouvoir s’en départir. Il n’en était pas capable. Comment le pourrait-il ? Les dernières années de sa vie : il les avait passé à espérer revoir sa fille. Logeant sa tête dans le coup d’Ebba, il se laissa conforter par la voix douce de cette femme qui n’avait pas encore eu officiellement la chance de prendre une place digne de ce nom dans sa vie.

“Ebba… Je…” Bredouilla-t-il sans être capable de formuler une phrase compréhensible.

Ils restèrent ainsi pendant quelques secondes ou bien minutes ? Jack avait perdu la notion du temps et le décalage horaire n’aidait pas. Dans un effort surhumain, il se leva à la demande d’Ebba pour la suivre jusqu’au canapé où il se laissa tomber sans tenter de se retenir. Chaque geste était douloureux, voir même lourd : comme si son corps pesait une tonne. Le docteur laissa la pilote s’éloigner, son regard perdu dans le vide parlait pour lui alors que des larmes continuaient de dévaler le long de ses joues sans qu’il ne soit en mesure d’arrêter ces dernières de créer des sillons sur leur passage. Elle retourna auprès de lui et lui proposa un verre qu’il accepta d’un geste lent.

“Merci…” Souffla-t-il en reniflant bruyamment. Il fit tourner le liquide dans le verre, plongeant son regard dans le dernier comme s’il y avait au fond une réponse quelconque : une solution pour se sentir mieux. “Non… Non ça ira…” Quelques mots soufflés avant qu’il n’avale sa salive et prenne une gorgée d’alcool : grimaçant bien malgré lui. Il n’avait pas mangé un repas consistant depuis plus d’une semaine maintenant. Son corps lui ferait payer plus tard. Reportant son attention dans le fond du verre, il prit une longue inspiration : “Parce que… Parce que je ne voulais pas t’accabler de mes chagrins, de ce fardeau… Probablement aussi parce que … C’était trop difficile et … Qu’au fond j’avais encore bien trop d’espoir pour me confronter à la réalité de ce monde…” Il haussa les épaules : “Je ne sais pas pourquoi je n’en parlais pas… Ce n’était pas par honte… Mais parce que je ne voulais pas qu’on me prenne en pitié… Tu vois ce que je veux dire ?” Et en posant cette question, il redressa ses yeux inondés de tristesse, de douleur pour accrocher ceux de la belle blonde qui se tenait à ses côtés. “Ne t’excuse pas…” Il leva son bras à nouveau pour poser sa main sur sa joue. Il continuait de pleurer sans s’en rendre compte. “Merci de m’avoir ouvert ta porte.” Il s’approcha d’elle pour déposer un baiser sur ses lèvres. Il posa son front sur le sien : “Ca fait tellement mal… Ebba.” Il ferma les yeux : réamorçant des larmes. “Qu’est-ce que je vais faire maintenant…? Sans cet espoir d’un jour la revoir…? De pouvoir la serrer contre moi…? De pou...” Un sanglot arrêta sa phrase. “Comment je suis censé vivre sans elle dans ma vie ?”


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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Mar 3 Déc - 15:47 )

Lorsque l’on perd un proche, on passe par plusieurs sentiment : le déni, le refus, la peur, la culpabilité, la dépression… l’acceptation.

Jack & Ebba
Vu ma journée et le début de ma soirée. Je ne m'attendais pas à trouver Jack devant ma porte. Je n'étais pas habillé pour recevoir quelqu'un. J'étais juste en tenue pour passer une soirée tranquille sur mon canapé en ruminant les merdes de ma journée, et en rouspétant sur le silence de Jack. Et il est là. Mais vu son visage j'oublie ma colère. J'oublie ma tenue. Et mon voisin que j'ai eu envie d'écharper durant un moment. J'oublie tout. Sauf l'expression du regard du pilote. Il semble éteint, mort, profondément triste. Il semble désemparé et désespéré. Et sans que je m'y attende il tombe dans mes bras comme vidé de son énergie. C'est à rien y comprendre. Pourquoi moi ? Alors que je n'ai eu aucune nouvelle de lui durant son absence. Enfin je verrais cela plus tard. Je le fais rentrer et je n'ai même pas le temps de l'installer sur mon canapé qu'il tombe au sol.

