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- J'ai craqué, mais pas pour toi... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Vango Ponti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Mar 12 Nov 2019 - 16:43 )
« MAIS MERDE. »

Quoi ? Vous avez un problème avec mon langage ? J’ai pas le droit de jurer ? Comment ça, pour une première introduction c’est un peu rude ? Mais oui, mais il faut dire que j’avais pas prévu ce petit contretemps.

Ce n’était pourtant pas un début de journée si compliqué. Je me suis levé sans trop de soucis, j’ai eu le temps de manger quelque chose avant de partir, et j’ai même pas eu de problèmes de transports pour arriver à la réserve ! C’est assez notable. Du coup, ça présageais une bonne journée.

Mais ça, c’était avant l’incident. Quel incident ? Attendez, j’y viens.

J’allais vers le cratère du volcan, sur le dos de mon fidèle Vulcano, le trait italien alezan brûlé qui m’est affecté. Il ne faisait pas encore trop frais, je m’étais à peine couvert pour partir faire ma tournée. Elancé dans un pas actif, mon regard sillonnait l’horizon à la recherche de repères familiers. En cette saison où le soleil se lève plus tard, j’avais peu de chances de croiser les premiers touristes matinaux. C’est donc sans trop de pression que je réalisais le chemin de la tournée qu’on m’avait donnée ce matin.

Les patrouilleurs ont un trajet à suivre, et se retrouvent au refuge de la brigade en milieu de matinée si tout se passe bien.

Alors que je m’apprêtais à prendre le chemin de terre sur la droite, celui où on croise parfois des rapaces en train de chasser... les buissons se sont mis à bouger à quelques mètres de moi. Alerte, Vulcano s’est mis à piaffer, inquiet. Ce n’est pourtant pas l’animal le plus craintif qui soit, d’où ma concentration -pour ne pas dire inquiétude. Vulcano ne semblait pas décidé à aller vers la source du bruit, comme s’il craignait vraiment d’être attaqué.

Ronchonnant dans ma barbe, j’ai mis pied à terre, attrapant les rênes de mon cheval pour les faire passer pardessus l’encolure. Je me suis ensuite mis en quête de la source de terreur de l’animal.

Autant vous dire qu’ensuite tout s’est déroulé très vite. J’ai vu deux paires d’yeux dans les buissons, des gamins. « BOUH » Ils se sont jetés dans ma direction, me faisant sursauter au passage. Pas plus vieux que 15 ans je dirais, hilares, ils se sont mis à courir pour échapper à ma colère montant.

« Bande de morveux, vous allez voir ! » Ai-je crié en faisant volte face pour essayer de grimper le plus vite possible sur le dos de Vulcano. Mais l’un de mes pieds en a décidé autrement, tandis que le reste de mon corps s’est tourné. CRACK.

« MAIS MERDE. » Voilà, c’est là que nous en étions. Vous comprenez maintenant ?

Rien à faire, je me laisse tomber comme un vieux sac, à plat ventre. Ma cheville a craqué, mes jambes m’ont lâché. Manquait plus que ça. Je suis un rock, je devrais pouvoir me relever une fois mes esprits revenus.

« Sales gosses » Je déteste les gosses. Je bougonne toujours dans ma barbe, me redressant doucement pour me retrouver sur mes fesses. Allez, on essaie de se relever c’est rien. Je m’aide de mes bras et...

« MAIS MERDE ! » Cette fois j’ai crié, mélange de colère et de douleur, je ne sais pas trop. Me voilà bien, assis dans les hautes herbes. Vulcano est content, lui, il est au chômage technique pendant ce temps-là. Et il va falloir que je trouve une solution parce qu’évidemment, c’est le coin où on capte le moins sur nos téléphones portables…

Pataclop pataclop pataclop.

Oh, aurais-je crié si fort ?

« VANGO? VANGO? VANGOOOOOO C'EST TOI ? » Ouais, un sauveur ! J’essaie de nouveau de me relever pour signaler ma présence, mais rien à faire. « SUIS LA ! » Je hurle à gorge déployée, on a plus de temps à perdre. Voilà que mon collègue débarque, étonné de me voir à terre. « Bah, tu fous quoi ? » Je soupire, montrant ma cheville qui ne veut plus bouger. « Je bronze, tu crois quoi…? ». Le grand blond s’approche, ouvre ma botte et fait une sale tête. « Vango, je pense qu’elle est cassée. » Je ricane, c’est impossible. Ça a à peine craqué ! « Il faut appeler les secours ».

Oh. Non. Pas les secours. Trop tard, le numéro est composé, la localisation donnée. Les secours vont arriver. Il me reste à attendre comme un idiot et prier pour que ce soit deux grands costauds qui viennent me récupérer et non pas un petit bout de femme cynique. Vraiment, pitié.


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Giacinta Faggio10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Mar 12 Nov 2019 - 17:08 )
Contrairement à d’autres, ce matin-là c’était la routine pour Gia. Un jour de travail quoi. Enfin un jour, disons plutôt une garde de vingt quatre heures. Celle ci avait commencé le matin même à sept heures, la florentine était donc énergique et motivée. Inévitable en même temps après deux cafés d’affilée. Comme d’habitude, elle avait commencé à préparer son véhicule d’intervention, un 4x4 qui lui permettait de parcourir les chemins sans s’embourber et de soigner une bonne partie des petits bobos auxquels elle était confrontée. Pour les cas les plus graves, il y avait une ambulance mais là ce n’était plus de son ressort. Alors après avoir chargé la voiture, bandages et pansements en tous genres, subi les quolibets, rapidement balayés cela dit de ses collègues masculins, l’ennui se faisait sentir. Même le chat s’ennuyait, et semblait lui aussi avoir envie de bouger.

Enfin, une sonnerie et c’était pour elle. Sans prêter attention aux moqueries habituelles sur le manque de considération que portaient les autres pompiers à ce à quoi elle occupait ses journées, elle prenait la route. La réserve donc et un petit chemin qui ne lui était pas inconnu, elle y avait ramassé deux enfants avec des piqûres de tiques la semaine dernière et leur mère au bord de la crise de panique de peur qu’ils aient attrapé la maladie de Lyme. Contente de partir, elle roulait encore plus follement que d’habitude. Ah oui, Gia pratiquait la conduite à l’italienne c’est à dire… sans règles aucune. Juste le forcing. Et un petit sourire pour faire passer la queue de poisson auprès du gentil père de famille qui emmène ses prodigieux rejetons au tennis ou au piano. La taille du véhicule et les autocollants de secouriste aidaient probablement la florentine à se frayer un chemin dans la circulation matinale et dense de Naples.

