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- Une journée merveilleuse... Ou pas [Livio] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
Milo Veraldi
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Sujet: Une journée merveilleuse... Ou pas [Livio] ( le Dim 24 Nov 2019 - 3:18 )
Il avait pas mal hésité au petit jour entre enfiler ses Running pour aller se délier les jambes tant que la circulation matinale ne bouchait pas encore toutes les rues étroites du vieux Naples, ou prendre son appareil et courir les ruelles qu'il connaissait depuis son enfance. Et sur une impulsion, il avait pris son appareil photo.

Parce que s'il y avait bien une chose qu'il aimait, c'était cette heure du petit matin où le jour se levait à peine et où deux mondes se croisaient. Les noceurs qui avaient fait le fête toute la nuit et qui rentraient fatigués se coucher alors que les lèves-tôt se préparaient déjà à leur dure journée de labeur. Deux mondes totalement différents et qui s'entrechoquaient le temps d'un bref instant aux petites heures du jour, dans une ville encore endormie et quasi-déserte.
Il aimait ces moments où tout se réveillait lentement au rythme des doux rayons du soleil qui se levant venaient effleurer chaque vieille pierre chargée d'Histoire et chaque recoin de ce labyrinthe de ruelles, d'impasses et d'escaliers que faisait la vieille ville. Il aimait l'atmosphère si particulière qui s'en dégageait et les photos qu'il en tirait. Lui, comme les touristes d'ailleurs ! Parce qu'il les vendait plutôt bien ces photos...

Mais pas celle-là, non... Celle-là, elle touchait quasiment au divin, à la photo d'Art... Il avait eu une chance phénoménale d'avoir pris ce cliché pile au moment où les oiseaux s'envolaient sous la lumière dorée des premiers rayons de soleil juste devant la chapelle Sansevero... C'était magnifique et presque magique...
Il en était encore tout ébloui
lorsqu'il retourna à sa boutique pour préparer la suite de sa journée dont la séance photo avec Vasco Ricci et sa partenaire. La dernière fois, toutes les photos avaient été bouclés en vingt minutes chrono, et il ne doutait pas qu'il en serait exactement de même aujourd'hui ! La journée était trop belle pour qu'il en soit autrement alors que le soleil venait réchauffer l'air frais et que l'agitation matinale reprenait ses droits.

Et ce fut là, alors qu'il avait la main sur la poignée de porte de sa boutique qu'il le vit. Son fantasme sur pattes qui sortait de sa belle berline, imper en main et costume visiblement fait sur mesure sur le dos. Il n'avait aucune idée de qui il était, ni ce qu'il faisait dans la vie, ni même ce qu'il venait faire régulièrement ici mais il était photographe et savait apprécier les jolies choses lorsqu'il en voyait. Et ce gars était juste... en train de lui sourire ?! C'était bien la première fois que ça arrivait et par réflexe, il lui répondit d'un sourire tout timide avant que sa porte ne s'ouvre et qu'il ne se retrouve à l'intérieur de sa boutique. Ce qui était une excellente chose au vu du fard qu'il venait de piquer ! Quand il disait que sa journée était parfaite... Il allait certainement mourir dans la journée, ce n'était pas possible autrement !
Au moins les papiers étaient déjà faits et Moira hériterait de tout, ou du peu qu'il avait. Et même de cette photo qu'il avait sorti sur papier et qui était effectivement magnifique. Bien trop magnifique pour être vendue à des touristes. En vérité, il était bien ennuyé maintenant parce qu'il ne savait pas quoi en faire. S'il la laissait dans la boutique, il savait qu'il serait incapable de refuser de la vendre... L'heure tournant, il la laissa à côté de son café qui refroidissait pour aller préparer le studio photo.