Je suis mère alors je peux comprendre sa peine, même si je ne peux la mesurer vu l'abject de la situation. J'essaie de le rassurer, de l'apaiser. Mais je sais que c'est une quête veine. Comment apaiser un père face à une perte semblable et dans de telles conditions ? Je n'ai pas la recette, mais je me dois de rester forte pour Jack. Il est venu me voir, il m'a fait suffisamment confiance pour m'ouvrir son cœur et partager sa détresse. Je ne peux pas le laisser tomber. Mes gestes sont doux, tout comme ma voix. Mes yeux se remplissent de larmes, mes entrailles se serrent et mon cœur se déchire. Je me sens impuissante face aux mots qu'il me dit. On reste au sol un moment, le temps semble aussi perdu que nous. Puis je le soulève et l'aide à s'installer plus confortablement, avant d'aller chercher de quoi nous remonter un peu le moral. Même si je me doute qu'il nous faudra bien plus qu'un ou deux verres. Même toute une bouteille ne va pas suffire. C'est plus que certain. Je m'éloigne surveillant Jack du coin de l’œil. L'esprit torturé par ses paroles qui reviennent en boucle comme des coups de poignard. Je ne dis que dans sa tête à lui cela doit être encore pire. Qu'un coup de poignard dans mon crâne doit être l'équivalent de mille dans le sien. Voir même plus. Quel cruauté de vivre cette situation.

Je nous sers à chacun un verre, et je tends le sien à Jack. J'ose à peine parler. Pourquoi ne m'a t-il rien dit avant de partir ? « Un fardeau est fait pour être partagé. Même quand il est horrible. Je l'aurais accepté Jack. J'ai des enfants alors je me doute de ce que tu traverses même si je m'en prends pas toute la profondeur. Parce que c'est in mesurable. » Je viens l'entourer de mon bras pour qu'il puisse se blottir contre moi. Je ne sais pas si cela l'apaisera. Mais je veux lui faire comprendre que je suis là. Je l'apprécie et cette sensation va bien au delà de nos défis en voiture. Je sais qu'il éveille des choses qui me sont plus personnelles. Plus intimes. « Oui je vois. Mais garder pour toi ce genre de chose n'est pas bon non plus. Je sais que l'on se connait depuis peu de temps. Je parle véritablement. Vu qu'on a baisser nos masques. Mais tu peux compter sur moi. » Nos regards s'accrochent, je pense aux SMS que je lui ai envoyé, je me trouve ridicule. Mon comportement était puérile, digne d'une adolescente jalouse. « Si c'était débile. » Je frissonne alors que sa main frôle ma joue. Ce contact est électrisant. Tout comme l'était ses baisers le soir de notre première sortie en dehors de l'asphalte. Il pleure encore et je pose un baiser au creux de sa main alors qu'il me remercie de lui avoir ouvert. « C'était normal Jack. Enfin à la base je pensais que c'était mon voisin qui revenait à la charge. » Je n'ai pas envie de l'ennuyer avec cette histoire. Mais c'est vrai que j'étais remontée en ouvrant ma porte. Là toute colère est partie et elle n'est pas prête de revenir surtout que ses lèvres se posent sur les miennes. Mon cœur s'emballe.

Les mots de Jack me font mal. Que répondre à ses questions si douloureuses. Il gardait l'espoir. L'espoir de revoir sa fille vivante et là tout part en fumée. A quoi se raccrocher à présent ? Alors qu'il ne semble rester que le néant. Même s'il y a toujours une lueur au bout du tunnel, il suffit juste que Jack veuille la voir. Accepte de la voir. Je caresse à mon tour doucement sa joue. Frôle ses lèvres de mes doigts avant de le faire de mes lèvres. « Tu dois vivre pour ta fille à présent. Vivre pour Mia. Je sais que cela va être douloureux, difficile. Que tu vas avoir envie de baisser les bras, de la rejoindre .. Mais Mia ne voudrait pas voir son papa baissé les bras. Abandonner. » Je plonge mon regard dans le sien imprégné de cette immense peine, immense et insondable, qui mettra du temps à cicatriser. « Je suis là et je ne te lâcherais pas. Tu es fort Jack. Tu es un battant. Je sais que c'est le combat que tu n'aurais pas aimé perdre .. Le combat le plus dur que tu vas avoir à mener. Mais c'est en vivant pour elle que tu le gagneras. Et je serais là si tu veux de moi. » Je pose à nouveau mes lèvres sur les siennes, tremblante parce que je partage sa peine. Parce que je partage sa souffrance.
 