Quelques minutes plus tard, toujours d’aussi bonne humeur et avec autant d’énergie, elle prenait enfin les chemins de la réserve, se retrouvant quelques instants plus tard sur le chemin où on l’avait appelée. Elle ne se perdait plus désormais et elle commençait à avoir une bonne cartographie mentale de l’endroit. Tiens, un homme allongé par terre. Et l’insupportable garde forestier qui reluquait sans vergogne sans postérieur malgré l’uniforme à chaque fois qu’elle le croisait. Mais se pourrait il que ? Oui. L’homme blessé en question était Vango. Ce qui la réjouissait autant que la faisait grogner. Gia allait pouvoir se foutre de lui mais il risquait d’être encore plus horripilant que d’habitude’. Sans perdre une minute, la brune descendait de la voiture, suivie de près par le poney qui lui servait de chat et se dirigeait vers les deux hommes. Tendait la main dans un premier temps au garde forestier debout, afin de lui serrer la main avec une force certaine, à la mesure de l’aversion qu’elle portait à cet homme.

“ Bonjour.”

Puis, avec un sourire goguenard elle se penchait vers le blessé.

“Salut l’ermite. Alors tu essaies de te la jouer Hagrid mais visiblement tu n’as pas la même solidité… C’est la cheville c’est ça ?”

Enfilant une paire de gants, la florentine examinait doucement mais avec moins d délicatesse que d’habitude la cheville cassée du garde forestier.

“C’est clair que tu ne t’es pas loupé c’est cassé. Et probablement bien cassé. Tu ne pourras pas faire le cow boy de la forêt avant quelques semaines. Quel dommage !”

Ces deux là étaient de simples connaissances mais à son contact, Gia ne pouvait s’empêcher de se moquer de lui. Son côté ermite probablement, combiné au fait de le voir se promener à cheval comme le roi de la forêt. C’était plus fort qu’elle.

“Pas le choix Gandalf. On va aller à l’hôpital.”
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Vango Ponti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Mer 13 Nov 2019 - 12:51 )
J’ai pourtant prié si fort pour que ce ne soit pas elle qui soit appelée. Soit. A la seconde même où le véhicule d’intervention de la brigade des pompiers arrive, je le sais déjà. C’est elle. Comment je le sais ? Les multiples éraflures sur la carrosserie de la voiture témoignent de sa conduite plus ou moins académique. Mais bon quand ce sont des sauveteurs, personne ne dit rien.

Que dis-je, en Italie, personne ne dit rien.

« Bonjour ». Je réponds au sien, avec un peu moins d’entrain. Je lis dans son regard qu’elle est amusée. Bah oui hein, bravo, on se réjouit de la souffrance des autres ! Belle mentalité ! Si j’essaie au maximum de la reluquer parce que je suis un mec poli, mon collègue n’en rate pas une miette. Que ce soit être agaçant. Mais bon, ce ne sont pas mes affaires. Je souffre ! Vous vous souvenez ?

On en parle du fait qu’elle me compare à Hagrid ? J’ai beau être plutôt terre à terre, je connais mes classiques. « Miss Ganger le retour. » pour moi c’est loin d’être un compliment, ayant en tête la description de l’auteur plutôt que la somptueuse actrice... dents de cheval il parait. Elle sait d’ailleurs tellement tout qu’elle n’attend pas ma réponse pour enfiler ses gants et examiner ma cheville. Je dois dire que là, la douleur me laisse sans voix.

Elle a l’air de confirmer que c’est cassé. C’est ce que je craignais, malheureusement. On m’a souvent dit qu’il valait mieux s’être cassé une cheville plutôt qu’avoir une grosse entorse. Au moins ça guérit entièrement. Ma souffrance terrible -je suis au bord de la mort vous voyez bien !- n’a pas l’air de la toucher... Elle se contente de me dire que je vais devoir m’arrêter. Je passerai outre le terme de cow-boy, parce que je serais capable de balancer bien plus horrible... mais quand je vois la tête de gros lourd de mon collègue qui fait la hyène autours de la jeune femme... je me dis que ça pourra attendre un peu.

« C’est pas dommage ! C’est une réussite. Peaky Blinders vient de sortir sur Netflix, ça va me laisser le temps de bien regarder tout ça au chaud dans mon lit. Pendant que certaines mettront des compresses sur des sales gosses. » je trahis à peine mon amour pour les enfants. Enfin, à l’instant présent. Sinon de manière générale j’aime plutôt bien les enfant. Dans l’âme, j’en suis encore un. Au grand damn de ma très chère mère qui me voit déjà marié.

Je ne sais pas ce qui m’agace le plus : qu’elle m’appelle Gandalf ou qu’elle me dise qu’il faut aller faire un tour aux urgences... « un peu de respect pour tes aînés le nain. » dis-je pour rester dans le thème. « Ah mais attends une seconde ! » je mets mes mains au menton pour exagérer l’effet de réflexion : « c’est toi la vieille ici ! » 1 an de plus, c’est pas rien vous savez !

J’avoue que le fait de devoir rester immobilisé longtemps risque de me poser un gros problème. Déjà parce que je suis plutôt hyperactif comme personne, mais aussi parce que j’ai besoin de mon corps pour travailler.

Heu...

Non. Vous m’avez compris. Mon corps pour marcher. Mes jambes quoi ! Vous avez un sale esprit mal tourné c’est fou ça !

« Bon, j’espère que t’as pas séché la muscu cette semaine ! » dis-je à l’attention de mon collègue qui détourne enfin le regard de Gia, interrogatif. « C’est que je pèse bien mon poids idiot, et je peux plus me mettre debout du tout ».

Je l’ai presque dit avec détresse parce que pour le coup... c’est pas le petit gabarit de Gia qui me soulèvera. Aussitôt dit, aussitôt essayé... le grand blond m’attrape sous les aisselles et j’essaie de l’aider tant bien que mal à me hisser sur une jambe. Plusieurs tentatives sont nécessaires, dont une plus douloureuse que les autres où l’on réflexe de poser le pied a été trop rapide.

« Mais c’est pas vrai ! » cette fois j’ai vraiment mal. Bon, allez on essaie encore ! Et cette fois c’est la bonne. Je parviens à me hisser sur une jambe, m’écroulant immédiatement sur l’épaule de mon collègue qui encaisse le choc. Nous n’avons pas vraiment la même corpulence, et à sa place il faudrait sûrement m’emmener aux urgences pour réanimation.

« Et je le mets où ce grand gaillard maintenant ? » dit-il en haletant. De mon côté, jouer les unijambistes s’avère plus compliqué que prévu. Heureusement, les chevaux n’ont pas bougé. Ils sont intrigués par ce qu’il se passe. Tant mieux. On a jamais vu un unijambiste courir après son cheval.