Qui si elle démarra bien malgré une certaine nervosité ambiante dont il aurait été bien incapable de dire d'où elle provenait, s'avéra rapidement une catastrophe ! Livio n'arrivait à rien. Au point même d'avoir du mal à poser ses mains sur la taille de la jeune femme. Ce n'était certes pas flagrant puisque celui-ci semblait prendre sur lui mais le problème c'est que lui le voyait. Et que ça apparaîtrait forcément sur les photos. Les clichés s’enchaînaient sans grande conviction et rien n'allait. Tout le monde dans cette pièce trop blanche le savait et alors que l'ambiance aurait dû être électrique, et que les reproches auraient dû en toute logique fuser de tous les côtés, l'actrice préféra prétexter un rendez-vous avec son agent pour demander à reporter la séance et fuir au plus vite le studio... Chose qu'il accepta avec soulagement.

Pas de cris donc, pas d'insultes, pas de prise de témoin pour mettre en avant la nullité de son partenaire, juste ça, une fuite, et sans un mot plus haut que l'autre... Quand il disait que cette journée était incroyablement belle ! Il aurait juste voulu ne pas devoir mourir à la fin de celle-ci parce qu'il se trouvait tout de même un peu jeune encore pour que tout s'arrête si vite... Sans compter que son fantasme sur pattes lui avait sourit ! Ce serait donc bien dommage de passer l'arme à gauche si vite.

"Un café, ça te dit ? Je rangerai tout ça après..."

Puisque la demoiselle les avait planté-là et qu'ils avaient donc un peu de temps, il pouvait bien en profiter pour tenter de comprendre ce qu'il se passait. Parce que l'excuse du rendez-vous avec l'agent ne pourrait pas être ressortie à chaque fois et qu'il allait bien falloir les faire ces photos de couple amoureusement enlacé...

Il fut en tout cas pour sa part ravi de retrouver l'avant de la boutique et de se refaire un café alors qu'il attendait un signe de Livio pour lui sortir une tasse. Et alors qu'il lui désignait une chaise, il s'occupa du café tout en cherchant le meilleur moyen d'aborder tout cela. Et il n'y avait malheureusement pas trente-six manières de faire. "Je ne vais pouvoir exploiter aucune des photos que j'ai prises..." Une entrée en matière tout en douceur donc car ce n'était même pas un reproche. Juste une banale constatation que Livio savait déjà.


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Sujet: Re: Une journée merveilleuse... Ou pas [Livio] ( le Mar 28 Jan 2020 - 22:20 )
Pour une énième fois, son regard se pose sur le réveil. 5h12. Malgré l’heure peu avancée de la journée, Livio se décide à quitter la couette, luttant contre l’attraction que celle-ci lui impose chaque matin, et en pire depuis quelques temps. Il avait passé la veille sur des sites internet, remplissant des dizaines de questionnaire pour mettre un mot sur ses angoisses actuelles. D’après une majorité de ces tests, il était dépressif. Un autre le condamnait à six mois puisqu’il avait contracté, d’après un expert médical non diplômé, une maladie typique que l’on retrouve dans le milieu marin, notamment chez certaines espèces de palourde. Sans doute un grand fanatique de la série Santa Clarita Diet. Livio avait rayé cette éventualité de sa liste. Après tout, Il n’y avait guère de chance que des gènes de palourde se retrouvent dans son ADN. En revanche, la dépression lui semblait envisageable. Mais n’était-ce pas simplement le contrecoup d’une accusation brutale et non-méritée de la part d’une jeune fille qu’il n’avait vu qu’une seule fois dans sa vie et jamais de manière intime ?

