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- #partie 2: Beat Your Heart Out -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Red Guarana10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Red Guarana
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#partie 2: Beat Your Heart Out  200930035930748720
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Métier : Directrice Artistique Mon rôle est de réfléchir à la façon dont il faut mettre en scène le produit ou le service qu'on me confie. Mais cette définition est de loin être celle que vous imaginez. Je prétends être la directrice artistique, mais en réalité, le décor est tout autre. Je suis la petite garce qui recrute ta fille ou ton fils pour en faire d'eux, des belles princesses, et des beaux princes : je les habille, je les coiffe, je les soigne, et je les présente ... Une reine mère qui s'occupe merveilleusement bien de ses poulains.
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Sujet: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Dim 24 Nov 2019 - 13:22 )
Il y a 23 ans d'ici, quand j'avais eu l'âge de 15 ... L'âge de l’adolescence... C'est l'âge où on refait le monde, l'âge de nouvelles expériences, des choix d'avenir et des prises de risques... l''enfance s'éloigne doucement, l'adolescence prend toute sa splendeur et l'âge adulte pointe progressivement le bout de son nez. .  Je n'étais pas encore une femme, du moins, je n'étais pas encore prête à le devenir seulement le destin en a décidé autrement.

Mon destin.

Tard la nuit, quand les étoiles remplacent la lueur de la lumière du jour, il m'arrivait de les regarder et de parler. Oui, aussi fou soit-il, je parlais avec les étoiles comme si, ils allaient me répondre.

Je priais, j’espérais, je suppliais, mais il n’y a eu personne qui est venu m'aider. Jamais.

J’avais perdu mes parents, et puis, de toute manière, ce n'était pas des bons parents. C'était des ivrognes, des drogués, et le seul moment qu'ils m'offraient un peu d'amour, c'était quand je leur ramenais leur sachet de drogue ou encore la bière du frigo. Là, j'étais leur fille merveilleuse, mais cela ne les a jamais empêchés de me donner des coups de bâtons.

« Red... tu vois cette voiture de l'autre côté ? Il t'attend... » Mon regard avait quitté celle de la lumière des étoiles pour venir regarder la voiture devant moi. Une voiture noire, une voiture de riche .... Un homme baissait la vitre, et jetait son cigare sur la route. Il devait avoir au alentour de le cinquantaine, je dirais même qu'il devait être marié, qu'il devait être père, grand-mère... Et il était un client.

Ensuite, mes yeux se baissaient vers cette main que c’était tendu vers moi et qui m'offrait un sachet de préservatifs. Mon regard se plongeait dans cet homme, qui n'était qu'autre que mon Mac puis de nouveau, mon regard regardait le sachet et instinctivement, je le prenais... Sans un mot.. Je ne disais rien.. Je ne faisais qu'obéir.

«Si tu ne me déçois pas et que tu me ramènes un bon paquet de fric, crois-moi, ma belle, je t'offrirais tout ce que tu veux, absolument tout !!! » Il posait sa main sur ma joue, et sans quitter du regard : «  Je pourrais même t'aimer, c'est ce que tu veux ? Qu'on t'aime, n'est-ce pas? Mais pour ça, tu dois aller satisfaire cet homme ? Ok ? Tu vas lui faire tout ce qu'il désire, tout ce qu'il veut que tu lui fasses, et tu n'as pas intérêt à refuser ... ni à essayer de fuir, tu m'entends !!! » De son autre main, poser sur mon dos, il me poussa légèrement pour que j'avance et cette nuit-là, j'étais devenue .... une prostituée ... Et chaque soir, c'était le même cheminement. Les hommes s'arrêtaient en voiture, je montais, et la suite, vous n'avez pas besoin de le savoir. C'était ma vie !!!

J'avais que 15 ans quand j'ai commencé  à me prostituer .... Aujourd'hui, j'en ai 38.

J'ai toujours été ... un objet ... Un objet qu'on utilisait un soir, et puis on me jetait ... Un peu comme une capote. Un seul coup suffit, puis je passe: au suivant... La routine de ma vie !!! Mais il n'y avait pas que les clients que j'en avais vu défiler... mais aussi, les MACS: j'ai été vendue, achetée, vendue, achetée... Et là, j'étais stable depuis de nombreuses années ....

J'étais assise devant un bar ouvert en plein milieu d'une plage avec vue sur la mer où l’on vient siroter des cocktails les pieds dans le sable... J'étais bien .... Pour la première fois, je me sentais libre... J'étais libre... J'avais su prendre mon courage à deux mains et dire : merde .... J'ai besoin de partir et de prendre du recul...

Parfois, on venait m'aborder, on me posait des questions, et j'inventais ... Je racontais la vie que j'aurais voulu connaître .... Et les gens me croyaient ... Je pense même que certains mâles auraient aimé m'inviter dans leur chambre d’hôtel, mais pour mon plus grand plaisir, je pouvais dire non ... Non, je n'ai pas envie et ce sentiment, d'avoir le choix, vous pouvez pas imaginer à quel point, ça me faisait du bien...

J'avais le choix... Bordel !!! c'était si bon !!!

Cela faisait trois semaines que j'étais ici, à jongler entre la plage, ma chambre d'hôtel et ce bar... Je ne buvais pas comme un trou, mais je profitais de ma vie ... Et au moment où j'avais eu l'intention de payer l'addition, voilà que ma carte bancaire a été refusée... Il me semblait que j'avais encore de l'argent et je vous l'accorde, que je me sentais ridicule devant ce barman qui attendait le payement, mais heureusement pour moi, étant donné que cela faisait trois semaines que je profitais de la plage et de ce bar, je lui racontais un bobard comme quoi, j'avais du liquide dans ma chambre...

Quand, je prenais ma petite veste posée à côté de moi, je me sentais fixé. Je me sentais surveiller. Je faisais semblant de rien, et je regardais à gauche, à droite, derrière moi, devant moi ... Et là, étrangement, à chaque extrémité, je pouvais voir deux hommes... Les hommes d'Alvaro...

Ils m'avaient retrouvée... Alvaro m'avait retrouvée.

Je continuais à faire semblant, et je me dirigeais vers ma chambre d’hôtel.

Je marchais vite comme si, j'avais peur ... Mais peur de quoi ??? Je sais qu'Alvaro ne me fera pas de mal, mais je l'avais abandonné lui et son club... Il pourrait croire que j'ai essayé de fuir, et de lui voler, mais ce n’était pas le cas...
J'avais juste besoin de recul...

J'avais peur... J'étais en panique, et je pensais vraiment qu'il était en colère contre moi. L'était-il? Et était-il ici?.

Je sais ce que les hommes comme Alvaro font aux ''femmes'' qui tendent de fuir sans payer leur liberté.... N'oubliez pas, cela fait 23 ans désormais que je suis ... Red et je sais comment cela fonctionne.

Je mettais vite la carte magnétique dans la porte pour qu'elle s'ouvre, et je rentrais sans me retourner. Je ne savais pas si, les hommes m'ont suivie, mais une chose est sûre, j'étais en sécurité... Ici, dans ma chambre. J'étais en sécurité... Du moins, je le croyais jusqu'au moment où mes yeux plongeaient sur le lit ...

Le bracelet... Le Bracelet.... Ce bracelet qui signifiait mon appartenance au Ruby et plus particulièrement, à Alvaro. Il l'avait personnalisé pour moi ...

Je m’avançais lentement, restant sur mes gardes, et je la prenais entre mes doigts ... Quand soudain, j'entendis un bruit et aussi vite que ce bruit avait résonné dans ma tête, je m'étais retournée... Il était assis dans le coin, sur fauteuil en cuir.

« Alvaro ? » Mon cœur battait à 100 à l'heure. Je ne bougeais pas et je restais là ... plantée.... «  Je.. Ce n'est pas ce que tu crois, Alvaro, je ne voulais pas fuir ... Je voulais juste .. prendre du recul » Le fait de rendre ce fameux bracelet était signe de rébellion, de fuite et une infraction dans le code du Ruby. «  Je sais pas pourquoi, je t''ai rendu ce bracelet... Je ... suis désolée... » J'avais l'impression d'être une petite fille prise sur le fait... La main dans le sac. «  D'accord ? Je suis désolée, désolée, désolée... » Je ne voulais pas qu'il doute de ma loyauté envers lui ... même si cela fait trois semaines que j'ai fuis, et niveau rentabilité, je ne pourrais pas combler les trois semaines de trou... « désolée » Je sais qu'il me voyait différemment des autres filles, et je sais aussi qu'il ne pouvait pas toujours tout tolérer. Les autres filles ont du parler, et certaines ont dû certainement se mettre en avant pour se montrer intéressante et prouver à Alvaro, que je n'étais pas indispensable, et qu'on me pouvait me remplacer.



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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Jeu 28 Nov 2019 - 7:40 )
Beat Your Heart Out
Red & Alvaro
Une soirée comme les autres...aussi profitable. Une vrai réussite.

