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- S.O.S. (Raoul/Wayland) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Sujet: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Dim 24 Nov 2019 - 14:36 )
T’aurais dû le voir venir. Et refuser d’entrer dans cet hôtel avec lui. Sauf que désormais, c’était bien trop tard et tout en t’appuyant de toutes tes forces contre la porte, qui vibrait à chaque coup d’épaule qu’il donnait dedans, tu priais de toute ton âme pour que Raoul arrive assez vite.
Et qu’il fasse quelque chose…. N’importe quoi, mais que cette peur affreuse qui dansait au creux de tes tripes disparaisse enfin.

Tout avait mal commencé, et c’était allé de mal en pis. Il te connaissait, savait ce que tu faisais, voulait une soirée en extra, loin du Ruby. Tu y avais vu l’occasion de te faire un peu d’argent, sans t’interroger sur sa volonté de discrétion. Quand il avait sorti sa paire de menottes, tu avais haussé les épaules : certains avaient des goûts bizarres. Mais tu ne pensais que les siens le seraient autant, ni qu’ils s’avéreraient être aussi…. Douloureux. C’était pas ton trip, pas du tout, et tu avais fini par dire non. Un non qu’il avait refusé, qui l’avait irrité alors même que tu tentais de lui échapper. La violence était montée d’un seul coup, sans doute parce qu’il se croyait encore dans son jeu de dominateur à qui on devait se soumettre…. Et qu’il y avait probablement perdu les pédales.
Par tu ne savais quel miracle, tu avais réussi à atteindre la salle de bain : ton poignet rougi et encore menotté témoignait de la violence qui t’avait permis cet exploit. Le bracelet métallique pendait dans le vide, oscillant à chaque coup de butor qu’il donnait dans cette fichue porte.
Un type plus petit, ou plus âgé, ne t’aurait sans doute pas posé autant de problème, mais lui, il devait avoir été sélectionné pour l’équipe de rugby de son université. Tu ne faisais pas le poids. Tu ne l’aurais jamais fait.

Un nouveau coup tonne contre la porte et ton propre corps rebondit dessus : tu serres les dents et fermes les yeux, parce que la seule chose que tu peux désormais faire, c’est prier et attendre. S’il hurle des insanités, tu n’as pas envie de les entendre. Bon sang…. Personne ne réagit donc dans ce fichu hôtel ? Es-tu le seul être vivant encore présent avec ce fou furieux ?

Quelque chose vibre dans ta main et tu baisses le regard sur l’écran de ton portable : Raoul. Il va venir. Tu dois tenir. Ses quelques mots réchauffent ton cœur et tu sens un peu de la pression qui compressait ton cœur diminuer et s’alléger. Appeler le Ruby t’était interdit : après tout, tu voyais un client dans leur dos, Alvaro ne te l’aurait jamais pardonné. Et à part Raoul…. Tu n’avais personne qui oserait venir t’aider. Même Sirius était parti et tu n’avais plus aucune nouvelle. Vitaliano…. Te snobait depuis des mois. Eros ? Il te rira au nez. T’es seul dans cette merde.


La chaise qui tenait la poignée ripe soudain au sol, tombe dans un fracas abominable d’espoirs déchus, et cette fichue porte s’ouvre violemment après un énième coup d’épaule. Ce type est un malade… T’écarquilles les yeux mais tu réagis vivement, te redressant pour tenter d’attraper quelque chose afin de te défendre. Il ne t’aura pas aussi facilement ! La seule chose que tu réussis à prendre avant que ses grosses mains n’attrapent ton avant-bras, c’est le verre de la brosse à dent. Tu l’écrases violemment sur sa tête quand tu te retournes, mais le coup semble à peine le stopper. Il s’ébroue, cligne des yeux, avise le sang qui coule d’une petite entaille au front, causée par le verre cassé, et son sourire devient psychopathe.
- Putain toi, tu vas morfler !
Une violente gifle te jette sur le sol carrelé mais tu n’es pas le genre de créature à te soumettre sans te battre : tu essayes de le frapper dans les jambes pour le faire tituber et te donner une brèche dans ses défenses…. Le coup lui arrache un beuglement sinistre, signe que tu l’as touché… et qu’il est encore plus furax, si cela était possible.