Après un passage dans la salle de bain, le jeune homme, en peignoir, accroche des écouteurs à ses oreilles et démarre de la musique pop depuis son smartphone. Il ne lui faut que quelque pas pour rejoindre la cuisine, prêt à prendre son petit-déjeuner. En fouillant dans le réfrigérateur, il tombe sur les restes de la veille au soir, un rôti qu’il n’avait pas eu la force de finir et qui semble lui couper tout appétit. Il le saisit, appuie sur la pédale de la poubelle et verse le contenu de l’assiette, une grimace de dégoût fronçant son nez. Il se contentera d’un café pour commencer la journée. Ça lui permettra de garder la ligne. Quelques minutes plus tard, debout adossé au plan de travail, la tasse portée à ses lèvres, il remarque des papiers posés sur la table basse. Fronçant les sourcils, il s’avance vers une nouvelle source de tracas. Après quelques vérifications, il comprend. Ces papiers ne devraient pas être ici, mais dans le courrier qui attend sagement dans la boite aux lettres, afin de rejoindre le cabinet d’avocat en charge de son cas qu’il avait contacté quelques jours plus tôt. Ce qui signifie qu’il manque certains documents souhaités pour mener à bien l’affaire. Il lève les yeux au ciel et sans attendre, Livio se précipite à la fenêtre et remarque, dans un timing presque parfait, le facteur quitter l’immeuble. « Non, non, non, non, non… ». Il se précipite alors dehors, sans réfléchir,  prenant les escaliers, omettant bons nombres de marche, faisant valser son peignoir, sous lequel, heureusement, il avait déjà enfilé son sous-vêtement. Sortant à en décrocher la porte d’entrée, il jette un regard autour de lui avant d’apercevoir le véhicule jaune fluo du facteur. Il ne lui en faut pas plus pour se lancer à sa poursuite afin de récupérer sa lettre : « Attendez ! » hurle-t-il sans succès. L’auto n’est pas immobile et semble avoir fini sa tournée. Dans une bonne forme olympique, le comédien continue à courir sur le bitume, priant pour qu’un obstacle barre la route à son assaillant, ce voleur d’enveloppe. Parce qu’à y réfléchir, oui, l’enveloppe est surement vide. Malgré ses souhaits, le véhicule continue sa route sans être interrompue par le trafic encore léger à cette heure de la journée. Finissant par se faire une raison, le coureur ralentit et finit par s’arrêter, courbé, les mains sur les genoux, essoufflés comme jamais dans sa vie. C’est un klaxon qui le réveille de son anhélation et le fait sursauter. Un geste de patience aux conducteurs, sans même y prêter réellement attention : « C’est bon,…c’est…bon… » Souffle-t-il avec difficulté en rejoignant le trottoir, s’asseyant dessus un instant pour reprendre ses esprits. Voilà sa vie actuellement, la course à la malchance.