Les derniers clients venaient de franchir la porte de la sortie ne restant quelques membres VIP accompagnés des plus charmantes filles de mon Club. Un vendredi soir; soirée où les plus grands de ce monde souhaitent relâcher la pression et profiter de leur premières heures de congé dans un endroit confortable afin qu'ils retrouvent leur sourire. Qu'on les félicite et qu'on les cajole par la chaleur d'un bon bourbon ou des bras de femmes. La fumée des cigares coûteux surplombaient les lustres créant un immense nuage qui montait jusqu'au 2e étage. Je pouvais le voir de mon bureau.

Non, je n'étais plus parmi eux. Je n'avais plus envie...

Entendre ces rires, ces claquements de verres de cristal remplient d'alcool pure se félicitant de leur profit amassé au courant de la semaine. Tout cela en sentant le parfum floral de mes filles me coller au nez. Non, je n'avais plus envie...

" Monsieur ?" entendais-je alors que je me détachais du groupe. Je quittais mon siège tenant mon verre presque vide de whisky, laissant Brianna derrière. Cigarette sur le coin de mes lèvres, je prenais le chemin des escaliers...

Elle m'appelait, de sa voix inquiète, mais je lui répondais pas. Non, je n'avais plus envie. J'en avais assez...

Une soirée comme les autres ? Non, pas vraiment. Il manquait quelque chose...ou plutôt quelqu'un et ce, depuis plus de 3 semaines...

3 semaines sans aucun retour. Pas de nouvelle, de texto, ou le moindre signe d'elle...

Elle avait totalement disparue de la carte, me laissant dans un état d'interrogation la plus totale. Et je détestais cela...De ne pas savoir...Qu'elle ne me dise rien...

Il n'y a rien de plus grave, pour moi. Partir comme cela...Me trahir de la sorte...alors que...que j'avais tout fait pour elle. Après tout ces années, c'était comme cela qu'elle me remerciait ; en m'abandonnant dans un état lamentable...

Je dois vous rappelez que je m'étais blessé en corrigeant un homme, un homme proche de ma famille, après qu'il ai osé s'en prendre à elle. Je l'avais défendue. Je l'avais protéger de lui prenant un coup de poignard dans l'épaule.

Tout comme ma blessure, je n'étais pas guérie de cette affront, pas après ce qu'elle m'avait fait...

Me donner ce bracelet, mon bracelet que je lui avais offert prouvant ma solidarité envers elle, qu'elle faisait partie de mon groupe rapproché. Une exception parmi les autres...

Elle me l'avait redonné...Elle n'en voulait plus...Elle ne me voulait plus...

Oui, c'était ainsi que je le prenais. Mal, très mal...

Jamais...jamais on n'avait osé faire atteinte à ma personne...comme cela. Ceux qui l'avaient fait, ne sont plus de ce monde et...pour moins que cela.

Ceux-ci ont transgressés mes règles, mes principes et mes valeurs...Elle...elle s'en était prit directement à mon être...mon coeur.

Malgré l'alcool, la drogue et le réconfort féminin, cela faisait encore mal. Je n'arrivais pas à m'en débarrasser. Elle était toujours là...Elle me hantait.

Écrasé dans le siège de mon bureau, noyé dans l'alcool, le regard vide, cigarette aux lèvres fixant sur un objet brillant entre mes doigts. Son bracelet...

" Tu deviens pathétique, mon amour...Regardes-toi, à te morfondre pour une prostituée..."

Tout comme, elle aussi, me hantait...Ma femme. Je la laissais s'approcher de moi. L'écho de son rire me faisait froid dans le dos. Je me tenais la tête afin qu'elle cesse de me tourmenter.

" Tu t'es laissé mené par le bout du nez par cette garce...et voilà le résultat...Tu te retrouves seul...Tu te détruis pour une femme qui ne t'aime pas...Mais, moi, je t'aimais...Je t'aimais !!!"

" ARRÊTES !!! " hurlais-je en me levant, lançant le bracelet dans sa direction, complètement en sueur, essoufflé, effrayé, au bord des larmes.

Je me cachais le visage aussitôt, honteux, voyant bien que ce n'était que des hallucinations, encore une fois...Que j'étais le seul responsable de mon état...de ma déchéance.

Et pourtant, la plupart de mon clan ne voyait qu'un patron plus fêtard et excentrique depuis ces trois dernières semaines...Mais quand le rideau tombait, que les lumières s'éteignaient...que les autres dormaient, j'étais encore debout, inquiet...regardant par la fenêtre...me demandant où elle se trouvait...

J'étais fatigué.

" Elle a enfreint les règles...Elle vous a manqué de respect. Elle ne mérite pas autant votre attention..."

Brianna venait de ramasser le bracelet au sol. Je ne l'avais pas entendu venir étant trop concentré sur la vue de ma fenêtre...

Je ne répondais pas à ces propos. Je ne l'avais que regardé, un moment, avant de retourner mon attention sur le paysage de nuit de la ville. Je fumais un bon coup ma cigarette.

Un main glissait sur mon bras. Elle s'était approché de moi, couchant sa tête sur mon épaule.

" Elle a fait un choix...Il est temps de passer à autre chose et prendre soin de vous, Monsieur..."

Elle avait raison...Il fallait que cela change...Que je change d'attitude...

Mais...

" Monsieur, nous l'avons trouvés..."

Je devais savoir...J'avais osé le faire. J'en avais le pouvoir et...le besoin de le faire.

Pour savoir que...

Qu'elle était là, dans cet hôtel, en train de se prélasser au soleil en buvant des cocktails et se laisser courtiser par tous les hommes des environs...

Qu'elle avait retrouvé le sourire, le plaisir...le bonheur, finalement...

Loin de tout, loin de nous...de moi.

Agir en jeune fugueuse...alors agissons comme telle envers elle...lui coupant les vivres, lui présentant mes hommes les plus vaillants et hostiles...La menacer. Lui faire peur...

Changer d'attitude...envers elle...Elle était une fugueuse, une traîtresse...envers moi.

Je la regardais, bien assis sur ce fauteuil en cuir, vêtue d'un de mes complets de soirée. J'avais pris le temps de m'installer ayant eu accès à sa chambre très facilement. Un billet de banque, un regard et le tour était joué...

Je la laissais s'enfoncer dans la vase essayant de s'expliquer, de se justifier...

La voir aussi effrayée, aussi paniquée c'était aussi pénible pour elle que pour moi à subir.

Son comportement me démontrait bien sa culpabilité. Qu'elle avait agit volontairement...pour partir, s'enfuir sans laisser de trace...

Elle a bien voulu me fuir...comme si j'étais une nuisance pour elle...

Je ne disais rien, mais pourtant, c'était le chaos à l'intérieur...J'encaissais durement.

Mes doigts de ma main droite glissaient doucement sur l'accoudoir. Je les regardaient danser laissant le silence planer...

Je cherchais mes mots, certes, mais j'essayais aussi d'écraser cette boule dans ma gorge en prenant une longue respiration. Je ne voulais en aucun cas lui démontrer ma faiblesse suite à trahison. Au contraire, je me devais de jouer le patron intransigeant qui se doit d'être respecté.

"...Pourquoi...?" soufflais-je doucement...en la regardant froidement dans les yeux.

Un mot. Pas plus...Un mot qui voulait tout dire...

Pourquoi m'avait-elle fait subir cela...? Pourquoi devait-elle prendre du recul ? Elle n'était pas bien avec moi ?

CRIMSON DAY



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Red Guarana10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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#partie 2: Beat Your Heart Out  200930035930748720
Âge : 38
Métier : Directrice Artistique Mon rôle est de réfléchir à la façon dont il faut mettre en scène le produit ou le service qu'on me confie. Mais cette définition est de loin être celle que vous imaginez. Je prétends être la directrice artistique, mais en réalité, le décor est tout autre. Je suis la petite garce qui recrute ta fille ou ton fils pour en faire d'eux, des belles princesses, et des beaux princes : je les habille, je les coiffe, je les soigne, et je les présente ... Une reine mère qui s'occupe merveilleusement bien de ses poulains.
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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Sam 30 Nov 2019 - 10:30 )
Pourquoi? Son regard glacial, son regard  frissonnant me parcourut de bas en haut, calculateur, comme s'il cherchait à évaluer ce que je valais. ... Puis, il me fixait toujours avec le même regard. Quant à moi, son regard pénétrant me donnait doucement la chair de poule.  Je sais qu'il ne me fera jamais de mal, loin de là. Mais je sais aussi que j'avais enfreins toutes les règles.

Je tenais toujours le bracelet entre mes doigts, et mes yeux se plongèrent dessus. Je le regardais, je le faisais passer entre mes doigts. J'étais devant lui comme une petite fille qui venait de se faire prendre, pris la main dans le sac.

Puis, de nouveau, mon regard croisait le sien, et je décidais enfin de lui répondre après quelques minutes de silence.