Si Raoul ne fait pas très vite, tu ne sais pas dans quel état il va te trouver…


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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Jeu 28 Nov 2019 - 6:21 )

rage at the edge of the heart.
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Tu rentres plus tôt chez toi, un de tes rendez vous vient de s'annuler. Au départ cela t'a emmerdé mais tu te dis que tu en profiteras pour aller faire un tour à la salle de boxe. Tu pourrais même proposer à Wayland s'il est libre de venir te rejoindre. Vu les gens qu'il fréquente connaître quelques techniques de défense ne sera pas de trop. Le métis est plutôt du genre poids plume, il a a l'avantage de la vitesse. Mais s'il tombe sur un gros vicieux quelques bons mouvements peuvent lui sauver la mise. Tu n'as pas répondu à son derniers SMS, tu vas le faire en entrant et tu lui parleras en même temps de l'idée d'un mini entraînement. Une mise en jambe. Et il pourrait passer après chez toi, manger un morceau et papoter. Tu as apprécié la soirée que vous avez passé, même si la discussion a parfois été difficile, compliquée.

Mais quand tu entres chez toi c'est autre chose qui vient te tracasser. La température qu'il fait dans ton appartement. Pas que tu sois frileux, mais tu aimes bien qu'il fasse au moins vingt degrés et là c'est loin d'être le cas. Bon tu ne te retrouves pas au Pôle Nord. Mais la fraîcheur se fait bien sentir dans ta carcasse un peu abimé. Tu vérifies en priorité ta centrale, et tous les voyants sont éteints. Tu essaies de la relancer en suivant la notice. Mais rien y fait, il semble que la belle est rendue l'âme pendant ton absence, vu qu'elle marchait quand tu es parti bosser ce matin. Ce n'est pas trop le moment, du coup tu t'occupes de téléphoner au réparateur pour avoir un rendez vous rapidement. Tu en oublies de répondre au SMS de Wayland. Tu le feras en suivant. Quand tu réussis à avoir la secrétaire, elle te dit que les techniciens sont pas mal bloqués. Avec l'approche de l'hiver tout le monde fait vérifier ses chauffages. Tu as beau lui expliquer que toi c'est pour une réparation, voir un changement selon le problème, que tu as besoin d'eux. Ton chauffage vient de lâcher et que tu ne veux pas finir gelé. Mais rien y fait le rendez vous le plus rapide est dans une dizaine de jour. Plus d'une semaine, tu as envie d'exploser. Mais bon tu bloques la date et tu verras si tu arrives à trouver un dépanneur plus rapide. Cet événement te contrarie un peu. Heureusement que ce sont juste les chauffages, tu as au moins l'avantage d'avoir de l'eau chaude.

Tu soupires ? De toute façon tu n'as pas trop le choix. Tu reprends ton téléphone pour lire le dernier message de Wayland. Et là tu tombes sur un appel au secours qu'il vient juste de t'envoyer. Il est à l'hôtel San Remo enfermé dans la salle de bain et son client est en train de péter un câble. Tu sens la colère et la rage monter en toi, c'est violent et rapide. Cela te coupe le souffle et te surprend. Ton cœur se serre et la douleur s'engouffre comme un torrent dans une cascade. Okay tu apprécies le métis, mais de là à en avoir le cœur et les tripes retournés, cela te laisse sans voix. Tu réponds vite et sans réfléchir plus tu vas dans ta chambre pour récupérer ton revolver. Tu charges le barillet et tu le mets à sa place. Tu retournes à ta voiture pour prendre la direction du cœur de Naples. Tu maintiens le contact avec le gamin, faisant de ton mieux pour le rassurer. Faisant de ton mieux pour rester concentrer sur la route. Tu vois rouge, tu pries pour que la porte de la salle de bain tienne. Tu pries pour qu'une personne vienne à son aide. Tu essaies d'avoir la réception mais aucune réponse. « Putain ils foutent quoi dans ce fiche hôtel. » En plus certains conducteurs se la jouent tranquille, de quoi te faire vriller. « Dégage ta bagnole de là. Et achète toi un vélo connard. Tu iras plus vite et tu n'emmerderas pas les automobilistes.  » Tu deviens presque fou, mais il faut que tu restes lucide. Les secondes deviennent des minutes et le gamin qui semble paumé. Tu es obligé de lui redemander le numéro de la chambre et l'étage. Tu trouves une place à deux pas du lieu où est Wayland. Avant de sortir tu t'assures qu'on ne voit pas ton arme. Et c'est à grande enjambée que tu rejoints le hall de l'hôtel.