De retour à son appartement, il s’attend presque à avoir été cambriolé pendant les vingt minutes qu’il prit pour tenter de retrouver une respiration régulière. Mais il n’en est rien. Tout est à sa place. Même les documents qui ne sont pas dans cette foutue enveloppe. Il n’a plus qu’une solution, faire un détour aux cabinets pour rectifier cette erreur, avant d’aller à la séance de photo qui lui a été programmé pour promouvoir son prochain spectacle. Lui qui aime attirer l’attention, c’est sans explosion de joie qu’il allait à ce rendez-vous. L’une de ces séances lui avait valu de rencontrer le sujet de tous ses soucis, de la source qui sera inévitablement la cause de tous ses maux à venir. Car cette histoire est loin de se terminer, il en a conscience et tout son optimisme se consume peu à peu, avalé par la noirceur.
*Clap clap clap*, c’est le son grave que produit l’appareil photo à chacun de ses clichés. Combien y’en a-t-il eu ? Livio n’en sait rien. Il est vaguement présent, prenant les poses qu’on lui  suggère sans trop de conviction. Ses mains n’osent effleurer les courbes de l’actrice avec qui il est censé partager l’affiche et jouer un couple amoureux. Avec ce qui lui arrive, il serait bien plus convainquant en serrant fort un violoncelle dans ses bras. Ça aurait été tellement plus simple de s’engager sur un spectacle solo. Au lieu de cela, il commence tout juste les répétitions pour une comédie musicale romantique. L’enfer est que le contrat a été signé juste avant qu’il soit accusé de viol sur une personne qui semble ignorer qu’il est homosexuel. Le meilleur moyen de se défendre est d’avouer ce qu’il tente de cacher depuis des années à sa famille. Son secret est, pour lui, aussi précieux que la perpendiculaire pour un maçon. La jeune femme semble s’apercevoir du manque d’implication de Livio. Elle a conscience qu’il est dans une passe compliqué, même s’il n’en parle pas. Ils ne se connaissent pas assez pour cela. Il a juste la réputation d’être un partenaire facile à vivre et amusant par son excentricité. Mais aujourd’hui, et depuis quelques jours, il a perdu de sa flamme. Sans l’accusé de quoi que ce soit, c’est avec une excuse qu’elle s’évade, avec le consentement de Milo qui comprend surement sa démarche. Ce dernier propose même un café à Livio, l’invitant, par cette occasion à retourner dans la boutique.
« Je veux bien. J’ai besoin d’un petit coup de boost, je crois. » Dit-il pour se cacher derrière une prétendue fatigue. Mais il sait que le photographe n’est pas dupe. Il imagine qu’il est au courant de ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Son nom de scène a été sali et il faudra peu de temps pour qu’une photo de lui représente enfin ce nom.
Il s’installe sur une des chaises qu’on lui désigne et soupire sans plus de discrétion. Cette séance est un fiasco et Milo ne tarde pas à valider ses pensées. Posant les coudes sur ses cuisses, le jeune comédien plaque ses mains sur son visage, massant ses paupières, puis joint ses paumes comme pour une prière :
« Je suis désolé. Je ne suis pas dedans. Il m’arrive des choses compliquées en ce moment et ce genre de séance à tendance à me rappeler dans quelle situation je me retrouve. » S’explique-t-il en se redressant sur sa chaise. Il n’avait pas pour habitude de s’affaisser ainsi comme s’il portait un siècle sur ses épaules. Tentant le billet de l’humour, il proposa : « Et avec photoshop, y’a pas moyen de me créer un sourire et de mettre des étoiles dans mes yeux ? » Un semblant d’air amusé gagne ses lèvres, mais il n’est qu’une ombre qui passe avant de retrouver la réalité.


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Sujet: Re: Une journée merveilleuse... Ou pas [Livio] ( le Dim 2 Fév 2020 - 8:16 )
En fait, il avait eu une très mauvaise idée ! Comment pouvait-il croire qu'il pourrait arranger la situation à lui tout seul devant un malheureux café ?! C'était tout ce soleil, et cette journée trop parfaite qui lui était montée à la tête, il ne voyait pas d'autres explications ! Sauf qu'il avait maintenant Livio portant le poids du monde sur ses épaules dans sa boutique... Et qu'il ne savait juste pas quoi faire !
Ah si, le café ! Ça, il pouvait faire. Tout comme répondre à ce qui était de toute évidence une plaisanterie. Ou une tentative de plaisanterie. Enfin, une tentative ratée de plaisanterie. Bon bref, il répondit par un petit sourire sincèrement désolé. "Désolé, ce n'est pas ainsi que je travaille." Parce que si on venait le trouver, c'était justement pour la qualité de son travail. Et ce n'est pas qu'il voulait entasser davantage Livio mais... Ce fut pourtant ce qu'il fit. "Et ce n'était pas que ton sourire ou ton regard... Rien n'allait. Ta posture, la position de tes mains, ton maintien trop droit et trop raide pour un enlacement, et tu ne montrais pas l'intimité qu'on attend d'un désir amoureux." Mais il s'avait que Livio en tant qu'acteur était le premier à le savoir. Il ne faisait donc que lui dire qu'il avait vu lui aussi. Jusqu'à la conclusion qui tomba comme un couperet. "...Tu ne voulais pas la toucher." Et ce n'était même pas une question. C'était une constatation et c'était surtout ce qu'il avait vu au travers de son objectif. Et son appareil photo ne mentait jamais.