«Parce que la douleur était trop intense » Je posais mes fesses sur le bord du lit, sans pourtant abandonner le bracelet entre mes doigts. D'ailleurs, je le remettais. Oui, je le remettrais à mon poignet. « j'avais jamais ressentie ça !!! » J'avais quitté son regard et  tout ce que je faisais c'était caresser avec l'aide de mon pouce, le bracelet. Seul ce bracelet était ma vision. « J'avais l'impression que mon cœur me faisait  plus de mal que mes blessures ... Je ne sais pas ce qu'il se passe, je ne sais pas... Je ............  autant que cela me met en colère de te voir avec d'autres femmes, autant que je suis jalouse quand tu te tapes l'une d'entre elles, mais je l'accepte .... parce que j'ai rien à dire » J'aurais pu balancer Briana et ce qu'elle m'avait dit, mais une partie de moi, me disait de me taire et de respecter ma place. Briana était une femme remarquablement belle, séduisante, distinguée et une belle carrière. Elle avait toutes les caractéristiques d'une femme parfaite. « J'ai cru un moment que toi et moi, on était... en fait, je ne sais pas... je me suis imaginé des choses, et j'ai cru... » Je lâchais un petit rire nerveux, puis nos regards se croisaient de nouveau. Il n'avait toujours pas bougé., il se contentait juste de me regarder encore et encore .. « Je ne serais jamais comme ta femme, ni même comme ta Briana, ou encore cette blonde » Je faisais référence à cette femme d'affaire fortunée, avec qui il s'était envoyé en l'air lors de cette fameuse soirée. «Je suis loin de les ressembler... Puis entre nous, c'est toujours mieux de s'afficher avec une femme qui véritablement apporter plus de valeur qu'une pute » rare les moments, où lui et moi, on s'affichait réellement en public. On se cachait comme deux ados, il me volait des baisers à l'abri de regard entre deux murs... Puis, on ne faisait semblant de rien ...

Cette fois-ci, je me levais, et je me dirigeais vers Alvaro. Il s'était tu tout le long, me laissant la parole. Délicatement, je posais ma main sur sa joue « Tu m'as manquée, et ne crois pas un seul moment que j'ai essayé de te fuir .... C'est faux !!! » Je me penchais vers lui, posant ma main sous son menton pour l'obliger encore à me fixer droit dans les yeux.  Nos visages étaient proches, tellement proches, qu'un simple mouvement, mes lèvres pourraient se poser sur les siennes. « Je devais m'éloigner de toi ...  pas dans le but, de te faire du mal, ô grand jamais, mais il le fallait, et tu sais le pourquoi ... » M'éloigner de lui pendant ses trois semaines ne m’a pas fait que du bien, loin de là ... Mais je n’avais guère le choix. Je devais redevenir cette Red d'avant. Cette Red qui se forçait à ne pas aimer.  De mon autre main, je prenais la sienne et je le forçais à prendre poignet où se trouvait mon bracelet « Il est là ma place. »

Ma place était parmi les autres filles. J'étais peut-être la reine "mère" qui s'occupe merveilleusement bien de ses filles, mais je n'étais pas sa reine... Et ça, je devais comprendre. J'étais, certes, sa préférée, mais je serais certainement jamais, sa nouvelle femme. Il méritait mieux, il méritait une femme digne de ce nom -  peut-être que Briana était cette femme. Elle avait tout pour plaire aux hommes.. Et comme je disais, choisir entre une femme d'une certaine valeur de richesse, qui ressort la beauté d'une femme parfaite, à une femme qui depuis ses quinze offre son cul .... il y a pas photo, ni même de choix à faire. Je me devais, pour le bien d'Alvaro, de maintenir une belle image de lui. C'était mon rôle... Et maintenant, je devais accepter ma place ...



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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Jeu 12 Déc 2019 - 2:51 )
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Elle avait un meilleur teint. Tout ce temps passé sous le soleil plutôt que les éclairages du club lui rendait bien. Oui, elle semblait reposé, même si la situation la rendait plus tendu, voir triste. Je parvenais à voir un regain d'énergie en elle. L'esprit plus éclairé. Plus éclairé que le mien...

Moi, j'étais fatigué, épuisé...Épuisé de l'attente qui n'est jamais arrivé. De l'espoir d'avoir de ces nouvelles, ne serait-ce qu'un mot, mais qui s'est terminé par une chasse. Jamais j'aurais cru en arrivé là; à engager mes hommes à sa recherche, elle qui avait été toujours à mes côtés. Elle avait fuit...Moi....

Les cernes sous les yeux, le regard perdu, mais pourtant bien déterminé à obtenir mes réponses. J'espérais comprendre...moi qui ne voyait plus clair...étant complètement ravagé entre deux lignes...

" Vous lui avez donné trop de liberté, Monsieur...Elle vous a blessé, cela se voit. Vous avez cru en elle, lui a fait confiance.Une manipulatrice....Qui sait si elle n'a pas déjà agit contre vous...Vous savez ce qui s'est passé avec Raoul ?"

Ces mots qui me tourmentaient la conscience alors que je sentais sa main douce sur mon visage.Une partie de moi qui ne souhait que plonger et me soumettre à ce parfum qui m'avait profondément manqué, que j'avais enfin retrouver. La proximité, la chaleur de sa peau si près de la mienne. L'envie de m'y coller, de combler ce manque...

Mais, l'autre partie, celle qui avait été broyé par sa fuite, me rappelait ces trois semaines de tourment, de questionnement et d'abandon...

Mais, je n'entendais que des plaintes, des excuses, des reproches...

Des phrases incomplètes, des propos déconstruits...cachant encore et toujours ces véritables pensées...Jouer avec les mots, mes sentiments...Rien qui me permettait de saisir...même si j'avais cru percevoir, pendant un moment une révélation, mais rien de concret...Rien pour m'accrocher...

Revenir aux comparaisons, à ce qu'elle est, à ce qu'elle a toujours été...Aucune objectif. Aucune ambition. Ne voir que le bas. Ne pas de croire digne...Se condamner soi-même...Les violons...

Et croire que j'allais gober cela comme si...si rien ne s'était passer. Revenir à sa place...alors qu'elle l'avait quitté elle-même...

Comment pouvais-je laisser passer cela avec si peu de mot, de compréhension...? Je n'avais rien qui me permettais de justifier son absence, mais surtout...panser ma confiance, ma blessure...

Le Patron versus l'Homme...versus L'Amoureux...Tout ce mélangeait dans ma tête alors qu'elle me touchait, une fois de plus...me prenant la main la plaçant sur ce bijou...

Ce symbole de notre alliance...Symbole de sa fuite envers moi...

Une repentante ou une manipulatrice ?...

Je cherchais dans son regard.

Trop longtemps encré dans le creux de ces yeux, je fermais les miens, serrant son poignet...serrer le bracelet...

...et ainsi le tirer d'une force brusque qu'il se détache et tombe en plusieurs morceaux sur le sol.

Je reculais aussitôt, me détachant d'elle comme si son contact aspirant mon énergie, me rendait faible....m'envoûtait voulant me faire oublier. Oublier mes pensées...

" Tu t'es pourtant défilé...de ta place...sans prévenir..." disais-je d'un souffle en quittant le canapé. Je devais le faire. M'éloigner de son influence sur moi. Garder mon sang froid.

À ce moment précis, la colère était plus grande que le désir...

Je contournais le canapé afin d'avoir un angle de vue sur elle. Inconfortable de cette situation, je faisais quelques pas de long en large dans le but de rassembler tous les mots, et contenir cette force qui me pressait de part en part.

Non, jamais je lui ferais du mal, mais..pouvons-nous parler d'un autre mal; celle qu'elle m'avait fait...?

" Ce bracelet était très important à mes yeux, mais t'en défaire de la sorte me prouve que tu t'en moquais...que tu t'es moqué de moi,...servie de moi..."

Emporté par la situation, je fonçais afin de me rapprocher d'elle, me retrouvant en arrière du canapé, afin de bien lui dire dans le creux de l'oreille. Les dents bien serrés.

" Tu n'étais pas une pute à mes yeux. Je te voyais bien au-dessus des autres... mais tu n'as pas cessé d'agir comme telle; tu as tout fait pour la faire revenir...cette pute."

Je marchais lentement derrière le canapé, la fixant, d'une voix basse, presque tendre:

"Si je t'ai fais sortir des chambres, te mettre au-dessus des filles, te donner ce poste, c'est parce que j'y croyais... Voir ton talent, ton sens du business, ton acharnement, ta dévotion, ton charme...Te rapprocher de moi tranquillement...afin de faire disparaître ton passée aux yeux de tous. Te prendre au sérieux. Montrer la femme que tu es, que j'ai découvert...et qui m'attire..."