Personne à la réception. « C'est quoi ce bordel. » Tu repères l'ascenseur, les escaliers. Deuxième étage chambre vingt quatre. L'ascenseur à l'air de jouer à l'escargot, alors tu passes par les escaliers, tu montes les marches deux par deux. C'est là que tu te rends compte des bénéfices de la pratique du sport. Une fois à l'étage tu jettes un rapide coup d’œil. Personne. Tu sors ton flingue et tu avances. Arrivé à la porte vingt quatre tu stoppes. Tu écoutes et tu entends des bruits, signes qu'il y a lutte. Tu vérifies la poignée. C'est fermé à clé. Alors tu l'enfonces d'un coup d'épaule. Et tu entres. « Lâche le connard. » Tu ignores dans quel état est Wayland. Mais vu le gabarit et l'état de la porte de la salle de bain. Tu oses même pas imaginé comment peut être le gosse. Le métis est au sol et cherche à protéger son visage. Tu sais qu'il a du répondant, tu l'as vu lorsqu'il t'a prêté main forte. Mais là il ne fera pas le poids. Et le colosse ne te calcule même pas. Obnubilé par sa cible qui n'a pas du lui donner ce qu'il désirait. Encore un tordu qui pense que Wayland est juste un jouet que l'on peut s'approprier de toutes les façons possibles, des plus abjects aux plus immondes. En deux pas tu es à côté du mec. Au moment ou il abat sa main sur le métis, le canon froid de ton revolver se pose sur sa tempe. « Si tu le touches je repends ta cervelle sur le carrelage. » Ta voix est sèche, violente, c'est un ordre sans condition. Et tu serais prêt à tirer s'il le fallait. Ton cœur te dicte de sauver le môme. Ton regard croise celui de Wayland et tu sembles voir les pupilles de Kewan quand il avait peur après un cauchemar. Cela te déstabilise. Et le mec en profite pour se relever et te pousser. Il essaie de t'en coller une mais tu esquives, par contre tu lâches ton arme. « Tu vas te faire mal. Tu ferais mieux de te tirer. » « J'ai payé pour me taper ce merdeux. Alors c'est pas un vieux comme toi qui va m'en empêcher. » « Tu as du oublier les bonnes manières pour qu'il se planque et qu'il m'appelle. » Tu reprends le dessus et tu lui assènes un bon coup au niveau des côtes. Récupérant ton arme au passage. « Il vaut mieux que tu partes. » Et tu finis ta phrase en fracassant la crosse de ton flingue contre sa mâchoire. « Gamin ça va ? » Ta voix est inquiète tout comme l’expression de ton visage. Wayland semble ko, ou sous le choc de ce qu'il se passe. Quand au mec il ne te donne pas l'impression d'avoir envie de lâcher l'affaire. Il revient de plus belle. Et la crosse de ton arme repart dans sa mâchoire. S'il veut y laisser ses dents pas de problème pour toi. Il bascule et tu en profites pour le bloquer violemment contre le mur de la pièce. La rage dans le regard. Le visage fermé et serré. Tu poses le canon de ton arme entre ses yeux. Tu es prêt à tirer. « Un mouvement de plus et je te jure que je t'abats comme le chien que tu es. » Tu ne réfléchis plus tu sais juste que s'il bouge un cil, la balle part. Le cran de sécurité est enlevé, il suffit juste que tu relâches ton doigt. Le mec semble d'un coup se figer.