"J'avais un professeur à l'école qui avait pour habitude de dire que les photos de mariage aurait dû servir de sésame pour valider l'union. Parce que nous, on le voit si le mariage a des chances de fonctionner ou pas." Pour rajouter un peu gêné. "Bon là, ce n'était pas un mariage..." Mais l'idée restait là tout de même.
C'était une digression faite pour gagner du temps. Tout comme l'attention toute particulière qu'il porta à la machine à café pour faire couler leur "petit coup de boost". Quelques précieuses secondes de gagnées autant pour lui que pour Livio, avant qu'il ne se trouve obligé de finalement poser la question. "Comment tu vas faire ?" Pas de Pourquoi ? puisqu'ils connaissaient l'un et l'autre la réponse à cette question. Mais qu'un acteur se trouve dans l'incapacité à cause de ce fameux Pourquoi ? d'assurer ses prestations avec des jeunes femmes posait définitivement problème.

Donnant sa tasse à Livio, il lui proposa du sucre avant de prendre à son tour la sienne en attendant sa réponse. La question était d'ailleurs suffisamment vague pour laisser Livio aborder le problème sous l'angle qu'il souhaitait, que ce soit d'un point de vue professionnel ou plus personnel avec cette rumeur qui courait sur son compte. En parler semblait de toute façon être la meilleure chose à faire, ne serait-ce que pour mettre tout cela en mots et prendre le recul nécessaire pour trouver la solution la plus adéquate. Parce que Livio allait devoir trouver une solution, et rapidement.

"Parce que si tu laisses ça traîner, ça risque de prendre de l'ampleur et ça va t'échapper totalement. Là, tu peux encore agir, non ?" Enfin, il l'espérait ! Même si en vérité, il n'en savait trop rien. Sans compter qu'il n'avait pas d'image publique à tenir, ni même de carrière à mener lui. En fait, il était le dernier à pouvoir donner des conseils à Livio. "Enfin, je dis ça mais j'en sais rien. Et puis, je suis gay alors je risque pas d'avoir le problème un jour..." Pourquoi avait-il dit ce qu'il gardait généralement pour lui ? Il n'en savait rien, peut-être juste pour obtenir une réaction de l'épave que semblait être devenue Livio ? Bien qu'il n'en faisait pas non plus un secret d'Etat, c'était juste qu'il n'en parlait généralement pas. Même si en vérité, le problème se situait autre part que dans son orientation sexuelle. "D'un autre côté, je suis pas sûr qu'on puisse croire que je sois capable d'agresser des femmes, sexuellement ou non d'ailleurs..." C'était définitivement acté, cette journée trop parfaite avait de drôles de répercutions sur sa psyché. Mais surtout, il avait l'impression que plus il parlait, plus il entassait Livio ! Alors que ce n'était pas du tout son objectif, au contraire. "Mais je dis pas que tu es capable de ça ! Mais c'est juste que tu fais plus viril que moi et..." Mon Dieu, il voulait juste mourir là, maintenant, tout de suite. "En fait, je raconte n'importe quoi aujourd'hui. C'est le soleil !" Oui, il allait s'arrêter au soleil -et ne surtout pas aborder son fantasme sur pattes qui lui avait sourit- c'était mieux ! Bien que le mieux était sans doute de plonger le nez dans sa tasse et de ne surtout plus rien dire. Même s'il levait un regard curieux sur Livio...