Mon ton changeait, malheureusement. La colère montait en songeant à mes propos:

" Non, au lieu de me donner raison, de leur faire voir ce que je voyais,  tu...tu as détruis tout ce que j'ai tenté de construire pour toi en replongeant dans ce personnage de garce. Moi qui voulait te présenter à des clients, des associés importants, à la soirée VIP. Te présenter fièrement comme ma partenaire de ce succès,...ma compagne. Non, ce soir-là, Ils n'ont vu qu'une...qu'une dévergondée se tortiller contre un...un autre homme...Te voir sourire, te moquer de moi devant tous mes clients...avant de l'embrasser, lui, à pleine gueule! "

Je revenais lentement vers l'avant mordant mes lèvres, mes mots, le coeur broyé:

"...comme tu t'es jeté sur Raoul ! Oui, j'étais là....J'ai bien vu! ...Mon pire ennemi!!! Celui qui me veut mort et toi, tu lui saute dessus ! Briana me l'a dit...Je...je ne pouvais pas voir ça...Tu l'as fait...avec lui...Moi, qui s'est battue au sang pour te protéger...Toi, tu...tu me blesses de la pire façon qu'on peut me faire...et tu disparais...alors que j'avais besoin de toi.." disais-je péniblement me montrant comme je l'avais rarement fait; vulnérable. Juste prononcer son nom, m'imaginer lui avec elle...Cela me donnait mal au coeur.

Je ne savais plus comment me tenir. Je n'étais plus confortable. Je ne me sentais aucunement bien m'ouvrant de la sorte. Je devais jouer le patron intransigeant. Au lieu de cela, je me vidais carrément le coeur du calvaire qu'elle m'avait causé...les questionnements qui m'ont tourmentés.

J'avais honte de me sentir aussi atteint lui tournant le dos. Ma main sur le visage, j'excusais ce geste en passant rapidement celle-ci dans les cheveux. Mes mains sur mes hanches, la tête baissée, je reprenais mes esprits...

" Je t'ai donné tout ce que je pouvais pour t'aider, moi y compris, me perdant totalement...M'étant rarement offert à quelqu'un de la sorte...Elle a raison...; je t'ai donné trop de liberté, te laissant faire ce que tu voulais...ne voyant pas le coup venir. Tu m'as utilisé...Ta place aurait pu être ailleurs. J'aurais pu t'offrir la lune...tu préfères rester dans le noir, t'abaisser...parmi les putes."

Je regardais le bracelet au sol...Le bout de mon pied touchait une des pierres précieuses.

" Comment je peux te croire, maintenant ?...Qui me dit que tu ne vas pas encore me fuir...quand j'aurais besoin de toi...partir avec un autre? Tu n'es donc pas bien avec moi si tu t'enfuis de moi..? " soufflais-je ne la regardant, attristé par ce constat.

Je secouais la tête. J'en avais trop dit...Je m'étais dévoiler comme jamais baissant ma garde, affichant l'homme derrière le patron. Je me trouvais ridicule...faible.

Reprendre mes verres fumés sur la table et les revêtir au plus vite afin de cacher mon visage...

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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Dim 15 Déc 2019 - 13:30 )
« noooon » murmurais-je doucement entre mes lèvres. Il venait d'éclater le bracelet de mon appartenance au Ruby et par-dessus tout !! mon appartenance à Alvaro. Qu'est-ce que cela signifiait ? Qu'il voulait qu'on arrête toute collaboration et qu'il me ... virait ? Étais-je virée ?

Je connaissais suffisamment bien Alvaro pour voir qu'il était dans une colère profonde mélangé, dans une profonde tristesse ou dirais-je plutôt : une déception. Je l'avais déçu. Je ne bougeais plus, je n'osais même plus faire un seul pas, ni en avant, ni en arrière, ni sur les côtés. Je restais là, plantée comme un I. De temps à autre, je regardais le sol comme une petite fille qui venait de se faire gronder par son père !!! Je n'avais pas peur de lui, je savais très bien qu'au grand jamais, il lèverait la main sur moi .... Quoique, le seul moment, où il osait se montrer un peu plus féroce, c'est quand il osait me claquer ses cinq doigts de la main sur mes fesses lors d'une petite séance privée, loin des regards curieux.

J'essayais de glisser des mots, de me justifier, mais il était dans une telle colère, qu'il ne m'écoutait pas et il continuait... Je n'avais pas essayé de me défiler, de le fuir ou pire, de me moquer de lui !! Jamais... Jamais... Alvaro est la seule personne qui a cru en moi, et oui, il m'avait donné cette opportunité d'être quelqu'un de meilleur, de prouver que je n'étais pas "juste" bonne à m'agenouiller ou à offrir mon corps !!! j'étais douée pour les affaires...

Plus, je l'écoutais, plus je sentais les larmes montées progressivement. Mes yeux brillaient, mes yeux étaient remplis de larmes.

« Alvaro.... Tout ce que je fais, je le fais pour toi  !!! » cette fois-ci, à mon tour de déballer. « Tout est question de stratégie. Absolument TOUT !! ET qu'est-ce que tu voulais que je fasse ? Je me suis fait agresser Alvaro, j'avais le visage à moitié défoncé tellement qu'il s'était acharné, et je te parle pas du reste » je montrais de mes mains mon corps « Les filles, tes clients, tes collaborateurs, qu'est-ce qu'ils auraient pensé en me voyant ? Cela aurait sali la réputation du Ruby et ton image Alvaro... je ... Je ne pouvais pas rester .... Je ne pouvais pas ... Alors oui, tu peux prendre ça comme une fuite ou je ne sais quoi, mais je sais que j'ai fait le bon choix... »

Je passais ma main dans ma chevelure, ne sachant plus où j'en étais dans mes paroles tellement qu'il y avait de choses à dire, mais une chose est sûre, c'était le moment de vider notre sac à tous les deux

«Mais il y a une chose que je ne comprends pas: tu dis que tu voulais me présenter à tes clients, tes associés ou tes soirées VIPs ? Tu voulais, mais tu ne l'as jamais fait.... JAMAIS !!! Tu as toujours préféré te montrer au côté de cette chienne de Brianna ou encore, comme l'autre soir, tu as préféré une parfaite inconnue aux seins siliconés que moi ... » je posais mon index sur mon thorax «  Ça aurait dû être moi.... MOI» une larme coulée le long de ma joue que j’essuyais aussi rapidement qu'elle coulait. « Puis, tu t'étonnes pourquoi j'agis comme une petite garce ? Parce que c'est toi qui me forces à l'être.  C'est toi qui ne cesses de me dire que nous devons nous cacher,  que je dois éviter de paraître trop tactile et pourtant, crois-moi, par moments, j'ai tellement envie de t'embrasser, de te prendre par la main m'en fichant complètement des autres et ce qu'ils peuvent penser .... Pour te faire plaisir, je joue ce rôle de femme facile pour toi !! » Oui, je jouais ce rôle de putain pour lui !!! et à force de le jouer comme je le disais, je ne savais plus où j'en étais et je continuais à me considérer comme telle ... Doucement, je m'approchais de lui alors qu'il venait de reprendre ses lunettes fumées. Pourquoi se cachait-il toujours derrière un masque ? « Je ne cherche pas à te fuir, ni à te blesser. D'ailleurs » Je lui retirais ses lunettes qu'il avait peine mis pour que je puisse continuer à lire dans ses yeux «  ce n'est pas ce que tu crois ... je ne cherchais pas à coucher avec Raoul, je voulais juste .... En fait, je ne sais pas ce qu'il m'a pris.. J'étais obnubilée... J'avais envie de le tuer et fort heureusement, il a refusé » Je posais la paume de main sur son torse, près de son coeur «  Mon amour pour toi, me fait pas perte la raison et je pensais que partir loin de toi m'aiderait à y voir plus clair, mais cela n'a fait qu'empirer. Toutes les nuits dans mes rêves, je te vois, je te sens auprès de moi, et mes sentiments ne font que grandir ... Jour après jour, nuit après nuit... » J'étais devenue trop jalouse, à tel point que je mettais en danger Alvaro, son club et moi-même. L'avoir vu en train de faire l'amour avec cette blonde m'avait mise hors de contrôle et cette nuit-là, j'avais deux possibilités : la tuer de mes propres mains ou la laisser en vie. Si ma jalousie n'avait pas pris possession de mes sentiments, jamais, je me serais retrouvée à terre en train de me faire battre et jamais, je n'aurais embrassé ce gigolo. J'étais jalouse de le voir constamment dans les bras des autres  femmes que moi. Mes yeux ne quittaient pas une seule seconde les siens «  Je me battrai pour toi, je mentirai pour toi,  je tuerai pour toi, je quitterai tout pour toi, je mourrai pour toi » J'avais une folle envie de l'embrasser, mais je n'osais pas. Par peur d'être repoussé. Et il y avait de quoi vu la situation et ce que Briana m'avait avoué cette fameuse nuit... « Dis-moi ce que je dois faire, dis-moi ce que toi tu veux » Mon cœur battait à toute allure, Ce silence me paraissait si long, tellement long et pourtant.... Mon visage près du sien. Mes lèvres frôlaient les siennes, mais je résistais à cette tentation de posséder ses lèvres.