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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Dim 17 Nov 2019 - 15:21 )
Enfin une intervention. Enfin. Gia était plus que soulagée de quitter la caserne, qui exhalait la testostérone. Testostérone qui pouvait se traduire par des blagues machistes en tous genre et des regards tout sauf discrets. Le genre de choses qui pouvait la mettre hors d'elle, même si de façon générale elle parvenait à faire le dos rond. Alors quans ce bipper avait enfin retenti, elle ne s'était pas fait prier et avait bondi dans l'habitacle confiné de son véhicule de secours. Et sa conduite était tout à fait à la mesure de son enthousiasme pour l'intervention à venir.

Mais la done avait changé. La personne au sol n'était autre que le fameux ermite de la forêt, le garde forestier grognon et râleur qui hantait ces contrées. Et ça ne faisait que rajouter une petite d'enthousiasme à la secouriste concernant cette intervention. Depuis qu'ils travaillaient plus ou moins ensemble, lorsqu'ils se croisaient ils ne pouvaient faire autrement que de fonctionner par vannes interposées. Gia ne pouvait s'en empêcher. Et elle avait frappé encore une fois, commençant fort par un bonjour... Taquin disons. Taquinerie renforcée par le fait que l'homme a l'air de souffrir, et en joue terriblement. Ce qui ne l'attendrit pas le moins du monde évidemment.

"Granger ? Tu me déçois. La douleur doit faire vriller tes quelques neurones, d'ordinaire tu as plus de répartie que ça..."


Un petit clin d'oeil, une paire de gants et la jeune femme poursuit son examen pour annoncer un verdict presque sans appel, enrobé dans une énième vanne bien entendu. À laquelle le blessé réponds avec brio.

"Attends. Tu as internet dans ton trou ? Et netflix ? Et tu sais comment on s'en sort ? "

Histoire de rajouter une touche de drame à son histoire, la brune fait semblait d'être totalement étonnée, choquée presque. Leur dialogue ressemble à une pièce de théâtre comique, à un two men show. Ils ne peuvent s'empêcher de se piquer l'un et l'autre. Probable que l'autre garde forestier se sente un peu seul au milieu de cette joute verbale. Réflexion sur l'âge bien placée, un point pour Vango. Aussitôt balayée par Giacinta qui lui lance un regard torve.

"Moralité c'est toi qui doit me respecter alors arrête de faire semblant d'être à l'article de la mort..."

Heureusement pour la suite du programme, le collègue est toujours là et aide la brune à charger son patient très spécial dans la voiture. Après quelques loupés, la secouriste indique d'un geste de main au gros costaud qu'elle peut installer le blessé sur le siège passager.

"Met le devant. Derrière il sera trop secoué et il souffrira trop."

Oui. Mais ça c'est la place du chat... Qui une fois le forestier installé fait sentir son mécontentement en feulant contre l'intrus. Gia éclate de rire à cette vision.

"Visiblement Leonardo sait bien à qui il à affaire."

Enfin, elle salue le collègue d'un geste de la geste et monte dans la voiture à son tour. Démarre et attaque de nouveau les hostilités.

"Je suis tout de même surprise que le sheriff de la forêt ait réussi à s'abîmer une cheville à cheval..."

Par manque de place, Gia a fait allonger le chat aux pieds du blessés. Pas très orthodoxe certes mais pratique. Alors qu'un silence se crée pendant que la secouriste sort de la forêt, elle cherche par réflexe à poser une main sur la tête du félin afin de le caresser et se retrouver à poser une main sur la cuisse de Vango sans même le vouloir. Elle la retire bien vite lorsqu'elle réagit à savoir sur la cuisse de qui elle vient de poser sa main.

"Merde. Pardon. C'est la place du chat..."
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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Lun 18 Nov 2019 - 15:32 )
Je ne suis pas ce genre de personne à me lamenter sur mon sort, habituellement. Mais c’est assez tentant quand j’observe sa facilité déconcertante à sortir des phrases de son chapeau pour me critiquer. « J’ai effectivement un courriel, et je maîtrise à la perfection l’art de surfer sur Face de bouc. » Dis-je avec un accent mondain terriblement mal exécuté, pour m’assortir au mieux à son air outré. « Je vais être honnête, je ne sais pas. Mais plutôt crever que de te demander de l’aide. » Si ce n’est pas clair, je ne vois pas comment mieux faire.

Mon poids est très largement réparti sur l’épaule de mon collègue, qui semble peiner à me trainer jusqu’au véhicule d’urgence qui doit me conduire à l’hôpital. L’état de la carrosserie laisse à désirer, je commence à me demander si souffrir dans la forêt ne serait pas mieux que de mourir en évitant un arbre parce qu’elle aurait tenté un nouveau chemin. Elle propose de me déposer à l’avant du tout terrain, pour éviter les secousses. « Non, vraiment, c’est gentil mais j’ai beaucoup moins mal je vais rentrer à pied ! » Dis-je en tentant de partir entre le bras du grand blond et la portière ouverte. J’aurais aimé pouvoir reprendre la tournée sur le dos de mon fidèle binôme de travail, mais en se dérobant, mes jambes en ont décidé autrement. « Sois raisonnable pour une fois, Vango. » Me répond mon collègue fermement. Ai-je le choix, de toute façon ?

« Oh, bah tiens, manquait plus que ça ». Un chat. Il faudra un jour qu’on m’explique comment cette terre, si bien conçue, si belle… a pu imaginer un être aussi maléfique qu’un petit félin. Et comment des êtes intelligents, dotés de parole, ont-il pu tomber dans un piège si énorme que celui tendu par ces montres à douce fourrure. C’est d’ailleurs tout ce qu’ils ont de doux. Léonardo, en plus. C’est comme si j’avais appelé mon animal de compagnie Pablo.

Oui, bon, elle s’appelle Paola. Mais c’est différent. Et elle est majestueuse, pas diabolique comme cette espèce de créature qui me crache dessus comme un lama. Je décide donc de feuler contre lui, afin qu’il comprenne que je me fiche totalement qu’il ait l’habitude d’être un Dieu dans l’habitacle. « C’est simple, Leonardo le lourdeau. Tu me touches, je fais un pull avec tes poils de fesses. Compris ? » Je pense avoir été clair une nouvelle fois. Assez clair pour qu’il ne tente pas plus et s’allonge à… mes pieds. Être si proche de lui me rendrai presque nerveux.

Alors que la jeune femme fait le tour pour se mettre sur le siège passager, je lance un regard assassin à mon collègue qui me fait un geste de la main. Je me suis lâchement fait abandonner dans les griffes -sans mauvais jeu de mot- d’une personne avec qui je devrais tout sauf me trouver. Elle s’interroge sur la façon dont je me suis fait ça. Mais, soyons d’accord vous et moi, c’est une histoire qui ne sortira pas d’ici. Déjà parce que ce n’est pas glorieux… et ensuite parce que je n’ai pas l’habitude de livrer mes plus sombres histoires à celle qui se jetterai dessus pour me les cuisiner à toutes les sauces.