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Sujet: Re: Une journée merveilleuse... Ou pas [Livio] ( le Lun 3 Fév 2020 - 20:04 )
Sa petite boutade eut l’effet escompté sur Milo et le petit sourire sur ses lèvres lui confirma qu’il n’était pas en colère de ce temps gâché. Il ne lui en aurait pas voulu si cela avait été le cas. Mais aurait-il accordé du temps à ce nouvel accident de parcours ? Il n’avait pas vraiment la tête à ça et fut rassuré qu’il n’y aurait pas de nouveau conflit aujourd’hui. Après sa course pour rattraper le facteur, il n’avait pas envie de se battre sur un nouvel objectif. Il ne put s’empêcher de faire la grimace lorsque le photographe mit un point d’honneur sur toutes ses maladresses lorsqu’il tentait de prendre ses clichés. Impossible à contredire, difficile à entendre, mais légitime malgré tout. Livio n’avait fait aucun effort, il en était conscient. Il était traumatisé à l’idée de toucher une femme dont il n’avait pas encore accordé sa confiance. Pire encore, il n’était pas prêt à faire confiance aux nouvelles femmes entrant dans sa vie. Non, il ne voulait pas la toucher et cela allait être problématique pour la suite de ce projet. Que pouvait-il répondre à cela ? Que pouvait-il lui dire ? Avait-il une excuse valable ? Au point où il en était, il en venait à culpabiliser pour pas grand-chose, perdant peu à peu cette confiance qui l’animait, cette joie et cet entrain qui le caractérisaient pourtant. Les mots qui suivirent lui firent horreur. Pourquoi lui parlait-il de mariage ? Il n’était pas question de cela. Il n’était qu’un comédien jouant le sentiment amoureux. D’accord, il le jouait très mal aujourd’hui, mais il y avait des circonstances atténuantes. Interloqué par cette réflexion, Livio ne pipa mot pendant que Milo s’intéressait à la machine à café. A sa question, il prit un temps de réflexion, incapable de rassembler des réponses à toutes ces questions qu’il se posait depuis plusieurs jours :
« Peut-être arrêter ma carrière. » dit-il vaguement, le regard dans le vide. Une éventualité qu’il avait envisagé, mais qu’il était sûr de regretter. Il n’était juste plus le décisionnaire de sa vie professionnelle. Si cette dénonciation prenait de l’ampleur, si la justice le juge coupable de ces actes, il ne pourra plus rien faire pour effacer cette tâche sur sa réputation. « Ce n’est pas comme si je pouvais contrôler tout ça. » précisa-t-il en haussant les épaules dans une attitude défaitiste. « Merci ! » dit-il en prenant le café qu’on lui tendait.