Lui aussi désormais, il avait deux possibilités mais une seule était possible.



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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Jeu 19 Déc 2019 - 10:27 )
Beat Your Heart Out
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Je suis Monsieur.

Un être infâme, cruel et intransigeant. Qui ne laisse pas de place pour la 2e chance. Dès qu'on ose tenter le Diable, il est déjà trop tard. Vous êtes rayé de ma liste. Vous disparaissez. Vous brûlez en enfer.

Il n'y a rien qui transparaît sur mon visage. Aucun sentiment. Il n'y a que colère et vengeance. Je suis de glace face à la pitié. Croire que je vais fondre face à un doux regard. Mort à celui ou celle qui a osé me croire aussi faible...

Monsieur n'est pas faible...mais, Alvaro est humain...

Aussi triste de le constater, de le ressentir. J'ai goûté au fruit défendu qu'on m'a tendu. Qu'elles m'ont tendues.

Cela ne se contrôle pas. On le subit, malheureusement. Cette chose nous prend dans les tripes et les broies comme la pire des maladies. Elle dévaste tout ce qui est dure et solide de notre être, notre personnalité. La confiance en soi laisse sa place au doute et la jalousie s'en mêle nous rendant encore plus déstabilisé par notre propre personne.

Je n'aime pas cette personne...Celle que je regarde dans la glace...devenue si faible, si sensible...Avoir le coeur éprit.

Elle m'a transformé. Je ne décide de rien. J'endure ce qu'elle me fait, ce qu'elle me cause. Je suis devenue dépendant. Accroché comme si ma vie en dépendait. Pourquoi est-ce si douloureux alors que cela devrait être bénéfique ?

Oui, j'ai essayé. Essayer de l'éviter, de le faire disparaître...L'enfouir ne voulant pas replonger dans ce gouffre sans fond ayant déjà connu cet impression de chute. De se faire pousser dans le vide...Tout cela m'avait conduit à la perte, au deuil. Cette chose m'avait déjà brisé les ailes...

Pourquoi voulait-elle encore me faire souffrir ? N'avais-je pas eu assez ?

Non, elle était tenace...Elle en voulait encore...m'arrachant le coeur. Rendant faible le pire des escroc.

Tout commence par son regard sur moi. Une arme qui me foudroie totalement. Je pourrais resté figé sur place ne sachant que faire, comme une statue de sel. Alors, imaginez quand elle me sourie ou pire, me provoque...

Oui, elle me provoque...Elle le sait, elle le sent. Je ne suis jamais bien loin...

Qu'on la regarde comme je le fais, qu'on la touche comme je voudrais le faire, est déjà trop à supporter. Je rage, je m'enflamme de l'intérieur brûlant la moindre parcelle de béatitude. Je suis noir de colère, noir de jalousie...

Je pourrais tuer simplement parce qu'on lui donne ce que je ne peux lui offrir...

La tranquillité...la sécurité...Le bonheur, tout simplement...

Le bonheur d'une vie normal. Ce que les autres considèrent banales, voir ennuyantes peuvent être convoité par d'autres....

Ceux qui se doit d'être toujours sur le qui-vive, jamais à l'abri des menaces, du danger.

D'accord, je suis le responsable de cette vie. J'ai choisi cette vie...À vrai dire, non. J'y ai été catapulté...devant me défendre dans cette jungle. Une fois dedans, impossible d'en sortir. On doit s'y faire. On doit se battre pour garder notre place, notre vie.

Alors, comment... Comment je peux lui garantir une vie meilleure en ma compagnie ayant toujours cette épée Damoclès au-dessus de la tête ?

Jamais, jamais il y aura des soupers de famille, des piques-niques ou des vacances sur le bord de la mer tranquille.

Je ne serais jamais tranquille. Je serais toujours surveillé et tout ceux autour de moi seront en danger...Dois-je lui faire subir ce genre de situation pour mon propre plaisir ? Être égoïste au périple de sa vie ?

J'ai baissé ma garde une fois, avec une femme..Et aujourd'hui, elle se retrouve six pieds sous terre...par ma faute.

Je suis Alvaro...pour elle..., mais Monsieur devient de plus en plus imposant...m'effaçant tranquillement.

Je...je ne peux pas lui faire cela...

Le principale frein à cette pulsion qui me ronge...Je ne voulais pas la perdre en la gardant près de moi, mais il fallait que je la perde pour la garder vivante...

Dans tous les cas, j'étais perdant...J'en avais conscience essayant toujours de me cacher. De me renfermer...

Mais devant ce visage, c'était impossible....

Je n'aimais pas ce que j'entendais la prenant par la nuque d'un coup sec. L'être cruel en moi essayait de prendre les devants, insulté par ces accusations...refusant d'afficher la vérité.

Autant les mots dures que les mots tendres à mon égard. Ils était tout aussi doux et lourd à porter sachant ce que je devais faire. Ce que je devais lui dire...

" Ce que je veux...." murmurais-je en serrant des dents.

Mais de voir la frayeur dans son regard...

Cette phrase qu'elle avait prononcé.

" Je mourrai pour toi... "

Me cacher n'était plus possible. Elle avait fait disparaître la seule couverture qui me restait. De simple lunette, mais qui me permettait de couvrir les fenêtres de mon être.

Ce n'était plus Monsieur..., mais Alvaro qui la regardait...

Je ne voulais pas qu'elle le voit. Qu'elle le sente...Mon regard meurtri, mon coeur en miette...frôlant ces lèvres sur les miennes, mais c'était trop tard.

Je commençais à trembler m'avouant vaincu...

" Ce que je veux...justement c'est que tu évites de te battre, de mentir, de tuer...mourir pour moi..."

Je reculais mon visage du sien afin de la regarder convenablement. Ma main sur sa nuque se glissait lentement sur sa joue...

" Que tu participes à toute cette mascarade...Qui va te rendre aussi sale que moi...Moi, je suis déjà maudit..."

Mon pouce survolait ces lèvres avant de les presser et ainsi effacer ce rouge artificiel, inutile...

" Ne joue plus de rôle. Non, cela ne me fait pas plaisir. Cela m'enrage...Tu es mieux que cela...Tu n'as pas besoin d'agir de la sorte pour avoir mon attention...Tu l'as déjà, peu importe ce qui se passe. Tu le sais...Aucune autre ne t'égale...C'est toi. Il y a que toi. Toi...Dans une lingerie ou une simple robe, personne d'autre me rend aussi imprévisible, aussi instable...aussi fou..."

Ma main descendait lentement couvrant sa mâchoire. Mon ton de voix baissait devenant plus grave. La colère refait surface serrant doucement la chair de ces joues.

"Tu ne sais pas ce que tu me fais quand tu te colles sur d'autres...Ça t'excites peut-être, mais moi, je serais prêt à détruire, à tuer...et j'en serais capable. Tu le sais que j'en serais capable de m'en prendre à quiconque poserait la main sur toi, mais tu le fais quand même...Tu me cherches. Tu cherches à me briser...À me dévoiler...aux yeux des autres. À montrer faible..."

Je relâchais délicatement cette emprise sur elle la reprenant tendrement par la nuque...Mon masque n'est plus...

" Tu es ma faiblesse, Red...Celle qui parvient à me briser de toute part, tant par une larme qu'un sourire, qui me fait autant de mal que de bien, pour qui je donnerais tout, pour qui je ferais n'importe quoi...et que je ne supporterais pas de perdre...Que je me dois de cacher pour te protéger...Qui me fait connaître la peur..."

Un regard tendre, et soudainement effrayé...Je devenais si petit. Si inquiet...J'enveloppais sa main se trouvant sur mon torse, la serrant dans la mienne. Elle pouvait sentir mon coeur qui battait à la chamade.

" J'ai peur...peur...pour toi...Voilà ! Tu comprends, maintenant...pourquoi je tiens à te cacher...Je voulais te rapprocher de moi, mais je me rends compte que ma vie est risquée...Je suis Monsieur, Red ! Je me dois de jouer ce rôle. De participer à des transactions, des banquets et des règlements de compte. Partir sans savoir si je vais revenir. Être entouré de magouilleurs, de femmes, de criminels. J'écrase, je massacre et je tue...Je me dois de rester froid, cruel. Quiconque s'approche de moi, s'affiche avec moi, est condamné. Je refuse que tu prennes ce risque. On m'a déjà mutiler le coeur plusieurs fois s'en prenant à mes proches. Mon frère, ma femme...Ce que je veux, c'est pas te perdre...Tu...tu mérites mieux que cette vie que je t'offre...Tu ne veux pas ça..."

C'était pénible de le dire, encore plus que de l'encaisser...

Je n'étais pas fais pour elle...

Bien malgré moi, j'essayais de me détacher d'elle...