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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Sam 7 Déc 2019 - 9:19 )
T’as beau avoir vu ses messages te disant qu’il arrivait, quand la gifle s’abat, tu n’arrives plus à penser à autre chose qu’au déluge de coups qui va suivre. Oublié Raoul, oubliée la cavalerie, oublié tout espoir d’échappatoire. Tes bras viennent instinctivement protéger ton visage et tu te recroquevilles sur toi pour éviter le plus possible de coups : ce type est lancé, il ne s’arrêtera pas aussi facilement. Ce sera même pire si tu ripostes, et pourtant, c’est instinctif, t’arrives pas à te laisser faire sans broncher. La peur est là, elle dévore tes entrailles et distraie tes neurones. C’est un poison insidieux et pourtant si familier que tu en arrives presque à l’accepter comme évident. T’as été dressé par la violence depuis ton plus jeune âge : Alvaro, ses hommes de main, certaines rencontres qui n’auraient pas dû avoir lieu si on t’avait surveillé un peu plus quand tu étais jeune, et les clients après cela. Une évidence, et même si tous ces coups n’avaient jamais réussi à réellement te faire baisser la tête et marcher droit, ils avaient tout de même effacé en toi, par à-coups, toute idée de douceur. L’acte sexuel était brutal, les partenaires égoïstes et tu n’avais jamais droit à l’erreur.
Il fut un temps, tu l’avais eu, elle, la femme d’Alvaro pour te soutenir et t’ouvrir ses bras quand les pleurs menaçaient de déborder. Elle avait sans doute été la seule personne à t’aimer pour ce que tu étais, sans vraiment attendre quoi que ce soit en échange. Ces instants avaient été si brefs – et parfois si amers quand la jalousie d’Alvaro finissait par te retomber dessus – que tu les oubliais peu à peu, comme on oublie le soleil en pleine tempête.

Alors quand une autre voix se fait entendre dans la pièce, quand soudain quelqu’un intervient et que l’attention de ton client se détourne de toi, tu as du mal à y croire. Il te faut plusieurs secondes déstabilisantes pour te rappeler que tu avais contacté Raoul, et qu’il avait promis de venir.
Pourtant, c’est bel et bien Raoul qui se tient là, qui pointe son arme sur le balourd et lui promet l’enfer s’il n’arrête pas. Cela ne freine pas ton client – à qui visiblement il manque des neurones pour oser continuer à crier face au canon d’une arme chargée – mais l’espoir renaît en toi.
C’est dingue parce que…. L’espace de quelques instants fugaces, assez étranges, tu as l’impression de revoir un de ces personnages de films, ces grands héros policiers qui viennent toujours aider ceux qui sont dans la détresse. Tu adorais ces films quand tu étais gosse et tu n’avais d’yeux que pour le personnage policier : il incarnait un idéal, un rêve de tout ce que tu avais toujours espéré… Ces héros-là t’avaient toujours communiqué un espoir qui s’était étiolé petit à petit, au fur et à mesure que tu avais compris que jamais le policier ne viendrait t’aider, toi.
Et pourtant…. Il est là. N’est-ce pas ? C’est lui, dont tu croises le regard et qui doit lire toute la détresse dans le tien.
Tu te redresses en position assise au sol et tu acquiesces bêtement quand il te demande comment tu vas – alors qu’il ne peut pas te voir. C’est bête mais tu te dis qu’il porterait à merveille l’uniforme, ou le blouson de cuir des lieutenants de police qui semblent toujours pouvoir venir à bout de tout. Sa main ne tremble pas sur l’arme, ses coups sont précis et… il te défend. Toi, le prostitué qu’il connaît à peine et qui n’a jamais rien fait pour lui sinon lui prêter main-forte face à une bande d’abrutis dont il aurait très bien pu venir à bout seul.