Laisser traîner les choses n’était pas vraiment un choix. Que pouvait-il faire d’autres ? Il savait que bon nombre de femmes étaient réellement victimes de viol et que la contredire sur les réseaux sociaux serait comme un aveu. « La seule chose que je peux faire, c’est laisser mon avocat gérer toute cette histoire. » Il sentait que Milo ne parlait pas seulement de son blocage, mais aussi de sa cause. Il imaginait que cette histoire était parvenue jusqu’à ses oreilles. D’autant plus qu’elle émanait d’une collaboration dans ce même studio. Le jeune comédien aurait tout fait, aujourd’hui, pour ne jamais avoir signé ce contrat. « Chacune de mes actions risquent d’être mal-interprété ou se retourner contre moi, alors je préfère me tenir éloigné de tout ça. » Du moins, pour le moment. Il espérait que son avocat puisse gérer l’affaire seul, sans exposition médiatique. La confidence du photographe le surprit, mais qu’il ne fut pas étonné de l’apprendre. Il tiqua néanmoins sur sa formulation, Livio en fronça les sourcils, levant l’un plus haut que l’autre. C’est bien ce qu’il imaginait lorsque le hashtag metoo avait été lancé. Il ne se sentait pas concerné et à l’abri de ce genre d’accusation, vociférant devant le nombre de victime de harcèlement qui osait parler avec courage et qui, trop souvent, n’étaient pas prise au sérieux. Milo reprit la parole, mais sa nouvelle intervention ne changea pas l’expression que Livio pouvait avoir. Si ce dernier prit ses propos pour une maladresse, il n’en sortie pas pour autant indemne. Il souhaita demander des précisions, mais on ne lui en laissa pas le temps. S’il tentait de le rassurer, Livio ne le perçut pas ainsi. Il se disait que si Milo était capable de penser cela, que pouvait penser ceux qui ne le connaissaient pas du tout. Qu’imaginaient-ils en voyant son image ? Voyait-il cet homme capable du pire ? Sa virilité était-elle le gage d’un esprit malsain envers les femmes ? Un nœud se formait dans sa gorge et il n’osait boire une gorgée de son café. Bien que le jeune homme brun tenta une nouvelle fois de se rattraper, en prétextant des propos absurdes dû au soleil, Livio avait eu le temps de douter, d’ajouter des questions à toutes ses interrogations. Combien de personnes pensaient qu’il en était capable ? Il baissa les yeux un instant pour remettre ses idées en ordre : « Tu me penses coupable ? C’est le sentiment que je te donne ? » Demanda-t-il contenant un ton léger en plongeant son regard dans le sien. Sa mâchoire se serra un instant, pour ensuite baisser les yeux : « Crois-moi, j’étais persuadé que ce genre de chose ne pouvait pas m’arriver à moi non plus. Que j’étais à l’abri. Et me voici aujourd’hui à devoir convaincre les autres que je n’ai rien fait de ce qu’on m’accuse. » Son ton laissa paraître un semblant de colère, de dégoût. Sa mâchoire ne cessa de se serrer, comme pour retenir ses émotions. « Si je n’étais pas dedans aujourd’hui… C’est parce que je n’ose plus toucher une femme. J’ai peur qu’elle interprète mal mes gestes. Je suis effrayé à l’idée d’avoir pu la blesser. » Il observa ses mains, un instant, comme si elle avait agi en dehors de sa confiance. « Je n’ai pas la sensation d’avoir fait quelque chose de mal, d’avoir eu des gestes déplacés. Mais c’est ce que dirait n’importe lequel de ces connards pour ignorer ses actes. » Il sentit ses yeux être chatouillés par des larmes naissantes qu’il tenta de retenir : « J’ai jamais eu l’impression d’être un de ceux-là. Je n’éprouve que du dégoût pour eux » Précisa-t-il, annonçant ainsi le dégoût qu’il ressentait peu à peu envers lui-même. Il n’était plus capable de séparer le vrai du faux, culpabilisant sur un mensonge. Mais comment pourrait-il le savoir ? Chacun ressentait les choses à sa manière. Et si cette jeune fille s’était sentie agressé par son partenaire lors de cette séance ?


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Sujet: Re: Une journée merveilleuse... Ou pas [Livio] ( le Ven 7 Fév 2020 - 6:30 )
Ce n'était pas parce que sa mère était psychologue qu'il devait forcément être doué avec les mots. Et clairement, il ne l'était pas. Il ne savait pas comment il s'y prenait, mais plus il parlait et pire c'était. Alors que ce n'était absolument pas le résultat recherché.
Véritablement désolé pour Livio, il tenta d'expliquer davantage ses propos. Parce que si la vision des choses de celui-ci se tenait, elle avait aussi un énorme inconvénient. "Oui mais si tu ne dis rien, c'est comme admettre aux yeux de tous que tu serais coupable. Qui ne dit mot, consens. Et d'autant plus si tu arrêtes le métier suite à ça. Tu ne peux pas faire ça." Ni même laisser dire les choses sans y réagir d'ailleurs. C'était même suicidaire dans la situation de Livio. Et il ne comprenait juste pas que Livio puisse laisser faire ainsi sans même tenter quoi que ce soit. De sa part à lui, ça aurait presque pu être compréhensible mais Livio ? "Alors, tu ne peux peut-être pas contrôler tout ça mais tu peux te défendre. Ne serait-ce qu'au nom de tous les autres hommes accusés à tort et qui ne sont pas aussi audibles que toi. Sans pour autant retirer ce qui est fait aux femmes mais juste faire savoir que tous les hommes, et toi le premier, ne sont pas ainsi." Se reprenant parce qu'il s'était un peu laissé emporté, il en vint à la conclusion logique de tout ça. "En rappelant les dégâts que le harcèlement sexuel provoquent chez les femmes et les conséquences que tout ça a aussi sur toi à être accusé à tort... Je suis sûr que tu recevrais le soutien de beaucoup de personnes. Et n'arrête pas ta carrière, c'est le pire choix à faire. Ce serait comme te condamner toi-même."