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#partie 2: Beat Your Heart Out  200930035930748720
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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Dim 22 Déc 2019 - 8:09 )
" Que tu participes à toute cette mascarade...Qui va te rendre aussi sale que moi...Moi, je suis déjà maudit..." Ce qu'il ne comprenait pas, c'est que je l'étais tout autant que lui. Vrai ! Je n'avais peut-être pas le même poste que lui, et ni la puissance qu'il a, mais j'étais maudite. J'ai vécu une enfance que je ne le souhaite à qui compte. Chaque Noël, mes vœux étaient simples, je ne demandais rarement des jouets, tout ce que je voulais en réalité, c'était l'amour de mes parents. C'est fou !! Petite, j'étais là à croire qu'il était possible que mes parents changent et qui me donne juste un peu d'affection, d'amour, de tendresse, et pour finir, j’attends encore.... oui, j’attends encore aujourd'hui...

J'attends le prince charmant, comme la plupart des filles, mais je n'y croyais plus vraiment jusqu'au jour où : alvaro a débarqué dans ma vie ....

Je fermais les yeux sentant sa douce main prendre possession de mon visage. j'aurai tellement apprécié sentir ses lèvres contre la mienne, mais en ce moment, il était temps pour nous deux, de vider nos sacs. Jamais, je n'ai cherché à le rendre faible ou pire encore, à le blesser. Ce n'étaient pas mes intentions – disons que je ne savais pas comment m'y prendre et puis, il ne faut pas oublier que je bossais dans ce genre de milieu et sincèrement, je me voyais mal mettre une ceinture de chasteté.
 
« Cela ne m'a jamais réellement excité, tu sais !!! et je pense qu'aucunes femmes aiment être traité comme des jouets » Je ré-ouvrais mes yeux pour croiser les siens « Depuis que j'ai 15 ans, je participe à cette mascarade à jouet ce rôle, à être ce que les hommes veulent que je sois et avoir comme boss des gens pas  très nets et c'est ça ma vie .... Tu n'as pas besoin d'avoir peur pour moi, ou de me protéger » Le risque, j'en prenais depuis mes 15 ans. On ne sait jamais sur qui tomber et oui, à chaque fois que je rentrais dans une chambre, dans une voiture, ou dans une ruelle, je risquais ... C'était un risque...  « Tu m'offres déjà une plus belle vie que j'ai pu rencontrer dans ma triste vie !! »

Ma main était posée sur son cœur, la sentant battre à la chamade. Mon visage s'approchait d'avantage au sien, et mes lèvres  se posèrent sur les siennes. Elles étaient humides, douces, et si tendres. Mes lèvres glissaient sur sa bouche avec une telle suavité que je dois me retenir pour ne pas gémir. C'était un délicieux baiser, torride, impatient et qui s’annonçait que de plaisirs savoureux. Je n'avais pas su résister plus longtemps à la tentation de le goûter à ses lèvres. Après trois semaines, il m'avait terriblement manqué, trop .

«laisse moi guérir ton cœur, laisse moi te prouver que je ne suis pas juste Red » réussissais-je à dire entre deux baisers «  Je te demande pas de crier sur tous les toits que toi et moi, on est .... » un couple ? Ensemble ? Qu'on s'aime ? «  Ce que je veux, c'est que tu arrêtes, toi aussi, de me provoquer et d'arrêter de t'afficher constamment avec d'autres femmes. Je sais que je t'en demande beaucoup, mais je veux être la seule personne qui pourra te ... » je déboutais deux trois boutons de sa chemise « déboutonner ta chemise, t'embrasser » là, je lui volais encore un baiser sensuel « te toucher » ma main se glissait dans sa chemise entrouverte touchant enfin sa peau si douce « c'est toi que je veux !!! et peu importe ce qu'il peut nous arriver ... L'amour nous rendra plus fort et si je dois cacher mes sentiments pour toi, alors compte sur moi que chaque soir, je réclamais mon câlin !!! Tu es ma drogue et je ne compte pas m'arrêter »  Mon autre main, quant à elle, elle se posait sur sa joue, le caressant tendrement avec mon pouce « n'ai pas peur, n'ai plus peur et écoute ton cœur.. Tout ce qu'il nous entoure en ce moment, cela a peu importe ... Tout ce qu'il compte, c'est toi et moi »



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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Sam 28 Déc 2019 - 8:09 )
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Je ne voulais pas. Pas du tout...

Je m'en croyais incapable...Que je n'avais plus les moyens, la force, la possibilité de tomber, de nouveau. Que je n'aurais plus ce supplice ou ...cette chance. Que j'étais un être condamné à cette fatalité. La solitude du pouvoir. Prendre pour responsabilité, cette pression, cette ténacité de rester au sommet. Je me devais de rester au sommet afin de ne pas crouler au sol, au fond du baril, dans ma propre tombe. Quand on commence dans ce domaine, on en sort jamais. Surtout pour qui tout est relié, même sa propre vie...J'ai grandis dans le crime et je vais probablement en mourir...

Non, je ne voulais pas. Pas du tout...J'avais dans l'esprit de rester seul au sommet et être accompagné que de temps en temps, sans attachement. Ne plus me laisser bercer par cette force dont on se soumet par le regard d'une autre personne. Ne plus fléchir par un sourire ou mordre mes lèvres par une dentelle fine autour de son corps. Laisser ce coeur battre à la chamade par des sentiments dont je n'avais pas le contrôle...M'avouer vaincue par une femme...

Tomber amoureux...

J'avais déjà goûté à cette force, à cette puissance plus grande que la mienne. M'être complètement emporté ignorant tout autour de moi y compris le danger. Le danger en l'affichant aux yeux de tous, y compris mes ennemis. Ceux-ci n'ont, d'ailleurs pas hésité à utiliser ce point faible, cet amour, ma propre femme pour me blessé du plus profond de mon âme...

Alors, d'y replonger, de nouveau, m'enfoncer dans une vase encore plus profonde, plus troublante et forte...Pouvant me ravager le peu qui me reste, prenant tout ce qui me reste, celle qui me fait encore plaisir, encore sourire...

Prendre ce risque...pour mon propre bonheur...?

Non, je refusais d'entraîner une autre avec moi. Dans cette vie, dans ce crime qu'est le gain du pouvoir. Mettre une autre vie en danger simplement parce qu'elle...me rend heureux. Oui, j'étais prêt à me sacrifier, à garder ce visage froid et terne, me condamner moi-même à la solitude pour éviter le pire...: la voir souffrir, la perdre à cause de moi.

Je prenais consciente que...qu'elle souffrait déjà de me voir aussi fuyant, distant, que je me cachais, mais elle devait comprendre la raison. D'ailleurs, elle devait s'en douter. Elle avait appris l'horreur de cette nuit-là. Elle a su et vu une partie de moi étendue dans cette pièce, inerte...

Comprenait-elle que par ma faute, elle pourrait se retrouver dans les mêmes conditions...? Que de sortir de l'ombre à mes côtés était un contrat...avec l'impureté...

Après tout, ne suis-je pas le mal ? La pire fréquentation qui soit pour qui quiconque ?

Bien sûr que j'en suis conscient...

Je sens la mort autour de moi. Je la provoque. Je la mets au défi et souvent, je l'évite de justesse...

Qui serait assez fou pour s'en approcher...? Me suivre dans cette folie...?

Elle s'y trouvait déjà, certes, et ce, depuis des années, mais moi qui souhaitait la faire sortir de cet souillure, étant capable de la remettre sur le droit chemin et reprendre sa vie en main, elle désirait, au contraire, s'y coller, s'attacher à moi....

Red...n'aidait pas ma cause, mon désir de lui éviter le pire. De la sauver de cette vie de criminelle. Comme une sirène, elle me tirait vers le bas me faisant toucher ces lèvres, ceux qui m'ont terriblement manqué autant qui me troublaient par leur douceur et l'envoûtement qu'elles me procuraient. Chacun de ces baiser me noyaient de plus en plus contre elle.

Elle me ramenait à cette réalité, notre réalité que, tous les deux, connaissons. Que je devais faire face...et assumer.

Je ne pouvais plus me battre contre elle. Essayer de garder ce masque de l'indifférence. Tenter de protéger mon être, mon coeur d'une rechute amoureux. Arrête de voir que le noir, et croire au pire. Ne plus me considérer comme la pire chose, le pire être qu'une personne peut s'attacher, aimer...

C'était difficile, mais j'y arrivais....

Lentement, les yeux fermés, je baissais ma garde, ma droiture et ma froideur...faisant apparaître tranquillement un être doux, mais effrayé par ces sentiments éprouvés, l'effervescence de son corps contre moi et que dire de cette main qui se faufilait sous ma chemise. La surprise était-elle qu'elle me faisait frissonner...

Je sentais la chaleur de sa main sur mon visage. Mon visage suivait le mouvement ne voulant point perdre ce contact. Toujours la frayeur de sortir de ma cage, de me permettre de m'envoler...me libérer.

Non, une dernière tentative...s'impose. Imprévisible...énervé par son insouciance. Ne voir que la beauté et non la réalité de notre situation.