« Oh, bien flatteur, mais je ne suis que le Roi de la forêt. Le Shérif applique la loi, je me contente de la faire appliquer. » Vango, tu craques là. « Des fois, la nature en a décidé autrement ! » Dis-je l’air exaspéré. Il va falloir se résoudre au fait que marcher sera une épreuve dans les prochaines semaines.

Le véhicule démarre, j’en profite pour jeter un dernier coup d’oeil à Vulcano qui a relevé la tête pour nous regarder partir. Les arbres défilent, je ne saurai dire à quelle vitesse - et je ne cherche pas à le savoir-. Pendant quelques secondes j’ai perdu le fil du temps. C’est une chose sur ma cuisse qui me ramène à la réalité. Aussi brusquement que si elle venait de toucher une plaque de cuisson en marche, Gia retire sa main de ma cuisse.

Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ? Le chat ? Vraiment ?

J’ai un mouvement de recul, priant pour que cela ne se reproduise pas. En réalité, je suis mal à l’aise. Espace clos, la douleur me lance dans toute la jambe. La dernière chose qui me fasse envie à présent, c’est bien de rire.

« J’ignore comment tu peux confondre un tas de muscles avec un tas de… » Je fais un geste de dégoût, largement exagéré, pour appuyer mes propos « …poils… »

Mon regard dérive de nouveau vers le paysage où les arbres laissent place à la ville de Naples. A la vitesse à laquelle elle roule, nous ne tarderons pas à atteindre notre destination. Je profite d’un énorme silence à la radio… « Il fallait me dire, que tu avais besoin de voir un corps entretenu. J’y connais rien en médecine, j’aurais volontiers fait tomber le maillot pour que tu puisses vérifier que ma cheville n’était pas cassée. » Un petit rictus se dessine au coin de mes lèvres, alors qu’en trombes, elle entre dans l’enceinte de l’hôpital.

Une fois le véhicule arrêté en plein milieu de la voie d’accès aux urgences -sans trop de gêne, on ne va pas se mentir- elle descend de son siège aussi vite qu’elle y est montée, et ouvre ma portière ni une ni deux pour… « Non. » Dis-je alors qu’elle tente de passer un bras son mon épaule.

« Hors de question, Gia. » Je la fixe droit dans les yeux avec fermeté. « N’essaie même pas. » Elle ne se laisse pas démonter, à mon plus grand désespoir. Mais on ne parle pas d’égo, juste de raison. Je la repousse délicatement de la paume de la main. « Je vais t’écraser, laisse-moi me débrouiller. »

Je passe les deux pieds au-dessus du marche-pied -non sans bousculer le démon qui ronronnait sur le plancher-, et laisse glisser mon pied valide jusqu’au macadam. Le second reste en l’air tandis que mes bras s’aident de l’encadrement de la porte pour me maintenir debout. Elle n’est pas résignée… mais la douleur ne fait qu’augmenter, et je ne serais pas contre m’allonger un peu…

Je finis donc par céder et passer mon lourd bras sur ses épaules, contractant tous les muscles qui le peuvent pour ne mettre aucun poids sur elle. Ce serait dommage de casser celle qui doit réparer.


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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Lun 18 Nov 2019 - 20:20 )
Giacinta le savait en arrivant, cette intervention risquait d'être compliquée au vu du gros râleur qu'elle allait devoir soigner et promener. Même si elle ne le connnaissait pas énormément, elle savait que Vango n'était pas un cadeau et que comme patient il se révélerait particulièrement pénible. Pas manqué. Il faisait encore sa tête de mule, arguant qu'il pouvait rentrer seul et marcher. Bien sûr. Avec une cheville en aussi mauvais état. La secouriste n'avait pu s'empêcher de rouler ses yeux dans leurs orbites et de les lever au ciel. Exaspérée. Heureusement pour elle, l'autre garde forestier était de son côté et bientôt, elle pouvait partir avec son patient.

Leonardo semblait avoir compris que celui-ci était une plaie et ce sentiment semblait réciproque au vu de la tête de dégoût du garde forestier envers le félin. Goguenarde, Gia ne put s'empêcher d'en rajouter une couche.

"Eh bien on dirait que la grosse bête a peur de la petite... Beaucoup moins courageux qu'il n'y paraît le preux chevalier..."

Ne pouvant s'en empêcher, la brune continuait encore et toujours plus de charrier son passager. En plus de conduire comme un vrai danger bien évidemment. Elle adorait le voir grogner et répliquer. Elle n'avouerait jamais à quel point elle aimait ce petit jeu bien entendu. Autant qu'il l'énervait d'ailleurs. Elle passa outre ses remarques sur le sherif, continuant de conduire comme si elle était sur le circuit de mario kart.

Perdue dans ses pensées, elle mobilisait son bras pour caresser Leonardo par habitude et... sentait bien vite que sa main venait de se passer sur la cuisse de Vango. Oups. Malaise... Lui aussi semblait être mal à l'aise et il s'éloignait même un peu. Ce qui la vexait. Allez quoi. Ce n'était pas si désagréable que ça non plus.

"Du muscle... ça c'est toi qui le dit la différence ce sont seulement les poils..."


Histoire de l'embêter un peu, au vu de sa réaction elle recommençait et reposait sa main sur la cuisse de son passager cette fois un peu plus longtemps. Palpant le muscle.

"Non. Toujours pas de muscles. Juste pas assez de poils c'est tout..."

Un coup bas certes. Mais elle en était fière. La réponse de Vango la fit rire, encore et elle remettait le couvert.


"Un corps entretenu... bah voyons. Tu crois que j'ai envie de te voir en petite tenue Vango ? Calme ton égo je t'en prie."


Deuxième coup bas. Heureusement, ils arrivaient enfin avant que cela ne dégénère. Spontanément, Gia venait essayer de sortir le garde forestier de la voiture faisant fi de ses protestations.

"Allez gros bébé. Je sais que tu ne veux pas que je te touche mais pas le choix."

Oui, la jeune femme était persuadée que la réaction de dégoût de l'ermite était liée à son contact physique. Mais son métier était ainsi fait. Mobilisant tous ses muscles, elle parvenait à le soutenir et à le trainer jusque dans l'hôpital. La secouriste saluait le personnel qu'elle connaissait bien, asseyant de force Vango dans une chaise roulante. Encore une fois malgré ses protestations. Elle fit le récapitulatif de ce qu'elle savait sir sa cheville, avant de le prendre en charge à la demande des infirmières, débordées.

"Il va falloir enfiler la blouse Gandalf. Sans ça ils ne te soigneront pas. Je vais t'aider. Je sais que tu ne veux pas que je te touche, tout ça mais les infirmières sont débordées. Donc tu n'as pas le choix et tu ne peux le faire tout seul."