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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Mer 1 Jan - 0:44 )
Sa vie était finie en un sens. Quand vous apprenez que l’enfant que vous cherchiez pendant toutes ses années endurait des sévices inimaginables.. Comment pouvait-on revenir d’une telle chose ? Jack n’arrivait tout simplement pas à s’enlever les images de sa rétine. Il n’y arrivait tout simplement pas. Pourtant, il en avait vu des choses, des choses horribles, des cadavres démembrés, des nuits aux urgences ou le mot chaos trouvait sa place, mais ça… Cela était indescriptible. Il n’aurait probablement pas dû descendre dans cette sordide cave. Il pensait pouvoir surmonter ça, mais il n’en était pas capable. C’est pour ça qu’il se retrouvait sur le sol de celle qui lui avait donné une raison d’avancée : en larmes et complètement détruit. Les mots lui manquaient, mais il arriva à articuler des syllabes jusqu’à ce qu’elles aient du sens. Ebba était une mère, elle comprendrait : elle pourrait tout du moins imaginer ce qu’il ressentait. Au-delà de ça, si une personne pouvait le sauver : c’était bien elle. Parce qu’en cet instant, il n’était pas en mesure de penser correctement et la dernière fois cela avait mené à une regrettable action. Au moins, cette fois-ci, il demandait de l’aide. S’accrochant à sa dulcinée, il arriva à se hisser sur ses jambes et alla dans le salon où il se laissa tomber sur le canapé. Ebba alla chercher de quoi boire pour oublier. Il prit le verre et répondit le plus honnêtement possible : hochant négativement la tête en entendant la réponse de La Louve.

“C’est parce que tu as des enfants… Que je ne voulais pas… Que tu aies dans la tête les mêmes images que j’ai…” Il attrapa ses mains : “Je… Je pensais sincèrement bien faire. Vraiment.” Avant de se lover contre elle. “Je sais, je sais que je peux compter sur toi.” Il ferma les yeux : “C’est pour ça que je suis venue te voir.”

Et puis elle affirma que ses sms ont été débiles. Une chose que Jack ne pouvait pas laisser passer sans la corriger. Il se redressa et caressa sa joue :

“Tu as eu une réaction normale, vraiment.”

Rapidement les larmes refirent surface, il ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de pleurer. Il n’y arrivait pas. Parce que maintenant il avait l’impression de respirer pour rien. Il s’appuyait sur elle, la choisissait pour le guider à travers cet épisode sombre qui semblait avoir aspiré le meilleur de lui-même. Il lui était donc si facile maintenant de se laisser couler… Mais en embrassant Ebba, en posant son front contre le sien : il faisait un pas en avant. Il s’appuyait sur elle, la choisissait pour le guider à travers cet épisode sombre qui semblait avoir aspiré le meilleur de lui-même. Alors, il se permit de lui poser des questions, sur ce qu’il devait faire, sur la route qu’il devait emprunter dans l’espoir d’aller mieux : si une telle chose était possible. Ebba avait probablement raison, Mia n’aimait pas voir pleurer les gens ou bien les voir tristes. Elle était un phare dans la nuit pour beaucoup, lui y compris. La vie lui semblait bien moins joyeuse depuis qu’il avait enfin eu la réponse à ses nombreuses questions.

“J’échangerais mille fois ma place contre la sienne… Elle méritait de vivre, de se cogner à la vie et non de mourir seule dans la souffrance.” Il avala sa salive pour tenter de dénouer sa gorge : “Elle méritait de vivre…” Et non de rencontrer une fin prématurée. “J’ai échoué.” Il n’y avait pas d’autres mots pour décrire ce qui s’était passé. Son regard plongé dans celui de la douce mère de famille : Jack tentait d’y puiser ses forces pour reprendre son courage à deux mains. Ebba avait tellement raison, il était plus facile de se laisser aller que de donner un coup-de-poing à la vie. Un petit sourire s’étira sur son visage entre deux larmes : “Bien sûr que je veux de toi… Je ne veux personne d’autre.”