Dans un mouvement brusque, je la prenais par la taille la ramenant contre moi me frappant solidement le torse. Je voulais qu'elle arrête toute tentative de distraction, d'évasion afin qu'elle me regarde en face...

Mon autre main se glissait le long de son cou afin de remonter à sa joue. Mes yeux perçaient les siens:

" ...Il y a aussi le danger...les menaces et les confrontations qui surgiront de partout. Tu dois en tenir compte...Rendre compte que tout cela implique. L'amour peut aussi détruire...Ce n'est pas un conte de fée, ni une vie normal, Red qui se présentera. Je ne peux rien te promettre. Ils seront là que tu le veuilles ou non. Pire que ces femmes que tu as rencontré...Reculer sera impossible. Ils seront qui tu es...pour moi. Et mes ennemis peuvent être assez fou pour s'en servir...Dieu seul sait comment..."

Je rapprochais doucement pour sa tête près de la mienne pour ensuite, coller mes lèvres tremblantes à son oreille.

"Oui, je te veux près de moi. Je ne verrais que toi...peu importe qui sera autour. Je serais prêt à tout risquer pour toi....Mais toi, es-tu prête à prendre tout ce risque....pour vivre auprès de moi ?" murmurais-je tout bas dans le creux de son oreille. Je fermais les yeux , de nouveau avant de frôler mes lèvres sur la peau de sa joue, tressailli de toute part de l'attente...
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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Dim 29 Déc 2019 - 10:11 )
Je l’écoutais, je le regardais, et je souriais. Pourtant, il n’y avait pas de quoi sourire dans ces mots. Il s’inquiétait du danger qui nous entourait, mais une fois de plus, je me trouvais dans ce monde depuis tellement longtemps que le danger quelque soit le degré, je n’avais plus peur. Je posais mon front contre le sien, sentant son souffle chaud contre mon visage et je lui murmurais :

« Je veux être avec toi, peu importe le prix à payer. » Mes lèvres prirent possession des siennes, et je l’embrassais amoureusement. « MA vie n’a jamais été un conte de fée, tu sais !!! Alors je n’ai pas peur de ce qu’il peut nous arriver, car je sais éperdument qu’ensemble, toi et moi, on sera plus fort et celles et ceux qui osent nous affronter, ils ne savent pas à quoi ils s’attendent. »

D’un geste des plus doux, avec tendresse, je continuais sur ma lancée.  Je finissais par déboutonner le restant de sa chemise, lentement, très lentement. Je ne voulais brusquer les choses, comme on avait l’habitude de faire. Aujourd’hui, je voulais que ce moment soit un moment inoubliable, un moment où lui et moi, on se montre affectueux et amoureux.

Je déposais de tendres baisers de toute part. Ma bouche descendait le long de son cou, ma langue s’aventurait sur son torse nu. Un torse rempli d’histoire.  Je savais à quel point Alvaro avait souffert dans sa vie, tout comme moi, j’en avais souffert. Nous étions deux êtres totalement torturés.

Puis, quand il me posait la question si, j’étais prête à prendre le risque pour lui, je me redressais de nouveau pour le regarder droit dans les yeux.

« C’est toi que je veux, c’est toi que je désire, c’est toi que j’ai choisi alors oui, je prendrais tous les risques qu’il faut pour que toi et moi, on reste ensemble »

Je sais que j’avais dit un peu plus haut que je voulais que ce moment soit inoubliable, et rempli de tendresse, mais, la Red en moi, la petite ténébreuse reprit le flambeau de mon âme, et je le poussais d’une main ferme dans le lit. Il tomba sur le dos, et sans perdre une seconde, je me mettais par-dessus.

Me penchant vers lui, mes lèvres contre son oreille, je lui murmurais :

« Je vous aime Monsieur et désormais, je suis à toi… Toute à toi » posant mes deux paumes de main sur son torse pour que je puisse me redresser, j’en saisissais une dans ma main, pour la venir se claquer contre mon sein. «  Et ce corps est le tien… » Je sourirais de toutes mes dents blanches, et j’étais repartie pour une série de baisers sur son torse. « Je pourrais t'embrasser, te regarder et te faire l’amour toute la journée » murmurais-je en laissant mes lèvres courir sur la peau. Tandis que mes mains, elles, elles ne restaient pas inactives pour autant. Elle s’était frayé un chemin jusqu’à son bas ventre, et d’un talent hors pair, le bouton de son jean était déjà défait, et l’une de mes mains s’aventura dans son boxer. D’un geste très doux pour éviter de le faire mal, étant donné le peu d’espace entre son sexe et son boxer, je le massais tendrement. Je m’allongeais sur lui, écrasant mes seins contre son torse, et je me trouvais de nouveau à sa hauteur, toujours en massant son sexe. « J’espère que tes gardes du corps ne sont pas derrière cette porte, parce que sinon, crois-moi, ils risqueraient d’être aussi étroits que toi. » Disais-je en lâchant un petit rire avant de lui voler un baiser sur ces lèvres… des lèvres dont j’en étais totalement accro. Je l’embrassais. Puis, à bout de souffle, il fallait bien qu’on se sépare pour reprendre notre inspiration.

Je ne pouvais pas le torturer davantage en emprisonnant son pauvre sexe dans son boxer, alors, oui, j’abandonnais ces lèvres pour venir m’occuper de son intimité, lui procurant un véritable plaisir.



DON'T THINK I DIDN'T NOTICE
ANAPHORE
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Alvaro Navarro
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Sujet: Re: #partie 2: Beat Your Heart Out ( le Mer 8 Jan 2020 - 3:38 )
Beat Your Heart Out
Red & Alvaro
Voyait-elle ce que je voyais ?...Sûrement pas.

Il n'y a que moi qui parvenais à percevoir le danger au loin. Le risque qui s'avance tranquillement de part ma faiblesse, de part ma résilience...Les menaces qui surgiront de nulle part envers elle, envers elle.

Non, j'arrivais de moins en moins à tenir le coup. C'était plus visible, plus insoutenable. Je m'avais moi-même insister à garder cette distance entre nous, mais je me piégeais de par mon comportement, ma façon d'agir face cette éloignement. Je devenais colérique, jaloux et terriblement instable de quiconque qui s'approchait d'elle. Oui, elle avait ce poste, ce mandat de rendre le nos soirées des plus agréables et stimulantes, mais devait-elle s'impliquer dans la parade en se tortillant devant ces hommes assoiffés de sensualité ? À s'approcher, les toucher comme s'ils étaient les seuls sur cette Terre.

Elle le savait. Elle le savait très bien ce qu'elle faisait. Elle me cherchait. Elle voulait me faire craquer, que je baisse ma garde, cette protection que je m'étais fais. Cette protection que je voulais lui donner. Cette espace qui donnait l'allusion d'un lien uniquement professionnel, aucune autre implication. M'afficher seul, veuf ne cherchant uniquement le plaisir, le confort d'une femme pour la soirée. Ainsi, je m'assurais de mon indifférence, de ma froideur, d'aucun attachement. Rien qui pourrait susciter un adversaire, un ennemi à s'en prendre à un être cher dans le but de me faire chanter.

Parano ? Non, réaliste... Une triste réalité dont j'ai subi et de plusieurs façons. Oui, l'être infâme et cruel que je suis cache un coeur. Un coeur qui en a marre de se faire massacrer. Je suis marqué de bien des blessures dans ma vie, mais rien est plus nuisible, et marquant que la perte d'un frère, d'un amour profond...

Donc, je...je tiens que ce mauvais sort reste du passé et qui ne vienne plus me troubler de sa noirceur. Alors, il me fallait d'agir ainsi pour ne plus souffrir...

Mais, de me retrouver seul...lorsque la fête est terminée. De sentir le froid autour de moi lorsque tout est éteint. L'acharnement de camoufler ce qui me pèse, cette force dont je ne peux contrôler et qui devient si fort quand elle apparaît dans la pièce. Que cette distance que j'avais créer n'est que nuisible pour ce coeur que je tente de protéger. Je lui cause bien plus de dommage en la voyant auprès d'autres hommes, en essayant de garder mon calme, mon indifférence...

" Monsieur ! Monsieur ! Calmez-vous, je vous en prie ! Je vous en prie ! Ne créer pas la cohue ici ! Vous allez dévoilez votre vrai visage à tous ces gens !?! "

Deux de mes hommes me retenaient du haut de mon balcon. J'étais plus moi-même fixant ces deux-là qui s'embrassaient sous mes yeux. Mes yeux gorgées de sang et de larmes. Tout mon corps était tendu étant prêt à bondir, de sauter sur mon pire ennemie et de l'achever. Le tuer sur place de mes propres mains s'il le fallait. Il m'avait déjà tout prit, fallait-il qu'il me l'arrache, elle, aussi ?!?

Enfermé dans mon propre bureau, épuisé, attristé, j'arrivais au constat que je ne pouvais plus continuer comme cela...Que c'était une évidence...