Il fallait croire que le féminisme dans lequel il avait baigné toute son enfance avait laissé des traces. Parce qu'il se sentait tout prêt à défendre la cause de Livio, même contre Livio lui-même ! "C'était ce que je voulais dire en parlant de gay taillés comme une brindille. S'il faut ressembler à ça pour être sûr de ne pas se voir accuser un jour d'agression sexuelle alors tous les hommes sont des potentiels criminels qui pourront tous un jour être accusés au petit bonheur la chance. Tu peux dire que j'ai dit ça, ça ne me dérange pas si ça peut t'aider. Et je dis pas que le combat sera facile mais tu as le droit de te défendre face à ton accusatrice." Et on accusait pas sans preuve de toute façon. Même si l'on était une femme agressée réclamant justice. Puisque c'était vers ça que Livio se dirigeait, et il en avait visiblement conscience au vu de l'avocat qu'il avait déjà saisi pour cette affaire. "Il va falloir lui demander où, quand, comment, à quelle heure et dans quelles circonstances ? Et prouver que ce qu'elle raconte n'est pas possible." Parce qu'il valait sans doute mieux commencer à réfléchir à sa défense en se basant sur les faits réels... Et pour le coup, il était tout prêt à s'impliquer dans tout cela, vu le peu de volonté dont celui-ci faisait preuve. Lui en avait pour deux !

Alors qu'il répondait enfin à la question de Livio, même si la réponse lui paraissait évidente. "Non, je ne te crois pas coupable sinon tu ne serais pas ici à boire un café." Enfin, boire c'était vite dit. Visiblement, Livio digérait assez difficilement ses propos. Mais il ne cherchait qu'à l'aider et il ne l'aurait certainement pas fait s'il l'avait pensé coupable. Malgré que cette aide consistait surtout à le secouer comme un prunier pour tenter de remettre un peu de combativité là-dedans. Sans parler de l'ego qui aurait eu visiblement bien besoin d'un bon tube de colle pour en recoller les morceaux. Ou plusieurs tubes de colle, voire même un semi-remorque de tubes de colle parce que les choses n'allaient sans doute pas se passer sans casse. "Pour moi, tu ne fais que reculer pour mieux sauter en te donnant en plus des airs de coupable en voulant étouffer l'affaire. Tu dois te battre au même niveau qu'elle, sur les médias. Et lui faire comprendre que tu ne lâcheras pas l'affaire tant que tu n'auras pas été blanchi. Ça va faire un beau bazar mais après tout, c'est elle qui aura enclenché tout ça. Pas toi."

Quant à savoir pourquoi il prenait le problème de Livio si à coeur... Parce qu'en vérité tout ça ne le regardait pas vraiment. Il ne s'en excusa cependant pas parce que Livio était un acteur prometteur qu'il suivait depuis quelques temps maintenant et ça l'ennuyait vraiment de le voir pris en otage ainsi. En fait non, ce qui l'ennuyait c'était de le voir si défait sans même la moindre velléité de défense. Ça ne collait juste pas à l'image qu'il s'était fait de lui au travers de son objectif au fil des séances photos... Et ce n'était sans doute pas la chose à lui dire en cet instant. Il avait sans nul doute fait assez de dégâts comme ça. Il plongea donc son nez dans sa tasse de café alors qu'il lançait des regards curieux par-dessus celle-ci pour voir comment Livio avait pris tout ce qu'il venait de lui dire...


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