De force, Gia fondait sur Vango dans le box individuel dans lequel elle l'avait déposé pour essayer de lui enlever son haut. Ce qu'elle parvint à faire. Un petit coup d'oeil assez mal placé et une réflexion à la Giacinta.

"Dis donc... Il n'y a pas internet dans ton trou donc tu fais des abdominaux ?"

Effectivement, le garde forestier n'était pas déplaisant à regarder. Et la brune ne s'en était pas privée. Elle lui passait la blouse, otant tant bien que mal ses chaussures en s'excusant de devoir lui faire mal.

"Le pantalon tu te débrouilleras je tiens trop à ma vie pour essayer de te l'enlever. Tu vas encore te faire des idées salaces puisque tu es imbu de toi même..."

Rassemblant ses affaires, Gia lançait un dernier regard à Vango. Elle serrait brièvement sa main dans la sienne, sincèrement compatissante pour le coup.

"Je vais retourner sauver d'autres personnes bien plus sympa que toi. Bon courage Vango..."

Et sans un mot de plus la secouriste retournait vaquer à ses occupations. Bien que son esprit soit un peu perturbé par toute cette scène matinale. Et le coup de fil qu'elle avait passé en toute discrétion aux infirmières pour savoir comment allait son grognon préféré. Et finalement, à la fin de son service, la voilà qui se retrouvait sans l'avoir vraiment prémédité en civil dans les urgences, pour aller voir Vango.
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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Mar 19 Nov 2019 - 16:23 )
Ce besoin de contact… c’est irréel. Dans une époque où tout passe par le virtuel, où les discussions se font par écrans interposés, les réflexions dans les images prises à la volée… Il est si rare d’avoir un contact physique avec une personne ! Et encore moins quand il s’agit d’une personne inconnue. Ou du moins, quelqu’un qui ne fait pas partie de ses proches amis. Du coup, sa manière de me toucher une seconde fois c’est… C’est ça, irréel.

J’ai beau passer par quelques touches d’humour, je crois que ces longues journées de solitude m’ont donné de mauvaises habitudes. Pour être honnête, je ne suis pas ces gens qui touchent le bras en faisant la bise, ou qui serrent ses amis dans les bras pour leur dire bonjour. Je suis plutôt de ceux qui saluent de loin, et qui observe longuement avant de toucher un objet. C’est une autre façon d’évaluer les choses…

En tout cas, elle sait à présent que je n’aime pas que mon espace vital soit empiété. Ce n’est pas une histoire de goût, vous le savez. Juste une histoire d’éducation et de tenue en société… l’endroit où vous me connaissez le plus à l’aise, n’est-ce pas ? Bon, pour l’instant je dois me résoudre à me laisser guider comme elle l’entend elle, à défaut de pouvoir faire à ma façon. Il m’est difficile de protester, tant la douleur prend de l’importance.

Mon regard est troublé par le monde qui se presse dans les couloirs. Je m’efforce de bien respirer, ce que je pourrais oublier tant mes muscles sont tendus. Le contraste entre elle est moi est saisissant, et je le vois dans le regard des patients qui nous observent dans le couloir. D’un côté, un sombre crétin qui m’a mis son pied dans un trou et qui souffre le martyr… Grand, un peu démuni, et complètement vouté pour s’appuyer -légèrement- sur un petit bout de femme. Les traits fin, l’air malicieux avec ce petit sourire pincé lorsqu’elle salue les infirmières qu’elle connaît toutes très bien à priori.

Finalement, lorsque je sors enfin de mes pensées, je réalise qu’elle m’a conduit dans ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une cabine d’essayage. Sans miroir. Oh, non.

« Je suis pas un attardé, je peux encore… » Dis-je en protestant alors que mon bras droit s’appuie contre la paroi pour éviter que mon pied ne touche le sol. Mais elle est déjà en train de soulever délicatement mon polo de travail -un peu trop moulant à mon goût, mais ils n’avaient plus la taille au-dessus. « Gia, c’est vraiment pas l’endroit pour… » Je vous arrête tout de suite, je sais qu’elle n’essaie pas de se jeter sur moi, mais c’est ma seule façon de me défendre face à une telle agression. « Et puis, comme tu l’as si bien dir, Gandalf est un peu trop vieux pour ces conneries, j'ai pas pris ma pilule bleue en plus ! » Je la laisse me ôter le vêtement, convaincu qu’elle aura le dernier mot dans ce si petit espace. j’ai l’impression que si je me redresse je pourrais me cogner la tête au plafond.

« Je t’avais dit, que j’avais un corps soigné. Peut-être que la prochaine fois tu cesseras d’être aussi égocentrique et tu accepteras de m’écouter. » Je renvoie dans la tête de mon agresseur qui ne peut s’empêcher de balader son regard sur ma peau dénudée. J’en profite pour qu’elle commence à vouloir s’en aller pour la repousser et lui claquer la porte du box au nez. « Effectivement, je serai mieux seul avec ma méchanceté ! Allez bonne journée ! » Non mais, c’est quoi ces manières ?! Certes… Il me faut bien 10 minutes dans cet espace relativement restreint pour retirer la culotte de cheval de mon pied qui a triplé de volume. Mais au moins, plus personne n’est là pour se rincer l’oeil.

D’ailleurs, il je la soupçonne d’avoir comploté le coup de la blouse pour pouvoir me mettre à nu, parce que j’avais jamais été si peu habillé pour passer une radio. Enfin ça, c’était avant qu’on me dise qu’une petite anesthésie allait être nécessaire.

« Attendez, comment ça ? » L’infirmière esquisse un sourire amusé, face à mon air paniqué. « N’ayez crainte Monsieur Ponti, c’est une anesthésie locale pour remettre l’os en place avant de plâtrer. Sinon vous ne vous en remettrez jamais. » Tiens, comme si c’était pas assez d’émotions. Encore un inconnu qui va me manipuler. Au secours, mais sortez-moi de là !

* * *

Déjà quelques heures que je suis sur ce lit, en attendant qu’on daigne me libérer. Mais les infirmières ont tenu à me garder en observation le temps que les effets de l’anesthésie passent. Le médecin a déjà réalisé la prison de ma cheville pour ces quelques prochaines semaines…

Ces mêmes infirmières qui passent toutes les vingt minutes pour s’assurer que tout va bien. Elles sont plutôt aimables, contrairement à certaines autres personnes que j’ai pu croiser aujourd’hui. « Je vous ai ramené une tasse de café monsieur Ponti. J’ai dû forcer un peu, restez discret s’il vous plait ! » Me dit discrètement la petite interne aux yeux bleus qui s’occupe de moi depuis ce matin. « Merci, c’est tout ce qu’il me fallait ». Le breuvage noir à peine englouti, elle repasse le nez dans la petite salle où ils m’ont un peu oublié… avec une paire de béquilles jaunes. J’avais oublié ce détail. Il faudra marcher sur trois pattes. Quelle plaie. Avec des béquilles jaunes. JAUNES !