Je suis amoureux. Amoureux fou de cette femme. De Red...Qu'il m'est rendu totalement difficile de le cacher. De rester réfractaire à ces approches, ces allusions, ces demandes...envers moi ou envers d'autres...

Je ne peux plus encaisser...Je vais finir par céder...

Et je cédais...me laissant emporté par la chaleur de ces baisers. Non, je n'avais plus froid. Je ne me sentais plus seul...

J'étais bien. Très bien, enveloppé dans ces bras, envahis par de nombreux baisers qu'elle me donnait dans une tendresse qui n'était pas dans son habitude. Non, habituellement nous étions plus brusque allant directement au but.

Cette fois-ci, dans un désir de me rassurer, de me calmer, je la sentais très douce, très attentionnée prenant le temps. Le temps de me faire baisser ma garde. Faire disparaître cette peur que j'avais, ce doute, voir ce masque je portais envers elle voilant ma sincérité, mes sentiments envers elle.

Ne plus être que le patron, mais aussi l'homme...l'homme sensible à ces attentions.  L'homme amoureux...

Mais, j'avais du mal...résistant encore, malgré la douceur de ces lèvres dans mon cou. En retirant ma chemise qui cachait les marques de mes nombreuses confrontations...

Pourquoi ? Parce que mon expérience ne cessait de m'alerter. Je doutais encore...Doutais de sa sincérité envers moi...

Que trouvait-elle de séduisant chez moi, sous cette chemise ? Pourquoi une belle femme aux courbes à faire rêver voudrait être avec un homme mûr et ravagé tel que moi...?

Je suis au courant. Il suffit que je me regarde dans le miroir pour remarquer le temps et mon histoire sur mon visage. Je suis loin d'être l'Adonis qu'une femme de son âge désir. Quand il s'agit de jouer le séducteur, rien ne peux m'arrêter, mais quand on s'en prend à mes sentiments, le jeu est tout autre...

Alors, ce manque d'assurance, cette paranoïa, cette peur de m'ouvrir revient me hanter de par ces questions...

Agissait-elle ainsi pour les bonnes raisons?...Par amour pour moi ou pour le pouvoir que je possède? C'était plus fort que moi...Je repensais à cette soirée...À ce moment où ces lèvres avaient touchés ceux de Raoul...

« C’est toi que je veux, c’est toi que je désire, c’est toi que j’ai choisi alors oui, je prendrais tous les risques qu’il faut pour que toi et moi, on reste ensemble »

Il n'y avait que moi, que l'homme craintif qui la regardait de par mes yeux doux, touchés...Un véritable sourire admiratif sur mes lèvres glissant ma main sur sa joue droite. Mon pouce sur ces lèvres avant de les embrasser avec fougue.

Alors, elle me voulait vraiment ? Elle tenait réellement à moi ? La voir aussi sûr d'elle, aussi déterminée, espérant que je brise enfin mon mur. Que je me jette dans le vide...

Elle me jetais dans le vide, briser la chaîne qui m'attachait à mon rôle, à mes craintes, me poussant dans ce lit derrière moi.

Comme elle était radieuse. Un ange diabolique.Presque nue devant moi, n'ayant qu'un maillot de bain deux pièces. Je pouvais l'admirer de haut en bas, avant de sentir la chaleur de son corps se coller au mien. Entendre ces mots magiques à mon oreille...

« Je vous aime Monsieur et désormais, je suis à toi… Toute à toi »

Des mots qui me réchauffaient le coeur, mais qui me troublaient tout autant...Mon coeur qui palpite, mais qui se contracte...

Cette déclaration...Cet amour envers moi...était-il réelle ou discerner à un autre...?

Pourquoi Monsieur et non pas Alvaro ? Cet amour est-il consacré au personnage ou celui qui s'y cache derrière...? Préfères-t-elle la rigueur et la rudesse de Monsieur plutôt que de la gentillesse et la tendresse d'Alvaro ?

Que suis-je pour elle alors?

" C'est Alvaro pour toi maintenant, enfin... je l'espère."

Je ne perdais dans ces réflexions, ne sachant plus où me diriger, que croire, mais le brouillard devenait de plus en plus dense, plus dérangeant étant au prise par cette montée d'excitation qu'elle me procurait.

Pourquoi je me torturais de toute ces questions devant un telle beauté? Peut-être par la peur que tout cela ne soit qu'éphémère...Que ce n'est qu'un rêve...Qu'elle n'est qu'un rêve...

Alors, aussi bien en profiter maintenant et d'y songer après...

L'instinct premier d'un homme, d'un homme entraîné par un torrent de chaleur humaine, de contact physique aussi puissant, destructeur pour ma pensée...

Voir un corps aussi désirable devant moi, toucher à la douceur de ce sein contre la paume de ma main. Sentir son épiderme se perler par mon contact emporté par un frisson. Durcir ce mamelon caressant le tissu qui le couvrait. Son regard qui me perçait les iris remplis d'envie. Elle me transformait....

La flamme qui brûlait en moi grandissait à chacun de ces baisers, de ces coups de langues sur ma peau chaude. Elle m'amenait lentement, sensuellement en Enfers...et cela m'excitait.

J'avais vendu mon âme à cette diablesse. Je sortais de ma cage.

Je repoussais ma raison faisant place à mes envies, mon plaisir, mon appétit.

"....Ça tombe bien...j'ai une de ces faims..." murmurais-je en mordant le coin de son épaule dénudé à son passage.

Et j'avais faim. Un faim de loup...Une faim d'elle. Assise sur moi, mes mains s'empressaient de caresser ce dos n'hésitant pas à défaire les liens de ce haut de maillot gênant. Je continuais mon chemin pour aller directement m'infiltrer sous ce bas de maillot de bain. Ces belles et tendres fesses contre mes hanches. D'un geste brusque, j'arrachais le simple cordon retenait le tissu afin de la libérer. Une envie violente d'en claquer une et de les serrer entre mes mains. Ces courbes m'ont manquées. Plusieurs semaines sans me nourrir de sa beauté, de son corps, sa fougue, il en fallait peu pour réveiller, en moi, le goût de sa chair, de son emprise sur moi.

L'emprise, elle le détenait déjà de part mon coeur, mais aussi de ma virilité.  Ma petite diablesse aux mains baladeuses connaissaient déjà le chemin sachant très bien qu'elle y avait pleinement accès. Je m'en mordais les lèvres sachant très l'expertise que possédait cette ange cornue.

Pourtant, elle arrivait toujours à me surprendre. Un léger soupire se poussait entre mes lèvres de part les premières caresses. Mes doigts empoignaient vivement ces fesses dû au choc qu'elle m'avait provoqué. Je voyais bien son plaisir, de me voir réagir, sous son contrôle.

Cela ne m'avait pas empêcher de la saisir d'un coup, d'une main, par la nuque suite à ce rire, ce baiser. J'avais peut-être freiner son massage, mais je tenais à être clair. Je regardais ces lèvres entrouvertes.

" Faisons-les souffrir, mes gardes du corps, Précieuse...Ils n'auront rien...Je ne te partagerai avec personne !" disais-je sévèrement rapprochant mes lèvres des siennes. Je profitais de cette distraction pour ramener doucement mon autre main vers le haut de ces fesses, le bout de mes doigts entre les deux monts touchant ces lèvres au passage pour remonter à cette petit rosette. D'un index aguichant, observant sa réaction:

" ...Et puis, même à l'étroit, j'ai ma place auprès de toi, non ?..." disais-je en souriant caressant de ma langue sur ces lèvres que je capturais sans attendre. Un baiser profond, passionné m'obligeant à soutenir sa tête de mes deux mains...

Un échange qui semblait à une bataille. L'un veut contrôler l'autre. Prendre avantage sur l'autre...Malheureusement pour moi, mes mains contre ces joues, elle se défaisait plus facilement de mon emprise et ainsi me rendre complètement à sa merci.

En moins de deux, mon dos s'écrasait sur le matelas me laissant complètement envoûter par la pratique de cette véritable diablesse. J'arrivais à peine à me contrôler. Mon torse se contractait sans cesse par la défaillance de mon rythme cardiaque et la tension de mes muscles. Si ce n'était pas ma respiration forte, c'était les gémissements qu'on entendait qui devenaient de plus en plus rapprochés. Son nom, et d'autres exclamations jaillissaient de ma bouche à quelques reprises.

Je ne souffrais pas. Au contraire, c'était terriblement agréable, comme si j'y goûtais pour la première fois. Je la retrouvais enfin n'ayant point partager un tel moment depuis des lustres. J'arrivais à peine à la voir, moi qui adorait la contempler. Je n'arrivais qu'à caresser sa chevelure, serrant même sa nuque sous l'emprise du moment. Je tentais de me redresser, mais elle m'empêchait de le faire, me donnant toujours ce choc qui me clouait au matelas. Garder le contrôle sur moi voulant éviter que je rapplique.

"...Je t'ai tant manqué..."

CRIMSON DAY



I may look calm but
in my mind I've killed you three times.
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