Soudain le canon de l’arme est entre les deux yeux de la brute et le temps se fige : l’autre semble enfin comprendre le danger et cesses de s’agiter. Son regard perd de sa morgue et de son arrogance pour se parer des couleurs de la peur.
Toi, tu retiens ton souffle. Avant de finir par trancher, ta voix calme s’élevant au milieu de la salle de bain :
- J’ai pas touché au fric sur la table de chevet. Prenez-le et foutez le camp.
Il semble soudain se rappeler de ta présence et sans te regarder, il hoche la tête en maugréant.
- C’est bon, j’vais m’en aller.
Il ne semble pas heureux mais à vrai dire, personne ne l’est dans cette pièce. Et comme Raoul semble figé, tu te relèves en t’appuyant contre le mur et tu t’approches de lui en prenant garde, conscient qu’il suffirait d’un tressaillement pour que le coup parte :
- Raoul, dis… Laisse-le partir, il a eu son compte.
Toi aussi parce qu’un vertige te traverse rapidement et tu clignes des yeux pour te reprendre : c’est sans doute dû aux gifles, rien de sérieux, mais ton client semble s’en rendre compte et renifle d’un air dédaigneux.
- De toute façon, tu ne seras bon à rien ce soir. J’abandonne.
- Ni un autre soir. Oubliez-moi.
Son regard plein de haine te renseigne mieux que les mots qu’il ne prononce pas : il ne t’approchera plus. Et quelque part, tu t’en fiches.


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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Hier à 14:38 )

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Ton sang ne fait qu'un tour quand tu lis le SMS de Wayland. C'est comme un électrochoc violent qui secoue ton être au delà de la raison. Tu as la sensation qu'on t'arrache une part de toi. Tu ne comprends pas pourquoi il y a cette boule au fond de tes tripes qui grossit et t’étouffe. Le gamin t'a marqué lors de votre soirée, mais l'ampleur de la peur qui se glisse dans tes veines est disproportionnée. C'est comme si une partie de toi était en danger. Comme si le perdre allait te détruire une seconde fois. Alors tu ne réfléchis pas. A vrai dire ton instinct de survie ne te laisse pas le choix. C'est ton cœur qui prend possession de toi, et qui fait appel au père qui sommeille en son creux. Tu files à son secours comptant les minutes qui vous séparent. Fou d’inquiétude dans ta voiture, avec ce silence au bout du téléphone quand tu essaies d'appeler la réception. Tu sens la colère et la rage monter en flèche dans tes entrailles et contrôler tes mouvements. Il y a aussi la peur qui tapisse bien trop ta carcasse. Tu essaies de te raisonner mais tu n'arrives plus à penser. Tout s'emmêle. Pas question que tu perdes ce gamin. Ce gamin qui ne t'est rien. Et qui pourtant à cet instant est plus important que tout. Même que ta vengeance. Même que ta vie.

L'hôtel est là et rapidement tu trouves la chambre, Wayland ayant enfin répondu à ta demande. Arme au poing tu entres dans la pièce. Prêt à tirer. Prêt à buter celui qui est en train de le mal mener. Quand tu arrives à la hauteur du connard, ta seule et unique préoccupation est de sauver la gamin. Ton gamin. Parce que c'est ce qui revient en boucle dans ta tête. Sauve ton gamin. Comme si on te donnait une seconde chance. Comme si le destin te montrer qu'il y avait un espoir de rédemption. Une lueur au fond de ton tunnel sombre. Sauve ton gamin. Dans une autre situation tu aurais pu en rire, mais là face au regard perdu du métis c'est Kewan que tu vois. Et pas question de décevoir ton fils. Lui qui voyait en toi son héros. Tu attaques direct le mec. Rien à foutre qu'il soit plus costaud que toi. Vu la rage qui t'anime tu es une vraie pile électrique. Les coups, les mots. Et ton arme pointé sur lui. Tu perds un moment le contrôle. Mais tu le reprends vite. On ne touche pas à ton fils. Le temps n'est plus au présent. Le passé revient en rafale quand ton pistolet est planté entre les deux yeux du sordide pervers. C'est comme ça tu tu abattras Monsieur. Ce salopard. Tu l'abattras comme un chien. Et c'est ce que tu comptes faire sous le regard de ton gamin. Non ce n'est pas ton gamin Raoul. C'est Wayland. Il semble si perdu, mal en point. Comment a t-il pu porter la main sur lui ? Comment a t-il pu le laisser cramer dans cette voiture ? Quel homme peut faire cette infamie. Tuer un gosse alors que c'est son père qu'on veut abattre. Tu ne sais pas comment tu ne lâches pas la prise sur la détente. Peut être parce qu'au fond tu n'es pas un assassin. Tu es juste un père en colère, malheureux et détruit comme ce gamin qui est là au sol et qui te regarde.