« Vous pouvez partir ! Est-ce quelqu’un vient vous chercher ? » Mouais, manque de bol j’ai oublié mon téléphone à la maison ce matin. Heureusement, j’ai mes clés de maison dans ma veste… C’est que je suis parti un peu vite du boulot, vous voyez… Après avoir récupéré mon ordonnance et mes engins de torture, me voilà parti pour boitiller dans le couloir.

Le nouveau Docteur House. Mais en plus sexy, d’accord ?

Alors que je me concentre pour trouver le bon rythme pour marcher, mes yeux croisent deux iris couleur noisette, encadrés par deux rangées de cils sombres. Je parcoure son visage avec un sourcil haussé, surpris. « Ne me dis pas que… (blanc) tu t’inquiètes, Gia ? » Dis-je avec un air faussement convaincu. Quand même, on est pas amis, et même pas collègues. « Pas la peine, regarde, je gère ! » Dis-je toujours sur cet air faussement convaincu.

Sans trop attendre de réponse de sa part, je me dirige vers la sortie, bien décidé à trouver une bouche de métro. Plus vite je serai rentré, mieux ce sera. Il semblerait que la jeune femme en ait décidé autrement.

« Quoi, tu veux faire du co-métro ? » Dis-je au bord de l’agacement. « Viens, je t’en prie, t’es sûre d’avoir une place assise avec un éclopé pareil. » Je soupire, commençant à descendre les escaliers non sans mal. Peut-être que prendre un taxi aurait été plus raisonnable. Un jour, promis, je serai raisonnable.


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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Mar 19 Nov 2019 - 18:09 )
L'hôpital, Gia connait par coeur. Pour dire vrai, elle y passe plusieurs fois par jour. Amener des randonneurs qui se sont tordus la cheville en forêt ou des promeneurs victime d’une piqûre d’insecte un peu plus grave que prévue. Disons que d’ordinaire, les patients qu’elle emmène sont plutôt coopératifs. Et loin d’être aussi grognon et associable que celui qu’elle promène actuellement. Pour le décharger du véhicule de secours, il aura déjà fallu qu’elle s’impose, pour le mettre dans une chaise roulante encore pire. Et maintenant il faut qu’elle s’occupe de lui ? A cette pensée, elle râlait déjà intérieurement. Le service des urgences aurait pu être débordé pour n’importe quelle autre personne qu’elle amenait ici, non il fallait que cela tombe sur celui ci. En vérité, elle aurait même préféré rester avec le papy atteint de la Tourette trouvé la semaine dernière perdu dans la forêt plutôt qu’avec Vango. C’était pour dire.

Pourtant, la jeune brune devait s’occuper du garde forestier. Avec joie. Sans se départir de son sourire, elle entraînait Vango dans une petite salle prévue à cet effet. Le laissant grogner tout son saoul, arrivant finalement au point où elle avait décidé d’arriver à savoir le déshabiller du haut, et de ses chaussures.Bon, la bonne humeur de la florentine finissait quand même par être égratignée par toutes ces jérémiades.

“Mon dieu mais vas tu arrêter de râler et de grogner deux minutes ? Peut être finiras tu par comprendre que je ne le fais pas pour le plaisir de te voir à poil mais pour t'aider et surtout, surtout parce que le corps médical est débordé et me l’a demandé !”

Les chose étaient ainsi posées. Et le garde forestier avait réussi à lui seul à exaspérer Giacinta, pourtant connue de façon général pour son optimisme et sa bonne humeur. Bien joué. Cela dit, fichu pour fichu, elle en profitait au moins pour se rincer l’oeil. Et elle devait bien l’avouer, elle l’imaginait plutôt façon Hagrid qu’Aragorn et elle s’était tout à fait trompée. Spontanée, comme toujours elle lui en fit la réflexion.

“Mais à quel moment ai-je été égocentrique ? A quel moment ? Je ne vois pas là !”

Exaspération et agacement encore. Gia se retirait bien vite, aidée par Vango lui même qui lui claquait la porte au nez. Un soupir et elle passait devant le bureau des infirmières, y glissant la tête.

“Bon courage les filles avec celui que je vous ai amené, ce n’est pas un cadeau…”


Eh oui Vango. On récolte ce que l’on sème ! La secouriste reprenait ensuite sa journée de travail, mais moins concentrée qu’il ne le faudrait avouons le. En vérité, elle avait le forestier dans la tête quelque part et… chose étrange mais elle s’inquiétait pour lui. Alors sans vraiment l’avoir prémédité, à l’heure de la débauche, elle se retrouvait dans le service des urgences en train de chercher cette tête de lard. Qu’elle trouvait finalement assez rapidement, toujours aussi aimable que d’habitude. Et sur trois pattes.

“Ferme la Vango. Et… Oui. Il est possible que j’ai été un poil inquiète pour l’ermite de la forêt qui devrait retrouver son terrier tout seul.”

Se mettant à sa hauteur, Giacinta prenait également son rythme. N'osant pas l’aider de peur de se faire envoyer paître ce qui aurait probablement été le cas.

“Tu ne gères rien du tout. Je ne sais même pas comment tu vas te débrouiller au milieu de la forêt sur trois pattes…”

Et il descendait les escaliers tout seul. Arguant qu’il avait tout à fait l’intention de prendre le métro. Dans cet état. Définitivement agacée par ce rustre qui ne cessait de la rejeter, la florentine se postait devant lui les poings sur les hanches, l’empêchant formellement de passer.

“Maintenant Vango Ponti ça suffit ! Un, tu arrêtes de grogner parce que c’est insupportable et deux tu arrêtes de faire le cador à vouloir marcher, prendre le métro ou je ne sais quoi ! Ma voiture est à côté et je te ramène. Sinon j’appelle les infirmières pour qu’elles m’aident à te charger tu préfères quoi ?”

Oups. La brune s’énervait rarement, elle était plutôt de bonne constitution. Mais là il était allé trop loin. Faisant attention à ne pas le déséquilibrer, elle lui prenait le bras pour l'entraîner vers sa voiture garée quelques mètres plus loin. Avantage d’avoir le macaron de secouriste, définitivement. Bon la menace n’était clairement pas la solution qu’elle préférait, ça c’était un fait mais force est de constater que cela marchait car bientôt, la secouriste se retrouvait à charger le rebelle dans sa voiture personnelle, un 4x4 semblable à celui qu’elle conduisait pour travailler. Et ce toujours avec le chat. Qu’elle avait cette fois ci par gentillesse prit le soin de mettre derrière.

“Bien Hagrid, il est temps de retrouver ton terrier. Après je te laisserais tranquille. Enfin quoique…”

Avec un clin d’oeil taquin, Gia tapotait l’épaule du forestier, sans prêter attention à son aversion des contacts physiques et refermait la portière pour s’installer à ses côtés et reprendre la route. Avec sa conduite toujours approximative et sportive… Et ses taquineries.