Il répondit tendrement au baiser puis plus langoureusement en l’allongeant sur le canapé en continuant de l’embrasser. Ils n’avaient pas encore franchi le pas, préférant prendre leur temps. Et cela était encore vrai du côté de Jack, mais en cet instant il avait besoin de la chaleur d’Ebba ; de sentir son corps contre le sien. Il s’arrêta, se redressa pour se replonger dans ses iris bleutés. Il passa son pouce sur sa pommette droite :

“Ne me quitte pas… Ne me quitte plus s’il te plaît.” Il était sérieux : “Je ne veux plus vivre loin de toi.” La perte de Mia lui avait ouvert les yeux : Jack devait garder ceux qui comptaient près de lui. Il était temps que le nom d’Ebba soit ajoutée sur la liste. Si elle le voulait naturellement : “Et cela implique de mettre dehors ou de te protéger de tes voisins.” Référence à ce qu’elle lui avait dit un peu plus tôt. Il l’embrassa à nouveau tendrement avant de poser sa tête sur son torse sans pour autant l’écraser : se glissant à ses côtés en la serrant contre lui. “Restons ensemble à partir de maintenant…”


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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le Jeu 2 Jan - 12:04 )

Lorsque l’on perd un proche, on passe par plusieurs sentiment : le déni, le refus, la peur, la culpabilité, la dépression… l’acceptation.

Jack & Ebba
Je ne sais pas trop ce que je ressens suite aux mots de Jack. La douleur qui se glisse en moi n'a pas de nom, elle montre juste le vide qu'il doit en découler. Je ne connaissais pas Mia, mais je la vois au travers du regard clair de Jack. Je la vois dans les traits de son visage. Aucun enfant ne devrait avoir à subir l'horreur qu'elle a subi. Aucun parents ne devraient connaître une perte pareille. Et sa souffrance devient la mienne, parce que je suis mère et que je ne survivrais pas à une chose semblable. Parce que Jack compte et qu'il prend dans ma vie une autre place que celle accordée jusqu'à présent. Je me sens impuissante face à ses larmes, à son déchirement. Je sais que mes mots, mes attentions ne l'apaiseront pas, mais je lui montre que je suis là. Qu'il peut compter sur moi. Que je ne le lâcherais pas et que j'irais le chercher s'il sombre dans l’abîme que cette perte cause. Partager le fardeau même s'il est extrême. L'alcool peut aider. Ce n'est pas la meilleure des solutions. Il peut juste apporter une sensation de paix. Et puis j'ai besoin de quelque chose de fort pour épauler Jack. Je ne dois pas flancher. Je ne retiens pas mes larmes. Voir les siennes me bouleverse. Il a voulu me préserver en ne me dévoilant pas la raison de son voyage, en restant silencieux durant celui-ci. C'est une délicate attention. Oui les images je les aurais eu en tête. Oui j'aurais imaginé le pire pour mes enfants. D'ailleurs même là suite à son récit mon cœur de mère se serre. Comment survivre après ? Parce que oui c'est juste de la survie. Sauf si un autre phare s'allume et nous guide loin de cette tempête qui nous enlise. Nous clouant sur place, sans force et sans but. Et il semble que je deviens un phare pour Jack tout comme il pourrait devenir le mien. Je le prends dans mes bras, caresse ses cheveux d'un geste tendre, rassurant. « On va y arriver ensemble. Et je suis forte tu sais, j'aurais pu gérer .. » Ma voix manque d'assurance, parce que je sais combien son absence aurait été plus dure à supporter en sachant la vérité. « Merci .. » De n'avoir rien dit, de me faire confiance, d'être là alors que tout s'écroule autour de lui.