La question du fric se pose. Wayland ne l'a pas touché. Et le connard compte s'en aller. Mais tu ne lâches pas prise. Le canon marque même le front de celui que tu tiens en joue. « Pas question qu'il reprenne son fric. Tu le mérites. Et il va falloir te soigner. Alors il ne touche pas le pognon. » Ta voix est sèche, tu ne laisses pas le choix au client. Ou il part les poches vides et vivant ou il ramasse ses billets et c'est dans un sac plastique qu'il sort de cette chambre. Dans ton champs de vision tu vois le métis se relever, il se semble pas aller bien. Il porte de belles marques de coups. Mais tu restes bloqué l'arme au poing contre ce front que tu as juste envie de percer d'une balle. « Ce serait net et sans bavure. Un trou nickel et ta cervelle contre le mur. » Et il y a cette réflexion obscène qui te fait serrer les dents. « Ferme ta gueule pervers. » Et tu frappes direct dans ses dents avec le canon de ton revolver. Le coup est violent, il crache même une dent ou deux. Il se met à saigner. « Ton visage est imprimer dans ma mémoire. Si tu touches mon gamin une autre fois. Je te jure que tu le regretteras. Je te découperais vivant. » Tu ne fais même pas attention à tes mots. Au fait que tu dises que Wayland est ton gamin. C'est plus fort que toi, comme venu d'outre tombe. « Et ce ne sont pas des paroles en l'air. Tu oublies mon gamin. Tu le rayes de ta mémoire. » Vu le regard que tu poses sur lui, il sait que tu ne plaisantes pas. « Tire toi avant que je ne change d'avis connard. » Tu surveilles qu'il ne touche pas le fric et qu'il file direct. Tu le suis du regard. Les doigts encore crispés sur la crosse de ton pistolet.

Puis tu reportes ton attention sur Wayland livide. Tu as juste le temps de le soutenir. « Hey gamin. C'est fini. » Et tu le prends dans tes bras et le serre contre toi. L'adrénaline tombe et tu réalises l'ampleur des dégâts sur le visage du gosse. « Putain mais comment un homme peut en arriver là. » Cela te serre le cœur. Tu passes ton bras autour de sa taille et tu l'entraines doucement sur le lit. Tu l'installes, posant ton révolver, un vestige de ton ancienne vie, sur la table basse. « Bouge pas. » Tu as vu un distributeur de glace dans le couloir. D'un coup d’œil tu fais le tour de la chambre. Tu vois le mini frigo, tu y prends une mignonnette de whisky. « Tiens bois un coup. Sinon tu vas tomber dans les pommes. » Tu es certain qu'il doit se poser des questions notamment sur ton arme, mais cela sera pour plus tard. D'abord faut le remettre un peu sur pied. Tu vas dans la salle de bain récupère deux serviettes, donc une que tu mouilles. Tu reviens vers le lit pour essuyer le sang. « Je vais chercher de la glace. Je reviens. » Sortir te permet aussi de t'assurer que le connard n'a pas appeler les flics et que vous avez un peu de temps. Brusquer Wayland ne serait pas une bonne idée. Tu reviens vite avec la glace dans la serviette. « Tiens mets ça sur le coup. » Tu passes ta main dans tes cheveux, tu remarques que tu trembles. Et tu revois la scène et tu te dis que vous avez quand même eu de la  chance. Car il aurait pu choper ton arme et cela aurait pu se finir en drame. « C'est ton boss qui te file des crétins pareils en client. » Ta voix est rageuse sur le coup. C'est tout à fait le genre de Monsieur de filer des salopards entre les pâtes d'un de ses employés. Comme si les faire souffrir était plus important que de ramasser du fric d'une passe. Sortir ce gamin de cet enfer devient encore plus une évidence.  

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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le )
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