“Allez avoue Vango. Tu es content de me voir ?!”
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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Sam 23 Nov 2019 - 14:37 )
Les femmes… Ce mystère de la vie, la fois visible comme le nez au milieu de la figure, et aussi incompréhensible qu’un russe qui parle espagnol. J’ai beau chercher, à ce moment précis, mais je ne comprends pas son obstination. Il me semble l’avoir mise hors d’elle, alors qu’au final, je n’attendais rien d’autre qu’un peu de tranquillité. C’est d’ailleurs tout à fait étonnant qu’elle s’inquiète pour moi alors que je ne suis pas la personne la plus démonstrative à son sujet. Clairement, elle met de l’animation dans mes journées, et apporte une petite touche de féminité qu’il manque cruellement dans le personnel de la réserve… Mais nous ne nous connaissons pas assez pour qu’elle revienne en civil pour me faire la morale… Clairement pas après cette journée !

« Il me semble que tu n’es plus en service ! Alors, tu es là de ton plein gré ! » Dis-je cette fois un poil agressif. Pas que j’ai quelque chose de personnel contre elle, non. Juste que je suis épuisé, que j’ai mal, et que la seule chose qui me fasse envie, c’est de rentrer et m’écrouler dans mon canapé.

J’aurais aimé que cette discussion s’arrête au portail du métro, persuadé qu’elle n’a pas de carte d’abonnement. Elle en a bien sûr décidé autrement alors qu’elle me retient fermement par le bras. Si je résiste, clairement, je me retrouve sur les fesses. Alors, je m’arrête, et me retourne vers elle avec le regard noir de reproches.

Ce n’est pas du co-métro qu’elle veut, mais du co-voiturage. Je pourrais décider de m’opposer à la suivre, lui dire que je me fiche totalement de son aide… ce que j’ai très envie de faire… Mais j’ai activé mon cerveau. C’est aussi simple que cela. Résiste-lui, elle insistera jusqu’à ce que tu lui sortes la phrase de trop. Ou alors, suis-là docilement, et plante-là au pied de ton immeuble. Tu gagneras du temps, et de l’énergie. Et voilà, le tour sera joué.

« Clairement, elles ont été bien plus agréables que toi ces infirmières. Tu leur demanderas si elles m’ont traité de grognon. » Dis-je en faisant demi-tour tant bien que mal -il faut dire que sur une jambe, avec un bras monopolisé, les béquilles ne sont plus si stables que cela… En parlant de ces infirmières, je suis sûr que l’une d’entre elle m’aurait bien ramené si j’avais dit que je n’avais personne. Son sourire la trahissait. Je me prends à espérer que Gia lui posera la question, pour qu’elle réalise qu’elle se fait une fausse image de moi.

Si je suis grognon, c’est parce qu’elle me rend grognon !

Je ne dis plus un mot, marchant difficilement vers le véhicule personnel de la jeune femme qui est garé à quelques mètres de la bouche de métro. Elle m’ouvre la porte, je vérifie avec méfiance que son horrible bestiole ne soit pas encore là… sinon je ne monte pas. Mais elle l’a dégagé à un autre endroit. Très bien, on a retenu la leçon ! Je me hisse dans le 4x4, rangeant les encombrants bout de plastique jaunes le long de la portière avant de la refermer.

Toujours pas dit un mot. J’ai rentré mon adresse dans le téléphone de Gia, et me suis retourné légèrement pour poser ma tête contre la vitre. Si tu t’endors, elle ne pourra pas te parler. C’est encore une idée de génie, ça !

Le véhicule s’est élancé dans les rues de Naples, où les bâtiments défilent un peu plus rapidement qu’ils ne devraient. Pourvu que ce ne soit pas mon dernier voyage en voiture, parce que si je dois mourir maintenant j’aurai des choses à dire à ce cher monsieur qui joue les pions dans le ciel.

Finalement, nous arrivons dans une ruelle étroite, où le 4x4 ne peut croiser aucun autre véhicule. Les façades sont colorées, des fils de linge sont suspendus au niveau des fenêtres. Autours des portes en bois, des arbres -oliviers, bougainvilliers…- se dressent fièrement pour accueillir les visiteurs. Gia s’arrête devant une porte en vois ornée de petites olives dans les coins. le rez-de-chaussée est légèrement surélevé.

« Content ? Ce n’est pas exactement ce que j’aurais dit. » Les premiers mots que je prononce depuis le début du trajet, sont en ouvrant la portière pour rentrer chez moi. ENFIN. Je descends, refusant une nouvelle fois son aide. Courage, reste agréable, bientôt elle partira. Et au moment où je m’apprête à la saluer pour disparaitre derrière la porte, une silhouette pas méconnue se dresse de toute sa minuscule hauteur devant moi. Je baisse lentement les yeux…

« Laura ? » Je suis surpris de la voir ici. La jeune femme l’a bien compris. Les points sur les hanches, elle me dévisage, puis s’attarde longuement sur le plâtre qu’ils m’ont mis. « Tu t’es vraiment pas raté ! » Me dit-elle sur un un ton plus froid que la glace. A mon regard interrogateur, elle comprend que je me demande comment elle a sû. « Est-ce que parfois il t’arrive de décrocher ton téléphone ? » Me répond-elle exaspérée. Encore une qui va me faire la morale, super. Et maintenant, elles sont côte à côte, chacune se demandant qui est l’autre. Laura est bien plus petite que Gia, sa chevelure ondulée, noire comme l’ébène qui dégringole dans son dos. Ses yeux noirs sont cerclés de doré, et elle a maquillé ses lèvres d’un rose relevé.

« Pas de bol, c’est la seule journée où mon téléphone est resté sur la table du salon » Je lui réponds en haussant les épaules, avec bonne foi, puisque c’est la vérité. « Qui a balancé ? » Elle se met à rire, de son rire cristallin communicatif, qui m’aurait habituellement fait rire en écho. Je n’en ai clairement pas la force, aujourd’hui. « Ton collègue très lourd à qui tu as filé mon numéro à la dernière soirée. Un prétexte pour m’appeler, sûrement. » Elle n’a pas tort, mais j’avais parié quelques verres que je lui filerais son numéro si la serveuse me draguait. Enfin, long story… Maintenant, il va falloir supporter ma meilleure amie, après avoir prié toutes mes forces pour que la fin de journée ne soit pas pire que le reste.