Je me sens quand même bête pour mes messages, digne d'une ado blessée. C'était idiot et stupide. Impulsif. Peut être avec un brin de jalousie, pensant qu'il m'oubliait déjà dans les bras d'une autre. Alors qu'il n'y a eu que des baisers entre nous. Je souris quand Jack me dit que j'ai eu une réaction normale. Je ne relève pas, car je me rends compte de ce que j'ai imaginé. Pas que je me crois au dessus d'une autre femme. Pas que je me crois irrésistible. C'est juste que j'ai d'une certaine façon marqué mon territoire. La Louve a gravé sa trace dans le cœur de John Doe. Avant que je ne marque la mienne dans celui de Jack. Au final c'était peut être écrit dés notre première course. Dés cet échange de regard et cette envie de vaincre. Bien entendu vivre va être compliqué à présent. Mourir serait la solution la plus douce. Plus de questions. Plus d'images sombres et horribles. Mais je sais que Mia ne voudrait pas de cette solution pour son père. Elle voudrait qu'il vive pour la faire vivre un peu plus à travers lui. Car il la porte en son cœur. Et mettre fin à ses jours serait tuer une deuxième fois sa fille. Alors j'essaie de lui faire comprendre ce que cet ange, trop tôt envolé, souhaiterait. Même si rien ne va être facile. Chaque jour sera un combat contre l'envie de baisser les bras. De toute abandonner pour se laisser couler. C'est le combat de sa vie et je suis prête à l'aider. Tout comme je sais que Mia l'aidera de là où elle est. Faut juste que Jack le veuille et l'accepte. « C'est sur aucun enfant ne mérite la fin qu'elle a eu. Aucun enfant ne mérite d'être arraché si tôt à sa famille. Mais elle existe en toi. Et rester en vie la fera vivre aussi. » Nos regards se kidnappent. Plongeant profondément dans nos âmes. « Non tu n'as pas échoué. Tu échoues si tu laisses la douleur prendre le dessus. Si tu refuses de te battre. Vis pour Mia Jack. » Parce que c'est la seule chose à faire pour elle. Et s'il le veut je serais à ses côtés. L'aidant dans chacun de ses pas. Il doit se relever que cela soit compliqué je le concède. Mais si la vie était facile, il n'y aurait pas de défi. Il n'y aurait pas d'envie de vivre.

Mes lèvres viennent trouver les siennes. Un baiser pour paraît à la noirceur qui se glisse dans son être. Un baiser pour réveiller la force qui sommeille. Pour lui donner de l'espoir et lui ouvrir d'avantage la porte de mon cœur. Baiser auquel Jack répond, nos corps se trouvent coller l'un contre l'autre. Je sens sa chaleur s'inviter contre mes courbes. Le trouble est là profond et déroutant. Mon cœur s'emballe sous ce contact. C'est encore plus puissant que lors de notre première soirée. Les sensations sont décuplées. Et elles s'affolent sous ses mots. Je le regarde alors que mon corps tremble. Les mots qu'il prononce sont lourds de poids, de sincérité. Ils ne me font pas peur, ils rendent juste mon cœur plus fou. Et mon être plus fébrile. « Je n'ai pas l'intention de te quitter. » Ma voix témoigne des émotions qui me traversent. Des sentiments qui me caressent et qui s'infiltrent voraces dans chaque parcelle de mon être. Je souris quand Jack me reparle de mon voisin. « C'est sur que ce genre de proposition ne peut se refuser. » Un peu de douceur après la douleur. De quoi mettre les points sur les i au voisin en lui faisant comprendre que jamais je ne serais à lui. Un nouveau baiser nous unit alors que mon corps se colle d'avantage laissant devinait le désir qui l'habite. Cet instant me fait penser à notre première nuit. Une nuit chaste posé sur le canapé de Jack les corps enlacé et plein de promesses. Je laisse mes mains caresser sa nuque, sa tête se pose contre mon torse. Il doit entendre mon cœur battre la chamade. Et je n'essaie même pas de le calmer, je le laisse crier ce sentiment qui m'envahit. « C'est tout ce que je souhaite Jack. Rester avec toi. » Je ferme les yeux, je le sens s'apaiser. Doucement il glisse dans un univers plus doux. Je ne bouge pas. Profitant de sa présence troublante. Je voulais lui proposer une bonne douche, un repas. Mais je verrais ces détails plus tard. Je sens que là il a juste besoin de ce moment de tendresse. Un moment de paix ou il n'y a que nos âmes qui se frôlent. Nos chairs le feront en temps voulu. Là nous sommes juste deux êtres qui ont besoin l'un de l'autre émotionnellement. Ce qui donne à cette étreinte encore plus d'importance et de profondeur.  
 

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Sujet: Re: [terminé] Are you lonesome tonight? // Ebba ( le )
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