« Ne sois pas inquiète, je ne risquais pas d’aller bien loin… » Je soupire en montrant Gia du regard, à la fois exaspéré et résigné. Laura se retourne un peu gênée vers Gia et lui tend une main ferme avec un sourire agréable. « Pardonne-moi de ne pas m’être présentée, je suis Laura, une vieille amie de Vango. »

Pendant ce temps, je prends mes clés et ouvre la lourde porte en bois pour commencer à gravir les escaliers. Quand on habite au quatrième étage sans ascenseur… Pas le choix. D’ici, j’entends Laura proposer à Gia de monter. « Cet ingrat. Il doit être pressé de s’allonger. Viens, je t’offre un petit remontant ! Il ne pourra pas non plus dire non à mon breuvage maison. » Dit-elle avec fierté à la secouriste.

Pendant ce temps, j’ai déjà escaladé deux étages. Escaladé, c’est exactement le terme. « Vango, espèce de tête de con. » Me dit Laura en venant passer un bras autours de ma taille. Gia, de l’autre côté fait son miroir. Une fois en haut, comme prévu, je passe la porte d’entrée et m’écroule dans le canapé. Laura a retiré sa veste, et se met à fouiller dans les placards.

(je t’ai mis le lien d’une image pour visualiser l’appart de Vango !
https://previews.123rf.com/images/enricolapponi/enricolapponi1512/enricolapponi151200018/49109201-rendu-3d-int%C3%A9rieur-d-un-petit-loft-moderne.jpg )


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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le Sam 23 Nov 2019 - 18:27 )
Quel rabat-joie. Giacinta n'en revenait pas de voir à quel point le garde forestier pouvait être bougon. Probablement que de sa vie, elle n'avait jamais réussi à l'être autant que lui. Vango avait un don. C'était certain. Celui de la prendre le plus à rebrousse-poil possible. En cet instant, elle se demande ce qui avait bien pu la pousser à revenir là. En définitive, pourquoi n'était elle pas rentrée tranquillement chez elle ? Avec le chat, un bon film. Peut-être même un verre de vin et les arancini du resto en dessous. Oui, ce programme avait l'air bien plus séduisant que celui qu'elle venait de se concocter. Ramener un garde forestier râleur et mutique à bon port. Mais c'était tout Gia. Elle n'avait pu s'empêcher d'accourir, et de s'occuper de lui. Parfois, il vaut mieux s'avoir s'abstenir.

"Oui Vango, je suis là de mon plein gré parce que tu es estropié et que tu vis au milieu des bois. Mais ne me remercie pas surtout et continue d'être ingrat."


En soupirant, Gia réussi à charger l'estropié dans sa voiture. Ou plutôt, têtu comme il était, il avait réussi à se charger tout seul. Et il ne disait plus rien. Il était mutique maintenant. La bonne affaire... Les arancini et le verre de lambrusco semblaient plus attirants que jamais. La florentine conduisait avec cette délicatesse certaine que l'on lui connaissait, se dégageant des embouteillages d'un coup de volant et parfois, d'un coup de sirène. Eh bien quoi ? Elle transportait un blessé. Elle avait la sirène dans cette voiture aussi au cas où. Le véhicule d'urgence était tombé plusieurs fois en panne et elle avait utilisé sa voiture. Bien pratique aujourd'hui.

Vango avait rentré son adresse dans le gps et elle la suivait. Sans dire mot non plus. L'état de nerfs du garde forestier déteignait peu à peu sur elle. Même si, elle se doutait qu'il devait souffrir. Au vu de la fracture qu'il semblait avoir ce ne devait pas être une partie de plaisir. De fait, elle acceptait de servir de chauffeur Uber. Regrettant déjà que ce ne soit pas son chat sur la place passager, qui lui était beaucoup plus sympathique et avenant que le forestier.

Après quelques dizaines de minutes de route dans le silence absolu, ils arrivaient enfin à bon port et la secouriste s'arrêtait pile devant le numéro indiqué. Histoire de détendre un peu l'atmosphère, Gia lançait une petite blague qui n'eut absolument pas l'effet escompté. Boudeuse, elle se tournait vers lui.

"Et sinon... Tu es genre gentil et agréable parfois ou... ?"


Malgré ce traitement de goujat, la secouriste était sur ses pieds pour aider l'éclopé à descendre. Ce qu'il fit parfaitement sans elle. Prête à s'en aller, une silhouette féminine qui engueulait Vango attirait son attention. Qui est cette femme ? Sa femme ? Piquée par la curiosité, la brune s'approchait. Et écoutait leur dialogue, un sourire au coin des lèvres. Il faisait moins le malin le forestier là. Beaucoup moins même. Prête à partir cette fois, Gia serrait la main qu'on lui tendait, rendant également le grand sourire, sincèrement heureuse de connaître cette femme.

"Gia Faggio enchantée, je suis secouriste. Je travaille parfois avec notre fée de la bonne humeur et je l'ai ramassé et mis à l'hôpital ce matin."


Pour un peu la florentine aurait ajouté quelque chose comme et je suis allé le chercher pour une raison que je connais pas mais j'aurais mieux fait de m'abstenir. Et pour une raison qu'elle ne maîtrisait pas mieux, elle acceptait l'invitation.

"Ok pour le breuvage maison !"

Suivant la petite brune, Gia monte les escaliers et empoigne Vango pour l'aider à finir. Surprenante force des deux femmes au vu de leurs gabarits respectifs. Un petit sourire au coin des lèvres et en plein effort, elle renchérit.

"Pas mal le surnom. Particulièrement descriptif de ta personnalité. Hein Vango ?"

Une fois en haut, la florentine fait un tour, regard appréciateur sur l'intérieur de l'appartement du forestier. Elle imaginait une tanière plus sombre. Finalement l'endroit était plutôt agréable à vivre. Ôtant sa veste également, elle retardait Laura préparer son breuvage maison et se dirigeait vers Vango.

"Je t'emmerde une dernière fois. Sois aimable. Est ce que tu as eu des antidouleurs à l'hôpital ? Est ce que tu te souviens quoi ? T'as l'air de souffrir. J'ai quelques trucs dans ma sacoche dans la voiture histoire de te soulager."

Pour le coup, il faisait peine à voir avec son teint de zombie. Et la compassion de Gia revenait au galop. Craignant en revanche la réponse négative, elle prenait les devant et faisait elle même les poches de Vango histoire de trouver une ordonnance ou quelque chose. Elle était étrangement aux petits soins pour lui. Alors qu'il n'y avait pas de raison qu'elle le soit. Ils ne se connaissaient pas bien. Pas depuis longtemps. Ayant eu les réponses qu'elle cherchait, la secouriste descendait chercher sa trousse et remontait au pas de course pour donner quelques cachets à l'estropié.

"Prends ça Gandalf. Tu seras mieux après."

Et, assez à l'aise dans cet environnement, la florentine s'asseyait face à Laura.

"Mon dieu. Est il toujours aussi grognon ? Ou c'est juste pour me faire plaisir ?"
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Sujet: Re: J'ai craqué, mais pas pour toi... ( le )
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